Au Sénégal, l’initiative Juriplume – Entre Droit et Littérature a présélectionné dix textes pour la première édition de son concours d’écriture. Trois lauréats seront révélés lors d’une cérémonie prévue pendant la première quinzaine de décembre 2026. L’appel à textes est organisé en partenariat avec Le Carré Culturel, une structure dakaroise qui travaille dans le domaine du livre et de l’édition.
Juriplume a été créé en octobre 2025 par Coumba Diallo, étudiante en droit des affaires à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Ce projet consiste à rapprocher la création littéraire et la connaissance du droit. Elle s’intéresse à la manière dont les récits, les discussions autour des livres et les activités d’écriture peuvent aider le public à mieux comprendre des questions juridiques et sociales.
Cinq thèmes pour le premier concours Juriplume
Le concours a été lancé au printemps 2026 sous le nom de « Jeu d’écriture – Juriplume ». Les candidats pouvaient proposer des nouvelles, des poèmes ou des chroniques. Cinq thèmes avaient été retenus : la liberté, la justice, l’amour, le courage et la dignité. Le choix de ces thèmes permettait de traiter des questions humaines et sociales à travers des formes littéraires différentes.
Les dix finalistes viennent de cinq pays. Il s’agit du Sénégal, de l’Égypte, du Tchad, de la République du Congo et du Cameroun.
Un jury de cinq membres
Les dix textes retenus doivent être réexaminés par un jury de cinq membres, présidé par Waly Ba, professeur de lettres modernes, écrivain et critique littéraire, fondateur des Éditions Nuit et Jour. Il travaille avec Karim Diallo, formateur en français et romancier ; Bachir Tamsir Niane, enseignant-chercheur en littérature africaine francophone contemporaine en Guinée ; Rouguiatou Aliou Belal Sall, poétesse et romancière ; et Arame Ndiaye, journaliste au quotidien sénégalais Le Soleil et écrivaine.
Juriplume organise aussi des rencontres, des échanges thématiques, des présentations d’ouvrages, des lectures partagées et des activités de vulgarisation juridique.
À lire aussi : Les opportunités pour les auteurs et éditeurs africains.
L’Afrique au creux des lettres