Les 24 heures du roman réunissent seize écrivains dans un train japonais

par La redaction
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Les écrivains français et japonais réunis devant le train Mizukaze à l’issue du projet Les 24 heures du roman.

Les 22 et 23 octobre 2026, seize écrivains, huit francophones et huit japonais, ont travaillé à un roman collectif pendant un voyage à bord du Twilight Express Mizukaze, un train de luxe reliant Kyoto à Matsue, dans l’ouest du Japon. Leur défi était de composer seize chapitres en moins de vingt-quatre heures. L’initiative, intitulée « Les 24 heures du roman », était organisée par l’association française L’Écriture en mouvement, fondée par Anne Forrest-Wilson pour favoriser les échanges littéraires internationaux.

Quatre membres de l’Oulipo participent aux 24 heures du roman

Quatre membres de l’Oulipo participaient au voyage. L’Oulipo, l’Ouvroir de littérature potentielle, est un groupe d’écrivains et de mathématiciens fondé en France en 1960, qui explore les possibilités de l’écriture à partir de règles librement choisies. On lui doit des expérimentations comme La Disparition, roman de Georges Perec écrit sans la lettre « e ». Parmi les voyageurs figuraient Hervé Le Tellier, président de l’Oulipo et lauréat du prix Goncourt 2020 pour L’Anomalie, ainsi que Paul Fournel, Frédéric Forte et Eduardo Berti.

L’équipe francophone comptait aussi Muriel Barbery, autrice de L’Élégance du hérisson, Christophe Ono-dit-Biot, Claire Berest et Richard Collasse. Côté japonais, on retrouvait Toh EnJoe, romancier de science-fiction récompensé par le prix Akutagawa en 2012, la romancière Hitomi Kanehara et la poétesse Machi Tawara. Des interprètes accompagnaient les participants pour faciliter leur travail commun.

Une intrigue commune et seize personnages

Le dispositif reposait sur une histoire partagée. Les auteurs avaient discuté d’une trame générale avant le départ. Chacun devait ensuite écrire un chapitre consacré à un personnage, tandis que l’action se déroulait dans le train lui-même. Les personnages étaient liés à une héroïne franco-japonaise, Mizuki, née d’un père japonais et d’une mère française. Il fallait donc accorder seize voix et deux langues sans perdre la cohérence de l’intrigue.

Le 23 octobre, le Mizukaze est arrivé à Matsue. Les écrivains ont achevé les seize chapitres et une publication en français et en japonais a été annoncée pour le printemps 2027.

Livres cités

  • La Disparition, Georges Perec — voir le livre sur Amazon.
  • L’Anomalie, Hervé Le Tellier.
  • L’Élégance du hérisson, Muriel Barbery.

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