Un livre collectif en préparation sur la littérature africaine et l’intelligence artificielle

par La redaction
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James Yékú, directeur du projet de livre collectif sur la littérature africaine et l’intelligence artificielle.

Près de trente écrivains et chercheurs d’Afrique et de sa diaspora participent à un projet de livre collectif consacré à la littérature africaine et l’intelligence artificielle. L’ouvrage est dirigé par James Yékú, professeur associé en humanités numériques africaines à l’Université du Kansas, aux États-Unis. Il porte le titre provisoire Promptings: African Literature in the AI Conjuncture, que l’on peut traduire par « Sollicitations — La littérature africaine à l’heure de l’intelligence artificielle ».

Les contributions annoncées réunissent des auteurs de plusieurs genres littéraires et des universitaires, avec des participants d’Afrique de l’Ouest, de l’Est, du Nord, d’Afrique australe et de la diaspora. Parmi eux figurent l’écrivaine zambienne Mubanga Kalimamukwento, lauréate du prix littéraire américain Drue Heinz, et l’auteur nigérian Emmanuel Iduma, récompensé en 2022 par le prix Windham-Campbell dans la catégorie non-fiction. Le romancier nigérian Abubakar Adam Ibrahim, lauréat du Nigeria Prize for Literature, participe aussi au projet. Le poète nigérian Tanure Ojaide, la poétesse ougando-canadienne Juliane Okot Bitek, le chercheur Gibson Ncube, l’écrivain sud-africain Mphuthumi Ntabeni et le spécialiste des langues et des technologies Kọ́lá Túbọ̀sún complètent cette première liste. Le romancier nigérian Helon Habila a accepté de rédiger la préface de l’ouvrage. La critique littéraire Ainehi Edoro, fondatrice et directrice éditoriale de Brittle Paper, signera également une contribution dans ce recueil.

Regards d’auteurs sur la littérature africaine et l’intelligence artificielle

Le titre de la collection joue sur les sens du mot anglais « prompting ». Dans l’usage des outils d’intelligence artificielle générative, ce terme désigne la formulation d’une demande ou d’une instruction adressée à un système capable de produire du texte, des images ou d’autres réponses.

Les personnes sollicitées sont invitées à examiner leur rapport à ces outils. Pour celles qui les utilisent, les questions portent sur la manière de formuler leurs demandes et de conserver la maîtrise de leurs récits. Pour celles qui les refusent, il s’agit d’expliquer les raisons de ce choix et leur conception du travail d’écriture.

L’ouvrage réunira des textes destinés à un large public, au-delà du monde universitaire. James Yékú souhaite réunir les témoignages d’écrivains et les travaux de chercheurs sur les technologies numériques.

Les travaux de James Yékú sur la littérature et le numérique

James Yékú a publié en 2025 The Algorithmic Age of Personality: African Literature and Cancel Culture, chez Michigan State University Press, aux États-Unis. Cet ouvrage étudie les controverses littéraires et les campagnes de rejet public sur les réseaux sociaux. Il examine la manière dont les algorithmes des plateformes favorisent les affrontements personnels et influencent les débats autour des œuvres et de leurs auteurs. Université du Kansas

Le chercheur figure aussi parmi les signataires d’un texte collectif publié en septembre 2026 sur les humanités numériques et l’intelligence artificielle dans les études africaines. Cette publication interroge la place des langues africaines, des archives, du consentement et de la maîtrise des données dans les pratiques de recherche.

Les Presses de l’Université du Michigan, aux États-Unis, examinent actuellement le projet Promptings. Le titre, la liste des contributeurs et le contenu de l’ouvrage restent provisoires. Aucune date de parution n’a été annoncée.

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