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ActualitéPolitiques du livre & société

Burkina Faso : Inauguration du Centre de Lecture Publique et d’Animation Culturelle (CELPCAC ) à Sabou

par Chrystelle Ngoulou 4 mai 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le 8 mars 2024 a marqué une étape significative pour la jeunesse de Sabou, au Burkina Faso, avec l’inauguration du Centre de Lecture Publique et d’Animation Culturelle (CELPCAC), aussi connu sous le nom de « Bombo Ndap ».
Ce centre est une maison de lecture en voûte nubienne, financé à hauteur de 8 millions de FCFA, par Madame Marie-Ange Bayémi, éducatrice sociale franco-camerounaise.

CELPAC à Sabou
CELPAC à Sabou
CELPAC à Sabou

La cérémonie d’inauguration du CELPCAC a été présidée par Monsieur Abdul Aziz Koara, président de la Délégation Spéciale de la Commune de Sabou, et a vu la présence de nombreuses personnalités et donateurs qui ont contribué à la réalisation de ce projet. Parmi eux, Sa Majesté Naaba Yemdé II, Chef de Canton de Sabou qui a été remercié pour son soutien au projet.

Des figures clés telles que Monsieur Bernard ZONGO, coordonnateur national de CFIAM, Monsieur Paul W. KABORE, directeur régional des Impôts du centre et El Hadj Lassané KIEMTORE, ancien maire de la commune de Tanghin-Dassouri, ont également été honorées pour leur rôle dans le soutien de cette initiative. Le PDG de Neerwaya Multi-vision, Monsieur Franck Alain KABORE, et d’autres dignitaires locaux ont renforcé l’importance de cette contribution à la communauté.

Le CELPCAC est envisagé comme un centre dynamique d’animation culturelle qui vise à stimuler l’intérêt des jeunes pour la lecture, l’apprentissage et la culture. L’objectif étant d’éveiller la conscience des jeunes et enrichir leur expérience éducative à travers des activités diverses et des ressources enrichissantes.

4 mai 2024 0 Commentaires
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ActualitéÉdition & industrie du livre

Côte d’Ivoire : Le point sur la rentrée littéraire de l’Association des Écrivains de Côte d’Ivoire (AECI)

par Acèle Nadale 3 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

La rentrée littéraire de l’Association des Écrivains de Côte d’Ivoire (AECI) a eu lieu le samedi 27 avril 2024 à l’Ets Henri Poincaré, à Bouaké.

L’AECI est une structure associative littéraire en Côte d’Ivoire, créée le 31 août 1986 par la fusion de plusieurs associations d’écrivains. Elle est présidée depuis novembre 2022 par Dr Hélène Lobe.

L’AECI, en tant qu’organisation représentative des écrivains ivoiriens, joue un rôle important dans la promotion de la littérature et de la culture en Côte d’Ivoire. Elle s’efforce de mettre en lumière les œuvres des auteurs locaux et de créer des ponts entre les écrivains et le public. La rentrée littéraire est l’une des nombreuses initiatives qu’elle organise pour atteindre ses objectifs.

Cette année, le thème central de la rentrée fut « Le livre à la rencontre des populations », mettant l’accent sur l’importance de rendre la littérature accessible à toutes les couches de la société.

La cérémonie, organisée pour la première fois en dehors d’Abidjan, a réuni plus de 100 écrivains venus de divers horizons. De plus, cet événement a vu la participation de plusieurs personnalités telles que l’honorable Fofana Mondeny, qui est par ailleurs marraine de cette cérémonie, le journaliste Levy Niamkey, ancien ministre de la Communication et l’écrivaine Tanella Boni.

La journée a été marquée par plusieurs activités, dont des lectures publiques, des ateliers d’écriture et des panels de discussion. Ces sessions interactives ont permis aux participants de plonger dans divers aspects de la création littéraire et de la publication.

L’événement s’inscrit dans une volonté de valoriser le patrimoine littéraire ivoirien et de stimuler l’intérêt pour la lecture dans un contexte dans lequel l’accès au livre reste un défi.

3 mai 2024 0 Commentaires
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Salon du Livre Africain de Beauregard en France
ActualitéÉvénements

La Première Édition du Salon du Livre Africain de Beauregard en France ouvre bientôt ses portes

par Chrystelle Ngoulou 3 mai 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le 26 mai 2024, le parc du château de Beauregard à Hérouville Saint-Clair accueillera la première édition du Salon du Livre Africain de Beauregard (slaB). L’événement est organisé conjointement par les associations Artères et D-Codes, en partenariat avec la ville d’Hérouville-Saint-Clair.

Le Salon du Livre Africain de Beauregard se distingue par sa mise en avant des auteurs originaires du sud-ouest de l’océan Indien, notamment de Madagascar et de La Réunion. 

Le programme du salon est jalonné de rencontres toutes les heures entre 11h30 et 15h30. Le public aura ainsi l’occasion de dialoguer avec des auteurs tels que Johary Ravaloson, Scholastique Mukasonga, Zadig Hamroune, Chadia Loueslati, Insa Sané, Mamadou Samake, et Sékou Oumar Bah. 

Scholastique Mukasonga, invitée d’honneur, participera notamment à la rencontre intitulée « Itinéraire de l’enfant, construction de l’adulte. S’en sortir, ou pas. », en compagnie de Zadig Hamroune et sous la médiation de Marie Calmettes.

Le Salon du Livre Africain de Beauregard s’inscrit dans le cadre plus large de la Fête des cultures du monde (anciennement Fête des communautés), une célébration annuelle de la diversité culturelle à Hérouville Saint-Clair. 

Le salon et la fête offrent un espace unique pour un « véritable voyage culturel » à travers des spectacles de musique et de danse, des débats, et des stands tenus par les associations locales.

 L’entrée au salon est libre pour permettre à tous de participer à cet échange culturel enrichissant.

3 mai 2024 0 Commentaires
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Festival International du Livre Gabonais et des Arts (FILIGA)
ActualitéÉvénements

Gabon : Le Festival International du Livre Gabonais et des Arts (FILIGA) ouvre bientôt ses portes

par Chrystelle Ngoulou 3 mai 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le Festival International du Livre Gabonais et des Arts (FILIGA) tiendra sa 3ᵉ édition du 30 mai au 01 juin 2024 à Libreville, au Gabon. Le thème choisi pour cette année est « Face à l’histoire, réécrire et vivre son époque ».

Le Festival International du Livre Gabonais et des Arts (FILIGA) est un événement culturel majeur dont les principaux objectifs sont de promouvoir les productions littéraires et artistiques nationales, et de permettre à tous d’accéder à la culture du livre et de la lecture.

Organisé par l’association culturelle FILIGA, cet événement apolitique et à but non lucratif bénéficie du soutien de sponsors officiels et compte environ 250 sympathisants ainsi que 60 membres actifs issus de tous les métiers du livre et de la lecture.

Lors du FILIGA, les exposants nationaux présentent leurs productions et leur sensibilité créatrice, en interaction avec des participants venus d’ailleurs. 

Cet événement culturel réunira des participants de divers pays, comme l’indique la liste des drapeaux représentés sur l’affiche de l’événement, dont la Côte d’Ivoire qui sera le pays invité d’honneur.

Le public pourra assister à des conférences, des débats, des tables rondes, des rencontres avec des auteurs, des ateliers créatifs, des expositions, des animations, des conseils de professionnels, des jeux éducatifs et des concours. 

3 mai 2024 0 Commentaires
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40 livres de la littérature africaine pour comprendre la diversité des expériences migratoires africaines (2)
Listes de livres

40 livres de la littérature africaine pour comprendre la diversité des expériences migratoires africaines

par Chrystelle Ngoulou 2 mai 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

La migration africaine est un phénomène complexe et multifacette qui touche à la fois les mouvements internes au continent et ceux vers d’autres régions du monde. Ce processus, motivé par divers facteurs tels que les conflits, les crises économiques, les désastres environnementaux, la recherche d’opportunités éducatives et professionnelles, le regroupement familial ou simplement une envie d’ailleurs est souvent traité dans la littérature africaine.

Pour prolonger la lecture, on peut aussi parcourir notre sélection de la Rentrée littéraire française 2026, et nos 21 classiques africains à avoir lus avant 21 ans. Sur l’autre versant de la migration, celui de celles et ceux qui restent, notre article Ceux qui restent, l’autre histoire de l’émigration africaine ouvre une piste complémentaire de réflexion.

La migration au sein du continent africain est la plus répandue. Les personnes se déplacent souvent d’une région à une autre à la recherche de meilleures opportunités économiques, souvent des zones rurales vers des zones urbaines. Des pays comme la Côte d’Ivoire, l’Afrique du Sud, et le Nigeria voient de grands afflux de migrants venant d’autres pays africains.

Alors que la migration continue de redessiner la carte humaine et culturelle de l’Afrique, elle est également une source d’inspiration pour les auteurs. La littérature devient ainsi un miroir de ces mouvements. Elle capture les espoirs, les défis et les aspirations de ceux qui se déplacent. C’est dans ce paysage en mutation que les auteurs africains et afrodescendants puisent pour raconter des histoires qui reflètent à la fois les réalités contemporaines et celles du passé.

Les auteurs africains et afrodescendants qui font partie de la liste ci-dessous offrent chacun une perspective unique sur la vaste thématique de la migration. Ils rappellent que ce thème porte les échos d’une histoire marquée par l’esclavage et la colonisation, des périodes qui ont redéfini de manière indélébile les trajectoires de vie de millions d’Africains et de leurs descendants.

Chaque ouvrage sélectionné dans notre liste explore ces motifs à travers le prisme des expériences personnelles et/ou collectives. Ces récits de littérature africaine mettent en lumière les nuances de la volonté et de la contrainte, de l’espoir et de l’aliénation qui sous-tendent ces départs.

 

Les belles choses que porte le ciel de Dinaw Mengestu, traduit par Anne Wicke

Littérature africaine - Les belles choses que porte le ciel de Dinaw Mengestu

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Éditeur : Albin Michel
ISBN : 2226179763

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Résumé : « Un homme coincé entre deux mondes vit et meurt seul. Cela fait assez longtemps que je vis ainsi, en suspension. »

Avec ce premier roman brillant et sensible, Dinaw Mengestu, jeune écrivain américain d’origine éthiopienne, s’impose d’emblée comme un auteur majeur. L’exil, le déracinement sont au coeur de ce roman qui révèle un extraordinaire talent d’écriture et une maturité singulière.

Le jeune Sepha a quitté l’Éthiopie dans des circonstances dramatiques. Des années plus tard, dans la banlieue de Washington où il tient une petite épicerie, il tente tant bien que mal de se reconstruire, partageant avec ses deux amis, Africains comme lui, une nostalgie teintée d’amertume qui leur tient lieu d’univers et de repères. Mais l’arrivée dans le quartier d’une jeune femme blanche et de sa petite fille métisse vont bouleverser cet équilibre précaire…

« L’une des nouvelles voix de la littérature contemporaine nées de la mondialisation et des mouvements de population, le plus souvent forcés, qu’elle suscite. Bouleversant. » The Los Angeles Times.

 

Le triple saut vers Melilla: Du Maroc à l’Espagne de Cheikhna Aliou Diagana

Le triple saut vers Melilla- Du Maroc à l'Espagne de Cheikhna Aliou Diagana

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Éditeur : L’Harmattan
ISBN : 2343236321

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Résumé : L’ouvrage raconte les aventures rocambolesques de Roméo et ses compagnons de route en transit au Maroc pour tenter de rejoindre l’Europe via l’enclave espagnole de Melilla qui fait frontière avec la ville marocaine de Nador. Ils feront des va-et-vient incessants entre la ville et le mont Gourougou, duquel ils prépareront finement leur assaut final pour l’Espagne.

 

 

Voici venir les rêveurs d’Imbolo Mbue, traduit par Sarah Tardy 

Littérature africaine - Voici venir les rêveurs d'Imbolo Mbue

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Éditeur : Belfond
ISBN : 2714470998

Résumé : Drôle et poignante, l’histoire d’une famille camerounaise émigrée à New York. Porté par une écriture à la fraîcheur et à l’énergie exceptionnelles, un roman plein de générosité, d’empathie et de chaleur sur le choc des cultures, les désenchantements de l’exil et les mirages de l’intégration. Un pur joyau, par une des nouvelles voix afropolitaines les plus excitantes du moment.
Aux États-Unis et au Cameroun, en 2007.
Nous sommes à l’automne 2007 à New York et Jende Jonga, un immigrant illégal d’origine camerounaise, est en passe de réaliser son rêve : après avoir été plongeur et chauffeur de taxis, il vient de décrocher un emploi de chauffeur pour Clark Edwards, riche banquier à la Lehman Brothers. Pour Jende, tout est désormais possible : il va enfin pouvoir offrir à Neni, son amoureuse, les études de pharmacienne dont elle rêve. Et surtout, pour les Jonga, le Graal est en vue : obtenir leur carte verte et devenir enfin des Américains.
Mais rien n’est simple au pays de l’American Dream. Entre Jende, loyal, discret, compétent, et son patron Clark, noyé dans le travail et les difficultés de la banque se noue une vraie complicité. Les deux familles se rapprochent, mais si les Jonga sont soudés malgré l’épée de Damoclès de l’expulsion, les Edwards sont en proie à de nombreux problèmes. Pour tous, l’interminable demande d’asile des Jonga et la menace d’éclatement de la bulle des subprimes vont remettre en question leurs certitudes…

 

Silence du chœur de Mohamed Mbougar Sarr

Silence du chœur de Mohamed Mbougar Sarr

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Éditeur : Présence Africaine
ISBN : 2708709828

Résumé : Soixante-douze hommes arrivent dans un bourg de la campagne sicilienne. L’époque les appelle « immigrés », « réfugiés » ou « migrants ». À Altino, ils sont surtout les ragazzi, les « gars » que l’association Santa Marta prend en charge. Mais leur présence bouleverse le quotidien de la petite ville.

En attendant que leur sort soit fixé, les ragazzi croisent toutes sortes de figures: un curé atypique qui réécrit leurs histoires, une femme engagée à leur offrir l’asile, un homme déterminé à le leur refuser, un ancien ragazzo devenu interprète, ou encore un poète sauvage qui n’écrit plus.

Chaque personnage de cette fresque, d’où qu’il soit, est forcé de réfléchir à ce que signifie la rencontre avec des hommes dont, au fond, il ne sait pas grand-chose. Tous constituent autant de regards sur une situation moins connue qu’il n’y paraît ; autant de voix désaccordées, mêlées, pour le meilleur et pour le pire, jusqu’à la fin, jusqu’au silence imposé par l’ultime voix du chœur.

 

Stardust de Léonora Miano

Littérature africaine - Stardust de Léonora Miano

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Éditeur : Pocket
ISBN : 2266335294

Résumé : Un roman intime et personnel sur les douleurs de l’exil…
 » Lasse de l’errance en couple, elle avait préféré se débrouiller seule. Impossible de rester auprès d’un garçon qui ne parvenait pas à devenir un homme. En une fraction de seconde, elle avait décidé de sauter sans filet. C’était le seul moyen d’empêcher la haine de s’installer là où il n’y avait déjà plus de respect. Elle avait emmené Bliss, serrant contre son cœur la plus belle part de lui. Alors qu’un soleil pâle s’apprêtait à trouer les nuages, Louise avait dit : » Je pars avec la petite. Pas un mot de plus.  »

Écrit il y a plus de vingt ans, ce roman relate la période au cours de laquelle Léonora Miano, jeune mère de 23 ans sans domicile ni titre de séjour, fut accueillie avec sa fille dans un centre de réinsertion et d’hébergement d’urgence du 19e arrondissement de Paris. C’est en fréquentant la rudesse de ses marges qu’elle a le plus intimement connu la France…

 

Citoyen de seconde zone de Buchi Emecheta

Citoyen de seconde zone de Buchi Emecheta

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Éditeur : Gaïa Editions
ISBN : 2910030032

Résumé : Un classique de la littérature africaine.

Une jeune Nigeriane rêve d’études et d’Occident, plutôt que d’être livrée en héritage à son oncle. Mais une fois parvenue à Londres, elle se découvre un cruel handicap : celui d’être noire, celui d’être femme, pire encore celui d’être la femme d’un Noir.

 

 

Alpha : Abidjan-Gare du Nord de Bessora, illustré par Barroux

Littérature africaine - Alpha -Abidjan-Gare du Nord de Bessora

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Éditeur : Gallimard Jeunesse
ISBN : 2070656411

Résumé : Alpha vit seul à Abidjan depuis que sa femme et son fils sont partis sans visa pour Paris, Gare du Nord. La rage au coeur, il décide de tout quitter pour les retrouver. C’est toujours mieux que de pourrir sur place. Plusieurs trajets sont possibles, des années de voyage en perspective…

Sur les interminables routes de poussière, l’aventure se construit au gré de ses rencontres, inoubliables. De passeurs malhonnêtes en routes désertiques, de camps de réfugiés en canots surchargés, envers et contre tout, Alpha garde le cap : Gare du Nord.

 

Si le soleil se dérobe de Nicole Dennis-Benn

Si le soleil se dérobe de Nicole Dennis-Benn

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Éditeur : Editions de l’Aube
ISBN : 2815946793

Résumé : «Patsy fait un pas dans la lumière sans chaleur du soleil automnal et tourne le dos à la honte.»

Patsy est une jeune femme jamaïcaine, coincée entre une mère obsédée par la religion et une petite fille, Tru, qu’elle ne sait pas tout à fait comment aimer. Son obsession est de quitter l’île pour l’Amérique, terre de libertés, et aussi – surtout ? – le pays où s’est exilée Cicely. La meilleure amie d’enfance, mais aussi l’amour secret, l’objet de tous les désirs. Cicely et Amérique se confondent dans l’esprit souvent torturé de Patsy, qui finit par obtenir un visa et traverse l’océan, laissant tout derrière elle.

Sauf que ni Cicely ni l’Amérique ne tiendront leurs promesses… et c’est une existence rude et violente qui attend Patsy. Une représentation obsédante de l’immigration et de la féminité, des fils silencieux de l’amour qui s’étendent à travers les années et les océans du monde entier.

« Ce récit de vie essentiel et remarquable déjoue continuellement et subtilement toute prévisibilité. Au fil des pages, il ne cesse de vous surprendre et de vous éclairer. » The New York Times

« Somptueux. Dennis-Benn rend subtilement humaine une histoire classique de migration et fait passer ce type de saga à la vitesse supérieure… Un roman éclairé, parfois cruellement drôle, sur le lien déconcertant entre appartenance à soi-même et sacrifice. » The Oprah Magazine

 

Debout-payé de Gauz

Littérature africaine -Debout-Payé de Gauz

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Éditeur : Le nouvel Attila
ISBN : 2371000043

Résumé : Debout-Payé est le roman familial d’Ossiri, étudiant ivoirien sans papier atterri
en France dans les années 1990 pour démarrer une carrière de vigile. C’est
l’histoire d’un immigré, de l’enfer qu’il vit pour se loger et pour travailler, et du regard qu’il pose sur notre pays. Un portrait saisissant de la société française, drôle, riche, sans concession, et un témoignage inédit de ce que voient vraiment les vigiles sous leur carapace.
Debout-Payé est le roman familial d’Ossiri, étudiant ivoirien sans papier atterri
en France dans les années 1990 pour démarrer une carrière de vigile. C’est l’histoire d’un immigré, de l’enfer qu’il vit pour se loger et pour travailler, et du regard qu’il pose sur notre pays. C’est aussi un chant en l’honneur d’une famille où, de père en fils, on devient vigile à Paris, et plus globalement en l’honneur de la communauté africaine, avec ses travers et sa générosité.
Gauz distingue trois époques mythiques du métier de vigile, et aussi des relations entre la France et l’Afrique : l’âge de bronze dans les années 1960 (la Françafrique triomphante), l’âge d’or dans les années 1990, et l’âge de plomb, après les événements du 11-Septembre.
Cette épopée est ponctuée par des interludes : les choses vues, entendues et pensées lorsque Gauz travaillait comme vigile au Camaïeu de Bastille et au Sephora des Champs-élysées.

L’auteur est caustique, tant à l’endroit des patrons que des client(e)s, avec une fibre sociale et un regard très aigu sur les dérives du monde marchand contemporain, saisies dans ce qu’elles ont de plus anodin –; mais aussi de plus universel.
Un portrait saisissant de la société française, drôle, riche, sans concession, et un témoignage inédit de ce que voient vraiment les vigiles sous leur carapace.

 

Tout ce qu’on ne te dira pas, Mongo de Dany Laferrière

Tout ce qu'on ne te dira pas, Mongo de Dany Laferrière

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Éditeur : Mémoire d’Encrier
ISBN : 2897123540

Résumé : Un après-midi d’été, l’écrivain croise sur la rue Saint-Denis un jeune homme, Mongo, qui vient de débarquer à Montréal. Il lui rappelle cet autre jeune homme arrivé dans la même ville en 1976. Le même désarroi et la même détermination.
Mongo demande : comment faire pour s’insérer dans cette nouvelle société ? Ils entrent dans un café et la conversation débute comme dans un roman de Diderot.
C’est ce ton léger et grave que le lecteur reconnaît dès le début d’un livre de Laferrière.
« Tout nouveau-né est un immigré qui doit apprendre pour survivre les codes sociaux. Une société ne livre ses mystères qu’à ceux qui cherchent à la comprendre, et personne n’échappe à cette règle implacable, qu’on soit du pays ou non. »
Au jeune Mongo, Laferrière raconte quarante années de vie. Une longue lettre d’amour au Québec.

 

Les voyages de Merry Sisal de Gisèle Pineau

Littérature africaine -Les voyages de Merry Sisal de Gisèle Pineau

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Éditeur : Mercure de France
ISBN : 2715234252

Résumé : Les nuits où les étoiles demeuraient éteintes, il arrivait à Merry de rester prostrée sur sa couche. Tout s’effaçait alentour. Des pans entiers de sa mémoire semblaient enfermés quelque part, éboulés, inaccessibles. Parfois, tout était incroyablement limpide. Sa vie passée n’avait rien de sombre et son avenir semblait bien éclairci, le ciel dégagé. Elle allait reprendre ses études en suivant des cours par correspondance. Elle ferait venir ses enfants. Tommy, Florabelle, les prunelles de ses yeux, ils seraient bientôt auprès d’elle. En Haïti, Merry élève seule ses deux enfants, Tommy et Florabelle – six et quatre ans. Quand le terrible séisme du 12 janvier 2010 frappe Port-au-Prince, Merry doit quitter sa terre natale dévastée : elle laisse derrière elle ses deux enfants adorés qu’elle compte revenir chercher très vite. Après une traversée homérique, elle rejoint des compatriotes sur l’île de Bonne-Terre. Là, elle est rapidement embauchée par Anna et Raymond, un couple de Français qui habite sur le Morne d’Or, où vit une communauté de Blancs nantis venus de France, et totalement isolée du reste de l’île. Peu à peu, Anna et Merry se rapprochent. Anna, qui garde enfouies au plus profond de son être des blessures silencieuses, s’attache plus que de raison à la jeune Haïtienne. Merry s’interroge sur les motivations de cette patronne un peu particulière, mais s’en accommode, car elle n’oublie jamais son objectif : retrouver ses enfants.

 

Sublime royaume de Yaa Gyasi, traduit par Anne Damour

Sublime royaume de Yaa Gyasi

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Éditeur : Le Livre de Poche
ISBN : 225307988X

Résumé : « Maman je t’en supplie, dis-je en twi. Je te supplie d’arrêter. Je te supplie de te réveiller. Je te supplie de vivre. »
Gifty, américaine d’origine ghanéenne, est une jeune chercheuse en neurologie qui consacre sa vie à ses souris de laboratoire. Mais du jour au lendemain, elle doit accueillir chez elle sa mère, très croyante, qui n’est plus que l’ombre d’elle-même et reste enfermée dans sa chambre.
Au fil de souvenirs d’enfance émouvants, Gifty s’interroge sur sa passion pour la science si opposée aux croyances de sa mère et de ses ancêtres.

Sublime Royaume raconte les difficultés d’avoir une peau noire en Amérique, et le choc des générations au sein d’une famille issue de l’immigration. Un deuxième roman qui confirme l’immense talent de Yaa Gyasi dont la plume si subtile prend toujours une force extraordinaire.

Un livre à la beauté ardente et résistante. Camille Laurens, Le Monde.

Yaa Gyasi est une incroyable styliste qui aborde des sujets difficiles avec justesse et émotion. Un roman magnifique. Laurence Caracalla, Le Figaro littéraire.

 

Évocation d’un mémorial à Venise de Khalid Lyamlahy

Littérature africaine -Évocation d'un mémorial à Venise de Khalid Lyamlahy

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Éditeur : Présence Africaine
ISBN : 2708710036

Résumé : Un après-midi de janvier 2017, un jeune réfugié gambien se jette dans le Grand Canal de Venise et se noie sous les regards et les insultes des passants. Il s’appelait Pateh et avait vingt-deux ans. Hanté par ce drame, un jeune écrivain se lance sur ses traces et tente de reconstruire le fil des événements, de mettre en mots son choc et son indignation. Dans un récit en fragments où s’entremêlent fiction et réalité, le narrateur consulte les sites d’information, cherche des indices dans la presse, dévoile des vérités enfouies dans les pages de l’histoire et de la littérature. Au fil d’une quête riche en surprises et en émotions, d’autres histoires se greffent à la première pour sauver de l’oubli des jeunesses noyées dans le tourbillon de l’actualité. De l’Afrique des racines et des ruptures à la Venise des mythes et des illusions, l’écriture est à la fois poétique et solidaire : elle dénonce la haine de l’autre et esquisse un mémorial littéraire pour la dignité humaine.

 

Maintenant, je vais raconter de Mamadou Aliou Diallo et Nadia Goralski

Maintenant, je vais raconter de Mamadou Aliou Diallo et Nadia Goralski

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Éditeur : Actes Sud Jeunesse
ISBN : 2330125712

Résumé : Le récit bouleversant et authentique de l’itinéraire semé de drames et d’obstacles qui a mené en France un jeune adolescent guinéen.

Vers l’âge de dix ans, Mamadou a quitté la Guinée avec sa mère pour rejoindre son père qui travaillait en Libye. Ils y ont passé quelques années paisibles jusqu’à la guerre civile. Les parents de Mamadou meurent dans une explosion et il se retrouve seul, à quatorze ans. Il va survivre deux ans en travaillant pour un exploiteur libyen, avant d’être embarqué sur un Zodiac bourré de migrants en partance pour la côte italienne. Recueilli par les Italiens, il entreprend ensuite la traversée clandestine des Alpes, résolu à venir en France. L’accueil des Français est mitigé. De Chambéry à Carpentras, Mamadou va connaître les foyers, les interrogatoires interminables, la radio du squelette pour déterminer s’il est mineur, sans compter l’obstacle de la langue, de l’administration et le handicap de ne savoir ni lire ni écrire. Car le souhait le plus cher de Mamadou, c’est d’étudier. Aidé par Nadia Goralski, il apprend à lire et à écrire, fréquente le collège, s’initie à un métier. Il ressent alors le besoin de raconter son périple, d’exprimer les douleurs retenues. C’est à Nadia qu’il se confie, c’est elle qui sera sa plume. Elle s’est attachée à restituer la voix de Mamadou dans sa simplicité, sa poésie, et même sa maladresse. Car rien mieux que cette voix ne peut nous faire comprendre la dureté de ce parcours et l’énergie de vivre qui habite ce jeune homme.

 

Catalogue d’un exilé de Falmarès

Catalogue d'un exilé de Falmarès

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Éditeur : FLAMMARION
ISBN : 2080291149

Résumé : Trouver la beauté dans ce « voyage infernal », mettre en scène la migration et l’exil, voilà ce que nous offre la poésie de Falmarès. Son chemin est retracé depuis la fuite de la Guinée, les horreurs de la guerre et la traversée dans un zodiac surchargé, jusqu’à l’arrivée en Italie puis en France, où on accompagne Falmarès dans toutes ces villes, étapes du périple : Berck, Nantes, Paris… Ce recueil reflète la douleur, la perte et le manque autant qu’il est traversé par l’espoir, les odes à la beauté et à la poésie d’ici et d’ailleurs. Héritier des plus grands poètes français auxquels il rend hommage – de Césaire à Rimbaud -, ce réfugié poétique puise dans sa langue la force de sa résilience. « Ses poèmes sont nimbés de lumière et de pardon », comme l’écrit le poète Nimrod dans sa préface.

 

La Belle de Casa de In Koli Jean Bofane

Littérature africaine -La Belle de Casa de In Koli Jean Bofane

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Éditeur : Babel
ISBN : 2330139136

Résumé : Qui a bien pu tuer Ichrak la belle, dans cette ruelle d’un quartier populaire de Casablanca ? Elle en agaçait plus d’un, cette effrontée aux courbes sublimes que tous convoitaient autant qu’ils la craignaient. Tous sauf peut-être Sese, clandestin arrivé de Kinshasa depuis peu, devenu son ami et associé dans un business douteux. Escrocs de haut vol, brutes épaisses ou modestes roublards, les suspects ne manquent pas dans cette métropole du XXIe siècle gouvernée comme les autres par l’argent, le sexe et le pouvoir. Et ce n’est pas l’infatigable Chergui, vent violent venu du désert pour secouer les palmiers, abraser les murs et assécher les larmes, qui va apaiser les esprits…

Avec sa lucidité acérée et son humour féroce, In Koli Jean Bofane dénonce la corruption immobilière, la précarité des migrants et la concupiscence masculine. Par son talent de conteur, il bouscule joyeusement une réalité contemporaine tout à fait accablante – la truculence du désespoir.

 

Les lumières d’Oujda de Marc-Alexandre Oho Bambe

Les lumières d'Oujda de Marc-Alexandre Oho Bambe

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Éditeur : Le Livre de Poche
ISBN : 2253079510

Résumé : Après avoir tenté l’aventure à Rome, le narrateur, un poète, est rapatrié au Cameroun, son pays natal. En quête de sens, porté par l’amour de Sita, sa grand-mère, il s’engage dans une association qui lutte pour éviter les départs « vers les cimetières de sable et d’eau ». Au Maroc, il rencontre le père Antoine, qui accueille des réfugiés, et Imane, dont il ne lâchera plus la main. Au rythme de cette épopée chorale, les parcours s’enchevêtrent, les destins se mêlent, entre l’Afrique, mère fondamentale, et l’Europe, terre d’exils, tandis que s’effacent les frontières entre roman, poésie et récit initiatique.

On ne sait par quelle magie Marc Alexandre Oho Bambe transforme chaque épreuve en une parole lumineuse. Sa voix sublime le réel. Mohammed Aïssaoui, Le Figaro littéraire.

Il en va de l’appel de l’ailleurs comme de l’amour, de la marche ou de l’art, souligne ce livre arrimé à toutes nos pulsions de vie. Gladys Marivat, Le Monde des livres.

 

Chaîne de Saidou Bokoum

Littérature africaine -Chaîne de Saidou Bokoum

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Éditeur : Le nouvel Attila
ISBN : 2371000469

Résumé : Paris, 1974. Kanaan est étudiant en droit à Nanterre, va d’une histoire de cœur ratée à l’autre, et plaque la fac pour se livrer à des errances diurnes et nocturnes dans un Paris pauvre, souterrain et insoupçonné, celui des quartiers exotiques et périphériques.
Chaîne de l’esclavage, chaîne de l’usine, chaîne génétique… Chaîne est une magnifique chronique sociale de la vie parisienne des années 60-70 vécue par les immigrés africains.
Paris, 1974. Kanaan est étudiant en droit à Nanterre, va d’une histoire de cœur ratée à l’autre, et plaque la fac pour se livrer à des errances diurnes et nocturnes dans un Paris pauvre, souterrain et insoupçonné, celui des quartiers exotiques et périphériques.
Chaîne de l’esclavage, chaîne de l’usine, chaîne génétique… Chaîne est une magnifique chronique sociale de la vie parisienne des années 60-70 vécue par les immigrés africains.
Chaîne était dans la sélection du prix Goncourt en 1974.

 

La vie sans fards de Maryse Condé

La vie sans fards de Maryse Condé

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Éditeur : Pocket
ISBN : 226623837X

Résumé : Un classique de la littérature africaine et afrodescendante.

Narrer la vie sans fards, sans les embellissements rétrospectifs du récit de soi, telle est l’entreprise de Maryse Condé. De Paris à Londres, en passant par la Guinée et le Ghana, dans le bouillonnement intellectuel de la Négritude, parmi les heurts politiques d’un continent livré aux révolutions, c’est avant tout la construction d’une Antillaise libre et orgueilleuse, luttant farouchement pour son désir, entre son devoir de mère et sa propre réalisation. C’est l’Afrique toujours imaginée et enfin domptée. C’est la naissance d’un écrivain, dans toute la vérité de sa nature.

 » Sans fards mais non sans force.  » Françoise Dargent – Le Figaro littéraire

 » Tout est là. Avec franchise et intelligence.  » Marianne Payot – L’Express

 

Nouvelles du pays de Sefi Atta, traduit par Charlotte Woillez

Littérature africaine -Nouvelles du pays de Sefi Atta

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Éditeur : Actes Sud
ISBN : 233001242X

Résumé : Dans ce pays, les jeunes filles trop bien élevées défendent ardemment les règles régissant leur propre soumission, quand d’autres les enfreignent et trouvent, à défaut de confort, un semblant de liberté. Certains partent sur les routes de l’exil et restent coincés au bord de la mer, d’autres travaillent à Londres ou aux États- Unis et s’intègrent peu à peu. Les femmes ne font pas confiance aux hommes, les maris prennent rarement en compte leurs épouses. La grande ville, Lagos, concentre les périlleuses tentations d’une société prête à toutes les échappatoires – corruption, religion, sexe, trafics en tous genres… –, mais d’improbables solidarités se créent quand l’humanité chancelle.

Le Nigeria est la terre de tous les excès, de tous les paradoxes, de tous les espoirs aussi. Et ce n’est pas la moindre réussite de Sefi Atta que de donner à sentir la formidable vitalité d’une population jeune et pleine de rêves qui, malgré tout, permet au pays d’avancer. Mélange détonant de lumière et d’ombre, de bassesse et de dignité, d’empathie et de cruauté, de découragement et d’humour, ce recueil de nouvelles, véritable hommage au peuple nigérian, a reçu le Noma Award 2009.

 

Le silence des esprits de Wilfried N’Sondé

Le silence des esprits de Wilfried N'Sondé

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Éditeur : Actes Sud
ISBN : 2742789251

Résumé : Terrorisé par un contrôle de police sur les quais de la gare de Lyon, Clovis Nzila vient de sauter dans un train de banlieue. Sans-papiers, clandestin, il s’assied au hasard d’un wagon surchauffé et tente de maîtriser sa peur. Face à lui, une femme l’observe, accepte en retour ses regards indiscrets, ne semble pas effrayée par sa triste apparence. Attentive, elle engage la conversation, perçoit le désespoir de ce jeune Africain… Ensemble, ils vont plonger sans retenue dans un mirage, convaincus de renaître des cendres du passé.
Après Le Coeur des enfants léopards, un premier roman très remarqué (prix Senghor de la création littéraire ; prix des Cinq Continents de la francophonie), Wilfried N’Sondé nous livre ici le récit d’une rencontre sur le mode d’une ballade sombre et lumineuse.

 

Je suis venu, j’ai vu, je n’y crois plus d’Omar Ba

Littérature africaine -Je suis venu, j'ai vu, je n'y crois plus d’Omar Ba

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Éditeur : Max Milo Editions
ISBN : 2353410642

Résumé : Je veux faire comprendre aux jeunes d’Afrique que cette Europe ne vaut pas de risquer sa vie, car on y vit, comme partout ailleurs, avec des souffrances, des impasses et des échecs récurrents.

Omar Ba en a rêvé pendant vingt ans : l’Europe, c’est pour des millions de jeunes Africains un eldorado fantasmatique. Qu’il faut atteindre à tout prix. En s’arrachant aux siens.

Après un périple de trois ans, au péril de sa vie, il a fini par atteindre la France. Toutes ses illusions s’effondrent. Il ne trouvera rien des fausses images d’abondance qui circulent en Afrique.

À 29 ans, l’auteur, étudiant en sociologie et travaillant dans une ONG, conseille aux jeunes de son continent d’origine : « Si vous croyez que l’Europe est la solution à vos problèmes, ne venez pas ! Rêvez plutôt d Afrique ! »

 

Atterrissage de Kangni Alem

Littérature africaine -Atterrissage de Kangni Alem

Éditeur : Editions Ndzé
ISBN : 2911464133

Résumé : Yaguine et Fodé, deux adolescents guinéens, sont impétueux, innocents et téméraires. Comme beaucoup de jeunes africains, ils construisent le rêve de débarquer en Europe pour y faire fortune et revenir partager leur réussite. Surtout avec leur mère adoptive, Ma Camélia, une femme aux mille bras, résignée et tout aussi rêveuse.

Mais la clé de cette Europe mythique est détenue par le passeur, un rapace dont la gloutonnerie exige aussi bien des dollars que des vieux disques de rumba. En échange, il leur offre de les cacher dans le train d’atterrissage d’un avion en partance pour Bruxelles…

Quatrième pièce de l’écrivain togolais Kangni Alem, Atterrissage développe, sur le mode d’une comédie pathétique et enjouée, le drame de l’ailleurs inaccessible, avec les ramifications d’une misère poudreuse face à l’arrogance blindée d’un Occident repu.

Un texte truffé d’inventions lexicales, de dialogues vifs et grinçants, où l’auteur joue habilement sur le malentendu, la prémonition et l’allégorie. Une pièce incantatoire contre le silence et l’oubli… Florent Couao-Zotti

 

Ah Sissi, il faut souffrir pour être française de Jo Güstin

Ah Sissi, il faut souffrir pour être française de Jo Güstin

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Éditeur : Présence Africaine
ISBN : 2708709321

Résumé : « Être française à plein temps quand on n’est pas blanche est une gageure exigeante : lundi, il faut râler parce que, quand même, c’est lundi ; mardi, il faut être la personnalité préférée des Français ; mercredi, il faut se désolidariser de l’Islam ; jeudi, il faut remporter un tournoi international ; vendredi, il faut décrocher un Prix Nobel… car à la moindre déconvenue on se fait immanquablement rappeler d’où l’on vient. » Pétillante et caustique, Jo Güstin nous livre, entre récit et essai libre, un roman choc sous la forme d’une lettre d’adieux à la France écrite à la pointe d’une plume impitoyable et corrosive. Elle ouvre la voie d’une littérature féministe et intersectionnelle africaine d’une grande finesse en racontant avec le ton piquant qui la caractérise des moments de vie de femmes racisées en France, entrecoupés de saillies dans la propre vie de sa narratrice.

 

Consolée de Beata Umubyeyi Mairesse

Littérature africaine -Consolée de Beata Umubyeyi Mairesse

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Éditeur : J’AI LU
ISBN : 229038500X

Résumé : 1954. Au Rwanda sous tutelle belge, Consolée, petite fille métisse, est retirée à sa famille noire et placée dans une institution pour « enfants mulâtres ». Soixante-cinq ans plus tard, Ramata, d’origine sénégalaise, effectue un stage d’art-thérapie dans un Ehpad du sud-ouest de la France. Elle y rencontre Mme Astrida, atteinte de la maladie d’Alzheimer, qui perd l’usage du français et s’exprime dans une langue inconnue. En tentant de reconstituer le puzzle de la vie de la vieille dame, Ramata se retrouve confrontée à son propre destin familial et aux difficultés d’être noire aujourd’hui dans l’Hexagone. Un roman poétique, d’une grande actualité, qui met en résonance le passé colonial et la condition des enfants d’immigrés.

 

Un soleil en exil de Jean-François Samlong

Un soleil en exil de Jean-François Samlong

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Éditeur : Gallimard
ISBN : 2072853141

Résumé : « On ne nous aimait pas, enfermés dans un milieu clos, sans marques d’affection ni la possibilité de fixer des repères. Nous étions dans le même guêpier, égarés dans un tunnel ou une voie sans issue, et à mesure que nous avancions, la neige effaçait les empreintes de nos bottes pour prouver que nous n’existions pas ». Dans chacun de ses romans, Jean-François Samlong ne cesse d’interroger la violence qui secoue La Réunion. Cette fois-ci, dans un style percutant et concis, il nous convie à découvrir l’histoire des enfants de la Creuse. En fait, une véritable tragédie s’est déroulée entre 1962 et 1984, avec l’exil forcé en métropole de plus de deux mille mineurs réunionnais. Mensonges. Fausses promesses. Trahisons. Harcèlement sexuel. Viols. Tentatives de suicide, et suicides. Séjours en hôpital psychiatrique. Une catastrophe invisible. Enfin, le 18 février 2014, l’Assemblée nationale a reconnu la responsabilité morale de l’Etat français dans la terrifiante transplantation des enfants. Ici, deux jeunes garçons, Tony et Manuel, et leur soeur courage, Héva, qui témoigne des vies séparées, suspendues, piégées au coeur du froid et du racisme.

 

La Danse du Vilain de Fiston Mwanza Mujila

Littérature africaine -La Danse du Vilain de Fiston Mwanza Mujila

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Éditeur : METAILIE
ISBN : 979-1022610612

Résumé : Entre trafic de pierres précieuses et boîtes de nuit frénétiques, entre l’Angola en pleine guerre civile et un Zaïre au bord de l’explosion, une exploration de la débrouille.

Toute la vitalité et le charme de Tram 83 reviennent en force avec la langue inimitable de Fiston Mwanza Mujila.

« Il marchait avec assurance. Un pas après l’autre, les bras ballants, le cou légèrement dressé, la mâchoire serrée à la manière d’un dignitaire passant des troupes en revue.Ses potes parlaient sans frein. Ils le caressaient dans le sens du poil pubien…. Dès qu’il les aperçut, Sanza se rappela d’un des nombreux avertissements de Molakisi – un homme normal ça ne rit pas toutes les trente secondes. Ça tue la masculinité. »

Sanza, exaspéré par la vie familiale, quitte ses parents et rejoint le Parvis de la Poste, où vivent d’autres gamins de la rue. Commence la dolce vita, larcins petits et grands, ciné avec Ngungi l’enfant-sorcier et voyages en avion vers l’infra-monde… Mais les bagarres et les séances de colle finissent par le mettre vraiment sur la paille et l’obligent à céder au mystérieux Monsieur Guillaume et à sa police secrète.

Lubumbashi est en plein chaos, on conspire dans tous les coins, on prend des trains pour nulle part, on se précipite dans l’Angola en guerre pour aller traquer le diamant sous la protection de la Madone des mines de Cafunfu, un écrivain autrichien se balade avec une valise pleine de phrases, le Congo devient Zaïre et le jeune Molakisi archevêque. Mais la nuit, tous se retrouvent au « Mambo de la fête », là se croisent tous ceux qui aiment boire et danser ou veulent montrer leur réussite et leur richesse. Là on se lance à corps perdu dans la Danse du Vilain.

On retrouve avec bonheur le punch poétique et l’univers échevelé de Fiston Mwanza Mujila, son humour tendre, ses personnages retors, son bazar urbain, on part s’encanailler dans la joie.

 

Les Jango d’Abdelaziz BARAKA SAKIN

Les Jango d'Abdelaziz BARAKA SAKIN

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Éditeur : ZULMA
ISBN : 284304846X

Résumé : Les Jango sont décidément impayables. On les reconnaît à leur élégance tape-à-l’oeil et à leur sens de la fête. Et ce sont les femmes qui mènent la danse, dans la Maison de la Mère, au coeur de toutes les rumeurs. Les histoires les plus folles courent d’ailleurs sur Safia, élevée au lait de hyène, Alam Gishi l’Ethiopienne experte en amour, ou l’inénarrable Wad Amouna. Lorsque soudain souffle le vent de la révolte… Dans les effluves de café grillé, de chicha parfumée et de gomme arabique, se joue une comédie humaine dont les Jango, « sages à la saison sèche et fous à la saison des pluies » sont les héros.

 

Le testament des solitudes d’Emmelie Prophète

Le testament des solitudes d’Emmelie Prophète

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Éditeur : Mémoire d’Encrier
ISBN : 2897128283

Résumé : Trois femmes. Trois solitudes. Trois destins se rencontrent et se racontent. Comme « l’histoire d’un pays qui dort mal, se réveille mal, et qui ne prend pas le temps d’avoir mal de ses douleurs. »

Roman exigeant et beau tissé dans un univers féminin : trois générations de femmes soufrent sans paroles et sans témoins. Échouées dans l’errance, la solitude et l’exil, elles se cherchent et se racontent dans l’oubli, le défi et la révolte.

Paroles de femmes pour qui l’espoir et le bonheur sont des terres inhabitées. L’espace intime éclate, les filles ne parent alors à leur mère que pour rompre la chaîne : « Chère mère, je suis une porteuse de nouvelles. J’ai peur. Je refuse votre héritage de corvées, de servitudes, de solitudes séculaires. Je refuse vos regards tristes, vos résignations, vos peurs. »

 

Anguille sous roche d’Ali Zamir

Littérature africaine -Anguille sous roche d’Ali Zamir

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Éditeur : Le Tripode
ISBN : 2370551402

Résumé : – Le roman qui a révélé Ali Zamir en France, dans la collection Météores (poche) du Tripode.
– 10 000 exemplaires du grand format vendus depuis septembre 2016
– Présence d’Ali Zamir en France à parution
– Suit la parution du deuxième roman d’Ali Zamir : Mon Étincelle, le 7 septembre 2017.

Quelque part dans l’océan Indien, une jeune femme se noie. Ses forces l’abandonnent mais sa pensée, tel un animal sur le point de mourir, se cambre : dans un ultime sursaut de vie et de révolte, la naufragée nous entraîne dans le récit de sa vie… Roman aussi étourdissant qu’envoûtant, qui n’est pas sans rappeler L’Art de la joie de Goliarda Sapienza par la beauté de son héroïne et la force de sa langue, Anguille sous roche est un miracle littéraire.

 

Deux grands hommes et demi de Diadié Dembélé

Deux grands hommes et demi de Diadié Dembélé

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Éditeur : JC Lattès
ISBN : 270967209X

Résumé : De Bamako à Paris, deux amis, Manthia et Toko, vivent la route de l’exil de façon très différente.
Ils sont originaires du même village au Mali. À la vingtaine, face à une récolte infructueuse, ils n’ont d’autre choix que de rejoindre la capitale, Bamako. Mais en 1991, les troubles politiques et sociaux les poussent à nouveau à partir. En France cette fois.
C’est Manthia qui raconte leurs histoires depuis un centre de rétention administrative. Il se confie à son avocat grâce à un traducteur en espérant obtenir des papiers. Le traduc-teur l’interrompt souvent. Est-ce qu’il cherche le mot juste ou à le contraindre à un autre discours ?
Diadié Dembélé raconte avec force et originalité l’his-toire des siens entre la France et le Mali, et une profonde histoire d’amitié.

« A travers le destin individuel de son héros, Diadié Dembelé parvient ainsi à étayer avec beaucoup de finesse la réflexion sur la question migratoire. » Le Monde Afrique

 

Folie et calvaire des migrants de Sikadi Bertrand dit Berty Le Kamit

Folie et calvaire des migrants de Sikadi Bertrand dit Berty Le Kamit

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Éditeur : Sikadi Bertrand
ISBN : 979-1069931121

Résumé : Folie et calvaire des migrants est un émouvant récit du périple que l auteur a enduré à travers les frontières. Avec pudeur, sans sombrer dans le misérabilisme outrancier, il nous révèle les périls qu il a encourus en compagnie de ses camarades de traversée. Il part sans bagage, si ce n est l envie de vivre plutôt que de survivre, quel qu en puisse être le prix. Le tribut de ses folles espérances est lourd, puisque ce parcours migratoire à travers les villes et campagnes africaines, le désert saharien et la méditerranée, s avère être harassant, angoissant, violent et humiliant. Dans ce témoignage authentique et émouvant, Bertrand Sikadi révèle sans fard, ce que fut cette traversée atroce, pleine de souffrance physiques et intérieures non seulement pour lui mais pour toutes ces ombres que l on appelle >. Et comme le flot de ces exilés ne cesse de grossir, l auteur nous livre ses interrogations à savoir : qu est ce qui les pousse à tout abandonner derrière eux pour se jeter dans le vide ? Quels sont les efforts consentis pour réaliser leur rêve ? Que deviennent-ils une fois parvenu dans leur eldorado ? Un tel périple est-il nécessaire quand on sait qu il comporte des risques aussi fous ? Telles sont les questions abordées dans ce livre auxquelles l auteur tente d apporter ses réponses en puisant dans sa propre expérience de la traversée. # Biographie: BERTRAND SIKADI, plus connu sous le nom de berty le kamit sur les réseaux sociaux, est un écrivain camerounais installé en France et ancien étudiant en philosophie de l université de Douala. Par ailleurs, il est conférencier, activiste-panafricain. Ses études portent actuellement sur l histoire de l Afrique et de sa diaspora. Il est également consultant et propagateur du savoir ancestral et de la spiritualité du continent noir.

 

Clandestinement vôtre de Charles Cédric Tsimi

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Éditeur : Pocket
ISBN : 2266320939

Résumé :  » Mesdames, Messieurs les agents, J’ai reçu il y a quelques jours, dans le cadre de mes interminables démarches en vue de l’obtention d’un titre de séjour, une convocation dans vos locaux pour effectuer un test de positionnement en langue…  »

Depuis des années qu’il quémande le droit de rester en France pour étudier, Charles est piqué au vif. Doté d’un français maternel parfait, drôle et cinglant, ce Camerounais d’origine prend donc l’État au mot.

S’il connaît la langue de Molière ? Il va le leur montrer ! Et raconter son histoire, entre débrouille et dignité, de sans-papiers sans tabous, prêt à tout pour donner vie à son ambition : mieux revenir au pays et y mener une révolution.
Avec ses sentiments les meilleurs,  » Clandestinement vôtre…  »

 

Amsoria de Lilia Bongi

Amsoria de Lilia Bongi

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Éditeur : Lilia Bongi
ISBN : 2960244109

Résumé : Entre Belgique et actuelle République démocratique du Congo, Amsoria relate le parcours de vie singulier d’une fillette congolaise de dix ans envoyée par son père en Belgique dans les années 1960 pour poursuivre son éducation.

Dans ce roman, Lilia Bongi s’inspire de son vécu pour parler de la Belgique d’hier et aborder les thèmes complexes et actuels de l’intégration, l’identité, la condition de l’enfant et de la femme ainsi que la famille.

 

Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie

Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie

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Éditeur : Folio
ISBN : 2070468801

Résumé : «En descendant de l’avion à Lagos, j’ai eu l’impression d’avoir cessé d’être noire.» Ifemelu quitte le Nigeria pour aller faire ses études à Philadelphie. Jeune et inexpérimentée, elle laisse derrière elle son grand amour, Obinze, éternel admirateur de l’Amérique qui compte bien la rejoindre. Mais comment rester soi lorsqu’on change de continent, lorsque soudainement la couleur de votre peau prend un sens et une importance que vous ne lui aviez jamais donnés ? Pendant quinze ans, Ifemelu tentera de trouver sa place aux États-Unis, un pays profondément marqué par le racisme et la discrimination. De défaites en réussites, elle trace son chemin, pour finir par revenir sur ses pas, jusque chez elle, au Nigeria. À la fois drôle et grave, doux mélange de lumière et d’ombre, Americanah est une magnifique histoire d’amour, de soi d’abord mais également des autres, ou d’un autre. De son ton irrévérencieux, Chimamanda Ngozi Adichie fait valser le politiquement correct et les clichés sur la race ou le statut d’immigrant, et parcourt trois continents d’un pas vif et puissant. la couverture de l’article peut varier. Un classique de la littérature africaine.

 

Et ma langue se mit à danser de Ysiaka Anam

Et ma langue se mit à danser de Ysiaka Anam

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Éditeur : La Cheminante

ISBN : 2371270997

Résumé : Z. arrive en France à un âge où la mémoire n’a pas laissé de trace. Trente ans plus tard, elle réalise qu’elle a perdu sa langue. Récit à la première personne, Et ma langue se mit à danser retisse les fragments de vie qui relient ces deux étapes, avec la perte de la langue maternelle comme fil de couture. Sur le parcours, Z. retrouve l’enfant aux cheveux noirs-paillasse, la femme qui boite, les mandats oubliés dans les poches, les chaussons qui réchauffent la mémoire… La vie qui invente toujours. Et sa langue se mit à danser… en un poétique alphabet.

 

Récit d’une Migration d’Awa Thiam

Récit d'une Migration d’Awa Thiam

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Éditeur : Panafrika
ISBN : 2912717639

Résumé : Après une quinzaine d années d absence, Satourou regagne son pays natal, Halwarou. À peine y parvient-t-elle par la capitale (Kadal) qu elle décide d en faire le tour : le second. Entre celui-ci et le premier, seize ans d intervalle. Sans complaisance ni vantardise, elle porte sur sa société un regard qu elle veut objectif. À l’enfer succèdent imparablement les déceptions. Le désert s’instille partout, impitoyable. Des préjugés tenaces prédominent. Et pourtant, Awa Thiam atteste qu’un trajet exprimant le désir d’un monde de liberté est possible. / Tout commence par le voyage au cours duquel Satourou quitte son pays natal. Un véhicule bondé s éloigne. Comme dans une expérience initiatique, c est vers d autres terres, vers d autres cieux que le monde et les hommes se dévoileront désormais. Au fil du parcours, s accomplit en même temps une séparation imaginaire : Satourou abandonne ses anciens habits dans l espoir d accéder à l abondance. Comme des milliers de ses compatriotes, elle fuit la rareté, la sécheresse, la pauvreté et la misère. En réalité, Satourou va être confrontée aux réalités les plus brutales de son pays. Une rencontre avec une sorte de « guide providentiel », Taha, lui ouvrira les portes d un nouvel univers. La misère des femmes dont les époux avaient émigré se révèle. Entre les femmes et ces hommes, le désamour prévaut. Les rapports humains sont ravagés. L érosion des rapports humains est catastrophique.

 

La mémoire délavée de Nathacha Appanah

La mémoire délavée de Nathacha Appanah

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Éditeur : MERCURE DE FRANCE
ISBN : 2715260261

Résumé : Ce poignant récit s’ouvre sur un vol d’étourneaux dont le murmure dans une langue secrète fait écho à toutes les migrations et surtout à celle d’aïeux, partis d’un village d’Inde en 1872 pour rejoindre l’île Maurice. C’est alors le début d’une grande traversée de la mémoire, qui fait apparaître autant l’histoire collective des engagés indiens que l’histoire intime de la famille de Nathacha Appanah. Ces coolies venaient remplacer les esclaves noirs et étaient affublés d’un numéro en arrivant à Port-Louis, premier signe d’une terrible déshumanisation dont l’autrice décrit avec précision chaque détail. Mais le centre du livre est un magnifique hommage à son grand-père, dont la beauté et le courage éclairent ces pages, lui qui travaillait comme son propre père dans les champs de canne, respectant les traditions hindoues mais se sentant avant tout mauricien. La grande délicatesse de Nathacha Appanah réside dans sa manière à la fois directe et pudique de raconter ses ancêtres mais aussi ses parents et sa propre enfance comme si la mémoire se délavait de génération en génération et que la responsabilité de l’écrivain était de la sauver, de la protéger. Elle signe ici l’un de ses plus beaux livres, essentiel.

 

Les Baigneurs du lac Rose de Tanella Boni

Les Baigneurs du lac Rose de Tanella Boni

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Éditeur : Serpent à plumes
ISBN : 284261335X

Résumé : Journaliste, Lénie enquête sur la migration qui eut lieu en Afrique après la défaite de Samory, héros africain de la lutte contre les colonisateurs français au début du XXe siècle. Un soir, au bord du lac Rose, elle rencontre Yêté, un peintre en qui elle voit une incarnation de Samory et dont elle tombe amoureuse. Jusqu’à ce qu’il disparaisse sans laisser de trace. Et tandis que l’Afrique est secouée par un nouveau vent de violence politique, les colonisés reprenant les méthodes des colonisateurs, Lénie part en quête des deux images, celle de Yêté et celle de Samory, images de justice et de résistance.

 

 

La mer Noire dans les grands lacs d’Annie Lulu

La mer Noire dans les grands lacs d’Annie Lulu

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Éditeur : Pocket
ISBN : 2266322958

Résumé : Une quête des origines bouleversante de la triste Bucarest au Congo révolté.

La Mer Noire, c’est cette Roumanie où elle est née, ce  » coin pourri d’Europe  » gangrené par le racisme et la honte. Les Grands Lacs, c’est ce Congo supplicié, le pays de ce père qu’elle n’a jamais connu. Parce qu’elle ne se sent nulle part à sa place, Nili se met en quête de ses racines. À son enfant à naître, la jeune métisse raconte son voyage – ce long voyage d’une barbarie à l’autre, d’une tyrannie à l’autre – où elle retrace le fil des origines entre guerre et paix, exil intérieur et renaissance à soi-même…

 

 

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2 mai 2024 0 Commentaires
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Alexis Onestas : “Ma rencontre avec Damon Dash a purement et simplement changé ma vie”
Édition & industrie du livreInterviews

Alexis Onestas : “Ma rencontre avec Damon Dash a purement et simplement changé ma vie”

par Acèle Nadale 2 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Depuis son enfance dans les années 80, bercée par l’effervescence du hip-hop, Alexis Onestas a su transformer sa passion en une vocation. Fondateur du fanzine OMAX6MUM à seulement 17 ans, il a par la suite créé OmaxBooks, une maison d’édition dédiée aux voix artistiques influentes, principalement anglophones. Aujourd’hui, Alexis Onestas est reconnu pour avoir rendu accessibles au public francophone les récits de stars afro-américaines telles que Rick Ross, 50 cent, Issa Rae, Common et Taraji P. Henson.

Dans cet entretien, Alexis Onestas revient sur les motivations qui l’ont mené à investir dans le monde de l’édition, les rencontres clés qui ont façonné sa carrière, et partage sa vision stratégique pour l’avenir d’OmaxBooks.

Votre aventure entrepreneuriale a commencé à l’âge de 17 ans avec la fondation du fanzine OMAX6MUM. Pourriez-vous nous expliquer les circonstances et les objectifs qui ont conduit à cette initiative ?

Je suis né dans les années 80. À cette époque, il n’y avait pas de « fans » dans le hip-hop. Tout le monde faisait quelque chose : rappeur, tagueur, danseur, DJ, manager, etc. J’ai essayé toutes ces disciplines à différents niveaux et désirais rassembler toute cette passion autour d’une seule activité. J’étais un fervent lecteur de la presse rap. Elle ne me plaisait pas, car elle était trop consensuelle à mon goût. J’ai donc lancé mon propre magazine afin de donner mon avis sur la musique et la culture. Cela m’a ouvert les portes de l’industrie et j’ai pu rencontrer, grâce à ce média, nombreux de mes futurs collaborateurs et partenaires.

Les livres de Rick Ross, 50 cent, Issa Rae et Common

Votre rencontre avec Damon Dash, co-fondateur de Roc-A-Fella Records, semble avoir été un tournant dans votre carrière. Quelle leçon fondamentale avez-vous tirée de cette expérience et comment celle-ci a-t-elle influencé votre parcours professionnel ?

Cette rencontre a purement et simplement changé ma vie. Je n’étais qu’un jeune journaliste destiné à faire carrière dans les médias. Je ne rêvais pas « plus loin ». En rencontrant ce groupe d’entrepreneurs noirs américains à l’hôtel Plaza Athénée, un établissement de luxe parisien, cela m’a ouvert des perspectives de réussite infinies. Damon Dash et Kareem Biggs étaient associés à Jay-Z à l’époque et les voir évoluer de cette façon a vraiment motivé le jeune homme que j’étais. Depuis, j’ai eu la chance de le rencontrer régulièrement afin de partager avec lui mon évolution. C’est l’un de mes mentors et j’ai la chance d’avoir cette relation avec lui.

La création d’OmaxBooks semble marquer une étape importante dans votre parcours. Pourriez-vous nous parler des principales motivations qui vous ont poussé à fonder cette maison d’édition ?

Je lis beaucoup de livres en anglais, faute de trouver des livres intéressants en français. Je consomme principalement les biographies, mais les histoires franco-françaises ne me parlaient pas. J’ai donc pris l’habitude d’acheter des livres anglophones de façon régulière. J’étais très frustré de ne pas pouvoir partager tout ce que j’apprenais avec mes proches. Certains ne parlaient pas l’anglais, d’autres avaient simplement la flemme de lire en anglais, malgré leur bon niveau. On me posait aussi régulièrement des questions sur mes lectures. J’ai donc décidé d’en faire un business afin d’aider les francophones du monde entier à avoir accès à ces histoires uniques.

Dans un secteur aussi compétitif que celui de l’édition, quels ont été les principaux défis auxquels OmaxBooks a été confronté et quelles stratégies avez-vous mises en place pour les surmonter ?

Je n’ai affronté aucun obstacle, car j’ai tout réalisé moi-même. C’est l’un de mes principes de bases lorsque je lance un nouveau business. De la négociation des droits, à la traduction, en passant par la mise en page et la distribution. Je voulais vraiment que les premiers livres OmaxBooks soient gérés de manière indépendante afin de comprendre tous les rouages d’un business que je ne connaissais pas du tout. Donc chaque difficulté a été un apprentissage plus qu’un obstacle.

Au fil de votre expérience à la tête d’OmaxBooks, avez-vous identifié des tendances au sein des préférences littéraires de vos lecteurs ? Comment ces observations influencent-elles votre stratégie éditoriale ?

Oui, j’observe les tendances de la littérature en général. Je sais par exemple que la romance et les mangas sont une tendance forte actuellement. Chez OmaxBooks, nous ne prenons pas en compte ce genre de tendance. Notre seule ligne directrice est de délivrer des livres inspirants et motivants à nos lecteurs. Cela peut être des biographies, des essais ou des mémoires. Le seul lien entre tous nos livres est que le lecteur doit en ressortir transformé.

Quelles sont les orientations futures envisagées pour OmaxBooks ?

Pour moi, la littérature est un business de long terme et nous tentons à chaque sortie de nous améliorer en termes de traduction, de communication et de distribution. Nous avons beaucoup de projets en termes d’événements, de rencontres avec nos lecteurs et surtout de format de lectures. La stratégie globale de croissance est d’installer une confiance qui permettra à nos lecteurs d’acheter nos futurs livres comme une collection. La confiance de nos lecteurs est primordiale. Cela prend du temps à installer, mais cela fera assurément la différence à long terme.

Merci Alexis Onestas !

2 mai 2024 0 Commentaires
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ActualitéPolitiques du livre & société

Des livres empoisonnés à l’arsenic dans des bibliothèques en Allemagne, France et en Belgique

par La redaction 1 mai 2024
Rédigé par La redaction

Des livres empoisonnés à l’arsenic ont été découverts dans plusieurs bibliothèques en Allemagne, en Belgique et en France grâce à l’initiative  « Poison Book Project ».

Le problème semble lié à l’utilisation d’un pigment vert appelé « vert de Paris » ou « vert de Schweinfurt », qui contenait de l’arsenic toxique.

 Ce pigment a été largement utilisé au 19ᵉ siècle pour colorer les couvertures et les pages de certains livres. Aujourd’hui, ces livres représentent un danger potentiel pour les lecteurs et les bibliothécaires, ce qui a conduit les autorités à placer les livres en quarantaine le temps de les analyser et de les décontaminer.

Le « Poison Book Project » a conduit à la mise en quarantaine, en mars 2024, de plus de 15 000 ouvrages en Allemagne, ainsi que l’identification de livres potentiellement contaminés à la Bibliothèque nationale de France et la Bibliothèque royale de Belgique.

Le « Poison Book Project » est une initiative de recherche interdisciplinaire menée par le Winterthur Museum, Garden & Library et l’Université du Delaware. Ce projet explore la matérialité des reliures d’éditeurs de l’époque victorienne, en se concentrant sur l’identification des pigments potentiellement toxiques utilisés dans les composants de reliure des livres, et sur la manière de manipuler et de stocker plus sûrement les collections potentiellement toxiques.

Le projet s’intéresse notamment à l’utilisation historique de l’arsenic dans les pigments verts utilisés pour la coloration des couvertures et des pages de certains livres anciens. 

1 mai 2024 0 Commentaires
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Le mémoire de Wole Soyinka The Man Died adapté au cinéma
ActualitéCinéma

Le mémoire de Wole Soyinka « The Man Died » adapté au cinéma

par Chrystelle Ngoulou 30 avril 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le mémoire de Wole Soyinka, le lauréat nigérian du prix Nobel, intitulé « The Man Died », sera adapté au cinéma et sortira en juillet 2024.

Wole Soyinka est un écrivain, poète et dramaturge nigérian, né le 13 juillet 1934 à Abeokuta, dans l’État d’Ogun au Nigeria. Il est particulièrement reconnu pour son utilisation du théâtre, de la poésie et de la prose pour aborder des questions de politique, de culture et de liberté dans la société africaine.

Soyinka a étudié à l’Université d’Ibadan au Nigeria et plus tard à l’Université de Leeds en Angleterre. Ses œuvres sont influencées par la tradition yoruba ainsi que par les grands dramaturges occidentaux comme William Shakespeare. Parmi ses pièces les plus célèbres, on trouve Le Lion et la Perle et La Danse des Forêts.
En 1986, il devient le premier Africain lauréat du prix Nobel de littérature, reconnu pour son œuvre qui, selon l’Académie suédoise, « dans une perspective culturelle large et avec une poétique virulente, fustige tous les dogmatismes ». Son engagement politique a souvent été au cœur de sa vie, menant à plusieurs arrestations et à une période en exil pendant le régime militaire au Nigeria.

Wole Soyinka a toujours été un critique virulent de la corruption et de la mauvaise gouvernance en Afrique, utilisant sa plume et sa voix pour promouvoir les droits humains et la justice sociale. Sa vie et son œuvre sont essentielles pour comprendre les luttes et les aspirations des peuples africains au XXe et XXIe siècle.

En 1967, pendant la guerre civile nigériane, il a été arrêté et emprisonné durant 27 mois, dont la majeure partie en isolement, pour avoir critiqué les actions du gouvernement. C’est cette période de sa vie qu’il relate dans la pièce de théâtre autobiographique “The man died” qui sera portée sur grand écran en juillet 2024.

Le film explorera les thèmes de la survie, de la persévérance et de la résilience, et mettra en vedette Wale Ojo dans le rôle de Wole Soyinka.
Le film, réalisé par Awam Amkpa et produit par Femi Odugbemi, sortira en juillet, coïncidant avec le 90ᵉ anniversaire de Wole Soyinka.

Bande-annonce du film

30 avril 2024 0 Commentaires
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Diadié DEMBELE, Lisette LOMBE dans la première sélection des Grands Prix SGDL de printemps 2024
ActualitéPrix & distinctions

FRANCE : Diadié DEMBELE et Lisette LOMBE dans la première sélection des Grands Prix de La Société des Gens de Lettres (SGDL)

par Chrystelle Ngoulou 30 avril 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

La première sélection des Grands Prix de La Société des Gens de Lettres de printemps 2024 a été récemment dévoilée, elle compte Diadié DEMBELE et Lisette LOMBE.

Diadié DEMBELE est sélectionné pour les Grands Prix SGDL de Fiction avec son roman Deux grands hommes et demi (2024, JC Lattès). 

Lisette LOMBE est sélectionné pour le Prix SGDL Révélation du 2ᵉ ROMAN, avec son livre Eunice (2023, Éditions du Seuil).

Diadié Dembélé est un écrivain malien né à Kodié, dans l’ouest du Mali. Il est diplômé du Master de création littéraire de l’université Paris VIII et a travaillé en tant qu’interprète au sein d’une association d’aide aux migrants. Son premier roman, Le duel des grands-mères, a reçu le Prix de la Vocation en 2022. Son deuxième roman, Deux grands hommes et demi, reprend le principe du roman de formation avec un héros plus âgé, Manthia, originaire d’une zone enclavée du Mali. 

Le roman de Diadié Dembélé traite des difficultés et des réalités auxquelles sont confrontés les migrants, de leur Mali natal à la France. 

Lisette Lombé est une artiste belgo-congolaise pluridisciplinaire, slameuse et poétesse. Elle s’exprime à travers diverses pratiques artistiques comme la poésie, le slam, la scène, les arts plastiques, le militantisme et la pédagogie. 

Le slam a été une révélation pour Lombé, lui permettant d’incarner et de partager sa parole poétique et militante. Ses textes sont écrits à l’adresse du public, avec une attention particulière à la musicalité, aux assonances et à la rythmique. 

Lisette Lombé explore également d’autres formes d’expression comme le roman, tout en restant fidèle à ses premières amours. Son personnage d’Eunice par exemple, surmonte le deuil de sa mère en s’inscrivant à un atelier d’écriture et en rejoignant la communauté du slam. 

Engagée dans des causes féministes et antiracistes, Lisette Lombé cherche à créer des œuvres plus accessibles et partageables, tout en restant fidèle à ses convictions. 

Elle sera la prochaine Poétesse nationale de Belgique pour les années 2024 et 2025.

La Société des Gens de Lettres (SGDL) est une organisation française datant du XVIIIe siècle, qui a pour principales missions la défense des droits d’auteur et de la culture, la promotion de la traduction littéraire, la formation des éditeurs indépendants et l’organisation de prix littéraires.

La Société des Gens de Lettres (SGDL) organise chaque année les Grands Prix SGDL, qui récompensent des auteurs confirmés dans les catégories suivantes : 

  • Grand Prix SGDL de la Fiction
  • Grand Prix SGDL de la Non-Fiction
  • Grand Prix SGDL du Roman Jeunesse
  • Grand Prix SGDL de Poésie
  • Grand Prix SGDL pour l’Œuvre de traduction

Les prix sont généralement dotés de 4 000 € pour récompenser un essai, une biographie, un livre d’histoire, un roman ou un recueil de poésie.

Les Grands Prix SGDL 2024 de Printemps seront remis le 8 juin à l’occasion du festival « Espèces d’auteurs » organisé par la SGDL. 

 

30 avril 2024 0 Commentaires
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Ayòbámi Adébáyò et Caleb Azumah Nelson sur la shorlist du Dylan Thomas Prize 2024
ActualitéPrix & distinctions

Ayòbámi Adébáyò et Caleb Azumah Nelson sur la shorlist du Dylan Thomas Prize 2024

par Acèle Nadale 30 avril 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Ayòbámi Adébáyò et Caleb Azumah Nelson font partie des finalistes pour le prix littéraire Dylan Thomas Prize 2024 décernés par l’Université de Swansea au Pays de Galles.

Ayòbámi Adébáyò est une romancière et journaliste nigériane née le 29 janvier 1988 à Lagos. Elle est sélectionnée pour son roman « A Spell of Good Things » publié chez Canongate. C’est son deuxième roman après le succès de « Stay With Me » en 2017, lauréat du 9mobile Prize for Literature et du Prix Les Afriques.

Caleb Azumah Nelson, écrivain et photographe britannique d’origine ghanéenne, est en lice avec son roman « Small Worlds » publié chez Viking, Penguin Random House UK. Il avait déjà été finaliste en 2022 pour son premier roman « Open Water ».

Le prix littéraire Dylan Thomas Prize est l’un des plus prestigieux et des mieux dotés des prix littéraires au monde pour les jeunes écrivains. Il récompense chaque année le meilleur livre (roman, recueil de nouvelles, poésie ou essai) écrit en anglais par un auteur de moins de 39 ans.

Les différents genres littéraires récompensés sont ceux dans lesquels excellait Dylan Thomas, un écrivain et poète gallois influent du milieu du XXe siècle. Il s’agit de la poésie, la prose, le théâtre, les nouvelles, les romans, les pièces de théâtre et les scénarios.

Les 2 auteurs africains concourent face à 4 autres finalistes : 

  • Tara M. Stringfellow pour son roman « Memphis »
  • Fatima Farheen Mirza pour son roman « A Place for Us »
  • Dantiel W. Moniz pour son recueil de nouvelles « Milk Blood Heat »
  • Natasha Brown pour son roman « Assembly »

Le lauréat remportera une bourse de 20 000 livres sterling. Le prix sera remis lors d’une cérémonie à Swansea (Pays de Galles) le 16 mai 2024, après la Journée internationale Dylan Thomas le 14 mai.

30 avril 2024 0 Commentaires
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"Les Impatientes" de Djaili Amadou Amal en 9 couvertures de livre
Édition & industrie du livre

« Les Impatientes » de Djaïli Amadou Amal en 9 couvertures

par Chrystelle Ngoulou 29 avril 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Les couvertures de livres jouent un rôle bien plus important qu’un banal emballage pour couvrir des pages. Elles constituent la première impression, celle qui attire l’attention des lecteurs potentiels.

La couverture d’un livre est d’abord un objet de communication qui offre des indices sur le genre, le ton et les thèmes de l’œuvre. Elle guide les attentes des lecteurs avant même la première page.

Une couverture bien pensée contribue à l’identité de marque d’un auteur, d’une série ou même d’une maison d’édition. 

Avec des millions de livres produits par an (Amazon par exemple vend au moins 300 millions de livres imprimés chaque année), il est difficile qu’un livre se démarque de la masse, surtout s’il n’est pas porté par une grande maison d’édition.

La couverture d’un livre est un outil marketing important qui peut permettre de distinguer un livre dans ce marché hautement compétitif.

Les impatientes de Djaïli Amadou Amal, ce sont des milliers d’exemplaires vendus à travers le monde et le livre a été traduit dans plusieurs langues. Ici, nous avons rassemblé les couvertures de livre de 9 éditions et traductions.

Les impatientes publié aux éditions Emmanuelle Collas (France)

couvertures de livre "Les Impatientes" de Djaili Amadou Amal

A türelmetlen traduit par Mónika Burján publié aux éditions Könyvmolyképző (Hongrie)

A türelmetlen traduit par Mónika Burján publié aux éditions Könyvmolyképző (Hongrie)

 

Nestrpljive publié aux éditions Petrine knjige d.o.o (Croatie)

couvertures de livre "Les Impatientes" de Djaili Amadou Amal

 

As impacientes publié aux éditions Ímã Editorial (Portugal)

couvertures de livre "Les Impatientes" de Djaili Amadou Amal

Die ungeduldigen Frauen traduit par zum Winkel Ela publié aux éditions Orlanda Buchverlag UG (Allemagne)

 

Tålamod Djaïli traduit par Lisa Marques Jagemark publié aux éditions Bokförlaget Tranan (Suède)

The Impatient traduit par Emma Ramadan publié aux éditions HarperVia (Angleterre)

couvertures de livre "Les Impatientes" de Djaili Amadou Amal

Le impazienti publié aux éditions Solferino (Italie)

couvertures de livre "Les Impatientes" de Djaili Amadou Amal

Les impatientes – Édition collector aux éditions J’ai Lu (France)

couvertures de livre "Les Impatientes" de Djaili Amadou Amal

29 avril 2024 0 Commentaires
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Les prix littéraires à l'honneur au Salon International du Livre d'Abidjan (SILA )2024
ActualitéÉvénementsPrix & distinctions

Les prix littéraires à l’honneur au Salon International du Livre d’Abidjan (SILA) 2024

par Acèle Nadale 29 avril 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Créé en 1999 par l’Association des éditeurs de Côte d’Ivoire (ASSEDI), le Salon International du Livre d’Abidjan (SILA) s’impose aujourd’hui comme l’un des plus grands rendez-vous littéraires du continent africain. 

Chaque année, le SILA rassemble des milliers de visiteurs, des centaines d’auteurs et d’éditeurs venus de toute l’Afrique et d’ailleurs. C’est un moment privilégié pour célébrer la création littéraire, échanger sur les enjeux de l’édition et encourager la lecture auprès du grand public. La 14ᵉ édition du SILA aura lieu du 14 au 18 mai 2024.

Dans sa programmation, SILA met en avant des prix littéraires qui récompensent des œuvres et des talents divers. Voici une présentation succincte des quatre prix littéraires et d’édition décernés cette année.

 

Le Grand Prix National Bernard B. Dadié de Littérature

Source : Présence Africaine

Ce prix porte le nom de Bernard B. Dadié, figure emblématique de la littérature ivoirienne et africaine. Le Grand Prix National Bernard Dadié de Littérature est une initiative du Ministère de la Culture et de la Francophonie, en collaboration avec l’Association des éditeurs de Côte d’Ivoire (ASSEDI). Il est doté d’une somme de trois millions de francs CFA. Ce prix vise à récompenser les œuvres littéraires qui contribuent à enrichir le patrimoine culturel national.

 

Prix National Jeanne de Cavally pour la littérature enfantine

CavallyJeanne SILA

Source : aflit.arts

Le Prix National Jeanne de Cavally, du nom d’une auteure ivoirienne célèbre pour ses livres pour enfants, est également soutenu par le Ministère de la Culture et de la Francophonie. Il est doté d’un million de francs CFA et a pour objectif de stimuler la production littéraire destinée à la jeunesse, un secteur essentiel pour le développement de l’amour de la lecture dès le plus jeune âge.

 

Prix National Bernard Dadié du Jeune Écrivain

Ce prix s’adresse aux jeunes talents littéraires de la Côte d’Ivoire. Avec une dotation d’un million de francs CFA, le Prix National Bernard Dadié du Jeune Écrivain est une belle opportunité pour les écrivains émergents de se faire connaître et de recevoir une reconnaissance pour leurs premières œuvres

 

Prix National SILA de l’édition

Le Prix National SILA de l’Édition, lié au Salon International du Livre d’Abidjan (SILA), est une récompense décernée aux éditeurs. Avec une dotation d’un million de francs CFA, ce prix reconnaît l’excellence dans le domaine de l’édition, un secteur clé pour la diffusion de la littérature et la culture en Côte d’Ivoire.

Ces prix sont décernés lors de la cérémonie officielle de proclamation des Prix littéraires nationaux et internationaux du Salon International du Livre d’Abidjan (SILA).

29 avril 2024 0 Commentaires
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Salon International de l'Édition et du Livre (SIEL)
ActualitéÉdition & industrie du livreÉvénements

Maroc : L’UNESCO est l’invitée d’honneur du 29ᵉ Salon International de l’Édition et du Livre (SIEL) 10 au 19 mai 2024 à Rabat

par Acèle Nadale 29 avril 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Le 29ᵉ Salon International de l’Édition et du Livre (SIEL) se tiendra du 10 au 19 mai 2024 à Rabat, sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI à l’Espace OLM Souissi à Rabat, avec une cérémonie d’ouverture prévue le 9 mai.

L’événement est organisé par le Ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, en partenariat avec la Région de Rabat-Salé-Kénitra et la Wilaya de Rabat-Salé-Kénitra.

L’UNESCO à l’honneur : Promouvoir la diversité et le dialogue au SIEL

Afin de reconnaître son engagement envers la littérature, l’éducation, la diversité culturelle et le dialogue interculturel, l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO) est l’invitée d’honneur de cet événement.

Basée à Paris, l’UNESCO coordonne un vaste réseau mondial dans les domaines de l’éducation, de la science, de la culture, de la communication et de l’information, contribuant ainsi à la paix et à la sécurité par la coopération multilatérale.

Le thème général développé « Ensemble Avec Nos Différences » a été choisi pour rendre hommage à l’UNESCO en reflétant ses valeurs.

L’UNESCO animera plus d’une vingtaine d’interventions dans l’agora de son espace autour des thématiques comme la promotion de la création littéraire, le rôle des femmes, le sport éducatif, l’impact de la littérature en temps de conflit et de paix, l’intelligence artificielle et l’éducation des jeunes.

Des vidéos informatives mettront en lumière la diversité et la portée du mandat de l’UNESCO au Maroc et dans le monde.

Des exposants internationaux et un programme diversifié 

Sont attendus 743 exposants venant de 48 pays. Plus de 100,000 titres seront présentés par 290 exposants directs et 453 exposants indirects.

Le programme diversifié avec 241 activités culturelles inclut des conférences, des entretiens, des présentations de nouveaux titres, et des cérémonies d’hommage. Des sessions seront dédiées aux professionnels pour discuter des dernières tendances et des défis de l’industrie du livre. Les débats se concentreront sur l’industrie du livre et ses perspectives.

L’espace Enfant proposera des ateliers artistiques et scientifiques. De plus, un espace sera dédié aux superhéros  avec des ateliers animés par des artistes renommés de Marvel et DC Comics.

Le 29ᵉ Salon International de l’Édition et du Livre (SIEL) vise à consolider la position du Maroc comme un centre de rencontres culturelles internationales et à soutenir le développement social et économique sous la direction du roi.

29 avril 2024 0 Commentaires
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Métamorphose - mot de la semaine
Le mot de la semaine

Métamorphose : Le mot de la semaine

par Chrystelle Ngoulou 29 avril 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le mot de la semaine du 29 avril au 5 mai 2024

La métamorphose est un changement de forme, de nature ou de structure telle que l’objet, la chose n’est plus reconnaissable. 

Dans le cas du papillon, on dit qu’il y a métamorphose complète, car l’insecte passe par quatre états : œuf, larve (chenille), nymphe (chrysalide), adulte (papillon).

Synonyme : Transformation, changement, évolution, mutation, révolution, transmutation.

29 avril 2024 0 Commentaires
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ActualitéÉdition & industrie du livreNumérique & innovation

Meta Envisage d’Acquérir l’Éditeur Simon & Schuster pour Renforcer Ses Outils d’IA

par Acèle Nadale 26 avril 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Dans une révélation surprenante, il a été rapporté que Meta, anciennement connue sous le nom de Facebook, a envisagé d’acheter la maison d’édition Simon & Schuster. L’objectif principal de cette acquisition serait de se procurer une vaste quantité de données textuelles nécessaires à l’entraînement de ses outils d’intelligence artificielle.

 

Contexte de l’acquisition potentielle de la maison d’édition Simon & Schuster

Selon des enregistrements de réunions internes partagés avec le New York Times, des gestionnaires, avocats et ingénieurs de Meta se sont réunis presque quotidiennement entre mars et avril 2023, pour discuter de la façon dont l’entreprise pourrait se procurer plus de données pour entraîner ses modèles d’intelligence artificielle. Ils ont aussi débattu de la possibilité de payer 10$ par livre pour les droits de licence sur les nouveaux titres.

L’achat de Simon & Schuster, un géant de l’édition, fournirait à Meta un accès à un large éventail de contenus textuels, allant des best-sellers aux ouvrages spécialisés, ce qui pourrait potentiellement améliorer la compréhension et les capacités de génération de texte de ses IA.

 

L’impact sur l’édition et la publication

Cette nouvelle survient dans un contexte où Simon & Schuster vient de passer sous le contrôle de la société d’investissement KKR, après une vente conclue pour 1,62 milliard de dollars. La transaction a fait de Simon & Schuster une entreprise privée indépendante, la seule grande maison d’édition commerciale indépendante aux États-Unis. Cette indépendance pourrait être de courte durée si Meta décide de procéder à l’achat.

Simon & Schuster fait partie des cinq plus grands éditeurs de livres anglophones, avec Penguin Random House, HarperCollins, Hachette et Macmillan. Ses auteurs incluent Stephen King, Colleen Hoover et Bob Woodward.

 

Considérations éthiques et professionnelles d’une acquisition par Meta

L’acquisition potentielle de Simon & Schuster par une entreprise technologique soulève des questions éthiques importantes concernant la propriété des données et la confidentialité. Les données textuelles, bien que non personnelles, sont une composante essentielle de la culture et du savoir. Leur utilisation pour entraîner des IA, notamment dans des domaines sensibles tels que la reconnaissance de texte et la génération de langage, nécessite une réflexion approfondie sur les droits d’auteur et l’intégrité intellectuelle.

 

Perspectives futures

Si Meta avance dans cette direction, cela pourrait marquer un tournant pour l’industrie de l’édition, où les données deviennent aussi précieuses que les livres eux-mêmes. Cela pourrait également inciter d’autres entreprises technologiques à chercher des acquisitions similaires, redéfinissant les frontières entre la technologie et l’édition traditionnelle.

 

En conclusion, bien que l’acquisition de Simon & Schuster par Meta n’ait pas encore été confirmée, elle illustre l’importance croissante des données dans le développement de l’intelligence artificielle. Cette évolution pourrait transformer de manière significative tant le paysage technologique que celui de l’édition.

26 avril 2024 0 Commentaires
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6 livres de cuisine jeunesse écrits pas des auteurs africains et afrodescendants
Listes de livres

6 livres de cuisine jeunesse écrits pas des auteurs africains et afrodescendants pour réveiller le petit chef qui sommeille en votre enfant

par Chrystelle Ngoulou 25 avril 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Vous cherchez des moyens créatifs pour occuper vos enfants tout en leur apprenant des valeurs ancrées dans votre culture ? Initiez les jeunes gourmets aux délices culinaires de l’Afrique, des Antilles, et bien au-delà avec notre sélection de livres de cuisine jeunesse. 

Rejoignez Kanika dans l’exploration des recettes congolaises, partagez les ateliers culinaires de Camila avec les copains, ou apprenez les bases de la cuisine avec les p’tits marmitons et Babette, le choix est vaste. 

Découvrez des recettes simples issues de diverses traditions africaines et caribéennes idéales pour les jeunes cuisiniers en herbe. Chaque page de ces livres de cuisine jeunesse est une occasion de découvrir, d’apprendre et de s’amuser. 

Ces 6 livres de cuisine jeunesse soigneusement sélectionnés proposent des recettes adaptées aux plus jeunes et leur permettent de découvrir des cultures riches et diversifiées par la cuisine. De l’apprentissage des fruits exotiques des Antilles à la préparation de plats traditionnels africains, chaque livre invite à offrir une expérience éducative et gustative uniques.

 

Kanika et les délicieuses recettes du Congo-Brazzaville d’Ophélie Boudimbou

6 nos livres de cuisine jeunesse écrits pas des auteurs africains et afrodescendants

Lire le livre

Éditeur : BOUDIMBOU

ISBN : 2956805118

Résumé : Kanika, une petite fille curieuse qui adore les petits plats en famille.🥘
Cet été, elle quitte Paris avec ses parents pour un périple au cœur du Congo-Brazzaville afin d’y découvrir les trésors culinaires🍽️.
Au cours de son voyage, Kanika s’est immergée dans la culture et les traditions culinaires congolaises🍴.

Ce livre s’adresse aux enfants qui :

✅ veulent apprendre la cuisine
✅ aiment voyager
✅ veulent apprendre les particularités d’une ville
✅ sont curieux et aiment découvrir la culture d’un nouveau pays

 

Cannelle cuisine de Rachelle Coulanges 

Cannelle cuisine

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Éditeur : Rachelle Coulanges

ISBN : 9198697935

Résumé : La maman de Cannelle a invité des amis à découvrir la délicieuse cuisine antillaise. Cannelle est tout heureuse d’aider à préparer le sorbet coco ou de tresser le pain au beurre. Mais il s’en passe des choses dans la cuisine : Filibo le chien coquin qui veut dévorer les bokits au poulet de Mamie, ou encore le poisson que prépare Papa qui lui atterrit sur la tête !

Le livre Cannelle cuisine contient 5 recettes faciles et délicieuses, que les enfants peuvent réaliser accompagnés d’un adulte.

Lire Cannelle, c’est partir à l’aventure au soleil. C’est découvrir ou redécouvrir une ambiance authentique et épicée. Des textes simples et de magnifiques illustrations pour passer un moment convivial et complice avec son enfant.

Livres de cuisine jeunesse pour les enfants à partir de 6 ans.

 

Noémie présente les fruits des Antilles de Jade Amory 

Noémie présente les fruits des Antilles de Jade Amory

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Éditeur : Caraibeditions

ISBN : 2373111063

Résumé : Noémie est une petite Antillaise pleine de vie, amoureuse de la Caraïbe qui voyage avec sa famille ou ses amis dans les endroits les plus emblématiques des Antilles. Découvre avec elle la richesse de nos îles ! Aujourd’hui, ce sont les fruits des Antilles que Noémie va te faire découvrir dans cette collection spéciale « imagier ». En français ou en créole, amuse-toi à les reconnaître et à les nommer !

 

Les p’tits marmitons avec Babette de Babette De Rozières

Les p'tits marmitons avec Babette

Lire le livre

Éditeur : Orphie

ISBN : 2877637697

Résumé : Apprendre aux enfants à faire la cuisine, c’est le nouveau souhait de Babette. Chef de cuisine et animatrice de télé, Babette te propose de réaliser dans ce livre de succulentes recettes simples et savoureuses. Tu pourras ainsi cuisiner comme un grand chef à la maison, avec tes parents. Youpi ! Sucettes de pomme de terre farcies, cuisses de poulet caramélisées au coca cola, purée de banane plantain à la vache qui rit, nouilles chinoises au boeuf, tarte tatin de bananes et pépites de chocolat, etc. Miam Miam… Babette te guide pas à pas dans chacune de ces recettes, qu’elle a créées spécialement pour toi, faciles à réaliser pour le plus grand bonheur de ta famille et de tes amis. Alors mets ton tablier, ta toque et au boulot !

 

La cuisine de Ya foufou de Patrick Serge Boutsindi 

6 nos livres de cuisine jeunesse écrits pas des auteurs africains et afrodescendants

Lire le livre

Éditeur : L’Harmattan

ISBN : 2343197326

Résumé : Ya foufou vit dans le village de Bikéri, au Congo-Brazzaville. Il décide un jour d’aller chercher du travail à Brazzaville, la capitale. Il est embauché comme chef cuisinier dans un restaurant. Il revient de temps en temps à Bikéri. Il profite de l’occasion pour demander aux femmes du village de lui apprendre la cuisine traditionnelle.

Ya foufou note toutes les recettes dans un cahier. Ma-Tchéché le Lièvre soupçonne Ya foufou de mentir et de ne pas travailler comme chef cuisinier dans un restaurant à Brazzaville. A-t-il raison ?

La cuisine de Camila : Les ateliers cuisine pour les copains de Camila Jouis Alhaouthou et  Miske Alhaouthou

6 nos livres de cuisine jeunesse écrits pas des auteurs africains et afrodescendants

Lire le livre

Éditeur : First

ISBN : 2412081751

Résumé : Poulet qui croustille, salade de fruits en visage, cordon bleu, pâtes au pesto maison…
Apprends à cuisiner de délicieuses recettes avec Camila, qui te partage sa passion pour la cuisine ! Avec ses explications écrites par une enfant pour les enfants, ce livre va te donner envie de passer derrière les fourneaux pour préparer de bons petits plats avec tes parents.
Pourquoi faire un livre sur la cuisine de Camila ?
Parce que cette enfant est une vraie passionnée de cuisine et qu’elle avait à cœur, malgré son jeune âge, de transmettre sa passion et son goût des bons produits aux autres enfants.
Dans le Perche où elle vit, elle met en place des ateliers avec son école et n’hésite pas à aller chez sa maîtresse adorée pour lui apprendre à faire son fameux « brownille » ! Comme une enfant de son âge, elle adore inviter tous ses amis pour des après-midi cuisine où elle partage ses recettes et ses coups de cœur musicaux. Sa passion de la cuisine, elle la tire évidemment de son histoire familiale : de son arrière-grand-mère aux Comores à sa mère, quatre générations de femmes se transmettent le goût des bons produits et le respect de l’environnement.

25 avril 2024 0 Commentaires
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Guinée Le Cameroun à l’honneur de la a 16ème édition des 72 heures du livre lancée à Conakry
ActualitéÉdition & industrie du livreÉvénements

Guinée : Le Cameroun à l’honneur de la 16ème édition des « 72 heures du livre » à Conakry

par Acèle Nadale 24 avril 2024
Rédigé par Acèle Nadale

La 16ᵉ édition des « 72 heures du livre » a été lancée à Conakry, en Guinée, ce 23 avril 2024. L’événement bénéficie du haut patronage du Président de la Transition et de l’appui du Premier ministre guinéen, Amadou Bah Oury.

Un festival pour promouvoir la culture littéraire en Guinée

Les « 72 heures du livre » sont considérées comme le plus grand événement culturel du pays, visant à promouvoir la lecture et la culture du livre en Guinée. 

L’événement se tient pendant six jours, dont trois jours à Conakry et trois jours à Dinguiraye, ville invitée d’honneur. L’événement est organisé par la maison d’édition Harmattan Guinée avec pour thème « Littérature et Sports”. Pour cette 16ᵉ édition, le pays invité est le Cameroun.

Au programme, des expositions, des dédicaces, des lectures, des émissions, des tables rondes, des conférences-débat, des projections et même du slam. Une forte participation des écoles et des universités, pour encourager la lecture chez les jeunes, est attendue. L’objectif affiché est de faire de Conakry la « capitale africaine du livre », en valorisant les écrivains et éditeurs guinéens.

 

Participation de personnalités camerounaises aux « 72 heures du livre » à Conakry

Une délégation de marque du Cameroun est arrivée le 20 avril 2024 à Conakry pour participer à l’événement. Cette délégation est dirigée par le Sultan Nabil Njoya, Roi des Bamoun, et qui est accompagné par l’ancien footballeur Joseph-Antoine Bell.

Source : 72 Heures Du Livre

Pour la suite des « 72 heures du livre », le Sultan Njoya rencontrera les écrivains et intellectuels guinéens et visitera la ville de Dinguiraye. Joseph-Antoine Bell, quant à lui, est invité à une rencontre avec des jeunes à la plage de Camayenne. De plus, il a reçu recevra une distinction honorifique le lundi 22 avril.

Le ministre camerounais de la Culture, Pierre Ismaël Bidoung Kpwatt, fait également partie de la délégation, accompagné de l’écrivaine Amal Amadou Djaïli.

Le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a annoncé la création prochaine d’un « Grand Prix du Président de la République » dans le cadre des « 72 heures du livre », afin de promouvoir la littérature guinéenne et son rayonnement international.

24 avril 2024 0 Commentaires
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Bengono Bessala, la nouvelle éditrice en chef de HarperNonFiction chez HarperCollins
ActualitéÉdition & industrie du livre

Bengono Bessala, la nouvelle éditrice en chef de HarperNonFiction chez HarperCollins

par Acèle Nadale 24 avril 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Bengono Bessala a rejoint début avril 2024 l’équipe éditoriale de HarperNonFiction dans la maison d’édition HarperCollins, comme responsable de la recherche et de l’acquisition de nouveaux titres.

Son rôle est d’identifier les opportunités de marché, négocier les contrats, et travailler étroitement avec les auteurs pour développer leurs manuscrits. 

Le parcours éditorial de Bengono Bessala chez HarperCollins

Bengono Bessala travaille pour HarperCollins depuis plus de sept ans, œuvrant au sein de diverses collections de la maison Avant de travailler dans l’édition, elle a été formée en tant que journaliste chez ITV News. Elle a aussi travaillé dans le développement de programmes de divertissements pour la télévision pour la BBC, et a également travaillé dans diverses radios locales de la BBC.

Bengono Bessala a été aussi éditrice de non-fiction chez William Collins, une division de HarperCollins Publishers UK. Elle a publié des ouvrages d’acteurs célèbres et d’entrepreneurs sur les réseaux sociaux, allant des mémoires à des livres sur la santé et le bien-être. Elle détient un master en gestion de l’industrie musicale. Ses grandes passions sont les livres et la musique.

Dans son nouveau rôle chez HarperCollins, Bengono Bessala va aussi sélectionner et promouvoir des textes qui se distinguent par leur pertinence et leur originalité et qui apportent de nouvelles perspectives dans les domaines tels que les tendances actuelles, les mémoires narratifs, la culture populaire, l’actualité, le divertissement et le life style.

HarperCollins, un géant de l’édition mondiale

HarperCollins est un éditeur américain basé à New York. C’est une filiale de News Corporation, le conglomérat médiatique de Rupert Murdoch. HarperCollins a été créé en 1987 par la fusion de l’éditeur américain Harper & Row créé en 1817 et de l’éditeur britannique William Collins & Sons, fondé en 1819. 

HarperCollins est l’un des plus grands groupes d’édition au monde, avec des filiales dans 17 pays. En 2015, l’acquisition de Harlequin a permis à HarperCollins de passer d’un éditeur principalement anglophone à un éditeur mondial. En 2022, HarperCollins affichait un chiffre d’affaires annuel de 2,19 milliards de dollars.

HarperCollins est l’une des cinq grandes maisons d’édition mondiales, faisant partie des « Big 5 », qui incluent également Penguin Random House, Hachette Book Group, Simon and Schuster, et Macmillan.

HarperNonFiction est une division spécialisée dans la non-fiction commerciale, travaillant avec des auteurs à succès et de nouveaux talents dans des domaines comme le divertissement, le sport, la cuisine, le bien-être et la culture.

24 avril 2024 0 Commentaires
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ActualitéÉvénementsPrix & distinctions

Niger : Le poète tchadien Dr. Attié Djouid Djaralnabi reçoit le Prix spécial au Marché du Livre et des Arts du Niger (MALAN).

par La redaction 24 avril 2024
Rédigé par La redaction

Pour sa 3ᵉ édition, le pays invité d’honneur du Marché du Livre et des Arts du Niger (MALAN) était la République du Tchad représentée par le Dr. Attié Djouid Djaralnabi. Il a reçu, au cours de l’événement, le Prix spécial du Marché du Livre et des Arts du Niger (MALAN).

Dr. Attié Djouid Djaralnabi est un écrivain et poète tchadien reconnu pour son engagement en faveur de la non-violence. Il est le fondateur de l’organisation « Tchad non-violence » et membre de l’Union des écrivains tchadiens. Il a publié plusieurs recueils de poésie et de nouvelles. Il est cadre supérieur au Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche du Tchad.

La cérémonie d’ouverture de la 3ᵉ édition du Marché du Livre et des Arts du Niger (MALAN) était placée sous le patronage du Ministre de la Jeunesse, de la Culture, des Arts et des Sports, le Colonel Major Abdourahamane AMADOU. L’événement s’est déroulé le samedi 20 avril 2024 dans la grande salle des conférences du Club, Mission Catholique, à Niamey.

Le Marché du Livre et des Arts du Niger a pour but de valoriser et de célébrer les œuvres littéraires et artistiques, avec un focus particulier sur l’engagement des jeunes. C’est un événement culturel annuel organisé par l’Association Poétique et Littéraire du Niger (APOL-Niger), soutenue par la maison d’édition « Les Nouvelles Editions du Sahel ». Il met en avant la littérature et la créativité artistique avec pour thème cette année « Littérature et jeunesse ». 

Cette 3ᵉ édition du Marché du Livre et des Arts du Niger était couplée à la 4ᵉ édition du concours « Talents Littéraires ». Ce concours vise à faire découvrir le Niger à travers sa littérature contemporaine, sa diversité culturelle, touristique et artisanale. 

24 avril 2024 0 Commentaires
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Joëlle Épée M. (Elyon's) dans le jury de la 23ème convention BD des créateurs noirs de la Côte Est des États-Unis
ActualitéÉvénements

Joëlle Épée M. (Elyon’s) dans le jury de la 23ème convention BD des créateurs noirs de la Côte Est des États-Unis

par La redaction 24 avril 2024
Rédigé par La redaction

Joëlle Épée a été sélectionnée pour faire partie du jury de la 23ᵉ convention BD des créateurs noirs de la Côte Est des États-Unis (ECBACC). Elle a évalué 76 bandes dessinées de très haute qualité dans différentes catégories, notamment les catégories meilleur espoir, meilleur scénario, meilleurs personnages féminins et masculins, ou encore meilleur dessinateur. 

Dans un post sur LinkedIn, Joëlle Épée dit avoir été impressionnée par la qualité et la diversité de la création de bandes dessinées africaines et afro-descendantes. Elle espère que ses coups de cœur seront récompensés lors de cette 23ᵉ édition de la convention.  Cette expérience l’a également amenée à réfléchir sur les prix décernés lors du Bilili BD Festival qu’elle organise au Congo et sur les moyens d’améliorer la visibilité de la création bédéesque africaine et afro-descendante.

Joëlle Épée M., également connue sous le pseudonyme Elyon’s, est une dessinatrice et autrice de bande dessinée camerounaise. Elle est l’auteure de la série La vie d’Ebène Duta. Elle est aussi Stand Uppeuse. 

En plus de son travail d’autrice et de dessinatrice, Elyon’s assure le co-commissariat d’expositions de bandes dessinées africaines, notamment l’exposition « Kubuni, les bandes dessinées d’Afrique.s » à Angoulême. Elle est également la fondatrice et directrice du Festival International de la bande dessinée du Congo, le Bilili Festival. 

 

L’ECBACC, pionnier des conventions sur l’Afrofuturisme et la culture BD

L’East Coast Black Age of Comics Convention (ECBACC) est une organisation à but non lucratif des arts fondée en 2002 à Philadelphie, en Pennsylvanie, par M. Yumy Odom. L’ECBACC a fourni l’un des premiers lieux professionnels pour des centaines de créateurs / éditeurs indépendants, et un espace unique pour les aficionados de bandes dessinées, de science-fiction et d’afrofuturisme. 

L’ECBACC est un précurseur dans les conventions urbaines de bandes dessinées et de science-fiction aux USA, et offre tout au long de l’année des programmes tels que S.T.AR.S. (Storytelling That Advances Reading Skills) et E.S.T.E.A.M. (Science, Technologie, Ingénierie, Art et Mathématiques). 

La 23ᵉ édition se tiendra le samedi 18 mai 2024 à la Temple University Student Faculty Center à Philadelphie, Pennsylvanie. 

L’admission est gratuite, et toutes les informations sont disponibles sur le site web de l’événement. 

24 avril 2024 0 Commentaires
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ActualitéÉdition & industrie du livre

« Petit Pays » de Gaël Faye adapté en bande dessinée par Marzena Sowa et Sylvain Savoia

par Chrystelle Ngoulou 24 avril 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Petit Pays, le roman autobiographique et acclamé de Gaël Faye, continue son aventure avec une récente adaptation en bande dessinée. En effet, le roman, déjà adapté au cinéma et au théâtre, prend désormais forme dans les pages illustrées des Éditions Dupuis. La BD a été publiée le 12 avril 2024.

L’adaptation de ce récit a été confiée à Marzena Sowa, scénariste reconnue pour sa capacité à traiter des sujets historiques et personnels avec finesse, et à Sylvain Savoia, dessinateur, et dont les œuvres précédentes ont été saluées pour leur clarté et leur expressivité. Le tout en collaboration étroite avec l’auteur, compositeur et interprète Gaël Faye. 

Dans un échange avec le média Brut, ils ont partagé les défis et les réussites de cette collaboration. Gaël Faye a enrichi le projet en partageant des documents personnels et des photos de famille, pour offrir une authenticité palpable à l’œuvre adaptée.

Les trois auteurs ont discuté lors de l’interview sur l’équilibre entre les dits et non-dits en passant du roman à la bande dessinée, tout en donnant un supplément d’âme à la nouvelle œuvre produite. 

Le terrain est miné concernant l’Afrique lorsqu’il s’agit des images. On a tous des représentations très clichés, très misérabilistes du continent africain. Il y a des représentations qui nous viennent très loin et donc les discussions tournaient autour de cela : Attention, comment on représente un corps noir ? Comment on représente des scènes de guerre ? Comment on met en scène une ville africaine ? Une famille ?

Pour moi, ce qui est important, c’est de toujours remettre la normalité des choses et des situations. On vit à Bujumbura comme on vit à Paris ou à Varsovie. On a tous les mêmes humanités, tous les mêmes interrogations, on aime, on a peur, on a des familles… et voilà. C’était de retrouver quelque chose de banal. – Gaël Faye

 

"Petit Pays", la bande dessinéeLa bande dessinée se concentre sur la vie de Gaby et Ana, deux enfants métis franco-rwandais qui grandissent au Burundi. Leur quotidien est irrévocablement changé par les vents de la guerre civile et le génocide des Tutsi au Rwanda. Le récit visuel, tout en restant ancré dans les événements historiques, met en lumière les expériences personnelles et souvent douloureuses des protagonistes.

Lire les premières pages de la BD

 

24 avril 2024 0 Commentaires
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Le couple Viola Davis et Julius Tennon lance la nouvelle maison d’édition JVL Media
ActualitéÉdition & industrie du livre

Le couple Viola Davis et Julius Tennon lance la nouvelle maison d’édition JVL Media

par Chrystelle Ngoulou 23 avril 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Viola Davis, son époux Julius Tennon et l’auteure Lavaille Lavette ont récemment lancé une nouvelle maison d’édition de livres appelée JVL Media. 

La maison d’édition a pour mission de publier une littérature qui célèbre et amplifie une grande diversité de voix et d’expériences. En plus de ses propres projets indépendants, JVL Media collabore avec des entités leaders dans l’édition et les médias pour proposer un large éventail de littératures de haute qualité.

La maison d’édition JVL Media, qui a pour objectif de promouvoir les voix sous-représentées dans le monde du livre, a déjà annoncé ses deux premiers titres : « Had to Lose to Win: The Tiki Davis Story, » un mémoire de l’entrepreneur et auteur noir américain Tiki Davis, et « The Inclusion Leader Genius, » un livre non-fiction de Dr. Johné Battle, auteur, professeur et conférencier noir américain.

Parmi les premiers titres de fiction à venir de JVL Media, on retrouve aussi « New Hope » de Tanya Wright, et « Black States of America », une épopée de science-fiction de D.E. Rogers qui réimagine la vie des noirs américains si Abraham Lincoln avait vécu.

JVL Media prévoit d’étendre son catalogue pour inclure une gamme de livres pour enfants et de jeunes adultes à partir de l’automne 2025.

Cette nouvelle aventure de l’actrice légendaire Viola Davis s’inscrit dans sa volonté de mettre en avant les artistes sous-représentés en leur offrant plus d’opportunités. En effet, elle possède, avec son époux Julius Tennon, unlabel de production JuVee Productions, qui a déjà réalisé des percées significatives dans la production cinématographique et télévisuelle avec des titres tels que “The Woman King” et la célèbre série “How to Get Away With Murder”.

23 avril 2024 0 Commentaires
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Nnedi Okorafor et Gerty Dambury dans la shorlist du Grand Prix de l'Imaginaire
ActualitéPrix & distinctions

Nnedi Okorafor et Gerty Dambury dans la shorlist du Grand Prix de l’Imaginaire 2024

par Acèle Nadale 23 avril 2024
Rédigé par Acèle Nadale

La liste des finalistes pour le Grand Prix de l’Imaginaire 2024, qui récompense les meilleurs romans de science-fiction et de fantasy publiés en France en 2023, a été annoncée. Dans la catégorie « Roman jeunesse étranger », on retrouve Sankofa, la fille adoptive de la mort de Nnedi Okorafor (L’école des loisirs) et dans la catégorie « Traduction », Gerty Dambury pour La Sirène de Black Conch de Monique Roffey (Mémoire d’Encrier).

 

Nnedi Okorafor : De Chicago à l’Afrique de l’Ouest

Fille d’immigrés nigérians, Nnedi Okorafor est née et a vécu toute son enfance à Chicago dans l’Illinois. À la fin des années 60, ses parents ont fui la guerre du Biafra, mais elle a passé la plupart de ses étés au Nigéria. Titulaire de deux Master et d’un Doctorat en littérature, elle enseigne l’écriture créative à l’université de Buffalo, dans l’état de New York. Elle a publié une dizaine de romans qui se déroulent en Afrique de l’Ouest. Elle a remporté les grands prix de science-fiction et de fantasy (Prix Hugo, Nebula, World Fantasy) ainsi que le Wole Soyinka Prize for Literature in Africa.

Nnedi Okorafor dans la shorlist du Grand Prix de l'Imaginaire 2024

Lire le livre

4ème de couverture :

Lorsqu’elle était encore enfant, Fatima a reçu la visite de la Mort, et elle a tout perdu. Son village, sa famille, et jusqu’à son nom, devenu Sankofa. Son seul trésor était une graine aux pouvoirs mystérieux, venue du ciel lorsque les météores tombaient, mais on l’en a dépouillée. À présent crainte et respectée comme la fille adoptive de la Mort, Sankofa erre sur les terres ancestrales du Ghana, avec pour seul compagnon un renard, à la recherche de réponses, de ce qui a disparu, et surtout de ce qui l’attend.

L’impact de Gerty Dambury dans le monde littéraire

Gerty Dambury est une autrice et traductrice guadeloupéenne. Elle a traduit The Black Unicorn d’Audre Lorde, paru en 2021 aux éditions de l’Arche. Son essai sur l’histoire du premier théâtre ouvert par des Noirs à New York en 1821, Le rêve de William Alexander Brown, a remporté en 2015 le prix Carbet de la Littérature et du Tout-Monde.

Sa traduction en français du livre La Sirène de Black Conch de Monique Roffey (Mémoire d’Encrier) est finaliste dans la catégorie Traduction du GPI.

Gerty Dambury dans la shorlist du Grand Prix de l'Imaginaire 2024

Lire le livre

 4ème de couverture :

Aycayia, une jeune femme condamnée à vivre comme une sirène, erre de siècle en siècle dans la mer des Caraïbes. Un jour, David le pêcheur qui chantait dans sa pirogue, attendant une prise, attire la belle sirène. Il en tombe éperdument amoureux. Lorsque des touristes américains la capturent, David la sauve, jure de la protéger et de la chérir, loin du bruit et de la fureur. Lentement, la sirène se transforme de nouveau en femme. Alors que leur amour grandit, ils découvrent que le monde qui les entoure sombre dans une spirale de destruction, et qu’il leur sera impossible d’échapper à la malédiction. La sirène de Black Conch s’inspire d’une légende taïno.

 

Cinquante ans de Grand Prix de l’Imaginaire : Une célébration des littératures de l’extraordinaire

Le Grand Prix de l’Imaginaire (GPI) est le prix français le plus ancien encore en activité, fondé en 1974, et le plus prestigieux consacré aux « littératures de l’Imaginaire » telles que la science-fiction, la fantasy et le fantastique. Le GPI est indépendant des maisons d’édition et de toute institution. Il fête ses 50 ans en 2024.

Le Grand Prix de l’Imaginaire récompense chaque année les meilleurs romans dans les différentes catégories littéraires tels que les nouvelles, les essais, les traductions, les illustrations et les œuvres de littérature jeunesse. Le jury est composé d’amateurs et de professionnels de différents horizons qui distinguent les œuvres les plus marquantes pour leurs qualités littéraires, leurs ambitions et leurs originalités.

Après 13 ans de partenariat avec le festival Étonnants Voyageurs à Saint-Malo, le GPI a créé un nouveau partenariat avec La Comédie du Livre- 10 jours en mai, une manifestation littéraire généraliste organisée par Montpellier Méditerranée Métropole en France avec l’ensemble des librairies indépendantes de son territoire.

Les lauréats Grand Prix de l’Imaginaire 2024 seront proclamés peu avant la remise du Prix le 18 mai à Montpellier.

 

23 avril 2024 0 Commentaires
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4ᵉ édition du Trophée des Plumes Soumettez votre nouvelle avant le 6 mai 2024
ActualitéPrix & distinctions

4ᵉ édition du Trophée des Plumes : Soumettez votre nouvelle avant le 6 mai 2024

par Chrystelle Ngoulou 23 avril 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

La quatrième édition du Trophée des Plumes est désormais lancée. Du 15 avril au 6 mai 2024, les participants ont la possibilité de soumettre leurs nouvelles, inspirées par un thème proposé par Loubna Serraj, marraine de cette édition.

Présentation du concours Trophée des Plumes

Le Trophée des Plumes 2024 est un concours littéraire organisé par YouScribe, une plateforme de publication en ligne. 

Ouvert aux auteurs francophones, les participants peuvent soumettre leurs nouvelles de 3 pages (ou 8 000 caractères espaces compris), dans différentes catégories comme la fiction, la non-fiction, la poésie, etc. 

Le thème de cette année, proposé par Loubna Serraj, est : “C’est face à l’impensable, à l’impensé, que notre vrai moi prend place en arrachant tous les masques”. Ce sujet invite les auteurs à explorer et à exprimer des aspects profonds et souvent non révélés de leurs personnages ou de leur propre perspective.

Loubna Serraj est auteure, éditrice aux éditions La Croisée des Chemins depuis 2018 et chroniqueuse à la radio Luxe Radio depuis 2019. Elle tient également un blog littéraire, social et politique.

Les récompenses offertes

Trois distinctions seront décernées : la Plume du Public, la Plume du Jury, et la Plume de la Marraine. 

Les gagnants seront récompensés par des prix en argent et la publication de leurs œuvres sur la plateforme YouScribe. Les trois lauréats bénéficieront d’un accompagnement personnalisé par des professionnels du domaine littéraire, d’un crédit Orange Money, de l’édition numérique de leur texte par Nimba Editions, ainsi que d’autres récompenses.

 

Comment participer au Trophée des Plumes ?

Pour participer, les auteurs doivent suivre ces étapes :

  • Publier leur nouvelle sur la plateforme YouScribe ente le 15 avril et le 6 mai 2024.
  • Ajouter la mention « Trophée des Plumes 2024 » au titre de leur texte.
  • Classer leur nouvelle dans la thématique « littérature » et la sous-thématique « Trophée des Plumes 2024 ».

Ci-dessous, retrouvez le guide de publication disponible sur YouTube 

 

Calendrier du concours

  • Du 15 avril au 6 mai 2024 : Période de publication des nouvelles
  • Du 7 au 28 mai 2024 : Vote du public
  • Fin juin 2024 : Annonce des résultats

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site de Youscribe.

23 avril 2024 0 Commentaires
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Touhfat Mouhtare
Interviews

Touhfat Mouhtare : « Lire est une danse ; écrire est un chant ; une histoire est une fresque. »

par Acèle Nadale 23 avril 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Afrolivresque a eu l’honneur de converser avec Touhfat Mouhtare, écrivaine originaire des Comores. Née en 1986 à Moroni, Touhfat a vécu entre son île natale et plusieurs pays d’Afrique subsaharienne avant de venir en France pour ses études. Aujourd’hui, elle réside dans le Val-d’Oise. Touhfat Mouhtare est l’auteure de plusieurs ouvrages, dont le dernier, Le feu du milieu ( Le Bruit du Monde), a été récompensé par le prix Alain Spiess pour le deuxième roman en 2022.

Dans cette interview, Touhfat Mouhtare évoque la richesse de la littérature comorienne, une littérature qui mêle les traditions à la modernité de récits contemporains. Elle nous parle également de son approche de l’écriture, influencée par d’autres formes d’art qui enrichissent son style narratif.
Touhfat Mouhtare nous révèle par ailleurs des aspects moins connus de son processus créatif qui pourraient surprendre même ses lecteurs les plus fidèles.

Comment l’histoire littéraire comorienne se démarque-t-elle de celle d’autres régions en Afrique, et quelles leçons pensez-vous qu’elle offre à la littérature mondiale ?

C’est une littérature de la « naissance à soi » à l’échelle d’un pays : les écrivains et écrivaines revisitent leurs traditions, l’expérience d’un pays encore tout récemment indépendant. Il y a beaucoup de colère, mais surtout, l’envie de faire nation, de faire peuple, mais il reste à explorer les démons encore cachés sous le tapis, comme l’origine de l’islam. Depuis peu, les autrices et auteurs que j’observe explorent les contradictions qui caractérisent cette société afro-arabe et musulmane : tradition et religion, privilège de la matrilinéarité et déconsidération progressive de l’autorité féminine. Il est encore tôt, je pense, pour dire ce qu’elle apporte de nouveau à la littérature mondiale. C’est une voix qui cherche encore son chant, à mon sens, et peut-être est-ce dans cette non-détermination que l’on peut chercher un enseignement. Le fait de ne jamais penser cette littérature comme un objet défini, peut-être, mais de la voir comme un mouvement permanent.

 

Le Feu du Milieu Broché – Grand livre, 18 août 2022de Touhfat Mouhtare

Lire le livre

En dehors de la littérature, quelles sont les formes d’art ou les pratiques culturelles qui nourrissent votre créativité et comment se reflètent-elles dans votre œuvre ?

Le chant, la danse, le dessin et la peinture occupent une place centrale dans ma vie. J’ai essayé la broderie et le webdesign, mais même si le temps me manque, j’y reviendrai. Mon obsession pour l’expression créative se ressent, je pense, dans mes livres, mais aussi dans ma pratique de la lecture : il m’arrive de répéter une phrase plusieurs fois jusqu’à ce que son rythme parle au mien. Et j’écris avec en tête le clavier d’un piano ou le solo d’un violon. Lire est une danse ; écrire est un chant ; une histoire est une fresque.

 

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez lors de la recherche sur les mythes et légendes comoriens, étant donné leur transmission principalement orale ?

Je ne pense pas que le mode de transmission soit réellement le problème. Un travail de fond a déjà été mené par des linguistes (Ahmed Chamanga), anthropologues (Yakina Mohamed Djelane), sociologues (Ibrahim Ali Toibibou) pour numériser, retranscrire ou questionner les mythes de l’archipel et retracer leur origine jusque dans l’esclavage arabo-musulman. Là où le bât blesse, je crois, c’est dans le morcellement des mythes dont nous sommes héritiers. Il faut imaginer un coffre rempli de moitiés de boucles d’oreilles, de rangs de bracelets incomplets, de traces de passage. Faut-il espérer enraciner une branche, ou accepter son état et lui trouver un usage différent ? C’est la question que je me pose.

 

Pouvez-vous partager un aspect peu connu de votre processus créatif qui surprendrait vos lecteurs ? Comment l’utilisez-vous pour enrichir vos textes ?

Lorsque je suis immergée dans une histoire, je n’écris pas forcément tous les jours, du moins au début. Il faut la laisser s’installer, ou, comme dirait ma grand-mère, « laisser l’heure de la prière prendre corps avant de l’accomplir ». Comment savoir si l’histoire s’installe ? Cela arrive par vagues, et cela peut me tomber dessus à n’importe quel moment. Si une partie du passé d’un personnage m’ « attrape » lors d’un trajet en train, il me faut un support manuel pour l’écrire ; comme j’oublie souvent mes carnets, mais que j’ai toujours un livre sur moi, je « vole » les premières pages du livre pour écrire avant que l’idée ne m’échappe. Les livres de ma bibliothèque sont donc également les gardiens de bribes de mes histoires. Quant à mes carnets, ils subissent le même sort : un même carnet peut contenir des morceaux d’une histoire, dont on retrouve la suite dans un autre carnet. Je marque les passages par des numéros ou des astérisques pour m’y retrouver. C’est un peu le même principe que les collections Marvel !

 

Si vous pouviez avoir une conversation avec une figure historique africaine ou afrodescendante, qui serait-ce et quel sujet brûlant aborderiez-vous ?

J’aimerais rencontrer la première esclave amenée sur mon île, Ngazidja, ou la première emmenée en Amérique. Plus encore, la première qui ait survécu à tout ce qu’elle aura vu, entendu, subi. Pour lui demander de me raconter non pas son enlèvement, ni l’histoire de sa famille, mais à quoi elle rêvait quand elle était encore chez elle, enfant. Pour moi, la naïveté sera toujours plus forte que la lucidité. C’est en elle que réside la flamme de la survie ; pas celle du corps, mais celle de notre être. Ce n’est que par elle que l’on peut maintenir l’espérance.

23 avril 2024 0 Commentaires
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ActualitéÉvénements

Guadeloupe : lancement du livre “Les Guerriers de la canamelle” d’Alex Wheatle à la médiathèque de Lamentin le 04 mai 2024

par Acèle Nadale 22 avril 2024
Rédigé par Acèle Nadale

L’association Books Songs & Films organise un événement le samedi 4 mai 2024 à la Médiathèque de Lamentin, qui mettra en avant Alex Wheatle, un auteur britannique d’origine jamaïcaine. L’auteur se joindra à l’événement par visioconférence depuis Londres pour partager ses réflexions sur son travail et répondre aux questions du public.

Au programme, la projection du film « Small Axe: Alex Wheatle » réalisé par Steve McQueen, qui traite de la vie de Wheatle, de son enfance difficile à son engagement lors des émeutes de Brixton en 1981, et de son parcours dans la découverte de son identité et de sa voix à travers l’écriture.

L’événement présentera également une discussion avec Alex Wheatle sur son roman pour jeunes adultes Les Guerriers de la canamelle, un récit historique sur la Bataille de Tacky, une révolte d’esclaves en Jamaïque en 1760.

Alex Wheatle est un écrivain britannique d’origine jamaïcaine, né le 3 janvier 1963. Il a passé une grande partie de son enfance dans le foyer pour enfants de Shirley Oaks près de Croydon.
En 1981, Alex Wheatle a participé aux émeutes de Brixton et a été emprisonné pendant 4 mois. C’est durant cette période en prison qu’il a découvert sa passion pour la littérature, encouragé par son codétenu Simeon.
Il a publié plusieurs romans acclamés par la critique avant de se tourner vers la littérature pour la jeunesse. Parmi ses œuvres les plus connues figurent la série Crongton Knights, dont les tomes P’tit bout (Diable Vauvert, octobre 2017) ) et Les Chevaliers de Crongton (Diable Vauvert, mai 2018).
Son dernier roman, Les Guerriers de la canamelle publié chez Roots Éditions, raconte l’histoire de la rébellion de Pâques de 1760 à la Jamaïque, menée par le charismatique Tacky et ses esclaves révoltés.
Alex Wheatle a reçu de nombreuses distinctions pour son travail, notamment le prix Guardian Children’s Fiction en 2016 avec Crongton Knights: Book 2.
Il vit actuellement à Londres avec sa famille.

Les Guerriers de la canamelle publié chez Roots Éditions4ᵉ de couverture
Les Guerriers de la canamelle
Moa a quatorze ans. Il n’a jamais rien connu d’autre que travailler dur dans la plantation de canne à sucre Frontier pendant d’interminables journées chaudes, en craignant les fouets des contremaîtres. Une nuit, il apprend qu’un soulèvement aura lieu, dirigé par le charismatique Tacky. Moa va devenir un guerrier et lutter pour la liberté de tous les esclaves des plantations alentour. Mais avant de pouvoir s’échapper, Moa et son ami Keverton doivent faire face à leur première grande mission : tuer le contremaître Donaldson. Le compte à rebours est lancé avant le jour du soulèvement . . .

Irrésistible, captivant et mémorable, les Guerriers de la canamelle, par Alex Wheatle, retrace la véritable histoire de la révolte de Tacky en Jamaïque, en 1760.

 

Pour toutes informations complémentaires, contactez Roots Éditions.

22 avril 2024 0 Commentaires
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ActualitéÉdition & industrie du livrePolitiques du livre & société

Maazi Ogbonnaya Okoro lance “Fiziksi”, le premier livre de physique en Igbo

par Acèle Nadale 22 avril 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Maazi Ogbonnaya Okoro, auteur nigérian, a marqué un tournant dans l’éducation scientifique avec la publication de « Fiziksi », le premier livre de physique écrit en langue igbo. Publié le 13 mars, cet ouvrage est une avancée majeure vers une éducation plus inclusive et la préservation de la langue igbo, classée par l’UNESCO parmi les langues en danger de disparition.

Motivé par les préoccupations concernant la menace de disparition de la langue igbo, Maazi Ogbonnaya Okoro a décidé de créer ce livre pionnier. Il a constaté que dans de nombreux pays, les langues nationales sont utilisées pour l’enseignement, ce qui facilite l’apprentissage des élèves. 

Conscient de l’importance de l’enseignement dans les langues maternelle, il a choisi de débuter par la physique, considérée comme la discipline fondamentale pour les sciences. 

Avec « Fiziksi », Maazi Ogbonnaya Okoro vise à simplifier les concepts complexes de la physique et à améliorer la compréhension des étudiants.

« Fiziksi » comprend 15 chapitres et couvre une gamme de sujets liés à la physique, notamment l’introduction à la physique, la mécanique, l’électricité et le magnétisme, l’optique, la physique moderne et l’astrophysique. Chaque chapitre est conçu pour fournir une compréhension du sujet, avec un accent mis sur la simplification des concepts complexes.

Le livre s’adresse principalement aux étudiants igbophones, qui pourront désormais étudier la physique dans leur langue maternelle, ce qui devrait améliorer leur apprentissage et leur rétention des connaissances. Les enseignants pourront également s’en servir comme support pour enseigner la physique en langue igbo.

Cette initiative joue aussi un rôle important dans la conservation de la langue igbo et lui donne un nouveau domaine d’usage académique. En offrant des ressources scientifiques dans cette langue, Maazi Ogbonnaya Okoro espère renforcer l’usage de l’igbo, et aussi inspirer la création de ressources similaires dans d’autres disciplines et langues africaines.

Maazi Ogbonnaya Okoro est un éducateur spécialisé dans l’enseignement de l’igbo comme première langue, deuxième langue et langue étrangère. Titulaire de diplômes en linguistique et en langue Igbo de l’université Nsuka du Nigeria, il a par ailleurs étudié la traduction et le sous-titrage de films à l’université de Newcastle et à l’université de l’Ouest de l’Écosse, au Royaume-Uni. 

Auteur prolifique, il a publié plus de 58 livres en igbo, lesquels sont utilisés dans les programmes scolaires des secondaires et des universités dans divers États du Nigéria  pour les niveaux licence, master et doctorat. 

Il a été le premier traducteur de la BBC en igbo et a travaillé pour diverses organisations nationales et internationales, dont l’UNESCO et les Nations Unies. Actuellement, il dirige les traductions en igbo chez Abibiman Publishers, au Royaume-Uni. 

Le lancement de « Fiziksi » est un pas décisif pour la promotion de l’inclusivité éducative. Maazi Ogbonnaya Okoro ouvre ainsi la porte à une nouvelle ère où l‘éducation scientifique est véritablement accessible à tous. Ce livre représente une contribution significative à l’industrie de l’édition africaine et à l’éducation scientifique.

 

 

 

22 avril 2024 0 Commentaires
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Saudade - Mot de la semaine
Le mot de la semaine

Saudade : Le mot de la semaine

par Chrystelle Ngoulou 22 avril 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le mot de la semaine du 22 au 28 avril 2024

La saudade est un mot portugais qui désigne un sentiment profond de mélancolie, de nostalgie et d’espoir mêlés, engendré par l’absence ou l’éloignement d’une personne, d’un lieu ou d’une époque aimés.

La saudade exprime une relation ambivalente entre le passé et le présent, où l’on est heureux d’avoir vécu certains moments, mais triste qu’ils soient désormais révolus. C’est une nostalgie absolue, une émotion résonnant dans différents espaces-temps de notre esprit.

Une des chansons les plus célèbres de l’artiste capverdienne mondialement connue Cesária Evora est le titre Sodade. C’est une ballade mélancolique qui évoque la nostalgie et le manque d’un être cher. Écrite dans la langue créole du Cap-Vert, sa patrie, la chanson décrit les sentiments de solitude et de tristesse ressentis lorsqu’on est loin de ses racines et de ses proches.

En résumé, la saudade est un concept riche et subtil de la culture portugaise, qui exprime une forme de mélancolie douce-amère face à l’absence de ce qui nous est cher.

22 avril 2024 0 Commentaires
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Dany Laferrière donne une leçon de Hula Hoop à Jean-Philippe Wauthier
Actualité

Hula Hoop : Dany Laferrière donne une leçon à Jean-Philippe Wauthier à la télévision canadienne

par Chrystelle Ngoulou 19 avril 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Dans une séquence vidéo récemment postée sur Instagram, l’éminent écrivain haïtien Dany Laferrière a surpris son public en apportant un hula hoop lors d’une interview.

 

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Invité par Jean-Philippe Wauthier dans le cadre de l’émission « Bonsoir Bonsoir », pour la promotion de son dernier livre Un certain art de vivre (Grasset, 2023), Dany Laferrière n’est pas venu les mains vides. 

Le moment capté dans la vidéo montre Laferrière, membre de l’Académie française, en train de donner un cours impromptu de hula hoop à un Jean-Philippe Wauthier à la fois amusé et légèrement dépassé. 

Au-delà de l’échange amusant, ce geste de Dany Laferrière démontre une facette plus décontractée et accessible de l’intellectuel.

“… c’est vraiment le sport des écrivains. Le hula hoop c’est le sport parfait ! Ça ne fait pas de bruit, ça ne prend pas de place. Et vous savez, 20 minutes de hula hoop équivaut à 2h de marche.” – Dany Laferrière

La réception de la vidéo a été extrêmement positive. Les commentaires sur Instagram et Facebook témoignent de l’appréciation du public de cette autre facette de l’écrivain qui a su garder son âme d’enfant.

 

4ème de couverture

Dany Laferrière - Un certain art de vivre

Lire le livre

Résumé : « J’ai voulu savoir comment les choses s’étaient passées dans cette vie où je n’ai pas cessé de bouger, souvent malgré moi. Toutes ces villes où j’ai vécu (Port-au-Prince, Petit-Goâve, Montréal, New-York, Miami, Paris, Tokyo), assez pour les intégrer en moi sans devenir sédentaire pour autant. Je suis passé, à peine étonné, du sud au nord, du rhum au vin, de l’été à l’hiver, jusqu’à devenir un cerisier en fleurs. J’ai franchi clandestinement les frontières de classes, de races ou encore celles qui séparent un pays d’un autre. J’ai accumulé diverses expériences au fil des jours ensoleillés ou pluvieux, mais je n’avais pas encore évalué ce parcours.
L’été dernier, j’ai découvert, sous forme de réflexions fulgurantes, de haïkus langoureux, de descriptions hâtives d’un lieu, d’une situation ou d’un état d’esprit, ce qui s’était passé dans ma vie durant ce dernier demi-siècle. Lecteur horizontal, j’ai choisi de vivre dans ma baignoire ou dans mon lit sans quitter l’espoir qu’une inconnue frappe à ma porte. Je note que la plupart des gens veulent savoir ce que l’écrivain cache alors que je me contente de ce qu’il tente de me faire voir.
Pour rester dans cette simplicité proche de l’enfance, j’ajouterai que je lis une page les yeux ouverts, pour la repasser dans ma tête les yeux fermés. L’eau chaude de la baignoire me permet de fuguer en regrettant de ne pas l’avoir fait à certains moments comme la fois où j’ai manqué de prendre cette petite route de terre qui m’appelle depuis si longtemps, et cela même si j’ignore où elle me mènera. J’ajouterai que c’est quand on n’a rien à faire que le temps devient précieux. Mais pensant que la vie est linéaire, je tente vainement d’en sortir en prenant le bon chemin au mauvais moment. Pour finalement comprendre que ces petites notes, comme des touches de couleur, me dessinent un portrait naïf. Ce mince livre m’aura pris plus de temps qu’aucun autre. »D.L

 

19 avril 2024 0 Commentaires
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Allemagne Tsitsi Dangarembga et Gabriele Sindler présentent leur projet afro-européen à Hamburg
ActualitéCinémaÉvénements

Allemagne : Tsitsi Dangarembga et Gabriele Sindler présentent leur projet afro-européen à Hambourg

par Patrick Abe 19 avril 2024
Rédigé par Patrick Abe

Le 21 mars dernier, Tsitsi Dangarembga, auteure, réalisatrice et activiste, et Gabriele Sindler, consultante en histoire et scénario, ont présenté leur collaboration afro-européenne lors de la soirée “Capturing Film Business with Botho & Ubuntu” organisée par le Hamburg Institute for Advanced Study e.V. (HIAS). Leur objectif partagé est de produire un contenu pertinent et artistiquement abouti pour un large public cinéphile à travers le monde.

Au cours de cette soirée détendue et intime au restaurant Hadley’s à Hambourg, Tsitsi Dangarembga a abordé plusieurs aspects de la représentation des Noirs dans le cinéma d’animation américain. Elle a surtout mis en évidence le choix délibéré des cinéastes d’utiliser la lumière pour rendre les personnages à forte mélanine moins distincts.

Par la suite, Tsitsi Dangarembga a présenté son institut, l’Institute for Creative Arts for Progress in Africa (ICAPA) à Harare, où elle a lancé, avec le soutien de Gabriele Sindler, un programme de formation panafricain pour les équipes créatives féminines. Ce programme couvre l’analyse de scénarios, l’écriture, la production et la distribution, visant ainsi à renforcer le secteur cinématographique africain.

Enfin, Gabriele Sindler a partagé les détails des ateliers qu’elles ont organisés à Lagos au Nigeria. Ces ateliers ont rassemblé des participantes de plusieurs pays africains, dont le Botswana, le Zimbabwe, la Tanzanie, le Kenya, le Rwanda, le Nigeria, São Tomé et Príncipe, la Côte d’Ivoire et l’Égypte.

En moins de deux heures, cette soirée a offert l’opportunité d’explorer l’univers cinématographique et littéraire de ces deux artistes.  Le public a pu ainsi de découvrir leur travail, leurs visions et leurs contributions remarquables dans le domaine du cinéma africain.

soirée “Capturing Film Business with Botho & Ubuntu”

©HIAS/Claudia_Hoehne

Tsitsi Dangarembga ©HIAS/Claudia_Hoehne

Gabriele Sindler (Gauche) et Tsitsi Dangarembga (Droite) ©HIAS/Claudia_Hoehne

Tsitsi Dangarembga ©HIAS/Claudia_Hoehne

Gladys Marivat (Gauche), Tsitsi Dangarembga (Milieu) et Gabriele Sindler (Droite)©HIAS/Claudia_Hoehne

©HIAS/Claudia_Hoehne

©HIAS/Claudia_Hoehne

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19 avril 2024 0 Commentaires
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Un prisonnier sans étoile - Interview Sully Quay
Interviews

Sully Quay: “Il existe un aspect universel dans la cruauté des relations entre les hommes”

par Acèle Nadale 18 avril 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Dans son roman Un prisonnier sans étoile, Sully Quay nous transporte à travers des époques tumultueuses et des territoires marqués par l’Histoire, dépeignant les luttes et les résiliences d’un chirurgien togolais confronté aux préjugés et à l’oppression. Ce récit, qui s’étend des rives du Togo à l’agitation de Chicago, puis au cœur de Paris sous l’occupation nazie, pose un regard sur les thèmes universels de l’amour, de la souffrance et de la survie. Au fil des pages, Quay tisse une trame où la mémoire et l’humanité se croisent. Cette interview nous offre un aperçu des inspirations et des intentions de l’auteure derrière le roman.

 

Le roman Un prisonnier sans étoile aborde des périodes dramatiques de l’histoire comme l’esclavage, la ségrégation raciale, l’occupation allemande et l’Holocauste. Quelles ont été vos découvertes les plus surprenantes lors de vos recherches ?

Un prisonnier sans étoile traverse effectivement différentes périodes lourdes de l’histoire où la cruauté humaine est à son paroxysme. Aucune période ne m’a bouleversée plus que les autres ; elles m’ont toutes profondément marquée et troublée. Je me demandais sans cesse comment l’homme peut infliger tant de mal, comment il peut soumettre ses semblables à de telles souffrances abjectes, ignobles et inhumaines. Je ne cessais d’être envahie par des sentiments de révolte, de tristesse, voire d’impuissance. Toutes ces interrogations et ces ressentis m’ont servi de vecteurs pour assouvir mon besoin, mon désir d’écriture. Je voulais transmettre, rappeler ce travail de mémoire si important. « La mémoire, ce passé au présent », pour reprendre les mots de François Chalais.

 

Sylvana est le personnage qui ouvre le roman. Elle est née d’une histoire d’amour interdite entre son père Sylvestre, chirurgien togolais, et sa mère Ana, traductrice allemande sous l’occupation nazie en France. Quelles leçons souhaitez-vous que les lecteurs tirent de son parcours ?

Sylvana est, en effet, le personnage qui ouvre et clôt le roman. Avec elle, la boucle est bouclée. Bien qu’elle puisse paraître incarner le péché et le mal, il en est tout autrement. Sylvana ouvre les portes de l’espoir et de l’espérance chez l’être humain. Elle incarne la tolérance, représente l’amour et symbolise l’acceptation de l’autre, quel qu’il soit. Son parcours est un voyage initiatique, allant de sa candeur enfantine à l’âge adulte. Un cheminement dont le lecteur est témoin. Elle accompagne son père Sylvestre et sa mère Ana jusqu’au bout de leur route. Sylvana est le lien entre l’Afrique et l’Europe. Elle montre que tout nous lie. Elle incarne la solution à l’horreur humaine.

 

Le personnage central, Sylvestre, est un homme brillant qui jouit d’une position sociale privilégiée, car il est un chirurgien de talent. Cependant, il traverse des périodes et des lieux historiquement chargés de racisme et de conflits. Quelle était votre intention en créant ce personnage ?

Il m’était essentiel de montrer que l’Afrique est un continent regorgeant de ressources. Il était important que les lecteurs, d’où qu’ils viennent, réalisent que nombre d’Africains sont lettrés, éduqués et peuvent accéder à toute forme de richesse.

D’un point de vue humain, il existe un aspect universel dans la cruauté des relations entre les hommes. Sylvestre, un togolais noir, endure les mêmes souffrances que toutes les victimes du nazisme. Les douleurs, les supplices que subit Sylvestre dans les camps sont identiques à ceux endurés par les Juifs.

Les remords qu’il éprouve face au sort des esclaves sont des sentiments universels. Il n’a d’autre option que d’y faire face et de souffrir de l’histoire de sa famille, vivant avec et rejetant simultanément les doctrines esclavagistes.

Il subit également le racisme aux États-Unis puis en France, un état de fait dont il ne peut se défaire, mais qui ne l’empêche pas de tracer son chemin et de poursuivre ses objectifs de vie.

Sylvestre est un homme à la fois victime et coupable. Sujet et souverain. Il est rendu plus fort par ses expériences. L’adversité et la résilience l’aideront à se construire. Ses expériences le rendent plus fort. L’adversité et la résilience l’aideront à se construire. Je voulais sensibiliser les lecteurs à cela et aussi leur dire que baisser les bras n’est pas une option.

Résister. Toujours !

 

Vous avez plusieurs casquettes : humoriste, comédienne et professeure d’anglais. Qu’est-ce qui vous a motivé à écrire ?

La vie et l’envie de ne pas laisser place à la vacuité sont les raisons pour lesquelles je me suis décidée à prendre la plume. Tout a commencé un peu par hasard. Je ne me destinais aucunement à l’écriture. Jamais je ne me serais crue capable d’écrire un jour.

Puis, un début d’expatriation peu enjoué au début des années 2010 a fait que j’ai commencé à coucher mes pensées sur le papier, ainsi que mes ressentis et mes joies concernant ma vie de femme expatriée. J’ai observé mes pairs aussi et fait une introspection de mon parcours comme celui d’autres femmes sur « Nos vies ailleurs ». (C’est le titre de mon prochain roman à paraître début d’été 2024 aux éditions l’Atelier des cahiers). J’ai commencé à écrire en anglais des petits billets, des textes jusqu’au jour où j’ai compris que cela pouvait former un tout, un roman. Je me suis donc mise à l’écriture plutôt par hasard puis j’y ai pris goût.
Et surtout, ce fut une catharsis. Ensuite, un sujet en amène un autre…

 

Comment décririez-vous votre processus d’écriture ? Avez-vous des rituels ou des habitudes qui vous aident à rester créative et productive ?

Je n’ai pas de rituel particulier. Je n’ai pas de rythme non plus. J’essaye de me voler du temps pour écrire et ce n’est pas toujours évident. Je suis très occupée et aspirée par ma profession de professeure d’anglais. Ce n’est pas toujours facile de prendre le temps pour écrire.
Lorsque j’écrivais Un prisonnier sans étoile, je n’avais pas d’endroit de prédilection. Je pouvais écrire tranquillement à mon bureau, comme je pouvais écrire à une terrasse de café, dans le métro, la voiture (en tant que passagère) le temps d’un trajet. Le calme, le bruit ou la musique ne me dérangeaient pas à partir du moment où j’entrais dans une bulle. Parfois, j’avais l’impression de pénétrer un sas dans lequel je trouvais du réconfort qui me permettait d’écrire.
Aujourd’hui, je suis en quête d’un endroit fétiche où me poser (c’est peut-être une excuse) pour me consacrer à ma prochaine fiction qui portera sur des femmes.

18 avril 2024 0 Commentaires
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Listes de livres

15 beaux livres d’auteurs africains et afrodescendants qui vont sublimer vos bibliothèques

par Chrystelle Ngoulou 18 avril 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Les beaux livres, souvent désignés comme des « livres d’art » ou « coffee table books », sont conçus pour informer et décorer. Ils se distinguent par leur grand format, leur couverture rigide, et leur contenu richement illustré de photographies de haute qualité ou de beaux dessins. 

En plus de leur fonction éducative, ces ouvrages ajoutent une touche d’élégance et de personnalité aux espaces intérieurs. Souvent placés dans des espaces de vie communs ou sur des tables basses, ils invitent les visiteurs à les parcourir, reflétant les goûts et les passions de l’hôte.

La Journée mondiale de l’art a eu lieue en ce début de semaine. Pour continuer à la célébrer, Afrolivresque vous propose une sélection de beaux livres qui célèbrent la richesse et la diversité des arts africains et afrodescendants. De la peinture à la photographie, en passant par les tissus traditionnels, la sculpture et la cuisine, chaque ouvrage choisi révèle les expressions artistiques qui façonnent les identités culturelles à travers le continent africain et dans sa diaspora. Cette liste met également en lumière des artistes emblématiques ainsi que des talents émergents pour illustrer le dynamisme et la vitalité de la scène artistique africaine. 

 

Goûts d’Afrique: Recettes et rencontres d’Anto Cocagne avec les photographies d’Aline Princet

15 beaux livres d’auteurs africains et afrodescendants

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Éditeur : MANGO

ISBN : 2317022158

Résumé : Parmi les beaux livres haut en couleurs et savoureux sur la cuisine africaine subsaharienne. Les meilleures recettes du Gabon, Sénégal, Côte d’Ivoire, Cameroun, Congo, Éthiopie, ainsi que des recettes inédites par le chef Anto Cocagne. Et en plus des recettes, des textes, des ambiances et des portraits de personnalités d’origine africaine (Soro Solo, la chanteuse Mamani Keita…) qui évoqueront leurs souvenirs de cuisine, leurs plats favoris et les images sensorielles auxquelles ils sont rattachés.

 

Ndop: Etoffes des cours royales et sociétés secrètes du Cameroun de Ly Dumas, Louis Perrois, Jean-Paul Notué, Hélène Joubert, Collectif 

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Éditeur : Gourcuff Gradenigo

ISBN : 2353403247

Résumé : Le Ndop est une étoffe traditionnelle et rituelle bamiléké. Il s’agit d’un assemblage de bandes de coton cousues bord à bord avec des motifs géométriques blanc sur fond bleu indigo. Tous ces motifs formes géométriques, représentations d’animaux, d’étoiles, du soleil, … ont une valeur symbolique et en font le vêtement rituel des sociétés secrètes : porter le Ndop, n’est pas anodin. Au Cameroun, ce tissus est un ornement funéraire qui est utilisé lors des deuils et des cérémonies traditionnelles. Dans cet ouvrage Ly Dumas raconte l’histoire de la fabrication de ce tissu et explique sa valeur symbolique et esthétique. En outre des contributions de spécialistes comme Louis Perrois, Jean-Paul Notué, Hélène Joubert, Arthur Caumes, Bettina von Lintig, Francine Vormese,… apportent un éclairage complet sur son évolution et sur son usage contemporain. Aucun livre n’a jamais été publié sur ce sujet. « Tout a commencé par une caresse. Celle de ma main d’enfant sur la peau scarifiée de ma grand-mère mama Olo’o. Sa peau était douce et ses aspérités comme perlées au toucher. Ces motifs Ndop y avaient été inscrits lorsqu’elle était devenue femme et ils évoquaient les qualités principales de son caractère…. Que de questionnements autour de ces formes et dessins mythiques et mystérieux qui composaient les tissus Ndop. Aujourd’hui je suis heureuse d’avoir réuni un collectif d’auteurs capable d’en dévoiler les secrets, d’en déchiffrer les mystères et d’en évoquer la dimension spirituelle, pour faire comprendre ce tissu royal et raviver le feu sacré, à l’image de celui que jamais ma grand-mère n’a laissé s’éteindre » Ly Dumas.

 

Malick Sidibé: Au village de Malick Sidibé et Brigitte Ollier

15 beaux livres d’auteurs africains et afrodescendants

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Éditeur : Editions de l’Oeil

ISBN : 2351371321

Résumé : Tout le monde connaît les portraits en studio de Malick Sidibé, cet art consommé du mariage entre un visage, la position d’un corps, un costume et un décor. Nombreux aussi sont ceux qui connaissent le Malick Sidibé photographe de la jeunesse et des nuits bamakoises après l’indépendance, son regard aiguisé sur la sensualité libérée, sur l’explosion et l’espace à occuper au mieux et pleinement.

Mais, comme tout artiste, Malick Sidibé cultive un jardin secret au cœur de son œuvre. Depuis plus de 40 ans, il photographie régulièrement son village d’origine, Soloba, en noir & blanc et, de manière inédite, en couleur. Il en fait le recensement au fur et à mesure, il s’en fait l’ethnologue et le sociologue tout en images. C’est un extraordinaire témoignage sur la vie rurale au Mali et son évolution sur plusieurs décennies que livre ce travail, aussi minutieusement documentaire que remarquablement photographié avec toujours le même souci du détail et de la grâce.

 

J’aime Cheri Samba d’Andre Magnin et Cheri Samba (français et anglais)

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Éditeur : Thames & Hudson

ISBN : 0500970149

Résumé : A retrospective look at the achievements of oneof the best-known contemporary African artists. Born in 1956, Cheri Samba lives and works in Kinshasa in the Democratic Republic of the Congo. After leaving school in 1972, he earned his living painting advertising billboards, and at the same time created comic strips for his publication Bilenge Info. In 1975, he began to put his comic strips onto canvas, thus inaugurating African painting with word bubbles. His work illustrates social life: customs, sexuality, AIDS, social inequalities, corruption. Along with the painter Moke, he is one of the principal founders of the movement in painting known as « Popular Zairean. » His acrylic paintings, imbued with political awareness, are always representational, realistic, and colorful. « My painting focuses on people’s lives. I’m not interested in myths or beliefs. I appeal to people’s consciences. Artists must make people think. » From the 1980s on, he himself became the main subject of his paintings, « so that people would not only know my name, but also my face. » Distributed on behalf of the Fondation Cartier pour l’art contemporain. 150 color photographs.

 

L’art africain à la recherche d’une nouvelle esthétique – Peinture, sculpture, littérature, architecture et musique d’Adamah Ekue Adamah

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Éditeur : L’Harmattan 

ISBN : 2140319796

Résumé : En raison de la demande croissante de documents sur l’art africain, cet essai est pour contribuer à accroître les informations précieuses et fort utiles que peut apporter l’aspect historique et culturel de l’esthétique. En s’adonnant à la série d’ études réunies dans cet ouvrage, l’auteur a le souci de faire connaître les tendances actuelles de l’art en Afrique, en ciblant les genres que sont la peinture, sculpture, littérature, architecture et musique. Pour l’auteur, les expériences de quelques artistes africains jouent incontestablement un rôle important dans le développement artistique en raison de leur différence et de leur confrontation. Le développement de l’art ne relève pas des efforts individuels, mais au contraire de la mise en commun d’énergie et d’imagination créatrices.

 

Noir: Entre peinture et histoire de Naïl Ver-Ndoye et Grégoire Fauconnier 

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Éditeur : OMNISCIENCE

ISBN : 979-1097502003

Résumé : Cet ouvrage revisite l’histoire de l’art à travers la représentation des Noirs dans la peinture européenne, du XIVe au milieu du XXe s. Il vous raconte les destinées de personnalités noires, réelles ou fantasmées, devenues célèbres ou encore ignorées du grand public. Ces figures souvent en marge de la grande histoire ont pourtant joué un rôle essentiel au fil des siècles. Les 300 oeuvres rassemblées dans cette anthologie en témoignent admirablement. En abordant de la façon la plus rigoureuse et sans détour le thème des Noirs dans l’histoire, elles nous permettent d’envisager les enjeux de la diversité sous un angle nouveau.

Ce beau livre d’art et d’histoire s’adresse aux passionnés mais aussi aux profanes, aux curieux, aux rêveurs… À la manière d’un musée imaginaire, plus de 200 artistes s’y croisent à travers le rapprochement de leurs oeuvres respectives. Les styles et les anecdotes se confrontent pour faire sens, toujours à la croisée de l’art et de l’histoire…

 

Africa 21e siècle: Photographie contemporaine africaine d’Ekow Eshun traduit par Marie Delaby

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Éditeur : Textuel

ISBN : 2845978065

Résumé : Beaux livres

Encensé par la presse à sa sortie, ce livre offre un panorama de la photographie contemporaine africaine à travers 51 artistes et 300 images. Loin d’une vision occidentalo-centrée, il met en lumière une scène extrêmement dynamique en prise avec les enjeux sociétaux, culturels, politiques et écologiques.

 

Black is a color: Une histoire de l’art africain-américain d’Elvan Zabunyan

15 beaux livres d’auteurs africains et afrodescendants

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Éditeur : Dis voir

ISBN : 2914563183

Résumé : Black Is A Color propose une histoire inédite de l’art contemporain à travers les pratiques des artistes noirs américains depuis la période de la Renaissance de Harlem dans les années 1920 jusqu’à aujourd’hui. À la fois étude historique et analyse critique, cet ouvrage dresse le tableau d’une Amérique marquée par son passé esclavagiste dans laquelle les artistes contemporains africain-américains ont su construire une œuvre singulière et engagée pour contester les conséquences culturelles et politiques de la discrimination raciale. En affirmant dans le monde blanc la valeur de leur culture visuelle noire encore considérée comme secondaire en regard de leur tradition musicale, les artistes noirs contemporains font accéder au visible cette invisibilité. Ils le font notamment par à la constitution d’une identité artistique qui se pense grâce à des formes de représentation (peinture, sculpture, photographie, vidéo et performance) où la place du corps, de l’espace urbain et de la mémoire est analysée. Cette réflexion originale développée par Elvan Zabunyan dans Black is a color donne une vision non stéréotypée de la culture noire et souligne sa réalité esthétique et politique dans un contexte artistique contemporain où des questions radicales propres aux pratiques et aux théories post-coloniales peuvent se poser et exister.

 

Artistes africains : 1882 aujourd’hui de Chika Okeke-Agulu et Joseph L Underwood

15 beaux livres d’auteurs africains et afrodescendants

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Éditeur : PHAIDON FRANCE

ISBN : 1838663428

Résumé : L’ouvrage le plus complet jamais publié sur les artistes modernes et contemporains, nés ou vivant en Afrique. Alors que l’art du continent africain acquiert de plus en plus de visibilité à travers le monde, ce volume présente plus de 300 artistes en activité de 1882 à nos jours. Chacun d’entre eux est représenté par une oeuvre emblématique et un texte détaillé sur son travail. Réalisée par un panel d’experts, cette sélection unique est précédée d’une introduction de Chika Okeke-Agulu, professeur d’histoire de l’art de l’Afrique et de la diaspora africaine à l’université de Princeton et accompagnée d’un glossaire de Joseph L. Underwood de la Kent State University. Parmi les artistes présentés, citons Adel Abdessemed, Aboudia, John Akomfrah, Njideka Akunyili Crosby, Ghada Amer, El Anatsui, Michael Armitage, Roger Ballen, Amoako Boafo, Candice Breitz, Lisa Brice, Chéri Samba, Marlene Dumas, Ben Enwonwu, Samuel Fosso, David Goldblatt, Seydou Keïta, William Kentridge, Esther Mahlangu, Julie Mehretu, Mahmoud Mukhtar, Wangechi Mutu, Toyin Ojih Odutola, Aina Onabolu, Robin Rhode, Yinka Shonibare, Malick Sidibé, Irma Stern, Guy Tillim et Sue Williamson.

 

L’océan noir de William Adjété Wilson 

L'océan noir de William Adjété Wilson 

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Éditeur :GALLIMARD

ISBN : 2073052657

Résumé : «L’Océan noir» retrace l’histoire des hommes noirs, qu’ils soient puissants rois africains ou actifs marchands d’esclaves, captifs emmenés vers le continent américain et transportant avec eux leur culture et leurs traditions, nègres marrons enfuis dès leur arrivée et se cachant dans la forêt avec la complicité des Indiens, élites éduquées de la cour du royaume Mina, Noirs américains se rassemblant sous la bannière pacifiste de Martin Luther King ou celle, plus offensive, des Black Panthers, musiciens noirs, artistes noirs, peuple noir.Pour raconter cette extraordinaire odyssée, William Wilson choisit la pratique séculaire de «l’appliqué», art traditionnel de la cour du Bénin. Il réalise, avec la complicité des maîtres tenturiers toujours en activité à Abomay, au Bénin, dix-huit grandes tentures de coton, comme autant de moments clé de l’histoire d’un peuple qui est aussi celle de la traversée de l’Océan noir.

Parmi les beaux livres de cette année 2024.

 

Africana de Chakanetsa, illustré par Alabi Mayowa, traduit par Laurence Gravier

Lire le livre

Éditeur : Editions Milan

ISBN : 2408044685

Résumé : Bienvenue en Afrique !

« Africana », un ouvrage dense comme une encyclopédie

Des cartes, pour représenter les différentes régions d’Afrique, les drapeaux des pays, la cuisine, la faune, la flore : tout est rassemblé pour donner une vision à 360 degrés d’un des plus grands continents du monde.

Un duo autrice et illustrateur

L’autrice, Kim Chakanetsa, est une journaliste originaire du Zimbabwe. Mayowa Alabi est un jeune illustrateur nigérian, résidant à Lagos : ses illustrations s’inspirent du folklore africain et de l’afrofuturisme.

L’Afrique contemporaine. Découvre les personnalités emblématiques de l’Afrique, qui font l’identité du continent aujourd’hui : de l’artiste Lupita Nyong’o au rappeur Wizkid, en passant par le footballeur Mohamed Selah ou la militante écologiste Vanessa Nakate…

 

Décadrage colonial de Damarice Amao, Alix Agret et Patrice Allain

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Éditeur : Textuel

ISBN : 2845979290

Résumé : « Ne visitez pas l’exposition coloniale », ce tract de mai 1931 donne le ton de la vive dénonciation par le groupe surréaliste de la politique impérialiste de la France. Alors que l’exposition coloniale est inaugurée en grande pompe est organisée la contre- exposition intitulée « La vérité sur les colonies ». Cet ouvrage met en lumière un chapitre mal connu du combat des avant-gardes à travers une iconographie subversive.

 

Oh! AfricArt: 52 artistes contemporains africains d’Elizabeth Tchoungui

15 beaux livres d’auteurs africains et afrodescendants

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Éditeur : Editions du Chêne

ISBN : 2812321016

Résumé : D’après l’émission « Oh ! Africart », proposée par Sonia Perrin et Tim Newman, présentée par Elizabeth Tchoungui.

Cet ouvrage réunit, pour la première fois, les œuvres de 52 artistes plasticiens contemporains d’Afrique et de sa diaspora.

« Oh ! AfricArt » est une invitation à découvrir la foisonnante création contemporaine d’un continent riche de sa pluralité. Une sélection d’œuvres, accompagnées de fiches explicatives et d’une présentation des techniques employées, forme un ensemble éclectique, reflet des inspirations et visions, des interrogations et revendications portées par ces artistes nés, pour la plupart, et vivant sur le continent. Mondialisation, écologie, genre, identité, « Oh ! AfricArt » dresse le panorama fascinant d’une génération de créateurs qui offre un autre regard sur les enjeux de notre époque. Il donne à voir, et à lire, un continent en mouvement, qui écrit ses propres récits : un acteur majeur de la scène artistique mondiale.

 

L’art nègre d’Alioune Diop

15 beaux livres d’auteurs africains et afrodescendants

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Éditeur : Présence Africaine

ISBN : 2708708104

Résumé : A l’occasion de l’exposition Les statues meurent aussi – Ode au grand art africain, organisée du 9 septembre au 2 octobre 2010, à la Monnaie de Paris, par l’association Parcours des Mondes, Présence Africaine Éditions et la Communauté Africaine de Culture ont décidé de réimprimer l’ouvrage L’art nègre, qui avait été publié en 1951.

La genèse de cet ouvrage introduit par Alioune Diop, fondateur de Présence Africaine, et qui contient notamment des articles de Jacques Maquet (« Connaissance de l’art africain »), Marcel Griaule (« Les symboles des arts africains »), Georges Balandier (« Les conditions sociologiques de l’art noir »)William Fagg (« De l’art des Yoruba »), Charles Ratton (« L’or fétiche »), Denise Paulme (« A propos des Kuduo Ashanti »), Alexandre Adandé (« L’impérieuse nécessité des musées africains »), se confond avec l’histoire du film de Présence Africaine Les statues meurent aussi, réalisé par Alain Resnais et Chris Marker.

Il s’agit assurément d’un ouvrage de référence, parmi les beaux livres, agrémenté de nombreuses illustrations et photographies.

 

Jazz on my mind de Samuel Nja Kwa préfacé par Ron Carter

Éditeur : Duta

ISBN : 2954239131

Résumé : Les photographies du photographe Samuel Nja Kwa ont été réalisées entre 1998 et 2020. Elles en révèlent autant sur les musiciens de jazz. Ecoutez ce qu’elles ont à dire.

18 avril 2024 0 Commentaires
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Actualité

La chronique d’Alain Mabanckou du livre “Les sœurs Nardal” de Léa Mormin-Chauvac

par La redaction 17 avril 2024
Rédigé par La redaction

Dans un récent reel sur Facebook, le célèbre écrivain congolais Alain Mabanckou fait la promotion du livre Les sœurs Nardal : À l’avant-garde de la cause noire de Léa Mormin-Chauvac qui vient de sortir chez les éditions Autrement, et dont il a écrit la préface.

Les sœurs Nardal célèbre sept figures pionnières du mouvement de la négritude. 

Il retrace la vie et l’impact de ces sœurs antillaises dans la lutte pour les droits des Noirs et la valorisation des cultures afro-descendantes.

Alain Mabanckou invite le lecteur à une redécouverte de l’histoire et de l’héritage africain et caribéen.

Il y souligne aussi l’importance de reconnaître et de célébrer nos héros souvent oubliés.

J’ai été très heureux d’assurer la préface de ce livre, me rendant compte que je venais aussi de payer ma dette vis-à-vis de ces femmes qui m’ont enfanté intellectuellement, culturellement et de manière humaniste. – Alain Mabanckou

 

Qui est Léa Mormin-Chauvac, l’auteur du livre « Les sœurs Nardal » ?

Léa Mormin-Chauvac est une journaliste et auteure née en 1993 à Aix-en-Provence. Elle a étudié les sciences sociales à Toulouse et le journalisme à Sciences Po Paris. Elle a travaillé pour des médias comme Libération et France Culture, et est membre du comité éditorial du trimestriel féministe la Déferlante.

Dans Les sœurs Nardal, Léa Mormin-Chauvac revient sur la vie et le rôle pionnier des sœurs Nardal, Paulette et Jane, dans le mouvement de la négritude et la défense des droits des Noirs. Ces sœurs ont longtemps été éclipsées par d’autres figures masculines comme Aimé Césaire et Léopold Sédar Senghor.

4ᵉ de couverture du livre Les sœurs Nardal

Les soeurs Nardal: À l'avant-garde de la cause noire par Léa Mormin-Chauvac

Lire le livre

Source : Éditions Autrement

Paulette, Émilie, Alice, Jane, Cécile, Lucie et Andrée Nardal : sept sœurs, femmes de lettres et musiciennes, originaires de la Martinique. Paulette et Jane font partie des premières femmes noires à entrer à la Sorbonne dans les années 1920. Elles créent le « salon littéraire de Clamart  ». Paulette contribue à fonder La Revue du monde noir tandis que ses sœurs écrivent des articles engagés et universalistes.

Pourquoi les sœurs Nardal ont-elles été gommées de l’histoire militante au profit d’Aimé Césaire et de Léopold Sédar Senghor ? Quelles dissensions les opposaient ? De Fort-de-France à Paris, en passant par l’Angleterre et les États-Unis où Paulette fut députée à l’ONU, Léa Mormin-Chauvac retrace leur vie. Si leur rôle commence à être reconnu, un long chemin reste encore à parcourir pour leur réhabilitation. Ce livre y participe, rendant hommage à ces femmes, symboles des luttes féministes et antiracistes.

17 avril 2024 0 Commentaires
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Safiya Sinclair et Tiya Miles dans la course finale pour le Prix Women’s Prize for Nonfiction 2024
ActualitéPrix & distinctions

Safiya Sinclair et Tiya Miles dans la course finale pour le Prix Women’s Prize for Nonfiction 2024

par La redaction 17 avril 2024
Rédigé par La redaction

Les auteures Safiya Sinclair et Tiya Miles ont été retenues dans la sélection finale du Prix Women’s Prize for Nonfiction 2024 avec leurs œuvres respectives « How to Say Babylon: A Jamaican Memoir » et « All That She Carried: The Journey of Ashley’s Sack, a Black Family Keepsake ».

Cette sélection, dévoilée le 27 mars 2024, compte au total 6 livres. Outre Sinclair et Miles, les autres auteures sélectionnées sont Naomi Klein, Laura Cumming, Noreen Masud et Madhumita Murgia.

Les ouvrages choisis abordent une large gamme de sujets tels que l’art, l’histoire, la politique, la religion et la technologie. 

Il est intéressant de noter que la moitié des livres sélectionnés sont publiés par Penguin Random House, tandis que l’autre moitié provient des maisons d’édition Pan Macmillan, HarperCollins et de l’éditeur indépendant Profile Books.

Tiya Miles : une historienne au parcours exceptionnel

Tiya Miles, historienne, professeure et autrice américaine. Née et élevée à Cincinnati, dans l’Ohio, elle a poursuivi ses études à l’Université Harvard (AB), à l’Université Emory (MA) et à l’Université du Minnesota (PhD).

Avant de rejoindre la faculté de l’Université Harvard, où elle occupe actuellement le poste de professeure d’histoire Michael Garvey et de professeure Radcliffe Alumnae à l’Institut Radcliffe, Tiya Miles a enseigné à l’Université de Californie à Berkeley et à l’Université du Michigan.

Son travail de recherche et ses écrits se concentrent sur les intersections des histoires afro-américaine, amérindienne et des femmes.

En reconnaissance de son excellence académique, Tiya Miles a reçu la bourse MacArthur « Genius » en 2011. Elle a aussi été honorée par de nombreux prix, dont le Prix du livre Frederick Douglass (à deux reprises), le National Book Award for Nonfiction et le Prix Cundill d’histoire, entre autres. Elle a également été classée comme l’une des « Power 100 » d’Ebony Magazine et a figuré dans la liste « 100 » de The Grio des leaders afro-américains.

Parmi ses œuvres les plus applaudies, on trouve « Ties That Bind », « The House on Diamond Hill » et « All That She Carried ». Elle a également publié des essais personnels, des articles universitaires et des commentaires pour des publications telles que The New York Times et NPR. Son prochain livre, « Wild Girls », explorera le rôle de la nature dans la formation des femmes américaines.

Safiya Sinclair : Voix poétique de la Jamaïque et gardienne de l’histoire orale

Safiya Sinclair, née et élevée à Montego Bay, est une poétesse jamaïcaine dont l’œuvre reflète l’influence de son héritage rastafari. C’est en étudiant aux États-Unis, qu’elle réalise l’importance de son identité culturelle. Sa poésie est devenue un moyen de traduire par écrit l’histoire orale cachée de sa famille et de son île qui lui a été transmise par sa mère et ses tantes. 

La poésie de Sinclair est imprégnée d’un « lyrisme fiévreux et ondulant », façonné par les rythmes, la flore, la faune et les fantômes des Caraïbes. Son premier recueil, « Cannibal », paru en 2016, a été largement salué, remportant notamment le Whiting Writers’ Award. 

En 2023, elle a publié un mémoire acclamé par la critique, « How to Say Babylon ».

En plus de son travail d’écrivaine, Sinclair enseigne désormais l’écriture créative en tant que professeure associée à l’Université d’État de l’Arizona. 

Le Women’s Prize for Non-Fiction : lumière sur la non-fiction féminine

Le Women’s Prize for Non-Fiction est une récompense littéraire annuelle qui célèbre l’excellence de la non-fiction narrative écrite par des femmes. Lancé en 2023, ce prix répond à des études indiquant que seulement 35% des lauréats des principaux prix de non-fiction au Royaume-Uni au cours de la dernière décennie étaient des femmes.

Ouvert à toutes les femmes écrivant en anglais, indépendamment de leur nationalité, lieu de résidence, âge ou sujet, le prix accueille des ouvrages de non-fiction narrative grand public publiés au Royaume-Uni entre le 1ᵉʳ avril de l’année d’inscription et le 31 mars de l’année suivante.

Doté d’une bourse principale de 30 000 £ sur trois ans, financée par le Charlotte Aitken Trust, le prix inclut également une statuette nommée « The Charlotte » pour la lauréate.

Pour l’édition 2024, le jury, présidé par l’historienne Suzannah Lipscomb, compte parmi ses membres Venetia La Manna, Nicola Rollock, Anne Sebba et Kamila Shamsie. 

La lauréate sera connue le 13 juin 2024.

17 avril 2024 0 Commentaires
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Google News Initiative soutien Muna Kalati
ActualitéNumérique & innovationPolitiques du livre & société

Google News Initiative soutient des études réalisées par Muna Kalati sur l’état des lieux de la littérature pour enfants en Afrique

par La redaction 16 avril 2024
Rédigé par La redaction

Google News Initiative soutien Muna Kalati

La Google News Initiative (GNI) est un programme lancé par Google en 2018 dans le but de collaborer avec les éditeurs de presse et les journalistes pour lutter contre la désinformation, partager des ressources et construire un écosystème médiatique diversifié et innovant.

Google a investi plus de 300 millions de dollars dans cette initiative sur 3 ans et travaille en étroite collaboration avec les éditeurs pour tester de nouvelles façons d’atteindre le public et de soutenir un journalisme de qualité à l’ère du numérique.

Communiqué de presse

[Accra Ghana, 16 avril 2024] – Muna Kalati, qui milite en faveur d’un meilleur accès aux livres pour enfants et d’une plus grande visibilité des professionnels du livre pour enfants en Afrique, annonce le lancement de rapports de recherche détaillés sur l’état de la littérature et de l’édition pour enfants dans huit pays africains.

Les événements de lancement virtuels, prévus d’avril à juin, visent à impliquer les éditeurs, les écrivains, les vendeurs de livres, les chercheurs, les enseignants et les spécialistes des livres pour enfants, à la fois en Afrique et au-delà.

Financés par Google News Initiative et mis en œuvre par Muna Kalati, les rapports se penchent sur le paysage dynamique de la littérature pour enfants au sein de l’industrie de l’édition au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Bénin, en Guinée Conakry, au Nigeria, au Ghana, en Gambie et au Liberia.

L’étude vise à fournir une vue d’ensemble complète, en soulignant des aspects clés tels que la croissance de l’industrie, les auteurs et illustrateurs influents, les réseaux de distribution et l’impact des livres pour enfants sur l’alphabétisation et l’éducation dans ces pays. Il s’agit des premiers rapports complets contenant des données, des analyses et des conclusions crédibles sur l’industrie de l’édition pour enfants dans ces pays. Ils permettront aux décideurs politiques et aux professionnels de l’édition de mieux éclairer les interventions culturelles et littéraires, les actions de sensibilisation et de formation visant à renforcer l’industrie de l’édition.

La collecte de données pour les rapports a été facilitée par des entretiens et des contacts sur le terrain, avec un accent particulier sur les bases de données de livres pour enfants développées par Muna Kalati pour chacun des huit pays.

L’initiative de recherche est fièrement soutenue par l’initiative Google News, qui souligne son engagement à offrir une perspective globale sur l’état de la littérature pour enfants sur le continent africain. Google a également l’intention d’accroître la diversité du contenu sur la littérature pour enfants, en multipliant les points de vue sur l’Afrique.

Ces rapports constituent des ressources inestimables pour les universitaires, les éditeurs, les éducateurs et les parties prenantes qui s’intéressent à l’industrie du livre pour enfants. Ils offrent une vision globale de l’évolution, des défis et du potentiel de l’industrie, reflétant l’importance croissante de la littérature de jeunesse dans le paysage culturel et éducatif des huit pays.

Pour de plus amples informations, des demandes de renseignements ou pour accéder aux rapports de recherche, veuillez contacter :

Eno Kwatemaa Antwi-Boasiako

Chargée de communication et de marketing

communication@munakalati.org

 

À propos de Muna Kalati

Muna Kalati est une communauté internationale florissante d’édition de livres créée en 2017 pour aider les professionnels de l’édition de livres pour enfants (écrivains, illustrateurs, éditeurs, libraires, etc.) à se sentir connectés, à apprendre de nouvelles choses, à se développer professionnellement et à améliorer leurs perspectives. Nous augmentons l’accès aux livres pour enfants et améliorons la visibilité des professionnels du livre pour enfants en Afrique à travers la recherche, le plaidoyer et les initiatives de collaboration.

En 2024, nous avons lancé l’Agence Muna Kalati, une branche marketing qui propose des services de gestion et de programmation d’événements, de marketing numérique et de médias sociaux, de lancement de livres, de gestion de projets, de traduction de livres, de rédaction et d’édition. Muna Kalati s’efforce de favoriser un écosystème littéraire qui célèbre les récits africains et promeut l’alphabétisation et l’éducation des enfants à travers le continent.

Nous disposons d’une petite équipe interne, soutenue par une équipe plus large d’indépendants qualifiés. Toutes les personnes avec lesquelles nous travaillons sont passionnées par l’industrie de l’édition et nous collaborons au sein de la communauté et de l’agence pour fournir un contenu, des événements et des campagnes de qualité à nos membres et à nos clients. Pour en savoir plus, cliquez ici.

16 avril 2024 0 Commentaires
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Une œuvre de l'artiste nigérian Tosin Kalejaye choisie pour la couverture de Béatrice et Croc Harry de Lawrence Hill
ActualitéÉdition & industrie du livre

Une œuvre de l’artiste nigérian Tosin Olusegun Kalejaye choisie pour la couverture de « Béatrice et Croc Harry » de Lawrence Hill

par Acèle Nadale 16 avril 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Il y a quelques jours, l’éditeur Mémoire d’encrier dévoilait la couverture de la version francophone du livre Beatrice and Croc Harry de l’auteur à succès Lawrence Hill. Sur cette couverture, l’on découvre l’œuvre “New King IV” de l’artiste nigérian Tosin Olusegun Kalejaye créée en 2022.

 

 

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Tosin Olusegun Kalejaye

Tosin Olusegun Kalejaye est un artiste visuel contemporain autodidacte originaire d’Abuja, au Nigeria. Dès son enfance, Kalejaye a montré un vif intérêt pour le dessin de portraits, ce qui a jeté les bases de sa carrière artistique.

Kalejaye utilise son art comme un moyen de communiquer ses idées et ses impressions sur la société moderne et l’expérience quotidienne des Noirs. Son style artistique, profondément enraciné dans le récit, la représentation, l’identité et la documentation historique, vise à susciter des émotions chez ses spectateurs.

Ses œuvres sont principalement réalisées au charbon de bois, à l’acrylique, à l’huile sur toile et sur papier d’archives.

Kalejaye a commencé à exposer ses œuvres dans des galeries et des événements artistiques locaux au Nigéria. Son travail a rapidement gagné en reconnaissance et il a participé à de nombreuses expositions individuelles et collectives, tant au Nigéria qu’à l’international.

La maison d’édition montréalaise Mémoire d’encrier publiera Béatrice et Croc Harry le 6 mai au Québec, et le 4 octobre en Europe.

Béatrice et Croc Harry de Lawrence Hill

4ème de couverture

La jeune Béatrice se réveille seule dans la forêt. Elle ne connaît pas son nom et ne sait pas qu’elle est noire. Dans sa quête d’identité, de justice et de guérison, elle aura pour compagnon l’allié le plus improbable : l’immense crocodile royal à la langue bien pendue, Croc Harry. Pourra-t-il l’aider à retrouver son identité ?

Le roman explore des thèmes d’identité, de courage face à l’injustice, et de la possibilité pour les victimes et les auteurs d’injustice de se retrouver dans un endroit de guérison et de respect mutuel, le tout avec un ton ludique et humoristique.

La version en français est traduite par Stanley Péant.

Lawrence Hill est l’auteur de onze livres acclamés par la critique. Son roman Aminata (The Book of Negroes) est un best-seller international. Fils d’immigrants américains, d’un père noir et d’une mère blanche, Hill aborde dans ses livres les questions d’identité, de justice et d’appartenance. 

Il a vécu et travaillé dans divers pays, dont l’Espagne, la France, le Niger, le Cameroun et le Mali. Professeur à l’Université de Guelph, Lawrence Hill vit entre Hamilton (Ontario) et Woody Point (Terre-Neuve).

 

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38ᵉ édition de la Foire internationale du livre de Tunis
ActualitéÉdition & industrie du livreÉvénements

38ᵉ édition de la Foire Internationale du Livre de Tunis : Focus sur l’Italie et solidarité avec la Palestine

par La redaction 16 avril 2024
Rédigé par La redaction

La 38ᵉ édition de la Foire internationale du livre de Tunis (FILT) aura lieu du 19 au 28 avril 2024 au Parc des expositions du Kram, avec l’Italie en tant qu’invitée d’honneur. Après des annonces de report, la décision du maintien de la foire a été prise sur instructions du président de la République tunisienne, Kais Saïed. Il a souligné l’importance symbolique et historique de cet événement culturel majeur pour la Tunisie.

La Foire Internationale du Livre de Tunis est un événement annuel qui rassemble des libraires, éditeurs, auteurs et professionnels du livre du monde entier. Elle offre une plateforme pour la présentation de produits et services à un large public.

L’édition italienne à l’honneur

L’édition de cette année mettra en avant le secteur de l’édition italienne le 20 avril, avec un pavillon d’environ 200 m². La production littéraire italienne sera représentée avec une large gamme d’ouvrages, notamment des romans, bandes dessinées, poésie, livres scientifiques, pour enfants, etc. Parmi les auteurs italiens invités figurent Pierfranco Bruni et Claudio Pozzani, ce dernier devant également participer au Festival international de la poésie de Sidi Bou Said.

Cette collaboration vise à renforcer les liens culturels bilatéraux et à mettre en lumière les éditeurs, auteurs et œuvres italiennes.

38ᵉ édition de la Foire du Livre de Tunis 2024 : une programmation riche et internationale. La foire jouira de l’installation de plus de 300 stands, dont 160 arabes et étrangers, et l’exposition de 109 000 titres. Il y aura un large programme d’ateliers, de jeux éducatifs et d’expériences immersives pour les enfants et les jeunes.

Cette édition est marquée par la participation de 25 pays dont des auteurs étrangers, du Liban, Sénégal, Argentine, Yémen, Egypte, Chine, Mauritanie, Koweit, et Espagne.

Le slogan de la Foire est un extrait d’un poème du célèbre poète tunisien Mohamed El Ghozzi, décédé le 18 janvier 2024.

L’édition 2024 est placée sous le signe de la solidarité avec la Palestine avec la présence de plusieurs auteurs palestiniens, dont Adania Shibli, Ahmed Bargaoui, Hassan Hamid Ben Ahmed, et Zied Khaddech. Des rencontres-débats et conférences autour de thèmes liés à la Palestine, à la résistance et à l’engagement intellectuel auront lieu.

Le ministère des Affaires culturelles a également annoncé la prolongation de la date limite de participation à la FILT, ce qui permettra aux exposants et aux visiteurs de bénéficier d’une plus grande durée pour découvrir les dernières tendances et les produits les plus récents du monde du livre.

16 avril 2024 0 Commentaires
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Beata Umubyeyi Mairesse en lice pour le Prix essai France Télévisions 2024 avec “Le Convoi”
ActualitéPrix & distinctions

Prix Essai France Télévisions 2024 : Beata Umubyeyi Mairesse et Nathacha Appanah en compétition

par La redaction 15 avril 2024
Rédigé par La redaction

Beata Umubyeyi Mairesse avec son livre Le Convoi (Flammarion) et Nathacha Appanah avec son livre La mémoire délavée (Mercure de France), sont nominées pour le Prix essai France Télévisions 2024. L’annonce des œuvres sélectionnées pour l’édition 2024 a eu lieu le jeudi 4 avril.

Beata Umubyeyi Mairesse : Entre résilience et mémoire par l’écriture

Beata Umubyeyi Mairesse est née en 1979 à Butare, au Rwanda. En 1994, elle arrive en France après avoir survécu au génocide des Tutsis.

Beata Umubyeyi Mairesse a découvert l’écriture de manière assez tardive, dans la trentaine. C’est dans l’écriture qu’elle a trouvé un moyen de se réapproprier son histoire et de renouer avec une mémoire enfouie. L’écriture est devenue pour elle un outil de résilience et de transmission.

Après des études littéraires et un parcours professionnel dans l’humanitaire, elle publie ses premiers textes sous forme de nouvelles dans des revues littéraires.

En 2018, elle publie son premier roman Tous tes enfants dispersés (Autrement, 2019 ; J’ai lu, 2021). Acclamé par la critique, il reçoit le Prix des cinq continents de la francophonie en 2020. Suivra en 2022 son deuxième roman, Consolée (Autrement, 2022 ; J’ai lu, 2024), lauréat du Prix Kourouma en 2023.

Dans ses textes, Beata Umubyeyi Mairesse aborde des thèmes tels que l’identité, la mémoire postcoloniale et la transmission. Ses romans sont construits comme des puzzles, mêlant plusieurs voix et histoires complexes d’exil et de déracinement.

Beata Umubyeyi Mairesse - Le convoi

Lire le livre

4ᵉ de couverture (source Flammarion)

« Il aura fallu quinze ans de cheminement incertain, une enquête menée aux confins de mémoires étiolées, pour retrouver une image sur laquelle j’espérais figurer, puis pour chercher mes compagnons de fuite. Quinze ans pour m’autoriser enfin à écrire cette histoire. La mienne et à travers elle, car il s’agit bien de me réinscrire dans un collectif, la nôtre, l’histoire des enfants des convois. » Le 18 juin 1994, quelques semaines avant la fin du génocide des Tutsi au Rwanda, Beata Umubyeyi Mairesse, alors adolescente, a eu la vie sauve grâce à un convoi humanitaire suisse.

Treize ans après les faits, elle entre en contact avec l’équipe de la BBC qui a filmé et photographié ce convoi. Commence alors une enquête acharnée (entre le Rwanda, le Royaume-Uni, la Suisse, la France, l’Italie et l’Afrique du Sud) pour recomposer les événements auprès des témoins encore vivants : rescapés, humanitaires, journalistes.

Le génocide des Tutsi, comme d’autres faits historiques africains, a été principalement raconté au monde à travers des images et des interprétations occidentales, faisant parfois des victimes les figurants de leur propre histoire.

Nourri de réflexions sur l’acte de témoigner et la valeur des traces, entre recherche d’archives et écriture de soi, Le convoi est un livre sobre et bouleversant : il offre une contribution essentielle à la réappropriation et à la transmission de cette mémoire collective.

 

Nathacha Appanah : Parcours d’une plume mauricienne 

Nathacha Appanah est une romancière et journaliste mauricienne qui vit en France. Née le 24 mai 1973 à Mahébourg, elle est issue d’une famille d’engagés indiens arrivés à l’île Maurice à la fin du 19ᵉ siècle.

Après des études de journalisme en France, elle commence sa carrière comme secrétaire de rédaction et journaliste dans un hebdomadaire mauricien avant de se lancer en indépendante.

En 2003, elle publie son premier roman Les Rochers de Poudre d’Or sur l’histoire d’engagés indiens dans les champs de canne de l’île Maurice. Il remporte le prix RFO du livre.

Son travail est salué par de nombreuses récompenses comme le Grand Prix littéraire de l’Océan Indien et du Pacifique pour Blue Bay Place en 2004 ou le prix Fnac 2007 pour Le Dernier Frère.

En 2023, elle est la huitième titulaire de la chaire d’écrivain en résidence de Sciences-Po Paris.

Nathacha Appanah avec son livre La mémoire délavée (Mercure de France)

Lire le livre

4ᵉ de couverture (source Mercure de France)

Ce poignant récit s’ouvre sur un vol d’étourneaux dont le murmure dans une langue secrète fait écho à toutes les migrations et surtout à celle d’aïeux, partis d’un village d’Inde en 1872 pour rejoindre l’île Maurice.

C’est alors le début d’une grande traversée de la mémoire, qui fait apparaître autant l’histoire collective des engagés indiens que l’histoire intime de la famille de Nathacha Appanah. Ces coolies venaient remplacer les esclaves noirs et étaient affublés d’un numéro en arrivant à Port-Louis, premier signe d’une terrible déshumanisation dont l’autrice décrit avec précision chaque détail. Mais le centre du livre est un magnifique hommage à son grand-père, dont la beauté et le courage éclairent ces pages, lui qui travaillait comme son propre père dans les champs de canne, respectant les traditions hindoues mais se sentant avant tout mauricien.

La grande délicatesse de Nathacha Appanah réside dans sa manière à la fois directe et pudique de raconter ses ancêtres mais aussi ses parents et sa propre enfance comme si la mémoire se délavait de génération en génération et que la responsabilité de l’écrivain était de la sauver, de la protéger. Elle signe ici l’un de ses plus beaux livres, essentiel.

 

Le Prix essai France Télévisions 2024

Le Prix Essai France Télévisions a été créé en 1995 par France Télévisions. Il récompense chaque année les auteurs d’ouvrages en langue française parus dans l’actualité littéraire récente.

Les lauréats sont choisis par 11 lecteurs sélectionnés après un appel à candidatures lancé sur les antennes de France Télévisions.

Le Prix essai France Télévisions 2024 sera décerné le 29 mai prochain par un jury composé de spécialistes de la littérature, issus des différentes antennes de France Télévisions.

En 2023, Minh Tran Huy a remporté le Prix Essai avec Un enfant sans histoire (Actes Sud).

15 avril 2024 0 Commentaires
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Cinq auteurs africains sur longue liste des sélections du Jhalak Prize pour son édition 2024
ActualitéPrix & distinctions

Cinq auteurs africains sur la longue liste des sélections du Jhalak Prize pour son édition 2024

par La redaction 15 avril 2024
Rédigé par La redaction

La longue liste du Jhalak Prize 2024 pour le « Livre de l’année par un non-blanc » a été annoncée le 14 mars 2024. Cinq auteurs africains figurent parmi les 12 auteurs sélectionnés :

  • Leila Aboulela (Soudan) avec « River Spirit » (Saqi Books)
  • Nii Ayikwwei Parkes (Ghana) avec « Azucar » (Peepal Tree Press)
  • Caleb Azumah Nelson (Ghana) avec « Small Worlds » (Penguin) – “Nos petits mondes” (DENOEL, 10 janvier 2024)
  • Yepoka Yeebo (Ghana) avec « Anansi’s Gold: The Man Who Swindled The World » (Bloomsbury)
  • Elizabeth Jane Burnett (Kenya) avec « Twelve Words for Moss » (Penguin)

La liste des finalistes sera connue le 18 avril 2024 et le ou les gagnants seront annoncés le 30 mai 2024.

En récompense, les finalistes reçoivent une adhésion gratuite d’un an à la bibliothèque de Londres, la plus grande bibliothèque indépendante du Royaume-Uni. Le gagnant quant à lui reçoit 1000 £ et une œuvre d’art unique créée par des artistes choisis pour la résidence artistique annuelle du Jhalak.

Le Jhalak Prize est un prix littéraire britannique créé en 2017 pour récompenser des œuvres écrites par des auteurs non blancs. Ce prix a été instauré dans le but de « redresser un déséquilibre et faire face à un manque de représentation » des auteurs non blancs dans la littérature britannique.

Le Jhalak Prize accepte des livres publiées au Royaume-Uni dans tous les genres, de la fiction à la non-fiction en passant par les bandes dessinées et la poésie. Les livres doivent être écrits par des auteurs non blancs résidant au Royaume-Uni. Un jury composé d’auteurs, d’éditeurs et de critiques littéraires non blancs reconnus sélectionne les finalistes. Les juges de cette année sont Anni Domingo, Stella Oni, Denise Saul, Danielle Jawando, J.P Rose et Rashmi Sirdeshpande.

Des auteurs comme Jennifer Makumbi et Reni Eddo-Lodge ont été récompensés par le Jhalak Prize par le passé.

En 2020, le Jhalak Prize a lancé un prix similaire, le Jhalak Children’s & YA Prize, pour récompenser les livres pour enfants et jeunes adultes écrits par des auteurs non blancs. Le Jhalak Prize suscite parfois des réticences et des interrogations sur son aspect éthique, certains se demandant s’il n’est pas « raciste » de réserver un prix aux seuls auteurs non blancs.

15 avril 2024 0 Commentaires
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Ludique-Mot de la semaine
Le mot de la semaine

Ludique : Le mot de la semaine

par Chrystelle Ngoulou 15 avril 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le mot de la semaine du 15 au 21 avril 2024

Le terme « ludique » qualifie ce qui est relatif au jeu, à l’amusement ou à l’activité récréative.

Il peut s’appliquer à des activités, des méthodes d’enseignement, ou des approches qui utilisent le jeu comme moyen d’apprentissage, de créativité ou de développement personnel. On parle d’activités ludiques, d’approche ludique en pédagogie ou d’une présentation ludique.

 

15 avril 2024 0 Commentaires
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Ken Bugul, présidente de la troisième édition du Festival Livres d'Ailleurs de Nancy
ActualitéÉvénements

Ken Bugul, présidente de la troisième édition du Festival Livres d’Ailleurs de Nancy

par La redaction 13 avril 2024
Rédigé par La redaction

Le Festival Livres d’Ailleurs, qui s’est établi comme un événement phare dans le paysage culturel de Nancy, célèbre sa troisième édition du 12 au 14 avril 2024. Pour cette nouvelle édition, placée sous le thème de l’Afrique, le festival a l’honneur d’accueillir Ken Bugul en tant que présidente.

Ken Bugul, étoile de la littérature sénégalaise.

Ken Bugul, de son vrai nom Mariètou Mbaye Biléoma, est une romancière sénégalaise née en 1947. Originaire de la région de Louga, elle grandit dans un milieu rural traditionnel avant de partir faire des études supérieures à Dakar, puis en Belgique.

C’est là qu’elle commence à écrire et à publier ses premiers textes, marqués par l’exil et la quête identitaire. Ken Bugul signe notamment une trilogie autobiographique composée des ouvrages Le Baobab fou, Cendres et Braises et Riwan ou le chemin de sable.

Ken Bugul a reçu de nombreuses distinctions, dont le Grand Prix littéraire d’Afrique Noire. Son œuvre, empreinte d’une grande sensibilité, a contribué à faire connaître la littérature africaine au niveau international.

Aujourd’hui installée au Bénin, Ken Bugul demeure une figure majeure et inspirante de la création littéraire sur le continent.

Ken Bugul a accepté la présidence de cette édition pour partager sa vision de l’ailleurs, qui est le “processus spatio-temporel qui balise la vie qui vient d’un ailleurs, traverse des ailleurs, et finit vers un ailleurs”. Pour elle, “Le livre est un pays en soi et il peut desserrer l’étau des certitudes réductrices”.

Le Festival Livres d’Ailleurs de Nancy

L’ambition de l’événement est double : mettre en lumière des auteurs méconnus dans la région de Lorraine et enrichir l’horizon littéraire des visiteurs. Plus de trente écrivains sont attendus pour présenter leurs travaux et partager leurs perspectives uniques avec le public.

Le festival jouit d’une collaboration étroite avec les institutions scolaires et universitaires, les médiathèques, les maisons de la jeunesse et de la culture, ainsi que les établissements pénitentiaires.

Le festival Livres d’Ailleurs est une réalisation de l’association DIWAN en Lorraine. Elle est mise en œuvre avec la collaboration de l’Alliance Internationale des Éditeurs Indépendants, un réseau de 750 éditeurs répartis dans 55 pays, ainsi que les librairies locales de Nancy. La médiathèque Jules Verne de Vandœuvre-lès-Nancy et la MJC Lillebonne à Nancy contribuent également à ce projet. La ville de Nancy, la Métropole du Grand Nancy, le Département de Meurthe-et-Moselle et la Région Grand Est fournissent un appui conséquent à ce programme culturel.

La programmation prévoit des rencontres, débats et lectures, ainsi que des spectacles et expositions. Parmi ces dernières, l’exposition « Portraits d’Afrique » du peintre, affichiste et designer algérien, Mustapha Boutadjine, promet d’offrir un décor visuel enrichissant pour les visiteurs.

L’événement se tiendra au Palais du Gouvernement, place de la Carrière à Nancy, avec un accès libre pour permettre à un large public de découvrir la richesse de la littérature africaine et des diasporas africaines.

13 avril 2024 0 Commentaires
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6 livres sénégalais à lire à l'ère de Bassirou Diomaye Faye pour comprendre la polygamie au Sénégal
Listes de livres

6 livres sénégalais à lire à l’ère de Bassirou Diomaye Faye pour comprendre la polygamie au Sénégal

par Chrystelle Ngoulou 11 avril 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

L’élection de Bassirou Diomaye Faye à la présidence du Sénégal marque un tournant historique dans la politique africaine. Il est le plus jeune président jamais élu dans l’histoire du pays. Sa victoire, en plus de symboliser pour beaucoup l’avènement d’une nouvelle ère empreinte d’espoir et de renouveau, remet la polygamie au cœur des débats.

Fervent défenseur des “valeurs africaines traditionnelles”, Diomaye Faye n’a pas hésité à afficher publiquement sa polygamie, pratique culturelle encore enracinée dans de nombreuses sociétés africaines, surtout au Sénégal. Cette affirmation sans complexe de son statut matrimonial a été saluée par une majorité de ses compatriotes, voyant en lui un leader qui embrasse pleinement son héritage culturel, tout en se projetant vers l’avenir.

Cependant, cette célébration de la polygamie par une figure aussi influente soulève des questions complexes sur les dynamiques de genre, les droits des femmes et les traditions dans le contexte africain contemporain. 

L’occasion pour Afrolivresque de se pencher sur les récits et les témoignages issus de la littérature sénégalaise, qui, depuis des années, offrent une exploration nuancée de la polygamie. 

La polygamie, en tant que système relationnel et familial, est codifiée au sein de nombreuses cultures africaines, dont celle du Sénégal. Si elle représente un choix de vie pour certaines femmes, il est important de rappeler que pour d’autres, elle s’inscrit dans un contexte de dynamiques de pouvoir et d’inégalités de genre.

Ces auteurs sénégalais, à travers leurs œuvres, fournissent des perspectives critiques sur les implications de cette pratique sur les couples, les familles ainsi que sur la société dans son ensemble. 

La liste de recommandations de livres qui suit met aussi en lumière le talent des voix littéraires, sénégalaises, des classiques aux contemporains.  Les livres de cette liste peuvent aider à amorcer une réflexion plus poussée sur les valeurs que nous choisissons de célébrer et les impacts de ces choix sur l’équilibre social. 

1- Riwan, ou, Le chemin de sable de Ken Bugul

Riwan, ou, Le chemin de sable de Ken Bugul

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Résumé : Dans un récit bouleversant et puisé aux sources d’un vécu authentique, ce livre raconte des destins croisés de femmes africaines prises dans des relations monogamiques  » modernes « , ou  » polygamiques traditionnelles « . Intellectuelle  » évoluée  » sans vraiment être heureuse de l’être, malgré de grandes illusions initiales, la Narratrice-Personnage devient la 28e épouse d’un marabout dont elle s’était d’abord prise d’amitié et qui habite un village quelque part dans le centre du Sénégal. Mariage qui ne sera rompu que par la mort de ce dernier. À travers la quête éperdue du personnage central pour retrouver une identité reconstruite, apaisée et réconciliée avec elle-même, il y a pour la première fois une réflexion lucide et sans complaisance sur le féminisme. Beaucoup de préjugés, d’opinions reçues sur la condition des femmes africaines sont bousculées, disséqués sans pitié. Dans ce Chemin de sable dont l’auteur nous invite à suivre la trace, il y a une réflexion paradoxale et courageuse sur les traditions africaines, sur la polygamie, sur la monogamie, l’aliénation, la séduction, la vie et la mort. Qu’il soit ravi ou offusqué, aucun lecteur ne sort intact de cette lecture, car jamais une romancière africaine n’est allée aussi loin dans l’assomption totale de sa féminité. Hamidou DIA

 

2- Xala d’Ousmane Sembène

Xala d'Ousmane SembèneRésumé : En l’opulent personnage d’El Hadji Abdou Kader BEYE ce sont les nantis, les nouveaux riches, les « hommes d’affaires », bref la nouvelle bourgeoisie aux dents longues creusant sa place au soleil, qui sert de cible à Ousmane Sembène. Mais ce puissant quinquagénaire, au soir du mariage avec sa troisième femme, se découvre mystérieusement impuissant. Il a le Xala. Alors commence la passion dérisoire d’El Hadji : les amis, tout d’abord compatissants, s’éloignent, goguenards puis méprisants ; la belle-famille, avide, complote ; sa propre famille l’exploite ; les banquiers font la sourde oreille ; les affaires périclitent ; c’est la faillite. Tout cela à cause de ce Xala, de ce sort qui le frappe, châtiment d’une faute ancienne contre les plus pauvres de ses concitoyens. La fin du livre ― moment ultime de cette passion du mauvais riche ―, d’un baroque cruel, a la grandeur sacrilège d’une séquence du cinéaste Luis Buñuel.

Dans la lignée de son précédent roman, Le Mandat, Ousmane Sembène, avec Xala, témoigne d’une observation aiguë de la société urbaine dans son évolution en Afrique de l’Ouest.

 

3- Celles qui attendent de Fatou Diome 

Celles qui attendent de Fatou Diome 

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Résumé : Arame et Bougna, mères de deux fils partis clandestinement pour l’Europe, ne comptaient plus leurs printemps ; chacune était la sentinelle vouée et dévouée à la sauvegarde des siens, le pilier qui tenait la demeure sur les galeries creusées par l’absence. Coumba et Daba, les jeunes épouses, humaient leurs premières roses : assoiffées d’amour, d’avenir et de modernité, elles s’étaient lancées, sans réserve, sur une piste du bonheur devenue peu à peu leur chemin de croix. La vie n’attend pas les absents : les autours varient, les secrets de famille affleurent, les petites et grandes trahisons alimentent la chronique sociale et déterminent la nature des retrouvailles. Le visage qu’on retrouve n’est pas forcément celui qu’on attendait…

 

 

4- Une si longue lettre de Mariama Bâ 

Une si longue lettre de Mariama Bâ 

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Résumé : Une si longue lettre est une oeuvre majeure, pour ce qu’elle dit de la condition des femmes. Au coeur de ce roman, la lettre que l’une d’elle, Ramatoulaye, adresse à sa meilleure amie, pendant la réclusion traditionnelle qui suit son veuvage.Elle y évoque leurs souvenirs heureux d’étudiantes impatientes de changer le monde, et cet espoir suscité par les Indépendances. Mais elle rappelle aussi les mariages forcés, l’absence de droits des femmes. Et tandis que sa belle-famille vient prestement reprendre les affaires du défunt, Ramatoulaye évoque alors avec douleur le jour où son mari prit une seconde épouse, plus jeune, ruinant vingt-cinq années de vie commune et d’amour.
La Sénégalaise Mariama Bâ est la première romancière africaine à décrire avec une telle lumière la place faite aux femmes dans sa société.

 

5- Polygamie, la douleur des femmes de Ba Awa 

Polygamie, la douleur des femmes de Ba Awa 

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Résumé : « J’aimerais qu’on me présente une femme qui a «  »choisi » » délibérément la polygamie sans y être contrainte, par une famille, les circonstances, la société, la tradition… Bien évidemment que les femmes subissent la polygamie, et que cette vie engendre pour elles de la douleur, de la tristesse, des drames. Bien sûr qu’elles s’en plaignent dès qu’elles le peuvent. Mais que dit-on aux femmes qui se plaignent ? «  »Mougneul » », c’est-à-dire «  »supporte » », c’est l’empire de l’homme-roi. » Et c’est contre ce « mougneul », cette invitation au silence, que s’élance l’essai d’Awa Ba qui, par-delà les discours de la tradition, met en lumière la réalité polygame et son cortège de souffrances familiales, psychologiques, physiques… Et plus qu’une plaidoirie contre ce destin conjugal que l’on impose souvent à de très jeunes femmes, cet essai déterminé et sans concession pointe une pensée masculine intolérable, souvent hypocrite, égoïste et lâche, qui se cache derrière des principes qui, pour être séculaires, n’en demeurent pas moins archaïques et sources de violence. Un texte qui se veut enfin le moyen de lancer l’action d’EFAPO, association qui a pour but d’informer sur tout ce que la polygamie a d’effroyable et de mortifère.

 

6- La parole aux négresses d’Awa Thiam

 La parole aux négresses d'Awa Thiam

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Résumé : La parole aux négresses est l’ouvrage fondateur du féminisme noir francophone. L’anthropologue sénégalaise Awa Thiam y met au jour le vécu, les maux et les combats des femmes noires, à travers leurs propres paroles. Pour elle, le féminisme doit tenir compte de la triple oppression des femmes noires (de genre, de classe, de race) et des problèmes spécifiques de ces dernières, tels que les mutilations génitales, l’analphabétisme, les grossesses précoces, la polygamie, le mariage forcé et l’influence de la religion. Paru en 1978, ce livre ouvre des perspectives de libération de la femme noire dont l’actualité est encore frappante. Awa Thiam est la première féministe à formuler, quelques années avant bell hooks, la question du positionnement des femmes noires dans le mouvement féministe, jetant ainsi les bases théoriques de l’intersectionnalité.

11 avril 2024 3 Commentaires
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Charline Effah, Myrtô RIBAL-RILOS et Samy Manga dans la première sélection du 9ème Prix Littéraire Richelieu de la Francophonie
ActualitéPrix & distinctions

Charline Effah, Myrtô RIBAL-RILOS et Samy Manga dans la première sélection du 9ème Prix Littéraire Richelieu de la Francophonie

par La redaction 11 avril 2024
Rédigé par La redaction

Les Femmes de Bidibidi, de Charline Effah, Chocolaté, de Samy Manga et Nuits intégrales, de Myrtô RIBAL-RILOS font partie des dix-huit livres sélectionnés par le comité d’organisation du Richelieu International Europe pour le 9ᵉ Prix Littéraire Richelieu de la Francophonie. 

Charline Effah est une romancière gabonaise née en 1977. Elle a grandi et fait ses études à Libreville avant d’obtenir une bourse pour poursuivre ses études supérieures à Lille, en France.  Ses œuvres, écrites en français, se concentrent souvent sur la condition féminine en Afrique francophone. Ils abordent des thèmes comme les violences domestiques, les viols de guerre et les questions de couleur de peau et de ségrégation. Les Femmes de Bidibidi est son 4ᵉ roman.

Samy Manga est un artiste pluridisciplinaire camerounais né en 1980 dans la forêt équatoriale du Cameroun. Dès l’âge de 4 ans, il est initié au rituel « Mongo Bibab Bilé » ou « Enfant Écorce ».  Il est un ethnomusicien, sculpteur, écrivain et militant écologiste. Il se définit comme un « écopoète », défenseur d’une écriture engagée en faveur de l’écologie et de la biodiversité.  Chocolaté est son premier roman. Il y dénonce le « colonialisme vert » et les conditions de travail difficiles dans les plantations de cacao. Samy Manga a lui-même travaillé dans des plantations de cacao pendant 14 ans dans son enfance, ce qui l’a inspiré pour écrire le roman. 

Myrtô Ribal-Rilos est née en 1950 en Guyane. Elle est une auteure et chercheuse spécialisée dans les langues et cultures régionales, particulièrement intéressée par les sociétés créoles des espaces caraïbes et guyanais. Elle a réalisé un programme d’intervention sur les plantes et pratiques magico-religieuses aux Antilles et en Guyane, dans le cadre de la préparation au CAPES de créole.  Son livre Nuits intégrales est un roman fantastique qui explore les thèmes de la tradition, de l’éducation et de la transmission des savoirs ancestraux dans un contexte guyanais.

Le Prix Littéraire Richelieu de la Francophonie (PLRF) est un prix littéraire qui récompense tous les deux ans une œuvre littéraire écrite en français par un auteur issu d’un pays de la Francophonie. 

Ce prix a été créé à l’initiative du club de Paris-Neuilly du Richelieu International Europe (RIE), une organisation qui a pour but de promouvoir la langue française et de soutenir la jeunesse à travers des actions sociales, éducatives, culturelles et humanitaires. 

Doté d’un montant de 3 000 euros, il vise à valoriser la création littéraire francophone. Le Prix Littéraire Richelieu de la Francophonie est remis par l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) lors d’une cérémonie organisée dans le cadre de la Semaine de la langue française et de la Francophonie. L’annonce du lauréat du 9ᵉ PLRF aura lieue le 20 mars 2025.

11 avril 2024 4 Commentaires
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L'urgence de la préservation culturelle de la bibliothèque de Senghor dont la vente est prévue le 16 avril à Caen
ActualitéPolitiques du livre & société

L’urgence de la préservation culturelle de la bibliothèque de Léopold Sédar Senghor dont la vente est prévue le 16 avril à Caen

par La redaction 11 avril 2024
Rédigé par La redaction

La bibliothèque de l’ancien président sénégalais Léopold Sédar Senghor sera mise en vente le 16 avril à Caen, en France. Cette vente interpelle la conscience sénégalaise et internationale sur l’importance de conserver un héritage qui appartient intrinsèquement à l’histoire sénégalaise et africaine. 

Cette collection, qui contient plus de 300 objets, est évaluée entre 20 et 3 000 euros par objet. Les milliers d’ouvrages qui appartenaient à l’ex-président comprennent des livres de ses amis, de ses pairs du mouvement de la négritude comme Aimé Césaire, ainsi que des livres d’auteurs sénégalais et ouest-africains.

Un appel a été lancé par Alioune Tine, fondateur de Afrikajom Center, au président Bassirou Diomaye Faye pour sauvegarder ces trésors de la connaissance. Le groupe de recherche international Léopold Sédar Senghor, participe activement à ce plaidoyer, exhortant les autorités de Dakar à agir rapidement. Le précédent créé en 2023, lorsque le Sénégal a acquis des objets personnels de Léopold Sédar Senghor, montre qu’une intervention de l’État peut effectivement sauver des parties essentielles du patrimoine culturel du Sénégal.

Pour rappel, le 23 octobre 2023, le Sénégal a acquis 41 objets appartenant à l’ancien président Léopold Sédar Senghor et à son épouse Colette, pour un montant de 244 000 euros. Ces objets, vendus aux enchères en France, incluent des bijoux, des décorations militaires, des cadeaux diplomatiques et des stylos-plumes en or. 

Le Sénégal a acquis ces biens pour préserver la mémoire et le patrimoine de l’ancien chef d’État, qui a été au pouvoir de 1960 à 1980. La vente a été finalisée entre l’État sénégalais et Solène Lainé, commissaire-priseuse associée à l’hôtel des ventes aux enchères de Caen.

 

Culture : Alioune Tine suggère au président Diomaye Faye de racheter et de ramener la bibliothèque de Senghor https://t.co/k1fZoK5nq8

— Alioune Tine (@aliounetine16) April 5, 2024

 

11 avril 2024 0 Commentaires
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Le Salon maghrébin du livre "Lettres du Maghreb" fait son grand retour dans la région de l'Oriental au Maroc, pour sa 4ᵉ édition.
ActualitéÉdition & industrie du livreÉvénements

[Vidéo] Maroc : le Mali à l’honneur de la 4e édition du Salon maghrébin du livre « Lettres du Maghreb » du 17 au 21 avril à Oujda

par Acèle Nadale 11 avril 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Le Salon maghrébin du livre « Lettres du Maghreb » fait son grand retour dans la région de l’Oriental au Maroc, pour sa 4ᵉ édition. Cet événement culturel majeur est organisé par l’Agence de développement de l’Oriental, en collaboration avec des partenaires prestigieux tels que le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, la wilaya de la région de l’Oriental, le Conseil régional et l’Université Mohammed Ier.

Du 17 au 21 avril 2024, la ville d’Oujda accueillera ce rendez-vous incontournable de la littérature et de la culture du Maghreb, sous le thème central « L’écriture et le temps ». La tenue du Salon a été confirmée à Rabat à travers un colloque réunissant de nombreux intellectuels.

Placé sous le haut patronage du roi Mohammed VI, le Salon du livre « Lettres du Maghreb » s’annonce comme un moment fort de réflexion et d’échanges.

Le Salon accueillera plus de 150 conférenciers de diverses nationalités. Ils animeront des débats passionnants en français, arabe et amazigh, abordant une multitude de sujets. Le riche programme d’activités prévoit des tables rondes, des conférences et une exposition d’artistes. Une attention particulière sera également portée à la jeunesse, avec une table ronde dédiée au « premier livre ».

Pour cette édition, le Mali a été choisi comme pays d’honneur du Salon maghrébin du livre qui réunira aussi environ 50 éditeurs.
L’ouverture officielle du Salon aura lieu en présence du ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mehdi Bensaid.

Au-delà des conférences et des débats, le Salon maghrébin du livre offrira une tribune aux auteurs pour présenter et dédicacer leurs œuvres, y compris au sein de la prison locale, dans un esprit d’inclusion sociale.

Parmi les nombreuses thématiques qui seront explorées, citons « Récrire le temps », « Le temps de l’Islam », « Diasporas et migrations », « La numérisation du monde », « Décoloniser l’esprit pour décoloniser les savoirs », « À quoi sert la poésie en temps de crise », « Littératures africaines », « La nouvelle dans le monde arabe », « Le roman entre langue et société » et « Le traducteur comme voyageur ».
En parallèle, une grande exposition d’artistes de la région et du continent africain se tiendra dans la Galerie d’arts « Moulay Hassan », sur le thème « L’écriture artistique et le temps ».

11 avril 2024 0 Commentaires
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Karen Adediran Nganda : “Il est très difficile d'accéder à la grande distribution lorsqu'on s’autoédite, même lorsque l’on a de très bons chiffres”
Édition & industrie du livreInterviews

Karen Adediran Nganda : “Il est très difficile d’accéder à la grande distribution lorsqu’on s’autoédite, même lorsque l’on a de très bons chiffres”

par Acèle Nadale 10 avril 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Karen Adediran Nganda est une écrivaine et militante dévouée à l’éducation et à la préservation de la culture africaine. Diplômée en Communication politique et Gestion de projets internationaux, elle a spécifiquement exploré pendant ses études la problématique des droits de l’enfant au Sénégal, en se concentrant sur le phénomène des enfants talibés.

Confrontée à des situations de racisme ordinaire et des micro agressions quotidiennes durant ses études en France, Karen a ressenti une forte nécessité de se réapproprier et de diffuser l’héritage culturel et historique de l’Afrique. Cette aspiration l’a guidée vers la publication de la série Les Icônes de Kimia en 2020, une collection de livres pour la jeunesse célébrant les figures marquantes de l’Afrique. Le premier volume de cette série a rencontré un vif succès, se vendant à des milliers d’exemplaires en autoédition.

C’est à travers le prisme de son expérience unique, tissée d’influences multiculturelles et panafricaines, que cette autrice apporte une contribution inestimable au paysage littéraire.

Parce que l’identité et la culture façonnent profondément l’estime de soi, Karen Adediran Nganda veut mettre en lumière chez les jeunes la richesse, la diversité de la culture et de l’histoire africaines. Elle veut ainsi insuffler aux jeunes lecteurs un sentiment de fierté et d’appartenance.

Karen Adediran Nganda a également fondé la page Instagram @afroconscience, qui compte aujourd’hui plus de 30 000 abonnés. Elle y partage des ressources éducatives sur l’histoire de l’Afrique.

Dans cet entretien exclusif, Karen Adediran Nganda partage les expériences qui ont façonné sa vision, les défis rencontrés dans l’autoédition de sa série à succès, et son engagement indéfectible pour la transformation de la jeunesse africaine et afro-descendante.

Cette conversation révèle les aspirations et les actions d’une femme résolue à utiliser le pouvoir de la parole et de l’écriture pour éveiller, éduquer et inspirer.

Comment votre identité multiculturelle a-t-elle influencé votre écriture et votre perception de la littérature africaine  ?

En effet, mon identité multiculturelle a eu un impact déterminant sur ma perception du monde et la littérature en général. Je suis née au Sénégal, mon père est yoruba et cap-verdien, ma mère est capverdienne et malienne, mon mari est congolais, mes beaux-frères sont béninois et togolais. Je me définis donc comme une panafricaine. J’ai pu embrasser différentes cultures africaines au-delà du fait que j’ai eu la chance de voyager dans beaucoup de pays du monde dès mon jeune âge. Cela a renforcé mon discernement, mon ouverture et ma compréhension de l’Afrique, mais aussi du monde. 

Vous avez rencontré de nombreux enfants lors de la promo de vos ouvrages. Avez-vous des anecdotes marquantes qui vous ont confirmé l’importance de la diversité dans les personnages de livres pour enfants?

Lors d’un de mes ateliers en Éthiopie, j’évoque “les Droits des Femmes” avec Funmilayo Ransome Kuti, et un garçon âgé de dix ans me dit alors qu’il entend souvent un dicton qui dit que “la place de la femme est dans la cuisine”. Je lui ai donc demandé ce qu’il en pensait ; et avec l’ensemble des élèves, filles comme garçons, on a commencé à en discuter. Je pars généralement de leur propre perception pour amener un sujet.

Toujours lors d’un atelier, je me souviens avoir demandé aux enfants quelle était selon eux la pensée dominante sur l’Afrique et les africains. À leurs âges, ils m’ont répondu : “Les gens pensent que l’Afrique est pauvre” ou encore “Ils pensent qu’ils ont plus de pouvoir que nous”, “Les gens pensent que l’Afrique n’est pas un beau continent”.

C’était le point de départ d’une discussion sur les préjugés et les clichés qui sont accolés à l’Afrique. De voir de si jeunes enfants me dire toutes ses phrases à renforcer ma vision selon laquelle ce travail doit se faire dès le jeune âge. C’’est à ce jeune âge qu’on intériorise toutes ces choses-là et que finalement, on les projette. Il ne s’agit pas de nier nos réalités africaines, mais d’en expliquer les causes sous-jacentes. 

Ces échanges me permettent d’introduire avec des mots simples des thématiques comme la colonisation ou encore la conférence de Berlin.  J’en profite aussi pour  présenter des figures comme Thomas Sankara et le principe de “l’intégrité”, Patrice Émery Lumumba, Aline Sitoé Diatta, et bien d’autres…   

Mais tout ce travail est fait chronologiquement. Je commence donc d’abord par leur parler de grands empereurs, reines, guerriers et guerrières africains qui ont régné pendant la période impériale, dont par exemple Soundjata Keita ou la princesse Yennenga. Les enfants sont toujours si fiers de discuter de toutes ces histoires. Ces ateliers donnent vraiment un sens à mon travail.

Quels ont été les défis les plus inattendus que vous avez rencontrés lors de la production de votre série autoéditée Les Icônes de Kimia ?

Sans aucun doute, la logistique et le stockage. Mes livres sont distribués dans plus de dix pays. Au-delà du coût que ça engendre, l’aspect logistique d’un continent à un autre est un réel défi du quotidien. Je pense même que cela représente aujourd’hui au moins 40 % de mon temps de travail.

La distribution aussi est un grand défi. Le secteur du livre est très élitiste. Il est très difficile d’accéder à la grande distribution lorsqu’on s’autoédite, même lorsque l’on a de très bons chiffres et que le produit est de qualité. Le secteur est cloisonné, mais je continue à me battre et j’y arrive dans certains pays même si le chemin est long.

L’une de vos missions est de rendre le livre moins élitiste. Quelles stratégies utilisez-vous pour promouvoir la lecture et l’accès aux livres dans les communautés africaines ?

Je suis ambassadrice sur le volet “culture et éducation” de la Fondation Ozali. On organise une à deux fois par an des dons et des ateliers de lecture en milieux précaires et dans des régions en périphéries des capitales africaines.

En amont, j’organise aussi des collectes de livres jeunesse d’auteurs africains, pour permettre une diversité des lectures en dehors des Icônes de Kimia. L’année dernière, en Côte d’Ivoire, on a donc pu distribuer les ouvrages de Little Nappy, les Super Ilunga, Aida & Eli, Kanika, Kesho Book et d’autres…   

Les différentes thématiques permettent d’élargir l’imaginaire des enfants avec des héros et des personnages auxquels ils peuvent s’identifier.

Avant cet engagement, j’avais déjà collaboré bénévolement avec des associations comme Xaleyi au Sénégal ou “ADRNS for the child” avec le même objectif. 

Quels sont vos projets futurs pour continuer à influencer positivement la littérature africaine et son accessibilité ?

Le tome 3 arrive prochainement, et d’autres produits surprises ! De mon côté, je fais tout pour rentrer en contact avec divers ministères de l’Éducation, de la Jeunesse ou de la Culture dans certains pays sur le continent africain. En attendant que cela aboutisse, j’ai préparé des kits pédagogiques en plus de mes ouvrages que je propose aux écoles et aux institutions qui sont de plus en plus nombreuses à me contacter un peu partout en Afrique. 

Merci à Karen Adediran Nganda, qui, à travers ses écrits et engagements, contribue activement à la valorisation et à la diffusion de la culture africaine. Elle souligne l’importance de l’accessibilité éducative et la diversité culturelle dans la littérature, en particulier pour la jeunesse africaine, afin de forger une identité positive et informée. 

Les icônes de Kimia

Lire le livre

Les icônes de Kimia Relié
de Karen Adédiran Nganda (Auteur), Félix Fokoua (Illustrations)

Pour en savoir plus sur le travail de Karen Adediran Nganda : https://afro-conscience.com/

10 avril 2024 0 Commentaires
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ActualitéÉvénements

Gabon : La première édition du Salon du Livre de Jeunesse de Libreville (SLJL) se déroule du 09 au 13 avril 2024

par Chrystelle Ngoulou 10 avril 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le Salon du Livre de Jeunesse de Libreville (SLJL) est un événement culturel initié par l’Association pour la Promotion du Livre et des Arts (APLA). Le thème de la première édition de SLJL est « L’esprit qui lit ne maigrit pas ». Cet événement mettra à l’honneur la Côte d’Ivoire en tant que pays invité.

Plusieurs activités sont programmées pour le Salon du Livre de Jeunesse de Libreville (SLJL) telles que des expositions, des ventes de livres à destination de la jeunesse (albums, romans, BD), des conférences et des ateliers d’écriture. Sont également prévues des prestations de clubs de lecture scolaires, des séances de contes pour enfants ainsi qu’un atelier sur le métier de libraire.

L’APLA est une organisation gabonaise a été fondée en 2013 par l’auteure Sylvie Ntsame.  Elle a publié plusieurs œuvres littéraires, notamment le roman Malédiction qui est étudié dans les établissements secondaires au Gabon. En 2010, Sylvie Ntsame a fondé sa propre maison d’édition, les Éditions Ntsame. Elle a également été élue à la tête de l’Union des Écrivains Gabonais en 2009.

Son organisation l’APLA joue un rôle central dans la promotion du livre et des arts au Gabon à travers l’organisation de salons, de concours et d’autres initiatives culturelles. L’APLA, en partenariat avec les Éditions Ntsame, organise pendant le SLJL, un concours de lecture pour les élèves nommé « Les Champions de la Lecture Justine Mintsa ». La finale du concours clôturera le salon. 

10 avril 2024 0 Commentaires
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"Les visages de l'or" : Un roman de Baba Aoudou Hervé
Notes de lecture

« Les visages de l’or » : Un roman de Baba Aoudou Hervé

par Rosine Dayo 9 avril 2024
Rédigé par Rosine Dayo

Les visages de l’or est un roman de 61 pages édité en décembre 2015 par Ifrikiya dans sa collection Sanaga. Après son roman Ville morte paru chez le même éditeur quatre ans plus tôt, l’auteur conforte, par ce deuxième ouvrage, la confiance que lui a accordé son lectorat depuis le début de l’aventure. Baba Aoudou Hervé, en service au Ministère des Finances du Cameroun, est un philosophe de formation. Originaire de l’Est du pays, l’auteur nous invite à découvrir les réalités de la société dans laquelle il vit.

L’auteur nous conduit vers des réalités peu connues, mais pourtant réelles et tristes du village Bétaré-Oya. Comment penser à la tristesse alors que la première de couverture nous offre des visages entourés d’or et donc de richesse et de joie ?

Les visages de l’or nous plonge dans l’histoire d’un village dont les habitants, à l’exception du sous-préfet, vivaient dans la pauvreté et la misère. Toutefois, Bétaré-Oya n’était pas un village comme les autres. Il était connu pour la richesse de son sous-sol.  L’auteur donne une lecture du quotidien de ces populations vivant dans les régions minières.  Il montre comment, loin d’être une source de bénédiction, cet or dont parlent les livres de géographie s’avère être pour les populations une source d’aliénation et de malédictions.

Le roman est un récit de neuf chapitres dont le premier condensé en une phrase exprime toute la quintessence du livre. Il ouvre l’aventure par une interrogation dirigée à l’endroit du lecteur : Qu’est-ce que l’or ? Il invite ce dernier à une introspection, une réflexion philosophique personnelle. Le narrateur nous emmène dans l’aventure du personnage principal, Ndinga, et ses amis pour qui la misère n’a point de secret.

Tout commence après une visite que Ndinga fera au sous-préfet de la région. Durant cette visite, il est ébahi par la vue de tant de richesses appartenant à un seul homme. Une nuit, alors que sa pauvre maison est secouée par des intempéries, celui-ci s’écria : « Je n’en peux plus ! ». Pour Ndinga, l’heure de donner un nouveau tournant à sa vie avait sonné. Mais comment devenir riche se demandait-il ?

« Il faut trouver la méthode la plus sûre et la plus rapide. Il opte pour l’activité aurifère. Oui il y a de  l’or dans ce village depuis toujours, mais les gens l’extraient juste pour la survie. Lui, il va mettre sur pied une équipe dynamique pour relever le défi… Il lui faut de l’or en abondance, comme ça il pourra aussi avoir un foyer, une résidence…» P14.

Wanto, la voix de la sagesse du roman, est un personnage énigmatique, d’aucuns le qualifient de pessimiste, d’autres d’idiot. Il est en effet rejeté pour ses idées et ses réflexions pas toujours bien accueillies par les adultes du village. Pour ce personnage, l’or de cette contrée est maudit et endort la population.  Pour le village, « Il voit le mal partout. C’est l’idiot du village ».

Le prêtre, un des personnages principaux de l’œuvre, vient resserrer le débat en démontrant que pour les sceptiques, l’or est une illusion. Mais qu’en réalité, il existe plusieurs types d’or.

Les visages de l’or est donc une grande aventure qui nous invite à la découverte des différents visages de l’or. L’or est généralement connu pour être cette pierre précieuse qui est capable de transformer une vie. Seulement Baba Aoudou Hervé, par ce titre, nous propose une nouvelle orientation de notre conception de l’or. Dans un langage simple et correct, l’auteur nous emporte dans un univers singulier et épique.

C’est ainsi que se déroule cette aventure dans ce village mystérieux de Bétaré-Oya, aventure jonchée d’embûches, d’énigmes, mais aussi de personnages attachants. Accessible à tous les publics, je trouve cet ouvrage idéal pour découvrir le mystère de l’or et chercher quel est notre or à nous.

Eh bien voilà, c’est parti, j’ai attaqué l’année avec ce livre tout couvert d’or. Que les différents visages de l’or rayonnent dans vos vies en cette nouvelle année 2017.

9 avril 2024 0 Commentaires
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Actualité

[Vidéo] «La Sonate à Bridgetower» d’Emmanuel Dongala

par La redaction 9 avril 2024
Rédigé par La redaction

Parmi ses invités du jour, artistes et écrivains, François Busnel reçoit Emmanuel Dongala avec La Sonate à Bridgetower, sorti chez chez Actes Sud.

9 avril 2024 0 Commentaires
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[Vidéo] Yaa Gyasi présente son premier roman “No Home”.
Notes de lecture

No Home de Yaa Gyasi : Un pur bijou qui nous interpelle sur notre devoir de mémoire

par Nicole Njine 8 avril 2024
Rédigé par Nicole Njine

Yaa Gyasi, est née au Ghana en 1989 et a immigré aux États-Unis avec sa famille à l’âge de deux ans. No Home, qui connaît un succès mondial, est en quelque sorte le fruit de sa quête personnelle de son identité, à laquelle son séjour au Ghana de l’été 2009 apporte des réponses. 

No Home, c’est aussi l’histoire de la lignée de deux sœurs dont la séparation se scelle une nuit de feu ; c’est l’histoire d’un peuple, de sa culture, ses us et coutumes et sa survie avant, pendant et après l’esclavage ; c’est le voyage dans trois siècles de l’histoire du peuple africain : des peuples Ashanti et Fanti de la Côte de l’Or aux Afro-américains d’Amérique.

Les visages de l’esclavage y sont présentés avec une indéniable honnêteté. L’esclavage, une activité économique, qui au commencement est un privilège de guerre ethnique et par la suite devient un commerce mondial. Yaa Gyasi use brillamment de son talent d’écrivain pour en dénoncer les conséquences sur l’humain en tant qu’individu, sur une famille, un village ou un peuple, et son impact sur les sociétés africaines et américaines esclavagistes, jusqu’à l’abolition.

Parmi les différents personnages, on rencontre les esclaves de fait et l’homme légalement libre qui se débat dans son propre enfermement. Tour à tour, nous voyons les descendants d’Esi l’esclave, et d’Effia l’épouse du commandant du fort aux esclaves, évoluer en parallèle sur deux continents que tout oppose, chacun luttant contre sa forme de servitude. L’une est imposée aux uns, exilés loin de leur terre natale, et l’autre est subie par les autres, victimes de leur héritage familial. Dans ce dernier cas, Yaa Gyasi appelle le lecteur à la liberté au travers de ses personnages : « Sois libre », comme un cri jaillit du fond des entrailles d’une mère à son fils, une invitation à être et non à exister.

À travers la vie de la descendance d’Esi, l’auteure raconte l’exil forcé, la vie dans les champs de coton, l’Amérique esclavagiste et abolitionniste. Avec beaucoup de talent, l’auteure nous fait découvrir la vie dans un petit village de la Côte de l’or du Ghana au dix-huitième siècle par le récit de la vie d’Effia. Alors se révèle une quête, commune à ces 2 lignées : celle de la liberté. Individuellement et d’une génération à l’autre, on voit grandir le besoin de mémoire, la quête d’identité et même la réconciliation avec sa généalogie.
Ce chef-d’œuvre nous tient en haleine, éveille notre curiosité alors que l’auteure nous conduit vers une scène qui se déroule par une journée ensoleillée, en pleine mer où retentit le son de la paix enfin trouvée. On salue ici un travail de recherche remarquable, et la finesse de l’auteure, qui lui permettent une bonne compréhension de l’organisation de la société africaine. Elle rend ses lettres de noblesse à une civilisation souvent méconnue et bafouée.
Il y aurait beaucoup à dire. Mais j’ai choisi de me focaliser sur l’esclavage qui est présenté sous un angle nouveau avec beaucoup d’honnêteté.

No Home est un pur bijou. Très agréable à lire. Page après page, l’auteure nous raconte des parcours de vie dramatiques sur un ton teinté d’espérance. No Home nous interpelle sur notre devoir de mémoire, et la prise de conscience de notre responsabilité vis-à-vis des générations à venir. Ce livre a beaucoup de matière, de consistance.

Avec beaucoup de subtilité, Yaa Gyasi donne la voix aux oubliés et à des héros de l’histoire africaine (les Achanti) et afro-américaine (son personnage ‘H’ qui selon moi serait le “John Henri” des légendes afro-américaines).

J’espère que vous apprécierez ce chef-d’œuvre autant que moi.

Bonne lecture !

8 avril 2024 2 Commentaires
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"L’Amour Assassin" d'Ekum’a Mbella Bwelle : Un roman inspiré de la vie du chanteur camerounais Kotto Bass
Notes de lecture

« L’Amour Assassin » d’Ekum’a Mbella Bwelle : Un roman inspiré de la vie du chanteur camerounais Kotto Bass

par Rosine Dayo 8 avril 2024
Rédigé par Rosine Dayo

L’Amour Assassin est un roman qui revient sur un personnage légendaire qui pendant les années 1990 a marqué la scène culturelle camerounaise. Après que de nombreuses langues se sont déliées pour livrer des témoignages quant aux circonstances de la mort de Kotto Bass décédé en novembre 1996, l’auteur dans son récit de 105 pages lève le voile sur la vie et la disparition précipitée de cet artiste africain qui a marqué son temps au rythme du Makossa.

L’Amour assassin est publié en 2016 aux Éditions Ifrikya à Yaoundé. Éditeur de formation et ancien reporter, Ekum’a Mbella Bwelle compte à son actif de nombreuses publications dont Les chroniques d’une rupture, Christianisme et Ngondo : cohabitation ou rejet et Les nouvelles inédites.

Sur une douzaine de chapitres, le romancier nous emmène dans les méandres de la société africaine et plus exactement d’une famille camerounaise. Il la peint comme animée par ses croyances ancestrales, dansant au rythme d’intrigues et de son goût prononcé pour la musique, la boisson et les belles femmes.

Kotto Bass, L'Amour Assassin

Kotto Bass, chanteur musicien camerounais

Les premiers chapitres introduisent le héros de la narration. Ils décrivent les circonstances épiques de la naissance de Kotto Bass et précisent l’origine de son handicap, car Kotto Bass n’est pas né handicapé, mais c’est la vie qui l’a rendu ainsi. Avec ses parents, on revient sur ses tout débuts dans la musique, sa passion. Lui, dont les parents voulaient en faire un grand intellectuel, lui qui était en chemin pour une carrière de technicien en bâtiment embrassera une nouvelle carrière : la carrière musicale.

Le narrateur ballade ainsi son lecteur dans une succession de révélations qui ont pour effet de produire chez le lecteur aussi bien de la compassion que de la rage. Kotto Bass, lui, est décrit comme un lion animé par la rage de réussir, de mieux faire ce qu’il faisait déjà bien. Détermination, ardeur au travail, positivisme, enthousiasme, amour étaient les sentiments qui guidaient ses actions.

Seulement, le fait qu’il aime tout le monde comme il le disait dans sa chanson ne fut pas suffisant pour assurer son bonheur en société. Sa découverte du monde féminin avec Tresia Mongo marqua le début de leur idylle et la promesse d’un mariage non tenue. Le succès et l’amour des belles femmes guidèrent Kotto Bass vers celle par qui viendrait son malheur : Nyango.

C’était un jour de fin de semaine. Un samedi ! Comme le chante le musicien Meiway  »samedi soir weh ! C’est le weekend, on va danser, ça va chauffer ! » Et donc ce samedi soir, après que Kotto Bass ait presté à « Mont Kamer Bar », contraint par la pluie de rester, il décida de s’installer à une table le temps que la pluie se calme. C’est là qu’il jeta un regard dans la salle « Et il la vit ! ». Dès cet instant, le mécanisme de sa chute se mit en place. Comme le dit le narrateur, « Ce fut […]le début d’un amour qui amena la mort ! ». Désormais, hypocrisie, coup bas, jalousie prendront place dans son quotidien.

Écrit dans un style simple, chaleureux et triste à l’image de son personnage principal, L’Amour Assassin est un roman qui s’inspire des faits ayant marqué les mémoires vives du milieu culturel camerounais. Le héros Kotto Bass jusqu’au bout voue une confiance aveugle en l’Homme. Cette philosophie de vie le mènera à sa perte. Est-ce un signe que nous lance l’auteur ? Ce qui nous renverrait au dicton, « la confiance n’exclut pas la méfiance« .

L’auteur renouvelle le schéma traditionnel des amours incompris, les transformant en instrument de la fatalité. En effet, les sentiments sont bien présents, mais les couples ne parviennent pas à se constituer de façon harmonieuse une famille heureuse et unie ; le désir étant toujours plus grand que la raison. Les différents éléments de l’action intimement liés concourent à former un ensemble homogène où les conflits d’intérêts entre les personnages les font paradoxalement apparaitre comme solidaires, confondus dans une communauté promise à une sombre fin.

La scène s’ouvre dans la ville d’Ewalè puis s’étend avec l’ascension de Kotto Bass vers d’autres lieux. Cet agrandissement de l’espace a pour effet d’apporter, une meilleure visibilité au héros en ce qui concerne sa carrière musicale, mais aussi de l’instabilité dans sa vie personnelle. Le déroulement de l’intrigue sur une longue période, 33 ans, permet de mettre en scène les préludes d’une fatalité. Ainsi, la tragédie peut apparaitre dans toute sa pureté.

L’Amour Assassin est l’un des témoignages les plus émouvants sur la vie et la mort du musicien Kotto Bass. La voix du journaliste vient une fois de plus nous rappeler qu’entre la littérature et le journalisme, il n’existe qu’un pas. Cette aventure romanesque telle que le précise le narrateur est partie d’une enquête qu’a décidé de mener l’auteur après la mort de Kotto Bass. Ce roman est donc le résultat de cette enquête.

Ce roman serait pour ainsi dire un ensemble de révélations sur cette légende. Seulement, nous, lecteurs, nous devons garder à l’esprit qu’il s’agit d’abord et avant tout d’un roman et donc d’une production imaginaire, réalisé dans le but de plaire et de toucher les âmes.

C’était le bon vieux temps, ambiance folklorique oblige, l’auteur a ravivé de chaleureux souvenirs. Si vous prenez le temps de lire ce roman, vous serez surpris par ce que la vie peut offrir lorsque l’on croit avoir tout perdu.

Nostalgie, nostalgie… Kotto Bass avec l’un des plus grands titres, « Édith »

8 avril 2024 0 Commentaires
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Équanimité est le Mot de la semaine
Le mot de la semaine

Équanimité : Le mot de la semaine

par Chrystelle Ngoulou 8 avril 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le mot de la semaine du 8 au 14 avril 2024 est Équanimité

(Soutenu) Qualité d’une âme équanime, qui reste égale à elle-même, qui ne s’émeut pas facilement au choc des événements ; paix de l’âme ; égalité d’humeur ; tranquillité.

L’équanimité désigne un état d’esprit calme et stable, caractérisé par la capacité de rester serein et impartial face à toutes situations, même dans les moments de stress ou sous pression. Cela implique une grande maîtrise de soi et une aptitude à maintenir son équilibre émotionnel face aux hauts et bas de la vie.

8 avril 2024 0 Commentaires
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Le drame familial de Ngugi Wa Thiong'o, Mukoma et Nyambura
ActualitéPolitiques du livre & société

Entre admiration et déception : Le drame familial de Ngugi Wa Thiong’o, Mukoma et Nyambura

par Acèle Nadale 7 avril 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Récemment, un tweet de Mukoma wa Ngugi a bouleversé le monde littéraire, révélant que son père, Ngugi Wa Thiong’o, écrivain de renom, aurait été violent envers sa mère, Nyambura, désormais décédée.

Face à ces mots, je suis restée interdite, relisant le message encore et encore, doutant de ma propre compréhension. L’admiration profonde que je nourrissais pour Ngugi, chantre des opprimés dans ses écrits, vacillait sous le poids de ces accusations. Pour ceux parmi vous qui ont été touchés par Décoloniser l’esprit, l’œuvre phare de Ngugi, vous saisirez l’ampleur du choc.

Chrystelle Ngoulou, Directrice de la rédaction d’Afrolivresque, et moi-même avons été confrontées à un dilemme éditorial : non pas sur la nécessité d’en parler, mais sur la manière de le faire. Nous avons opté pour la prudence, choisissant d’attendre l’évolution de l’affaire, guettant une éventuelle prise de parole de Ngugi.

C’est alors qu’Ainehi Edoro, fondatrice de la plateforme littéraire Brittle Paper, a publié un article qui, à mes yeux, capturait parfaitement le tumulte émotionnel provoqué par cette affaire. Sa finesse d’analyse m’a convaincue de le traduire et de le partager sur Afrolivresque, plutôt que d’ajouter ma propre voix au débat.

Tout en espérant avoir rendu justice au texte original, je tiens à préciser que, bien que traductrice occasionnelle, l’anglais n’est pas ma première langue. Je vous invite donc à faire preuve d’indulgence quant à d’éventuelles imperfections dans la traduction, et à ne pas hésiter à signaler toute erreur en commentaire.

Titre original de l’article :  The Story of a Novelist’s Wife: The Mukoma, Ngugi, Nyambura Controversy and Lessons for African Literature

**********

Le 12 mars, l’auteur kényan Mukoma wa Ngugi a annoncé sur X (anciennement Twitter) et sur Facebook que son père, le célèbre auteur kényan Ngũgĩ wa Thiong’o, avait « abusé physiquement » de sa défunte mère, Nyambura. 

 

My father @NgugiWaThiongo_ physically abused my late mother – he would beat her up. Some of my earliest memories are me going to visit her at my grandmother’s where she would seek refuge. But with that said it is the silencing of who she was that gets me. Ok- I have said it. pic.twitter.com/6iQ45ydI3K

— Mukoma Wa Ngugi (@MukomaWaNgugi) March 12, 2024

Cette révélation a suscité beaucoup de réactions. Au moment de la rédaction de cet article, le message sur Twitter avait été vu des millions de fois, reposté des milliers de fois et commenté près d’un millier de fois. Un tweet de l’auteur sud-africain Zakes Mda, dans lequel il salue la déclaration de Mukoma comme « la chose la plus courageuse qu’un fils d’une icône puisse faire », a également suscité beaucoup d’intérêt. 

Dans les jours qui ont suivi la publication initiale, Mukoma a déclaré que des membres de sa famille et des amis l’avaient accusé de mensonge. Entre-temps, la nouvelle a été relayée par le Premium Times du Nigeria et par plusieurs médias kenyans, dont un article de Tony Mochama, écrivain kenyan, qui se moque de Mukoma pour avoir considéré les réseaux sociaux comme un « espace sûr » pour dénoncer la « masculinité toxique » de son père. Ngugi n’a pas encore publié de réponse officielle.

Le silence de la communauté littéraire africaine face à cette allégation mérite d’être souligné, la plupart des réponses publiques provenant du public kenyan en dehors des milieux littéraires. Bien que les commentaires de personnalités telles que Njambi McGrath, Maneo Mohale, Siphiwo Mahala, Donald Molosi, Niq Mhlongo, Stella Nyanzi et Iquo D’Abasi figurent sous les posts Twitter et Facebook initiaux, et que Zakes Mda ait exprimé son soutien, la réaction publique globale des écrivains et universitaires africains a été plus discrète que ce à quoi on aurait pu s’attendre. Cela peut s’expliquer de plusieurs manières.

Tout d’abord, il peut y avoir un sentiment de lassitude à l’égard des polémiques ; les réseaux sociaux sont saturés de controverses, ce qui fait que les gens sont las de participer à une nouvelle polémique ou craignent d’être d’être critiqués pour avoir critiqué quelqu’un. 

Par ailleurs, le caractère très intime de l’allégation — un fils qui accuse son père — peut donner le sentiment à l’observateur qu’il s’est immiscé par inadvertance dans une affaire familiale privée, assistant à quelque chose de dérangeant qu’il n’est pas supposé voir.

La raison pour laquelle nous nous penchons sur cette affaire chez Brittle Paper n’est pas de juger les accusations de Mukoma à l’encontre de Ngugi ou de disséquer l’opinion publique. Notre objectif est de documenter le milieu littéraire africain, y compris les histoires qui suscitent un malaise et qui sont complexes. Les déclarations de Mukoma au sujet de son père sont importantes, non pas en raison de leur potentiel de sensationnalisme, mais pour ce qu’elles révèlent des dynamiques qui façonnent la communauté littéraire africaine.

En travaillant sur cette histoire, j’ai dû me soumettre à un exercice d’équilibre éthique entre l’intérêt du public et le risque d’exacerber la douleur personnelle, d’autant plus qu’il ne s’agit encore que d’allégations et que Ngugi n’y a pas encore répondu. Une grande partie de cet article repose sur ce que Mukoma wa Ngugi a partagé avec moi via WhatsApp et au téléphone, vu que ni Ngugi ni les membres de la famille proche que j’ai contactés ne m’ont répondu. 

J’ai aussi eu des conversations privées avec d’autres personnes de la communauté et, bien que je ne puisse pas publier tout ce qu’elles ont dit, cela m’a aidé à prendre un peu de recul. Ce texte est donc publié en ayant conscience de ses limites et dans la perspective d’une mise à jour au fur et à mesure de la publication de nouvelles informations.

Pour commencer, je voudrais souligner que les allégations selon lesquelles Ngugi battait sa femme contrastent fortement avec son image d’activiste qui a bâti une audience mondiale pendant des décennies en s’adressant aux puissants au nom des opprimés. La renommée de Ngũgĩ en tant que sommité de la littérature africaine est indéniable. Ses écrits dénoncent avec courage le colonialisme, la dictature et la corruption. Son plaidoyer en faveur des langues et de la littérature africaines est inégalé et lui a valu une reconnaissance mondiale et multiples récompenses. Il n’est guère surprenant que l’accusation de Mukoma ait suscité un débat houleux et ait été source de discorde. 

D’un côté, Mona Eltahawy, qui a beaucoup écrit sur la violence entre partenaires intimes, traite la déclaration de Mukoma avec la même gravité qu’une histoire #metoo. Dans un message qu’elle nous a adressé, elle déclare : « Je salue Mukoma pour sa prise de parole. Très souvent, les femmes implorent les hommes de les croire et de s’exprimer. Le fait qu’il s’agisse d’un fils qui dénonce le comportement abusif de son père est très important.”.

D’autre part, l’allégation contre son père a été accueillie avec scepticisme et carrément niée par certains, comme le montre l’ensemble des réponses à son premier tweet. D’autres l’ont critiqué pour avoir rendu publique une affaire familiale privée et se sont inquiétés de l’impact potentiel d’une telle allégation sur l’héritage de son père. Nombreux sont ceux qui considèrent sa déclaration comme un acte inapproprié, qui revient à étaler son linge sale. Il a également été accusé de tous les maux, depuis la complaisance envers le féminisme occidental jusqu’aux accusations d’immaturité, de manque d’africanité et d’exploitation de la situation de son père à des fins personnelles.

Ce drame révèle des facettes complexes, notamment en ce qui concerne la question de la vie privée. L’année dernière, le journaliste kényan Carey Baraka avait publié un portrait intime de Ngũgĩ, décrivant sa santé fragile et sa vie dans la solitude, ce qui a conduit Mukoma à défendre son père. Bien que Ngũgĩ ait publiquement approuvé l’article de Baraka, Mukoma l’a critiqué pour les détails exagérés et contraires à l’éthique. Il s’est demandé si certains détails étaient nécessaires pour raconter l’histoire, qualifiant tout ce qui était superflu d' »excès de commérages ». Aujourd’hui, alors que Mukoma révèle des détails intimes sur le mariage de ses parents, la situation s’est inversée et beaucoup l’accusent d’en faire autant. Les gens se posent également la question de savoir pourquoi maintenant ?

Au cours de nos conversations, Mukoma wa Ngugi m’a expliqué que sa décision de témoigner n’était pas impulsive, mais qu’elle s’inscrivait dans le cadre d’une démarche sur le long terme visant à remédier à ce qu’il considérait comme une injustice à l’égard de la mémoire de sa mère. « Ce n’est pas une question de ‘pourquoi maintenant’. J’ai un tweet épinglé depuis 2022. Il s’agit d’une très longue réflexion, et non d’une révélation soudaine ». 

 

It hurts to see my late mother, Nyambura (my daughter is named after her) being systemically erased from the @NgugiWaThiongo_ story. We literally (of course) and figuratively would not be here if it was not for her keeping us glued together through the political persecutions. pic.twitter.com/w7aK8fu3oB

— Mukoma Wa Ngugi (@MukomaWaNgugi) November 28, 2022

Dans le tweet auquel il fait référence, il écrit : « Cela fait mal de voir ma défunte mère, Nyambura (ma fille porte son nom), être systématiquement effacée de l’histoire de @NgugiWaThiongo_. Nous ne serions pas là, au sens propre (bien sûr) et au sens figuré, si elle ne nous avait pas maintenus ensemble à travers les persécutions politiques. » 

Ces allégations contre son père semblent faire partie d’un long parcours à la recherche de sa mère, qui a vécu une vie très difficile, et dont l’expérience en tant que parent et épouse à l’époque de la lutte anticoloniale a fait des ravages qui, pour Mukoma, n’ont pas été suffisamment abordés.

La relation entre Ngugi et Nyambura remonte aux débuts de sa carrière littéraire. Dans ses mémoires de 2016, Birth of a Dream Weaver, Ngugi évoque leur relation. Ils se connaissaient depuis l’enfance, ayant grandi dans le même quartier et fréquenté les mêmes écoles. Alors que la scolarité de Nyambura s’est achevée prématurément, il est entré à l’université de Makerere; ce qui illustre peut-être la façon dont les hommes ont bénéficié du patriarcat colonial tandis que les femmes ont été systématiquement privées d’opportunités similaires. « Mais”, écrit Ngugi, “plus nos chemins se séparaient, plus nos cœurs se rapprochaient l’un de l’autre, et lorsque je suis allé à Makerere en 1959, nous avions noué une sorte de pacte avec nos âmes dont nous avions toujours su qu’il se concrétiserait”.

Les mémoires concernent les débuts de la carrière littéraire de Ngugi et il est donc logique qu’ils n’abordent pas les problèmes de leur relation. Mais si l’on s’en tient aux mémoires, Ngugi et Mukoma se souviennent différemment de Nyambura. Nyambura, qui est une muse, une âme sœur dans la mémoire de Ngugi, devient dans l’histoire de Mukoma une épouse négligée et maltraitée. Dans un message sur whatsapp, Mukoma évoque ce souvenir douloureux : « Un voisin a demandé à un moment donné pourquoi nous l’avions enterrée comme un chien parce que sa tombe était envahie par la végétation. En langue Gikuyu, on ne peut pas vous poser une question plus grave. Sa tombe est beaucoup mieux maintenant, mais c’est une question qu’aucune famille ne devrait avoir à se poser ».

Pour Mukoma, il s’agit d’une question très personnelle, enracinée dans les expériences vécues par sa famille sous le régime Moi au Kenya. Mukoma se souvient que sa mère protégeait son père : « Nous avons vécu les horreurs de la dictature avec un père en exil et une mère accablée, avec six enfants, qui faisait de son mieux.  Tous ceux qui ont connu la dictature savent que je ne raconte pas toute l’histoire. Il y a eu des jours où nous n’avions pas assez à manger ni suffisamment d’argent pour payer les frais de scolarité (oui, j’ai été renvoyée à la maison à de nombreuses reprises pour cette raison). Mais malgré tout cela, elle a convoqué une réunion de famille et a dit, au moment de sa mort, qu’elle ne voudrait jamais que nous reniions notre père juste pour obtenir un répit de la dictature — comme l’avaient fait d’autres familles ».

Dans cette relation complexe de dévouement, de politique et de survie à une époque marquée par la violence postcoloniale, Mukoma wa Ngugi souhaite mettre l’accent sur le courage de sa mère plutôt que sur son statut de victime.

Elle a été tour à tour enseignante, agricultrice, propriétaire d’une petite entreprise. Elle a fait tout ce qu’elle pouvait pour nous maintenir à l’école, nous nourrir… Elle était très protectrice à l’égard de mon père et de nous, ses enfants.

Cette controverse nous rappelle ce que nous oublions lorsque nous présentons le XXe siècle comme une période de succès politiques héroïques remportés par des écrivains africains téméraires, pour la plupart des hommes. Ce qui est absent de cette histoire, ce sont les enfants traumatisés et les épouses négligées, les foyers ravagés par le double pouvoir du patriarcat et de la violence coloniale.

Les accusations de Mukoma contre son père d’avoir maltraité sa mère, bien que très personnelles, mettent en lumière une question de fond plus large. Elles nous rappellent que nous ne racontons pas toute l’histoire lorsque nous négligeons la façon dont la littérature africaine, comme la plupart des autres littératures, a été forgée au cœur du pouvoir patriarcal. Le message de soutien de Mda à Mukoma suggère qu’il s’agit d’un problème fondamentalement structurel, faisant référence aux mauvais traitements infligés par son propre père à sa mère, et aux mauvais traitements présumés de Nelson Mandela à l’égard de son épouse.

 

I am greatly moved by your tweet, son (I can call you that; you’re two years younger than my oldest son). This is the bravest thing any son of an icon can do. Ignore those who are denouncing you. What is more important is your truth and your healing. Many of us need such… https://t.co/sXTgpxFUNJ

— Zakes Mda (@ZakesMda) March 13, 2024

Les mythologies que nous tissons autour de nos héros sont entachées de profondes lacunes dans la mesure où elles gomment la complicité intersectionnelle avec d’autres types d’oppression. Les accusations de Mukoma sur le comportement de Ngugi envers Nyambura nous poussent à penser aux histoires cachées derrière les grands récits de notre histoire.

Les revendications de Mukoma wa Ngugi ne sont pas seulement personnelles, elles sont aussi très politiques, attirant l’attention sur le travail invisible, les sacrifices, la souffrance, l’abus de pouvoir et d’autres facteurs qui façonnent les espaces que nous chérissons et considérons comme sacrés. 

Nous avons toujours raconté l’histoire de la littérature africaine avec des personnes comme Ngugi comme protagonistes. Le scandale au cœur des allégations de Mukoma est que ce type d’histoires héroïques est fortement revisité. Il existe aussi une autre histoire, celle des femmes qui ont été abandonnées pour élever les enfants et s’occuper du foyer pendant que nos auteurs masculins bien-aimés se lançaient dans la carrière de toute une vie. Les personnes qui affirment que l’histoire de Nyambura et le traitement qu’elle a subi sont une affaire privée, alors que l’activisme et le succès littéraire de Ngugi sont l’histoire publique, sont complices d’une culture de l’effacement qui est très répandue. Ngugi n’est pas le seul concerné. Pensez à tous les hommes dont les histoires sont devenues une référence en matière de littérature africaine.

Pensez maintenant à toutes les femmes, les mères, toutes les sœurs, tous les enfants qui se sont sacrifiés pour permettre à ces hommes de profiter des institutions coloniales conçues pour les hommes. Pour chaque auteur masculin baptisé « père de la littérature africaine », il y a une communauté de véritables mères qui ont sacrifié tant de choses pour leur permettre d’être sous les feux de la rampe. Nous n’entendons jamais leurs histoires. La question que je me pose dans le post de Mukoma est la suivante : à quoi ressemblerait l’histoire de la littérature africaine si Nyambura et ses avatars en étaient les protagonistes ?

Que signifie pour la Culture le fait que quelqu’un qui a bâti sa vie sur la lutte pour les opprimés ait pu abuser d’autres personnes ? Sisonke Msimang a mis en garde contre les pièges que représente le fait de centrer la culture sur des personnages qui deviennent si grands que nous projetons nos idéaux sur eux. Nous en faisons des symboles de nos sociétés, nous leur demandons de nous représenter et nous leur donnons plus de pouvoir qu’ils n’en ont dans leur fragilité humaine. Nos héros ne seront jamais à la hauteur.

Comme le note Carey Baraka dans un e-mail, « nous aimons penser que nos héros sont infaillibles, même s’ils sont tous capables de faire des choses terribles aux gens qui les entourent… Ngugi a été un écrivain important, mais aussi, selon l’accusation de Mukoma wa Ngugi, semble avoir été terrible avec sa femme… Il y a de nombreuses versions de Ngugi, certaines merveilleuses, d’autres terribles, et maintenant, nous devons compter avec toutes ces facettes de lui ».

Cela fait écho à la remarque de Msimang selon laquelle il est important de comprendre que « tous [nos] préférés sont problématiques ». Ils le sont tous. C’est Ngugi aujourd’hui. Ce sera quelqu’un d’autre demain. Reconnaître cela ne signifie pas que nous ne les rendons pas responsables de leurs actes. Cela signifie simplement que nous devons nous interroger sur la culture du fanatisme qui nous pousse à déifier une poignée de personnes pour en faire les arbitres de notre monde culturel.

7 avril 2024 0 Commentaires
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Le 2 avril dernier, Maryse Condé rejoignait les ancêtres.
Portraits

Maryse Condé en 5 prises de parole révélatrices de ses luttes

par La redaction 6 avril 2024
Rédigé par La redaction

Le 2 avril dernier, Maryse Condé rejoignait les ancêtres. Elle était une écrivaine guadeloupéenne qui a laissé derrière elle une œuvre colossale de plus de 70 ouvrages, traduits dans plusieurs langues. À travers ses écrits, elle n’a cessé de questionner le racisme, l’esclavage et le colonialisme.

Maryse Condé était fière d’avoir fait entendre la « voix cachée de la Guadeloupe ». Elle a reçu le prix Nobel alternatif de littérature et a eu une carrière prolifique, passant des Antilles à l’Afrique avant de s’installer à Paris.

Bien qu’elle ait longtemps refusé l’étiquette d’intellectuelle, préférant se définir comme « une femme qui fait beaucoup de choses », Maryse Condé est devenue une figure majeure de la littérature.

1- L’écriture : Entre doutes et détermination

Dans cette interview de RFI, Maryse Condé parle de son rapport à l’écriture. Une véritable de leçon d’humilité devant ce désir immense d’écrire qui l’a habitée bien longtemps avant de se lancer dans l’écriture.

L’auteure révèle les doutes et la modestie qui ont longtemps accompagné sa vocation d’écrivaine. Un témoignage inspirant sur les défis et les remises en question qui jalonnent le parcours d’une grande écrivaine.

Un écrivain a deux vies : une vie rêvée et une vie réelle. Je rêve beaucoup et c’est plus important que la réalité.

Simplement, l’écriture est une force, on ne sait pas comment la maîtriser. C’est en vous, une passion, une vocation, un désir. Donc j’ai la force de transcrire sur papier, les rêves, les obsessions que je portais en moi depuis très longtemps.

 

2- L’attachement indéfectible de l’écrivaine à son île natale

Pour Maryse Condé, la Guadeloupe est un pays.  Elle s’est toujours considérée comme une « Guadeloupéenne indépendantiste ». Bien qu’elle ait passé la majeure partie de sa vie en dehors de la Guadeloupe, elle est restée profondément attachée à son archipel natal.

Dans une interview en 2013, elle a déclaré : « Je mourrai guadeloupéenne. Une Guadeloupéenne indépendantiste ». Cet attachement à l’indépendance de la Guadeloupe transparaît dans ses œuvres et aussi dans cet extrait.

 

 

3- Maryse Condé ouvre les portes de son monde, de l’insularité à l’écriture

Dans cette vidéo, Maryse Condé nous partage ses influences littéraires, nous parle de son enfance, de son œuvre, et de sa perception de l’insularité. Elle discute de la complexité de ses expériences et de la façon dont elles ont façonné son écriture, tout en mettant en lumière sa vision du monde et de la littérature. 

À travers ces confidences, l’auteure révèle les multiples facettes de son identité et de sa démarche créative, offrant un éclairage unique sur sa voix singulière au sein de la littérature caribéenne.

Entretien réalisé à Paris le 8 octobre 2009 par Giscard Bouchotte pour Île en Île.  

 

4- Lauréate du « Nobel alternatif » : Une consécration méritée

Le 12 octobre 2018, Maryse Condé reçoit le Prix de la Nouvelle Académie (le « Nobel alternatif »), pour l’ensemble de son œuvre. Une consécration entre autres invoqués au cours de cet entretien qui retrace son parcours. L’interview a lieu sur sa terre natale, la Guadeloupe.

Interview réalisée par Lise DOLMARE de l’émission Artlook.

 

 

5- Maryse Condé, présidente du Comité de la Mémoire de l’Esclavage

Dans cette vidéo, Maryse Condé est invitée sur le plateau de TV5 Monde pour parler de la date du 10 mai, choisie pour commémorer l’esclavage. Maryse Condé a présidé le Comité national pour la Mémoire et l’Histoire de l’Esclavage, créé suite à la loi Taubira. 

 

6 avril 2024 0 Commentaires
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Kiyémis et Amina Damerdji dans la première sélection du prix Orange du livre 2024
ActualitéPrix & distinctions

Kiyémis et Amina Damerdji dans la première sélection du prix Orange du livre 2024

par La redaction 5 avril 2024
Rédigé par La redaction

Pour la 16ᵉ édition du Prix Orange du Livre, le jury s’est réuni le 26 mars pour sélectionner une première liste de romans francophones parus entre le 1ᵉʳ janvier et le 31 mars 2024. Parmi les sélectionnés figurent Kiyémis et Amina Damerdji avec respectivement Et, refleurir et Bientôt les vivants.

Kiyémis : Trajectoire d’une voix afro-féministe influente

Kiyémis est une blogueuse, autrice et militante afro-féministe française qui traite des questions de sexisme, de racisme et de positivité corporelle.

Elle a d’abord étudié l’histoire puis a obtenu un master en science politique. En 2012, alors qu’elle étudiait l’histoire, elle a commencé à contribuer sur Twitter avec d’autres jeunes femmes intéressées par l’afro-féminisme. 

En 2014, encouragée par sa mère, elle a lancé son populaire blog « Les Bavardages de Kiyémis », où elle écrit sur ses expériences personnelles, la façon dont les femmes noires sont traitées au travail et le manque de mixité entre les personnes noires et blanches.

Kiyémis a publié plusieurs ouvrages, notamment un recueil de poésie À nos humanités révoltées en 2018 et l’essai Je suis votre pire cauchemar ! en 2022.  Et, refleurir est son premier roman.

Depuis mars 2023, elle présente l’émission « Rends la joie » sur la plateforme Mediapart. Dans cette émission, Kiyémis interroge des artistes pour évoquer la place de la joie dans leur œuvre et leurs combats. 

Amina Damerdji: Trajectoires croisées de l’écriture et de la recherche

Amina Damerdji est une écrivaine et chercheuse franco-algérienne en sciences sociales, née en 1987 aux États-Unis. Elle a grandi à Alger jusqu’à la guerre civile, puis en France où elle a commencé à écrire.

Amina Damerdji a soutenu sa thèse de doctorat en octobre 2018, portant sur les poètes officiels de la Révolution cubaine passés à la dissidence et à l’exil dans les années 1990. Elle est également scénariste pour des séries télévisées

Actuellement, Amina Damerdji mène un projet de recherche sur la réception française des best-sellers xénophobes. Ses domaines de recherche incluent la littérature, les discours de haine, la sociologie de la littérature et le droit et la littérature.

Le Prix Orange du Livre

Le Prix Orange du Livre est un prix littéraire français qui met en lumière les romans les plus marquants de la rentrée littéraire de janvier. Il vise à donner de la visibilité aux talents émergents, pas encore reconnus. 

Le jury est composé de 16 membres, dont des libraires, des écrivains et des lecteurs. La particularité du jury est sa mixité, ce qui permet de donner une voix à des personnes issues de différents milieux et ayant des perspectives différentes. Le jury est présidé par Jean-Christophe Rufin, écrivain et membre de l’Académie française.

Le Prix Orange du Livre est une initiative de la Fondation Orange, qui est reconnue pour son engagement à favoriser l’accès universel à la culture et au savoir. Il s’inscrit dans le cadre du site www.lecteurs.com, un espace dédié à la communauté littéraire, qui réunit plus de 240.000 membres. 

La Fondation Orange organise également depuis 2019 le Prix Orange du Livre en Afrique pour mettre en lumière les auteurs africains et soutenir la littérature africaine.

5 avril 2024 0 Commentaires
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m. nourbeSe philip, Christina Sharpe et Hanif Abdurraqib parmi les 8 lauréats des prix Windham-Campbell 2024
ActualitéPrix & distinctions

m. nourbeSe philip, Christina Sharpe et Hanif Abdurraqib parmi les 8 lauréats des prix Windham-Campbell 2024 doté de 175 000 $ chacun

par La redaction 5 avril 2024
Rédigé par La redaction

Les prix Windham-Campbell ont été créés en 2011 à l’Université de Yale, grâce à un don testamentaire de l’écrivain Donald Windham et de l’acteur Sandy Campbell.

Chaque année, huit écrivains sont récompensés dans les catégories fiction, non-fiction, théâtre et poésie. Chaque lauréat reçoit le montant de 175 000 $ pour soutenir leur travail.

Les prix Windham-Campbell visent à permettre aux artistes de « se concentrer sur leur travail sans se préoccuper des finances « , selon le directeur du prix Michael Kelleher. Ils sont administrés par la bibliothèque Beinecke des livres rares et manuscrits de l’Université Yale. 

Les lauréats sont sélectionnés de manière confidentielle et anonyme par un jury d’experts dans chaque catégorie. Les prix Windham-Campbell sont remis chaque année lors du « Windham-Campbell Literature Festival », un festival littéraire international sur le campus de Yale.

Parmi les 8 lauréats de cette année, figurent trois auteurs afrodescendants.

Hanif Abdurraqib dans la catégorie non fiction

Hanif Abdurraqib est un auteur, poète et critique culturel américain originaire de Columbus, dans l’Ohio.

Il a reçu plusieurs récompenses, notamment une Médaille Andrew Carnegie pour l’excellence en non-fiction (2022), le Prix Gordon Burn (2021) et une bourse MacArthur (2021).

Abdurraqib est connu pour son remarquable corpus de travaux critiques qui allient une flexibilité discursive à une rigueur émotionnelle et intellectuelle.

Son écriture explore une grande variété de sujets, de Michael Jackson aux marches sur la lune à Sun Ra en passant par les missions de la NASA. L’auteur mêle le personnel et le politique avec une apparente facilité.

Hanif  Abdurraqib a publié trois livres de non-fiction acclamés par la critique et cinq recueils de poésie, notamment A Little Devil in America: In Praise of Black Performance (2021), Go Ahead in the Rain: Notes to a Tribe Called Quest (2019) et They Can’t Kill Us Until They Kill Us (2017). Hanif  Abdurraqib anime aussi un podcast hebdomadaire intitulé « Object of Sound » sur Sonos Radio.

nourbeSe philip dans la catégorie poésie

NourbeSe Philip est une poétesse, romancière et dramaturge canadienne. Elle est connue pour son écriture expérimentale et son engagement politique. Elle explore les thèmes de la race, du colonialisme et de la diaspora africaine. Parmi ses œuvres connues figurent les recueils de poésie Thorns and Sheave » et She Tries Her Tongue, Her Silence Softly Breaks.

Le comité des Prix Windham Campbell a reconnu les contributions significatives de M. NourbeSe Philip à la littérature et sa voix puissante pour aborder des questions sociales et politiques importantes à travers son art. 

Christina Sharpe dans la catégorie non fiction

Christina Sharpe est une universitaire et écrivaine canado-américaine connue pour ses travaux qui explorent la relation complexe entre le langage et les noirs.

Elle a reçu la médaille Andrew Carnegie pour l’excellence en non-fiction en 2023 pour son livre Ordinary Notes.

Elle s’appuie sur un éventail de disciplines, notamment la théorie critique, la culture visuelle et les Black studies.

Parmi ses œuvres célèbres figurent les livres In the Wake: On Blackness and Being (2016) et Black. Still. Life. (2021).

Depuis 2013, 99 écrivains de 21 pays différents ont reçu les prix Windham-Campbell. Parmi eux, on compte le dramaturge Michael R. Jackson, le critique et romancier Stanley Crouch, ainsi que le romancier Percival Everett.

5 avril 2024 2 Commentaires
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RDC : Le premier prix Sene Mongaba revient à la journaliste Mamie Ilela
ActualitéPrix & distinctions

RDC : Le premier prix Sene Mongaba des littératures et sciences en langues congolaises revient à la journaliste Mamie Ilela

par La redaction 4 avril 2024
Rédigé par La redaction

Le Prix Séné Mongaba des littératures et sciences en langues congolaises a été attribué à la journaliste Mamie Ilela au cours de la deuxième édition du Salon des littératures en langues congolaises. 

Mamie Ilela est une journaliste et chroniqueuse de la musique congolaise à la Radio Télévision nationale congolaise (RTNC). Elle est décrite comme une « femme battante, ambitieuse et courageuse » qui s’est fait remarquer dès son stage à la RTNC. Après 23 ans de carrière au sein de la chaîne, elle vient d’être nommée directrice des informations en langue à la chaîne. 

Elle est également connue affectueusement sous le nom de « Ya Mamie Ilela » par les musiciens congolais. Elle anime une émission appelée « Karibu Variétés » sur la RTNC.

Le Prix Sene Mongaba a été lancé pour continuer de promouvoir les langues nationales congolaises et honorer la mémoire du professeur Bienvenu Sene Mongaba, décédé en janvier 2022. 

Le prix prime un auteur qui publie une œuvre littéraire en langue congolaise. Sene Mongaba était un fervent défenseur de l’utilisation des langues congolaises dans l’enseignement, la transmission des connaissances et les institutions de l’État. Il a notamment traduit en lingala des ouvrages scolaires de chimie et de mathématiques. 

Le Prix Sene Mongaba est remis lors du Salon des littératures en langues congolaises.

La deuxième édition du salon a eu lieu les 28 et 29 mars derniers à la bibliothèque Wallonie-Bruxelles de Kinshasa. Cet événement, organisé autour du thème « Littérature congolaise moderne en lingala dans tous ses états », a mis à l’honneur la langue lingala et la promotion des œuvres littéraires dans les langues nationales de la République démocratique du Congo.

Cette seconde édition a été marquée par plusieurs moments forts, à commencer par l’ouverture d’une librairie éphémère et de stands d’exposition le 28 mars. 

L’ouvrage La politique linguistique de la RDC et son impact sur les langues nationales dans le système éducatif : problèmes et pistes de solutions a été présenté par le Pr Raoul Ekwampok Ka’ndum. 

Les Prs Yoka L. Mudaba et Jean-Marie Ngaki ont participé à un panel de discussion, suivi de la présentation du livre Ntwali. Mwana ya Ekila par Edimo Lumbidi, militant actif pour la promotion des langues congolaises. 

Le récital de poèmes « Lumumba : Matanga esila te / Toleli Lumuba » et  le concours de slam en lingala ont précédé la remise du prix Sene Mongaba qui a clôturé cette deuxième édition du Salon des littératures en langues congolaises.

4 avril 2024 0 Commentaires
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Prix Théâtre RFI 2024
ActualitéPrix & distinctions

Prix Théâtre RFI 2024 : Postulez dès maintenant, jusqu’au 27 avril !

par La redaction 4 avril 2024
Rédigé par La redaction

Le Prix RFI Théâtre est une récompense annuelle remise depuis 2014 par RFI (Radio France Internationale) à un auteur francophone d’Afrique, d’Océan Indien, des Caraïbes ou du Proche/Moyen-Orient. L’objectif de ce prix est de promouvoir les écritures dramatiques contemporaines de langue française. 

Le prix est organisé par France Médias Monde, la société nationale de programme qui édite RFI, France 24 et Monte Carlo Doualiya. Le prix a plusieurs partenariats avec des institutions comme la SACD, l’Institut français, le Théâtre Ouvert et l’Institut français de Saint-Louis du Sénégal. Ces partenaires offrent différents types de soutien aux lauréats du prix, comme des résidences d’écriture, un accompagnement dramaturgique, une dotation financière, ainsi qu’une promotion et diffusion du texte lauréat.

En 2023, la 10ᵉ édition du prix a reçu 135 textes provenant de 25 pays différents. On note une forte participation d’auteurs de Côte d’Ivoire, du Bénin et d’Haïti, ainsi qu’une augmentation de la part des autrices (22% cette année contre 15% en 2022).

L’appel à écritures pour l’édition 2024 du prix a été lancé le 25 mars 2024. Les candidats ont 5 semaines, jusqu’au 27 avril 2024, pour envoyer leur texte. 

Le prix est ouvert aux auteurs et autrices de tous horizons, d’Afrique, du Proche-Orient, des Caraïbes, de l’océan Indien, ainsi qu’aux ressortissants de ces régions vivant en France depuis moins de 4 ans et titulaires d’un statut de résident ou de réfugié politique. 

Les lauréats bénéficient de temps de travail et d’accompagnement dans différentes structures partenaires telles que la Villa Ndar à Saint-Louis du Sénégal, la Maison des auteurs de Limoges et le CDN Normandie-Rouen.

Le texte du lauréat sera lu au Festival d’Avignon dans le cycle de lectures « Ça va, ça va le monde ! » et au Festival des Zébrures d’automne à Limoges en septembre. 

Pour participer, les candidats doivent envoyer leur texte avec un formulaire d’inscription à l’adresse prix.theatre@rfi.fr. Ils sont invités à bien lire le règlement avant de postuler.

► Règlement Prix RFI Théâtre 2024

► Formulaire de participation – Prix RFI Théâtre 2024

4 avril 2024 0 Commentaires
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ActualitéÉvénements

Burkina Faso : Ouagadougou accueille sa première édition du Salon International Féminin du Livre (SIFLO 2024)

par La redaction 3 avril 2024
Rédigé par La redaction
Interview de Dédé Rose Gloria KOUEVI, organisatrice du Salon, dans l'émission "Le coin du savoir"

Le Salon International Féminin du Livre de Ouagadougou (SIFLO) est prévu du 17 au 20 avril 2024 à la maison de la femme de Dagnoenn. Sous le thème central « Les femmes écrivaines face aux défis de l’heure », cet événement aspire à célébrer la contribution des femmes à la littérature africaine et à débattre de leurs défis contemporains.

Le Salon est organisé par Dédé Rose Gloria KOUEVI présidente et fondatrice de l’association les pionnières du livre.

Dédé Rose Gloria KOUEVI est aussi écrivaine burkinabè et promotrice de la littérature féminine africaine. Diplômée en enseignement, elle embrasse sa vocation d’écrivaine avec la publication de son premier ouvrage, Le parcours d’une femme battante, en 2013, suivi de titres Vengeance fatale, Le Dilemme et Les larmes du désir.

Le Salon International Féminin du Livre de Ouagadougou (SIFLO) se veut être une vitrine pour permettre la rencontre d’écrivaines du continent afin de partager leurs expériences et de faire connaître leurs plumes respectives au-delà de leurs frontières. 

 À l’honneur pour cette première édition, la Guinée Conakry et l’auteure Safi Chantal B. Seront présentes au salon, des auteures de 15 pays différents dont le Togo, le Bénin, le Ghana, le Niger, le Rwanda, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Tchad ou le Gabon. 

Les visiteurs pourront assister à des tables rondes, des ateliers, des conférences et des jeux éducatifs.

3 avril 2024 2 Commentaires
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"Ma fille" : Un roman de Falilou Dioum qui refuse l'oubli
Notes de lecture

« Ma fille » : Un roman de Falilou Dioum qui refuse l’oubli

par Mireille Kameni 1 avril 2024
Rédigé par Mireille Kameni

L’auteur

L’auteur, Mouhamadou Falilou Dioum, est un ingénieur statisticien économiste né en 1989. Passionné d’histoire et de littérature, marqué par son passage à l’université où il a rencontré différents personnages qui lui ont inspiré son histoire, il signe avec « Ma fille » son premier roman. Une œuvre de 147 pages reparties en 09 chapitres dont les titres traduisent bien l’évolution d’une histoire débutée sur un accent de réprimande.

L’histoire

« Je me souviens de tout« . Tout commence par ces premiers mots qui annoncent un réquisitoire contre l’apathie en général. L’auteur en décrira les contours au gré du roman. Sous des abords socioculturels, le personnage central, Youssouf,  décrira, dans un premier temps, la passivité d’un peuple face aux souffrances d’une enfant dont la seule faute avait été d’avoir été « trahie par son corps » (p.12). Abandonnée par sa famille, en proie aux affres d’un mariage forcé, la mère de Youssouf avait tenté de fuir sans succès une destinée lugubre. « Arrachée de son innocence » (p.12) et livrée au « fétide jeu d’un harem dont le seul prix était celui de la meilleure esclave » (p.13), la petite fille deviendra une femme forte dont le courage traversera les générations. « C’est d’elle, ma fille, que j’ai appris le courage » (p.18). Youssouf qui aura tout appris de sa mère, deviendra également père… père adoptif pour être précis.

Dans une communauté estudiantine où différentes personnalités s’entremêlent et s’imprègnent les unes des autres, laissant le lecteur confus, à mille lieux de l’histoire centrale, le narrateur entraîne le lecteur à la découverte du Sénégal sous toutes ses coutures : classes sociales et religions.  

 »Pardonne moi si, délaissant ton histoire, je te parle de mes propres impressions, de mes sentiments sur les faits parfois magnifiques, parfois terribles, mais toujours riches qui ont précédé ta venue au monde. » (p.11).  

Ainsi, sur un ton mélancolique, fortement empreint de pudeur et « de subjectivité » (p.53), le narrateur pour parler à sa fille adoptive de ses parents biologiques et de la raison pour laquelle elle avait été adoptée, revient sur l’histoire de son pays, sa vie estudiantine avec ses « frères de fortune ». Le roman se termine sur une touche d’émotion palpable et sincère qui permet de prendre conscience qu’un parent adoptif est avant tout un parent.

L’écriture

Dans un style non épuré, compliqué de par les multiples changements de temporalité, l’auteur relate l’histoire à sa fille. La prose abondante et saccadée peut être attribuée à l’envie de l’auteur d’assurer une transcription compréhensible des us et des coutumes sénégalaises.

Mon avis

Ce roman est amorcé par une sincère émotion et plusieurs leçons de vie qui nous tiennent continuellement en haleine et dont la fin marque le paroxysme. Malgré la noyade dans le folklore sénégalais et quelques anecdotes superflues, Ma fille de Mouhamadou Falilou Dioum sorti en 2016 chez L’harmattan-Sénégal, reste un roman qui fait passer un beau message aux enfants adoptés.

1 avril 2024 0 Commentaires
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"Magenta"de Sokhna Diarra Bousso Ndao ou le portait d'une génération boutonneuse et ses vices
Notes de lecture

« Magenta »de Sokhna Diarra Bousso Ndao ou le portait d’une génération boutonneuse et ses vices

par Zila Aset 1 avril 2024
Rédigé par Zila Aset

Les morts ne sont pas morts, nous dit-on. Cela est assurément vrai pour Franck Zappa, un artiste musicien disparu au siècle dernier qui pourtant a accompagné la plume d’une contemporaine dans la production de l’opus littéraire qui a pour titre Magenta. Il s’agit du premier roman de Sokhna Diarra Bousso Ndao, paru en 2012 aux éditions L’Harmattan.

Une encre prend source en Afrique, des pages noircies interprètent des classiques de la chanson Rock. Exit les notes mélodieuses de la harpe mandingue. Adieu les Lamb[1] et les effluves de sueurs viriles des lutteurs. Oublions la teinte originale et changeante des eaux du lac Rebta pour découvrir une tout autre curiosité du pays de Senghor : Les oranges mécaniques.

Si de par leur nom, ces produits artificiels font échos à une réalisation cinématographique de Stanley Kubrick dans laquelle les personnages s’illustrent par une violence stylisée, les agrumes dakarois se démarquent par leurs caractères juteux et leurs robes brillant des mille feux d’une éducation inculquée dans les établissements les plus prestigieux de la ville. Il est en fait question de s’imprégner des réalités d’« une partie de la jeunesse qui sait goûter, dans l’oisiveté, les fruits d’une richesse dans l’annexe parentale de la fortune familiale » (Magenta Opus 1 – page 8) et qui par ailleurs fait étalage des vulnérabilités de cette race nubile.

Une jeunesse en déliquescence

L’essentiel de cette trilogie romanesque se résume à la symbolique de la couleur choisie comme titre de l’œuvre. Le premier sens accordé à cette teinte est le vide affectif. Magenta est l’expression du besoin de liens et d’amour du personnage principal, Nourou. Le jeune homme sorti d’un hymen ministériel, a droit à tous les privilèges que lui confère « son ADN estampillé du logo » familial : une immense chambre, des vêtements à la marque du crocodile, des cours de golf, des vacances en Europe, un domestique pour le servir et un nom qui lui ouvre les écluses d’un avenir brillant. Pourtant, dans ce frêle cœur de seize ans s’est installé un poison qui annihile toute sensation de plénitude. Essayant d’atténuer l’acidité de son existence, il se fera une place de choix auprès de l’Ami qui règne en grand seigneur sur cette bande d’éphèbes fortunés qui se livrent sans vergogne à des excès en tous genres.

Dans la serre où prolifère cette espèce fruitière, il y a une « odeur de dealer, de drogue dans la cuisine, le joint que l’on fabrique comme un professionnel, qu’on enroule et que l’on lèche pour allumer du bout de doigts avec un briquet alors qu’il s’éteint » ; une « Pamela l’alcoolique pleureuse en colère, qui pleure sur son amour tordu avec « L’ami » » ; des « alcooliques heureuses qui rient et qui crachent des vérités : « tu sais papa ne m’a jamais aimée » et de plus « il se tape la pute de l’autre ministre qui est le père de la fille là-bas dans les bras du garçon devant la chaine hifi » » et surtout, on y boit « pour boire, sans distinction pour arriver là, où tout le monde en état d’ébriété crie ». (Magenta Opus 1 – Page 28).

Aussi appelée fuchsia ou rose indien, la teinte qui a prêté à l’intrigue ses nuances évoque par ailleurs arrogance et outrecuidance. Ce snobisme outrancier est concentré dans le personnage Junior Kebe alias l’Ami, souverain instigateur des virées de débauches et Don Juan patenté qui utilise pour ses sorties la voiture de luxe de son père alors qu’il n’a pas de permis de conduire. Si le trompe-l’œil fait son effet, il n’en demeure pas moins pour ces jeunes gens que « la vie est sans attrait. L’adolescence sans charme » et que leurs « premiers émois dans le sexe mauvais, les drogues dures et les shots de Tequila masqués par l’odeur de l’after shave, s’apparentent à un vide délictuel d’apparence morne » (Magenta Opus 2 – Page 37).

Magenta, couleur préférée de Garmy, raconte le cheminement décadent d’une « môme influençable » qui a eu de « mauvaises fréquentations » et des « yeux plus gros que le ventre » (Magenta Opus 3 – Page 65). Nourou s’entichera de cette étudiante qui occasionnellement se prostitue pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille. Si le coloris résultant de la fusion entre le bleu et le rouge évoque l’union entre deux univers différents, le livre quant à lui met en scène une idylle sur fond de luttes de classes. L’histoire d’amour entre le fils d’un diamantaire et d’une fille issue d’une petite famille de Thiès ne fera que mettre en exergue la violence des rapports entre les nantis et les moins nantis.

Il aura donc suffi d’un pigment, d’un mariage entre le rose et le pourpre pour voguer dans les espaces creux d’une jeunesse en déréliction. Heureusement, Sokhna Diarra Bousso Ndao n’a pas arrêté là son élan de commisération. Elle s’est également attelée à interpeller les parents et les aînés sur l’importance de leurs responsabilités auprès des nouvelles générations.

Appel à l’éveil des consciences

Magenta est le procès d’une élite africaine putride. Le plaidoyer contre une parentalité en échec. Sont sur le banc des accusés, Attia la mère de Nourou qu’il décrit lui-même par ces mots : « Elle n’était jamais en vacances. Pour beaucoup, elle était le Messie, elle résolvait les problèmes des autres avec facilités […]. Moi, mes états d’âme passaient en dernier, toujours. Elle ne pensait jamais à moi ». Le père de Nourou, toujours parti, ne rattrapera pas les manquements d’une mère « très égoïste et bornée » (Magenta Opus 2 – page 12). Puisque « avec le vieil homme, c’était cela, de quoi as-tu besoin ? Combien il te faut pour le régler ? ». Comme si l’éducation d’un enfant relevait uniquement du matériel. Le père de junior et ses multiples maîtresses ne seront pas en reste, et c’est le plus pervers de tous, Zach, qui dévoilera les arcanes ce cercle vicieux.

En définitive, Magenta est un roman à l’ambition sociologique appréciable. Un pamphlet sur la cellule familiale dont il faut cependant relever les écueils. D’abord les nombreuses coquilles qui n’entachent cependant en rien la qualité et la richesse culturelle de la plume. Ensuite, l’absence de références musicales africaines. En effet, pour un roman qui traite de jeunesse africaine, j’ai quelque peu regretté l’absence de sonorités noires qui à mon humble avis auraient plus collé au contexte. Mais n’empêche que, je me suis vite arrimée à l’ambiance rock du bouquin, à un tel point que Franck Zappa fait désormais partie de ma playlist.

Saluons le rendu original que nous a proposé Sokhna Diarra Bousso Ndao qui avec brio a su, sans trahir les genres, à marier la musique et la littérature. Magenta est bien la preuve qu’il y a dans chaque partition un souffle de littérature et de la prose dans chaque note de musique.

 


[1] Lutte traditionnelle sénégalaise

 

 

1 avril 2024 0 Commentaires
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Acariâtre est le Mot de la semaine
Le mot de la semaine

Acariâtre : Le mot de la semaine

par Chrystelle Ngoulou 1 avril 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le mot de la semaine du 1er au 7 avril 2024

Le mot « acariâtre » est un adjectif qui signifie « de caractère ou d’humeur grincheux, difficile à supporter ». Il est souvent utilisé pour décrire une personne aigrie, grincheuse ou querelleuse.

Par exemple, on peut dire « une personne acariâtre » pour décrire quelqu’un de difficile à vivre ou de mauvaise humeur.

1 avril 2024 0 Commentaires
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"Le miraculé de Saint-Pierre" de Gaston Paul Effa : le dernier élément de la triade d’un parcours initiatique
Notes de lecture

« Le miraculé de Saint-Pierre » de Gaston Paul Effa : le dernier élément de la triade d’un parcours initiatique

par Charles Gueboguo 31 mars 2024
Rédigé par Charles Gueboguo

MENÉ (compté)…

Séraphine Fournier. Arrière-petite-fille de Louis-Auguste Cyparis, dit Samson. En tant que lectrice assidue de Gaston-Paul, elle provoquera une rencontre avec l’auteur du Rendez-vous avec l’heure qui blesse. Elle veut connaître ce qui l’a motivé à écrire sur la vie de Raphaël Elizé. Et ce faisant, apporter sa part de vérité dans cette réappropriation. Elle devient à cet instant-là, une sorte de fin prolongement, mais seulement en échos, de la voix de Philippe Baron. Ce dernier accuse Gaston Paul Effa de plagiat de son documentaire : « Le Métis de la République ». Pis encore, Effa aurait fait de Raphaël Elizé un martyr malgré lui, pour chercher « à satisfaire un désir de pathos victimaire propre à notre époque ». C’est donc en se préparant à cette rencontre avec Effa que Séraphine découvrira par la télévision qu’il vient de publier un autre roman : Le Miraculé de Saint-Pierre.

Raphael Elizé

Raphael Elizé, premier maire noir de France

Il y est cette fois question du voyage de Cyparis, son arrière-grand-père à elle. L’un des trois miraculés de l’éruption volcanique de la montagne Pelée à Saint-Pierre. En 1908. On est donc subtilement introduit dans les circumambulations de Cyparis, ce miraculé de Saint-Pierre, et la rencontre non fortuite d’Effa avec Séraphine. Ces différents parcours Aurach-Séraphine-Effa, qui vont, ce faisant, recouper et préciser celui de Raphaël Elizé, ont pour but de faire pénétrer un « mythe par où la fiction rejoint la réalité et la figure de Cyparis celle de Sisyphe ».

Dans ce mythe, le voyage de Cyparis/Samson ; dans ce grand labyrinthe du cirque qu’est la vie et ses représentations, l’objectif est de trouver la lumière. Ou ce qui en tient lieu. C’est une métaphore de l’initiation par le feu. Dernière phase du voyage de l’initiandus. Voyage intérieur dont la téléologie est la mort du profane pour ce qui serait l’attente d’une renaissance. À travers le passage du Cabinet de Réflexion à la Porte du Temple.

Louis-Auguste Cyparis

Louis-Auguste Cyparis (Martinique, 1er juin 1874 – Panama, 1929) : seul survivant de l’éruption du mont Pelee en Martinique. Il était enfermé dans une cellule souterraine dans la ville de Saint-Pierre, lorsque l’éruption volcanique a tué tout le monde en quelques secondes. Environ 30 000 personnes sont mortes.

MENÉ (compté)…

Tandis que le lecteur s’attendrait à ce que Le Miraculé… soit une réponse à la lettre ouverte de Philippe Baron, Gaston-Paul Effa a réussi le tour de main d’allégoriser le parcours de ses personnages, fictifs-réels, sous la forme d’un voyage. Un parcours initiatique. Le sien : « cette histoire n’est pas seulement celle de Cyparis ou d’Elizé, mais la mienne [Gaston-Paul Effa] en réalité… En écrivant sur Elizé puis sur Cyparis, il me semblait assister à ma propre naissance ».  Peut-être la vôtre, aussi. Si, vous faites partie des damnés terriens noirs de Fanon, essayant de porter Les Nègres masques de Genet.

Toujours est-il que, puisque dans ce cabinet réfléchissant, le cherchant se retrouve : seul. Aveugle. Ni nu. Ni vêtu. Il lui est donné un guide sûr. Le guide évitera au guidé les erreurs et les errements. C’est ce rôle-là que joue d’abord Georges Aurach. Dans la fiction, libraire d’Effa. Dans les faits historiques, alchimiste du XVᵉ siècle. Auteur d’un traité sur la pierre philosophale : De Lapide philosophorum, qui de antimonio minerali conficitur. Mais également de l’ouvrage allégorique Le Jardin des richesses. Effa nous le présente comme son mentor et ami. C’est lui qui l’aurait poussé à écrire sur Cyparis. Leur quête commune devient le centre d’union où se noue une amitié fidèle de deux hommes qui, autrement, auraient dû rester à jamais loin l’un de l’autre.

Ensuite, Séraphine, encouragée par Aurach, finira par devenir le guide spirituel et initiatique d’Effa. L’alchimiste dira à Séraphine : « mon ami recherche la pierre philosophale : il explore la pensée, sillonne l’écriture pour atteindre l’œuvre rouge… son esprit attend la décomposition de la matière [la mort physique du corps] pour s’éveiller ». Séraphine, pour éviter à Effa les errements dans son voyage initiatique, va lui apprendre que « la vie est différente quand on apprend à contempler ». En effet, pour apprendre à penser, et partant à écrire, il faut s’exercer à s’isoler et à l’abstraction en rentrant en soi-même (voyage intérieur dont la finalité est la mort du profane pour une renaissance). Sans se laisser distraire par les bruits de l’extériorité. En d’autres termes, il faut pouvoir « pénétrer dans la caverne du passé et des milliers d’instants sombres, figés, qui le composaient ». Telle est la panacée de celui qui connaît manger les vrais fruits pour défier au final la mort, lui apprendra-t-elle de cette connaissance, de la nature et de ses lois, qui lui viendrait de Ganmè. Sa grand-mère à elle.

THEKEL (pesé)…

Séraphine, de par ce dernier rôle, serait le véritable prolongement de Tala, la femme pygmée. Elle initia Effa dans l’animisme. Il en discourt dans son essai Le dieu perdu dans l’herbe : l’animisme, une philosophie africaine. Georges Aurach et Séraphine Fournier sont donc in fine les guides conducteurs qui aident Gaston-Paul Effa dans sa quête philosophale pour « [que] réalité et imaginaire coïncident », pour créer chez lui la capacité de « déchiffrer la lumière dans l’obscurité », à travers l’art de l’écriture. « L’art… c’est un peu de lumière dans toute cette noirceur ». La transformation de l’horreur en beauté, c’est-à-dire en quête de soi pour, paraît-il, se libérer. Tout cela, bien que « toute douleur [narrée] n’est pas automatiquement transformée en or ».

UPHARSIN (divisé)…

Le Miraculé… dont la complexité structurale n’est que de façade, se trouve au final être le déploiement du parcours du prescrit qu’est Effa, et qui s’est mis en tenue. Dans ce cabinet où il s’est logé, il se sent en sécurité et invulnérable derrière le voile de l’allégorie, comme ses pairs gnostiques (Gibbon). Ce roman qui « répondrait à un projet [initiatique], plus grand que le livre lui-même » est dans son platonisme et sa croyance aveuglée au voyage du sage au monde plus élevé et lumineux, le dernier élément feu, d’une approche trinitarienne (la doctrine de la trinité tire son origine du platonicisme et Philon, théologien d’Alexandrie, apporta la touche finale qui influença le catholicisme romain). Les deux premiers de la triade étant son roman Rendez-vous avec l’heure qui blesse et son essai Le dieu perdu dans l’herbe : l’animisme, une philosophie africaine. Cette triade finit par en faire Un-Tout par une sorte d’hypostase mystique : Aurach/Osiris/Nimrod en père créateur ; Tala/Séraphine/Isis/Sémiramis en mère qui connaît tout du créateur ; et Effa/Horus le fils qui épousa, dit-on sa mère Sémiramis. Aurach-Tala-Effa, donc. Trois en un, donc hermétisme.

Un pas. Deux pas. Trois pas. Quatre pas. Un voile est tombé des yeux, parce que. Compté (mené). Compté (mené). Pesé (thekel). Divisé (upharsin). Cette triade ne s’adresse pas aux non-initiés. Ils ne risqueraient que d’y voir, à franchement écrire, un « bourrage de crâne ».

Le miraculé de Saint-Pierre, Gallimard, 2017, 240 Pp., ISBN : 9782072694271.

31 mars 2024 0 Commentaires
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"L'esclave aux trois rivières" d'Hervé Madaya ou le récit d'une amitié rare
Notes de lecture

« L’esclave aux trois rivières » d’Hervé Madaya ou le récit d’une amitié rare

par Zila Aset 31 mars 2024
Rédigé par Zila Aset

Nous étions le 10 mai 2017 lorsque j’ai refermé L’esclave aux trois rivières ; le roman d’Hervé Madaya à paraître en juin prochain aux Éditions Les Points sur les I.

Dans le train qui s’élançait vers mon lieu de « servitude », je jetai un coup d’œil à Google, histoire d’en savoir plus sur cet auteur camerounais qui me racontait une sombre séquence de l’histoire de la Guadeloupe comme s’il y avait vécu. Pendant ce temps, dans ma tête, c’était le carnaval. La date du jour raisonnait et sournoisement s’insinuait dans mes pensées. Pour m’en défaire, j’ai sorti l’artillerie lourde : mes écouteurs et sélectionné directement la chanson Eloko Oyo de Fally Ipupa — n’y voyez là aucune publicité. Mais alors que la mélodie me portait sur les rives du Congo, telle une moule à son rocher, cette date s’accrochait à mon esprit. Je l’entendais qui, au tréfonds de moi, réclamait sacralisation. Lasses de résister à ses assauts, mes neurones se reconnectèrent et se mirent à fouiller allègrement dans les lots d’informations qu’abritait mon cerveau. Au bout de quelques minutes, je finis enfin par comprendre. Nous étions le 10 mai et je souris encore à cette heureuse coïncidence qui fit que ce jour soit, en France, celui de la commémoration nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition ; thème principalement abordé dans les pages du bouquin que je venais de lire.

Agrippée à l’information, était également remontée des oubliettes de ma mémoire une récente déclaration de Fatou Diome qui a fait débat dans les milieux intellectuels de la diaspora africaine : « Il faut pacifier les mémoires et arrêter de se référer tout le temps à l’esclavage et à la colonisation[1. Sur France 2 Emission Hier, Aujourd’hui, Demain du mercredi 05 avril 2017 00:45] ». Je n’ai pu m’empêcher d’entrevoir au cœur de l’intrigue la réponse à l’assertion de la célèbre écrivaine : pacifier les mémoires sans doute, il le faut. C’est, comme qui dirait, une étape inéluctable, voire une nécessité pour notre éclosion finale. Seulement, faudrait-il encore avoir de véritables souvenirs, une véridique histoire.

Une part de cette histoire nous est révélée dans l’œuvre d’Hervé Madaya. Malgré un rythme quelque peu linéaire, et des personnages comme Martha qui selon moi auraient eu le mérite d’être plus exploités, l’auteur restitue avec justesse une période pendant laquelle les mouvements anti-esclavagistes pesaient de tout leur poids sur l’échiquier politique et économique des nations. Le récit nous portera en Guadeloupe ; plus précisément aux Trois-Rivières, entre 1760 et 1794 ; sur les pas de deux familles que tout sépare : l’une propriétaire terrien et l’autre constituée d’un groupe d’esclaves que le destin aura fédérés autour d’un homme, le dénommé Mongo. En cela, ce roman se pose comme un corpus sociologique qui non seulement permet de s’approprier les interactions entre ces différents personnages à une époque aussi charnière, mais aussi souligne le caractère étonnamment actuel du sujet ici traité.

La ressemblance dans la différence

Au-delà de l’amertume et des marques avilissantes qu’aura laissées l’esclavage, l’auteur souhaite que l’on retienne le récit d’une amitié comme il en existe très peu. 

Au-delà de l’amertume et des marques avilissantes qu’aura laissées l’esclavage, l’auteur souhaite que l’on retienne le récit d’une amitié comme il en existe très peu. L’historiette d’une lutte scellée dans un attachement inconditionnel entre une maîtresse et sa servante. Si, « Le mur entre les communautés blanche et noire était si haut, si large qu’il est difficile de le franchir » (p.9), deux femmes envers et contre tout réussiront à s’élever au-dessus des problématiques de mélanocytes et des clivages imposés par leurs races respectives pour simplement prouver que les âmes n’ont aucune couleur si ce n’est celle de l’humain.

Si Anne-Laure est une blanche issue d’une famille où l’on prônait que « la traite des noirs était dans l’ordre des choses » (p.13) et épouse du riche esclavagiste Mathieu de Deauville lui-même descendant de négriers, Yaté est quant à elle une nègre arrachée à sa terre natale pour devenir Da-Silva aux caraïbes. Et pourtant, ce rapport de force n’empêchera pas que : « Dans la relation liant la patronne et sa dame de compagnie, c’étaient leurs âmes qui échangeaient, dépassant toute différence » (p.20). Cette tolérance et cet humanisme, elles l’inculqueront aussi à leurs progénitures. Petit-jean et Méguy « deux insouciants s’entendaient à merveille, par-delà leur inégale condition »(p.58).  Dans un univers où les forçats considéraient qu’il valait mieux « mourir que de subir éternellement l’esclavage » (p.39), ces femmes ont su porter le combat avec la finesse et la délicatesse du féminin.

L’esclavage : une notion contemporaine

Au regard du temps écoulé et de la pléthore d’œuvres littéraires produites sur l’esclavagisme, l’on serait tenté de dire que le thème est dépassé, voire épuisé. On pourrait se dire pour paraphraser Fatou Diome que c’est Mongo, Da Sylva, Martha et Inoussa qui ont été esclaves, pas nous, pas l’auteur. Alors pourquoi devrait-il écrire sur l’esclavage ? Ou encore pourquoi en tant que lecteur devrait-on lire un bouquin qui parle d’esclavage ?

Pour répondre à cette question, faisons un petit état des lieux de notre société. Les abolitions successives de l’esclavage ont certes permis de faire des avancées considérables, mais la transfiguration des mentalités n’est malheureusement pas héréditaire. C’est un travail de longue haleine, car, il existe toujours en Europe comme dans le reste du monde, des êtres humains sur lesquels on exerce des attributs du droit de propriété. La Libye, par exemple, est aujourd’hui une plateforme tournante de la traite de migrants noirs africains à des fins de travaux forcés ou de commerce sexuel. L’on se souvient encore du calvaire de Gertrude M dans un pays du Proche-Orient où, au mépris de son contrat de travail, elle était plus considérée comme un outil qui pouvait être vendu ou prêté[2. Article d’Edmond D’Almeida parue le 28/05/2015 dans Jeune Afrique Economique].

Au plus proche de nous, certains ne s’appellent pas Bella ou Pablo, n’ont pas embarqué de force dans les navires en partance pour l’Amérique, sont issus de nos villages et vivent dans nos foyers où ils jouent le rôle d’employé de maison. Comment les traitons-nous ? Aliénons-nous leurs libertés ? Les considérons-nous avec les égards dus à l’humain ou alors sommes-nous les derniers des cuistres exprimant une inégalité établie entre deux êtres humains ?

Parce que rien ne naît ex-nihilo, lisez L’esclave aux trois rivières, transcendez l’alignement des mots pour faire votre introspection. Puis, soyons humain.

31 mars 2024 0 Commentaires
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@salondesbanlieusards

SALON DU LIVRE JEUNESSE DES BANLIEUSARDS Aujourd'hui, nous avons pris le temps de répondre à 5 questions que l'on nous a déjà posées depuis l'annonce de la 1ère édition du salon du livre jeunesse des banlieusards. Il était important pour nous de prendre ce moment. Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas à nous contacter. Dès demain, nous commencerons à vous présenter les exposants qui partageront cette belle aventure à nos côtés. Samedi 13 avril 1 rue du Maréchal Leclerc 91270 Vigneux-sur-Seine Entrée sous inscription 👉🏾 BIO en ligne 👈🏾 👉🏾 SITE INTERNET www.odealalitterature.org 👈🏾 #salondulivrejeunessedesbanlieusards #salondesbanlieusards #salonlitteraire #livrespourenfants #livresjeunesse #odealalitterature #ode

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ActualitéÉvénements

Salon du Livre Jeunesse des Banlieusards bientôt lancé en France

par Chrystelle Ngoulou 30 mars 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le premier « Salon du Livre Jeunesse des Banlieusards » se tiendra le 13 avril 2024 à Vigneux-sur-Seine en France. L’événement, qui se déroulera de 10h à 19h au Centre Georges Brassens, est une initiative visant à promouvoir la littérature jeunesse.

Cette première édition est organisée par l’association « Ode à la littérature », en partenariat avec la ville de Vigneux-sur-Seine et la boutique en ligne afrosementkids.com. Cet événement a pour objectif de rassembler autour de la littérature jeunesse et de permettre à la jeune génération d’accéder à des livres qui reflètent leur environnement, tout en suscitant des vocations professionnelles.

L’association Ode à la littérature est cofondée par deux autrices jeunesse, Aouicha Traoré et Fatoumata M’Binté qui s’occupent de l’organisation du salon.

Cette première édition du Salon du Livre Jeunesse des Banlieusards réunira une cinquantaine d’exposants dont des maisons d’édition venant de Guadeloupe, Belgique et de la Suisse, et des auteurs autoédités. Des activités créatives et ludiques pour les enfants, des ateliers d’écriture et des lectures de contes.

L’entrée du salon est gratuite, sur inscription.

Les organisatrices du Salon du Livre des Banlieusards

L’association Ode à la littérature est cofondée par deux autrices jeunesse, Aouicha Traoré et Fatoumata M’Binté qui organisent salon.

Aouicha Traoré a travaillé pendant plus de 20 ans dans le secteur des assurances avant de se consacrer à sa passion pour l’écriture et la création de sa maison d’édition Anka Élévation. L’objectif d’Anka Élévation est de publier des livres jeunesse qui montrent une représentation positive des afro-descendants. Aouicha Traoré a publié plusieurs ouvrages jeunesse, notamment Au secours ! je ne veux pas d’une autre maman ! qui est son premier livre.

Fatoumata M’Binté est la fondatrice de la boutique en ligne afrosementkids.com. Elle est aussi une auteure sénégalaise dont les livres jeunesse reflètent le monde dans lequel évoluent les enfants d’aujourd’hui, comme son livre Mariama publié 2018.

 

30 mars 2024 0 Commentaires
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"À l'ombre du baron" de Fabienne Josaphat : Un thriller captivant qui nous plonge dans Haïti des années 1965
Notes de lecture

« À l’ombre du baron » de Fabienne Josaphat : Un thriller captivant qui nous plonge dans Haïti des années 1965

par Nicole Njine 30 mars 2024
Rédigé par Nicole Njine

Le roman de Fabienne Josaphat raconte l’histoire de deux frères, d’un pays, d’un dictateur et sa milice armée.

L’histoire se déroule en Haiti, en 1965 sous le règne du dictateur François Duvalier, « Papa Doc » ou « Baron Samedi » avec ses anges de la mort « les tontons macoutes » ainsi que l’enfer de Fort-Dimanche.

Dans ce thriller dramatique haletant et palpitant, Fabienne Josaphat, écrivaine originaire d’Haïti, met en scène les frères L’Eveillé : Raymond l’aîné, chauffeur de taxi des rues de Port-au-Prince qui risque de perdre sa famille et Nicolas le cadet, l’homme de droit promis à un bel avenir et fauché en plein vol par une arrestation dont l’issue est l’exécution. L’auteure nous dévoile ainsi le clivage social riche – pauvre dans la société haïtienne et les exactions du régime dictatorial Duvalier avec beaucoup de courage et d’audace. On va à la rencontre d’un peuple dont la survie s’articule autour de choix quotidiens imposés par un régime qui le terrorise et le pousse à en appeler à la mort plutôt qu’à la vie : « j’aurai dû mourir tout de suite » (p.166 Nicolas L’Eveillé) ; à se diviser pour mieux régner « Ces temps-ci, nous nous dressons nous les uns contre les autres. C’est le résultat de la peur (p.149) ».

Rapidement et sans retenue, ces personnages principaux nous ouvrent les portes de leur univers familial, professionnel et social. Ils nous entraînent dans leurs pensées les plus intimes, et leurs combats quotidiens qui nous interrogent sur notre positionnement politique, notre engagement social et le respect humain.

Suite aux choix auxquels ils sont confrontés tout au long du roman, les frères L’Eveillé donnent une consonance prophétique à leur nom qu’ils portent avec fierté.

Comme cerise sur le gâteau, Raymond nous promène dans les rues de Port-au-Prince à bord de son taxi et nous fait voyager à travers la « perle des Antilles » dans ses flash-back teintés de couleurs locales.

Dès les premières pages, nous sommes mis dans un appétit renouvelé et entretenu avec finesse par l’auteur qui fait preuve de talent et de stratégie en ménageant le suspense du début à la fin de son chef-d’œuvre. On est pris au cœur alors qu’on tourne fébrilement les pages en se demandant Que fera un tel ? Qu’est-ce qui va se passer ? Que va-t-on découvrir à l’ombre du baron Samedi ?

Avec un courage inouï, et un vocabulaire simple, Fabienne Josaphat réussit le pari de faire de son premier roman un chef-d’œuvre engagé, d’exception qui parle aussi bien à l’intellect qu’au cœur du lecteur averti et l’interroge sur sa place et son action dans sa sphère d’influence.

Alors cher lecteur, comme le demande si bien l’éditeur Calmann Levy dans la description du livre, qu’auriez-vous fait à l’ombre du Baron Samedi ? Fabienne Josaphat nous livre la réponse des frères L’Eveillé …

30 mars 2024 0 Commentaires
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"Les salles de cinéma au Nord-Cameroun" - Un livre d'Honoré Fouhba
CinémaNotes de lecture

« Les salles de cinéma au Nord-Cameroun » – Un livre d’Honoré Fouhba

par Rosine Dayo 29 mars 2024
Rédigé par Rosine Dayo

Notre découverte du jour, nous est proposée par l’auteur Honoré Fouhba. Publié aux Éditions Ifrikya en août 2016, l’ouvrage s’intitule Les salles de cinéma au Nord-Cameroun : Des implantations aux transformations.

Honoré Fouhba est un chercheur au département des Arts, Religions et Civilisations du Centre National d’Éducation au sein du Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation. Sur un ensemble de 156 pages, l’auteur livre une analyse de la naissance et de l’évolution des salles de cinéma dans les trois régions qui constituent le Nord-Cameroun.

Dans son ouvrage, l’auteur revient sur l’histoire du cinéma et de la cinématographie en général au Cameroun. Son étude est structurée autour de six chapitres.

Dans le premier chapitre, il nous livre une présentation des salles de Cinéma du Nord-Cameroun. De l’Extrême-Nord à l’Adamaoua en passant par le Nord, Honoré Fouhba nous présente les salles de Cinéma qui y ont été actives. Dans l’Extrême-Nord, il note la présence des salles de cinéma Le Diamaré à Maroua, Wal Ngania à Kousséri et Adaptousia à Yagoua. Dans le Nord l’auteur nous dresse le parcours des salles de cinéma L’Etoile et Le Ribadou à Garoua, Le Mayo-Louti à Guider. Et dans l’Adamaoua, nous avons le cinéma Le Nord puis L’Adamaoua.

Toutes ces salles ont connu à quelques exceptions près un destin commun. À leur création, elles ont connu de fulgurants succès. Leur arrivée à partir de 1955 a constitué une réelle révolution pour les populations environnantes de la zone septentrionale du pays. Elles apportaient un souffle nouveau aux populations qui y trouvaient une réelle révolution culturelle. C’était un lieu de retrouvaille, de divertissement et de découverte. En outre, ces salles étaient là dans le but de créer l’amour du cinéma chez les populations. Cet objectif a été accompagné d’une volonté de divertir tout en conscientisant les populations, mais aussi pour gagner de l’argent. En effet, le cinéma est tout abord une activité commerciale et pour les exploitants des salles, il s’agit d’y investir de son temps et de son argent dans l’ambition d’en gagner davantage.

Ces salles étaient tout d’abord une activité commerciale ; de ce fait, le choix de leur lieu d’implantation n’était guère fait à la légère ; il s’agissait d’opter pour un emplacement stratégique pouvant drainer le maximum de personnes possible et par ricochet rentabiliser le commerce.

L’auteur revient également sur la portée historique des noms de ces salles de cinéma. Il montre comment le choix de tous les noms de ces salles faisait partie de la stratégie commerciale de leur exploitant. Ces noms avaient une portée historique ou géographique.

 » Ahmadou Ahidjo, premier président de la république du Cameroun a utilisé les salles de cinéma du Nord-Cameroun comme moyen de propagande politique pour se présenter à ses pairs comme le bâtisseur du pays, ses actions y étant vues tous les soirs. Ce qui, dans une certaine mesure, aurait permis au président Ahidjo de gagner la confiance du Nord de telle enseigne qu’à son départ, ses partisans ont pensé le chaos.
Dès les premières années de son accession au pouvoir, le président Paul Biya va aussi utiliser les salles de cinéma à travers « Cameroun-Actualités », pour se présenter aux publics du Nord comme l’homme qui poursuit de la meilleure manière, les actions de celui qui lui a légué le pouvoir. » P.59

Dans le second chapitre, Honoré Fouhba analyse les enjeux socioéconomiques et politiques de la création des salles de cinéma au Nord-Cameroun. Il nous décrit là l’âge d’or du cinéma camerounais dans la partie septentrionale du pays. Il montre comment les salles de cinéma jouaient un rôle prépondérant, tant dans le fonctionnement de l’économie du pays que dans l’éducation du citoyen. Ces salles furent une source rentable aussi bien pour l’État qui, hormis les taxes qui lui étaient reversées, y a vu un moyen de mobilisation et de propagande. Le citoyen, lui, y voyait un moyen d’instruire, informer et de divertir la population. Les exploitants quant à eux y ont trouvé leur mine d’or.

Le chapitre suivant met en exergue le succès et les usages de ces salles de cinémas. L’auteur revient sur les circonstances qui ont conduit à ce succès. Il évoque ainsi la rareté de lieux de loisirs, la nature des films qui étaient proposés au public, tout ceci en plus des stratégies commerciales plus haut citées.

Dans le chapitre quatre, le lecteur découvre des trésors du passé. Il apprend qu’il fut un temps où le cinéma a fait d’heureux élus dans la société camerounaise. Une époque où les salles de cinéma ont constitué d’importante source de revenue pour leur exploitant. Un temps où l’exploitation des salles de cinéma était un secteur de richesse qui a contribué à l’ascension sociale et politique de leur propriétaire. À titre illustratif, l’auteur livre une biographie sommaire de deux exploitants des salles de cinéma au Nord-Cameroun; à savoir Fayçal Mourad exploitant du cinéma Le Diamaré et Alamdou Pierre exploitant du cinéma Karnou.

Le chapitre cinq nous sort de notre nostalgie et nous plonge dans la triste réalité que nous connaissons aujourd’hui : la fermeture des salles de cinéma. Ce chapitre présente les mobiles et les enjeux de cette fermeture. Il fait ainsi cas de nombreuses causes qui sont entre autres la crise économique.

Le dernier chapitre fait miroiter un soupçon d’espoir. Honoré Fouhba analyse des initiatives qui sont menées dans le but de transmettre cette habitude d’aller voir des projections cinématographiques. En effet, suite au déclin des salles de cinéma, de nouvelles formes de salles de cinéma sont nées ; les vidéos clubs et par la suite le cinéma numérique ambulent (C.N.A). Cependant, la difficulté avec ces vidéos clubs est qu’ils échappent à tout contrôle de l’État sur leur fonctionnement et sur le choix des films qui sont diffusés. Devenus davantage des refuges de délinquants et des lieux de perdition pour la jeunesse, fort de ce constat, l’État, par l’entremise du ministère de la Culture a le 18 octobre 1995 procédé à l’interdiction de toute exploitation cinématographique en vidéos club sur le territoire camerounais.

Les salles de cinéma au Nord-Cameroun est un ouvrage dont la profondeur de l’analyse captive le lecteur. L’actualité de la problématique ici exposée constitue un important centre d’intérêt. Grace aux photos qui parsèment l’ouvrage, le lecteur, jeune ou vieux, a l’opportunité de visualiser ce passé avec ses bâtiments et ses figures afin de mieux imaginer le cinéma de demain.

À tout passionné du cinéma, je recommande vivement cette lecture. Elle vous permettra de mieux appréhender les enjeux esthétiques, techniques et patrimoniaux du cinéma contemporain camerounais, africain en général.

29 mars 2024 0 Commentaires
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"La voix est le miroir de l'âme" d'Angélique Kidjo
Notes de lecture

« La voix est le miroir de l’âme » d’Angélique Kidjo

par La redaction 29 mars 2024
Rédigé par La redaction

La voix est le miroir de l’âme – Mémoires d’une diva engagée (éditions Fayard) est l’histoire d’Angélique Kidjo. Jeune fille béninoise au parcours phénoménal. C’est un récit éloquent, vivace et rempli de foi en l’humanité que la diva conte entre succès musicaux et engagements humanitaires.

La chanteuse, compositrice, activiste Angélique Kidjo, classée par The Guardian comme l’une des 100 femmes les plus influentes du monde, avec son groupe d’amis proches, dont Alicia Keys, Carlos Santana, Dave Matthews, Peter Gabriel, a façonné le monde de la musique. Bill Clinton a fait son éloge. Nelson Mandela la considérait comme une confidente. Barack Obama a spécialement demandé qu’elle donne une représentation pour lui. Et Desmond Tutu a préfacé ces mémoires.

"La voix est le miroir de l'âme" d'Angélique Kidjo

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Mais, avant qu’Angelique Kidjo ne soit une star parcourant le monde, avec ses albums caracolant en tête des ventes, avant de devenir ambassadrice de l’UNICEF, de créer la Fondation Batonga pour promouvoir la scolarisation des filles en Afrique, et avant de se lancer dans un tour du monde pour unir différentes cultures de la planète à travers sa musique, elle était une jeune fille vivant au Bénin, qui a dû fuir le régime communiste. Après une fuite dangereuse en France, elle se retrouve sans le sou, dans le métro, luttant pour joindre les deux bouts. En 1991, son troisième album, Logozo, se vend à 40 000 exemplaires.

Depuis, le succès de sa musique et la fermeté de son engagement ne se sont pas démentis. Ce livre en raconte toute l’histoire. Personne ne parle avec l’éloquence, la résilience, la vivacité, la croyance intacte dans le bien de l’humanité et le pouvoir de la musique comme Angélique Kidjo ici.

Angélique Kidjo (née en 1960) est une chanteuse béninoise, lauréate de trois Grammy Awards et connue aussi pour ses engagements humanitaires.

Agence Sébastien d’Assigny

29 mars 2024 0 Commentaires
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"États des lieux et perspectives de l’édition en Afrique"
ActualitéÉdition & industrie du livre

Le Livre Blanc de YouScribe : « États des lieux et avenir de l’édition en Afrique »

par Acèle Nadale 28 mars 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Dans une démarche ambitieuse pour repenser l’accès à la lecture et stimuler l’évolution du secteur du livre, YouScribe publie son Livre Blanc, intitulé « États des lieux et perspectives de l’édition en Afrique ».

Le secteur de l’édition en Afrique se trouve à un carrefour décisif, confronté à des défis, mais aussi porteur de possibilités. C’est ce que révèle le Livre Blanc intitulé « États des lieux et perspectives de l’édition en Afrique », publié par YouScribe, la plus grande bibliothèque numérique francophone. 

Grâce à une approche méthodologique diversifiée, incluant analyses, échanges et contributions de professionnels, ce Livre Blanc offre un éclairage global sur l’industrie de l’édition en Afrique. Au programme, les enjeux, les opportunités et les solutions envisageables pour un avenir prospère de l’édition africaine.

Le Livre Blanc aborde de manière exhaustive l’état actuel et les perspectives de l’industrie éditoriale en Afrique. Il met un accent particulier sur l’importance des compétences numériques pour les professionnels du livre. 

Les Défis à Surmonter 

Le Livre Blanc ne manque pas d’aborder les obstacles rencontrés par les professionnels africains du livre, tels que l’accès limité aux ressources physiques, le déficit en compétences numériques, la menace du piratage, ou encore les contraintes financières et linguistiques. Il souligne l’impact direct de ces défis sur la diffusion et la promotion des œuvres en ligne, appelant à une mobilisation pour surmonter ces barrières.

La Transition Numérique comme Solution pour YouScribe 

YouScribe formule des recommandations stratégiques pour dynamiser l’industrie du livre africaine. Il envisage un futur où la formation, la collaboration et les investissements dans le numérique jouent un rôle pivot pour cultiver la diversité culturelle, littéraire et économique du continent. 

L’Union Africaine est appelée à lancer des programmes de formation spécialisée pour ouvrir la voie vers le renforcement des professionnels du livre africain. Cette démarche est essentielle pour leur intégration réussie dans le marché global de l’édition et la protection de leurs œuvres contre le piratage.

Le but des formations est d’amplifier la présence en ligne, la gestion efficace des droits numériques et une meilleure utilisation des plateformes de distribution. 

Solidarité et Collaboration : Clés du Succès selon YouScribe

Le Livre Blanc insiste sur le besoin d’une solidarité transfrontalière et d’une collaboration étroite entre les différents acteurs de l’industrie. Ces éléments sont jugés indispensables pour adresser efficacement les disparités géographiques et promouvoir une industrie du livre africaine unifiée et dynamique.

En conclusion, selon YouScribe, l’avenir de l’édition en Afrique réside dans une approche holistique qui embrasse la numérisation, valorise la diversité littéraire et culturelle, et soutient activement les auteurs africains. Le Livre Blanc de YouScribe constitue ainsi un appel à l’action pour toutes les parties prenantes, et incite à une mobilisation collective pour la transformation du secteur de l’édition en Afrique. 

Le livre blanc de YouScribe

Le Livre Blanc de YouScribe : "États des lieux et avenir de l'édition en Afrique”

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Ouverture des candidatures pour le programme de résidence d'écrivains créatifs Tejumola Olaniyan doté d’une bourse de 45 000 AED
ActualitéÉdition & industrie du livre

Ouverture des candidatures pour le programme de résidence d’écrivains créatifs Tejumola Olaniyan doté d’une bourse de 45 000 AED

par Acèle Nadale 28 mars 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Le programme de résidence d’écrivains créatifs Tejumola Olaniyan est un programme organisé par “The Africa Institute” dans le cadre de son programme de langues africaines et de traduction. Ce programme de résidence a été créé en l’honneur du regretté professeur nigérian Tejumola Olaniyan pour ses remarquables contributions à la littérature africaine.

Le programme accueille les candidatures d’écrivains créatifs, notamment de romanciers, de nouvellistes, de dramaturges, de poètes et de scénaristes liés à l’Afrique et à la diaspora africaine. Le projet proposé peut être en arabe ou en anglais, les autres langues étant également prises en compte.

Les écrivains sélectionnés recevront une subvention de 45 000 AED (environ 11 000 euros) au total et se rendront à Sharjah, aux Émirats arabes unis, pendant une période de trois mois pour terminer leurs projets. La cohorte commence généralement à l’automne de chaque année. Les lauréats auront l’opportunité de publier leurs textes par le biais du programme de publications de l’Institut africain.

La date limite de candidature pour la cohorte 2024 est le 1ᵉʳ juin 2024.

Tejumola Olaniyan était un universitaire nigérian, titulaire de la chaire Louise Durham Mead en anglais et études culturelles africaines, ainsi que de la chaire Wole Soyinka en sciences humaines à l’Université du Wisconsin. Ses principaux domaines de recherche portaient sur l’Afrique et sa diaspora, les Afro-Américains, les Caraïbes, les littératures africaines, la critique, l’histoire, la théorie et la sociologie du drame et de la culture populaire (art, musique et architecture).

Parmi ses publications figurent Arrest the Music!: Fela and His Rebel Art and Politics (2004, 2009 ; nominé pour le meilleur ouvrage de recherche en musique du monde par l’Association for Recorded Sound Collections en 2005) et Scars of Conquest/Masks of Resistance: The Invention of Cultural Identities in African, African American and Caribbean Drama (1995). Il a été coéditeur d’African Literature: An Anthology of Criticism and Theory (2007, avec Ato Quayson), African Drama and Performance (2004, avec John Conteh-Morgan) et African Diaspora and the Disciplines (2010, avec James H. Sweet).

Pour plus d’informations sur comment postuler, cliquez ici. 

28 mars 2024 4 Commentaires
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Rentrée littéraire jeunesse 2024
Listes de livres

Rentrée littéraire jeunesse française 2024 : 8 livres d’auteurs africains et afrodescendants

par Chrystelle Ngoulou 28 mars 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

La rentrée littéraire jeunesse 2024 contient une sélection de livres d’auteurs africains et afrodescendants, allant du conte initiatique à la bande dessinée, en passant par l’anthologie et le récit illustré. Cette liste met en lumière la richesse des expériences noires pour fournir aux jeunes lecteurs des outils pour naviguer le monde avec empathie, intelligence et ouverture.

 

1- Malicka & les bonnes manières de Selima Sefiani et Allanva

Un album coloré pour grandir, découvrir les bonnes manières et comment vivre ensemble, en famille et en société.
Malicka, petite fille espiègle, doit apprendre à dire merci, prévenir sa maman quand elle invite ses amis, ranger après avoir joué, bien se tenir en société et faire attention aux mots qu’elle emploie pour ne pas blesser les autres.

Un apprentissage que l’on découvre tout en finesse et en fantaisie !

Malicka & les bonnes manières de Selima Sefiani et Allanva -rentrée littéraire jeunesse 2024

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2- Cheveux mouillés de Joshua Servier

Cheveux mouillés de Joshua Servier

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C’est un album illustré de 64 pages qui relate les aventures de Mélyka, une petite sirène noire, avec les cheveux crépus, qui rencontre des difficultés pour se coiffer. Nous allons suivre son aventure, son parcours initiatique qui la mènerons à s’accepter telle qu’elle est et à aimer ses cheveux.

 

3- Le Nil – Fleuve des pharaons de Myriam Rabah-Konaté, Marie Lescroart, Catherine Cordasco

Le Nil - Fleuve des pharaons de Myriam Rabah-Konaté, Marie Lescroart, Catherine Cordasco

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Avec sa mythologie, ses pyramides, ses pharaons… l’Égypte passionne petits et grands depuis des siècles ! Mais saviez-vous que le Nil est au coeur de l’histoire et de la société égyptienne ? Il est source de richesses, ses crues rythment la vie des humains encore de nos jours, Dieux et pharaons lui rendaient hommage… Naviguer sur le Nil c’est aussi découvrir une faune et une flore fascinantes, c’est comprendre les enjeux géopolitiques, économiques et environnementaux autour de la gestion de l’eau… Cet ouvrage magnifiquement illustré dresse un panorama complet et contemporain du sujet.

 

4- Quand vient l’été de Laura Nsafou et Reine Dibussi 

Quand vient l'été de Laura Nsafou et Reine Dibussi -rentrée littéraire jeunesse 2024

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À l’occasion de la commémoration des dix ans de la disparition de sa sœur Licia, Rachel, 25 ans, retrouve Joaquim. Ils se redécouvrent adultes au-delà du drame qui les a séparés lorsqu’ils étaient adolescents et ressentent dans leurs blessures une connexion singulière…

 

5- Akissi: Paix temporaire de Marguerite Abouet et Mathieu Sapin 

Akissi: Paix temporaire de Marguerite Abouet et Mathieu Sapin

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C’est Mardi Gras à Yopougon ! Pour Akissi, pas question de se retrouver en princesse-nunuche ! D’ailleurs, elle préfère encore se faire chicoter que de se déguiser… à moins que les choses ne se passent pas tout à fait comme prévu !

 

6- En rémission de Jonathan Djob Nkondo

En rémission de Jonathan Djob Nkondo - Rentrée littéraire 2024

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Alors que Jerry Nomo est obnubilé par une jolie fleur qui lui semble tant tenir à cœur, sa femme Marlène se retrouve forcée à prendre le vaisseau spatial familial pour aller lui chercher le traitement médical dont il a besoin pour guérir. Il y a des jours comme celui-ci où chacun n’est que la plus pure expression de soi. Associant toujours habilement l’intimiste à la science-fiction, Jonathan Djob Nkondo livre ici une réflexion sur la vie de couple, les rôles que l’un et l’autre endosse sans y penser et l’amour qui se vit sans se dire.

 

7- Anthologie de Mongo Sisé: Trois aventures de Mata Mata et Pili Pili : La médaille d’or, Le portefeuille et Le boy de Sisé Mongo 

Anthologie de Mongo Sisé: Trois aventures de Mata Mata et Pili Pili : La médaille d’or, Le portefeuille et Le boy de Sisé Mongo 

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Précurseur visionnaire du Neuvième Art africain, disciple d’Hergé, le Congolais Mongo Sisé (1948- 2008) fut le premier bédéiste africain à être publié en Europe au tout début des années 1980. Il est décédé en 2008 à Kinshasa.
Le premier volume de cette anthologie constitue une occasion unique de faire connaître son œuvre à travers trois aventures de ses héros mythiques formant le duo Mata Mata et Pili Pili : La médaille d’or, Le portefeuille et Le boy.

 

8- Alicia Keys Girl on Fire d’Andrew Weiner et Brittney Williams

Alicia Keys Girl on Fire d’Andrew Weiner et Brittney Williams

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Entourée d’Andrew Weiner et Williams Brittney, Alicia Keys artiste mondialement reconnue, adapte sa chanson « Girl On Fire » dans ce roman graphique poignant. Un album pour jeunes adultes à l’image de l’héroïne, Lolo Wright, une adolescente qui va découvrir ses super-pouvoirs et se révéler à travers cette histoire inspirante sur la recherche de notre force intérieure et le passage à l’âge adulte, et qui traite aussi bien de la question de l’identité raciale que du féminisme.

28 mars 2024 0 Commentaires
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Quatre Scénaristes Africains en Vedette au Forum Séries Mania à Lille
ActualitéCinémaÉvénements

Quatre Scénaristes Africains en Vedette au Forum Séries Mania à Lille

par La redaction 27 mars 2024
Rédigé par La redaction

Le forum « Séries Mania » est un carrefour international de l’industrie télévisuelle qui se tient à Lille. Cette année, parmi une diversité impressionnante de professionnels du secteur, quatre écrivains africains ont eu l’occasion de présenter leurs projets de séries. 

Le directeur du forum “Séries Mania”, Francesco Capurro, a accueilli les écrivains de l’AuthenticA Series Lab au Creative Bazaar pour la deuxième année consécutive.  

La cohorte de scénaristes africains de l’AuthenticA Series Lab a travaillé intensément pendant six mois en résidence. Ils ont été encadrés par une équipe de mentors dirigée par Mehret Mandefro et Selina Ukwuoma. Cette collaboration a permis le développement de quatre concepts de séries africaines.

Ces quatre projets ont été présentés lors d’une session de pitch durant le forum le 19 mars 2024 à Lille, en France. Ces pitchs avaient pour objectif la recherche de partenaires et de soutiens financiers potentiels. 

AuthenticA Series Lab, un tremplin pour les scénaristes africains

L’AuthenticA Series Lab est un programme de développement professionnel des scénaristes de séries sous l’égide de l’Institut Realness. Le programme a été conçu par Elias Ribeiro, directeur exécutif du Realness Institute, en partenariat avec le Story Board Collective et le forum “Séries Mania”. De plus, ce programme a reçu le soutien de l’Ambassade de France en Afrique du Sud et de l’Institut français d’Afrique du Sud.

L’AuthenticA Series Lab est un programme de six mois qui offre aux scénaristes africains l’opportunité de développer leurs histoires originales, dans tous les genres, sous forme épisodique. Le programme comprend une combinaison de sessions en ligne et de résidences en personne en Afrique du Sud et en Suisse, incluant un voyage au Forum “Series Mania” à Lille.

Les participants bénéficient du mentorat de la consultante en scénario Selina Ukwuoma et de la productrice créative Mehret Mandefro. Le programme AuthenticA Series Lab offre une allocation mensuelle de 1 000 EUR à chaque participant, ainsi que la prise en charge des frais de déplacement et d’hébergement pour les résidences. Les droits sur le matériel développé dans le cadre du programme restent la propriété des écrivains individuels.

 

Quatre scénaristes africains sont sélectionnés pour chaque édition du programme. La cohorte 2024 comprend :

  • Kelly-Eve Koopman de l’Afrique du Sud, avec l’urbaine fantastique « Facing the Mountain » ;
  • Moreetsi Gabang du Botswana, avec le drame criminel « Outreach » ; 
  • Tiah Beye du Sénégal/Côte d’Ivoire, avec la comédie dramatique « Brouteure » (« The Yahoo Girl ») ;
  • Wanjiru Kairu du Kenya, avec la satire politique « Serikali Saidia! » 

Chaque participant a développé un dossier de présentation et un scénario pilote, qu’ils ont présenté au Forum Series Mania de cette année.

Le forum “Séries Mania”

Le forum “Séries Mania” est un événement annuel qui rassemble plus de 4 000 professionnels de plus de 60 pays à travers cinq continents. C’est un rassemblement majeur pour les producteurs, les commanditaires, les acheteurs, les scénaristes, les décideurs politiques européens et les leaders de l’industrie.

Le forum vise à soutenir la création de séries télévisées, de la phase d’écriture à la distribution. Tout au long de l’année, Le forum “Séries Mania”organise diverses résidences et ateliers d’écriture pour encourager les collaborations internationales. Les projets développés dans le cadre de ces programmes sont ensuite présentés au forum “Séries Mania”.

En 2023, tous les quatre des auteurs de l’AuthenticA Series Lab ont vu leurs histoires adoptées par des diffuseurs ou des sociétés de production de premier plan. Mehret Mandefro, directrice du développement et des partenariats de l’Institut Realness, a exprimé son espoir de voir un résultat similaire cette année après six mois intense de mentorat et de développement par le biais du lab.

27 mars 2024 0 Commentaires
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ActualitéPortraits

Edwy Plenel et Adam Shatz sur Médiapart : Dialogue autour de l’essai “Frantz Fanon: Une Vie en Révolution”

par Acèle Nadale 27 mars 2024
Rédigé par Acèle Nadale

L’engagement anticolonial et le processus de désaliénation caractérisent de manière significative l’œuvre et la vie de Frantz Fanon. L’émission « À l’air libre » animée par Edwy Plenel sur Médiapart accueille Adam Shatz pour discuter de son livre sur Frantz Fanon, Frantz Fanon: Une Vie en Révolution qu’il vient de publier aux éditions La Découverte. L’occasion de redécouvrir Frantz Fanon et son œuvre. 

Edwy Plenel et Adam Shatz parlent de l’œuvre et l’héritage de Frantz Fanon, le plaçant comme une figure centrale de la pensée anticoloniale et de la lutte pour la liberté et la dignité humaines.

La vie de Fanon est présentée dans le livre comme un parcours dynamique et engagé, marqué par son combat contre le nazisme et le colonialisme, de la Martinique à l’Algérie. Fanon est décrit comme ayant une approche unique de l’écriture, utilisant l’oralité et dictant ses œuvres, reflétant une vitalité et une poétique influencée par son héritage martiniquais. 

Citation Adam Shatz – Il me semblait qu’il y avait toujours un espace pour un livre qui pourrait donner un récit plus dynamique sur les rapports entre la pensée et la pratique de Fanon. Et aussi sur les contradictions et les tensions qui ont marqué sa vie.

Adam Shatz et Edwy Plenel ont abordé un large éventail de sujets concernant la vie intense et militante de Frantz Fanon. Ils ont mis en exergue des aspects significatifs de son parcours et de sa pensée, notamment le rôle d’Aimé Césaire en tant que mentor pour Fanon, ainsi que l’influence marquante de la poésie antillaise sur sa réflexion. 

La critique par Fanon de l’universalisme européen est discutée et précise que sa dénonciation de cette conception n’a pas entamé sa croyance en la possibilité d’une humanité à la fois libérée et unifiée. La discussion a également porté sur l’engagement profond de Fanon contre le colonialisme et le racisme.  Adam Shatz et Edwy Plenel évoquent aussi son analyse de l’oppression et son appel incessant à la dignité et à la liberté comme fondements de son œuvre.

De plus, l’expérience de Frantz Fanon à l’hôpital psychiatrique de Blida en Algérie est mentionnée. Fanon a traité les traumatismes découlant de la domination coloniale dans sa pratique clinique. Cela a façonné sa vision de la libération qu’il a ensuite conçue comme un projet à la fois psychologique et politique. 

Le voyage de Fanon en Afrique, notamment au Mali et au Congo, est discuté. Adam Shatz et Edwy Plenel mettent en évidence son opposition au nationalisme naissant en Afrique et son plaidoyer pour une unification africaine au-delà des divisions coloniales, illustrant sa vision des États-Unis d’Afrique.

L’échange s’est conclu sur la pertinence continue de Frantz Fanon pour les luttes contemporaines contre le racisme et la domination. Son œuvre reste un appel à la liberté et à la dignité humaine au-delà de la tombe.

27 mars 2024 0 Commentaires
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ActualitéÉvénementsPolitiques du livre & société

Rita Fabienne Lokanga Moumbounou veut réhabiliter l’œuvre bannie en 1977 de l’auteur congolais Pierre Biniakounou

par La redaction 26 mars 2024
Rédigé par La redaction

Rita Fabienne Lokanga Moumbounou, initiatrice du projet “Envie de lire” organise un événement littéraire autour de l’auteur Pierre BINIAKOUNOU et de son livre censuré « Chômeur à Brazzaville », le 30 mars 2024 à 16 heures, à la Place du Rotary à Bacongo (Brazzaville, Congo).

Cet événement mettra en lumière le livre censuré Chômeur à Brazzaville et son auteur, Pierre Biniakounou, dont l’histoire est aussi tragique que fascinante. 

Pierre Biniakounou a été l’un des nombreux auteurs et artistes qui ont souffert de la censure au Congo-Brazzaville, où les intellectuels marxistes ont élaboré des normes strictes imposant le parti unique et le dogme selon lequel « le parti dirige l’état ».

 

Cette censure a eu pour effet de bannir des œuvres et de faire disparaître les auteurs de la scène littéraire, comme le chef-d’œuvre de Sony Labou Tansi, La vie et demie, qui avait également été interdit.

Pierre BINIAKOUNOU-Chomeur de BrazzavillePublié en 1977 par les Nouvelles éditions africaines, Chômeur à Brazzaville  dépeint avec acuité la réalité du chômage et le désenchantement post-indépendance. Dans le roman, l’auteur a même anticipé des événements politiques majeurs, ce qui a mené à sa censure par les gouvernements du Congo et de l’ex-Zaïre.

Chômeur à Brazzaville est un roman qui a probablement été complètement oublié aujourd’hui, mais il est un témoin important de la vie et de la culture à Brazzaville à cette époque.

Ce roman est considéré comme un des premiers à évoquer la réalité de la vie urbaine quotidienne et le désenchantement de la population après l’indépendance.

Pierre Biniakounou, à travers son récit prémonitoire, a capturé l’essence du désespoir urbain. Cependant, il a payé le prix de sa clairvoyance par l’exil et la mise à prix de sa tête. Chômeur à Brazzaville est devenu un objet littéraire rare, vendu à des prix exorbitants sur les plateformes de vente. 

L’événement organisé par Rita Fabienne Lokanga Moumbounou promet de redonner vie à l’histoire oubliée de Pierre Biniakounou  et d’avoir un accès direct à sa version de l’histoire. 

 

26 mars 2024 0 Commentaires
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ActualitéÉdition & industrie du livreÉvénements

[Vidéo] Mali : Le Réseau Africain des Manifestations Littéraires (RAMALI) voit le jour à Bamako

par La redaction 25 mars 2024
Rédigé par La redaction

Le Réseau Africain des Manifestations Littéraires (RAMALI) a été récemment créé à Bamako, lors de la 16ᵉ édition de la Rentrée littéraire du Mali. Il réunit des acteurs clés du milieu littéraire africain, dans le but de mutualiser leurs efforts et de mieux faire connaître la littérature du continent. 

Le RAMALI aspire à favoriser la croissance de la littérature et des livres en Afrique à travers divers événements littéraires tels que les foires du livre, les festivals et les forums. Il cherche à relever les défis du secteur littéraire en promouvant la collaboration, la synergie et l’échange entre les professionnels de la littérature de différents pays africains.

Le Réseau Africain des Manifestations Littéraires est dirigé par une équipe de personnes issues de différents pays africains. Aux postes clés, on retrouve les personnalités suivantes : Ibrahima Aya (Mali) en tant que président, Anges Félix N’dakpri (Côte d’Ivoire) en tant que vice-président et Nadia Essalmi (Maroc) en tant que secrétaire générale, Morakabé Raks Seakhoa (Afrique du Sud), secrétaire général adjoint, Karim Chikh (Algérie), trésorier, Safiatou Faure Sissoko (Burkina Faso), trésorière adjointe, et Michèle Rakotoson (Madagascar), conseillère.

Le réseau vise aussi à contribuer aux aspects culturels, juridiques, financiers et technologiques du paysage littéraire en Afrique.

25 mars 2024 0 Commentaires
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14e édition du Festival Filbleu
ActualitéÉvénements

14e édition du Festival Filbleu : la ville de Lomé s’est illuminée au rythme de la culture et de la littérature africaine

par La redaction 25 mars 2024
Rédigé par La redaction

Le Festival Filbleu, également connu sous le nom de Festival International Les Lucioles Bleues, est un événement culturel qui rassemble les passionnés de théâtre, les acteurs, les conteurs, les marionnettistes, les chorégraphes et les artistes visuels. 

Il est organisé par la compagnie française Gakokoé et l’Atelier Théâtre de Lomé au Togo. Ce festival propose des ateliers sur différents aspects du théâtre tels que l’écriture dramatique, la direction d’acteurs, la mise en scène, l’improvisation. De plus, il comprend des performances de plus de 200 artistes venant de différents pays comme la France, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Congo et le Togo. 

Le Festival Filbleu, dans sa 14ᵉ édition, a battu son plein à Lomé, du 15 au 21 mars 2024. L’inauguration a eu lieu le vendredi 15 mars au Centre culturel Hakuna Matata à Adidogomé, avec une cérémonie dédiée à l’artiste-chanteuse togolaise Bella Bellow, disparue il y a cinquante ans. Ce moment a aussi été l’occasion d’annoncer les lauréats du Concours de textes littéraires en son honneur.

La même journée a vu le lancement du spectacle d’ouverture « GESTATION » par Enyam and Friends, un mélange audacieux de slam et afro jazz. L’artiste Enyam, figure éminente du slam togolais, a enrichi sa performance de saxophone, explorant des thématiques comme l’altérité et la protection de l’environnement. Ce spectacle est le prélude à la trilogie « Nunana » comprenant « Gestation », « Initiatique » et « Nirvana ».

Le samedi 16 mars, l’Institut français de Lomé a accueilli une rencontre littéraire et musicale, rassemblant des auteurs des éditions Graines de Pensées. Les échanges ont entre autres réuni Sami Tchak, Eric-Joël Bekale, et Kangni Alem, directeur artistique du Festival Filbleu. À la modération Guy Missodey avec l’accompagnement musical de Kossi Mawun et Didier Attivor.

Amou Oblo a accueilli une campagne de lecture impliquant une cinquantaine d’élèves des classes de terminales A et C encadrée par Patron Henekou et Kangni Alem. 

Le festival met l’accent sur la formation et la transmission des connaissances aux jeunes artistes tout en promouvant l’harmonie à travers l’expression artistique. Avec une programmation éclectique et des invités de renom, le Festival Filbleu a illustré l’esprit communautaire et inclusif cher à la scène littéraire et culturelle africaine.

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ÉvénementsActualitéPrix & distinctions

La Conférence des Auteurs et le Prix ELAM : nouvelles initiatives littéraires francophones

par La redaction 25 mars 2024
Rédigé par La redaction

La 1ʳᵉ édition de la Conférence des Auteurs se tiendra à Paris, en France, le 27 avril 2024 de 13h à 18h30 à l’Ambassade du Gabon à Paris. 

La conférence vise à promouvoir et à mettre en lumière les écrivains africains d’Afrique subsaharienne vivant à travers le monde. Elle est organisée par les deux autrices Marcelle Nguema et Michaelle Kameny.

Sous le thème « Écrire : Inspirations, Défis et Opportunités pour les Nouveaux Auteurs », cet événement rassemblera écrivains et auteurs africains pour partager leurs expériences, discuter des défis qu’ils rencontrent et découvrir les opportunités dans le domaine de l’écriture.

Au programme des panels, ateliers et partages d’expériences.

Prix ELAM du jeune écrivain de la francophonieLa Conférence des Auteurs est soutenue par plusieurs partenaires tels que BGFIBank Europe, l’Ambassade du Gabon, Orange Money et Aero Inside. Les participants doivent s’inscrire au préalable pour y assister. 

La marraine d’honneur de la Conférence des auteurs est madame Nadège Abomangoli, députée de la 10e circonscription à la Seine-Saint-Denis. Le maire-adjoint de la ville de colombes chargé de la jeunesse, de l’Enseignement secondaire et des expressions urbaines, monsieur Valentin Narbonnais sera également présent.

La conférence accueillera la remise du prix ELAM du jeune écrivain de la francophonie. Ce prix vise à identifier et soutenir les talents des futurs écrivains âgés de 10 à 18 ans. Les gagnants bénéficieront d’un parrainage par des écrivains pour peaufiner leurs textes en vue d’une publication officielle. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 20 avril. Pour s’inscrire, cliquez sur ce lien.

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Indaba est le mot de la semaine
Le mot de la semaine

Indaba : Le mot de la semaine

par Chrystelle Ngoulou 25 mars 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le mot de la semaine du 25 mars au 31 mars 2024 est Indaba

Le mot « indaba » trouve son origine dans les langues zoulou et xhosa.

Il est utilisé de nos jours pour désigner une importante conférence ou réunion. Il provient des langues zoulou et xhosa, où il signifie « affaire » ou « sujet de discussion ». En Afrique australe, il est associé à des conférences organisées par les chefs zoulous et xhosa.

Par exemple, en Afrique du Sud, une « indaba » a lieu chaque année, réunissant tous les acteurs du secteur du tourisme. Le terme est également utilisé par diverses organisations à travers le monde pour leurs rencontres ou conférences

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5 lauréats du Prix orange 2024
ActualitéPrix & distinctions

Les finalistes de la 6ᵉ édition du Prix Orange du Livre en Afrique 2024 dévoilés

par La redaction 22 mars 2024
Rédigé par La redaction

Cinq œuvres ont été sélectionnées parmi 39 livres proposés par 27 maisons d’édition de 15 pays d’Afrique francophone. Six comités de lecture composés d’une centaine de lecteurs en Afrique ont choisi les 5 finalistes du Prix Orange du Livre en Afrique 2024. 

Il s’agit de :

  • Percussions par Angelo Bayock du Cameroun, publié par La croisée des chemins (Maroc).
  • Siqal, l’antre de l’ogresse par Mouha Harmel de Tunisie, publié par Déméter (Tunisie).
  • Le psychanalyste de Brazaville par Dibakana Mankessi du Congo, publié par Les lettres mouchetées (Congo).
  • #ZaKoa par Hary Rabary de Madagascar, publié par Dodo vole (Madagascar).
  • Je jalouse la brise du sud de ton visage par Meryem Sellami de Tunisie, publié par Cérès (Tunisie).

Le Prix Orange du Livre en Afrique est une initiative de la Fondation Orange et qui vise à promouvoir la littérature africaine en récompensant un roman écrit en français par un auteur africain. Ce prix offre une dotation de 10 000 € au lauréat et propose un accompagnement aux éditeurs pour la promotion du livre. 

Les maisons d’édition africaines sont encouragées à proposer des ouvrages, et le prix soutient à la fois les auteurs et les éditeurs, en favorisant l’accessibilité des livres à des tarifs abordables pour les lecteurs africains.

Les précédents lauréats du prix incluent des auteurs renommés tels que Djaïli Amadou Amal, Youssouf Amine Elalamy, Loubna Serraj, Yamen Manai et Michèle Rakotoson.

Un jury international composé d’auteurs, de journalistes et de libraires et présidé par Véronique Tadjo désignera le lauréat parmi les auteurs finalistes, avec l’annonce du gagnant prévue en juin 2024.

22 mars 2024 0 Commentaires
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Listes de livres

9 essais de penseuses africaines et afrodescendantes qu’il faut avoir lues dans sa vie

par Chrystelle Ngoulou 21 mars 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Les femmes que cette liste présente, sont des penseuses africaines et afrodescendantes qui questionnent les structures de pouvoir existantes. Ces femmes partagent aussi leurs expériences de résilience qui résonnent bien au-delà des frontières géographiques.

En effet, les femmes noires, africaines, vivant en occident, sont parfois limitées et freinées par des problématiques systémiques contre lesquelles il est impossible de lutter à l’échelle de l’individu.

Voici une sélection de livres que j’aurais aimé avoir entre mes mains au lycée. 

1- La parole aux négresses de Awa Thiam

La parole aux négresses de Awa Thiam - penseuses africaines et afrodescendantes

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Résumé : La parole aux négresses est l’ouvrage fondateur du féminisme noir francophone. L’anthropologue sénégalaise Awa Thiam y met au jour le vécu, les maux et les combats des femmes noires, à travers leurs propres paroles. Pour elle, le féminisme doit tenir compte de la triple oppression des femmes noires (de genre, de classe, de race) et des problèmes spécifiques de ces dernières, tels que les mutilations génitales, l’analphabétisme, les grossesses précoces, la polygamie, le mariage forcé et l’influence de la religion. Paru en 1978, ce livre ouvre des perspectives de libération de la femme noire dont l’actualité est encore frappante. Awa Thiam est la première féministe à formuler, quelques années avant bell hooks, la question du positionnement des femmes noires dans le mouvement féministe, jetant ainsi les bases théoriques de l’intersectionnalité.

 

2- La pensée féministe noire : Savoir, conscience et politique de l’empowerment de Patricia Hill collins

Penseuses africaines et afrodescendantes - La pensée féministe noire de Patricia Hill collins

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Résumé : Confrontées à une société sexiste et raciste qui leur impose des images stigmatisantes d’elles-mêmes, les femmes noires des États-Unis n’en ont pas moins une longue histoire de résistances. Dans cet essai mondialement connu, Patricia Hill Collins offre une synthèse impressionnante de cette tradition d’oppression et de militantisme. « La Pensée féministe noire » puise autant dans la littérature, les récits de vie, l’histoire militante, la philosophie sociale et politique, la sociologie critique que dans la culture populaire. Elle nous incite à penser non seulement les dominations plurielles, mais aussi les luttes passées et à venir. Ce livre donne accès à un savoir profondément ancré dans l’expérience irréductible des Africaines-Américaines – un savoir essentiel pour qui se préoccupe de justice sociale et pour un féminisme véritablement inclusif.

 

3- Intersectionnalité : Deux essais de Kimberlé Crenshaw 

Intersectionnalité-Deux essais de Kimberlé Crenshaw

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Résumé : Pour mieux agir contre les inégalités, il existe un nouvel outil qui nous vient du féminisme noir : l’intersectionnalité, qui révèle des discriminations parfois invisibles et pouvant se renforcer les unes les autres. Cette notion a été théorisée par une juriste, Kimberlé W. Crenshaw, dans deux célèbres essais de 1989 et 1991 qu’on trouvera rassemblés ici pour la première fois et dans une traduction inédite.

 

 

 

 

 

4- La vie en noir : Comment vivre dans une société blanche de Guilaine Kinouani 

La vie en noir -Comment vivre dans une société blanche de Guilaine Kinouani 

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Résumé : Au cours des quinze dernières années, Guilaine Kinouani a nourri la réflexion sur la façon dont le racisme affecte la santé physique et mentale des personnes noires et racisées. Dans le cadre de ses recherches et travaux cliniques, elle a conçu des outils pour les aider dans leur prise de conscience et leur changement de posture. Pour appuyer ses propos, elle met en lumière des expériences des Noirs du monde entier et offre des conseils d’expert sur la manière de se libérer des mécanismes du racisme dans une société blanche, fixer des limites et faire barrage aux micro-agressions, protéger les enfants du racisme, retrouver le plaisir et la joie d’être soi.
Une analyse sans complaisance des traumatismes qui rongent les corps, les cœurs et les esprits noirs. Et un témoignage de réalités que le système de santé mentale a longtemps ignorées et niées.
En huit chapitres, construit chacun autour d’une dynamique sociétale, l’autrice offre aux lecteurs des outils pour les aider et accompagner leur réflexion sur leurs propres expériences et besoins psychologiques.

 

5- Vivre l’intimité : la sagesse de l’Afrique au service de nos relations de Sobonfu E. Somé

penseuses africaines et afrodescendantes - penseuses africaines et afrodescendantes

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Résumé : Elevée dans un village traditionnel, instruite par les Anciens, Sobonfu Somé a participé à l’initiation tribale des femmes et aux années de guidance qui suivent l’initiation : elle détient dans son corps, dans sa conscience et dans ses actes ce que nombre d’entre nous, en Occident, recherche sans même savoir le nommer. Son lien intime avec la vie est si plein, si abondamment riche, que lire ses paroles c’est être témoin de vérités profondément ancrées ; c’est aussi réveiller des mémoires engourdies depuis longtemps par l’habitude d’acquiescer à tout sans conscience. Sobonfu nous convie dans un cosmos vivant et vibrant dans lequel hommes et femmes servent l’esprit, la communauté et les ancêtres. Elle nous rappelle que tout ce qui a trait au cœur découle de l’esprit, et que c’est donc vers cette source qu’il faut nous tourner pour que s’épanouissent nos relations. Sobonfu Somé nous offre un regard sur l’intimité qui aide à en rétablir le contexte sacré. Elle nous invite à nous positionner en adultes dans notre interaction avec notre partenaire, avec notre communauté et avec l’esprit – la dimension spirituelle. Elle nous met au défi de devenir encore davantage qui nous sommes. Un livre qui nous invite à pratiquer l’art de la relation sous la guidance bienveillante de l’esprit.

 

6- L’origine des autres de Toni Morrison

Penseuses africaines et afrodescendantes - L'origine des autres de Toni Morrison

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Résumé : Dans un recueil de textes préfacé par Ta-Nehisi Coates, le prix Nobel, Toni Morrison, revient sur les thèmes qui imprègnent son travail et dominent de plus en plus clairement la politique nationale et mondiale : la « race », la peur, les frontières, le mouvement de masse des populations, le désir d’appartenance. Qu’est-ce que la « race » et pourquoi est-ce si important ? Qu’est-ce qui motive la tendance de l’être humain à créer les Autres ? Pourquoi la présence de ces Autres nous fait-elle si peur ? Dans le cadre d’interventions à Harvard, faisant partie de la série des prestigieuses conférences « Norton Lectures », Toni Morrison réfléchit à ces questions – ainsi qu’à d’autres questions vitales – au sujet de l’identité. Dans sa quête de réponses, l’auteur se replonge dans ses propres souvenirs mais également dans l’histoire, la politique, et surtout la littérature qui joue un rôle important – notamment la littérature de William Faulkner, Flannery O’Connor et Joseph Conrad – dans la notion de « race » aux États-Unis, que ce soit de manière positive ou négative. L’auteur s’intéresse à ce que signifie être noir, à la notion de pureté des « races » et à la façon dont la littérature utilise la couleur de peau pour décrire un personnage ou faire avancer un récit. Élargissant la portée de son discours, Toni Morrison étudie également la mondialisation et le déplacement des populations à notre époque.

 

7- L’Autre Langue des femmes de Léonora Miano

L'Autre Langue des femmes de Léonora Miano

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Résumé : « L’ “autre” langue des femmes, c’est la parole qui émerge lorsqu’elles se définissent pour ce qu’elles sont, pas en fonction de ce qui leur est infligé.
Ce langage fut toujours parlé en Afrique, continent qui enfanta des dynasties de “grandes royales”, contredisant ainsi la posture victimaire d’un certain activisme occidental.
S’appuyant sur l’histoire, les mythes, spiritualités et pratiques sociales des Subsahariennes, l’auteur nous initie à un riche matrimoine qui révèle la variété des potentialités féminines.
Les femmes impressionnantes dont elle nous conte les aventures régnèrent sur des sociétés patriarcales, donnèrent une terre à leur peuple en exil, firent du plaisir sexuel un droit, s’engagèrent dans les luttes anticoloniales qu’elles financèrent souvent grâce à leur fortune personnelle, furent conscientes de leur valeur en tant qu’individus souverains.
Pourtant, la riche expérience des Africaines subsahariennes reste méconnue. Sans s’identifier à ces femmes ni voir en elles des références, on entend leur prescrire un modèle d’émancipation.
La “sororité” reste une vue de l’esprit, compte tenu des rapports de domination existant entre femmes. L’histoire a doté les unes d’un pouvoir symbolique, politique et économique dont les autres ne jouissent pas. Cette dissymétrie fondamentale est occultée par la centralité conférée à la question de l’hégémonie masculine, censée définir et fédérer les femmes.
Des rapports entre elles, reproduisant l’association de la cavalière et de la jument, permettent-ils de faire cause commune ? »L.M.

 

8- Universalisme de Mame-Fatou Niang 

Universalisme de Mame-Fatou Niang 

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Résumé : Repenser l’universalisme classique, ce n’est pas réveiller le démon du particularisme, de la pureté biologique et des passions fascistes. Ce n’est pas non plus tomber dans le piège de l’identité comme fondement de toute légitimité, ni couper la République en deux. C’est, tout au contraire, chercher le chemin d’un humanisme à la mesure du monde.
Partout, des plateaux de chaînes info aux tribunes des grands hebdomadaires, des interviews présidentielles aux phénomènes de librairies, on dresse le même constat : l’universalisme, indissociable de l’esprit français, pilier de la République, ferait face à un péril mortel.
Dans le récit qui structure le discours politico-médiatique en France, l’antiracisme présentable d’antan, validé par les partis de gauche pour son ambition universaliste – lutter en même temps contre toutes les haines collectives en intégrant tout le monde – se verrait supplanter par un antiracisme  » décolonial « ,  » indigéniste  » et  » catégoriel « , dont la grille de lecture serait  » racialisante « .

 

9- À propos d’amour : nouvelles visions de Bell Hooks 

À propos d'amour-nouvelles visions de Bell Hooks 

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Résumé : Parmi les livres les plus appréciés et les plus lus de bell hooks, À propos d’amour est un texte singulier. Avec sa perspicacité habituelle et ses talents de vulgarisatrice, l’autrice afroféministe s’y attaque à une thématique rarement abordée de front en théorie politique. Définissant l’amour comme un acte et non comme un sentiment, bell hooks démonte tous les obstacles que la culture patriarcale oppose à des relations d’amour saines, et envisage un art d’aimer qui ne se résume pas au frisson de l’attraction ou à la simple tendresse. Recourant à la philosophie morale comme à la psychologie, elle s’en prend au cynisme narquois qui entoure les discussions au sujet de l’amour, et s’attache à redonner toute sa noblesse à la possibilité de l’amour, dans une perspective féministe.

 

 

En ce mois de Mars, consacré à la femme, Afrolivresque voit une occasion parfaite de s’inspirer au quotidien de ces penseuses africaines et afrodescendantes dans nos propres quêtes d’équité et de justice.

21 mars 2024 0 Commentaires
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Anne Plantier fondatrice du bookclub Sapotille
ActualitéÉvénements

Anne Plantier célèbre des poétesses noires avec son bookclub Sapotille

par Chrystelle Ngoulou 20 mars 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le 15 mars 2024 à Montpellier, la Salle Camproux de l’Université Paul Valéry a été le théâtre d’un bel événement : “Voix poétiques noires-Les poétesses africaines et afrodescendantes à travers le monde”, organisé par Anne Plantier à travers son club de lecture Sapotille. Ce rassemblement culturel, conçu et réalisé de A à Z par Anne, a eu lieu en marge du Printemps des Poètes, période dédiée à la célébration de la poésie sous toutes ses formes en France et à l’international.

Anne Plantier est une personnalité aux multiples facettes. Après des études d’histoire de la musique et un double cursus en musicologie et lettres modernes à la Sorbonne, son chemin professionnel s’est orienté vers le journalisme radiophonique sur France Musique puis vers la production et la gestion de projets culturels. Sa plume a également enrichi la revue Africultures.

De 2018 à 2020, elle a modéré le Book and Brunch Paris puis elle a cocréé le club de lecture Atoumo l’été 2021 en pleine crise Covid en binôme avec Mélina. Ces projets témoignent de son engagement vis-à-vis des littératures africaines et afrodescendantes.

Anne Plantier organise l'événement Voix poétiques noiresLa transition du club de lecture Atoumo en Sapotille en fin 2023 a marqué un tournant dans son parcours, lui permettant de fédérer en ligne et en présentiel une communauté autour de la littérature caribéenne et afro-diasporique. Les membres du club de lecture Sapotille se retrouvent une fois par mois en présentiel à Montpellier et une fois par mois en ligne.

L’événement « Voix poétiques noires » célèbre des poétesses noires du monde entier, dont les textes incarnent la résistance, la beauté et la puissance. Anne Plantier a fait le choix méticuleux de 50 textes à travers 9 recueils différents. Les autrices mises en lumières sont : Tanella Boni, Audre Lorde, Kiyemis, Maya Angelou, Rebecca Chaillon, Maya Ayim, Stéphanie Vovor, Evelyn Trouillot et Joelle Sambi.

Les œuvres ont été lues par 7 lectrices membres du bookclub Sapotille en compagnie de l’artiste The French Piano Bike qui a offert un accompagnement musical improvisé.

Anne Plantier et les lectrices du bookclub Sapotille.

Anne Plantier et les lectrices du bookclub Sapotille.

La détermination d’Anne a été le moteur de cet événement. Malgré les défis logistiques, tels que la recherche d’une salle — finalement fournie par l’association La Case — ou la mobilisation des ressources, comme les maisons d’édition qui ont envoyé des livres, et les librairies qui ont accepté d’afficher les tracts de l’événement, sa persévérance a payé. Le bouche-à-oreille et sa communication efficace sur les réseaux sociaux ont attiré une audience de 30 personnes, confirmant l’intérêt et le besoin de faire connaître les contributions littéraires africaines et afrodescendantes.

Anne Plantier, en bookstagrammeuse avertie, continue son travail de valorisation culturelle des lettres africaines et afrodiasporiques sur son compte Instagram esprit_vagabond_. Toutes les informations sur son bookclub Sapotille y sont disponibles.

20 mars 2024 0 Commentaires
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le Prix Littéraire FETKANN ! MARYSE CONDÉ « Mémoire des pays du Sud, Mémoire de l’Humanité »
ActualitéPrix & distinctions

Appel à candidature pour la 21ᵉ édition du Prix Littéraire FETKANN ! Maryse Condé

par Chrystelle Ngoulou 20 mars 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Les candidatures pour l’édition 2024 du prix littéraire FETKANN ! Maryse Condé sont ouvertes jusqu’au 30 septembre 2024. 

Créé il y a 20 ans, le Prix Littéraire FETKANN ! MARYSE CONDÉ « Mémoire des pays du Sud, Mémoire de l’Humanité » récompense les œuvres qui valorisent les principes républicains et la mémoire des pays du Sud, soutenant ainsi la dignité humaine et la cohésion sociale. 

Il a été fondé par le C.I.F.O.R.D.O.M. (Centre d’Information, de Formation, Recherche et Développement pour les originaires d’Outre-mer) à l’initiative de José Pentoscrope, suite de la loi Taubira du 10 mai 2001.

Ce prix vise à augmenter la reconnaissance des auteurs qui explorent ces thèmes, tant au niveau national qu’international. Il souligne l’importance de l’humanité et de la citoyenneté dans la littérature, tout en rendant hommage à la loi Taubira qui a marqué la reconnaissance officielle par l’État français de l’esclavage et de la traite négrière comme crime contre l’humanité.

Le Prix Littéraire FETKANN ! MARYSE CONDÉ est un concours international accessible à toutes et à tous.

Les participants, qu’ils soient publiés ou non, et quel que soit leur âge, peuvent soumettre leurs œuvres dans la catégorie de leur choix : Mémoire, Recherche, Jeunesse, ou Poésie. Les œuvres envoyées doivent mettre en avant les principes de « Liberté, Égalité, Fraternité » et contribuer à la valorisation de la mémoire des pays du Sud ainsi que de l’humanité dans son ensemble. 

Les prix décernés aux lauréats du Prix Littéraire FETKANN ! MARYSE CONDÉ incluent une médaille symbolisant la lutte pour la liberté et une œuvre de Jean-Claude KBO.  Les lauréats du Prix de la Jeunesse et de la Poésie âgés de moins de 18 ans se voient offrir un voyage éducatif vers des lieux marquants de l’histoire de l’esclavage ou sur la Route des Abolitions de l’Esclavage. Ces récompenses visent à honorer et perpétuer la mémoire de la lutte contre l’esclavage.

En 2023, Le Prix FETKANN ! de la Mémoire 2023 a été attribué à Jean-Pierre Sainton, Elsa Dorlin et Mathieu Rigouste pour leur livre Guadeloupe Mai 67, massacrer et laisser mourir. Publié par Libertalia en 2023, ce livre analyse la répression sanglante d’un mouvement de grève en Guadeloupe en mai 1967. Il met en lumière les contextes historique et politique de l’époque, ainsi que la transmission des méthodes de répression à travers l’Atlantique. 

De grands noms tels que Fatou Diome, Gary Victor et Edouard Glissant ont été récompensés par ce prix.

Toutes les modalités de candidatures au Prix Littéraire FETKANN ! MARYSE CONDÉ sont sur le site internet du prix.

20 mars 2024 0 Commentaires
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Johary Ravoloson : "Le mal existe. Ce n’est pas juste un manque ou un défaut du bien"
Interviews

Johary Ravaloson : « Le mal existe. Ce n’est pas juste un manque ou un défaut du bien »

par Acèle Nadale 20 mars 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Afrolivresque a eu le privilège d’échanger avec l’auteur malgache Johary Ravaloson. À l’occasion de la sortie de son roman, Tribunal des cailloux (Dodo Vole, 18 février 2024), il a généreusement accepté de se prêter au jeu de nos questions.

 

 

Né en 1965 dans la ville d’Antananarivo, Johary Ravaloson a tracé un parcours qui l’a mené des bancs de l’université de Paris 2 – Assas jusqu’à la soutenance d’une thèse de Doctorat à La Réunion en 2002.

Johary Ravaloson a su allier sa passion pour l’écriture à une carrière d’enseignant, ce qui l’a accompagné de La Réunion à sa ville natale. Par la suite, il a posé à nouveau ses valises en France pour se consacrer pleinement à la littérature. Il est également traducteur et s’investit dans l’édition.

 

Tribunal des cailloux Relié – Grand livre, 18 février 2024de Johary Ravaloson (Auteur)

Lire le livre

Avec les éditions Dodo vole, fondées avec son épouse Sophie Bazin en 2006, il œuvre à valoriser les arts et les littératures du sud-ouest de l’océan Indien. La revue Lettres de Lémurie, lancée en 2018, témoigne de cet engagement en publiant chaque année vingt-quatre auteurs de cette région, en français ou dans leurs langues, accompagnés d’une traduction française.

Parmi les romans marquants de Johary Ravaloson, on retrouve Antananarivo intime (2021), Amour, patrie et soupe de crabes (Dodo vole, 2019, sélection finale du prix Ethiophile (Paris), sélection finale du prix Les Afriques), Vol à vif (prix du roman insulaire (Ouessant), prix Ivoire (Abidjan)), Les larmes d’Ietsé (Dodo vole, 2012, prix du roman de l’océan Indien (La Réunion).), et Géotropiques (Dodo Vole et Vents d’ailleurs, 2010, prix de La Réunion des livres).

 

Dans cette interview, Johary Ravaloson se dévoile comme un écrivain engagé, dont l’œuvre est profondément enracinée dans la réalité malgache tout en étant universelle dans ses thèmes. Trois aspects de sa personnalité et de son processus créatif ressortent particulièrement : l’importance de la musique dans son rituel d’écriture, la rigueur de ses recherches pour enrichir ses romans, et son univers littéraire teinté de révolte, d’espérance et de courage, avec une sensibilité particulière envers les thèmes sociaux complexes.

Si vous pouviez vivre dans l’univers d’un de vos livres, lequel choisiriez-vous ?

Peut-être dans l’univers de Géotropiques, mon premier roman, où j’ai mis tout ce que j’aime : le surf, les livres et l’amour.
Je dis « peut-être », car le roman évoque une jeunesse semblant éternelle, et je ne suis plus certain d’apprécier très longtemps cette innocence.

Quelle musique correspondrait à la bande sonore de votre dernier livre Tribunal des cailloux et pourquoi ?

Pour Tribunal des cailloux, je choisirais un album de Kristel, un groupe rock de Tana, dans lequel on peut entendre la révolte de la jeunesse contre les ordres établis et où les soucis de genre sont écrasés, considérés nuls et non avenus.

Ainsi, le titre Tao ny maraina (Voici le matin) où souffle également l’espérance d’un nouveau jour.

Quel personnage du Tribunal des cailloux aimeriez-vous rencontrer dans la vie réelle ?

Dans les moments de désespoir, j’aimerais rencontrer la jeune Lys dont la fraîcheur et l’impertinence démonteraient n’importe quel mur du réel. J’emprunterais volontiers aussi la rage et le courage de Lila pour ne pas me résigner à ce qui peut sembler une fatalité.

Quelle est la chose la plus étrange que vous ayez recherchée sur internet pour un de vos projets d’écriture ?

Pour arriver au bout de Tribunal des cailloux, je me suis initié à « la grammaire du silence et de la domination » propre à l’inceste avec Le berceau des dominations – Anthropologie de l’inceste de Dorothée Dussy (Éditions de la discussion – ℇλδ, 2013).

J’ai parcouru aussi des publications comme La violence impensable de Frédérique Gruyer, Martine Fadier-Nisse et Pierre Sabourin (Nathan, 1991) ou encore l’Étude des violences faites aux enfants à Madagascar (UNICEF, 2020) et bien d’autres sur Internet, et j’avoue que je n’ai pas eu la force de les bien lire toutes.

 

Ce n’était pas seulement l’étrangeté, mais l’horreur qui me poussait fréquemment à jeter loin de moi ces ouvrages ou à éteindre l’ordinateur pour aller faire un tour. Il m’a fallu d’abord admettre que le mal existe, que ce n’est pas juste un manque ou un défaut du bien, encore moins le produit de circonstances, mais un choix ; en ce qui concerne l’inceste, un désir « concentré sur son bon plaisir » qu’on cache parce qu’on le sait interdit, qu’on cultive et qu’on assouvit à l’occasion. Un « viol d’aubaine » : elle était là, opportunément, disponible et sans défense.

Si Internet rend d’infinis services pour la documentation, je préfère de loin les recherches sur le terrain. Ainsi, j’ai beaucoup apprécié les courts compagnonnages dans les mines de saphir d’Ilakaka ou avec les convoyeurs de zébus, réalisés pour préparer mon roman Vol à vif.

Avez-vous un rituel d’écriture insolite ou un porte-bonheur que vous utilisez quand vous écrivez ?

Quand je commence à être satisfait d’un texte, je le relis en écoutant Köln Concert de Keith Jarrett, que j’adore. Le texte passe le test si je peux continuer à écouter sans qu’il y ait hiatus dans la relecture. Autrement, je suis obligé d’éteindre la musique et de retravailler.

Merci Johary Ravaloson.

20 mars 2024 0 Commentaires
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Achille Mbembe-Prix Holberg 2024
ActualitéPrix & distinctions

530 000 euros pour Achille Mbembe avec le Prix Holberg

par La redaction 19 mars 2024
Rédigé par La redaction

Achille Mbembe, historien et politologue camerounais, a été désigné lauréat du prestigieux Prix Holberg 2024 pour ses contributions aux études postcoloniales. Le comité du prix Holberg a souligné l’importance de l’œuvre internationale d’Achille Mbembe, traduite en 17 langues. 

Achille Mbembe, né en 1957 au Cameroun, est un historien, politologue et théoricien du postcolonialisme de renommée internationale. Il a enseigné dans plusieurs institutions prestigieuses à travers le monde, notamment à Columbia University, University of Pennsylvania, Yale University et Duke University. Ses travaux, traduits dans de nombreuses langues, ont contribué de manière significative à la compréhension des enjeux postcoloniaux et politiques contemporains.

Achille Mbembe est reconnu pour avoir développé des concepts clés comme la « postcolonie », l' »afropolitanisme » ou la « nécropolitique », qui font désormais partie du vocabulaire académique global. 

Actuellement professeur à l’Université du Witwatersrand à Johannesburg, Achille Mbembe a publié des ouvrages influents sur l’histoire africaine et les conséquences du colonialisme. Il a écrit plus d’une dizaine d’ouvrages et participé à des ouvrages collectifs. Il a reçu le Prix Fetkann – catégorie mémoire en 2013 pour son ouvrage Critique de la raison nègre (La Découverte, 2013).

Le Prix Holberg revêt une importance significative au sein de la communauté académique, car il récompense des travaux universitaires exceptionnels dans les domaines des arts, des sciences humaines, des sciences sociales, du droit et de la théologie. 

Créé par le Parlement norvégien en 2003, ce prix prestigieux vise à valoriser ces disciplines dans la société et à susciter l’intérêt chez les enfants et les jeunes. Il met en lumière et célèbre les chercheurs ayant apporté des contributions exceptionnelles à la recherche, favorisant l’excellence académique et le travail interdisciplinaire.

Il est doté d’un montant de 6 millions de couronnes norvégiennes (530 000 euros), il est considéré comme l’équivalent norvégien du prix Nobel pour les sciences humaines et sociales.

Le  Prix Holberg place Achille Mbembe aux côtés de précédents lauréats distingués tels que Julia Kristeva, Jürgen Habermas, Bruno Latour, Paul Gilroy et Martha Nussbaum.

19 mars 2024 0 Commentaires
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Grand Prix du Roman de Belgique 2023 à Lisette Lombé pour son roman "Eunice"
ActualitéPrix & distinctions

Grand Prix du Roman de Belgique 2023 à Lisette Lombé pour son roman « Eunice »

par La redaction 19 mars 2024
Rédigé par La redaction

L’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique (Arllfb) a attribué le Grand prix du roman 2023 à Lisette Lombé pour son ouvrage Eunice, publié aux éditions du Seuil.

Le Grand Prix du Roman de Belgique est une distinction littéraire décernée par l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique (Arllfb). Sont éligibles au prix, les romans et d’autres genres de fiction en prose tels que des nouvelles, des récits, des apologues, etc. Le Grand Prix du Roman de Belgique fait partie d’un ensemble de prix littéraires remis par l’Académie dans diverses catégories, visant à promouvoir et à honorer les contributions significatives à la littérature de langue française en Belgique. Ce prix annuel, doté de 1 500 €, récompense un auteur ou une autrice belge ou vivant en Belgique.

Lisette Lombé est une artiste belgo-congolaise pluridisciplinaire, slameuse et écrivaine née en 1978 à Namur. Fondatrice du collectif L-Slam, elle a reçu le titre de Citoyenne d’honneur de la Ville de Liège en Belgique pour sa démarche de militante et d’ambassadrice du slam aux quatre coins de la Francophonie.

Elle a une carrière littéraire riche, avec des publications régulières depuis la sortie de son livre La magie du burn-out (Image Publique, 2017). En 2020, elle a reçu un Golden Afro Artistic Awards pour son roman Vénus Poética (L’Arbre à Paroles, 2020) et le Prix Grenades/RTBF pour son recueil Brûler brûler brûler (L’Iconoclaste, 2020).

Lisette Lombé a travaillé comme enseignante pendant une dizaine d’années avant de se consacrer pleinement à son écriture, faisant de sa poésie un outil d’activisme et de solidarité envers les exploités, les opprimés et les marginalisés. Les thèmes qu’elle aborde dans ses textes portent sur l’identité, le féminisme et l’injustice.

Eunice de Lisette LOMBE de Grand Prix du Roman de Belgique

Lire le livre

Le roman Eunice raconte l’histoire d’Eunice, une athlète de 19 ans et étudiante en psychologie, confrontée à la perte soudaine de sa mère, Jane. Refusant d’accepter la conclusion officielle de la mort de sa mère comme un accident, Eunice se lance dans une quête de vérité, découvrant des secrets de famille et cherchant à comprendre la véritable identité de sa mère.

Tout au long du récit, des thèmes tels que l’amour, la sororité, l’héritage et la guérison sont explorés, mettant en lumière les complexités des relations familiales et le pouvoir du pardon.

Le jury a salué la prose de Lisette Lombé et a mis en avant sa capacité à utiliser sa langue poétique pour explorer la transcendance et la réinvention de soi.

 

 

 

19 mars 2024 0 Commentaires
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M. Arnaud Guillois, Ambassadeur de France à Madagascar et et Augustin Andriamananoro, Ministre de la Communication et de la Culture malgache, dans le cadre du Projet « Ressources Éducatives »
ActualitéPolitiques du livre & société

Madagascar : Don de 2 200 livres jeunesse à la Bibliothèque Nationale dans le cadre du Projet « Ressources Éducatives »

par La redaction 18 mars 2024
Rédigé par La redaction

Dans le cadre du Projet « Ressources Éducatives », l’ambassadeur de France à Madagascar a participé à la cérémonie officielle de remise de  2 200 livres jeunesse à la Bibliothèque Nationale Malgache. Cette cérémonie marque la deuxième année du lancement des activités du projet dont l’investissement total sur trois ans s’élève à 660 000 euros. L’objectif de mettre à disposition des enfants des livres dans leur langue maternelle, le malgache, et le français pour favoriser ainsi la lecture parmi les jeunes générations.

Le projet « Ressources Éducatives » vise à soutenir la production et la diffusion de ressources éducatives pour les établissements scolaires et les élèves du primaire et du secondaire en Afrique subsaharienne. Le projet, porté par l’UNESCO et l’Institut français, a pour objectif d’améliorer les acquis d’apprentissage des élèves. Ce projet aborde divers aspects tels que la chaîne du livre pour renforcer l’accès des apprenants et lecteurs, les Ressources Educatives Libres (REL), la qualité des manuels scolaires, la production de ressources éducatives, ainsi que le plaidoyer pour des ressources éducatives au service des apprentissages et du développement de la littérature jeunesse.

Dans le cadre de ce projet, une composante spécifique intitulée « Lire pour apprendre » a été développée pour promouvoir un environnement lettré au service des apprentissages. Cette composante vise à renforcer la place du livre de jeunesse dans les pays africains francophones en favorisant la lecture parmi les jeunes générations. 

Le projet « Ressources Éducatives » est doté d’un budget de 15 millions d’euros, financé par l’Agence Française de Développement (AFD) et couvrant la période de 2020 à 2025. Il est mis en œuvre conjointement par l’UNESCO et l’Institut Français dans quinze pays d’Afrique francophone, dont Madagascar, le Bénin, le Burkina Faso, le Burundi, les Comores, le Congo-Brazzaville, Djibouti, la Guinée, la Mauritanie, le Niger, la République centrafricaine, la République Démocratique du Congo, le Sénégal, le Tchad et le Togo.

Les livres remis à la Bibliothèque Nationale Malgache seront diffusés à Antananarivo et dans plusieurs bibliothèques provinciales. 

En outre, des associations locales à Madagascar telles que OLE et Scolarisation Madagascar contribuent également au renforcement du système éducatif à Madagascar. Par exemple, le projet initié par l’association OLE vise à doter les établissements scolaires d’une bibliothèque de ressources éducatives libres du Ministère de l’Éducation Nationale. De même, Scolarisation Madagascar s’est engagée à ouvrir une école primaire gratuite pour les enfants défavorisés, renforçant ainsi l’accès à l’éducation et à l’alimentation pour les enfants malgaches issus de familles défavorisées.

18 mars 2024 0 Commentaires
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Altruisme est le mot de la semaine
Le mot de la semaine

Altruisme : Le mot de la semaine

par Chrystelle Ngoulou 18 mars 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le mot de la semaine du 18 au 24 mars 2024 est Altruisme.

L’altruisme est la disposition d’une personne à s’intéresser et à se dévouer à autrui (opposé à égoïsme), sans rien attendre en retour. Il s’agit d’aider les autres sans arrière-pensée.

Exemple : Faire preuve d’altruisme envers son prochain est un art de vivre.

Synonyme : abnégation, charité, philanthropie, dévouement, désintéressement, bienveillance, générosité.

Contraire : égoïsme, individualisme.

18 mars 2024 0 Commentaires
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ActualitéPrix & distinctions

Dibakana Mankessi et Dieudonné Niangouna, récompensés par le Grand Prix Afrique 2023

par Chrystelle Ngoulou 17 mars 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le 16 mars 2024, lors de la seconde journée du Salon du livre Africain de Paris, a eu lieu la remise du Grand Prix Afrique 2023. Cette année, l’Association des Écrivains de Langue Française (ADELF) a décerné deux prix :

– Le Grand prix Afrique 2023 décerné à l’auteur Dibakana Mankessi pour son roman Le psychanalyste de Brazzaville publié aux Editions Les lettres mouchetées.

– Le Grand prix Afrique Avant Garde 2023 décerné à l’écrivain Dieudonné Niangouna pour son roman La mise en papa publié aux Editions L’œil d’or à Paris.

Les deux lauréats, en plus de partager la même origine congolaise, ont dans leurs ouvrages choisis d’explorer des périodes charnières de l’histoire du Congo-Brazzaville.

 Grand Prix Afrique 2023- Dibakana Mankessi avec Le psychanaliste de Brazzaville

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Dibakana Mankessi, de son vrai nom Jean-Aimé Dibakana Mouanda, est un écrivain et sociologue originaire du Congo-Brazzaville. Né le 26 septembre 1966 à Jacob (actuel Nkayi).

Le Psychanalyste de Brazzaville, consacré cette année, est son troisième roman. Il met en scène le docteur Kaya, un ancien médecin généraliste qui a ouvert le premier cabinet de psychanalyse à Brazzaville, la capitale du Congo, dans les années 1960, peu après l’indépendance du pays. À travers les consultations de ses patients, le roman offre un regard inédit sur la vie privée et les tourments psychologiques des Congolais durant cette période de bouleversements politiques et sociaux. 

Dibakana Mankessi parvient ainsi à tisser un portrait complexe de la société congolaise de l’époque, en abordant des thèmes tels que la guerre froide, les luttes de pouvoir entre chefs d’État, ou encore la condition des femmes.

La mise en papa de Dieudonné Niangouna - Grand Prix Afrique 2023

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Dieudonné Niangouna est un auteur dramatique, comédien et metteur en scène congolais, né en 1976 à Brazzaville. Après des études d’arts, il s’impose rapidement sur la scène théâtrale congolaise et internationale. Il est notamment le fondateur et directeur du festival international de théâtre Mantsina sur scène, qui se tient chaque année à Brazzaville. Dieudonné Niangouna est également reconnu pour son travail de comédien et de metteur en scène. Il a notamment été invité en 2005 à la Comédie-Française pour y lire l’un de ses textes dramatiques. Parmi ses œuvres les plus connues figurent Attitude Clando (2005) et Les Inepties Volantes (2009). 

C’est son roman La mise en Papa qui est consacré cette année. Le livre raconte l’histoire de Fiston, dont le père se noie mystérieusement dans le fleuve Congo. Quelques jours après, le corps réapparaît sans tête. Lors de l’enterrement, Fiston ne supporte pas de voir le corps décapité de son père. Le roman décrit l’enfer vécu par les Congolais durant les années 1980 et 1990, marquées par la dictature et les guerres civiles. À travers le destin tragique de Fiston, Dieudonné Niangouna brosse un portrait saisissant de cette période tourmentée de l’histoire du Congo. La mise en Papa est le deuxième tome d’une trilogie.

Après avoir reçu leur prix du blogueur littéraire Réassi Ouabonzi, l’un des membres du jury de la session 2023, les auteurs ont lu des extraits de leurs romans respectifs.

17 mars 2024 0 Commentaires
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6 livres pour initier vos enfants à l’histoire d’héroïnes africaines et afrodescendantes
Listes de livres

6 livres pour partager les épopées d’héroïnes africaines et afrodescendantes avec vos enfants

par Chrystelle Ngoulou 14 mars 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

En mars, le Mois de la Femme nous offre une occasion supplémentaire de célébrer nos héroïnes africaines et afrodescendantes. Valorisons auprès de nos enfants les contributions remarquables des femmes africaines et afrodescendantes à travers l’histoire.

Cette sélection de lectures met en lumière des reines, des guerrières et des visionnaires qui invitent les familles à découvrir ensemble comment elles ont façonné notre monde. 

L’occasion d’enrichir l’éducation des plus jeunes avec des histoires qui parlent d’égalité, de courage et de la poursuite des rêves face à l’adversité. 

 

1- Les Puissantes : 26 femmes noires francophones qui ont fait, font ou feront l’histoire de Diariatou Kebe et Marjorie Bourgoin

Les Puissantes : 26 femmes noires francophones qui ont fait, font ou feront l'histoire

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Vous connaissez très certainement Surya Bonaly, Aya Nakamura, Aïssa Maïga et Christiane Taubira. Mais connaissez-vous Paulette Nardal, Sarah Maldoror, Rachel Kéké ou Maboula Soumahoro ? Elles ont toutes en commun d’être des femmes francophones et d’être noires.

À travers leur art, leur engagement, leur sport, leurs histoires, elles ont ouvert des portes, milité, gagné des médailles, créé des œuvres majeures et elles ne figuraient pourtant dans aucun livre… jusqu’à aujourd’hui ! Découvrez les parcours de ces femmes qui ont marqué leur époque ou qui sont en train de la changer.

Ce livre est un vibrant hommage à ces femmes qui ont soulevé des montagnes, et il devrait plaire autant aux petit.e.s qu’aux grand.e.s.

 

2- Ndaté Yalla Mbodj, une reine sénégalaise au temps des invasions européennes de Sylvia Serbin et Adrien Folly-notsron 

héroïnes africaines et afrodescendantes - Ndaté Yalla Mbodj

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À travers le personnage d’une reine résistante, la Sénégalaise Ndaté Yalla Mbodj qui dirigea au 19ᵉ siècle le petit royaume Walo, l’auteure nous éclaire sur un tournant majeur de cette histoire pleine de bouleversements auxquels les peuples noirs ont dû faire face, dès leurs premiers contacts avec les Européens. Des expéditions maritimes du 15ᵉ siècle, au repérage des richesses du continent africain ; de la création du mythe du Noir sauvage, à 400 ans de déportations d’Africains en esclavage ; de l’enrichissement des puissances négrières européennes, à la ruée vers le continent et aux transformations des sociétés locales : tel est le fil conducteur de ce voyage dans un passé peu enseigné dans les écoles. Des repères pour comprendre une histoire de conquêtes, mais aussi de résistances. Un récit à la fois informatif et pédagogique raconté sous la plume d’une historienne conteuse, Sylvia Serbin et mis en scène par les images du talentueux illustrateur Adrien Folly-Notsron.

 

3- Njinga de Ndongo et Matamba d’Ekiuwa Aire et Natalia Popova

Njinga de Ndongo et Matamba - héroïnes africaines et afrodescendantes

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Njinga de Ndongo et Matamba est l’histoire vraie d’une jeune fille qui a failli mourir à la naissance, mais qui a déjoué tous les pronostics pour devenir la reine de deux royaumes. Adulée pour sa sagesse, son courage et sa force, Njinga est devenue l’une des figures politiques les plus dominantes de l’Angola des années 1600.

Ce livre pour enfants, richement illustré, raconte les défis qu’elle a dû relever dès sa naissance. Njinga a dû faire face à la jalousie de son frère, à la perte de son père et à l’invasion des Portugais, alors que s’ouvrait une période de grandes épreuves pour l’Afrique.

Cette histoire, pleine d’espoir et de courage, montre que chaque jeune fille est capable d’atteindre la grandeur qu’elle mérite.

 

4- Nos Héroïnes – 20 femmes incroyables de l’histoire Africaine de Collectif Soeurcières et Massira Kéita 

Nos Héroïnes - 20 femmes incroyables de l'histoire Africaine

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Le récit de 20 femmes incroyables de l’Histoire africaine.
Portrait de 20 femmes du matrimoine historique du continent et du monde noir.

Enfin un recueil de portraits de femmes incroyables qui ont marqué l’histoire du continent. Des reines qui ont bâti un empire ou résisté à l’envahisseur, des résistantes, des savantes, des aventurières…

Des héroïnes à découvrir aux quatre coins de l’Afrique.
Il était temps de pouvoir prononcer les noms de Rose Lokossim, Malan Alua, Amina de Zaria, Aline Sitoé Diatta ou encore Marie Koré !

Ces portraits, réalisés sur des héroïnes oubliées, sont des miroirs à tendre à nos enfants, des parcours et des destins incroyables à leur faire découvrir pour qu’ils puissent connaître celles qui les ont précédés.

 

5- Yennenga : L’amazone Dagomba de Bernard Bamogo 

héroïnes africaines et afrodescendantes - Yennega

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Découvrez la légende illustrée de Yennenga.
Ce récit met en lumière une héroïne africaine méconnue, une amazone qui défie les traditions pour tracer son propre chemin et devenir la reine fondatrice du peuple Mossi au Burkina Faso.
À travers des illustrations riches en couleur, ce livre représente la diversité des cultures. Il offre aux enfants comme aux personnes qui leur ressemblent, une leçon inspirante sur la confiance en soi grâce à la force intérieure.
Il s’agit surtout d’une invitation à découvrir et à célébrer l’histoire des femmes héroïques et à trouver l’inspiration dans leur courage et leur détermination.

 

6- Idia du Royaume du Bénin de Ekiuwa Aire et Alina Shabelnyk

Idia du Royaume du Bénin de Ekiuwa Aire

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Idia du Royaume du Bénin présente aux jeunes lecteurs l’histoire de la Reine Idia de l’ancien Royaume du Bénin. Elle a joué un rôle prépondérant sous le règne de son fils, Esigie, qui a régné sur le Bénin de 1504 à 1550. Ce récit raconte l’histoire de la jeune Idia qui a poursuivi ses rêves, a cru en elle et est devenue la première Reine Mère du Bénin.

 

 

 

 

 

En ce mois de mars, faisons le choix de l’inspiration et de l’éducation. Prenons le temps de plonger avec nos enfants dans des récits édifiants, pour leur montrer que les héroïnes africaines et afrodescendantes se définissent par leur force physique, mais aussi par la puissance de leur esprit, la grandeur de leur cœur et l’impact de leurs actions sur leur entourage. 

 

14 mars 2024 0 Commentaires
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ActualitéPrix & distinctions

Jennifer Nansubuga Makumbi en lice pour le Prix de l’héroïne Madame Figaro 2024 avec son roman “La Première femme”

par La redaction 14 mars 2024
Rédigé par La redaction

La Première femme (Mars 2024, Métailié – Traduit par : Céline Schwaller) de Jennifer Nansubuga Makumbi fait partie de la sélection du Prix de l’Héroïne Madame Figaro 2024 dans la catégorie roman étranger.

Le Grand Prix de l’Héroïne Madame Figaro, prix littéraire français, célèbre depuis 18 ans les nouvelles héroïnes de la littérature française et étrangère. Les lauréates sont choisies parmi les livres en compétition, qui sont sélectionnés par la rédaction de Madame Figaro et présentés au jury au fil des semaines.

Les critères de sélection incluent la qualité littéraire, l’originalité du sujet traité, l’impact émotionnel et la contribution à la représentation des femmes dans la littérature.

La Première femmeRoman de Jennifer Makumbi

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4ᵉ de couverture

Comment devient-on une femme quand on ne sait pas qui est sa mère ? Nous sommes en 1975, sous l’ubuesque dictature d’Idi Amin Dada. La jeune Kirabo a été élevée par ses grands-parents en Ouganda, personne ne veut lui dire qui est sa mère. Têtue et volontaire, elle décide de chercher la vérité et d’interroger Nsuuta la sorcière. Avec un style à la fois épique et profondément intime, drôle et émouvant, Jennifer Nansubuga Makumbi restitue le surréalisme de la vie quotidienne dans une période imprévisible et absurde. Elle explore avec brio les mythes sur la maternité et comment la sagesse féminine du passé irrigue le présent et le futur. À travers la légende de la Première Femme, elle nous montre comment les sociétés se fondent dans la fabrication des mythes, mais aussi dans leur transformation. Entre folklore et féminisme moderne, cette histoire ouvre de nouveaux mondes au lecteur.

« Le style de Makumbi est irrésistible et poignant. Elle sait être à la fois poétique et nuancée, brillante et maline. La Première Femme offre au lecteur une héroïne extraordinaire et l’incroyable honneur de pouvoir l’accompagner dans son voyage. » The New York Times.

Jennifer Nansubuga MAKUMBI est née à Kampala. Elle a étudié et enseigné la littérature anglaise en Ouganda, avant de poursuivre ses études en Grande-Bretagne, à Manchester, où elle vit aujourd’hui. Son premier roman, Kintu, lauréat du Kwani Manuscript Project en 2013, a été sélectionné pour le prix Etisalat en 2014. Il a reçu un accueil critique et public extraordinaire, aussi bien en Afrique qu’aux États-Unis ou en Grande-Bretagne. Cela lui a valu d’être comparée à Chinua Achebe et considérée comme un « classique » instantané. Jennifer Nansubuga MAKUMBI a remporté le Commonwealth Short Story Prize en 2014 et le prix Windham Campbell en 2018.

Le Grand Prix de l’Héroïne Madame Figaro 2024 sera remis en mai à Paris, à l’Hôtel Raphael.

14 mars 2024 0 Commentaires
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La série TV ivoirienne « ICI C’ BABI » coécrite par l’écrivain Armand Gauz primée aux Lauriers de l’Audiovisuel 2024
ActualitéCinémaPrix & distinctions

La série TV ivoirienne « ICI C’ BABI » coécrite par l’écrivain Armand Gauz primée aux Lauriers de l’Audiovisuel 2024

par La redaction 14 mars 2024
Rédigé par La redaction

Les Lauriers de l’Audiovisuel sont une cérémonie annuelle organisée par le Club de l’Audiovisuel. Elle est destinée à récompenser l’excellence dans la production audiovisuelle et radiophonique française ou de langue française en décernant 18 prix dans différentes catégories.

La cérémonie de la  29ᵉ édition, en 2024, s’est tenue Théâtre Marigny à Paris et a été patronnée par le ministère de la Culture et la Commission nationale Française pour l’UNESCO. 

La série TV ivoirienne « Ici C Babi, c’est doux mais c’est risqué » a été récompensée par les Lauriers de l’Audiovisuel dans la catégorie “programme francophone du Sud” qui prime un programme télévisuel coproduit par un organisme de télévision francophone d’Afrique subsaharienne et TV5Monde. Cette récompense peut concerner des documentaires, des fictions ou des films d’animation. 


« Ici c’ Babi » est une série télévisée de fictions produite en 2022, composée de 41 épisodes de 16 minutes chacun. La série entraîne les téléspectateurs au cœur d’Abidjan, la capitale de la Côte d’Ivoire, surnommée Babi. Elle brosse un portrait de la ville plein d’humour avec des personnages issus de différentes classes sociales qui reflètent l’image complexe de cette métropole. Elle est réalisée par Boris Oué, coécrite par l’écrivain Armand Gauz sur une idée originale de Charly Kodjo. La série « ICI C’ BABI », Lauriers de l’Audiovisuel 2024, est disponible sur la plateforme TV5MondePlus.

Voir la bande-annonce

Gauz - Lauriers de l'AudiovisuelArmand Patrick Gbaka-Brédé, mieux connu sous le nom de plume Gauz, est un écrivain, photographe, scénariste et journaliste franco-ivoirien né en 1971 à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Il est particulièrement reconnu pour son œuvre littéraire qui explore les thèmes de l’immigration, du travail et de l’identité à travers un prisme souvent satirique et critique.

Il a écrit plusieurs romans, dont Debout-Payé (Le Nouvel Attila, 2014), qui a reçu le prix des libraires Gibert Joseph, le Grand prix Kaïlcedra des lycées et collèges à Abidjan, et a été nommé meilleur premier roman français de 2014 par le magazine Lire. Ce roman, traduit en anglais sous le titre « Standing Heavy » par Frank Wynne en 2022, a également été sélectionné pour le Prix International Booker 2023. 

Ses autres romans incluent Camarade Papa (Le Nouvel Attila, 2018) qui a reçu le Prix Ivoire 2018 et le Grand Prix Littéraire d’Afrique Noire 2018,  et Black Manoo (2020), ainsi que Cocoaïans (2022).

En plus de son travail littéraire, Gauz a contribué au cinéma en tant que scénariste du film « Après l’Océan » et a travaillé comme rédacteur pour un journal économique satirique ivoirien.

 

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@salondulivregeneve

👏Félicitations à Bessora qui remporte le prix Ahmadou #Kourouma 2024 pour son roman 𝘝𝘰𝘶𝘴, 𝘭𝘦𝘴 𝘢𝘯𝘤𝘦̂𝘵𝘳𝘦𝘴 (JC Lattès), remis lors du salon du livre de Genève. ssalondulivreSDSDLDL24 #Livres #Livre #Read #Books #LivreFestival #BookFestival #Geneve #Lire #Lecture #livreaddictPalexpoe #Palexpo #prixkourouma #bessora

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ActualitéPrix & distinctions

[Vidéo] Bessora couronnée prix Kourouma 2024 : une consécration qui fait date !

par La redaction 14 mars 2024
Rédigé par La redaction

Le 8 mars dernier, Bessora a été distinguée par le Prix Ahmadou-Kourouma pour son œuvre Vous, les ancêtres, publiée aux éditions JC Lattès. Ce prix lui a été décerné lors du Salon du Livre de Genève.

Le roman Vous, les ancêtres explore le parcours de Jane, une jeune femme boiteuse, accusée de vol en Cornouailles. Elle sera déportée en Amérique en 1684, où elle deviendra esclave dans une plantation.

Bessora est une écrivaine francophone d’origine gabonaise et suisse. Née à Bruxelles, elle a vécu dans plusieurs pays au cours de sa vie, ce qui a enrichi son écriture d’une grande diversité culturelle. Formée en anthropologie, économie et gestion en France et au Royaume-Uni, son parcours académique transparaît dans ses œuvres à travers une analyse fine des sociétés et des individus.

Bessora - prix KOUROUMA 2024

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Son œuvre littéraire variée aborde des thèmes tels que l’identité, la migration, et les réalités sociales grâce à une approche à la fois critique, humoristique et profondément humaine.

Parmi les publications de Bessora les plus notables figurent 53 cm (Le Serpent à plumes, 1999), son premier roman qui traite de l’expérience des immigrés africains en Europe, et Alpha: Abidjan à Gare du Nord (Gallimard, 2014), une bande dessinée qui raconte l’histoire d’Alpha Coulibaly, un Ivoirien, et son périple de 18 mois depuis Abidjan jusqu’en Espagne, à travers le Mali, l’Algérie et le Maroc.

Le Prix Ahmadou-Kourouma est un prix littéraire qui honore la mémoire de l’écrivain ivoirien Ahmadou Kourouma. Ce prix a été créé en 2004, un an après son décès. Il est décerné chaque année au Salon du livre et de la presse de Genève. Il récompense un auteur d’expression française, africain ou d’origine africaine de l’Afrique subsaharienne pour un ouvrage de fiction, roman, récit ou nouvelles, qui reflète l’esprit d’indépendance, de lucidité et de clairvoyance dans l’héritage littéraire et humaniste laissé par l’écrivain ivoirien Ahmadou Kourouma. 

Le prix est également doté d’une somme de 5000 francs suisses.

14 mars 2024 0 Commentaires
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Actualité

Côte d’Ivoire : L’ambassadeur Maurice Bandaman intègre l’Académie des sciences, des arts, des cultures d’Afrique et des diasporas

par La redaction 14 mars 2024
Rédigé par La redaction

Maurice Bandaman, l’Ambassadeur de Côte d’Ivoire en France, a récemment rejoint l’ASCAD (Académie des sciences, des arts, des cultures d’Afrique et des diasporas). Cette nomination prestigieuse le désigne comme représentant du domaine des Lettres et des Sciences Humaines au sein de l’académie. 

Né le 19 avril 1962 en Côte d’Ivoire, Maurice Bandaman est un écrivain, dramaturge, poète et romancier accompli. Il a reçu des prix littéraires notables tels que le grand prix littéraire de l’Afrique Noire pour son roman Le fils de la femme mâle (L’Harmattan) en 1993.

Sa riche carrière l’a mené de la présidence de l’Association des écrivains de Côte d’Ivoire (AECI) de 2000 à 2004, à un poste de Ministre de la Culture et de la Francophonie en Côte d’Ivoire de 2011 à 2020.  De plus, Maurice Bandaman a occupé les fonctions de Maire de la ville de Taabo et il a été Président du Conseil d’Administration de la Radio Télévision Ivoirienne (RTI).

Sa nomination, à l’ASCAD donne une dimension supplémentaire à la reconnaissance de sa production littéraire et son parcours professionnel. 

L’Académie des Sciences, des Arts, des Cultures d’Afrique et des Diasporas Africaines (ASCAD) est une institution créée en 2003 en Côte d’Ivoire. Placée sous l’autorité de la Présidence, elle a pour objectif de contribuer au développement et à l’influence des sciences, des arts, de la culture africaine et de la diaspora africaine pour favoriser la croissance économique et le progrès social. 

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"Le désert du lac Victoria" d'Ives Dumond: comme une boîte de Pandore
Notes de lecture

« Le désert du lac Victoria » d’Ives Dumond: comme une boîte de Pandore

par Noel Zalla 13 mars 2024
Rédigé par Noel Zalla

Pourquoi les extraterrestres ne laissent leurs marques que dans des champs aux États-Unis ? Qu’avons-nous, Africains, bien pu faire à l’univers pour ne pas mériter une invasion du troisième type ? Ives Dumond vient combler ce manque avec son roman Le désert du lac Victoria. « Mon roman est un thriller […]. Il est parodique et essaie, tel qu’il peut, d’être contemporain et de faire la fiction sur la base de l’actualité des dernières années. », précise-t-il. Une parodie certes, mais qui fait grincer les dents sur 274 pages.

Publié sur Amazon en autoédition, Le désert du lac Victoria est son premier thriller fantastique. L’histoire se déroule en majorité en Afrique. Il y aborde avec cynisme des sujets d’actualité comme l’immigration ou le réchauffement climatique. Il avait déjà publié un roman intitulé Fantasmes aux éditions Apopsix.

Ives Dumond est le nom de plume de Kodjo M. Akpondeou, né le 08 mai 1989 à Lomé, au Togo. Il est actuellement expert-comptable diplômé, et assistant Manager Audit et Conseil à KPMG Afrique Francophone. Outre l’informatique et tout ce qui va avec, Ives a une vraie passion pour la littérature en général, et les polars en particulier.

Des extraterrestres ont enfin décidé de s’intéresser à nous. Que cela ne soit pas source de réjouissance, car ils viennent mettre à nu nos insuffisances et nos carences. Pour attaquer la terre, il faut passer par son point faible : l’Afrique. Pourquoi ? Parce que nous sommes faibles, naïfs et impuissants. C’est aussi simple que ça.

Nous sommes en 2017, la lagune Ebrié et le lac Victoria ont été asséchés. Des hordes de scientifiques européens grouillent en Afrique pour étudier ses phénomènes paranormaux. Parmi eux, un couple de scientifiques divorcé, Emily et Carl. Leur mariage s’était consumé parce qu’Emily croyait en l’existence des extraterrestres. Aujourd’hui, ce sont les extraterrestres qui les réunissent pour le pire. Emily se dévoue corps et âme à son travail. Elle est obligée de rejoindre Carl qui a subi une attaque de la force mystérieuse sur les bords du lac Victoria en Tanzanie. Une course-poursuite s’ensuit. D’un côté, les autorités tanzaniennes les traquent pour éviter qu’ils découvrent des informations compromettantes.

"Le désert du lac Victoria" d'Ives Dumond: comme une boîte de Pandore

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De l’autre cote, la présence des extraterrestres se fait de plus en plus sentir sous forme d’une chaleur qui fait bouillir le sang et qui donne le vertige. Mais Emily a une revanche à prendre sur le sort. Les extraterrestres existent et elle allait le prouver. Quelle issue lorsque l’on est pris entre le marteau et l’enclume.

Voici Mamadou dont le corps flotte sur la Méditerranée ensanglante et qui se laisse guider par les vagues à leur guise, car il n’est pas pressé. Il a tout perdu et a à peine 25 ans. Son pouls est timide et irrégulier. La lueur dans ses yeux est vive, mais il n’y a plus personne à l’intérieur. Tout d’un coup, il se fait tirer de l’eau par un inconnu qui le soigne et lui donne un second souffle. Désormais Falla Mamadou, encore convalescent dans un fauteuil roulant, se consacre à son blog ou ses écrits nous ouvrent une fenêtre sur l’immigration clandestine et son calvaire endure. Son blog plaît et il est contacté par l’AFP pour couvrir les bizarreries qui se déroulent en Afrique en ce moment. Quelle aubaine pour lui qui n’a plus mis pied en Afrique depuis qu’il a quitté son Sénégal natal.

Ives Dumond manie la plume comme l’épée. Il va franchement en croisade contre les fléaux qui minent l’Afrique. Le livre est composé de plusieurs histoires et l’auteur use de flash-back pour nous permettre de comprendre d’où les personnages viennent et là où ils se situent psychologiquement. Le suspense est presque insoutenable. Ives Dumond sait nous tenir en haleine et c’est difficile de le classer parce qu’il peut nous faire rire juste après nous fait pleurer. On pleure beaucoup parce que l’univers de l’auteur est très violent, à la limite de l’horreur. Nous avons peut-être été tellement exposés à la violence en Afrique que nous en sommes devenus insensibles. La pauvreté, le chômage, l’immigration clandestine, les soulèvements populaires, les coups d’États, manque de vision, etc. c’est notre quotidien. Ives Dumond arrive à nous faire redécouvrir ces fléaux sous un nouvel angle. Il est arrivé à me faire refuser que tout cela soit normal.

« Plusieurs chaînes de télévision ont tout arrêté pour diffuser des images à couper le souffle de présidents africains qui se faisaient pourfendre par une force occulte qui les maintient tous prisonniers » (P. 165).

Avant qu’Héphaïstos ne remette la fameuse boîte de Pandore, il y avait mis tous les fléaux possibles et imaginables. Mais tout au fond, il y avait glissé un fléau qui allait permettre aux Hommes de supporter les autres : l’espoir.

Le livre d’Ives Dumond est désarmant. Nous qui avons fait du cynisme un sport continental de haut niveau, face à ce livre, on ne peut même pas dire « c’est comme ça en Afrique… ». Si un mot pouvait résumer ce livre, ce serait impuissance. Nous sommes impuissants. Naïfs. Nous subissons et ne faisons que réagir. Ives Dumond n’a même pas eu besoin de le dire. Il n’y avait qu’à observer comment les Africains se comportent face à une attaque extraterrestre.

J’étais un peu sceptique parce que je ne souhaitais pas tomber sur un énième auteur qui allait nous reparler des problèmes de l’Afrique en paraphrasant nos prédécesseurs qui l’ont fait de manière plus éloquente. Ives Dumond n’est pas tombé dans ce piège. C’est un nouveau regard. Un regard qui pousse à vouloir trouver des solutions. La pauvreté, ce n’est pas normal. Tendre constamment la main, ce n’est pas normal.

Je conseille ce roman d’Ives Dumond à celles et ceux qui aimeraient voir l’Afrique sous un autre angle et qui sont en quête d’émotions fortes. L’auteur est sans pitié et il y va sans concession. Si vous pensez savoir ce qui ne va pas en Afrique, ce livre va vous faire douter. C’est un électrochoc. Je regrette que j’aie besoin d’autant de violence pour réveiller en moi ce sentiment d’urgence sur l’état de notre cher continent.

13 mars 2024 0 Commentaires
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Les chroniques de l’Empire Ntu – Genèse et Conquêtes de Momi M’buze
Notes de lecture

« Les chroniques de l’Empire Ntu – Genèse et Conquêtes » de Momi M’buze

par Noel Zalla 13 mars 2024
Rédigé par Noel Zalla

Si l’Empire Ntu ne vous évoque pas grand-chose, c’est normal. Bien qu’étant un empire fictif, il n’a rien à envier aux grands empires que ce monde a vus naître et mourir. M’buze Noogwani Ataye Mieko Momi, auteur africain originaire du Congo RDC, dans un souci de réactiver l’imaginaire Africain, nous livre Les chroniques de l’Empire Ntu.

Dans cette trilogie épique et fantastique, Momi M’buze retrace l’histoire d’un empire imaginaire du 16ᵉ siècle, son paradigme, ses croyances, ses doutes, ses défis et les convoitises qu’il suscite. Suite à la mort de son père, a décidé de s’enraciner davantage dans la culture et la tradition bantu. Ce tome I est son deuxième livre, il compte 216 pages et il est édité par Book on Demand.

[bctt tweet= »Les arbres les plus hauts sont ceux qui ont les racines les plus profondes! » username= »Afrolivresque »]

« Les chroniques de l’Empire Ntu – Genèse et Conquêtes » de Momi M’buze

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Lorsqu’on arrive par la forêt sacrée de Zandé dans la capitale de l’empire Azandé, on ne peut que se soumettre à la puissance écrasante des palais de la cité impériale qui surplombent la ville. Debout, fiers, imposants, sereins, ceinturés d’un mur d’enceinte rouge pourpre en bloc de pierres taillées de trois fois la hauteur d’un homme adulte. Les bannières pourpres accompagnaient volontairement le vent. Et ce vent… Il dégage la même chaleur que les flammes qu’Ayano le Dieu léopard pourpre souffla pour animer le corps inerte du premier Ntu, une femme. Ce vent vient nous chuchoter les récits des temps anciens, depuis le temps du prophète Egbele jusqu’à Folle qui demanda la mention de son nom dans les récits glorieux. Il y a dans ce vent une odeur de sang et de fer rouillé. Elle est venue nous rappeler que cet empire a réussi à unifier quatre grandes nations par la fureur de combats pour faire émerger une histoire commune.

Mais aujourd’hui ce vent nous rapporte des murmures à peine audibles. On conspire. Les quatre fils des gouverneurs des quatre nations, l’esprit empoisonné par des agitateurs extérieurs, veulent le pouvoir et tout de suite. Ils prétextent une gestion opaque des affaires et prétendent réinstaurer la grandeur de l’empire. Pour atteindre leur but, ils sont prêts à mettre le feu à l’empire.

« Les changements que voulurent apporter les Jeunes Léopards connurent leurs premières perversions (…) L’idéalisme venait de mourir au profit de l’affairisme et du clientélisme tribal et familial le plus exacerbé » (p. 103).

Comme les situations d’exception demandent l’émergence d’êtres exceptionnels, le salut de l’empire reposera désormais sur les épaules de la guerrière Nehesha. Elle est la fille du gouverneur de la nation guerrière Nkoza. Son frère Menga est l’un des conspirateurs. Nehesha est toujours en formation dans l’élite militaire féminine de l’empire. Elle n’est pas encore prête. Leur mère vient d’être poignardée par son frère Menga. Elle n’a pas le temps de pleurer. Il faut partir. Il faut vite rejoindre l’empereur Sawati III dans sa forteresse à Katombe-Monge pour organiser la résistance. Commence pour elle un périple initiatique pendant lequel elle va devoir finir elle-même sa formation en relevant de nombreux défis pour devenir une guerrière accomplie. Mais le pire reste à venir.

« On ne devient pas un général sans avoir subi des défaites et gagner quelques victoires. Et on ne devient jamais monarque sans avoir vaincu ses propres peurs… » (p. 202).

L’histoire est racontée de manière linéaire. Dans la première partie, l’auteur relate les grands évènements avec un style direct où l’action prévaut et la description n’a pas vraiment sa place. Dans un langage tantôt soutenu, tantôt courant, le temps ralenti à partir du complot des quatre. Enfin, nous pouvons découvrir le paysage, apprendre à connaître les différents personnages et commencer à vivre l’action. Le champ lexical de l’affrontement et de la guerre est le plus dominant tout au long du livre. On parle aussi de la recherche de l’unité, du respect des ancêtres et des traditions, et d’un idéal commun de grandeur et de prospérité.

[bctt tweet= »Je raconterai l’histoire du dieu léopard pourpre à mes enfants. » username= »Afrolivresque »]

Un empire Africain prospère ayant des ressources naturelles, attaqué par ses propres fils avec l’aide d’étrangers, on se croirait au Wakanda. En effet, il y a plusieurs similitudes entre les deux histoires. Aujourd’hui l’Afrique a la cote. Mais j’ai surtout l’impression que nous faisons trop souvent la promotion d’un arbre déraciné et desséché. Les choses autour de nous ont été vidées de leurs significations, de leurs sens. Momi M’buze est en quête de sens. Frantz Fanon disait que l’homme noir a subi une déviation existentielle. Alors, il faut que l’on renoue avec ce qu’on a perdu. L’imaginaire ça compte !

Par contre l’univers de Momi M’buze n’est pas assez abouti à mon goût. Comparé à un Seigneur des anneaux, qui a tout un univers avec des langues et des dialectes que l’on peut apprendre, Momi M’buze ne fait que brosser un tableau assez abstrait de l’univers des Ntus. Par exemple, il est question de plusieurs ethnies, alors quelles langues parlent-elles ? Et comment communiquent-elles avec les autres ethnies ? Y a-t-il une langue commune ? Si oui, laquelle ? Que mangent les Ntus ? Etc.

Avec ce livre, j’ai un peu plus l’impression de me connaître moi-même et d’être un peu plus en paix avec mes racines. Je raconterai l’histoire du dieu léopard pourpre à mes enfants. Et ce qui m’a le plus plu, ce sont les noms ; je me faisais un malin plaisir de les prononcer à haute voix parce que sur ma langue, ils ont un goût particulier. Je le conseille à celles et ceux qui sentent au plus profond d’eux-mêmes qu’un changement de paradigme est nécessaire.

13 mars 2024 0 Commentaires
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« De la traduction du geste à être apprivoisé dans l’infini du langage poétique » Gestuaire de Sylvie Kandé
Notes de lecture

« De la traduction du geste à être apprivoisé dans l’infini du langage poétique » : « Gestuaire » de Sylvie Kandé

par Charles Gueboguo 12 mars 2024
Rédigé par Charles Gueboguo

Dans Gestuaire (Paris, Gallimard, 2016), l’intention de l’auteure est de resserrer l’esthétique de l’intensité des gestes à travers la saisie du quotidien de nos gestes et les gestes de notre quotidien. Pour donner un sens écrit aux gestes, l’auteure sénégalaise Sylvie Kandé les apprivoise en contrepoint de la problématique bourdieusienne qu’elle revisite. Il s’agit de : Ce que parler veut dire.

L’apprivoisement du geste se fait par le biais de l’acte de leur traduction. Traduction qui ouvre le champ par la suite à la production d’un ordre écrit du discours qui est nouveau. C’est-à-dire ni contrôlé, ni sélectionné, ni organisé pour être redistribué. Le discours poétique kandéen qui traduit les gestes se posera dès lors en tant que transformation de la signification. C’est quelque chose de neuf dont la portée est ouverte à l’imagination du cosmopolitisme.

En effet, Gestuaire dans son effort de traduction d’un ensemble de gestes vers l’oralité écrite, s’ouvre à une compétence poétique cosmopolitaine. Celle qui force à développer à la fois l’art de la traduction et la construction des ponts. Gestuaire a réussi le pari d’un engagement imaginatif avec l’autre. L’acte poétique chez Sylvie Kandé fait montre d’une capacité lui permettant de se voir et de voir à partir des perspectives culturelles des autres. Plus précisément, à travers l’exercice d’une imagination qui transcende les frontières. Le but est de fertiliser dans le verbe ce qui est soi, à travers la médiation de ce qui apparaît étranger ou lointain.

Pour mener à terme cet acte de traduction doté d’une éthique objective, Kandé opte d’abord pour un dépouillement de son geste écrit des habitus stylistiques officiellement homologués : « Car du geste qui ne s’entend ni ne s’écrit/ n’est-il pas juste de dire qu’il est/ pensée qui s’effile dans l’air/ propos qui cogne le vide/ ombre portée du néant… » ? La poétesse, en traduisant les gestes par cet acte stylistique de dépouillement, s’ouvre en même temps à la possibilité d’être traduite : comme on traduit l’Autre en justice.

Chez Kandé, comme chez Derrida, la signification du geste ne précède pas l’écrit. Ce que parler veut dire fusionne avec ce qu’est écrire. Écrire veut dire qu’on sait que ce qui n’a pas encore été produit dans la littéralité n’a aucun autre endroit ou espace de résidence, a fortiori.

Cet acte écrit qui est déjà (re-) création, dans son sens grec, poiêsis, devient dans Gestuaire apposé de facto comme d’autres s’opposent par des attaques de rébellion. Cela, pour se libérer dans l’analogie des méta-récits qui tournent en spirale (le même geste qui est posé circule peu ou prou tel un boomerang).

« De la traduction du geste à être apprivoisé dans l’infini du langage poétique » : "Gestuaire" de Sylvie Kandé

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La manière narrative de ces méta-récits devient une allégorie de comment on lit, se lit, pendant qu’on lit l’autre. Celle-ci à son tour est une allégorie de sa propre déconstruction. On tourne en boucle et Gestuaire devient donc in fine le rendu d’une pensée circulaire. Née « de l’habitude de lire sans bougie/ de penser en spirale » : sans barrières, ni parenthèses, ni virgule, ni césure, ni cassure, ni fissure, ni pause, ni brève, ni soupir.

Mais, puisque tout « ce qui ne s’entend ni ne s’écrit » siège dans une fragile éternité, à savoir celle de l’intuition de l’instant que durent les ronds mouvement des gestes, il se pose un défi. C’est celui d’apprivoiser au langage le geste comme gesta : c’est-à-dire le geste posé dans l’acte d’écriture comme un agencement des miettes d’action d’éclat accomplie. Dans lesdites miettes, tous les modes d’expression y ont été expérimentés. Il s’agit de la parole/oralité qui est le colophon de l’œuvre poétique kandéen:

« Je me parle beaucoup à moi-même à haute voix, je songe ».

Son-Je vocalisé qui se mue en un(e) chant-son dont l’intuition siège au cœur de ce projet poétique, à la manière du Jazz & Blues du New-York des années 30. L’intuition dans ce chant est un appel d’air :

« Mélancolie ce sixième sens !/… Mais au vrai le coquillage à mon oreille apposé/ ne bruissera que jamais l’écho attendu/…[de] l’intraitable voix océane/ un poème –toujours / sera meilleure conque ».

Ce chant intuitif est, lui aussi, soutenu par le fait de penser en spirale, et donc dans l’in-fini : par saturation. La posture de « De la traduction du geste à être apprivoisé dans l’infini du langage poétique » : Gestuaire de Sylvie Kandé dans ce gestuaire poétique suggère donc que sa visée, c’est l’immortalité. Celle des gestes qui sont de tous les temps, passé, présent, sauf futur.

[bctt tweet= »Sylvie Kandé tourne un rite fort et mâle de passage dans la masculinité en un acte d’émasculation » username= »Afrolivresque »]

Pour le temps passé, mémoire est faite de la gestuelle dans la « canneraie rougeoyant d’une braise qui n’est pas/ d’aujourd’hui/ ses tiges les piques d’une mutinerie ancienne » depuis « qu’un vent nouveau dérangeait la canne ». Le vent qui a entraîné les gestes des mouvements d’humeur contre l’esclavage. Ensuite le vent des décolonisations. Puis le vent de la négritude. Plus tard, la victoire de la créolité.

Le présent est travaillé par le rendu de quelques problématiques contemporaines. Là, « Dans la foule un gosse qui ploie/ sous le poids mercenaire d’une mitraillette ». Ici un tirailleur, ressorti vivant des tranchées de la guerre des autres, n’aura que misère de ses désillusions pour compagne. Ou, « Disons qu’Il négligea de reprendre Son dû/ Te voilà Tiémoko Keïta au bercail rendu/ ta pauvre tête pleine de vent et de limaille/ avec ça obsédé ».

Ce sont par conséquent des gestes qui comprennent toutes les expériences et reprennent vie par le biais de la traduction qui a opéré comme une route permanente de retour autour desdits gestes, qui s’originent de tous les temps et sans frontières.

Mais, s’il y a certaines choses qui gagnent à être tues, c’est que voici venue l’heure de pointer aussi du bout de la plume, « La coutume, cette ogresse [qui] se délecte des rêveurs, des tendres/ des errants ». La gesta poetica kandéenne, en tant qu’acte d’éclat et accessoirement de guerre, va subtilement s’opposer aux formes d’oppressions du sujet. Illustration faite ave sa traduction de l’acte de circoncision.

Sylvie Kandé tourne un rite fort et mâle de passage dans la masculinité en un acte d’émasculation qui n’est pas sans rappeler la circonfession derridienne. La circoncision est évoquée finement, sans vraiment être racontée. Cela donne ainsi à son vers un halo circoncis, parce que paré de cette écriture qui utilise le tranchant de la lame libertine du style. Celle-ci divise avec précision les gestes quotidiens que la coutume marâtre a finis par rendre anodins. Quand la lame rate sa cible : « On dit que le garçon revint de la brousse l’index tranché/ les maîtres d’initiation n’ayant pu trouver de sexe entre ses jambes ».

L’acte de circoncision reste entouré par la coulée de sang. C’est pourquoi il est également circonscrit (comme un enrôlement à la guerre) par la mort : « cet autre fut envoyé à la guerre fusil en bandoulière/ pour exactement la même raison ». En réalité, ce n’est plus le Phallus qu’il faut circoncire, suggère-t-elle. Mais, son chœur dominant. Sa mission nouvelle devant être de contribuer à taire les gènes acides qui dictent la boucherie des altérités. Ces autres-différenciés que le gland dominant se plait à renvoyer aux marges des pentes glissantes. Et c’est le chaos qui résulte de cette rencontre inévitable de l’amour entre l’œuf et la pierre : les génocides.  

Parce que la circum-cision est un procédé qui consiste également à tourner autour, dans la périphérie, et en rond, Sylvie Kandé sait que la vocalise de son chant poétique doit rester ouvert. C’est-à-dire malléable, mais avec la possibilité de se cicatriser, de laisser une marque circonscrite en tant qu’acte d’anamnèse. Sylvie Kandé, ici, elle signe :

« Qu’on se le dise et qu’on le sache/ il n’y a que la mort qui tue! »

La mort, complice silencieuse qui finira bien par corrompre ton nom : « Répond, car je t’entends Est-ce la note ou le silence/ dont te voilà éprise… Il siffle alors les deux syllabes de mon nom »: KAN-DÉ. Nom scandé si l’on ose relever le défi d’accepter de lancer le « talisman de bois aux braises de l’âtre/ pour ouvrir à son âme la voie », sitôt libéré des chaînes des esclavages passés ou modernes. Survivre ne tiendra plus toujours à ces fils de la mémoire nominale, passerelle qui peut s’effilocher. Il faut alors rompre ce cordon d’argent. Parfois. D’un coup, d’un seul, han !

[bctt tweet= »Gestuaire de Sylvie Kandé est une oeuvre écrite dans la liberté du son et de l’intuition qui circule » username= »Afrolivresque »]

Gestuaire c’est aussi la conversation avec les tableaux de maîtres qui autorise, à travers l’ekphrasis, une replongée à la fois dans l’expérience de l’écrivain avec l’objet d’art et la projection du geste écrit qui en a résulté. Après coup. L’interprétation est libérée.  Au final, il en ressort une double possession de la saisie de la toile. Celle-ci est d’abord figée dans l’encre traduite sur papier comme fond : « Son chevalet, elle y plante en sorte d’esquiver / qui biaisent la vue la perspective et ses lois/ De plein fouet donc ces trois hommes en révérence/ deux crêtés de beau tissu ».

Ensuite, cette traduction est travaillée par l’interprétation de ce vu-vécu expérimenté par l’agente-observante, pour transférer l’expérience de cette sensibilité dans un autre médium. C’est celui de l’écrit et de son langage.

L’écriture de Gestuaire est donc une œuvre qui gagne en traduction afin de se positioner en Poésie-Monde. Elle peut s’entendre de partout et par tout-monde parce qu’elle est écrite dans la liberté du son et de l’intuition qui circule. Dès lors, une fois le gestuaire posé, il devient juste de dire qu’il n’est plus pensée qui s’effile dans l’air, propos qui cogne vide et ombre portée de la non-existence. C’en devient le colophon de la poétesse, une « signature/ qu’on paraphe ou rature/… quand d’aventure/ la main d’elle-même s’éprend ».

12 mars 2024 1 Commenter
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"Et je suis restée debout, vivante" d'Evelyne Abondio
Notes de lecture

« Et je suis restée debout, vivante » d’Evelyne Abondio

par Noel Zalla 12 mars 2024
Rédigé par Noel Zalla

 Sous les cendres, des fleurs !

Évelyne Abondio nous prend par la main et arrive à nous redonner goût à la vie en 154 pages.

Dans son premier roman, Et je suis restée debout, vivante, édité chez Zinedi, Évelyne Abondio ouvre une fenêtre sur le monde de trois femmes. Un monde bouleversé, qui nous rappelle étrangement les évènements tragiques qui ont secoué la Côte d’Ivoire, pays d’origine de l’auteure, entre 2010 et 2011 suite aux élections présidentielles.

À peine entré dans le premier roman d’Évelyne Abondio que le monde s’effondre. Alors, il faut s’accrocher. S’accrocher à tout ce qui nous tombe sous la main. Bienvenue à Diamanda. Une contrée prospère d’Afrique de l’Ouest qui à son tour devait faire face aux avancées de la guerre civile. Diamanda chavire et nous en sommes témoins à travers les yeux humides de trois femmes.

Émeraude, institutrice qui a la quarantaine, a bâillonné ses rêves au profit de la stabilité :

« Je me disais que j’avais perdu toutes mes illusions mais c’était plus profond que cela. Je n’arrivais plus à rêver, mes ailes étaient brises » (p.14).

Incomprise par sa famille, à l’étroit dans son mariage et obligée de supporter les infidélités de son époux, Émeraude se console en regardant grandir ses deux filles.

Flora cherche un sens à sa vie.

« Petite fille mélancolique, j’étais perdue dans ce jeu d’adultes, moi qui n’avais pas de papa… » (p.91).

Élève ingénieur agronome, elle n’a jamais reçu l’amour de ses parents. Son père n’était jamais présent et sa mère passait son temps à courir après son père. Un vide comblé par son papi qui lui a transmis l’amour de la terre.

"Et je suis restée debout, vivante" d'Evelyne Abondio

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Enfin voici Fatima. Elle vient de décrocher sa licence en droit. Elle a la vingtaine, un âge où la plupart des femmes ont la tête pleine de rêves et d’espoir. Elle ne se fait pas trop d’illusions et porte un regard réaliste et un peu désabusé sur la vie.

Mais la guerre a éclaté ; donc plus le temps de s’apitoyer sur son sort. Il faut se sauver à tous les prix. Le monde tel qu’elles le connaissent est en train de disparaître et le chaos a déposé ses valises à Diamonda. Et quand l’obscurité s’épaissit, elles vont devoir trouver un point de repère. Une vieille connaissance qui ressurgit du passé, une rencontre fortuite et la providence serviront de phares à nos trois héroïnes pour les aider à naviguer dans les ténèbres. Et si en fait tout cela n’était qu’une opportunité pour elles de se recréer à leurs images… ?

L’univers du roman est très accessible. Il est dominé par le champ lexical de la guerre et de la violence. L’auteur use d’un vocabulaire vivant et coloré pour faire passer son message

«Mais il règne une drôle d’atmosphère ici. La confiance a définitivement foutu le camp de ce pays. Et ce qui nous lie à présent, c’est la peur » (p.69).

Au fil du roman, la résignation et la peur laissent la place à l’espoir et la vie. Au début, on a du mal à suivre le déroulement de l’histoire car l’auteure utilise des flashbacks et des « flash-forwards ». Ça peut être un peu déroutant, mais quand on rentre dans le rythme on devient le complice de l’auteur. On découvre la politique africaine et son univers assez spécial. On parle du statut de la femme, d’amitié, de combativité, des pressions sociales et des tentatives pour s’en défaire.

[bctt tweet= »C’est l’histoire de trois anges à qui la société a arraché les ailes, et qui ont quand même décidé de sauter dans le vide pour se sentir vivre ne serait-ce qu’un court instant. » username= »Afrolivresque »]

L’histoire de chaque femme est racontée de manière distincte et j’étais un peu appréhensif sur la manière dont l’auteur allait lier les trois protagonistes. J’étais agréablement surpris, car elle le fait de manière gracieuse et subtile.

Évelyne Abondio met le doigt sur un thème sensible et inconfortable à aborder. La manière dont on traite nos mères, nos sœurs et nos femmes. Combien sont contraintes à être des versions inférieures d’elles-mêmes ? Combien sont obligées par la société à faire des contorsions émotionnelles pour rester « dignes » ? Je n’ai pas les réponses, mais nous devons avoir le courage d’avoir cette conversation dans nos maisons. J’aurais aimé que l’auteur développe plus là-dessus et dépasse le stade du simple constat.

Ce roman nous amène à porter un regard sur nous-même en tant que société, sur nos pratiques et leurs dérives. Je le recommande à quiconque est soucieux d’entamer une autoanalyse approfondie qui mènera peut-être à un changement de mentalité et de comportement.

Évelyne Abondio nous parle de vide. Le vide laissé par un mari infidèle dans le lit conjugal. Le vide laissé par un membre ampute. Le vide laissé par un père absent. Le vide laissé par l’abandon d’êtres chers. Enfin, le vide que nous ressentons tous au plus profond de nous-même, représentatif de notre époque et de ce que nous faisons pour le combler. Néanmoins, nos trois héroïnes refusent d’être des victimes et encore mieux, elles deviennent maîtresses de leurs vies. Et c’est quand le pouvoir de l’État est à genoux, qu’elles se mettent debout pour reprendre le contrôle de leurs vies.

12 mars 2024 0 Commentaires
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"Sur la photo, c'était presque parfait" de Hem'sey Mina : Entre désillusion et espoir Afro-européens
Notes de lecture

« Sur la photo, c’était presque parfait » de Hem’sey Mina : Entre désillusion et espoir Afro-européens

par Mireille Kameni 11 mars 2024
Rédigé par Mireille Kameni

Hem’sey Mina, jeune écrivain franco-congolais, sort son 2ᵉ livre intitulé Sur la photo, c’était presque parfait, un roman de 220 pages, aux éditions La Doxa (Collection La Librevilloise). Hem’sey Mina est appar sur la scène littéraire francophone en 2014 avec son premier récit intitulé J’ai rêvé d’une entreprise 4 étoiles qui évoque le parcours de jeunes auditeurs financiers.

Sur la photo, c’était presque parfait relate sous la forme d’un récit romancé, la réalité crue et pervertie d’un peuple congolais en proie avec ses démons.

L’histoire est celle de Prodige, un jeune étudiant franco-congolais, résidant dans une banlieue parisienne qui envisage un retour au pays natal. Pour beaucoup de jeunes étudiants afro-européens, le retour en terre africaine est guidé par le désir d’exécuter de futurs plans de carrière, d’investir dans l’immobilier, mais surtout à cause du « ras-le-bol d’un accès difficile à un emploi en adéquation avec leur formation, la discrimination épidémique dans certains environnements, le besoin de changement d’air ou encore la haïssable sensation de perdre du temps en Europe pendant que les expatriés occidentaux prospéraient en Afrique avec fulgurance » (p11). Pour Prodige, ce sera pour « le besoin intérieur de redécouvrir son pays d’origine autrement qu’à travers ses yeux d’enfants, loin des critiques de la diaspora mécontente… pour se réconcilier avec lui-même et renouer des liens fragiles, entreprendre quelque chose de génial qui apaiserait son cœur éveillé« . (p13)

Le lecteur est transporté d’un univers à un autre au moyen d’un phrasé simple, abondant et très descriptif et ce, sans qu’aucun détail sordide ne lui soit épargné. Entre réalisme et préjugés, se dépeint une jeune génération afro-européenne qui se façonne elle-même, entre deux cultures, et qui est passée tacitement en mode SURVIE. D’un côté ou de l’autre de la méditerranée, on s’épie, s’envie, et se méprise. Que ce soit « à l’abri de toute instabilité politico-économique » (p16), ou dans un climat où « l’ennui, l’inconfort, la mentalité archaïque des concitoyens et un sentiment de blocage permanent » (p16) règnent en maître, ils ont fini par faire tomber les derniers remparts de la morale.

La jeunesse afro-descendante semble être la cible d’un implacable avilissement des mœurs. Aussi, il n’est pas rare de voir des personnages féminins éduqués, instruits, avec une bonne position financière, se vendre aisément aux plus offrant contre du luxe, des cadeaux, des voyages, des bijoux ou la promesse d’un exil vers des cieux plus prestigieux.

[bctt tweet= »Entre réalisme et préjugés, une jeune génération afro-européenne coincée entre deux cultures » username= »Afrolivresque »]

Prodige arpente les rues de Brazzaville en compagnie d’oncles et de cousins ; le lecteur est gratifié au passage d’une image cocasse qui fait sourire, mais qui ne laisse à la fin que le visage laid et sale de la population brazzavilloise qui croupit dans la misère. Le lecteur est conduit dans des bordels aussi créatifs que divers et qui feraient pâlir de honte Sodome et Gomorrhe. Quand elle ne se perd pas dans l’alcool, elle se confond en prières encore plus tonitruantes les unes que les autres.

« Pendant que certaines personnes sifflaient des dizaines de litres de bière dans des bistrots tumultueux à longueur de journée, d’autres effectuaient des prières interminables et chantaient des louanges résonnantes dans des salles non insonorisées, en implorant le Seigneur miséricordieux du matin au soir afin qu’il leur déverse une onction de billets de banque. » (p76)

"Sur la photo, c'était presque parfait" de Hem'sey Mina : Entre désillusion et espoir Afro-européens

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Tout au long du livre, on tombe sur de nombreux préjugés et pratiques qui semblent bien encrés en Afrique, tels que la prolifération des églises dites de réveil, la légèreté des femmes métisses ou Zaïroises, les routes mal asphaltées, les coupures de courant et d’eau intempestives, la corruption des Camerounais, l’envahissement des Chinois, les pactes et allégeances sectaires. Bien que redondant en Afrique, ces différents thèmes abordés soulèvent des craintes et des questions philosophiques sur le devenir de ce continent. Hem’sey Mina amène le lecteur à s’interroger dessus, sur l’avenir de ses fils et de ses filles, et sur l’importance de l’éducation et de l’amour pour sa patrie.

Toutefois, dans ce tableau de noirceur, de désillusion et de désolation, Prodige se refuse à se laisser aller aux attitudes défaitistes de cette jeunesse congolaise prisonnière du désœuvrement, en face au ravage de plusieurs années de guerres civiles. Dans ce pays qui lui apparaît étranger au fil des rencontres, Prodige garde le cap et se fraie une voie qui le mènera à la concrétisation de ses projets immobiliers dans les délais escomptés, sans avoir vendu son âme au passage ; brisant ainsi le mythe africain de l’impuissance de la jeunesse dans un pays gouverné par des gérontocrates sectaires. Néanmoins, face à la réalité, Prodige abandonne ses idées de retour définitif au pays natal. Il veut bien y investir et contribuer à développer son Congo natal… mais de loin !

Roman d’un réalisme social certain, Sur la Photo, c’était presque parfait de Hem’sey Mina apporte un message important à la jeunesse afro-européenne en particulier. Prodige fait prendre conscience au lecteur, de l’importance de l’humilité, de l’honnêteté et de l’audace dans le désir de se réaliser.

11 mars 2024 0 Commentaires
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Sérénité est le mot de la semaine
Le mot de la semaine

Sérénité : Le mot de la semaine

par Chrystelle Ngoulou 11 mars 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le mot de la semaine du 11 au 17 mars 2024 est Sérénité.

La sérénité désigne l’état d’être calme, paisible et sans trouble. Elle évoque une liberté mentale et émotionnelle vis-à-vis du stress, de l’anxiété ou des soucis. Des synonymes incluent paix, tranquillité, quiétude et apaisement.

La recherche de la sérénité est un objectif humain commun, souvent poursuivi à travers diverses pratiques telles que la méditation, le temps passé dans la nature ou la recherche de relations significatives. Atteindre une véritable sérénité est un voyage de toute une vie, mais comprendre son essence peut vous guider vers une plus grande paix et un meilleur bien-être.

11 mars 2024 0 Commentaires
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Journée internationale de la femme - 8 mars 2024
Listes de livres

Femmes Africaines et Afrodescendantes en Avant-Garde : Une Sélection Littéraire pour célébrer le 8 Mars

par Chrystelle Ngoulou 7 mars 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Pour célébrer cette journée internationale de luttes pour les droits des femmes, Afrolivresque vous propose une sélection d’ouvrages qui explorent diverses facettes de l’expérience des femmes africaines et afrodescendantes à travers l’histoire, la littérature et leurs luttes. Ces livres mettent en lumière la diversité des expériences féminines et soulignent l’importance de l’intersectionnalité dans la lutte pour l’égalité et la justice.

Découvrez des biographies de femmes noires et africaines qui ont bravé les conventions, défié les structures de pouvoir et pavé le chemin vers un avenir plus inclusif et équitable. 

1- Linda M. Heywood – Njinga 

Ce livre retrace l’histoire de la reine Njinga du 17ᵉ siècle en Angola, qui a lutté avec intelligence et force contre la colonisation portugaise et la traite des esclaves. Elle est devenue un symbole de résistance et de leadership féminin en Afrique.

Linda M. Heywood - Njinga 

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2- Angela Davis – Femmes, race et classe

Le livre détaille l’histoire de la lutte des femmes pour l’égalité et la justice, depuis l’époque de l’esclavage jusqu’au mouvement des droits civiques aux USA et au-delà. Le livre souligne les limites des premières vagues du féminisme, principalement dirigées par des femmes blanches de la classe moyenne, pour n’avoir pas pleinement pris en compte les besoins et les contributions des femmes racisées et des femmes de la classe ouvrière.

Angela Davis - Femmes, race et classe

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3- Suzanne Césaire – Le Grand Camouflage : Écrits de dissidence (1941-1945) 

Cet ouvrage rassemble les textes de Suzanne Césaire, figure intellectuelle de la Martinique et épouse d’Aimé Césaire qui a critiqué le colonialisme et plaidé pour une reconnaissance de l’identité et de la culture créoles dans le contexte de la Négritude.

Suzanne Césaire - Le Grand Camouflage

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4- Audrey Célestine – Des vies de combat  

Ce livre explore les luttes des femmes noires en France et aux États-Unis, mettant en lumière leur engagement dans les mouvements sociaux et politiques, tout en abordant les questions d’identité et de discrimination.

Audrey Célestine - Des vies de combat

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5- Bell Hooks – Ne suis-je pas une femme ? : Femmes noires et féminisme  

Cet essai fondamental de bell hooks analyse le croisement entre race, genre et classe sociale, en se concentrant sur l’expérience spécifique des femmes noires dans le féminisme américain.

Bell Hooks - Ne suis-je pas une femme

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6- Winnie Mandela – Une part de mon âme

Cette autobiographie, offre un aperçu personnel de la vie et du combat de Winnie Mandela, figure emblématique de la lutte anti-apartheid en Afrique du Sud, à travers ses propres mots.

Winnie Mandela - Une part de mon âme

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7- Annette Joseph-Gabriel – Imaginer la libération : Des femmes noires face à l’empire

Ce livre examine le rôle des femmes noires francophones dans les mouvements anticoloniaux et féministes, en soulignant leur contribution à la lutte pour la libération et l’égalité.

Annette Joseph-Gabriel - Imaginer la libération

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8- Féminismes africains — de Rama Salla Dieng  

Ce recueil d’essais explore les multiples formes que prennent le féminisme en Afrique, en mettant en avant la diversité des voix et des luttes des femmes africaines à travers le continent.

Féminismes africains - de Rama Salla Dieng

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9- Véronique Tadjo – Reine Pokou : Concerto pour un sacrifice

Ce roman retrace l’épopée de la reine Pokou, fondatrice du peuple Baoulé en Côte d’Ivoire. À travers son histoire, Véronique Tadjo explore les thèmes du sacrifice, du pouvoir et de la féminité.

Véronique Tadjo - Reine Pokou

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10- Zoubida Fall – Conversations féminines

Ce livre est une collection d’entretiens avec des femmes africaines et afro-descendantes, offrant des perspectives variées sur leurs expériences, leurs combats et leurs succès dans différents domaines de la vie.

Zoubida Fall - Conversations féminines

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Cette liste est une façon d’aller plus loin que les uniformes, défilés et autres formes de célébrations de cette journée emblématique du 8 mars. Chaque ouvrage est un témoignage de la résilience, de la force et de l’ingéniosité des femmes africaines et afrodescendantes qui continuent de proposer des réflexions et stratégies de lutte pour l’égalité et la justice.

 

7 mars 2024 0 Commentaires
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