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13 février 2025
Pétrichor- mot de la semaine
Le mot de la semaine

Pétrichor : Mot de la semaine

par Chrystelle Ngoulou 15 juillet 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le mot de la semaine du 15 au 21 juillet 2024 est Pétrichor.

Le pétrichor est le nom donné à l’odeur caractéristique qui se dégage lorsque la pluie tombe sur un sol sec.

Le mot « pétrichor » a été inventé en 1964 par deux chercheurs australiens, Isabel Joy Bear et Richard G. Thomas. Il est composé des mots grecs « petra » (pierre) et « ichor » (le sang des dieux dans la mythologie grecque).

Cette odeur est produite par une combinaison de plusieurs facteurs :

  • Des composés chimiques : La géosmine et le 2-méthylisobornéol sont des composés produits par certaines bactéries du sol.
  • Les huiles végétales : Les plantes sécrètent des huiles pendant les périodes sèches.
  • L’ozone : Présent dans l’air lors des orages.

Lorsque les gouttes de pluie frappent le sol, elles piègent de minuscules bulles d’air contenant ces composés odorants. Ces bulles remontent à la surface et éclatent, libérant les molécules odorantes dans l’air.

Perception humaine et effet psychologique du pétrichor

Les humains sont extrêmement sensibles à cette odeur et peuvent la détecter même à de très faibles concentrations. Pour beaucoup de gens, l’odeur du pétrichor est agréable et évocatrice. Elle est souvent associée à des sentiments de fraîcheur et de renouveau. Cette odeur est parfois reproduite artificiellement dans des parfums ou des produits d’ambiance.

Le pétrichor est un excellent exemple de la façon dont les phénomènes naturels peuvent influencer nos expériences sensorielles et émotionnelles.

15 juillet 2024 0 Commentaires
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Free Books Festival
ActualitéÉvénements

Angleterre : Caleb Femi, Dapo Adeola, Yomi Sode, et Joelle Avelino au Free Books Festival 2024

par Chrystelle Ngoulou 12 juillet 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le Free Books Festival revient pour sa cinquième édition du 19 au 21 juillet 2024 au BSix Sixth Form College à Hackney. Ce festival est une initiative lancée en juillet 2020 par Sofia Akel, auteure britannique et historienne culturelle spécialiste de l’égalité raciale. 

Parmi les participants au festival confirmés cette année, on retrouvera : 

– Caleb Femi, auteur, cinéaste et photographe nigérian-britannique. Il est surtout connu pour son travail en tant que poète et réalisateur.

– Dapo Adeola, un illustrateur et auteur britannique d’origine nigériane, reconnu pour son travail dans la littérature jeunesse. Il est cocréateur et illustrateur du livre pour enfants Look Up !, qui a remporté le prix Waterstones du livre pour enfants en 2020. En 2022, il a été nommé Illustrateur de l’année aux British Book Awards.

– Yomi Sode, un écrivain nigérian-britannique qui se distingue dans plusieurs domaines artistiques. Il est connu pour son travail en tant que poète, artiste de spoken word et dramaturge. Il animera un atelier intitulé « First Five: The People » où il sera en conversation avec le public. 

– Joelle Avelino, une illustratrice et animatrice d’origine congolaise et angolaise qui a grandi au Royaume-Uni. Elle a collaboré avec de nombreux clients tels qu’HarperCollins Publishing, Penguin Random House, BBC, Google’s Women Tech Makers, et The Guardian, entre autres. Elle animera un atelier autour de son livre coécrit avec Chimamanda Ngozi Adichie Mama’s Sleeping Scarf.

Le Free Books Festival se déroule dans tout le Royaume-Uni et en Irlande. Il a pour objectif d’améliorer l’accès aux livres en offrant des livres à ceux qui n’ont pas les moyens de se le permettre ou d’y accéder, en particulier ceux écrits par des auteurs non blancs. 

Sofia Akel exprime sa vision en ces termes :

Nous envisageons un monde où les barrières à la lecture n’existent plus, où ce n’est pas un privilège, mais une forme d’éducation à laquelle tous peuvent accéder librement et équitablement.

Pendant trois jours, le Free Books Festival proposera diverses activités pour les passionnés de lecture. Une librairie sera ouverte toute la journée et offrira gratuitement des ouvrages pour tous les âges. Des ateliers animés par des auteurs et des illustrateurs seront organisés pour les enfants.

Le Free Books Festival collabore avec diverses organisations, éditeurs et marques, dont Hackney Empire, Tate, Netflix et Gymshark. Cette année, le festival devrait accueillir plus de 3 000 participants.

12 juillet 2024 0 Commentaires
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Caleb Femi dans le jury du prix littéraire The Booker Prize 2025
ActualitéPrix & distinctions

Caleb Femi dans le jury du prix littéraire The Booker Prize 2025

par Chrystelle Ngoulou 11 juillet 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Caleb Femi, poète, réalisateur et photographe nigérian-britannique, a été nommé juge pour le célèbre prix de littérature The Booker Prize pour l’édition de 2025. Sa nomination comme juge souligne son influence croissante dans le monde littéraire et artistique international.

Le Booker Prize est l’une des distinctions littéraires les plus prestigieuses au monde pour une œuvre de fiction traduite en anglais. Le prix reconnaît l’importance vitale du travail des traducteurs, avec une récompense de 50 000 £ partagée équitablement entre l’auteur et le traducteur. En plus de cela, chaque titre finaliste reçoit 5 000 £, également divisés entre l’auteur et le traducteur.

Né en 1990 à Kano, au Nigeria, Caleb Femi a déménagé à Londres à l’âge de sept ans. Il a grandi dans le North Peckham Estate et a poursuivi des études en anglais à Queen Mary, Université de Londres.

Son premier recueil de poésie, Poor, publié en 2020, a remporté le Forward Prize for Poetry pour la meilleure première collection en 2021. Ce recueil a aussi été sélectionné comme Livre de l’année par plusieurs publications et ajouté au programme de littérature anglaise du GCSE au Royaume-Uni en 2022.

En tant que réalisateur, Caleb Femi a dirigé plusieurs courts métrages acclamés, comme And They Knew Light (2017), Wishbone (2018), Secret Life of Gs (2019) et Survivor’s Guilt (2020). Il a également réalisé des épisodes pour HBO, la BBC et Netflix, ainsi que des films de mode pour des marques renommées telles que Louis Vuitton et Dior.

Le panel de juges pour l’édition de 2025 est présidé par l’auteur Max Porter et comprend avec Caleb Femi, Sana Goyal, Anton Hur et Beth Orton. Les juges sélectionneront la meilleure œuvre de fiction longue ou une collection de nouvelles traduites en anglais et publiées au Royaume-Uni ou en Irlande entre le 1ᵉʳ mai 2024 et le 30 avril 2025.

Les dates importantes pour le Prix International Booker 2025 :

  • Annonce de la longlist : 25 février 2025
  • Annonce de la shortlist : 8 avril 2025
  • Cérémonie de remise du prix : 20 mai 2025 à la Tate Modern de Londres
11 juillet 2024 0 Commentaires
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Viola Davis et James Patterson s'associent pour écrire 2 romans
ActualitéÉdition & industrie du livre

Viola Davis et James Patterson s’associent pour écrire deux romans

par Acèle Nadale 11 juillet 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Dans une annonce qui a surpris le monde littéraire, l’actrice oscarisée Viola Davis et James Patterson, le maître du thriller, ont révélé leur collaboration sur deux projets de livres. Cette collaboration marque la première incursion de Viola Davis dans l’écriture de fiction.

Le premier fruit de cette collaboration, intitulé « G.O.A.T. » (Greatest Of All Time), est prévu pour une sortie le 23 septembre 2024. Publié par Little, Brown and Company, ce roman mettra en scène Farrah James, présentée comme « la plus grande athlète de tous les temps ». Ce projet marque les débuts de Viola Davis dans l’écriture de fiction, bien qu’elle ait déjà publié ses mémoires « Finding Me » en 2022.

James Patterson, auteur prolifique aux ventes record et reconnu pour ses nombreuses collaborations littéraires avec des personnalités telles que Bill Clinton et Dolly Parton, apporte son savoir-faire en matière de narration et de construction d’intrigues complexes.

Viola Davis, célèbre pour sa carrière d’actrice couronnée de succès, s’implique de plus en plus dans l’industrie du livre. Après avoir publié ses mémoires intitulées « Finding Me », qui ont reçu un accueil chaleureux du public, l’actrice diversifie ses activités littéraires. 

Plus récemment, Viola Davis a franchi une nouvelle étape en cofondant sa propre maison d’édition, JVL Media, aux côtés de son mari Julius Tennon et de l’auteure Lavaille Lavette. L’entreprise a même attiré l’attention d’institutions financières importantes comme Afreximbank, qui s’est associée à JVL Media pour soutenir la diffusion de récits africains.

Viola Davis et James Patterson travaillent parallèlement sur un deuxième ouvrage dont la publication est prévue pour 2025 ou 2026. Ce roman, encore sans titre, se déroulera dans le sud rural des États-Unis contemporain. L’intrigue suivra une juge décrite comme « brillante et dynamique », confrontée à une décision aux répercussions potentiellement nationales.

Viola Davis a partagé son enthousiasme pour ces projets sur Facebook : 

Cette collaboration est un rêve devenu réalité, et j’ai hâte de partager les fruits de notre synergie créative avec le monde. – Viola Davis

 

 

La distribution de ce second roman de Viola Davis et James Patterson sera assurée par Hachette Book Group en Amérique du Nord. Century, une filiale de Penguin Random House UK, prendra en charge la diffusion au Royaume-Uni et dans le Commonwealth, Canada excepté. La publication se fera en association avec JVL Media, la société de packaging médiatique fondée par Davis, Julius Tennon et Lavaille Lavette.

Cette alliance entre une actrice primée et un auteur de renommée mondiale suscite de grandes attentes dans l’industrie du livre. Les maisons d’édition impliquées anticipent un succès international pour ces collaborations.

11 juillet 2024 0 Commentaires
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Les jeux olympiques artistiques et littéraires ou quand l’art et la littérature étaient des disciplines olympiques.
Analyses

Les jeux olympiques artistiques et littéraires ou quand l’art et la littérature étaient des disciplines olympiques.

par La redaction 10 juillet 2024
Rédigé par La redaction

Les Jeux olympiques n’ont pas toujours été uniquement consacrés au sport. En effet, de 1912 à 1948, les compétitions artistiques olympiques faisaient partie intégrante du programme olympique. Les jeux olympiques artistiques et littéraires, initiative audacieuse de Pierre de Coubertin, fondateur des Jeux olympiques modernes, avaient pour but de réunir l’art et le sport dans un même cadre prestigieux.

L’origine des jeux olympiques artistiques et littéraires

En 1906, fort du succès croissant des Jeux, le baron Pierre de Coubertin proposa d’ajouter des épreuves artistiques aux compétitions sportives des Jeux olympiques. Cette proposition n’était pas sans précédent historique. Cette idée s’inspirait des jeux « musicaux » de la Grèce antique, qui incluaient des concours de musique, de poésie et de rhétorique. Coubertin considérait cette fusion comme le « parachèvement de l’idéal olympique », une tentative de réconcilier « le Muscle et l’Esprit », deux domaines qu’il jugeait injustement séparés.

Les jeux olympiques artistiques et littéraires furent officiellement introduits en 1912 lors des Jeux de Stockholm. Ils comprenaient cinq catégories principales : architecture, littérature, musique, peinture et sculpture. Les règles stipulaient que les œuvres devaient être inspirées par le sport ou l’idéal olympique. Pour la littérature, par exemple, les textes ne devaient pas dépasser 20 000 mots pour la prose ou 1 000 vers pour la poésie.

Les compétitions artistiques olympiques ont attiré quelques participants de renom. Pierre de Coubertin lui-même a remporté une médaille d’or en littérature en 1912. Il avait soumis son œuvre « Ode au sport » sous le pseudonyme de Georges Hohrod et Martin Eschbath.

Pierre de Coubertin — Wikipédia

Pierre de Coubertin

Le texte français de l’Ode au Sport primé aux concours de Lettres et d’Arts de la V° Olympiade.

Ode au Sport.

I.

O Sport, plaisir des Dieux, essence de vie, tu es apparu soudain

au milieu de la clairière grise où s’agite le labeur ingrat

de l’existence moderne comme le messager radieux des âges

évanouis, de ces âges où l’humanité souriait. Et sur la cîme des

monts, une lueur d’aurore s’est posée; et des rayons de lumière

ont tacheté le sol des futaies sombres.

II.

O Sport, tu es la Beauté ! C’est toi, l’architecte de cet édifice

qui est le corps humain et qui peut devenir abject ou sublime

selon qu’il est dégradé par les passions viles ou sainement cultivé

par l’effort. Nulle beauté n’existe sans équilibre et sans

proportion et tu es le maître incomparable de l’un et de l’autre

car tu engendres l’harmonie, tu rythmes les mouvements, tu

rends la force gracieuse et tu mets de la puissance dans ce qui

est souple.

III.

O Sport, tu es la Justice ! L’équité parfaite en vain poursuivie

par les hommes dans leurs institutions sociales s’établit d’elle même

autour de toi. Nul ne saurait dépasser d’un centimètre

la hauteur qu’il peut sauter ni d’une minute la durée qu’il peut

courir. Ses forces physiques et morales combinées déterminent

seules la limite de son succès.

IV.

O Sport, tu es l’Audace ! Tout le sens de l’effort musculaire

se résume en un mot : oser. A quoi bon des muscles, à quoi bon

se sentir agile et fort et cultiver son agilité et sa force si ce n’est

pour oser ? Mais l’audace que tu inspires n’a rien de la témérité

qui anime l’aventurier lorsqu’il livre au hasard tout son enjeu.

C’est une audace prudente et réfléchie.

V.

O Sport, tu es l’Honneur ! Les titres que tu confères n’ont

point de valeur s’ils ont été acquis autrement que dans l’absolue

loyauté et dans le désintéressement parfait. Celui qui est parvenu

par quelque artifice inavouable à tromper ses camarades,

en subit la honte au fond de lui-même et redoute l’épithète

infamante qui sera accolée à son nom si l’on découvre la supercherie

dont il a profité.

VI.

O Sport, tu es la Joie ! A ton appel la chair est en fête et les

yeux sourient; le sang circule abondant et pressé à travers les

artères. L’horizon des pensées devient plus clair et plus limpide.

Tu peux même apporter à ceux que le chagrin a frappés une

salutaire diversion à leurs peines tandis qu’aux heureux tu permets

de gouter la plénitude du bonheur de vivre.

VII.

O Sport, tu es la Fécondité ! Tu tends par des voies directes

et nobles au perfectionnement de la race en détruisant les germes

morbides et en redressant les tares qui la menacent dans sa

pureté nécessaire. Et tu inspires à l’athlète le désir de voir grandir

autour de lui des fils alertes et robustes pour lui succéder

dans l’arène et remporter à leur tour de joyeux lauriers.

VIII.

O Sport, tu es le Progrès ! Pour te bien servir, il faut que

l’homme s’améliore dans son corps et dans son âme. Tu lui

imposes l’observation d’une hygiène supérieure; tu exiges qu’il

se gare de tout excès. Tu lui enseignes les règles sages qui donneront

à son effort le maximum d’intensité sans compromettre

l’équilibre de sa santé.

IX.

O Sport, tu es la Paix ! Tu établis des rapports heureux entre

les peuples en les rapprochant dans le culte de la farce contrôlée,

organisée et maîtresse d’elle-même. Par toi la jeunesse

universelle apprend à se respecter et ainsi la diversité des qualités

nationales devient la source d’une généreuse et pacifique

émulation.

PIERRE DE COUBERTIN

 

Les défis et les controverses

Malgré leur ambition, les compétitions artistiques olympiques ont rencontré de nombreux obstacles. Le jugement subjectif des œuvres d’art contrastait fortement avec les performances sportives mesurables. La distinction entre amateurs et professionnels, centrale dans l’esprit olympique de l’époque, s’avérait complexe à établir dans le domaine artistique.

La participation aux compétitions artistiques olympiques était souvent faible, en particulier dans les premières années. La qualité des œuvres soumises faisait parfois l’objet de critiques, et il était difficile d’attirer des artistes de renom. De plus, ces concours avaient tendance à favoriser des styles classiques au détriment de l’avant-garde artistique.

Pour les Jeux de Paris en 1924, un jury prestigieux fut constitué afin de rehausser le prestige de la compétition. Il incluait des personnalités telles que Jean Richepin, Gabriele D’Annunzio, Edith Wharton, Selma Lagerlöf, Paul Claudel et Jean Giraudoux. Malgré cela, les polémiques et le mécontentement des lauréats persistèrent.

Par ailleurs, la participation aux compétitions artistiques olympiques était généralement faible, surtout au début. 

La fin d’une expérience unique

Après les Jeux de Londres en 1948, le Comité International Olympique prit la décision de mettre fin aux compétitions artistiques olympiques. Cette décision marqua la fin du « rêve » de Pierre de Coubertin d’une union parfaite entre le sport et l’art dans le cadre olympique. Les concours furent remplacés par un programme culturel parallèle aux épreuves sportives.

Les jeux olympiques artistiques et littéraires restent un chapitre fascinant de l’histoire des Jeux. Bien qu’ils aient disparu des Jeux olympiques, leur héritage perdure. Aujourd’hui, les Jeux olympiques continuent d’intégrer des éléments culturels et artistiques, notamment à travers les cérémonies d’ouverture et de clôture. Ces événements perpétuent, d’une certaine manière, la vision originale de Pierre de Coubertin.

10 juillet 2024 0 Commentaires
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ActualitéÉvénements

[Vidéo] L’Académie du Royaume du Maroc honore Wole Soyinka, prix Nobel de littérature

par La redaction 10 juillet 2024
Rédigé par La redaction

Le 9 juillet 2024, l’Académie du Royaume du Maroc a organisé une cérémonie en l’honneur de Wole Soyinka, écrivain nigérian et lauréat du prix Nobel de littérature. L’événement, intitulé « L’Afrique célèbre Wole Soyinka au Maroc », a réuni des intellectuels et des personnalités culturelles. 

Créée en 1977 par le roi Hassan II, l’Académie du Royaume du Maroc occupe une place centrale dans le paysage intellectuel et culturel du pays. Sa composition, avec 30 membres marocains et 30 associés étrangers, en fait un lieu d’échange entre différentes cultures et disciplines.

L’hommage à Wole Soyinka s’inscrit dans les objectifs de l’Académie. Ces derniers incluent la promotion de la recherche scientifique, notamment dans les domaines des sciences humaines, de la culture et des arts.

10 juillet 2024 0 Commentaires
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Comment tenir un journal de lecture guide pratique
Analyses

Comment tenir un journal de lecture : guide pratique

par La redaction 9 juillet 2024
Rédigé par La redaction

Les livres que nous lisons façonnent notre pensée, nourrissent notre imagination et influencent notre vision du monde. Pourtant, avec le temps, les détails s’estompent, les impressions s’effacent, et nous perdons une partie de ce que chaque livre nous a apporté. Le journal de lecture, appelé aussi carnet de lecture, apparaît comme une solution à ce problème. 

Le journal de lecture est un outil personnel qui permet de consigner nos impressions, d’approfondir notre compréhension des livres et de garder une trace tangible de nos lectures. Mais comment créer et maintenir ce joli outil de manière efficace ? 

Que vous soyez un lecteur occasionnel, ou un bibliophile passionné, ce guide vous aidera à tirer le meilleur parti de vos lectures.

Les avantages d’un journal de lecture

Tenir un carnet de lecture offre de nombreux bénéfices : 

  • Il aide à mémoriser les lectures et les réflexions qu’elles suscitent
  • Il stimule la pensée critique et améliore la compréhension des textes
  • Il permet de suivre sa propre évolution de lecture
  • Il facilite la définition et le suivi d’objectifs de lecture personnels

Comment commencer son carnet de lecture ? 

La première étape pour commencer votre journal est de choisir le support qui vous convient le mieux. Vous pouvez opter pour un carnet classique, un journal préformaté ou une application numérique, selon vos préférences et votre style de vie. L’essentiel est de choisir un format dans lequel vous vous sentirez à l’aise pour écrire régulièrement.

Ensuite, établissez une structure qui vous servira de guide pour chaque entrée. 

Un modèle efficace de carnet de lecture pourrait inclure les informations de base sur le livre (titre, auteur, genre), un bref résumé de l’histoire, des citations importantes qui vous ont marqué, vos impressions personnelles et une évaluation globale de l’œuvre. Cette structure vous aidera à organiser vos pensées et à maintenir une certaine cohérence dans vos entrées.

Comment enrichir son carnet de lecture ?

Source : Pinterest

N’hésitez pas à ajouter des éléments qui correspondent à vos intérêts particuliers. Cela peut inclure des illustrations pour visualiser certaines scènes, des schémas de personnages pour mieux comprendre leurs relations, ou encore des analyses approfondies du style d’écriture de l’auteur. Ces ajouts personnels rendront votre journal de lecture plus significatif pour vous.

Pour rendre votre journal de lecture encore plus intéressant et utile, considérez l’ajout de pages thématiques. Par exemple, vous pourriez créer une section dédiée aux livres audio si vous en écoutez fréquemment, ou une liste des livres que vous souhaitez lire dans le futur. Notez vos objectifs de lecture annuels pour vous motiver et suivre vos progrès. Pour les livres qui vous ont particulièrement marqué, n’hésitez pas à rédiger des critiques beaucoup plus détaillées.

Un système de couleurs ou de symboles peut aussi être un moyen efficace de catégoriser vos lectures dans votre journal de lecture, que ce soit par genre, par appréciation ou par thème. Cela vous permettra de repérer rapidement certains types de livres et de voir des tendances dans vos habitudes de lecture. 

Enfin, n’hésitez pas à intégrer des éléments créatifs comme des dessins, des collages ou des décorations. Ces ajouts artistiques peuvent rendre votre journal de lecture plus attrayant visuellement, et aussi exprimer vos émotions et vos impressions d’une manière plus intuitive et personnelle.

Comment maintenir son journal de lecture ?

Source : Pinterest

La clé pour tirer le meilleur parti de votre journal de lecture est la régularité. Essayez d’écrire après chaque séance de lecture ou, au minimum, à la fin de chaque livre. Cette habitude vous aidera à capturer vos pensées et vos impressions pendant qu’elles sont encore fraîches. 

Soyez toujours honnête dans vos réflexions ; votre journal de lecture est un espace personnel pour explorer vos véritables sentiments sur vos lectures. N’oubliez pas de relire occasionnellement vos anciennes entrées dans votre journal de lecture. Cette pratique vous permettra d’observer l’évolution de vos goûts et de votre perception au fil du temps. 

Enfin, utilisez votre journal de lecture comme un véritable outil de réflexion et d’analyse, pas seulement comme un simple registre de vos lectures. Posez-vous des questions, établissez des liens entre différents livres, et explorez comment vos lectures influencent votre pensée et votre vie quotidienne.

Un journal de lecture est un compagnon, un outil d’introspection et de croissance personnelle. Il s’adapte à vos besoins et peut grandement enrichir votre expérience de lecture. En gardant une trace de vos lectures, vous préservez des souvenirs.

9 juillet 2024 0 Commentaires
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Abibliophobie- mot de la semaine
Le mot de la semaine

Abibliophobie : Mot de la semaine

par Chrystelle Ngoulou 8 juillet 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le mot de la semaine du 8 au 14 juillet 2024 est Abibliophobie.

Ce mot désigne la peur de manquer de livres à lire.

C’est un terme relativement nouveau et non officiel qui décrit une anxiété particulière ressentie par les passionnés de lecture lorsqu’ils se retrouvent sans livre à portée de main ou lorsqu’ils pensent ne plus avoir de livres à découvrir. Cette peur peut pousser les personnes à accumuler des livres en prévision de futures lectures et à ressentir un certain inconfort lorsqu’elles n’ont pas de livre en cours.

Pour les amateurs de jeux de lettres, le mot « abibliophobie » vaut 24 points au Scrabble.

Enfin, il existe un terme apparenté, « abibliophobe », qui désigne une personne atteinte d’abibliophobie. Ce mot est à la fois masculin et féminin, sa forme au pluriel étant « abibliophobes ».

8 juillet 2024 0 Commentaires
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Les Damnés de la Terre de Frantz Fanon traduit par la poétesse Makhosazana Xaba et désormais disponible en Zoulou
ActualitéÉdition & industrie du livre

« Les Damnés de la Terre » de Frantz Fanon traduit par la poétesse Makhosazana Xaba et désormais disponible en Zoulou

par Chrystelle Ngoulou 5 juillet 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le livre Les Damnés de la Terre de Frantz Fanon, un texte phare de la littérature postcoloniale, est désormais disponible en langue zouloue, langue parlée par plus de 12 millions de personnes en Afrique du Sud. Cette traduction a été réalisée par la poétesse et écrivaine sud-africaine Makhosazana Xaba. La traduction en zoulou de ce classique de la littérature permet à une nouvelle audience de découvrir les idées de Fanon.

Les Damnés de la Terre est une analyse des effets du colonialisme sur les peuples colonisés. Frantz Fanon, psychiatre et philosophe martiniquais, y explore les violences du colonialisme et la lutte pour la libération. Ce texte est considéré comme l’un des ouvrages les plus influents dans le domaine des études postcoloniales. Il a inspiré de nombreux mouvements de libération à travers le monde.

Makhosazana Xaba est une écrivaine et poétesse sud-africaine née en 1957. Ancienne infirmière, elle est devenue une voix importante de la littérature sud-africaine contemporaine. Son œuvre, qui comprend des recueils de poésie et de nouvelles, aborde des thèmes sociaux et politiques, notamment les droits des femmes et les questions LGBT. Xaba a reçu des distinctions pour son travail, dont le prix Nadine Gordimer des South African Literary Awards en 2014 avec son recueil de nouvelles « Running and Other Stories » (2013). Elle est actuellement professeure à l’Université de Johannesburg.

Le livre est disponible ICI : https://inkanibooks.co.za/product/izimpabanga-zomhlaba/

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter l’article original sur Brittle Paper.

5 juillet 2024 0 Commentaires
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Ne manquez pas ces auteurs africains et afro-américains au festival international de littérature de Berlin
ActualitéÉvénements

Ne manquez pas ces auteurs africains et afro-américains au festival international de littérature de Berlin

par La redaction 5 juillet 2024
Rédigé par La redaction

Le 24ᵉ Festival International de Littérature de Berlin (ilb) ouvrira ses portes au mois de septembre 2024. Le programme a enfin été dévoilé. Parmi les nombreux écrivains présents, plusieurs auteurs africains et afro-américains participeront à cet événement. 

L’ouverture officielle du festival aura lieu le mercredi 11 septembre à 19h30 au Haus der Berliner Festspiele. La romancière et auteure rwandaise Beata Umubyeyi Mairesse prononcera le discours inaugural. Elle présentera également son dernier essai, « Le convoi », lors du festival. La soirée d’ouverture verra la remise du prix Siegfried Unseld.

Le prix Siegfried Unseld, créé en 2004 par la Fondation Siegfried Unseld en l’honneur de l’éditeur allemand Siegfried Unseld, récompense tous les deux ans des réalisations exceptionnelles en littérature et en sciences avec une dotation de 50 000 euros.

Parmi les écrivains africains et afro-américains attendus au festival international de littérature de Berlin, on retrouve des noms bien connus. 

Parmi tant d’autres, Nnedi Okorafor, auteure américano-nigériane réputée pour ses œuvres de science-fiction et de fantasy, présentera son roman « She Who Knows ». Ben Okri, écrivain nigérian de renommée mondiale, discutera de son dernier ouvrage « Existential Creativity », qui explore la relation entre créativité et existence. Noo Saro-Wiwa, journaliste et auteure britannique-nigériane, partagera son livre « Black Ghosts », qui explore les expériences des Africains vivant en Chine.

Au-delà des présentations de livres, le festival proposera des formats originaux. Wana Udobang, artiste multidisciplinaire nigériane, animera « The Comfort Food Workshop », un atelier qui utilisera la nourriture réconfortante comme vecteur de création littéraire. 

De son côté, l’écrivain nigérian Helon Habila, premier curateur en résidence international du festival, discutera de son approche de l’écriture avec Zainabu Jallo.

Le festival international de littérature de Berlin sera également l’occasion de découvrir de nouveaux talents. Raphaëlle Red présentera son premier roman Adikou, un road trip littéraire qui emmène le lecteur de la France au Togo, puis aux États-Unis. 

D’autres voix africaines telles que Mkuki Bgoya, Chika Unigwe, Fiston Mwanza Mujila et Lola Shoneyin enrichiront aussi le festival.

Pour consulter tout le programme du festival international de littérature de Berlin, cliquez ici.

 

5 juillet 2024 1 Commenter
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18 livres pour comprendre comment les Noirs américains perçoivent l'Amérique d’hier et d’aujourd’hui
Listes de livres

18 livres pour comprendre comment les Noirs américains perçoivent l’Amérique d’hier et d’aujourd’hui

par Chrystelle Ngoulou 4 juillet 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le 4 juillet est la fête nationale des États-Unis, connue sous le nom de Jour de l’Indépendance (Independence Day). Cette date commémore l’adoption de la Déclaration d’Indépendance en 1776 et symbolise la commémoration de l’histoire, de la liberté et de l’unité nationale des États-Unis. Cependant, pour les Noirs Américains, la date  du 4 juillet est perçue différemment. Elle rappelle une histoire américaine marquée par les inégalités raciales.

 En 1852, Frederick Douglass, ancien esclave et abolitionniste, a prononcé un discours célèbre intitulé « Que signifie le 4 juillet pour l’esclave ? ». Son discours soulignait  l’hypocrisie de célébrer la liberté dans un pays qui pratiquait encore l’esclavage.

De plus en plus de Noirs Américains accordent plus d’importance à la célébration de Juneteenth (19 juin), qui commémore l’émancipation des esclaves au Texas en 1865.

Aujourd’hui, nombreux sont les Noirs Américains qui participent aux célébrations traditionnelles du 4 juillet, tout en reconnaissant la complexité de l’histoire américaine. Certaines communautés organisent des événements spécifiques qui mêlent célébration de l’indépendance et réflexions sur les progrès accomplis en matière de droits civiques, dialogues sur l’histoire, la race et l’identité américaine.

Il y a une longue tradition d’auteurs Noirs Américains qui ont raconté l’Amérique et leur expérience dans divers genres littéraires.

 

1- La prochaine fois, le feu de James Baldwin

La prochaine fois, le feu de James Baldwin

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Un essai qui explore la race, l’injustice et l’identité en Amérique.

Éditeur : Folio

ISBN : 2072786207

Résumé : En dépit des bouleversements psychologiques et sociaux qu’il exige, cet ouvrage ne veut que proposer la solution de bon sens au problème de la place des Noirs dans la société américaine. Malgré le ton parfois menaçant, malgré la satire souvent mordante, La prochaine fois, le feu est avant tout un appel à la modération, une ultime tentative de compromis (en 1963) entre les extrémistes des deux bords aveuglés par la passion. Tant par l’actualité des phénomènes dont il présente l’analyse irréfutable que par le mélange de douleur contenue et d’ironie cinglante qui lui donne ce ton si particulier, ce témoignage ne manquera pas d’attirer l’attention du lecteur qui en retiendra les qualités littéraires autant que l’importance politique.

 

2- Une faim d’égalité de Richard Wright 

18 livres pour comprendre comment les Noirs américains perçoivent l'Amérique d’hier et d’aujourd’hui

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Un roman sur la lutte pour l’égalité et la reconnaissance des droits civiques des Noirs américains.

Éditeur : Folio

ISBN : 2070426238

Résumé : En 1944, Richard Wright accepta que l’on publie seulement la partie de son autobiographie qui traitait de son enfance dans le Sud, Black Boy. Le livre remporta un immense succès. Sur la suggestion de son éditeur, Wright réserva pour un volume à venir le récit de sa jeunesse à Chicago, Une faim d’égalité. Richard Wright dresse un tableau sans indulgence de l’Amérique des années 30, de sa lutte quotidienne pour survivre dans un ghetto décimé par le grand krach économique de 1929 et condamne sans appel le racisme. Il retrace ses débuts d’écrivain, ses démêlés avec le club communiste John Reed et sa découverte des chefs-d’œuvre de la littérature. Le témoignage émouvant et passionné d’un écrivain révolté par l’injustice sociale et l’oppression spirituelle.

 

3- Les âmes du peuple noir de W. E. B. Du Bois 

Les âmes du peuple noir de W. E. B. Du Bois

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Un ouvrage qui analyse la double conscience et l’identité des Noirs Américains à la fin du XIXe siècle.

Éditeur : La Découverte

ISBN : 2707151068

Résumé :  » Le problème du XXe siècle est le problème de la ligne de partage des couleurs.  » 

Telle est l’intuition fondamentale de W. E. B. Du Bois dans Les Âmes du peuple noir, œuvre majeure de la littérature nord-américaine. Dans ce recueil d’essais publié en 1903, Du Bois évoque avec une puissance inégalée l’étendue du racisme américain et donne à voir au monde la réalité de l’expérience quotidienne africaine-américaine dans l’Amérique de la ségrégation. Cette nouvelle traduction montre, inscrits dans la langue, tous les enjeux philosophiques d’un texte qui se veut également littéraire.

L’écriture élégante et passionnée de Du Bois tisse les souvenirs autobiographiques et les paraboles épiques avec les analyses historiques et sociologiques, construisant ainsi l’unité culturelle et politique du peuple noir à partir de la multiplicité de ses âmes individuelles. Ce livre a inspiré l’essentiel de la conscience collective noire et des mouvements en faveur des droits civiques dans les années 1960, et continue d’avoir un retentissement considérable au sein de la communauté africaine-américaine et au-dehors.

 

4- La vie de Frederick Douglass, esclave américain, écrite par lui-même de Frederick Douglass 

18 livres pour comprendre comment les Noirs américains perçoivent l'Amérique d’hier et d’aujourd’hui

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Un témoignage autobiographique sur l’esclavage et la quête de liberté.

Éditeur : Payot

ISBN : 2228930288

Résumé : Les luttes pour l’égalité et la justice sociale portées au XXe siècle par Rosa Parks, Martin Luther King ou Malcolm X se poursuivent aujourd’hui grâce au mouvement Black Lives Matter. Elles ont une longue histoire, qui commence avec le combat pour l’abolition de l’esclavage. Les Noirs y tiennent dès le début une place essentielle. Frederick Douglass est le plus célèbre d’entre eux. C’est en 1845, avec le récit de ses années d’esclavage, qu’il acquiert la na notoriété . Soutenue par d’indéniable qualités narratives, cette autobiographie est aussi la meilleure introduction à un homme qui a laissé son empreinte sur des champs aussi divers que la politique, la littérature et la philosophie, le journalisme et l’art oratoire.

 

5- Autobiographie d’Angela Davis 

Autobiographie d'Angela Davis

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L’autobiographie d’une activiste emblématique des droits civiques et des mouvements pour la justice sociale.

Éditeur : Editions Aden – Bruxelles

ISBN : 2805920554

Résumé : Petite fille noire née en 1944 en Alabama, Angela Davis est devenue très jeune une figure internationale de la lutte contre toutes les formes de domination. Fichée parmi les 10 criminels les plus recherchés par le FBI, cette jeune femme noire, intellectuelle et communiste échappa à la peine de mort à l’issue d’un procès qui connut un retentissement mondial. Elle raconte ici son éveil politique, le quotidien de l’activisme et les raisons qui, aujourd’hui encore, la mènent chaque jour au combat. Son autobiographie, publiée dans les années 1970 et éditée par Toni Morrison, n’était plus disponible. Elle est ici enrichie d’un entretien inédit accordé par Angela Davis à la veille de ses 70 ans.

 

6- La croisade de Lee Gordon de Chester Himes 

18 livres pour comprendre comment les Noirs américains perçoivent l'Amérique d’hier et d’aujourd’hui

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Un roman policier qui plonge dans les réalités brutales de la vie urbaine pour les Noirs Américains.

Éditeur : Livre de poche

Résumé : Par un jour de printemps de l’année 1943, c’est à Los Angeles, en Californie, que l’on aurait trouvé le plus heureux des hommes -Lee Gordon que le comité syndical vient d’engager pour recruter de, adhérents parmi les ouvriers noirs employés à la Conrstoch Aircratt Corporation. Il obtient pour la première fois un poste cor-respondant à ses aptitudes et à ses diplômes universitaires.

L’obstacle qui l’a empêché jusqu’à présent d’accéder à un poste digne de son intelligence réside en lui-même ou plutôt à sa surface sa peau est noire et il vit dans un pays imbu de préjugés raciaux. Aussi est-il également le plus malheureux qui soit quand il envisage les difficultés qui l’attendent, car il redoute les Blancs.

Cette peur latente est son pire ennemi. Elle détruit son foyer, em-poisonne ses rapports avec autrui, collègues ou inconnus. Pourtant quelque chose l’empêche toujours de s’y abandonner complètement et le contraint à mener une croisade solitaire contre lui-même et contre un monde hostile qui ne lui ménage ni coups ni piège, -lutte ardente, lutte sauvage d’un homme fragile mais fier, représentée avec une vérité qui accentue la valeur de cette œuvre vigoureuse.

 

7- Sister Outsider d’Audre Lorde 

18 livres pour comprendre comment les Noirs américains perçoivent l'Amérique d’hier et d’aujourd’hui

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Une collection d’essais et de discours qui offrent une réflexion profonde sur la race, l’identité et la justice sociale.

Éditeur : MAMAMELIS

ISBN : 294011613X

Résumé : Un souvenir revient dans les écrits d’Audre Lorde. C’est l’hiver à New York. Audre est dans le métro avec sa mère. Emmitouflée, elle est assise à côté d’une dame en manteau de fourrure. Elle regarde la dame, blanche, qui d’une main rageuse retire le pan de manteau qui effleure l’enfant. Une enfant Noire qui ne comprend pas et cherche désespérément un cafard, une poussière, bref une saleté justifiant ce geste. Quelque chose pour ne pas réaliser que la saleté… c’est elle. Ensuite, le regard rageur de la dame blanche qui tue l’enfant Noire de cinq ans parce qu’elle ne peut pas le nommer : le regard du racisme. Un souvenir vrillé en elle, plus qu’une douleur, une souffrance indélébile qui permet à la poète adulte d’affirmer qu’au fond, en Amérique, on ne veut pas que les Noir-e-s vivent. Audre a vécu, survécu, pour nous dire son « amérique », ses passions, ses colères, dans une série d’écrits lumineux.

 

8- Assata : Une autobiographie d’Assata Shakur 

18 livres pour comprendre comment les Noirs américains perçoivent l'Amérique d’hier et d’aujourd’hui

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L’histoire fascinante de la militante des droits civiques et membre des Black Panthers, Assata Shakur.

Éditeur : Premiers matins de novembre

ISBN : 2955917443

Résumé : Assata Shakur fut, dans les années 1960 et 1970, militante du Black Panther Party et de l’Armée de libération noire. Elle a connu le formidable bouillonnement d’une époque de révoltes et d’espérances pour les Noirs des États-Unis, comme la répression. De sa tendre enfance à son exil à Cuba, ses souvenirs se structurent autour du récit d’un emprisonnement de six ans. Une exceptionnelle leçon d’histoire populaire et d’engagement dans laquelle Assata dresse un portrait sans fard de l’oppression raciale et de la violence capitaliste aux États-Unis. Cette autobiographie est une lettre d’amour au peuple noir ainsi qu’à tous les opprimés, une source d’inspiration inaltérable pour celles et ceux qui, à travers le monde, exigent la dignité et la justice.

 

9-  Ce cadavre n’est pas mon enfant de Toni Cade Bambara

Ce cadavre n'est pas mon enfant de Toni Cade Bambara

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Un roman complexe qui explore les luttes sociales et les tensions raciales dans une communauté noire.

Éditeur : Christian Bourgois

ISBN : 226701596X

Résumé : Juillet 1979, deux cadavres d’enfants noirs sont retrouvés à Atlanta, la ville qui se déclare pourtant trop occupée pour avoir le temps de haïr. Ces deux victimes seront les premières d’une longue liste, lors d’une affaire qui va secouer, outre les habitants, la municipalité noire de la ville, avant de prendre une dimension nationale. Sur cette atroce toile de fond, Toni Cade Bambara nous présente une famille noire, les Spencer, et nous raconte leur calvaire, à partir du soir où le fils aimé, un adolescent, ne rentre pas à la maison. Nous suivons, dans ce roman d’une intensité prenante, leur douleur indicible, leur révolte devant les lenteurs et les maladresses de l’enquête, leurs propres efforts pour démêler un écheveau extraordinairement complexe, jusqu’au moment où ils doivent réapprendre à vivre ensemble. Avec ce roman posthume, qui n’a pu voir le jour que grâce à la détermination constante de Toni Morrison, Toni Cade Bambara s’affirme définitivement comme une des grandes voix de la littérature américaine contemporaine.

 

10- Mémoires d’Amérique de John Edgar Wideman 

18 livres pour comprendre comment les Noirs américains perçoivent l'Amérique d’hier et d’aujourd’hui

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Une collection de nouvelles et de mémoires qui explorent les expériences des Noirs Américains à travers plusieurs générations.

Éditeur : Gallimard

ISBN : 2072790468

Résumé : Ce saisissant recueil entremêle avec justesse l’intime, l’historique et le politique. John Edgar Wideman ravive les souvenirs de l’Amérique, ses plaies ouvertes, le feu dévorant du deuil, de la violence et de l’injustice. Il y parle d’amour, de mort, de lutte, de race, de vengeance et d’identité, questionne la relation inapaisée des Noirs et des Blancs et nous entraîne dans un voyage à travers le temps, l’espace et les arts, jusqu’à toucher le coeur même de l’âme américaine. « JB & FD » imagine une conversation entre John Brown, célèbre militant anti-esclavage, et Frederick Douglass, l’orateur abolitionniste, sur la nécessité d’en finir avec la traite des humains par un océan de sang. « Cartes et registres » évoque un conciliabule entre un frère et une soeur qui tentent de comprendre pourquoi leur père a tué un autre homme. « Le pont de Williamsburg » raconte l’histoire d’un homme assis sur un pont qui contemple sa vie avant de sauter dans le vide. Chacune des nouvelles obsédantes qui composent ces Mémoires d’Amérique a le phrasé d’un morceau de jazz : elliptique, profondément rythmée, l’écriture est comme brisée, les voix se chevauchent, des mots semblent manquer, comme si le but de l’auteur était d’atteindre plus rapidement la vérité. Par sa variété de tons, de formes et de sujets, ce recueil à la force inouïe transcende les idéologies et nous laisse le souffle coupé.

 

11- Nickel Boys de Colson Whitehead  

Nickel Boys de Colson Whitehead

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Un roman basé sur des faits réels qui met en lumière les abus et les injustices subis par les jeunes Noirs Américains dans une école de redressement.

Éditeur : Le Livre de Poche

ISBN : 2253935026

Résumé : Dans la Floride ségrégationniste des années 1960, le jeune Elwood Curtis prend très à cœur le message de paix de Martin Luther King. Prêt à intégrer l’université, il voit s’évanouir ses rêves d’avenir lorsque, à la suite d’une erreur judiciaire, on l’envoie à la Nickel Academy, une maison de correction où les pensionnaires sont soumis aux pires sévices. Elwood se lie toutefois d’amitié avec Turner, en qui il trouve un allié précieux. Mais l’idéalisme de l’un et le scepticisme de l’autre auront des conséquences déchirantes.

Couronné en 2017 par le prix Pulitzer pour Underground Railroad puis en 2020 pour Nickel Boys, Colson Whitehead est l’un des rares romanciers distingués à deux reprises par cette prestigieuse récompense. S’inspirant de faits réels, il continue d’explorer l’inguérissable blessure raciale de l’Amérique et donne avec ce nouveau roman saisissant une sépulture littéraire à des centaines d’innocents, victimes de l’injustice du fait de leur couleur de peau.

Un roman bruissant d’humanité et de souffrance. Télérama.

Somptueux. L’écriture est précise, concrète, incarnée. Le Monde.

PRIX PULITZER 2020.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Charles Recoursé.

12- Memorial Drive de Natasha Trethewey 

Memorial Drive de Natasha Trethewey

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Un mémoire poignant qui traite de la perte, de la mémoire et de la violence familiale dans une Amérique ségrégationniste contre les Noirs Américains.

Éditeur : POINTS

ISBN : 2757895745

Résumé : « Un récit éloquent sur l’Amérique ségrégationniste, la violence des hommes et l’impossibilité du deuil. Un livre salutaire, à portée universelle. » LES ÉCHOS

Le 5 juin 1985, Gwendolyn Turnbough est assassinée par son ex-mari, Joel Grimmette Jr, dit « Big Joe ». Plus de trente années après ce drame qui a changé sa vie, Natasha Trethewey, sa fille, raconte et analyse le destin tragique de sa mère.

Dans ce récit déchirant d’un féminicide, Natasha Trethewey entremêle la trajectoire des femmes de sa famille et celle d’une Amérique meurtrie par le racisme et la violence masculine.

Née en 1966, Natasha Trethewey est une écrivaine et poétesse américaine, lauréate du prix Pulitzer en 2006, puis Poet Laureate en 2012 et 2013. Publié en 2020 aux États-Unis, Memorial Drive a connu un immense succès critique et public, restant plusieurs semaines dans la liste des best-sellers du New York Times.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Céline Leroy

13- Dites-leur que je suis un homme de Ernest J. Gaines 

18 livres pour comprendre comment les Noirs américains perçoivent l'Amérique d’hier et d’aujourd’hui

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Un roman qui raconte la lutte des Noirs Américains symbolisée par l’histoire d’un homme noir pour la dignité et le respect dans le Sud ségrégationniste.

Éditeur : Liana Levi

ISBN : 979-1034901234

Résumé : Dans la Louisiane des années quarante, Jefferson, un jeune Noir, démuni et illettré, est accusé à tort d’avoir assassiné un Blanc. Au cours de son procès, il est bafoué et traité comme un animal par l’avocat commis d’office. Incapable de se défendre, il est condamné à mort. Commence alors un combat pour que Jefferson retrouve, aux yeux de tous mais surtout de lui-même, sa dignité humaine. Un combat mené par la marraine du condamné qui supplie l’instituteur Grant Wiggins de prendre en charge l’éducation de Jefferson. Un face à face entre deux hommes que tout oppose commence alors…

 

14- Balèze de Kiese Laymon 

 Balèze de Kiese Laymon

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Un mémoire qui aborde les thèmes du corps, de la race, de la famille et de la culture des Noirs Américains.

Éditeur : Les escales

ISBN : 2365694888

Résumé :  » Profondément original et bouleversant, Balèze déconstruit tous nos préjugés sur la condition des Noirs aux États-Unis.  » LA Times

L’un des meilleurs récits de 2018 selon le New York Times

Partant de son enfance dans le Mississippi, passée aux côtés d’une mère brillante mais compliquée, Kiese Laymon retrace les événements et les relations qui l’ont façonné. De ses premières expériences de violence et de racisme jusqu’à son arrivée à New York en tant que jeune universitaire, il évoque avec une sincérité poignante et désarmante son rapport au poids, au sexe et au jeu, mais aussi à l’écriture. En explorant son histoire personnelle, Kiese Laymon questionne en écho la société américaine ; les conséquences d’une enfance passée dans un pays obsédé par le progrès mais incapable de se remettre en question.

Récit intime qui met en lumière les échecs d’un pays, Balèze est un formidable acte de défi et de courage. – Andrew Carnegie Medal for Non-Fiction

15- Effacement de Percival Everett 

 Effacement de Percival Everett

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Un roman satirique qui explore les complexités de l’identité raciale et la représentation des Noirs Américains dans la littérature.

Éditeur : Babel

ISBN : 2742758313

Résumé : Thelonious Monk Ellison, romancier noir américain que la réussite n’a cessé de fuir, se voit un jour reprocher de ne pas écrire dans un style “assez black”. Révolté par l’audience phénoménale d’un roman médiocre consacré à la réalité des ghettos, il en rédige, sous pseudonyme, une parodie incisive et vengeresse qu’il soumet par défi à un éditeur. Le succès est aussi fracassant qu’immédiat. Mais ce jeu schizophrène reste sans effet sur la vie du “vrai” Monk au moment d’affronter les tragédies personnelles et les crises familiales qui bouleversent son improbable existence d’artiste…

Très politiquement incorrect dans son approche de la question raciale, ce roman, où l’autodérision et l’ironie côtoient le lyrisme, est pétri d’une érudition jubilatoire, d’une redoutable connaissance du milieu littéraire, et, plus que tout, d’une intime fréquentation des passions de l’âme… Effacement de Percival Everett a été adapté au cinéma avec succès.

 

16- Une colère noire : Lettre à mon fils de Ta-Nehisi Coates 

Une colère noire -Lettre à mon fils de Ta-Nehisi Coates

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Un essai percutant et personnel sur le racisme systémique et l’identité du point de vue des Noirs Américains.

Éditeur : AUTREMENT

ISBN : 2746743418

Résumé : « Voilà ce qu’il faut que tu saches : en Amérique, la destruction du corps noir est une tradition – un héritage. Je ne voudrais pas que tu te couches dans un rêve. Je voudrais que tu sois un citoyen de ce monde beau et terrible à la fois, un citoyen conscient. J’ai décidé de ne rien te cacher. »

 

17- L’origine des autres de Toni Morrison 

L'origine des autres de Toni Morrison

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Une série de conférences qui examinent les notions de race, d’altérité et d’appartenance dans la littérature et la culture.

Éditeur : BOURGOIS

ISBN : 2267030691

Résumé : Dans un recueil de textes préfacé par Ta-Nehisi Coates, le prix Nobel, Toni Morrison, revient sur les thèmes qui imprègnent son travail et dominent de plus en plus clairement la politique nationale et mondiale : la « race », la peur, les frontières, le mouvement de masse des populations, le désir d’appartenance. Qu’est-ce que la « race » et pourquoi est-ce si important ? Qu’est-ce qui motive la tendance de l’être humain à créer les Autres ? Pourquoi la présence de ces Autres nous fait-elle si peur ? Dans le cadre d’interventions à Harvard, faisant partie de la série des prestigieuses conférences « Norton Lectures », Toni Morrison réfléchit à ces questions – ainsi qu’à d’autres questions vitales – au sujet de l’identité. Dans sa quête de réponses, l’auteur se replonge dans ses propres souvenirs mais également dans l’histoire, la politique, et surtout la littérature qui joue un rôle important – notamment la littérature de William Faulkner, Flannery O’Connor et Joseph Conrad – dans la notion de « race » aux États-Unis, que ce soit de manière positive ou négative. L’auteur s’intéresse à ce que signifie être noir, à la notion de pureté des « races » et à la façon dont la littérature utilise la couleur de peau pour décrire un personnage ou faire avancer un récit. Élargissant la portée de son discours, Toni Morrison étudie également la mondialisation et le déplacement des populations à notre époque. « Toni Morrison retrace, à travers la littérature américaine, les modes de pensée et de comportement qui désignent, de manière subtile, qui trouve sa place et qui ne la trouve pas… L’Origine des autres associe l’éloquence caractéristique de Toni Morrison à la signification que revêt, de nos jours, l’expression citoyen de monde. » The New Republic

 

18- La rue d’Ann Petry 

La rue d’Ann Petry

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Un roman qui décrit les défis et les aspirations d’une femme noire dans un quartier pauvre de Harlem.

Éditeur : Belfond

ISBN : 2714474020

Résumé : Un premier roman poignant, par une auteure injustement oubliée dans l’héritage du Harlem Renaissance, un véritable morceau de bravoure vendu à plus d’un million d’exemplaires lors de sa parution aux États-Unis, en 1947. Dans le Harlem des années 1940, le combat acharné de Lutie Johnson, jeune mère célibataire noire, qui tente de s’élever au-dessus de sa condition.

Avec La Rue, la collection  » Vintage  » poursuit son exploration du noir, genre aux multiples facettes, et dévoile une misère sociale extrême, où règnent en maîtres la pauvreté et la corruption.

Des rues comme la 116e, réservées aux nègres ou aux mulâtres, avaient fait de Pop un vieil ivrogne timide et tué Mom quand Lutie était encore tout bébé.

Dans cet immeuble où elle habitait actuellement, c’était aussi la rue qui avait amené Mrs Hedges à faire de sa chambre un bordel.

Et le concierge, la rue l’avait maintenu dans les bas-fonds, loin de l’air et de la lumière, jusqu’à ce que l’horrible obsession de la chair l’ait dévoré. Mais rien de tout cela ne lui arriverait à elle, Lutie, parce qu’elle avait la volonté de lutter sans relâche.

4 juillet 2024 0 Commentaires
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Festival Buku à Kinshasa 2024 Les moments forts de la 2ᵉ édition en images
ActualitéÉvénements

Festival Buku à Kinshasa 2024 : Les moments forts de la 2ᵉ édition en images

par La redaction 4 juillet 2024
Rédigé par La redaction

La deuxième édition du Festival Buku à Kinshasa en RDC s’est déroulée du 28 au 30 juin 2024 dernier à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa. « Buku » signifie « livre » en lingala, une des langues nationales du pays. Le thème de cette édition était « Pour une presse libre et constructive ». 

Fruit d’une collaboration entre éditeurs congolais, distributeurs, libraires et associations littéraires, l’édition 2024 a servi de plateforme pour encourager la lecture et l’écriture en RDC, et pour favoriser les rencontres entre les différents acteurs du monde littéraire.

L’un des moments forts de cette édition a été la remise du Prix Littéraire Patrice-Emery Lumumba, remporté par le journaliste Stanis Bujakera pour son livre Pavillon 8. 

Dans cet article, nous vous proposons de revivre les moments forts du Festival Buku Kinshasa 2024 à travers les publications et réactions des participants sur les réseaux sociaux.

 

Le site et les stands


L’auteur Albert Kokolomami était présent.


L’ambassadeur de l’Union européenne, Monsieur Nicolas Martinez, a reçu l’ensemble des écrivains congolais et la direction du Festival BUKU. 

Les organisateurs et membres des associations littéraires du Congo étaient aussi présents. Lors de cette rencontre, Carole Mpiana et Marie Sambay Mushidi, initiatrices du Festival BUKU Kinshasa, ont annoncé les cinq finalistes du Prix littéraire Patrice Emery Lumumba.


Eddy Malou et Christian Gombo étaient de la partie 



Débat sur l’héritage de Bienvenu Sene Mongaba

 

La rencontre littéraire”Aux pieds des sages”

 

L’événement a été honoré par la présence de Yolande Elebe Ma Ndembo, Ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine, elle-même écrivaine et poétesse. 

La clôture de cette deuxième édition a coïncidé avec la fête de l’Indépendance de la RDC, le 30 juin, lui conférant une dimension symbolique supplémentaire. 

 

Le journaliste Stanis bujakera a remporté le prix Patrice Emery Lumumba

4 juillet 2024 0 Commentaires
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LitAfrika Quand Abidjan et Accra s'invitent au musée Strauhof de Zurich
ActualitéÉvénements

LitAfrika : Quand Abidjan et Accra s’invitent au musée Strauhof de Zurich

par La redaction 3 juillet 2024
Rédigé par La redaction

L’exposition « LitAfrika – Abidjan et Accra » se tient actuellement au Strauhof à Zurich du 7 juin au 8 septembre 2024. Cette manifestation culturelle, troisième et dernière de la série « LitAfrika », propose une immersion dans les scènes littéraires de deux métropoles majeures d’Afrique de l’Ouest : Abidjan en Côte d’Ivoire et Accra au Ghana.

L’exposition « LitAfrika – Abidjan et Accra » s’appuie sur deux institutions culturelles emblématiques : la bibliothèque féministe « 1949books » à Abidjan et les archives « Library Of Africa and The African Diaspora » (LOATAD) à Accra. Ces deux centres servent de points d’ancrage pour explorer les dynamiques littéraires locales et leur impact sur la société.

Le Strauhof est une institution culturelle unique située au cœur de la vieille ville de Zurich. Ce musée littéraire se distingue par ses expositions temporaires qui cherchent à rapprocher la fiction de la réalité.

À travers des installations vidéo et des photographies présente le paysage littéraire d’Abidjan et d’Accra, avec une attention particulière à la diversité des formes d’expression comme le slam, la danse, la bande dessinée et le storytelling. Ces installations sont faites par par Nipah Dennis et Prince Agyei Peprah pour Accra et Nuits Balnéaires pour Abidjan, l’exposition « LitAfrika – Abidjan et Accra ».

L’exposition A »LitAfrika – Abidjan et Accra » se concentre sur plusieurs thèmes. Elle présente des auteurs contemporains tout en explorant des sujets, tels que la mémoire culturelle d’Abidjan et d’Accra et l’influence du passé sur la production littéraire actuelle. Elle aborde également le passé colonial de la Côte d’Ivoire et du Ghana. 

Par ailleurs, l’exposition « LitAfrika – Abidjan et Accra » examine la relation complexe entre ces deux pays qui sont proches géographiquement et culturellement, mais ayant des évolutions postcoloniales différentes. Cette approche permet de comprendre la richesse et la complexité des scènes littéraires d’Abidjan et d’Accra, et aussi les liens entre littérature, histoire et identité culturelle dans l’Afrique de l’Ouest contemporaine.

L’équipe de curation comprend Sylvia Arthur et Seth Avusuglo d’Accra, Christa Baumberger et Nicole Schmid de Zurich, ainsi qu’Edwige-Renée Dro, fondatrice de « 1949books ».

Dans le programme de l’exposition 

Visite Guidée de l’Exposition « litafrika – Abidjan & Accra » au Strauhof de Zurich animée par l’écrivain et historien ivoirien Henri-Michel Yéré, basée sur son recueil de poèmes « Polo kouman. Polo parle » (2023)

📅 Date : 4 juillet 2024
🕕 Heure : 18h30
📍 Lieu : Strauhof, Zurich
🔹 Points clés de l’événement :

  • Discussions en allemand et en français
  • Lectures en nouchi (créole local) et en français

✨ Collaboration : Fondation Litar
📩 Inscription : vermittlung@strauhof.ch
🎟 Entrée : + 6 CHF

Tout le programme de l’exposition (en allemand) : https://strauhof.ch/veranstaltungen/ausblick/

 

3 juillet 2024 0 Commentaires
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Touhfat Mouhtare et Laura Nsafou : Lauréates du Programme MIRA 2024 de l'Institut français
ActualitéPolitiques du livre & société

Touhfat Mouhtare et Laura Nsafou : Lauréates du Programme MIRA 2024 de l’Institut français

par Chrystelle Ngoulou 3 juillet 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

L’Institut français vient d’annoncer les 62 lauréats de son programme MIRA (Mobilité Internationale de la Recherche en Art) pour l’année 2024-2025. Parmi les bénéficiaires, deux autrices africaines talentueuses se distinguent : Touhfat Mouhtare et Laura Nsafou. Elles vont ainsi bénéficier d’un soutien financier pour mener des projets de recherche à l’étranger.

Le programme MIRA est un tremplin pour la recherche artistique

Le programme MIRA, lancé en 2023 par l’Institut français, soutient la mobilité internationale des artistes et chercheurs en art. Il offre aux lauréats une bourse forfaitaire allant de 4.000 à 6.000 euros. Ce financement permet aux artistes d’entreprendre ou d’approfondir une recherche de création artistique dans un ou plusieurs pays étrangers.

De plus, le programme facilite la mise en relation des lauréats avec le réseau diplomatique français. Cette initiative s’inscrit dans la mission de l’Institut français de promouvoir la création artistique française à l’international et de favoriser les échanges culturels.

Le programme MIRA couvre un large éventail de disciplines artistiques, allant des arts visuels à la littérature, en passant par la musique, le théâtre et le cinéma. 

 

Touhfat Mouhtare : une voix comorienne en Ouzbékistan

Touhfat Mouhtare, autrice comorienne née en 1986, se rendra en Ouzbékistan dans le cadre du programme MIRA. Cette écrivaine polyglotte, qui parle le comorien, l’arabe et le français, est connue pour ses œuvres autour des thèmes de la transmission et de la condition féminine aux Comores.

Son premier roman, Vert cru (2018, Komedit) a reçu une mention spéciale du prix du Livre insulaire au salon d’Ouessant. En 2022, elle a aussi publié Le feu du milieu, un roman d’apprentissage sur le mariage forcé qui se transforme en conte initiatique. Son style, qui mêle réalisme, imagination et spiritualité, aborde les questions de transmission, de condition féminine et de croyances ancestrales liées à l’islam. 

 

Une perspective afroféministe française aux États-Unis avec Laura Nsafou

Laura Nsafou, également connue sous le nom de Mrs. Roots, partira quant à elle aux États-Unis. Laura Nsafou, née le 21 juillet 1992, est une auteure française née d’un père congolais et d’une mère martiniquaise. Elle a grandi à Orléans avant de s’installer à Paris. Sa carrière littéraire a commencé très tôt, avec la publication de son premier roman, Callie, juste vous et moi, à seulement 16 ans. 

Son parcours d’écrivaine est marqué par une diversité de genres, des romans pour adultes qui explorent des thèmes tels que l’identité et la sexualité féminine, ainsi que la littérature jeunesse avec Comme un million de papillons noirs (2018, Cambourakis), un album qui lui a valu une large reconnaissance. Elle s’est également lancée dans l’afrofuturisme avec la saga Nos jours brûlés, dont le premier tome est paru en 2021 chez Albin Michel. Elle a récemment coécrit Quand vient l’été (2024, MARAbulles) avec Reine Dibussi, un roman Young adult qui explore les complexités des relations modernes. 

Laura Nsafou utilise son blog pour discuter de la pluralité des littératures africaines et afrodescendantes, ainsi que de l’afroféminisme en France. Inspirée par des figures littéraires telles que Toni Morrison et Octavia E. Butler, elle s’efforce de contrer le « male gaze » et le « white gaze » dans la littérature. Son engagement pour la visibilité de la littérature féministe africaine en France se reflète dans ses écrits et ses activités en ligne. 

Les projets soutenus par le programme MIRA se dérouleront entre août 2024 et juin 2025. Pour Touhfat Mouhtare et Laura Nsafou, comme pour les 60 autres lauréats, cette opportunité permettra d’enrichir leurs travaux et de développer leurs réseaux professionnels à l’international.

3 juillet 2024 0 Commentaires
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Côte d’Ivoire Les finalistes du Prix MILA du livre francophone 2024 dévoilés
ActualitéPrix & distinctions

Côte d’Ivoire : Les finalistes du Prix MILA du livre francophone 2024 dévoilés

par La redaction 3 juillet 2024
Rédigé par La redaction

Dans un communiqué de presse de son commissaire général, Yves Arsène Kouakou, les finalistes de la 7ᵉ édition du Prix MILA du livre francophone ont été dévoilés. Cette récompense littéraire annuelle créée en 2017 s’inscrit dans le cadre du Meeting International du Livre et des Arts associés (MILA) et met en lumière des œuvres écrites en français.

Le MILA se positionne comme un carrefour de rencontres pour les acteurs du monde littéraire francophone. Cet événement annuel propose un programme varié : expositions, débats et formations. Il met particulièrement en avant les initiatives de la jeunesse.

Le Prix MILA du livre francophone vise à stimuler la créativité littéraire francophone. Cette distinction, accessible à tous les auteurs francophones, embrasse une large palette de genres littéraires, sauf la littérature jeunesse. La participation est gratuite.

Les œuvres en lice pour l’édition 2024 du Prix MILA du livre francophone

Le comité de sélection, composé d’écrivains, de journalistes et de passionnés de lecture, a retenu six ouvrages parmi trente candidatures. Ces œuvres proviennent de huit pays répartis sur trois continents. Le concours, ouvert du 3 janvier au 30 avril 2024, a attiré des participants de divers horizons. L’écrivain et critique littéraire ivoirien Erick Digbé préside le jury chargé de désigner le lauréat parmi les finalistes. 

Les finalistes de l’édition 2024 sont :

  • L’orgasme douloureux de Carmen Fifamé Toudonou (Bénin)
  • De la chaire à la chair de Boubacar Dao (Burkina Faso)
  • Soupirs de Kadiata Dicko (Burkina Faso)
  • Soukou Nyame, peau cachée, peau sacrée de Raymond Peter Torin (Guadeloupe, France)
  • Sunu Gaal Ka Ki Mas de Malik Duranty (Guadeloupe, France)
  • Changement climatique, la lourde menace sur l’Afrique de Mbaye Hadj (Sénégal)
Alvie Mouzita , Prix MILA du Livre Francophone 2023

📸 Alvie Mouzita , Prix MILA du Livre Francophone 2023

Le lauréat sera annoncé en octobre 2024 à Grand-Bassam, lors de l’ouverture du MILA. Le prix offre au gagnant un trophée, un diplôme et une invitation au MILA 2025. 

En plus du Prix MILA du livre francophone, le MILA décerne également le Prix MILA de la critique littéraire francophone. Lancé en 2023, ce prix vise à promouvoir le travail des critiques littéraires dans l’espace francophone.

Depuis sa création en 2017, le Prix MILA du livre francophone a mis en lumière des écrivains de divers horizons : 

  • 2023 : Alvie Mouzita (Congo) pour Chant pour une fleur
  • 2022 : Armel Oyama (Gabon) pour Les veuves de Bifoula
  • 2021 : Véronique Kouassi (Côte d’Ivoire) pour Esther, mémoire d’une vie
  • 2019 : Enok Ka Koné (Côte d’Ivoire) pour Confidences du silence
  • 2018 : Kadhy Bomou (Côte d’Ivoire) pour Dans le silence de mes diplômes
  • 2017 : Yann (Côte d’Ivoire) pour Asabessi
3 juillet 2024 0 Commentaires
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Lire sans se ruiner 4 astuces pour les amateurs de livres
Politiques du livre & société

Lire sans se ruiner : 4 astuces pour les amateurs de livres

par La redaction 2 juillet 2024
Rédigé par La redaction

L’accès aux livres et aux ressources littéraires peut sembler difficile lorsqu’on dispose d’un budget limité. Pour les passionnés de lecture, trouver des livres à petit prix peut parfois être un défi. Pourtant, de nombreuses options existent pour lire sans se ruiner. Voici quatre astuces pour satisfaire votre soif de lecture sans vider votre porte-monnaie.

Pour accéder aux livres avec un petit budget, il faut faire preuve de créativité et de curiosité. En combinant les différentes solutions proposées ci-dessous, les amateurs de lecture peuvent satisfaire leur passion en faisant des économies. L’important est de rester ouvert aux diverses opportunités.

1- Les bibliothèques publiques : le paradis des lecteurs économes

Les bibliothèques publiques restent la solution idéale pour lire gratuitement. Elles proposent un large choix de livres, magazines et ressources numériques. Beaucoup offrent également des services en ligne, comme le prêt d’ebooks. Cette option permet de lire même à distance, sans dépenser.

Photo LIBRARY OF AFRICA AND THE AFRICAN DIASPORA - LOATAD (Lire sans se ruiner : 5 astuces pour les amateurs de livres)

Photo LIBRARY OF AFRICA AND THE AFRICAN DIASPORA – LOATAD – GHANA

Pour en profiter pleinement, n’hésitez pas à :

  • Vous renseigner sur les conditions d’inscription, souvent gratuites pour les résidents locaux.
  • Explorer le catalogue en ligne pour réserver des ouvrages à l’avance.
  • Participer aux animations gratuites proposées par les bibliothèques (lectures, ateliers, conférences, club de lecture).
  • Utiliser les postes informatiques mis à disposition pour accéder à des ressources en ligne.

2- Le monde numérique : une mine de livres gratuits

 

Internet regorge de sites qui proposent des livres du domaine public gratuit. Project Gutenberg et Gallica sont parmi les plus connus. Ces plateformes permettent de découvrir des classiques et des œuvres moins connues. Ainsi, les amateurs de lecture peuvent dévorer des livres sans débourser un centime.

Project Gutenberg

 

Quelques conseils pour exploiter ces ressources :

  • Téléchargez les livres dans différents formats (PDF, EPUB, MOBI) pour les lire sur divers appareils.
  • Utilisez des applications de lecture gratuites comme Calibre ou Adobe Digital Editions pour gérer votre bibliothèque numérique.
  • Explorez les collections thématiques pour découvrir de nouveaux auteurs et genres littéraires.
  • N’oubliez pas de vérifier la légalité des sites de téléchargement pour éviter tout problème de droits d’auteur.

3- Lire en communauté pour lire sans se ruiner

Participer à des clubs de lecture ou des cercles d’échange de livres offre une alternative économique. Ces groupes permettent de partager et d’échanger des ouvrages entre passionnés. Cette approche favorise également les discussions enrichissantes autour des livres lus.

Pour profiter au maximum de cette option :

  • Recherchez des groupes locaux sur les réseaux sociaux ou les forums de lecture.
  • Organisez des rencontres régulières pour échanger vos impressions et vos livres.
  • Mettez en place un système de rotation des livres au sein du groupe.
  • Créez une liste de lecture commune pour découvrir de nouveaux genres et auteurs ensemble.

 

4- La chasse aux ebooks à prix réduits

 

Les librairies en ligne proposent régulièrement des ebooks gratuits ou à prix réduits. Guetter ces offres promotionnelles permet de lire des ouvrages récents à moindre coût. Cette option s’avère particulièrement intéressante pour les adeptes de la lecture numérique.

Pour ne rater aucune bonne affaire :

  • Inscrivez-vous aux newsletters des principales librairies en ligne.
  • Utilisez des sites et des applications dédiés aux promotions d’ebooks.
  • Surveillez les offres spéciales lors des périodes de soldes ou d’événements comme la rentrée littéraire.
  • Créez des alertes prix sur les livres qui vous intéressent pour être notifié des baisses de prix.

 

2 juillet 2024 0 Commentaires
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France Le Centre National du Livre (CNL) offre une bourse de séjour de 2 000 € bruts mensuels aux traducteurs étrangers
ActualitéÉdition & industrie du livre

France : Le Centre National du Livre (CNL) offre une bourse de séjour de 2 000 € bruts mensuels aux traducteurs étrangers

par La redaction 2 juillet 2024
Rédigé par La redaction

Le Centre National du Livre (CNL) met à disposition une bourse de séjour pour les traducteurs étrangers. Cette aide a pour but de soutenir la traduction d’œuvres françaises vers d’autres langues. 

La bourse offre un soutien financier de 2 000 € bruts mensuels pour une durée de un à trois mois. Ce financement permet aux traducteurs de se consacrer pleinement à leur projet en France, favorisant ainsi la qualité de leur travail.

La bourse de séjour s’adresse aux traducteurs résidant hors de France. 

Les candidats doivent avoir déjà traduit et publié un ouvrage français chez un éditeur professionnel étranger. Le projet doit concerner une traduction du français ou d’une langue de France vers une langue étrangère. Des délais de carence s’appliquent pour les précédents bénéficiaires d’aides du CNL.

Pour les candidats souhaitant obtenir une bourse du Centre National du Livre (CNL) pour la session de janvier/février 2025, le dépôt des candidatures a lieu du 22 septembre au 2 novembre 2024.

Le CNL évalue les dossiers en tenant compte de la qualité de l’œuvre originale et du projet de traduction. La difficulté du travail et la qualité de l’échantillon fourni sont également considérées. L’importance du séjour en France pour le projet, l’expérience du traducteur et la politique éditoriale de l’éditeur étranger entrent aussi en ligne de compte.

Les traducteurs sélectionnés s’engagent à effectuer leur séjour en France durant la période convenue.

Les demandes se font uniquement via le portail numérique du CNL. Le dossier de candidature doit inclure un CV, une bibliographie, un contrat de traduction, un extrait du travail en cours et divers documents justificatifs.

Toutes les informations concernant la bourse et le dépôt sa candidature sont sur le site du CNL.

 

 

2 juillet 2024 0 Commentaires
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Résidences d'écriture 2025 La Fondation Jan Michalski lance son appel à candidatures
ActualitéÉdition & industrie du livre

Résidences d’écriture 2025 : La Fondation Jan Michalski lance son appel à candidatures

par La redaction 1 juillet 2024
Rédigé par La redaction

La Fondation Jan Michalski lance son appel à candidatures pour les résidences d’écriture 2025. Les écrivains et traducteurs du monde entier ont jusqu’au 26 août 2024 à 18h pour soumettre leur dossier. Cette opportunité unique permettra aux créateurs de développer leurs projets dans un environnement propice à la création littéraire.

Bien que la priorité soit donnée aux écrivains et traducteurs, l’appel à candidatures des résidences d’écriture reste ouvert à toutes les formes d’expression écrite. Les séjours proposés sont flexibles, allant de deux semaines à trois mois, pour permettre aux résidents de choisir la durée qui convient le mieux à leur projet.

Les candidats intéressés par les résidences d’écriture 2025 peuvent soumettre leur dossier en ligne du 24 mai à 9h au 26 août 2024 à 18h. La Fondation Jan Michalski a mis en place un formulaire en ligne pour faciliter le processus de candidature. Les dossiers doivent être rédigés en anglais ou en français. Toutefois, les extraits de publications ou de projets d’écriture peuvent être joints dans n’importe quelle langue.

Un délai de trois mois est donc imparti pour préparer et déposer les dossiers en ligne. Il est important de noter que seuls les dossiers complets seront examinés par un comité. Les résultats de la sélection seront annoncés en décembre 2024. Les premiers résidents sélectionnés pourront commencer leur séjour dès février 2025. 

À propos de la Fondation Jan Michalski

Résidences d'écriture à la Fondation Jan Michalski

© Leo Fabrizio

La Fondation Jan Michalski est une institution culturelle suisse dédiée à l’écriture et à la littérature, située à Montricher dans le canton de Vaud en Suisse. Fondée en 2004 par Vera Michalski en mémoire de son mari Jan Michalski.

Située au pied du Jura suisse, la fondation offre un environnement naturel propice à la création littéraire. Elle est ouverte au public, et permet ainsi aux visiteurs de découvrir ce lieu unique dédié à l’écriture et à la littérature.

Au cœur de la fondation se trouve la Maison de l’écriture, conçue par les architectes Vincent Mangeat et Pierre Wahlen, qui se distingue par ses cent colonnes de béton blanc. Elle abrite plusieurs espaces :

  • Une bibliothèque multilingue de 80 000 volumes, organisée sur cinq niveaux correspondant aux différentes langues.
  • Un auditorium de 100 places.
  • Une salle d’exposition.
  • Un café littéraire.
  • La résidence d’écrivains

L’un des espaces les clés de la fondation est sa résidence d’écrivains, ajoutée en 2017, qui a accueilli des auteurs tels que Louis-Philippe Dalembert (Haïti), Yvonne Adhiambo Owuor (Kenya) ou encore la traductrice littéraire Sika Fakambi (France).

La Fondation Jan Michalski contribue aussi à la promotion de la littérature à travers d’autres initiatives, notamment l’attribution du Prix Jan-Michalski de littérature.

Pour soumettre sa candidature, cliquez ici.

Plus de détails sur la résidence, visitez le site web de la fondation.

 

1 juillet 2024 0 Commentaires
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Appel à candidatures pour une résidence en 2025 auteurs, vous avez jusqu’au 8 juillet 2024 pour postuler
ActualitéÉdition & industrie du livre

Appel à candidatures pour une résidence d’auteur en 2025 : auteurs, vous avez jusqu’au 8 juillet 2024 pour postuler

par La redaction 1 juillet 2024
Rédigé par La redaction

La résidence d’auteur « À l’est » lance un appel à candidatures pour une résidence de deux mois au printemps 2025. Cette opportunité s’adresse aux auteurs et autrices travaillant sur des histoires vraies. La résidence se déroulera à Henrichemont en France entre le 21 avril et le 30 juin 2025.

« À l’est » est une résidence d’auteur créée en 2022 à Henrichemont en France, spécialisée dans les écritures du réel. Elle offre aux auteurs un espace de travail et un accompagnement à l’écriture, ainsi qu’une bourse mensuelle de 2175 € brut (environ 1800 € net).

En échange, les auteurs s’engagent à participer à des activités sur le territoire, telles que des rencontres en médiathèques ou en librairies, et des ateliers d’écriture. Ces activités ne dépasseront pas 30 % du temps de résidence et seront définies en concertation avec l’auteur retenu.

Conditions de candidature de la résidence d’auteur

Pour être éligible, les candidats doivent :

  • Travailler sur des histoires vraies destinées à une forme livresque (récit de non-fiction, bande dessinée, ouvrage pour la jeunesse, roman inspiré du réel).
  • Avoir un projet d’écriture en cours.
  • Être prêts à partager leur pratique et leur travail de création avec le public.
  • Écrire en langue française.
  • Avoir publié au moins un ouvrage en langue française à compte d’éditeur, à plus de 500 exemplaires, depuis moins de cinq ans, par une maison d’édition ayant publié plus de trois auteurs différents.

Le dossier de candidature doit comprendre :

  • Une lettre de motivation (1 page max.) expliquant l’utilité de la résidence pour le candidat.
  • Une présentation du projet d’écriture (2 pages max).
  • Un extrait du projet en cours.
  • Un CV mentionnant les prix, bourses et résidences déjà réalisés ainsi que les activités de médiation menées.
  • Un PDF (ou un envoi postal) d’un des ouvrages précédents.

Les dossiers doivent être envoyés par e-mail à a.lest.residence@gmail.com avant le 8 juillet 2024 à 18h.

Calendrier des candidatures

Les dates clés pour le processus de candidature pour la résidence d’auteur sont les suivantes :

  • 22 mai 2024 : ouverture des candidatures.
  • 8 juillet 2024 à 18h : date limite de dépôt des candidatures.
  • 29 juillet 2024 : présélection de cinq candidatures.
  • 26 août 2024 : entretiens avec les cinq candidats présélectionnés (en visio), avec un jury de professionnels du livre.
  • 30 août 2024 : annonce de la candidature retenue.

La réalisation de la résidence est soumise à l’acceptation du projet par Ciclic, l’agence pour le livre et l’image de la région Centre-Val de Loire. La réponse définitive sera connue en décembre 2024.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter les pages Instagram et Facebook de la résidence

https://www.instagram.com/a.lest.residence/

https://www.facebook.com/profile.php?id=100083200521128

ou envoyer un e-mail à a.lest.residence@gmail.com.

 

1 juillet 2024 0 Commentaires
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Italie Hamedine Kane clôture sa résidence à la Villa Médicis avec les Rencontres Pan-africaines
ActualitéÉvénements

Italie : Hamedine Kane clôture sa résidence à la Villa Médicis avec les Rencontres Pan-africaines

par Acèle Nadale 1 juillet 2024
Rédigé par Acèle Nadale

La Villa Médicis a accueilli les Rencontres Pan-africaines les 24 et 25 juin 2024. Cet événement a marqué la fin de la résidence de l’artiste Hamedine Kane. 

L’héritage des Congrès historiques

Premier congrès international des écrivains et artistes noirs

©Présence africaine

Les Rencontres Pan-africaines de 2024 s’inscrivent dans la lignée directe des Congrès des écrivains et artistes noirs de 1956 (Paris) et 1959 (Rome). Le premier Congrès international des écrivains et artistes noirs s’est tenu à Paris du 19 au 22 septembre 1956, à l’initiative d’Alioune Diop et de la revue Présence africaine. Ce congrès a joué un rôle important dans le mouvement d’émancipation des peuples noirs et dans la reconnaissance de leurs cultures à l’échelle mondiale.

Ces événements historiques avaient rassemblé des figures emblématiques telles que Richard Wright, Aimé Césaire, Frantz Fanon, et Cheikh Anta Diop, posant les jalons d’une réflexion profonde sur l’identité et la culture africaines dans un contexte postcolonial.

La vision de Hamedine Kane

Hamedine Kane, né en 1983 en Mauritanie, est un artiste et réalisateur sénégalais. Son travail, présenté dans diverses biennales internationales, explore l’exil, l’errance et l’héritage postcolonial africain. À la Villa Médicis, Hamedine Kane a mené un projet de recherche sur trois écrivains afro-américains exilés à Paris dans les années 1940 : Richard Wright, Chester Himes et James Baldwin. 

Son approche combine enquête spéculative et collecte de témoignages pour étudier le « roman de protestation » et l’expérience de ces auteurs, ce qui s’inscrit dans la continuité de son exploration des thèmes d’identité et d’héritage culturel afro-descendant.

Hamedine Kane à l’origine de cet événement, a conçu ces rencontres comme le point culminant de sa résidence à la Villa Médicis. Il a transformé son atelier en un véritable laboratoire de création et de réflexion, un espace pour la production de nouveaux récits sur la présence afro-descendante. Son initiative a permis de tisser des liens entre le passé et le présent, tout en ouvrant des perspectives pour l’avenir.

Une constellation d’intellectuels et d’artistes aux Rencontres Pan-africaines

Une constellation d'intellectuels et d'artistes aux Rencontres Pan-africaines

L’événement a réuni un panel impressionnant de personnalités du monde culturel africain et de sa diaspora, parmi lesquelles :

  • Ntone Edjabe : Écrivain, DJ et fondateur du magazine Chimurenga
  • Sarah Frioux-Salgas : Représentante du Musée du quai Branly, Paris
  • Franck Hermann Ekra : Critique d’art
  • Marie Hélène Pereira : Conseillère en conservation, RAW Material Company
  • Bonaventure Soh Bejeng Ndikung : Conservateur et écrivain
  • Maboula Soumahoro : Universitaire, Université de Tours
  • Ramata-Toulaye Sy : Réalisatrice
  • Justin Randolph Thompson : Co-fondateur et directeur de Black History Month Florence
  • Marie-Cécile Zinsou : Fondatrice de la Fondation Zinsou, Ouidah

Jour 1 : Conférence de Mohamed Mbougar Sarr (24 juin, 18h-20h)

Le Grand Salon de la Villa Médicis a accueilli une conférence animée par Mohamed Mbougar Sarr, lauréat du prix Goncourt 2021 pour son roman La plus secrète mémoire des hommes. Accompagné d’Eliana Văgălău, maîtresse de conférences à l’Université Loyola Chicago, Mbougar Sarr a exploré les thèmes de l’exil et de la circulation transnationale.

Points clés de la conférence :

  • L’exil comme « école du regard »
  • La continuité et la filiation avec les Congrès historiques de Paris et Rome
  • Le désir de transcender les frontières pour créer une communauté intellectuelle panafricaine
  • Les perspectives pour le continent africain et ses diasporas

Jour 2 : Projection et débat (25 juin, 18h-20h)

La Salle Michel Piccoli a été le théâtre de la projection du documentaire « L’argent, la liberté, une histoire du Franc CFA » de la réalisatrice Katy Léna Ndiaye. Ce film, qui explore l’histoire complexe et controversée du franc CFA, a servi de point de départ à un débat animé.

Points clés du film et du débat :

  • L’héritage colonial du franc CFA et son impact sur les économies africaines
  • Le rôle central de la France dans le système monétaire de ses anciennes colonies
  • Les raisons pour lesquelles 14 États conservent encore cette monnaie
  • Les perspectives de réforme ou d’abandon du franc CFA

Ces Rencontres Pan-africaines ont été un moment fort de réflexion et d’échange sur l’héritage culturel africain. Elles ont offert une plateforme pour discuter des enjeux contemporains du continent et de sa diaspora.

1 juillet 2024 0 Commentaires
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Jaspage- mot de la semaine
Le mot de la semaine

Jaspage : Mot de la semaine

par Chrystelle Ngoulou 1 juillet 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le mot de la semaine du 1ᵉʳ au 7 juillet 2024 est Jaspage.

Le jaspage est une technique décorative appliquée aux livres, particulièrement populaire dans le domaine de la romance.

Cette méthode consiste à embellir les tranches d’un livre en y appliquant des couleurs vives et des motifs pour lui donner un aspect unique et original. Plus précisément, le jaspage vise à reproduire l’apparence du jaspe, une pierre semi-précieuse, en mélangeant différentes couleurs. Cette technique peut varier considérablement en termes de motifs et de couleurs, ce qui permet de créer des designs très variés et personnalisés pour chaque ouvrage.

Cette technique peut être appliquée sur les trois tranches du livre : la tranche de tête, la tranche de gouttière et la tranche de queue.

Le jaspage est devenu une tendance importante dans l’édition, notamment pour les livres de romance, car il permet de transformer un simple livre en un « beau livre » avec une apparence plus soignée et attrayante. Cette technique ajoute une dimension visuelle et tactile à l’expérience de lecture, rendant le livre plus attrayant avant même que le lecteur ne commence à lire l’histoire.

L’intérêt pour le jaspage s’est accru ces dernières années, avec de nombreux lecteurs et collectionneurs appréciant l’esthétique unique que cette technique apporte aux livres.

Vidéo DIY de jaspage de couvertures de livre

1 juillet 2024 0 Commentaires
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Sadie Peterson Delaney, une pionnière de la bibliothérapie
Portraits

Sadie Peterson Delaney, une pionnière de la bibliothérapie

par Chrystelle Ngoulou 28 juin 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Dans les années 1920, Sadie Peterson Delaney, originaire de Rochester, arpentait les couloirs d’un hôpital pour vétérans, un chariot de livres à la main. Cette bibliothécaire passionnée ne se doutait pas qu’en offrant des ouvrages aux soldats blessés, elle posait les jalons de la bibliothérapie. Son approche novatrice qui utilise la lecture comme outil de guérison, allait transformer la vie des vétérans et révolutionner les services de bibliothèque hospitaliers aux États-Unis.

Origines anciennes de la bibliothérapie

La bibliothérapie est une méthode thérapeutique qui utilise la lecture et les livres comme outils pour favoriser le bien-être psychologique et émotionnel. Cette méthode repose sur l’idée que la lecture peut aider les individus à mieux comprendre leurs propres émotions, à trouver des solutions à leurs problèmes et à améliorer leur bien-être mental et émotionnel.

L’idée que la lecture peut avoir des effets thérapeutiques remonte à l’Antiquité. Dans l’Égypte ancienne, les bibliothèques étaient parfois appelées « pharmacies de l’âme ». De même, les Grecs anciens considéraient la bibliothèque de Thèbes comme un « Lieu de guérison de l’âme ». 

Durant le Moyen Âge, la lecture de textes religieux était souvent prescrite pour le réconfort spirituel et émotionnel. Au 13ᵉ siècle, l’hôpital Al-Mansur au Caire utilisait la lecture du Coran comme thérapie.

Le terme « bibliothérapie » a été inventé en 1916 par Samuel McChord Crothers et a marqué le début de la reconnaissance formelle de cette pratique. Dans les années 1930, les bibliothécaires commencent à se former à la bibliothérapie, le début d’une professionnalisation et d’une structuration de la méthode.

 

Développement de la Bibliothérapie après la Seconde Guerre mondiale

Après la Seconde Guerre mondiale, la bibliothérapie est de plus en plus utilisée pour aider les vétérans qui souffrent de traumatismes psychologiques. Son expansion dans divers domaines tels que la psychologie, l’éducation et le travail social montre sa polyvalence et son adaptabilité. Cette période voit également l’intégration de la bibliothérapie dans des approches thérapeutiques plus larges.

La fin du 20ᵉ siècle et le début du 21ᵉ siècle marquent une reconnaissance croissante de la bibliothérapie comme méthode thérapeutique complémentaire. Le développement de la recherche scientifique sur son efficacité contribue à sa légitimité et à son adoption dans des thérapies cognitivo-comportementales et autres approches modernes. La bibliothérapie est désormais vue comme un outil pour le traitement de divers problèmes de santé mentale.

Les contributions de Sadie Peterson Delaney à la bibliothérapie

L’Hôpital des Vétérans de Tuskegee aux USA a été fondé en 1923 pour fournir des soins médicaux aux vétérans afro-américains. À cette époque, la ségrégation raciale aux États-Unis exigeait que les vétérans noirs ne recevaient pas les mêmes soins que leurs homologues blancs.

Sadie Peterson Delaney a commencé sa carrière en travaillant dans diverses bibliothèques publiques, après avoir obtenu un diplôme en bibliothéconomie de la New York Public Library School en 1920.  Elle a rapidement remarqué le pouvoir de la lecture pour améliorer le bien-être des individus. 

En 1924, Sadie Peterson Delaney est nommée bibliothécaire en chef de l’Hôpital des Vétérans de Tuskegee.  Elle développe alors des programmes de bibliothérapie pour aider les vétérans de la Première Guerre mondiale à surmonter leurs traumatismes.

Ces programmes de bibliothérapie innovants pour les vétérans qui souffraient de troubles mentaux et physiques utilisent la lecture comme un moyen de réhabilitation et de réconfort. Les programmes de lecture sont personnalisés, adaptés aux besoins spécifiques des patients, comme l’enseignement du braille aux patients non voyants.

Une variété de textes, y compris des romans, des biographies, des livres d’histoire et des textes religieux, sont utilisés pour aider les patients à trouver du sens, à se divertir et à se réhabiliter.

Sadie Peterson Delaney a également organisé des clubs de lecture, des discussions de groupe et des activités artistiques liées à la lecture pour encourager l’interaction sociale et la guérison. Son travail à Tuskegee a été largement reconnu pour son efficacité et son innovation, faisant d’elle une pionnière dans l’utilisation de la bibliothérapie dans un contexte hospitalier.

Dans sa volonté de promotion de la lecture comme outil thérapeutique, elle a formé de nombreux professionnels de la santé et bibliothécaires en partageant ses méthodes et ses pratiques pour élargir l’utilisation de la bibliothérapie à travers les États-Unis. En 1952, elle a reçu le prix Marguerite deAngeli de l’American Library Association pour son travail exceptionnel en bibliothérapie.

Sadie Peterson Delaney a occupé le poste de bibliothécaire en chef à l’Hôpital des Vétérans de Tuskegee en Alabama, jusqu’à sa retraite en 1958.

De nos jours, la bibliothérapie est une pratique dynamique et multiculturelle

La bibliothérapie de nos jours est une pratique dynamique et diversifiée, intégrée dans de nombreux aspects des soins de santé mentale, de l’éducation et du développement personnel. L’avènement des e-books, des livres audio et des applications de lecture ont rendu la bibliothérapie plus accessible à un public plus large. 

Une des tendances récente par exemple est la bibliothérapie multiculturelle qui reconnait l’importance des contextes culturels dans l’application de cette méthode. Des œuvres d’auteurs de différentes cultures sont intégrés pour résonner avec les expériences et les histoires personnelles des lecteurs. 

28 juin 2024 0 Commentaires
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La parole aux négresses - Interview Ndèye Fatou Kane
Interviews

Ndèye Fatou Kane : “ « La parole aux négresses » peut servir de base pour continuer la lutte féministe”

par Acèle Nadale 27 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

À l’occasion de la réédition de l’essai La parole aux négresses par les éditions Saaraba au Sénégal, Ndèye Fatou Kane nous accorde cet entretien dans lequel elle évoque son rôle de préfacière.  Ndèye Fatou Kane, écrivaine et militante féministe sénégalaise, est chercheuse en sociologie du genre à l’Université de Paris et doctorante sur les masculinités et les médias. Lauréate du Prix de la Jeunesse des moins de 35 ans des pays francophones en 2018, elle a publié plusieurs ouvrages, dont le roman Le Malheur de vivre (2014) et l’essai Vous avez dit féministe ? (2018).

La parole aux négresses, ouvrage fondateur du féminisme africain, écrit par Awa Thiam et paru initialement en 1978, occupe selon Ndèye Fatou Kane une place centrale dans la lutte pour les droits des femmes sur le continent. La préfacière souligne l’importance de ce texte qui, pour la première fois, donnait la parole aux femmes africaines sur des sujets souvent tabous. La parole aux négresses aborde sans détours des thématiques telles que les mutilations génitales féminines, la polygamie et les diverses formes de discrimination de genre.

Dans cette interview, Ndèye Fatou Kane revient sur les thématiques pérennes de ce livre et les contextualise dans notre époque. Elle aborde également l’évolution du langage dans le contexte féministe, les défis actuels des femmes africaines, et la nécessité de maintenir une solidarité internationale tout en respectant les spécificités des luttes locales.

À travers cet échange, Ndèye Fatou Kane révèle l’impact durable de La Parole aux Négresses et souligne l’importance de continuer à amplifier les voix des femmes africaines dans leur quête d’égalité et de justice. Cette discussion offre un aperçu de la réflexion d’une figure émergente du féminisme africain.

Dans votre préface, vous avez évoqué la discrétion médiatique entourant Awa Thiam. Avez-vous eu l’opportunité de la rencontrer en personne et d’échanger directement avec elle sur son travail ?

Ma rencontre avec Awa Thiam a lieu avec la publication de Vous avez dit féministe ? (Ed. l’Harmattan, 2018), mon essai publié en 2018 sur la question féministe dans une perspective africaine. J’entends parler de La parole aux négresses à ce moment, et grande fut ma surprise de n’avoir jamais entendu ou même lu un article parlant d’Awa Thiam. Une amie m’a mis le livre entre les mains, et je ne la remercierai jamais assez pour ça, car à partir de là, une relation s’est développée avec le travail pionnier d’Awa Thiam. 

Vous avez dit féministe ? ayant été écrit sous le prisme intertextuel féministe, j’ai réinterrogé Une si longue lettre de Mariama Bâ, Nous sommes tous des féministes de Chimamanda Adichie, Le Deuxième Sexe de Simone De Beauvoir, et enfin La parole aux négresses d’Awa Thiam. 

Cette première rencontre faite, je redécouvre son travail lorsque je commence mes études en sociologie du genre à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) en France en 2018. Le séminaire Introduction à l’intersectionnalité que j’ai suivi durant cette première année, me fait redécouvrir le travail d’Awa Thiam. 

En étudiant cette théorie (juridique à la base) qu’est l’intersectionnalité et en lisant le travail de Bell Hooks, Kimberlé Crenshaw, Patricia Hill Collins, et dans une moindre mesure d’Angela Davis, et en la comparant avec celui d’Awa Thiam, je me rends encore une fois compte de l’avant-gardisme de La parole aux négresses, car le croisement des oppressions que subissent les femmes africaines d’un point de vue genré, social, intime et politique que relate Awa Thiam dans son livre sont le point de départ de l’intersectionnalité telle que reprise aujourd’hui. À la parution de Vous avez dit féministe ? les mots d’encouragement d’Awa Thiam résonnent encore en moi, et font transparaître la sororité telle que nous les féministes l’entendons.

Votre rencontre avec Awa Thiam et la découverte de son œuvre semblent avoir eu un impact profond sur votre parcours. En parlant de cet impact, quels aspects de La parole aux négresses, initialement écrit en 1978, résonnent encore fortement en vous aujourd’hui et pourquoi ?

La parole aux négresses, à bien des égards, est un ouvrage encore fortement actuel. Si je prends l’exemple des mutilations génitales féminines (un chapitre entier est dédié à la clitoridectomie et à l’infibulation dans La parole aux négresses), et la triste actualité autour de la possible re légalisation de cette pratique en Gambie, alors qu’Awa Thiam, avec les récits de vie effectués, donnait la parole aux victimes qui ont parlé sans fards des conséquences physiques et psychiques sur leurs corps de ces pratiques. S’y ajoute la polygamie, qui, prise dans un contexte musulman, est une pratique répandue jusqu’à présent, alors que souvent, on oublie de demander le consentement des femmes à qui on emmène des coépouses.

Si on met côte à côte ces deux pratiques avilissantes, on se rend compte que malgré les avancées, le plaidoyer et la conscientisation politique des femmes africaines, les oppressions ont la peau dure.

Avec l’évolution des normes langagières, l’utilisation de certains termes comme « Négresse », dans les œuvres du passé, jugés aujourd’hui  désuets, offensants ou discriminatoires, soulève des questionnements. Quelle est votre perspective sur l’évolution du langage des œuvres du passé à la lumière des normes actuelles ? Cette problématique se pose d’autant plus pour vous qui avez choisi d’utiliser l’écriture inclusive, signe d’ouverture aux normes actuelles, dans votre préface portant sur une œuvre du passé.

En tant que préfacière, il est de mon rôle de non seulement donner envie aux futur.es lecteur.ices de (re) découvrir La parole aux négresses, mais aussi d’user de mon œil d’aujourd’hui pour parler du livre sous un prisme contemporain. Aujourd’hui, l’écriture inclusive est une problématique que l’on ne pourrait séparer des revendications féministes. En Europe déjà, les féministes se battent pour la normalisation de l’écriture inclusive, mais il y a des stratégies de résistance face à la féminisation dans le langage. Sur le continent africain, même si nous, féministes africaines, sommes averties sur cette façon d’écrire et de parler, elle n’est pas encore totalement inscrite dans nos pratiques.

L’écriture inclusive, qui se positionne contre le neutre générique universel, replace les femmes dans une langue française qui les englobe de manière faussement neutre, et veille à les inclure comme agentes historiques. Partant du postulat que les usages langagiers participent aux représentations sociales, il m’a semblé important d’écrire ma préface en usant de l’écriture inclusive. Lorsque j’écrivais Vous avez dit féministe ? mon premier texte sur la question, il y a des problématiques auxquelles je n’étais pas encore confrontée et sur lesquelles je n’avais pas encore réfléchi. Vu que c’était mon premier ouvrage féministe et que cette idéologie politique qu’est le féminisme fluctue et évolue, elle a grandi et m’a permis d’asseoir mon positionnement de façon militante, mais aussi théorique…

Dans votre préface, vous évoquez le paradoxe du silence dans La Parole aux Négresses. Vous parlez du silence des femmes comme un “sous-texte” important de l’ouvrage. Avez-vous un exemple marquant de ce silence et pensez-vous que le silence est toujours présent aujourd’hui dans les luttes féministes africaines ?

Contrairement au titre et à la démarche de l’ouvrage qui donnent la parole à ces femmes invisibilisées et souffrant de toutes sortes d’oppressions dans leur sphère intime, le silence est une problématique qui plane sur le livre. La prise de parole constitue un rempart contre ce silence. Awa Thiam en parle justement avec cet extrait :

«Prendre la parole pour faire face. Prendre la parole pour dire son refus, sa révolte. Prendre la parole agissante. Parole-action. Parole subversive. Agir-agir-agir, en liant la pratique théorique à la pratique-pratique . 

Awa Thiam a donné la parole à ces femmes pour qu’elles puissent avoir leurs mots simples, nommer leurs vécus et faire une analyse réflexive dessus. Témoignant sous leur vrai nom ou requérant l’anonymat, la prise de parole est hésitante, balbutiante… Il est permis de remarquer dans la partie Les mots des négresses que, lorsque les cercles de parole initiés par Awa Thiam sont faits en mixité, la parole des femmes a du mal à se faire entendre, car ployant encore sous le poids de la domination masculine.

Aujourd’hui, malgré les grandes avancées et les acquis arrachés parfois au prix de décennies de luttes, les stratégies de silenciation des féministes sur le continent continue de perdurer avec des moyens aussi divers que variés : les gouvernements, les lobbys religieux, les stratégies antiféministes et antigenre … C’est pourquoi il est vital que nos voix se fassent entendre.

Quels étaient vos principaux objectifs en écrivant la préface de cette réédition ? Quels messages essentiels souhaitiez-vous transmettre aux nouvelles générations de lecteurs et lectrices ?

Je remercie les éditions Saaraba qui ont pensé à moi pour écrire la préface de cette nouvelle édition de La parole aux négresses, et je les remercie également de m’avoir laissé carte blanche pour celle-ci. Mon activisme autour de ce livre a bien fini par payer, car depuis plusieurs années, je fais un plaidoyer pour que Awa Thiam soit lue et mieux connue. Grande donc a été ma fierté et ma gratitude de contribuer à la seconde vie du livre.

L’objectif principal consistait à donner envie de découvrir ou redécouvrir le large travail scientifique d’Awa Thiam, qui, il y a quarante-six ans, avec sa triple casquette de femme africaine, anthropologue et féministe, avait effectué un travail d’enquête inédit couvrant plusieurs pays d’Afrique pour redonner la parole à des femmes africaines pour qu’elles puissent faire une analyse réflexive sur elles-mêmes, loin des canaux racistes et condescendants de la recherche coloniale.

Quels sont les points fondamentaux de divergence les plus significatifs entre le féminisme africain et les mouvements féministes globaux selon vous ?

Il faudrait parler des féminismes africains, car il y a autant de féminismes que de pays africains. C’est comme lorsqu’on parle du sud global, en opposition à un nord global. Les féminismes africains sont aussi divers que variés. Si l’on prend en compte l’Afrique lusophone, anglophone, puis francophone, qui est la zone qui m’intéresse, on pourra voir que les spécificités sociétales ne sont pas les mêmes.

Ce qui est intéressant à observer, c’est que depuis quelques années, les jeunes générations féministes africaines se sont organisées et parlent d’une même voix ; ce qui donne plus de force à leurs plaidoyers et leur offre des stratégies de résistance collectives face aux violences machistes. Je peux citer le Réseau des féministes du Sénégal, le Collectif des féministes du Sénégal, la Ligue féministe ivoirienne, le Réseau des jeunes féministes d’Afrique Centrale…

S’il y a des points de convergence parmi tous ces mouvements féministes, il consisterait dans la lutte contre le patriarcat, qui est l’entité la mieux partagée. Ce même patriarcat qui se déploie dans l’espace public, au niveau des organisations gouvernementales, dans l’espace intime… En opposition, les points de divergence qui existeraient entre les féministes en Afrique face au reste du monde réside dans la volonté de décoloniser les savoirs et pratiques féministes. Comme le dit Fatou Sow, « Il faut sortir de la rhétorique de la femme africaine à sauver, car nous n’avons attendu personne pour décoloniser depuis trente ans ». Les féministes blanches devraient appliquer cette sororité tant chantée, mais qui demeure uniquement discursive pour l’instant. Car les féministes africaines réfléchissent sur elles-mêmes et par elles-mêmes depuis des décennies. Un livre tel que La parole aux négresses en est un exemple pertinent.

Vous parlez de l’importance de la solidarité internationale dans les luttes féministes. Comment peut-on renforcer cette solidarité sans effacer les spécificités des luttes locales ?

Une femme, où qu’elle puisse être dans le monde, quelles que soient les oppressions et les violences subies, recevra de l’empathie et du soutien de la part de ses sœurs. Et encore plus dans le cadre d’une idéologie politique telle que le féminisme. Cette solidarité transnationale ne devrait pas nier les spécificités à chaque continent, chaque pays. Comme je l’ai dit plus haut, il faut que chaque sphère féministe parte d’elle-même pour s’étendre vers le monde, car sinon nous serions dans des velléités sororales pour performer uniquement, sans aucun fondement derrière.

Quels défis actuels des femmes africaines, qu’elles soient sur le continent ou en diaspora, vous semblent les plus urgents à aborder, et comment La Parole aux Négresses peut-elle encore servir de guide dans ces luttes ?

Le défi principal pour les féministes africaines consiste à faire entendre leurs voix, vaille que vaille. Que ce soit dans les sphères militantes ou académiques, nous faire entendre est crucial, voire vital. L’un des points importants que je trouve bénéfique avec la réédition de La parole aux négresses, c’est que les nouvelles générations pourront relire Awa Thiam et se rendre compte qu’il y a des textes comme La parole aux négresses qui peuvent encore servir de base pour continuer la lutte, qui est une lutte au long cours pour arriver à cette égalité femmes-hommes qui sous-tend l’idéologie féministe. De plus, avec les replis identitaires et nationalistes, sous couvert d’extrême religiosité, les droits des femmes sont les premiers à être fragilisés. Et rien que pour ça, la résistance doit s’opérer de tout bord pour que nous puissions continuer à être audibles. La postérité nous remerciera.

Ndèye Fatou Kane

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27 juin 2024 0 Commentaires
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Fête Africaine à Port Maillard
ActualitéÉvénements

Fête Africaine à Port Maillard : Emmanuel DONGALA, Dieudonné NIANGOUNA et Guy-Alexandre SOUNDA à la 10e édition les 6 et 7 juillet

par La redaction 27 juin 2024
Rédigé par La redaction

La 10ᵉ édition de la fête africaine se tiendra les 6 et 7 juillet à Port Maillard, La Daguenière. Cet événement culturel, organisé par l’association Zenga Zenga, promet une immersion dans la culture africaine avec une riche programmation de spectacles, concerts et ateliers.

Cette année, la fête africaine accueillera trois figures importantes de la littérature et du théâtre africains.

Emmanuel DONGALA, écrivain et chimiste congolais, est reconnu pour ses œuvres traitant des enjeux sociaux et politiques en Afrique. Parmi ses livres marquants, on trouve La Sonate à Bridgetower et Johnny Chien Méchant. DONGALA participera à une rencontre et une séance de dédicaces lors de la Fête Africaine.

Dieudonné NIANGOUNA, dramaturge, metteur en scène et acteur congolais, est une figure influente du théâtre contemporain africain. Son travail explore les thèmes de la violence, de la mémoire et de l’identité. NIANGOUNA proposera une lecture musicale durant l’événement.

Guy-Alexandre SOUNDA, auteur de Confessions d’une sardine sans tête, se distingue par son approche satirique des réalités sociales et politiques congolaises. Il animera un atelier d’écriture dont les textes seront lus pendant la Fête Africaine.

La Fête Africaine offrira une palette d’activités diversifiées. Les visiteurs pourront profiter de spectacles, concerts, ateliers et d’un marché. L’événement promet des moments d’échange et de partage autour des arts africains.

L’association Zenga Zenga, l’organisateur de la fête africaine, est une association culturelle basée à La Daguenière. Elle se donne pour mission de promouvoir la culture africaine à travers le théâtre et des actions socioculturelles. L’association se présente comme un outil culturel au service du développement économique des personnes les plus démunies.

Pour plus d’informations sur cet événement culturel africain et les activités de l’association Zenga Zenga, n’hésitez pas à contacter les organisateurs.

Quelques informations pratiques : 

– Dates : samedi 6 et dimanche 7 juillet 2024
– Lieu : Port Maillard, La Daguenière
– Contact : Elise Lallier M’Boussi – 02 53 61 42 84 ou 06 95 29 06 78

27 juin 2024 0 Commentaires
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Salon du Livre et de la Presse Jeunesse en France Appel aux illustrateurs pour le 40e anniversaire
ActualitéÉdition & industrie du livreÉvénements

Salon du Livre et de la Presse Jeunesse en France : Appel aux illustrateurs pour le 40ᵉ anniversaire

par La redaction 27 juin 2024
Rédigé par La redaction

Le Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis lance un appel à candidatures exceptionnel pour célébrer les 40 ans du Salon du Livre et de la Presse Jeunesse. Cet événement majeur dans le domaine de la littérature jeunesse se tient chaque année en Seine-Saint-Denis.

L’appel s’adresse spécifiquement aux illustrateurs et illustratrices de littérature et de bande dessinée jeunesse. L’objectif est de créer une œuvre originale qui sera utilisée pour la communication visuelle du 40ᵉ anniversaire du salon. L’image devra être sur le thème : « Valoriser l’acte de lire comme espace de déploiement de l’imaginaire, vecteur de découvertes et de rencontres. ».

Cette initiative offre une chance unique aux artistes du domaine de la littérature jeunesse de contribuer à cet événement culturel.  L’œuvre sélectionnée bénéficiera d’une large diffusion et sera exposée lors du salon.

Ce salon est devenu au fil des ans un rendez-vous incontournable pour les professionnels et les amateurs du genre. Chaque année, il attire des milliers de visiteurs et met en lumière les talents émergents et confirmés de l’illustration jeunesse.

Les illustrateurs intéressés par cet appel à candidatures pour le 40ᵉ anniversaire du Salon du Livre et de la Presse Jeunesse sont invités à consulter les conditions détaillées sur le site officiel du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis.

 

 

 

27 juin 2024 0 Commentaires
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Romans policiers pour l'été 2024 (1)
Listes de livres

5 romans policiers d’auteurs africains et afrodescendants qui vous cloueront au transat

par Chrystelle Ngoulou 27 juin 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Les vacances approchent à grands pas ! C’est le moment idéal pour une évasion totale loin du quotidien. Amateurs de grands frissons, de résolution de mystères ou encore d’évasion, nous avons sélectionné cinq romans policiers parus en 2024 qui vous entraîneront dans des aventures passionnantes.

Des tréfonds de l’Amérique, aux îles caribéennes, en passant par les villes occidentales bouillonnantes, ces romans seront les compagnons de choix de vos vacances.

Découvrez des romans policiers ancrés dans des drames sociaux, des défis identitaires, des quêtes de justice et de rédemption, qui explorent également les dynamiques sociopolitiques africaines contemporaines. 

Belle lecture !

1- Le Sang des innocents de S. A. Cosby

Romans policiers : Le Sang des innocents de S. A. Cosby

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 » Le roman noir a un avenir, et cet avenir s’appelle S. A. Cosby. «  Dennis Lehane

Le Sud n’a pas changé. Ce constat, Titus Crown y est confronté au quotidien. Ancien agent du FBI, il est le premier shérif noir à avoir été élu à Charon, la terre de son enfance. Si son élection a fait la fierté de son père, elle a surtout provoqué la colère des Blancs, qui ne supportent pas de le voir endosser l’uniforme, et la défiance des Noirs, qui le croient à la solde de l’oppresseur. Bravant les critiques, Titus tente de faire régner la loi dans un comté rural frappé par la crise des opioïdes et les tensions raciales. Jusqu’au jour où Latrell, un jeune Noir, tire sur M. Spearman, le prof préféré du lycée, avant de se faire abattre par la police. Fanatisme terroriste, crient les uns. Énième bavure policière, ripostent les autres. À mesure que les dissensions s’exacerbent, Titus se retrouve lancé dans une course contre-la-montre pour découvrir la vérité.
Chez Sonatine, on ne dira jamais qu’on a un favori, et que son nom est S. A. Cosby. En trois romans, l’auteur s’est imposé comme une voix incontournable et un maître incontestable du thriller américain. Après Les Routes oubliées (prix Nouvelles voix du polar) et La Colère, Le Sang des innocents vient confirmer son talent pour les intrigues denses et sous pression, les personnages déchirés, et son regard remarquablement lucide sur l’Amérique et les dépossédés qu’elle coule dans son sillage. 

 

2- Là où gisent les endormies de Faridah Àbíké-Íyímídé

Là où gisent les endormies de Faridah Àbíké-Íyímídé

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Des secrets hantent ces couloirs obscurs…

Sade Hussein intègre la prestigieuse Académie Alfred Nobel après avoir été scolarisée à domicile toute sa vie. Bien que la malchance l’ait toujours
accompagnée, elle ne s’attend pas pour autant à ce que sa nouvelle colocataire, Elizabeth, disparaisse après sa première nuit à l’internat. Alors que les rumeurs à son égard vont bon train, Sade attire l’attention de la Satanée Trinité, un trio de filles populaires et énigmatiques. Entre en apprendre plus sur elles et rattraper son retard en classe, Sade a déjà beaucoup de pain sur la planche. Mais quand elle prend conscience que personne ne se soucie de ce qui est arrivé à Elizabeth, elle s’allie au meilleur ami de cette dernière, Baz, pour mener l’enquête.
C’est alors qu’un étudiant est retrouvé mort.
Tandis qu’elle tente de comprendre ce qui se passe, Sade se rend compte que l’ANA et ses étudiants sont plus mystérieux qu’elle ne le pensait. Des secrets se cachent derrière chaque porte… Des secrets qui rivalisent même avec les siens. Traduit de l’anglais par Émilie Chiron.

 

3- Châtiment de Percival Everett

Châtiment de Percival Everett

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Une série de meurtres brutaux secoue la petite ville de Money, Mississippi : des hommes blancs sont retrouvés atrocement mutilés. Mais ces meurtres recèlent un mystère, car sur chaque scène de crime on retrouve un second cadavre qui ressemble comme deux gouttes d’eau à Emmett Till, un garçon noir lynché dans la même ville en 1955.
Lorsqu’un duo d’enquêteurs tout en second degré est dépêché sur les lieux, il se heurte à la résistance attendue du shérif, de ses adjoints, du légiste et d’une cohorte de Blancs tous plus racistes les uns que les autres. Les deux agents spéciaux pensent avoir affaire à des crimes punitifs…
Dans cette comédie noire audacieuse et provocatrice, Everett a le racisme et les violences policières dans le collimateur et déploie son intrigue à un rythme effréné, ne laissant aucune chance au lecteur de détourner le regard. L’un des romans policiers de l’année.

 

4- Furie Caraïbe de Stéphane Pair

Romans policiers : Furie Caraïbe de Stéphane Pair

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Sous le régime impitoyable des Duvalier, la liberté à un prix.

1971, Haïti. Rosalie Adolphe est certainement la femme la plus puissante du pays. Au service du président François Duvalier, elle traque sans pitié les opposants au régime, allant jusqu’à participer à de véritables massacres comme celui dans lequel la famille Sansaricq a perdu la vie.
1986, Sybille est la dernière survivante de la famille Sansaricq. Membre de la rébellion, elle cherche à se venger des miliciens qui ont brutalement tué les siens, vingt ans plus tôt. Accompagnée de Jacques, un trafiquant dont elle est éperdument amoureuse, elle est décidée à mettre fin au régime violent des Duvalier et à libérer Haïti.

 

5- L’affaire Sylla de Solange Siyandje

L'affaire Sylla de Solange Siyandje

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En quelques jours, cinq personnes meurent empoisonnées. La police se saisit de l’enquête et découvre qu’elles ont pour seul point commun d’avoir été en rémission de cancer après avoir consulté un guérisseur, Moussa Sylla. Immédiatement dans le viseur de la justice, Sylla fait appel à Béatrice Cooper pour le défendre. L’avocate remarque que l’une des victimes était en lien avec Merculix, l’entreprise pharmaceutique pour laquelle travaille son mari, mais elle est loin d’imaginer dans quel engrenage elle a mis le doigt…

L’un des romans policiers de la rentrée littéraire française 2024.

27 juin 2024 0 Commentaires
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Prix Femina Scholastique Mukasonga se retire du jury après trois ans
ActualitéPrix & distinctions

Prix Femina : Scholastique Mukasonga se retire du jury après trois ans

par La redaction 26 juin 2024
Rédigé par La redaction

Scholastique Mukasonga, romancière franco-rwandaise, a quitté le jury du Prix Femina. Cette information a été communiquée par le jury du prix dans un communiqué de presse.

Scholastique  Mukasonga avait intégré le jury en juin 2021, en même temps que Nathalie Azoulai et Patricia Reznikov. Son départ intervient donc après environ trois ans de participation. Lauréate du prix Renaudot en 2012 pour son roman Notre-Dame du Nil (GALLIMARD,2012), Scholastique Mukasonga est également récipiendaire d’autres distinctions littéraires, notamment le prix Ahmadou-Kourouma et le prix Société des gens de lettres.

Le Prix Femina, créé en 1904, est un prix littéraire français décerné chaque année par un jury exclusivement féminin. Il récompense des œuvres en langue française, en prose ou en vers, écrites par des femmes ou des hommes. Le jury est composé de onze membres, et la remise du prix a lieu traditionnellement le premier mercredi de novembre.

Les raisons précises du départ de Scholastique Mukasonga n’ont pas été détaillées. Les membres du jury du Prix Femina ont exprimé leurs regrets quant à cette décision.

Suite à ce départ, le jury du Prix Femina devra probablement coopter un nouveau membre dans les mois à venir pour maintenir sa composition habituelle.

26 juin 2024 0 Commentaires
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Manuscrit de Tierno Monénembo volé : Vague de solidarité en Guinée
ActualitéPolitiques du livre & société

Manuscrit de Tierno Monénembo volé : Vague de solidarité en Guinée

par La redaction 26 juin 2024
Rédigé par La redaction

Le 22 mai 2024, entre 16h et 18h30, le célèbre écrivain guinéen Tierno Monénembo a été victime d’un cambriolage à son domicile situé dans le quartier de Sonfonia-Bonfi à Conakry, en Guinée. Des individus non identifiés ont forcé la porte de sa résidence et ont dérobé son ordinateur portable de marque Toshiba. Cet appareil renfermait le manuscrit d’un roman en cours d’écriture. Ce manuscrit de Tierno Monénembo est intitulé Enfance 4.

Suite à cet incident, l’auteur récompensé du prix Renaudot en 2008 a lancé un appel à l’aide pour retrouver son bien. Afin d’encourager sa restitution, l’écrivain a promis une récompense de 10 millions de francs guinéens. Dans une vidéo diffusée après l’incident, il a imploré toute personne détenant des informations de l’aider à récupérer son manuscrit. 

Initiatives pour retrouver le manuscrit de Tierno Monénembo

La communauté littéraire guinéenne s’est rapidement mobilisée après l’annonce du vol. Un collectif de soutien baptisé « Retrouvons le manuscrit de Tierno Monénembo » a vu le jour. Ce groupe a notamment adressé un courrier au général Doumbouya, président de la transition en Guinée, sollicitant son intervention personnelle dans cette affaire.

Une pétition en ligne a également été lancée sur Change.org pour soutenir l’écrivain et son manuscrit volé. Cette initiative vise à rassembler un maximum de personnes et à exercer une pression médiatique. De nombreux médias guinéens et internationaux ont relayé l’information pour amplifier la portée de l’appel à l’aide de Monénembo. Lien de la pétition : https://www.change.org/p/soutien-%C3%A0-tierno-mon%C3%A9nembo

Impact et réflexions sur cet incident

Ce contexte souligne l’importance de sauvegarder régulièrement les manuscrits pour tous les écrivains. Pour ceux qui utilisent des supports numériques, la protection des œuvres littéraires devient une nécessité impérative afin de prévenir les pertes potentielles dues à des incidents comme le vol ou la panne d’équipement.

Des solutions telles que des sauvegardes sur des disques durs externes, l’utilisation de services de stockage en ligne sécurisés et des copies de secours sur des supports physiques sont des pratiques essentielles à adopter pour minimiser les risques. En adoptant ces mesures de sécurité numérique pour les écrivains, on peut assurer la préservation des œuvres littéraires contre divers imprévus.

Par ailleurs, cette situation met en avant l’importance de la solidarité au sein du monde littéraire. Lorsque des incidents de ce type se produisent, la mobilisation de la communauté littéraire et culturelle est essentielle pour soutenir les auteurs affectés. Cet élan de solidarité peut faire la différence dans la récupération des œuvres perdues et la sensibilisation à l’importance de la protection des œuvres littéraires.

À ce jour, malgré la mobilisation importante, le manuscrit et l’ordinateur de Tierno Monénembo n’ont malheureusement toujours pas été retrouvés. La solidarité de la communauté littéraire est plus que jamais nécessaire pour soutenir l’écrivain dans cette épreuve.

Nous vous invitons à signer la pétition en ligne et à partager cet article pour amplifier l’appel à l’aide de Tierno Monénembo. Ensemble, nous pouvons faire la différence et contribuer à la restitution de son précieux manuscrit.

Signez la pétition ici : https://www.change.org/p/soutien-%C3%A0-tierno-mon%C3%A9nembo

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26 juin 2024 0 Commentaires
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Prix Awa 2024 Concours pour femmes entrepreneures dans les industries culturelles et créatives
Actualité

Prix Awa 2024 : Concours pour femmes entrepreneures dans les industries culturelles et créatives

par La redaction 26 juin 2024
Rédigé par La redaction

Vous êtes une femme entrepreneure passionnée par les arts et la culture ? Le Prix Awa 2024 pourrait être votre tremplin vers le succès ! Le Prix Awa, organisé par Enabel, l’agence de développement du gouvernement fédéral belge, lance sa nouvelle édition. 

Ce concours annuel met en lumière des femmes entrepreneures issues des pays partenaires de la coopération belge au développement. L’édition 2024 se concentre sur les entrepreneures actives dans les industries culturelles et créatives.

Pour participer, les candidates doivent répondre à plusieurs critères : 

  • Elles doivent être majeures dans leur pays de résidence et avoir la nationalité d’un des pays participants. Ces pays comprennent le Bénin, le Burkina Faso, le Burundi, la Côte d’Ivoire, la Guinée, la Jordanie, le Mali, le Maroc, la Mauritanie, le Mozambique, le Niger, l’Ouganda, la Palestine, la République démocratique du Congo, le Rwanda, le Sénégal, la Tanzanie et la Tunisie.
  • Les entrepreneures doivent être fondatrices ou actionnaires non minoritaires d’une entreprise enregistrée depuis au moins un an dans l’un de ces pays. Leur entreprise doit avoir un impact positif sur la communauté et être active dans les industries culturelles et créatives. Enfin, les candidates doivent comprendre et s’exprimer en anglais ou en français.
  • Les entrepreneures doivent être fondatrices ou actionnaires non minoritaires d’une entreprise enregistrée depuis au moins un an dans l’un de ces pays. Leur entreprise doit avoir un impact positif sur la communauté et être active dans les industries culturelles et créatives. 
  • Enfin, les candidates doivent comprendre et s’exprimer en anglais ou en français.

Le concours récompense quatre entrepreneures. Le premier prix offre jusqu’à 50 000 € de soutien ou de coaching basé sur les besoins de l’entreprise, ainsi qu’une semaine en Belgique pour des rencontres professionnelles.

Les industries culturelles et créatives concernées par ce concours sont variées. Elles incluent le tourisme culturel et créatif, l’artisanat, le patrimoine culturel, les arts du spectacle, l’audiovisuel et le cinéma, les jeux vidéo, l’édition, l’architecture, la mode, le design, la publicité, la formation et l’éducation dans les ICC, ainsi que les ICC numériques.

Pour toute information complémentaire, les personnes intéressées peuvent visiter le site de l’organisateur ou contacter les organisateurs à l’adresse email awa@enabel.be.

26 juin 2024 0 Commentaires
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La bibliothèque humaine (Human Library) Empruntez une Personne, lisez une vie
Politiques du livre & société

La bibliothèque humaine (Human Library) : Empruntez une personne, lisez une vie

par La redaction 25 juin 2024
Rédigé par La redaction

Imaginez un endroit où les livres ne sont pas des objets inertes alignés sur des étagères, mais des êtres humains en chair et en os, prêts à partager leurs histoires. Si vous aviez la possibilité d’échanger directement de vive voix avec le héros d’une histoire ? Bienvenue dans la Bibliothèque Humaine. 

En 2000, dans les rues animées de Copenhague, le journaliste et activiste Ronni Abergel a eu une idée audacieuse : et si, au lieu d’emprunter des livres, on empruntait des êtres humains ? Avec l’aide de son frère Dany, et de leurs collègues Asma Mouna et Christoffer Erichsen, ils lancent le concept de “Human Library”, la bibliothèque humaine.

Le premier événement avait duré quatre jours, avec plus de cinquante « livres » différents, attirant plus de mille lecteurs. Ce qui a commencé comme une expérience locale s’est rapidement transformé en un phénomène mondial. Aujourd’hui, la Bibliothèque Humaine est présente dans plus de 80 pays avec des participants issus entre autres du Rwanda, du Sénégal, de l’Afrique du Sud ou de Madagascar.

Un concept de bibliothèque humaine simple

Le principe est simple. Des volontaires, souvent issus de groupes marginalisés ou stigmatisés, deviennent des « livres vivants ». Les visiteurs peuvent les « emprunter » pour une conversation d’environ 20 minutes. Ces échanges, généralement gratuits, sont facilités par des « bibliothécaires » qualifiés qui veillent au respect mutuel. 

Après une candidature et un entretien, les volontaires suivent une formation pour apprendre à interagir avec les « lecteurs » et à gérer diverses situations. Chaque « livre » choisit son « titre ».

Briser les barrières, déconstruire les stéréotypes et tisser des liens là où on ne les attendait pas. Tels sont les objectifs de la Bibliothèque Humaine. Ces échanges, aussi brefs soient-ils, ont le pouvoir de transformer les perceptions et d’ouvrir des portes vers une compréhension mutuelle. L’initiative exclut les personnes violentes ou aux intentions prosélytes.

Une évolution constante pour rester pertinente

Au début, focalisée sur des sujets comme les préjugés raciaux et l’orientation sexuelle. La bibliothèque humaine aujourd’hui couvre une large gamme de sujets. Au fil des années, la Bibliothèque Humaine s’est adaptée aux changements sociaux et technologiques, tout en restant fidèle à sa mission originelle :

  • Diversification des thèmes : Si les premiers « livres » abordaient principalement des sujets comme les préjugés raciaux et l’orientation sexuelle, aujourd’hui, vous pouvez « emprunter » des histoires allant du rugby à la dépression, de la crise des Rohingyas à la vie d’un strip-teaseur. Un véritable catalogue vivant de l’expérience humaine !
  • Virage numérique : La pandémie de COVID-19 aurait pu stopper cette initiative basée sur le contact humain. Au lieu de cela, elle s’est réinventée et a proposé des sessions virtuelles via Zoom et avec même une application dédiée. 
  • Du social au corporate : Les entreprises ont vite compris le potentiel de cette approche unique. Des géants comme Microsoft l’utilisent désormais pour leurs programmes de formation à la diversité. Amazon et Bayer font partie des sponsors qui soutiennent financièrement l’initiative. 
  • La formation des « livres » et des « bibliothécaires » s’est professionnalisée au fil du temps. Un réseau de « Book Depots » permet même aux participants de partager leurs expériences et de se soutenir mutuellement. Et pour ceux qui auraient besoin d’un peu plus de temps pour digérer ces histoires parfois intenses, des psychologues sont dorénavant disponibles pour des discussions prolongées après les sessions.

Ce qui a commencé comme une initiative intuitive a gagné ses lettres de noblesse académiques. Des études ont été menées sur l’impact de la Bibliothèque Humaine, montrant des effets positifs durables sur les participants.

La Bibliothèque Humaine est devenue un outil de transformation tant sociale que professionnelle. Ronni Abergel, le fondateur, rêve du jour où sa bibliothèque deviendra obsolète, signe que nous aurons appris à nous comprendre à nouveau. En attendant, cette initiative reste un beau moyen de retisser les liens sociaux dans un monde de plus en plus fragmenté.

Le site officiel de la Bibliothèque Humaine (Human Library) fournit des informations sur la façon de devenir un « Publishing Partner » pour organiser des événements de la Bibliothèque Humaine dans votre communauté locale ou sur la façon de devenir un « livre » dans leur organisation.

 

25 juin 2024 0 Commentaires
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Gahugu Gato de Gaël Faye
ActualitéÉvénements

Rwanda : Le roman “Petit pays” de Gaël Faye trouve une autre vie au théâtre en kinyarwanda

par Acèle Nadale 24 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Le livre est un objet magique qui ne se limite pas qu’aux mots imprimés sur ses pages. Il a le pouvoir de se réincarner et de renaître sous de multiples formes artistiques. Dans un pari audacieux, l’auteur franco-rwandais Gaël Faye a adapté son célèbre roman Petit pays en une pièce de théâtre jouée entièrement en kinyarwanda, la langue nationale du Rwanda. 

Comme il l’annonce fièrement sur Instagram, cette adaptation baptisée « Gahugu Gato » est le fruit de plusieurs mois de travail acharné avec Frederic Fisbach et Didousk Aduha. Dans son post, Faye explique avoir uni ses forces avec le metteur en scène Didier Nsengiyumva et le directeur de théâtre Frédéric Fisbach pour concrétiser ce projet ambitieux. 

Gahugu Gato de Gael FayeGahugu Gato est le titre de la traduction du francais en kinyarwanda du roman par Olivier Bahizi Uwineza et publiée en juin 2018, devenant ainsi le premier roman français à paraître en kinyarwanda. Cette traduction est l’œuvre des Éditions de la RAI (Rwanda Arts Initiative) et des Éditions d’en bas, qui ont inauguré à cette occasion un nouveau label « Moyo » dédié aux ouvrages traduits.

À travers cette adaptation en kinyarwanda et cette tournée sur le terrain, Faye souhaite réaffirmer « notre commune humanité » et permettre au public local de s’approprier intimement l’histoire du jeune Gaby, le héros du roman. Celui-ci se questionne sur les origines de la tragique division et de la peur qui ont embrasé la région.

Une merveilleuse troupe d’artistes originaires du Rwanda, du Congo et du Burundi a été constituée pour porter avec talent et sensibilité le texte traduit en kinyarwanda sous le titre « Gahugu Gato ». La pièce combine danse, chant et poésie pour offrir un spectacle riche.

Dans un geste pour rapprocher l’art du peuple, cette pièce en kinyarwanda a d’abord été jouée gratuitement dans les collines du Rwanda, à la rencontre des habitants locaux. Un moyen de célébrer notre commune humanité malgré les tragédies du passé. Gaël Faye nourrit aussi l’ambition de faire voyager plus loin ce spectacle émouvant, avec ses sous-titrages en anglais et français.

Quelle que soit la langue ou la forme artistique, les histoires ont le pouvoir de toucher les cœurs et de créer des ponts entre les peuples.

 

24 juin 2024 0 Commentaires
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Alain Mabanckou Une tournée littéraire africaine sous le signe du partage
ActualitéÉvénements

Alain Mabanckou : Une tournée littéraire africaine sous le signe du partage

par Acèle Nadale 24 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Quand on parle de la tournée d’un artiste, en général, on s’attend plus à un artiste musicien ou chanteur. Pourtant, ce mois de juin 2024, c’est un autre type d’artiste qui parcourt le continent. La plume remplace le micro dans cette tournée. L’écrivain franco-congolais Alain Mabanckou a entamé une tournée littéraire africaine. Ce voyage, débuté le 7 juin 2024, l’amène au Sénégal, au Togo, au Ghana, au Nigeria et en Tunisie. Flore M’Bongo, Directrice déléguée de l’Institut français du Mali, est l’initiatrice et l’architecte de cette ambitieuse tournée littéraire.

1) Pour commencer, le Sénégal.

Alain Mabanckou, avant de fouler le sol africain, s’en réjouit en évoquant « les ombres tutélaires de Senghor, d’Anta Diop, de Mariama Bâ ».

 

2) À Dakar, l’Université Cheikh Anta Diop a accueilli l’écrivain dans son nouvel amphithéâtre, rassemblant plus de 400 étudiants. Mabanckou a également rencontré de jeunes Congolais lors d’une séance de dédicaces.

 

3) À Saint-Louis (Sénégal) en présence des étudiantes et étudiants de l’Université Gaston-Berger ce 8 juin 2024

Pour regarder la vidéo intégrale de la conférence, cliquez ici.  

 

4) À Lomé, l’Institut français du Togo a organisé un cours de création littéraire animé par Mabanckou. L’occasion pour les écrivains en herbe et les auteurs locaux de bénéficier de son expérience.

 

5) À Accra, au Ghana, Alain Mabanckou a été accueilli par la community manager Eileen et le journaliste Godson.

6) Après le Sénégal, le Togo et le Ghana, Mabanckou poursuit son périple vers le Nigeria et la Tunisie.

 

Entre deux étapes de sa tournée littéraire africaine, Mabanckou entretient une présence en ligne remarquée. Ses réseaux sociaux offrent des contenus rafraichissants, avec une belle esthétique. L’auteur y partage notamment des chroniques pointues sur la musique congolaise, en particulier la rumba.

 

24 juin 2024 0 Commentaires
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Kente- mot de la semaine
Le mot de la semaine

Kente : Mot de la semaine

par Chrystelle Ngoulou 24 juin 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le mot de la semaine du 24 au 30 juin 2024 est Kente.

Le kente ou pagne kita est un textile traditionnel ghanéen composé de bandes de soie et de coton tissées à la main. Historiquement, il était porté par la royauté des peuples Ashanti et Akan. 

Originaire de Bonwire dans la région Ashanti du Ghana, le kente est aujourd’hui largement utilisé pour des occasions spéciales. Il est également porté dans certaines régions du Togo et de la Côte d’Ivoire par les peuples Ewe et Akan.

Le kente trouve ses racines dans la tradition orale Ashanti, qui raconte que les tisserands ont été inspirés par les motifs des toiles d’araignée d’Anansi, une figure mythologique. De nos jours, il est produit de trois manières principales :

– Le kente authentique est tissé à la main par des artisans qualifiés, souvent apprentis sous un maître tisserand.
– L’imprimé kente est fabriqué par des marques comme Vlisco et Akosombo Textile Ltd.
– Le kente de masse est produit en Chine pour le marché ouest-africain.

Les villes de Bonwire, Sakora Wonoo, Ntonso, Safo et Adawomase sont réputées pour la production de kente authentique. Le tissage se fait sur des métiers en bois, où plusieurs fils teints sont pressés ensemble pour créer des motifs complexes.

Chaque motif de kente a une signification particulière, souvent liée à des proverbes, des événements historiques, ou des figures historiques importantes. Les couleurs utilisées dans le kente ont également des significations symboliques :
Noir : Maturation, énergie spirituelle, ancêtres, rites de passage, deuil.
Bleu : Paix, harmonie, amour.
Vert : Végétation, croissance, renouveau spirituel.
Or : Royauté, richesse, statut élevé, pureté spirituelle.
Rouge : Humeurs politiques et spirituelles, effusion de sang, rites sacrificiels, mort.
Blanc : Purification, rites de sanctification, occasions festives.

Le kente est devenu un symbole de fierté culturelle parmi les Afro-descendants dans le monde entier. Il est fréquemment utilisé lors de célébrations, par exemple lors du mois de l’Histoire des Noirs et d’autres événements culturels. Le kente, tissu riche en histoire et en symbolisme, représente à la fois l’héritage culturel et l’identité des peuples d’Afrique de l’Ouest.

24 juin 2024 0 Commentaires
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Kenya le festival NBO Litfest célèbre la littérature africaine à Nairobi du 27 au 30 juin 2024
ActualitéÉdition & industrie du livreÉvénements

Kenya : le festival NBO Litfest célèbre la littérature africaine à Nairobi

par Acèle Nadale 20 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Du 27 au 30 juin 2024, le NBO Litfest, festival littéraire basé à Nairobi, célébrera une nouvelle fois la richesse des lettres africaines. Écrivains locaux et étrangers de renom se réuniront pour quatre jours de partage avec le public kényan et international autour de lectures, débats et ateliers.

Depuis son lancement en 2021, le NBO Litfest est devenu un incontournable de la scène littéraire kényane. Des dizaines d’écrivains, de critiques et d’amateurs de littérature se réunissent pour assister à des lectures, des tables rondes, des ateliers d’écriture et des séances de dédicaces. Cette année, le festival se déroulera dans trois bibliothèques emblématiques de Nairobi : la bibliothèque Kaloleni, la bibliothèque Eastlands et la bibliothèque McMillan Memorial.

Les participants pourront aussi assister à des panels, des performances de poésie, des concerts et même une projection de film. Un festival pour enfants sera également organisé le vendredi, avec un espace dédié aux plus jeunes pendant toute la durée de l’événement.

L’édition 2024 du NBO Litfest accueillera une pléiade d’auteurs et de personnalités littéraires de renom. Parmi les invités de marque figurent Bernardine Evaristo, lauréate du Booker Prize, l’historien David Olusoga, l’écrivain indien Amitav Ghosh, la romancière ghanéenne Taiye Selasi et la militante environnementale kényane Elizabeth Wathuti. 

D’autres voix importantes seront aussi présentes, comme la philosophe brésilienne Djamila Ribeiro, la poétesse libanaise Joumana Haddad, le journaliste américain Jon Lee Anderson et la journaliste ukrainienne Sevgil Musaeva.

Pour cette édition 2024, le NBO Litfest s’associe au Hay Festival Global, l’un des principaux organisateurs de festivals littéraires dans le monde. En forgeant de nouvelles connexions entre leurs équipes au Mexique, au Pérou, en Colombie et désormais au Kenya, le Hay Festival Global continue son projet « South-to-South » pour tisser des liens créatifs à travers le monde.

Ce partenariat avec le Hay Festival Global est soutenu par le British Council dans le cadre de sa saison Kenya 2025, qui célèbre la créativité et l’innovation à travers les arts, la culture et l’éducation au Kenya et au Royaume-Uni. Il a permis au NBO Litfest d’élargir son audience et d’accroître sa présence internationale.

Pour plus de détails sur le programme du festival, consulter le site du festival ICI :  https://nbolitfest.com/

20 juin 2024 0 Commentaires
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ActualitéÉdition & industrie du livreÉvénements

Le Maroc, invité d’honneur de la Foire internationale du livre de Sharjah 2024

par Acèle Nadale 20 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Le Maroc a été choisi comme invité d’honneur de la 43ᵉ édition de la Foire internationale du livre de Sharjah qui se tiendra du 6 au 17 novembre 2024. Cette annonce a été faite par le ministère marocain de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication.

Bodour Al Qasimi
Source: Atalayar

Sheikha Bodour bint Sultan Al Qasimi, Présidente de l’Autorité du livre de Sharjah (SBA) et fondatrice et directrice générale du groupe d’édition Kalimat, a souligné que le Royaume du Maroc a toujours été une plaque tournante vitale pour les cultures régionales et mondiales. Elle a mis en avant les villes renommées de Fès, Marrakech et Rabat comme témoins durables de la magnificence de l’histoire islamique et pièces maîtresses de la riche mosaïque de la civilisation arabe.

Cette annonce fait suite à la signature d’un accord officiel entre le ministère marocain de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication et le département des livres et du contenu intellectuel de Sharjah. L’accord a été signé en présence de Mohamed Mehdi Bensaid, ministre marocain de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, et d’Ahmed bin Rakkad Al Ameri, PDG du SBA.

Nous sommes ravis d’accueillir le Royaume du Maroc en tant qu’invité d’honneur du SIBF 2024 et de célébrer son riche patrimoine culturel et littéraire, a déclaré Sheikha Bodour.

Le Maroc profitera de cet événement littéraire mondial pour promouvoir son patrimoine intellectuel, ses écrivains et sa production littéraire contemporaine auprès d’un large public international. En tant qu’invité d’honneur, le Maroc bénéficiera d’un espace dédié au sein de la foire pour organiser des activités culturelles, des rencontres littéraires et des séances de dédicaces avec des auteurs marocains.

La Foire internationale du livre de Sharjah est l’un des plus grands événements littéraires de la région. Chaque année, elle attire des milliers de visiteurs, d’écrivains, d’éditeurs et de professionnels du livre du monde entier.

20 juin 2024 0 Commentaires
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Le best-seller “Queenie” de Candice Carty-Williams adapté en série à la télévision
ActualitéCinéma

Le best-seller “Queenie” de Candice Carty-Williams adapté en série à la télévision

par Chrystelle Ngoulou 20 juin 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le roman à succès Queenie de l’autrice britannique Candice Carty-Williams, qui raconte avec humour et justesse les péripéties d’une jeune femme noire jamaïcaine à la recherche d’elle-même dans le Londres d’aujourd’hui, va connaître une nouvelle vie à la télévision. Une adaptation en série a été faite dans une coproduction entre les chaînes Hulu (USA) et Channel 4 (Angleterre).

La série est réalisée par Joelle Mae David et Makalla McPherson, et produite par Further South Productions en collaboration avec Lionsgate TV.

Candice Carty-Williams, l’auteure du roman, est associée à cette adaptation en tant que « showrunner » et directrice de la production. L’occasion pour elle de voir une autre manière de développer son personnage star, tout en gardant la complexité, l’humour et l’humanité de l’histoire originale.

Le casting principal comprend Dionne Brown dans le rôle de Queenie, Bellah dans le rôle de Kyazike et Samuel Adewunmi dans le rôle de Frank. La première saison, composée de huit épisodes, explore les difficultés de Queenie à faire face à sa rupture, ses traumatismes d’enfance et sa quête d’identité en tant que femme noire britannique.

La série a été saluée par la critique pour son authenticité dans le traitement des problèmes de santé mentale, de race et d’identité auxquels sont confrontées les femmes noires.

Candice Carty-Williams est née le 21 juillet 1989 à Londres. Elle a grandi dans le sud de Londres dans une famille d’origine jamaïcaine et indienne. Après des études en communication et médias à l’Université du Sussex, elle a commencé sa carrière dans l’édition en tant qu’assistante marketing chez HarperCollins.

Queenie, publié en 2019, est son premier roman. Le récit explore avec une sincérité touchante les défis d’une jeune femme noire dans la société contemporaine, mêlant moments de profonde introspection et éclats d’humour. Queenie a remporté le British Book Award du meilleur premier roman et du meilleur livre de l’année en 2020. Il a été un best-seller du Sunday Times et traduit dans plusieurs langues.

Le succès de Queenie a propulsé Candice Carty-Williams sur la scène littéraire britannique comme une nouvelle voix qui aborde les thèmes de la jeunesse, de la féminité noire et des relations. La série a démarré le 4 juin dernier.

Bande-annonce de la série Queenie

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Politiques du livre & société

6 idées déco pour les coins lecture faciles à réaliser pour nos petits

par Acèle Nadale 20 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Les bienfaits de la lecture sur les enfants ne sont plus à prouver. Pour rendre ces petits instants de bonheur magiques, rien de mieux que d’aménager un espace réservé, des coins lecture dans la maison. Avoir un espace à eux, confortable et cosy, leur fera aimer la lecture encore un peu plus.

Et plus tôt, ils s’y mettent, mieux c’est. La lecture facilite le langage et stimule le développement de l’enfant lorsqu’elle est pratiquée régulièrement.

Les moments de lecture peuvent être aussi des moments précieux de partage avec vos enfants. Privilégiez ces instants et intégrez-les dans votre routine.

Voici 6 idées déco simples qui vous inspireront et que vous pouvez réaliser facilement.

Privilégiez la lumière naturelle, les matériaux résistants, les coussins confortables, des petites tables pour poser les boissons, les couleurs gaies, mais apaisantes, les dessins sur les murs et les tapis. Laissez votre créativité faire le reste.

 

1- Rangements et coins lecture vont de pair

 

Rangement et coin lecture

 

2- Un fauteuil confortable peut faire l’affaire

Un fauteuil confortable pour coin lecture

 

 

3- Écolo avec les palettes pour les coins lecture

 

Coin lecture avec palettes

 

4- Tranquillité sous l’escalier ou dans la mezzanine

 

Coin lecture Sous l'escalier

 

5- Un rideau, des coussins, le tour est joué !

 

 

6- Les peluches et doudous ne sont pas oubliés

peluches et doudous pour coins lecture

 

Vous êtes à la recherche de livres pour enfants ?

Faites un tour dans notre album Afrolivresque jeunesse sur pinterest.

Vous souhaitez rajouter des livres jeunesse à cette collection ? Contactez-nous.

20 juin 2024 1 Commenter
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Résidence d'écriture Afriques-Haïti 2025 Écrivains d'Afrique et d'Haïti, postulez jusqu’au 31 juillet 2025
ActualitéÉdition & industrie du livre

Résidence d’écriture Afriques-Haïti 2025 : Écrivains d’Afrique et d’Haïti, postulez jusqu’au 31 juillet 2025

par Acèle Nadale 17 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Les résidences littéraires jouent un rôle essentiel dans la promotion de la création artistique et de la diversité culturelle. Elles offrent aux écrivains un environnement propice à l’épanouissement de leur art et à l’échange interculturel. Dans cette optique, l’Institut des Afriques (IdAf) et ALCA Nouvelle-Aquitaine lancent un appel à candidatures pour la résidence d’écriture francophone Afriques-Haïti prévue en 2025.

Cette résidence d’écriture est destinée aux auteurs et autrices africains francophones et haïtiens. Elle s’étalera sur une période ininterrompue de trois mois, du 1ᵉʳ février au 30 avril 2025. Le programme se déroulera en deux volets : huit semaines en Nouvelle-Aquitaine, en France, suivies de quatre semaines à la Villa Saint-Louis Ndar, au Sénégal.

L’écrivain(e) retenu(e) se verra octroyer une bourse globale de 3890 euros nets, versée en trois fois par la Villa Ndar, ALCA et l’IdAf. Les frais de déplacement et d’hébergement seront pris en charge selon la réglementation en vigueur.

Les candidats doivent écrire en français, et résider en Afrique ou en Haïti. Les projets éligibles incluent les romans, la poésie et la dramaturgie. 

La Villa Saint-Louis Ndar

La Villa Saint-Louis Ndar au Sénégal. Source : villandar.ifs.sn

Nichée dans la cité historique sénégalaise de Saint-Louis, la Villa Saint-Louis Ndar est un lieu dédié à l’art et la recherche, faisant partie du réseau des Villas culturelles françaises à l’étranger. Elle accueille pour des séjours de un à trois mois des artistes, auteurs, interprètes et chercheurs originaires d’Afrique, de France et d’autres pays francophones. Riche en influences culturelles, spirituelles et cultuelles variées, cette région offre également un cadre naturel exceptionnel, propice à l’inspiration créative.

Depuis 2017, ALCA Nouvelle-Aquitaine et l’Institut des Afriques, soutenus par la Région Nouvelle-Aquitaine, organisent une résidence dédiée aux écritures francophones issues d’Afrique et d’Haïti. ALCA Nouvelle-Aquitaine est l’agence culturelle de la Région Nouvelle-Aquitaine en France. C’est l’interlocutrice privilégiée des professionnels du livre, de l’écrit, du cinéma et de l’audiovisuel dans cette région.

Les dossiers de candidature doivent être déposés sur le site web de la Villa Ndar avant le 31 juillet 2024 à 23h59. Pour connaître les critères d’éligibilité, les modalités d’envoi du dossier ou toute autre information, consultez le site de l’organisateur en cliquant ici.     

17 juin 2024 2 Commentaires
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Bahamas Afreximbank et FEDA s'allient à JVL Media de Viola Davis pour promouvoir les récits africains
Actualité

Bahamas : Afreximbank et FEDA s’allient à JVL Media de Viola Davis pour promouvoir les récits africains

par Acèle Nadale 17 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Nous avons récemment publié des articles sur le lancement de JVL Media, la maison d’édition créée par l’actrice oscarisée Viola Davis et son mari Julius Tennon, ainsi que sur l’initiative du Prix CanexAfrique pour l’édition de 20 000 dollars lancé par Afreximbank, Chimamanda Ngozi Adichie et Narrative Landscape Press. Un partenariat vient d’être scellé entre ces deux entreprises. 

Le 12 juin 2024, en marge de la 31ᵉ Assemblée annuelle d’Afreximbank à Nassau, aux Bahamas, ce partenariat majeur a été officialisé entre la Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank), le Fonds pour le Développement des Exportations en Afrique (FEDA) et JVL Media.

Le but principal de cette association est de faire avancer l’édition et le développement de la chaîne de valeur cinématographique africaine, ainsi que de promouvoir les narrations afro sur la scène mondiale. Cela se fera par le biais du Programme Nexus Créatif Afrique, une initiative multidimensionnelle qui met en lumière le secteur créatif du continent et ses histoires uniques.

Viola Davis a exprimé sa gratitude envers Afreximbank, soulignant que son entreprise JVL Media a trouvé un soutien essentiel « dans la terre mère » pour faire rayonner les voix, les talents et les récits méritants. Elle voit ce partenariat comme une étape importante vers une transmission durable du patrimoine culturel.

Merci, @afreximbankofficial ! Merci de soutenir des voix, des talents et des récits remarquables qui s’élèveront grâce à notre collaboration. Il ne m’échappe pas que nous, à JVL, avons trouvé notre soutien dans la mère patrie. En avant et jusqu’au bout ! Vers l’héritage… 🥂❤️❤️❤️ » source

Afreximbank a aussi annoncé un fonds d’un milliard USD destiné à soutenir le cinéma africain. Ce fonds vise à combler le déficit de financement et à fournir les ressources nécessaires pour développer l’industrie cinématographique en Afrique. Ce partenariat fait suite à d’autres initiatives telles que le lancement du Prix CanexAfrique de l’édition de 20 000 dollars par Afreximbank, Chimamanda Ngozi Adichie et Narrative Landscape Press pour stimuler l’écosystème éditorial africain.

Chez Afrolivresque, nous célébrons cette avancée majeure vers une diffusion plus large des narrations issues d’Afrique à travers le monde. Nous avons hâte de voir les impacts concrets de ce partenariat ambitieux dans les années à venir.

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Wanderlust - mot de la semaine
Le mot de la semaine

Wanderlust : Mot de la semaine

par Chrystelle Ngoulou 17 juin 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le mot de la semaine du 17 au 23 juin 2024 est Wanderlust.

Wanderlust est un terme allemand qui désigne le désir profond de voyager, de découvrir de nouveaux horizons et de s’évader du quotidien. C’est un concept clé du romantisme allemand, célébré dans la littérature, la musique et la peinture de cette époque.

Le mot « Wanderlust » est composé de « wandern » (errer, vagabonder) et « Lust » (désir, envie). Il exprime l’attirance pour l’exploration, la curiosité pour l’inconnu et l’appel de l’aventure. C’est une soif insatiable de nouveautés, d’expériences inédites et de dépaysement.

Le Wanderlust est intimement lié au mouvement romantique allemand du 19ᵉ siècle. Les artistes de cette période, tels que Goethe, Schubert et Caspar David Friedrich, ont immortalisé cette aspiration à travers leurs œuvres littéraires, musicales et picturales. Le tableau emblématique « Le Voyageur contemplant une mer de nuages » de Friedrich incarne parfaitement cette quête d’évasion et de découverte.

De nos jours, le Wanderlust reste un puissant moteur qui pousse de nombreuses personnes à partir en voyage, que ce soit pour de courtes escapades ou de longs périples. Il est devenu un terme à la mode, repris par l’industrie du tourisme et les médias.

17 juin 2024 0 Commentaires
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Portrait Amélia Ewu, la voix francophone qui donne vie au livre audio Arpenter la nuit de Leila Mottley
Numérique & innovationPortraits

Portrait : Amélia Ewu, la voix francophone qui donne vie au livre audio « Arpenter la nuit » de Leila Mottley

par Acèle Nadale 14 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Si vous pensez que lire se fait uniquement avec les yeux, laissez Amélia Ewu vous prouver le contraire. Avec une formation artistique solide et une carrière riche en expériences variées, Amélia Ewu s’est imposée dans l’univers du doublage et de la narration audio. La version audio du roman  Arpenter la nuit de Leila Mottley, interprétée par la talentueuse Amélia Ewu, a été sélectionnée parmi les finalistes du prestigieux Prix Audiolib 2024. 

Formée aux meilleures écoles de théâtre et de musique françaises et britanniques, Amélia Ewu possède un bagage artistique des plus solides. Ses compétences s’étendent du jeu d’actrice, qu’elle a exercé au théâtre et au petit écran, à la musique où elle excelle au chant et au piano classique.

Pourtant, c’est dans l’exercice méconnu du doublage et de la narration audio que cette touche-à-tout révèle aujourd’hui l’étendue de son art. Voix désormais familière des fictions anglophones, elle incarne avec finesse les personnages de séries à succès comme « The Rookie : Feds » ou « Good Trouble ».

Derrière la voix qui donne vie à l’histoire bouleversante de Kiara dans l’adaptation audio du roman Arpenter la nuit de Leila Mottley, se cache une artiste pluridisciplinaire d’exception. Durant près de 10 heures, Amélia Ewu insuffle vie et émotions au récit déchirant de Kiara, une adolescente de 17 ans livrée à elle-même dans un Oakland impitoyable. Avec sensibilité, Amélia Ewu retranscrit les affres et les espoirs de cette jeune fille forcée de se prostituer pour assurer sa survie et celle de son frère.

« Un réel plaisir », déclare-t-elle sur son compte Facebook à l’issue du projet, soulignant la qualité du « récit sensible et percutant » de la toute jeune autrice américaine. Une nouvelle expérience marquante pour celle qui voit dans le livre audio « une réconciliation » avec son art.

Ç’a été un réel plaisir que d’enregistrer le premier roman de cette incroyable autrice. Un récit sensible et percutant écrit avec brio à seulement 17 ans ! De beaux moments de partage et d’échange avec une équipe tout en douceur. Moi + livre audio = réconciliation, merci.

Car le livre audio, justement, connaît un essor sans précédent. Il est en train de devenir un format de lecture privilégié du grand public. Grâce à sa souplesse d’utilisation et au travail d’interprètes hors pair, ce support réinvente le plaisir littéraire et séduit un lectorat branché, à l’affût de nouveaux modes de consommation culturelle.

À la croisée des chemins entre narration, interprétation et adaptation, le métier de narrateur audio demande un sens aigu de la nuance et de l’expression. Un art que maîtrise désormais Amélia Ewu. Loin de la simple conteuse, elle modèle le rythme et la structure du récit et guide l’auditeur au fil des pages.

Extrait audio : 

Audiolib · « Arpenter la nuit » de Leila Mottley lu par Amélia Ewu

 

 

 

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Allemagne Beata Umubyeyi Mairesse choisie pour le discours inaugural du 24e Festival de Littérature de Berlin
ActualitéÉvénements

Allemagne : Beata Umubyeyi Mairesse prononcera le discours inaugural du 24e Festival International de Littérature de Berlin

par Acèle Nadale 14 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Berlin s’apprête à accueillir la 24ᵉ édition du Festival International de Littérature (ilb) du 5 au 15 septembre 2024. Le coup d’envoi sera donné le 5 septembre à 18h avec une soirée inaugurale riche en événements littéraires et artistiques.

La romancière et poétesse rwandaise Beata Umubyeyi Mairesse prononcera le discours d’ouverture sous la thématique « Strange New World ». Connue pour ses œuvres explorant l’histoire, la mémoire et l’identité, son intervention marquera le lancement officiel du festival.

Le Festival International de Littérature de Berlin (en allemand : internationales literaturfestival berlin, abrégé ilb) est l’un des plus importants festivals littéraires au monde. Depuis 2001, le festival présente chaque année en septembre des œuvres contemporaines de prose, poésie, non-fiction, romans graphiques et littérature jeunesse du monde entier. L’événement a lieu chaque année pendant 11 jours en septembre à différents lieux de Berlin, dont la Haus der Berliner Festspiele.

Le programme de la soirée d’ouverture de la 24ᵉ édition se poursuivra avec la présentation de la programmation complète par Helon Habila, curateur en résidence, ainsi qu’une performance musicale réunissant plusieurs artistes. La première allemande du roman « Kälte » de l’auteur polonais Szczepan Twardoch, modérée par Thomas Böhm avec une lecture par Ulrich Matthes, clôturera la partie littéraire.

Les festivités se déplaceront ensuite au Foyer Supérieur de la Haus der Berliner Festspiele pour une fête d’ouverture mettant à l’honneur la poétesse nigériane Wana Udobang lors d’une performance spoken word, accompagnée d’un DJ set.

Durant les dix jours du festival, plus de 100 auteurs venant d’une cinquantaine de pays se réuniront à Berlin pour des lectures, des discussions, ateliers et conférences dans divers lieux emblématiques. Le programme détaillé sera prochainement dévoilé sur le site officiel de l’événement.

14 juin 2024 0 Commentaires
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Le TOP 10 des bibliothèques simples et originales pour votre intérieur

par Acèle Nadale 13 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

« Je veux LA bibliothèque de mes rêves pour chez moi ! » Qui n’a jamais pensé à ce mobilier comme le gage d’un confort ultime, n’est pas féru de lecture…

Pour les aficionados de lecture ou les gardiens de l’héritage livresque familial, le problème est le même. Toute notre collection de livres ne peut pas moisir dans une vieille malle en fer forgé. Où et comment ranger souvent les livres que l’on veut garder sous la main ?  Qu’il s’agisse du livre de recettes de Maman, de l’Essai de l’auteur préféré de Papa, de la célèbre collection de l’Encyclopediae Universalis, du Guinness book of records, ou tout simplement du dernier auteur à la mode, chacun a ses préférences et chaque intérieur doit le refléter, y compris la bibliothèque.

Nous vous avions d’ailleurs déjà récapitulé dans une liste, 6 idées déco faciles à réaliser pour les coins lecture pour enfants.

Cette fois-ci, nous sommes partis à la recherche d’idées originales, à moindre coût pour faire trôner le plus confortablement possible vos livres chez vous, des modèles tous plus créatifs les uns que les autres, que vous pouvez facilement faire reproduire vous-mêmes, faire fabriquer par le menuisier d’à-côté ou transformer en recyclant des objets ayant précédemment servi à toute autre chose.

Le pragmatisme africain est largement illustré dans ces exemples de bibliothèque, voyez vous-mêmes !

 

2. LA BIBLIOTHÈQUE EN TASSEAUX

BIBLIOTHEQUE EN TASSEAUX

Bibliothèque d’intérieur en tasseaux

Matériau simple et pas cher, vous pouvez trouver le tasseau brut chez n’importe quel menuisier et avec des morceaux rabotés de différentes tailles, il pourra vous confectionner une bibliothèque originale avec autant d’étagères asymétriques que vous le souhaitez.

Du bois massif pour donner du cachet à votre intérieur tout en vous rappelant le charme de l’échafaudage des constructions inachevées de nos villes africaines… 😉

 

2. LA PETITE BIBLIOTHÈQUE MURALE EN BOIS DE PALETTES

Bibliothèque en bois de palettes

Bibliothèque en bois de palettes

Cette petite bibliothèque murale fabriquée à partir de planches vernies tapissera avec élégance un grand mur aux couleurs vives, d’une touche rustique et design.

Elle peut servir pour une bibliothèque peu garnie telle quelle ou, si vous le souhaitez, vous pourrez lui ajouter des planches pour qu’elle agrémente un espace plus grand.

 

3. ÉTAGÈRES EN TUYAUX EN ACIER

 

Bibliothèque en tuyaux d'acier- Afrolivresque

Bibliothèque en tuyaux d’acier

Cette étagère réalisée à partir de tuyaux de raccords de plomberie assurera à votre intérieur une ambiance à la fois vintage et moderne, dans un style industriel très original, quelle que soit la pièce dans laquelle vous décidez de l’installer. Des brides de sol permettront de la fixer sur votre mur après nettoyage, filetage et assemblage. Vous pouvez utiliser autant de tuyaux que voulu (assemblés en un bloc ou fixés séparément), en fonction de l’espace que vous souhaitez voir occupé par votre bibliothèque. Notez que les traces d’usure présentes sur les matériaux de récupération ajoutent en général une touche personnelle aux objets recyclés.

4. BIBLIOTHÈQUE CASIERS

Assemblage de casiers pour bibliothèque -Afrolivresque

Bibliothèque en casiers

Cette bibliothèque en casiers sur palette en bois ne nécessite aucune connaissance spécifique en bricolage. Elle s’applique directement contre le mur, sans fixation, ou en guise de paravent pour séparer une pièce en deux. Des planches pour chaque niveau sont nécessaires afin d’en stabiliser la base, ainsi qu’une sangle pour maintenir le tout-en-un seul bloc.

 

5. ÉTAGÈRE EN BOIS FLOTTÉ

Étagère en bois flotté

Étagère en bois flotté

Cette magnifique étagère est notre coup de cœur pour une déco murale nature et originale.

Constituée de trois planches fixées sur deux montants par le principe de l’assemblage à mi-bois, elle se fixe ensuite sur le mur.

Le bois flotté ramassé le long des côtes atlantiques a l’avantage qu’il n’a pas besoin d’être traité, la mer a déjà fait le travail. Il est conseillé de diversifier la variété des bois, des longueurs et des formes pour en faire un objet unique.

 

6. ÉTAGÈRE DE BIBLIOTHÈQUE « VALISE »

Bibliothèque valise - Afrolivresque

Étagère de bibliothèque « valise »

Idée insolite de valise détournée en étagère ou bibliothèque, cette bibliothèque murale atypique et originale est réalisée à l’aide d’un couvercle de valise en carton transformé en étagère d’appoint ou petite bibliothèque. Le couvercle de la valise en carton a été
nettoyé, plié en deux, et renforcée d’un panneau MDF en son milieu, sur toute la longueur. Le couvercle, au relief en motif croco, a ensuite été entièrement repeint avec deux couches de vernis noir.

Les cornières du haut sont maintenues par un tasseau en bois sur toute la longueur, et peintes également au vernis noir ; une toile de jute est encollée sur l’arrière sous forme de bande et des équerres en bois maintiennent l’ensemble. Vous pouvez ajouter un effet déco clouté sur l’avant.

Idéal pour une déco atypique, pour habiller à elle seule un mur, et donne surtout un charme fou à une pièce ! et donne des envies terribles de voyage…

 

7. ÉTAGÈRE « SIÈGE » MURALE

Étagère murale "siège"

Étagère murale « siège »

Autre idée insolite, cette chaise en bois et paillée détournée en étagère pour plusieurs usages possibles, dont le rangement de livres sur l’assise laissée pour moitié à cet effet.
La chaise est découpée, nettoyée et légèrement poncée (pour garder la patine naturelle) et enfin, cirée. L’assise en paille est vernie, les barres vous serviront à accrocher du textile par exemple.
Une ancienne partie de serrure a été fixée en hauteur pour y poser stylos ou marque-pages.
Un bel effet mural est garanti, pour une étagère peu garnie, et pour embellir une pièce.

 

8. LA BIBLIOTHÈQUE ZOOMORPHE

 

bibliothèque zoomorphe - Afrolivresque

Bibliothèque zoomorphe « mouton »

Y aviez-vous déjà pensé ? Ce splendide mouton de compagnie, fabriqué en carton recyclé, est un objet utilitaire très design pour votre intérieur. Résistant, mais léger, ce mouton pourrait être une parfaite addition à un espace enfant. Un beau modèle d’écodesign, en fin de compte…

9. L’ÉCHELLE RECYCLÉE

Bibliothèque échelle - Afrolivresque

Échelle recyclée en bibliothèque

Si vous avez fait l’acquisition d’une nouvelle échelle et que vous ne savez pas encore quoi faire de l’ancienne, nous vous conseillons de la recycler en une étagère originale et franchement pratique. Cette échelle double transformée en bibliothèque tiendra sur deux murs qui auront tout de suite beaucoup de charme.

Succès garanti auprès de vos amis qui en seront jaloux ! Pour une fois, qu’on apprécie d’être en possession d’une échelle hors d’usage…

 

10.LA « BIBLIOVISION »

 

Télévision transformée en bibliothèque - Afrolivresque

Bibliovision ou Télé-bibliothèque

 

Nous vous avons gardé le meilleur pour la fin. Avec cette idée, pour une fois, votre télé pourra rester allumée sans modération, avec notre approbation… Vous pourrez même avoir une télévision dans chaque pièce, les empiler à souhait pour en faire un mur de rangement parfait et autoriser vos enfants à en abuser TV.

Utilisable sans télécommande, ce modèle est une révolution sur le marché !

 

À vos idées, laissez libre cours à votre créativité et envoyez-nous des photos…

 

13 juin 2024 0 Commentaires
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France Le poète James Noël est le président d'honneur de la 41e édition du Marché de la poésie
ActualitéÉvénements

France : Le poète James Noël est le président d’honneur de la 41e édition du Marché de la poésie

par Acèle Nadale 13 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Le poète haïtien James Noël a été désigné président d’honneur de la 41ᵉ édition du Marché de la Poésie, qui se tiendra du 19 au 23 juin 2024 à la Place Saint-Sulpice à Paris. Cet événement littéraire majeur mettra également à l’honneur la Grèce, avec une délégation de dix poètes grecs contemporains.

Né en 1978 à Hinche, en Haïti, James Noël est un artiste aux multiples talents. Poète, acteur, chroniqueur, performeur et revuiste, il a publié une vingtaine d’œuvres. Parmi ses publications les plus notables, on trouve Brexit, suivi de La migration des murs (DIABLE VAUVERT, 19 mars 2020), Le Pyromane adolescent, suivi du Sang visible du vitrier (MEMOIRE D’ENCRIER, 1 juillet 2017), Des Poings chauffés à blanc (Bruno Doucey, 25 octobre 2010) et Belle merveille (ZULMA, 24 août 2017) son premier roman. Ce dernier a remporté le Prix des Caraïbes de l’Association des écrivains de langue française (ADELF).

James Noël a été pensionnaire de la Villa Médicis en 2012-2013 et a également dirigé l’Anthologie de poésie haïtienne contemporaine, qui rassemble les œuvres de 73 poètes haïtiens.

En 2022, il a fait la voix off du documentaire « Basquiat, un Artiste absolu », diffusé sur France 5. Il dirige la revue artistique et littéraire « IntranQu’îllités ». Son engagement pour la poésie et la littérature se manifeste aussi à travers ses collaborations musicales avec des artistes comme James Germain et Wooly Saint-Louis Jean. Depuis novembre 2023, il est en tournée musicale avec le Sextet du pianiste Guillaume Hazebrouck pour un concert poétique inspiré de son recueil « Le Pyromane adolescent ».

C’est donc tout naturellement que les organisateurs de cet événement dédié aux amoureux des vers ont choisi de le nommer président d’honneur de cette 41e édition. Une reconnaissance amplement méritée pour cet ambassadeur de la poésie haïtienne contemporaine !

Créé en 1983, le Marché de la Poésie est devenu le plus grand rassemblement de poésie en France et l’un des plus importants au monde. Pendant 5 jours, il réunit environ 500 éditeurs, revues et acteurs de la scène poétique française et internationale sur la place Saint-Sulpice à Paris. 

Le Marché de la Poésie se veut un acte militant pour défendre le patrimoine littéraire et les « petits éditeurs » indépendants qui font vivre la poésie contemporaine.

Rendez-vous donc du 19 au 23 juin place Saint-Sulpice à Paris pour découvrir ou redécouvrir les œuvres de James Noël et de nombreux autres poètes du monde entier !

13 juin 2024 0 Commentaires
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Cameroun Readers & Translators Week Online (RTWO), une semaine dédiée à la relecture et traduction littéraire
ActualitéÉdition & industrie du livreÉvénements

Cameroun : Readers & Translators Week Online (RTWO), une semaine dédiée à la relecture et traduction littéraire

par Acèle Nadale 13 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

L’édition 2024 de la « Readers & Translators Week Online » (RTWO) se déroulera 3 au 7 juillet 2024 en ligne. La RTWO est une plateforme unique dédiée aux questions liées à la relecture et à la traduction littéraire. L’événement a pour objectif d’enrichir les compétences des professionnels et des amateurs passionnés de littérature à travers des échanges et des ateliers interactifs.

Le programme de la « Readers & Translators Week Online » réunira des experts du domaine littéraire, notamment des relecteurs et des traducteurs, qui partageront leurs expériences et leurs meilleures pratiques. Pour maximiser l’accessibilité de l’événement, chaque rencontre sera diffusée en direct sur la page Facebook de l‘Association de consulting littéraire (ACOLITT). Les diffusions seront également relayées sur tous les comptes Acolitt des autres réseaux sociaux. La semaine dédiée à la relecture et traduction s’adresse aux éditeurs, traducteurs et écrivains.

L’Association de Consulting Littéraire, abrégée ACOLITT, est une organisation dédiée à la promotion et à la communication littéraire au Cameroun. Elle a été créée par Pauline Ongono, bibliothécaire de formation et passionnée de lecture et d’écriture.

Pour participer à la semaine dédiée à la relecture et la traduction, les intéressés peuvent s’inscrire via les contacts fournis sur l’affiche de l’événement. L’inscription est simple et ouverte à tous, professionnels et non-professionnels. Pour plus d’informations et pour rester à jour sur les dernières nouvelles de l’événement, suivez la page Facebook ACOLITT et les autres comptes de l’association sur les réseaux sociaux.

13 juin 2024 0 Commentaires
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USA : Bookshop.org - Le concurrent d'Amazon qui veut sauvegarder les librairies locales
ActualitéÉdition & industrie du livreNumérique & innovation

USA : Bookshop.org – Le concurrent d’Amazon qui veut sauvegarder les librairies locales

par La redaction 12 juin 2024
Rédigé par La redaction

L’une est parfaitement connue du public et s’est si bien installée dans notre quotidien qu’il est difficile, à moins de vivre sur une île déserte, de n’en avoir jamais entendu parler. L’autre est bien moins connue, en est quasiment encore à ses débuts et ne vous évoquera sans doute rien de prime abord. Lorsque la naissante entreprise Bookshop.org se heurte au tout-puissant Amazon, se profile à l’horizon un combat à armes inégales dont l’issue peut être tout à fait différente de celle attendue. Toutefois, avant de poursuivre, une petite présentation de ce nouveau concurrent d’Amazon s’impose. 

Qui est ce nouveau concurrent d’Amazon ?

Créée en janvier 2020 en collaboration avec l’American Booksellers Association (Association des libraires américains) et Ingram, le géant américain de la distribution de livres dans tous les formats, la Start-Up Bookshop.org est une librairie en ligne bien particulière. Elle propose un réseau d’affiliation qui permet à terme aux petites librairies indépendantes de survivre, et à d’autres acteurs du livre de gagner de l’argent. Andy Hunter, son fondateur, lui-même éditeur, a pleinement saisi les enjeux de soutenir les librairies locales.

[bctt tweet= »Nous croyons que les librairies sont essentielles à une culture saine – Bookshop.org » username= »Afrolivresque »]

Face aux livres numériques et aux géants tels qu’Amazon, de nombreuses librairies aux États-Unis et ailleurs ont dû mettre la clé sous la porte, faute de fréquentation de clients. Situation bien triste tant pour les libraires que pour les amateurs de livres à qui on ôte ainsi le plaisir de déambuler entre les rayons et de sentir le parfum unique des livres neufs, fraîchement imprimés. Au-delà d’être un lieu de découverte, c’est un lieu de vie que cet éditeur s’est donné pour mission de sauvegarder. 

Nous croyons que les librairies sont essentielles à une culture saine. C’est là où les auteurs peuvent entrer en contact avec les lecteurs, où l’on découvre de nouveaux écrivains, où les enfants développent une passion pour la lecture qui peut durer toute une vie. Elles sont également des points d’ancrage pour nos centres-villes et nos collectivités.

Bookshop.org

Bookshop.org est aussi une entreprise certifiée « B Corp », c’est-à-dire qu’elle possède une certification octroyée aux sociétés commerciales qui intègrent dans leur modèle d’affaire et dans leurs opérations des objectifs sociaux, sociétaux et environnementaux. Pour l’instant, Bookshop.org distribue les livres uniquement aux États-Unis.

Quel est le principe de Bookshop.org ?

Son utilisation est relativement simple, que l’on soit libraire, que l’on souhaite recommander ou simplement acheter des livres. N’importe quelle librairie peut s’inscrire et créer sa boutique virtuelle sur la plateforme. La librairie met ainsi les livres de son stock à la disposition des clients potentiels. Le lecteur en allant sur Bookshop.org a la possibilité d’opter pour une librairie bien précise, celle de son quartier par exemple, ou peut passer une commande de façon libre. La grosse différence avec les boutiques classiques en ligne est que l’ensemble des revenus issus des commandes passées en dehors d’une boutique est transféré à toute la communauté de librairies indépendantes : ces commandes contribuent à un pool de revenus qui sera réparti uniformément entre les librairies indépendantes (même celles qui n’utilisent pas Bookshop).

Le programme d’affiliation, quant à lui, reverse une commission de 10 % sur chaque vente, et donne une contrepartie de 10 % aux librairies indépendantes. Si vous êtes un auteur, un site web ou un magazine, si vous avez une librairie, une organisation qui souhaite recommander des livres, ou même si vous êtes simplement un amateur de livres avec un compte Instagram, vous pouvez vous inscrire pour devenir affilié, créer votre propre boutique et être récompensé pour votre soutien aux librairies indépendantes.

Le boom de ce nouveau concurrent d’Amazon pendant le confinement

La Startup qui en était à ses balbutiements a vu son activité bondir durant la difficile période du confinement. Son principal rival Amazon a dû retarder ses livraisons de livres et la petite entreprise en a grandement profité. Au mois d’avril 2020, elle comptait déjà 450 boutiques et a pu générer près de 150 000 dollars en une seule journée. Ce qui est une somme importante pour une entreprise aussi jeune avec seulement quatre employés à ce moment. Elle a par la suite embauché du personnel en plus et semble être plutôt bien partie pour une belle réussite dans la mesure où de plus en plus de lecteurs et de libraires à travers le monde sollicitent son implantation en Europe et au Canada.

Quelle place est réservée à l’Afrique dans cette alternative à Amazon ?

L’Afrique reste toujours en marge de l’e-commerce en général et de l’industrie du livre en particulier. Le manque criard de librairies locales et d’infrastructures de distribution du livre ne facilitent pas les choses non plus. Même le puissant Amazon a du mal à y implanter sa branche e-commerce, bien qu’il soit installé depuis 2004 en Afrique du Sud avec ses services de cloud computing.

Sur Bookshop.org, qui est aujourd’hui considéré comme un nouveau concurrent d’Amazon sérieux, nous avons trouvé quelques boutiques intéressantes entièrement consacrées à la littérature africaine et afro-descendante telles que Museum of the African Disapora Bookstore,  Culture Type (African American Art), Afrocentric publisher.

Compte tenu de la jeunesse de la population du continent Africain et de la croissance exponentielle de l’utilisation des appareils mobiles dans cette région, la distribution des livres numériques et audio en Afrique serait à prendre en considération par les futurs leaders du marché du livre. 

Connaissez-vous d’autres concurrents d’Amazon que vous souhaitez nous faire découvrir ? Dites-le en commentaire.

12 juin 2024 0 Commentaires
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Comment les clubs de lecture animés par des célébrités influencent le monde des livres
AnalysesÉdition & industrie du livre

Comment les clubs de lecture animés par des célébrités influencent le monde des livres ?

par Acèle Nadale 11 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Les clubs de lecture animés par des célébrités comme Oprah Winfrey et Reese Witherspoon ont un impact significatif sur l’industrie du livre et les habitudes de lecture. Ces clubs ont plusieurs effets positifs majeurs. Premièrement, ils rendent certains livres extrêmement populaires et font grimper leurs ventes de manière fulgurante. Deuxièmement, ils mettent en avant des livres variés, issus de différents genres littéraires, cultures et horizons. Enfin, ils incitent un large public à lire davantage et rassemblent des lecteurs enthousiastes au sein de communautés dynamiques.

L’Oprah’s Book Club et “l’effet Oprah”

Lancé en 1996, l’Oprah’s Book Club est rapidement devenu un incontournable dans le milieu littéraire international. Ce club de lecture, initié par l’influente animatrice noire américaine de télévision Oprah Winfrey, a profondément influencé les habitudes de lecture de millions de personnes à travers le monde. Son impact sur l’industrie de l’édition a été tout simplement révolutionnaire.

Clubs de lecture - Imbolo Mbue et Oprah Winfrey

Imbolo Mbue et Oprah Winfrey pour l’Oprah’s Book club Source: oprah.com

L’une des contributions les plus marquantes de ce club réside dans son pouvoir quasi magique de transformer des livres en véritables best-sellers planétaires. Chaque ouvrage sélectionné par Oprah est assuré de voir ses ventes exploser de manière exponentielle, atteignant souvent des millions d’exemplaires écoulés. L’un des exemples les plus frappants est sans doute celui du roman La Couleur des Sentiments de Kathryn Stockett, refusé par 45 agents littéraires avant d’être finalement publié en 2009. Après avoir été choisi par Oprah, ce livre est devenu un succès mondial, traduit en plus de 42 langues et vendu à plus de dix millions d’exemplaires. Ce phénomène, communément appelé « l’effet Oprah », a permis à de nombreux auteurs de gagner une reconnaissance planétaire et de voir leurs œuvres traduites dans de multiples langues.

Les livres du book club d’Oprah Winfrey sont sélectionnés personnellement par Oprah Winfrey elle-même. Le processus de sélection est entièrement personnel et subjectif, basé sur les goûts littéraires et les préférences d’Oprah elle-même. À ses débuts en 1996, Oprah choisissait un nouveau livre chaque mois. Elle a ensuite réduit la fréquence pour se concentrer sur des œuvres de littérature classique et d’autres genres comme la non-fiction et les mémoires.

Oprah Winfrey lit elle-même tous les livres potentiels avant de faire son choix final. Elle cherche des livres qui l’ont profondément touchée et qu’elle pense méritent d’être largement lus et discutés. Bien que ses choix aient parfois été critiqués comme trop « sentimentaux », elle a affirmé vouloir sélectionner des livres qui soulèvent d’importantes questions sur la vie humaine et la condition humaine.

Au-delà de son impact commercial, l’Oprah’s Book Club se distingue par sa volonté affirmée de promouvoir la diversité et l’inclusion dans le monde littéraire. Oprah Winfrey, fervente défenseuse de ces valeurs, a mis en lumière des auteurs issus d’horizons ethniques, culturels et littéraires très variés. Des écrivains tels que Imbolo Mbue avec Voici venir les rêveurs, ont ainsi bénéficié d’une visibilité accrue grâce au Book Club.

L’Oprah’s Book Club encourage également de manière active la discussion et l’analyse critique autour des œuvres sélectionnées. Oprah Winfrey organise régulièrement des échanges en ligne et des interviews avec les auteurs. Ce qui enrichit ainsi considérablement l’expérience de lecture et crée une véritable communauté de lecteurs engagés et passionnés.

De nombreuses écoles et bibliothèques ont par ailleurs intégré les livres recommandés par le club dans leurs programmes. Oprah Winfrey a aussi très souvent utilisé sa notoriété pour soutenir des initiatives de promotion de la littératie et des programmes éducatifs à travers le monde.

Oprah Winfrey a véritablement créé une révolution culturelle autour de la lecture. Son club de lecture prouve que la littérature a le pouvoir de changer des vies et de rapprocher les gens par-delà les frontières.

Le « Reese’s Book Club », un phénomène littéraire mondial

Lorsque l’actrice oscarisée Reese Witherspoon a lancé son propre club de lecture en ligne fin 2017, rares étaient ceux qui auraient pu prédire l’impact massif et durable qu’il allait avoir sur l’industrie du livre dans son ensemble. Avec aujourd’hui plus de 2,1 millions d’abonnés sur Instagram, le « Reese’s Book Club » est devenu un véritable phénomène littéraire mondial, propulsant certains livres vers un succès instantané et retentissant.

Ce club de lecture en ligne, qui met en lumière des romans écrits principalement par des femmes, a un impact significatif et direct sur les ventes des livres sélectionnés. Il offre également une visibilité inégalée à leurs autrices, parfois méconnues jusqu’alors du grand public.

Apple Books becomes official audiobook home for Reese's Book Club - AppleChaque mois, Reese Witherspoon sélectionne personnellement un nouveau livre qu’elle recommande chaleureusement à sa communauté de lectrices passionnées. Une véritable frénésie s’empare ensuite du monde littéraire, les livres choisis devenant instantanément des best-sellers. Selon les éditeurs, une sélection par Witherspoon peut faire grimper les ventes d’un livre de 300 à 1000 % en quelques jours seulement. Les réimpressions s’enchaînent alors à un rythme effréné et les autrices, parfois totalement inconnues auparavant, se retrouvent soudainement sous les feux des projecteurs médiatiques.

Le « Reese’s Book Club » joue aussi un rôle clé dans la promotion active de la diversité littéraire. Reese Witherspoon met en effet en avant des autrices issues d’horizons variés et propose un espace de visibilité aux voix longtemps marginalisées dans le paysage éditorial traditionnel. Elle contribue de cette manière à élargir les perspectives et à enrichir considérablement le monde des lettres. Son entreprise Hello Sunshine, spécialisée dans les contenus mettant en scène de fortes femmes inspirantes, acquiert d’ailleurs régulièrement les droits d’adaptation des livres sélectionnés par son Book Club.

Les livres du « Reese’s Book Club » sont sélectionnés personnellement par Reese Witherspoon elle-même selon certains critères. Le processus est entièrement personnel et subjectif, basé sur les goûts littéraires et les préférences de Reese. Elle privilégie les nouveaux auteures et voix émergentes, bien qu’elle puisse aussi sélectionner des œuvres plus établies. Reese Witherspoon lit elle-même tous les livres potentiels avant de faire son choix final. Elle sélectionne généralement un nouveau livre par mois pour son club.

Un partenariat exclusif avec Apple Books

Dernièrement, Apple Books et le Reese’s Book Club de l’actrice Reese Witherspoon ont annoncé un partenariat exclusif pour promouvoir les sélections littéraires du club de lecture sur la plateforme de livres audio d’Apple. Dans le cadre de ce partenariat stratégique, Apple Books deviendra la « maison officielle des livres audio » du Reese’s Book Club. L’application proposera une page dédiée pour mettre en avant les sélections mensuelles, les choix précédents ainsi que des collections thématiques éditorialisées en étroite collaboration avec le club.

Que l’on apprécie ou non les choix littéraires parfois controversés de ces clubs de lecture animés par des célébrités, leur impact massif sur les ventes de livres et la découverte de nouveaux talents ne fait aujourd’hui aucun doute dans l’industrie du livre. 

11 juin 2024 0 Commentaires
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Bénin L'édition 2023 du Prix Écrivains Humanistes remportée par Amadou Sylvia Moussiliatou
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Bénin : L’édition 2023 du « Prix Écrivains Humanistes » remportée par Amadou Sylvia Moussiliatou

par Acèle Nadale 11 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

La journaliste et écrivaine béninoise Sylvia Moussiliatou Amadou, vient de décrocher le Prix Écrivains Humanistes 2023 à 27 ans. Cette distinction récompense son texte La colère des bouns, son talent littéraire et aussi son engagement pour les valeurs humanistes. 

Le Prix Écrivains Humanistes est un concours littéraire annuel organisé par l’association Écrivains Humanistes. Son édition 2024 a été lancée le 1ᵉʳ juin dernier à la Bibliothèque Bénin Excellence de Godomey, avec un appel à contributions ouvert jusqu’au 30 juin 2024.

Ce prix récompense des œuvres littéraires (romans, nouvelles, poésies, etc.) qui abordent des thèmes humanistes tels que la paix, la tolérance, le respect des droits humains et la promotion des valeurs universelles. Il s’inscrit dans la philosophie humaniste africaine d’Ubuntu prônée par Nelson Mandela, basée sur l’interdépendance entre les êtres humains et la conscience de l’importance de la communauté. Le lauréat du prix gagne une bourse d’édition de 500 000 FCFA.

11 juin 2024 1 Commenter
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RDC Le Prix de la littérature écologique LitEco 2024 fait des jeunes les ambassadeurs de l'écriture écologique
ActualitéPrix & distinctions

RDC : Le Prix de la littérature écologique LitEco 2024 fait des jeunes élèves les ambassadeurs de l’écriture écologique

par Acèle Nadale 10 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Pour sa deuxième édition en 2024, le Prix de la littérature écologique LitEco s’est adressé spécifiquement au jeune public. L’initiative a mobilisé pas moins de 750 élèves issus des 7 établissements du groupe American Academy of Excellence (AAE). 

Les jeunes participants ont créé des œuvres littéraires (poèmes, textes) et des dessins sur des sujets liés à l’environnement tels que la forêt, les jardins scolaires, la pollution, l’agriculture, etc. À l’issue de ce riche processus créatif, 56 lauréats ont été récompensés lors d’une cérémonie festive organisée le 5 juin dernier dans l’enceinte de l’établissement AAE 4 de Kindobo. 39 d’entre eux ont été primés pour leurs textes, tandis que 17 ont été distingués pour leurs talents de dessinateurs. 

L’élève Mushiko Kanzala de AAE 7 a remporté le grand prix grâce à son poème intitulé « La forêt du Congo », qui a donné son nom au recueil anthologique regroupant les productions écrites des participants. La grande gagnante a eu le privilège de se voir offrir la prise en charge intégrale de ses frais de scolarité pour l’année 2024-2025.

Le Prix LitEco est organisé par le site littéraire mbbactu et l’Association pour la Protection de l’Environnement et le Développement Durable (APEDD). Son objectif principal est d’initier et de sensibiliser les jeunes générations aux enjeux écologiques et environnementaux dès le plus jeune âge, à travers l’écriture et la littérature. Il a aussi pour autres objectifs de : 

  • installer et promouvoir une « littérature verte » dans les pays du bassin du fleuve Congo, en vue de sensibiliser les populations locales aux enjeux environnementaux
  • donner une voix aux écrivains afin qu’ils puissent aborder, à travers leurs œuvres, les problématiques écologiques qui touchent la planète
  • encourager les jeunes générations, notamment les élèves, pour les inciter à explorer par l’écriture les thèmes liés à l’écologie et au développement durable

Le Prix de la littérature écologique est ouvert aux ressortissants ou résidents des pays du Bassin du Congo : RD Congo, République du Congo, République Centrafricaine, Cameroun, Guinée Équatoriale et Gabon.

Les gagnants reçoivent des récompenses comme des certificats, des anthologies, du matériel scolaire et pour le grand vainqueur, la prise en charge des frais de scolarité pour l’année suivante.

Lors de la première édition en 2022, cinq lauréats ont été primés et leurs textes ont été publiés dans une anthologie intitulée « Village ravagé ».

10 juin 2024 0 Commentaires
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Madagascar Un concours national de littérature lancé à Madagascar pour sensibiliser sur des sujets sociaux
ActualitéPrix & distinctions

Madagascar : Un concours national de littérature lancé à Madagascar pour sensibiliser sur des sujets sociaux

par Acèle Nadale 10 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

C’est sur sa page Facebook que le Ministère de la Communication et de la Culture (MCC) de Madagascar a annoncé le lancement d’un concours national de littérature dans le cadre de la célébration du mois de la langue malgache.

Ce concours, ouvert aux passionnés de littérature âgés de 15 ans et plus, vise à encourager l’écriture en malgache, qu’il s’agisse de la langue officielle ou des dialectes régionaux. Le concours est aussi un outil pour les auteurs pour sensibiliser et pousser à la réflexion sur des questions sociales importantes de la société grâce à la littérature malgache.

Les deux thèmes principaux de cette édition sont la lutte contre le viol et le planning familial. Le MCC espère ainsi sensibiliser le public et susciter une prise de conscience collective.

Le concours est structuré en trois catégories. La première catégorie est le recueil de poèmes, où les participants doivent soumettre un recueil de 20 à 40 pages. La deuxième catégorie est la nouvelle ou la fiction, avec des œuvres comptant entre 50 et 150 pages. Enfin, la troisième catégorie est le théâtre radiophonique, où les scénarios doivent comporter 20 à 24 pages et inclure un maximum de cinq personnages.

Le règlement et les formulaires d’inscription sont disponibles au Centre Régional de Communication et de Culture sur toute l’île, à la Bibliothèque Nationale d’Anosy et à l’Ambassade de Madagascar à l’étranger pour les Malgaches résidant hors du pays. Les participants ont jusqu’au 1ᵉʳ janvier 2025 pour soumettre leurs textes.

10 juin 2024 0 Commentaires
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Compersion- mot de la semaine
Le mot de la semaine

Compersion : Mot de la semaine

par Chrystelle Ngoulou 10 juin 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le mot de la semaine du 10 au 16 juin 2024 est Compersion.

La compersion est un sentiment positif qui consiste à se réjouir sincèrement du bonheur et du plaisir ressentis par un être aimé, même si l’on n’en est pas directement à l’origine.

C’est l’opposé de la jalousie, puisque au lieu d’éprouver de la frustration ou de la colère, la personne compersive éprouve une joie altruiste face au bien-être de son partenaire.

Origines et définition

Le terme « compersion » a été inventé dans les années 1970 par la communauté Kerista en Californie, en combinant les mots « compassion » et « conversion ». Il désigne le large éventail d’émotions, d’attitudes, de pensées et d’actions positives manifestées lorsqu’une personne chère ressent du bonheur ou du plaisir.

La compersion apporte de nombreux avantages sur les plans individuel et relationnel :
– Renforcer la cohésion du couple en favorisant une atmosphère bienveillante
– Contribuer au développement personnel en cultivant la maturité émotionnelle
– Ouvrir son esprit à davantage de bonheur en se libérant des sentiments négatifs

Bien que la compersion soit surtout associée au polyamour, ce sentiment positif n’est pas cantonné à ce cadre.

On peut ressentir de la compersion envers un collègue promu ou un ami réalisant son rêve, par exemple. Cependant, la compersion est particulièrement valorisée dans les relations polyamoureuses consensuelles, où elle permet d’accueillir avec bienveillance les autres relations du/des partenaire(s).

10 juin 2024 1 Commenter
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ActualitéPolitiques du livre & société

RDC : Kitabus, la bibliothèque mobile qui rapproche les livres des enfants à Bukavu

par Acèle Nadale 7 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

À Bukavu, ville de l’est de la République démocratique du Congo, une initiative originale vise à promouvoir l’éducation et la lecture auprès des jeunes. Le « Kitabus » est une bibliothèque itinérante qui sillonne les rues de la ville pour rendre les livres accessibles gratuitement aux écoliers.

Ce bibliobus a été lancé par l’Institut français de Bukavu, dans le but de développer l’accès à l’éducation de base et à la culture pour tous les enfants, y compris ceux issus de familles défavorisées. Un bus aménagé en véritable bibliothèque mobile circule ainsi dans les trois communes de la ville, s’arrêtant devant les écoles pour que les élèves puissent emprunter des ouvrages. Cette initiative permet de pallier le manque d’infrastructures culturelles et éducatives dans certains quartiers défavorisés.

Le Kitabus propose un large choix de livres, de bandes dessinées et de magazines pour enfants, soigneusement sélectionnés. Le bus contient plus de 1000 ouvrages, allant des bandes dessinées aux romans, en passant par des livres éducatifs adaptés au programme scolaire congolais. Les élèves peuvent emprunter gratuitement ces documents pour une durée d’un mois, avant de les rapporter lors du prochain passage du bibliobus.

Cette bibliothèque ambulante connaît déjà un vif succès auprès des écoliers bukaviens, ravis de pouvoir découvrir de nouvelles histoires et s’évader grâce aux livres. Les écoles locales et les centres communautaires collaborent activement avec l’Institut Français pour organiser des séances de lecture et des ateliers éducatifs. Les enfants, habitués à lire uniquement des manuels scolaires, sont ravis de pouvoir emprunter des livres variés.

Des activités ludiques et des animations autour de la lecture sont également proposées pour encourager les enfants à s’approprier les livres et à développer leur goût pour la lecture. Les animateurs du Kitabus, formés à la médiation et à l’animation du livre, organisent des jeux et des exercices de lecture pour rendre l’expérience encore plus enrichissante.

Le projet Kitabus s’inscrit dans une démarche plus large visant à lutter contre la fracture éducative à Bukavu.

 

7 juin 2024 0 Commentaires
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ActualitéPrix & distinctions

Appel aux éditeurs : Ouverture des Inscriptions pour le Prix des 5 Continents de la Francophonie 2024-2025

par Acèle Nadale 7 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Créé par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le Prix des 5 Continents de la Francophonie, qui célèbre la diversité culturelle à travers les œuvres de fiction narrative en langue française, ouvre officiellement les inscriptions pour l’édition 2024-2025. Ce prix, destiné à mettre en lumière les talents littéraires francophones, est une occasion unique pour les auteurs et éditeurs de faire rayonner leurs œuvres sur la scène internationale.

Le Prix des 5 Continents de la Francophonie encourage le dialogue interculturel et valoriser la diversité des cultures francophones à travers le monde. Ce prix annuel consacre un ouvrage de fiction écrit et publié en français.

Conditions de Participation au Prix des 5 Continents de la Francophonie

Les ouvrages éligibles pour le Prix des 5 Continents doivent être des romans, récits ou recueils de nouvelles de fiction narrative. Ils doivent être écrits en français et publiés entre le 1ᵉʳ juillet 2023 et le 30 juin 2024 par une maison d’édition francophone ayant un circuit de distribution en librairie. Les textes autoédités, dactylographiés ou photocopiés ne seront pas acceptés. De plus, les candidatures à titre posthume ou les ouvrages préfacés par un membre du jury sont exclus.

Les auteurs ne peuvent pas soumettre directement leurs œuvres ; seuls les éditeurs sont habilités à présenter des candidatures. Chaque éditeur peut proposer jusqu’à deux titres. Les candidatures doivent être soumises via la plateforme en ligne dédiée. Une version PDF de l’ouvrage est requise, et une version epub est appréciée. De plus, dix exemplaires par titre doivent être envoyés par voie postale à l’adresse suivante :

ADARYS (OIF-PRIX DES CINQ CONTINENTS DE LA FRANCOPHONIE)

7 Avenue Ferdinand de Lesseps, 91420 Morangis

Téléphone : (33) 1 58 42 73 80

Email : adarys.adarys@gmail.com

Processus de Sélection et Impact du Prix des 5 continents de la Francophonie

Les ouvrages soumis seront évalués par six comités de lecture répartis dans l’espace francophone. Ces comités sélectionneront dix ouvrages finalistes, dont la liste sera publiée fin décembre 2024. Le jury international, composé d’écrivains et de personnalités littéraires de renom, délibérera en mars 2025 pour déterminer les lauréats. Les résultats seront annoncés lors de la Journée internationale de la Francophonie autour du 20 mars 2025.

Le lauréat du Prix des 5 Continents de la Francophonie recevra une dotation de 15 000 euros. Une mention spéciale, si attribuée, sera dotée de 5 000 euros. En plus de la dotation financière, l’OIF s’engage à promouvoir les ouvrages primés et leurs auteurs jusqu’à l’édition suivante du Prix. Les lauréats deviendront également membres du jury pour l’édition suivante.

Les éditeurs des ouvrages primés s’engagent à mentionner le Prix des 5 Continents de la Francophonie sur les supports promotionnels et à assurer la disponibilité des livres dans leur circuit de distribution. Ils sont également encouragés à faciliter la coédition avec d’autres éditeurs ou à céder les droits pour permettre une édition à coûts réduits dans les pays du Sud de l’espace francophone.

 

Pour plus d’informations sur le Prix des 5 Continents de la Francophonie, aller sur ce site.

Pour soumettre une candidature, c’est par ici. 

 

7 juin 2024 0 Commentaires
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Faites sensation à votre prochain événement avec ces 8 gâteaux en forme de livre

par Chrystelle Ngoulou 7 juin 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Et si les livres pouvaient non seulement remplir votre esprit d’aventures, mais aussi satisfaire votre gourmandise ? Bienvenue dans le merveilleux univers des gâteaux en forme de livre, où la passion littéraire rencontre la créativité culinaire.

Que vous soyez un bibliophile cherchant à ajouter une touche de fantaisie à votre prochain club de lecture, ou simplement un amateur de gâteaux en quête d’inspiration, ces gâteaux en forme de livre sont faits pour vous enchanter. Ces créations étonnantes sont autant un festin pour les yeux qu’une délectation pour le palais. Vous allez littéralement dévorer ces bouquins.

La bibliothèque enchantée de Malu

     Un gâteau enchanteur pour fêter la première année de la petite Malu. La bibliothèque magique habitée par de petites fées adorables. Chaque détail, des livres colorés aux fleurs délicates, en passant par les petites fées et les champignons, est soigneusement réalisé pour créer une scène fantastique et féerique.

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Le gâteau d’enterrement de vie de jeune fille avec pour thème Jane Austeen

Le gâteau met en avant les lectures favorites de la future jeune mariée, une inconditionnelle de Jane Austen. De superbes détails  avec des lettrages dorés et des motifs baroques. Les bords des pages sont texturés pour ressembler à du papier ancien.

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Le gâteau, livre d’histoires enchantées

 

Un gâteau spectaculaire qui représente une scène de livre d’histoires avec des personnages et des décors tirés de contes pour enfants. La base du gâteau est en forme de livre ouvert, avec des pages détaillées, et les niveaux supérieurs sont décorés de scènes tridimensionnelles vivantes.

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Le gâteau livre Gryffondor

 

Ce gâteau représente un livre de magie, inspiré par de la saga de romans Harry Potter. Il est décoré avec des éléments emblématiques tels qu’un vif d’or et une baguette magique. Le choix parfait pour les fans de l’univers de  J. K. Rowling.

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Le gâteau d’anniversaire de l’amoureuse de livres 

 

Le gâteau comprend plusieurs livres empilés avec des titres personnalisés, un grand chiffre 14 doré pour marquer l’âge, des ballons, des décorations de fête, et une figurine réaliste de de Georgina tenant un livre. De petits objets comme un chat, une tasse de thé, et des papiers complètent l’univers de l’addict aux livres.

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Le gâteau de remise de diplôme

 

Le gâteau représente un livre universitaire de psychologie. Le chapeau de diplômé noir avec une cordelette dorée et le rouleau de diplôme placés sur le livre symbolisent parfaitement la remise de diplôme. Un message de félicitations personnalisé est inscrit sur la base du gâteau.

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Le gâteau pour célébrer la reprise des études

 

Ce gâteau représente une pile de livres scolaires, avec des détails colorés et amusants. Chaque livre est soigneusement décoré pour ressembler à des manuels de classe, et des éléments supplémentaires comme une pomme, un crayon et des bonbons ajoutent à l’effet retour sur les bancs de l’école.

Voir le site

Le gâteau Afrolivresque

 

Nous avons pensé un gâteau multi-couches pour les amoureux de littérature africaine. Une véritable œuvre d’art qui met en avant des livres avec couvertures à motifs colorés inspirés de tissus africains. Le dessus du gâteau est orné de livres et de fruits tropicaux.

 

7 juin 2024 0 Commentaires
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Allemagne Le festival “Black Writers Book Festival” célèbre la littérature africaine et afro-diasporique du 7 au 9 juin 2024 à Hambourg
ActualitéÉvénements

Allemagne : Le festival “Black Writers Book Festival” célèbre la littérature africaine et afro-diasporique du 7 au 9 juin 2024 à Hambourg

par Acèle Nadale 6 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Du vendredi 7 juin au dimanche 9 juin 2024, Hambourg accueille le Black Writers Book Festival (Festival du livre des écrivains noirs). Organisé par l’association ARCA e.V., ce festival mettra en lumière les voix et les œuvres des écrivains noirs de la diaspora africaine.

Le Black Writers Book Festival est une belle occasion de découvrir des auteurs talentueux et de s’immerger dans des récits qui reflètent la diversité et la richesse des expériences africaines et afro-diasporiques en Allemagne.

Un festival riche en activités et en rencontres exceptionnelles

Le festival se déroulera sur trois jours et proposera un programme riche et varié. Au-delà des lectures et des discussions, le festival propose une série d’activités interactives, dont des ateliers d’écriture créative, des performances artistiques, des expositions et des sessions de networking. Ces activités sont conçues pour favoriser les échanges et les collaborations entre les participants, qu’ils soient auteurs, lecteurs ou simplement passionnés de littérature.

Le festival aura lieu à Fux eG – Fasiathek, au 3e étage de la Bodenstedtstraße 16, 22765 Hambourg. L’entrée est gratuite, et le festival est ouvert à tous. Il s’adresse à un large public, incluant les amateurs de littérature, les étudiants, les chercheurs, et toute personne intéressée par la culture africaine et afro-diasporique. Les participants auront l’occasion de rencontrer des auteurs, de participer à des discussions enrichissantes et d’assister à des performances artistiques variées.

Parmi les intervenants notables, on retrouve des figures influentes telles qu’Hakim Adi, Gary Younge, Bisrat Negassi, le nigérian Elnathan John, l’angolais Kalaf Epalanga ou la camerounaise Hemley Boum, ainsi que de nombreux auteurs émergents de la diaspora africaine.

L’engagement d’ARCA e.V. pour la diversité et l’inclusion via le Black Writers Book Festival

L’association ARCA e.V., organisatrice du festival, est basée à Hambourg et œuvre pour l’inclusion et l’acceptation des personnes noires, africaines, afro-allemandes et afro-diasporiques. En organisant des événements tels que le Black Writers Book Festival, ARCA e.V. contribue à promouvoir la diversité culturelle et à donner une voix aux communautés africaines et afro-diasporiques. Leur mission est de créer des espaces de dialogue et d’échange qui favorisent une meilleure compréhension et appréciation des cultures africaines.

Le Black Writers Book Festival promet d’être un moment fort de la scène littéraire et culturelle de la ville de Hambourg.

Pour plus d’informations, vous pouvez contacter l’association ARCA e.V. via leur site web ARCA e.V. ou par téléphone au +49 176 620 41795.

6 juin 2024 0 Commentaires
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Le rêve du pêcheur de Hemley Boum, premier lauréat du prix littéraire des Sciences Po
ActualitéPrix & distinctions

France : « Le rêve du pêcheur » de Hemley Boum, premier lauréat du prix littéraire des Sciences Po

par Acèle Nadale 6 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Pour sa première édition, le prix littéraire de Sciences Po a évalué pas moins de 348 romans francophones publiés lors de la rentrée littéraire d’hiver 2024, grâce à un premier jury composé d’anciens élèves membres du club Littérature de l’association.

C’est l’écrivaine Hemley Boum qui a été sacrée lauréate de la toute première édition du prix littéraire des Sciences Po, avec son roman Le rêve du pêcheur, paru en janvier 2024 aux éditions Gallimard.

Hemley Boum est une écrivaine majeure de la littérature camerounaise reconnue pour ses romans qui explorent les réalités sociales et familiales africaines. Née au Cameroun, elle a étudié l’anthropologie avant de poursuivre des études en commerce international à Lille, en France. Elle a ensuite occupé divers postes professionnels au Cameroun, en France et dans d’autres pays africains, lui permettant d’acquérir une vision unique de la société camerounaise et de l’exploitation des ressources locales.

Hemley Boum s’est ensuite tournée vers l’écriture et a publié nombreux romans traduits en plusieurs langues, dont Les Jours viennent et passent (2019) qui lui a valu le Prix Ahmadou-Kourouma en 2020 et le Grand Prix de la littérature d’Afrique Noire, Les Maquisards (2016) récompensé par le Prix du livre engagé de l’association CENE Littéraire et Si d’aimer (2013) qui a reçu le Prix ivoirien de littérature francophone. 

Dans ses romans, elle mêle urbanité, tradition et Histoire à travers des relations familiales et amicales ancrées dans le quotidien. Elle offre un regard authentique et nuancé sur l’Afrique, loin des clichés. 

Le prix littéraire des Sciences Po : Un prix de lecteurs pour « comprendre notre temps »

Lancé cette année par l’Association des anciens élèves de Sciences Po, ce nouveau prix vise à récompenser chaque année un ouvrage de fiction en langue française « permettant de comprendre notre temps ». C’est la communauté même des diplômés qui a été impliquée dans le processus de sélection et de vote.

L’une des grandes originalités de ce prix réside dans son fonctionnement, faisant activement participer la riche communauté des anciens élèves de Sciences Po. Après la présélection de 12 titres par le jury initial, c’est en effet l’ensemble des alumni qui a été invité à voter pour désigner leur roman favori parmi cette liste.

Le livre ayant reçu le plus de suffrages intègre alors directement la liste des 4 finalistes, aux côtés de 3 autres ouvrages retenus par le premier jury. Un deuxième jury présidé par l’écrivaine Jessica Nelson sera ensuite chargé de désigner le lauréat parmi ces 4 romans.

En créant ce prix littéraire, l’association des diplômés souhaite animer sa riche communauté autour d’une réflexion sur le monde contemporain, à travers le prisme de la fiction. Une démarche qui s’inscrit pleinement dans la vision de Sciences Po, où l’expression artistique est considérée comme un moyen privilégié d’appréhender la complexité des enjeux actuels.

Nul doute que cette première édition réussie augure d’un bel avenir pour le prix littéraire des Sciences Po, qui comptera parmi les rendez-vous incontournables du monde des lettres.

6 juin 2024 0 Commentaires
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Le film "Petit Pays" de Gaël Faye désormais disponible sur Netflix France
ActualitéCinéma

Le film « Petit Pays » de Gaël Faye disponible sur Netflix France

par Acèle Nadale 6 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Le long-métrage « Petit Pays », adaptation cinématographique du roman à succès de Gaël Faye, vient d’arriver sur la plateforme de streaming Netflix en France. Ce drame poignant suit le parcours de Gabriel, un jeune garçon franco-rwandais, confronté à la violence du génocide rwandais dans les années 1990 au Burundi.

Le film est réalisé par Eric Barbier et met en vedette Djibril Vancoppenolle dans le rôle de Gabriel, aux côtés de Dayla Niagate, Jean-Paul Rouve et Isabelle Kabano dans les rôles principaux. Alors que les tensions ethniques grandissent dans la région, l’innocence du garçon est brusquement brisée lorsque sa famille est directement touchée par les atrocités du génocide.

« Petit Pays » dépeint avec justesse et sensibilité la façon dont un conflit meurtrier vient bouleverser le quotidien d’un enfant, mettant fin à son innocence. Les performances des acteurs, notamment celle de Vancoppenolle, ont été saluées par la critique.

Les amateurs de cinéma engagé et de drames historiques pourront désormais découvrir ou revoir ce long-métrage bouleversant sur Netflix France.

La bande-annonce du film

6 juin 2024 0 Commentaires
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Allemagne : Scholastique Mukasonga et Percival Everett sur la liste des finalistes du Prix international de littérature 2024
ActualitéPrix & distinctions

Allemagne : Scholastique Mukasonga et Percival Everett sur la liste des finalistes du Prix international de littérature 2024

par La redaction 5 juin 2024
Rédigé par La redaction

La liste des finalistes du Prix international de littérature (Internationaler Literaturpreis) 2024 en Allemagne a été dévoilée le 30 mai dernier. Deux auteurs de renom figurent parmi les six titres en lice : l’écrivaine rwandaise Scholastique Mukasonga et l’Américain Percival Everett.

Parmi les 6 titres de la shortlist 2024 de l’Internationaler Literaturpreis : « Kibogos Himmelfahrt » (Kibogo est monté au ciel  aux Éditions Gallimard dans la collection Blanche) de l’autrice rwandaise Scholastique Mukasonga, traduit du français par Jan Schönherr (éditions Claassen, 2024), et « James » de l’écrivain américain Percival Everett, traduit de l’anglais par Nikolaus Stingl (Éditions Carl Hanser, 2024).

Les voix puissantes de Scholastique Mukasonga et Percival Everett

Scholastique Mukasonga est une auteure incontournable de la littérature rwandaise contemporaine. Née en 1956 au sein d’une famille tutsie, elle a connu dès l’enfance les violences du conflit ethnique qui déchirait son pays. Le génocide de 1994 contre les Tutsis a marqué un tournant tragique dans son existence, avec l’assassinat de 37 membres de sa famille. Forcée à l’exil, c’est en Normandie qu’elle s’est reconstruite et a trouvé dans l’écriture un moyen d’affronter les traumatismes.

Avec une plume à la fois poétique et réaliste, Mukasonga explore dans ses romans les blessures de l’Histoire et de la mémoire. Ses œuvres comme « Inyenzi ou les Cafards » ou « Notre-Dame du Nil », saluées par la critique, rendent un vibrant hommage aux victimes du génocide rwandais. À travers son travail littéraire, Scholastique Mukasonga perpétue le devoir de mémoire et donne une voix universelle à la souffrance et à la résilience.

Percival Everett, figure majeure de la littérature afro-américaine, est un écrivain et professeur américain reconnu pour son style satirique et son exploration des questions raciales et identitaires aux États-Unis. Diplômé en philosophie et en littérature, il est actuellement professeur d’anglais et directeur du département de littérature à l’Université de Californie du Sud.

Il est un auteur polyvalent qui navigue entre différents genres littéraires tels que le roman policier, le western, la satire et la fiction philosophique. Son roman « Erasure » (2001), adapté au cinéma en 2023, aborde de manière satirique les clichés auxquels sont confrontés les écrivains noirs dans le milieu de l’édition. Percival Everett revisite avec « James » le canon des classiques américains du XIXe siècle en donnant voix à un personnage marginalisé.

L’Internationaler Literaturpreis : Célébration de la littérature mondiale et de la traduction

la Haus der Kulturen der Welt (Maison des cultures du monde) à Berlin

HKW ou Maison des cultures du monde à Berlin Source : berlin.de

L’Internationaler Literaturpreis (Prix international de littérature) est un prix littéraire allemand décerné par la Haus der Kulturen der Welt (HKW ou Maison des cultures du monde) à Berlin et la Fondation Elementarteilchen (Hambourg). Ce prix récompense des œuvres de fiction contemporaines traduites en allemand. Il est décerné annuellement et honore à la fois l’auteur de l’œuvre originale et son traducteur. 

Le prix est doté de 35 000 euros, dont 20 000 euros pour l’auteur et 15 000 euros pour le traducteur. Les œuvres doivent être des publications récentes et avoir une importance littéraire et culturelle significative. La remise du prix est accompagnée de lectures publiques et de discussions avec les lauréats.

Le Internationaler Literaturpreis – Haus der Kulturen der Welt a récompensé de nombreux auteurs africains et afrodescendants depuis sa création en 2009. En 2011, Teju Cole a été récompensé pour son roman Open City, traduit par Christine Richter-Nilsson, tandis qu’en 2009, Marie NDiaye a reçu le prix pour Trois femmes puissantes, traduit par Claudia Kalscheuer. Mohamed Mbougar Sarr (Sénégal), lauréat en 2023 pour son roman Die geheimste Erinnerung der Menschen (La plus secrète mémoire des hommes), traduit par Holger Fock et Sabine Müller, et Fiston Mwanza Mujila (République Démocratique du Congo), lauréat en 2015 pour son roman Tram 83, traduit par Katharina Meyer et Lena Müller, sont deux auteurs africains récompensés par le Prix international de littérature.

Le jury de l’édition 2024 rassemble des profils variés dont des auteurs, des universitaires, des journalistes, des traducteurs, ce qui montre la diversité culturelle et linguistique promue par le Prix international de littérature. Il est composé de 7 membres :

  • Asal Dardan – Autrice et essayiste iranienne basée à Berlin.
  • Ibou Coulibaly Diop – Universitaire, curateur et enseignant sénégalais, spécialiste des littératures africaines.
  • Khuê Phạm – Journaliste et écrivaine allemande d’origine vietnamienne.
  • Cia Rinne – Poétesse et artiste suédoise multilingue.
  • Beatrice Faßbender – Critique littéraire allemande.
  • Olga Radetzkaja – Traductrice russe-allemande, lauréate du prix en 2021.
  • Deniz Utlu – Écrivain et dramaturge allemand d’origine turque.

Dans le cadre du Prix international de littérature, la HKW ou Maison des cultures du monde organise des groupes de lecture publics autour des œuvres de la shortlist. Ces Lesegruppen permettent aux lecteurs berlinois de découvrir et d’échanger sur les titres en lice avant la remise du prix. Répartis en plusieurs sessions, ces rendez-vous favorisent le dialogue interculturel autour des livres traduits et impliquent le public dans le processus de sélection. Un moyen convivial de promouvoir la littérature mondiale et la traduction littéraire.

 

5 juin 2024 0 Commentaires
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Afreximbank, Chimamanda Ngozi Adichie et Narrative Landscape Press lancent le Prix CANEX de l'édition en Afrique
ActualitéÉdition & industrie du livrePrix & distinctions

Afreximbank, Chimamanda Ngozi Adichie et Narrative Landscape Press lancent le Prix CANEX de l’édition en Afrique doté de 20 000 dollars

par La redaction 4 juin 2024
Rédigé par La redaction

Afreximbank, la Banque africaine d’import-export, a officiellement lancé le Prix CANEX de l’édition en Afrique. Cette initiative est le fruit d’un partenariat entre la CANEX Book Factory et Narrative Landscape Press Limited.

Le Prix CANEX de l’édition en Afrique, doté de 20 000 dollars, vise à promouvoir et à célébrer l’excellence dans l’édition africaine. Le lancement de ce prix marque une étape importante dans le soutien et la valorisation des industries créatives et culturelles en Afrique.

La CANEX Book Factory et l’impact des histoires africaines

La CANEX Book Factory est un programme stratégique sous l’égide de CANEX (Creative Africa Nexus) qui est une initiative financée par Afreximbank. Son objectif est de mettre en valeur la chaîne de valeur du livre africain et d’accroître les capacités dans ce secteur. Le CANEX Book Factory vise aussi à renforcer l’écosystème littéraire africain à travers un éventail d’interventions ciblées, en partenariat avec des acteurs clés du secteur du livre.

Parmi ses composantes clés, on trouve le Prix CANEX de l’édition en Afrique, un atelier d’écriture créative panafricain annuel et une newsletter bimestrielle fournissant des ressources aux écrivains, éditeurs, agents et libraires africains.

CANEX fournit divers instruments de financement et d’autres interventions pour soutenir le commerce et l’investissement dans le secteur créatif africain. Chimamanda Ngozi Adichie, auteure et fervente défenseure des histoires africaines, a souligné l’importance de programmes comme CANEX pour les écrivains africains en herbe, en leur offrant une communauté de soutien.

Nous avons besoin de plus d’histoires africaines parce que les histoires comptent. Les histoires peuvent enlever la dignité, mais elles peuvent aussi la restaurer. Les histoires façonnent la politique et les perceptions.

Le Prix CANEX de l’édition en Afrique

Le Prix CANEX de l’édition en Afrique est un prix annuel décerné à l’éditeur du meilleur livre de fiction ou de non-fiction africain. Ce prix est organisé en partenariat avec la maison d’édition Narrative Landscape Press et la romancière Chimamanda Ngozi Adichie. Le lauréat recevra une récompense de 20 000 dollars lors de la cérémonie de remise des prix du CANEX WKND qui se tiendra à Alger, en Algérie, du 16 au 19 octobre 2024.

La Vice-Présidente exécutive d’Afreximbank, Mme Kanayo Awani
Source : Afreximbank

Mme Kanayo Awani, Vice-présidente exécutive du commerce intra-africain et du développement des exportations à Afreximbank, a déclaré :

Nous sommes ravis d’annoncer le lancement du Prix CANEX de l’édition en Afrique, une initiative pionnière d’Afreximbank visant à promouvoir et à célébrer l’excellence dans l’édition africaine.

Le Prix CANEX de l’édition en Afrique est ouvert aux éditeurs africains qui peuvent soumettre jusqu’à trois livres de fiction ou de non-fiction publiés récemment. Les livres soumis doivent être écrits par des auteurs africains ou de la diaspora africaine. Les soumissions doivent être faites en ligne sur le site web du CANEX Book Factory.

Narrative Landscape Press Limited

Narrative Landscape Press Limited est une maison d’édition indépendante basée à Lagos, au Nigéria, et fondée en juin 2017 par les écrivains Eghosa Imasuen et Anwuli Ojogwu. Elle offre des services d’édition et de logistique d’édition, aidant les auteurs indépendants, les petites maisons d’édition, les universitaires et les organisations à publier leurs livres.

bibliotheque OLUSEGUN OBASANJO

bibliotheque présidentielle OLUSEGUN OBASANJO Source : oopl.org.ng

Narrative Landscape Press gère également la publication de la bibliothèque présidentielle Olusegun Obasanjo et a publié les œuvres d’auteurs renommés comme Chimamanda Ngozi Adichie, Oyinkan Braithwaite et Caleb Azumah Nelson.

Le Prix CANEX de l’édition en Afrique ouvre des perspectives intéressantes pour l’avenir de la littérature africaine. En offrant une vitrine de choix aux talents éditoriaux du continent, cette récompense contribuera certainement à propulser de nouvelles voix sur la scène internationale. L’avenir de l’édition africaine s’annonce prometteur, dynamisé par des initiatives visionnaires telles que celle-ci.

4 juin 2024 2 Commentaires
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Zimbabwe La 2ème édition de la Conférence des éditeurs africains se déroule à Harare
ActualitéÉdition & industrie du livreÉvénements

Zimbabwe : La 2ᵉ édition de la Conférence des éditeurs africains se déroule à Harare

par Acèle Nadale 4 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Du 3 au 4 juin 2024, la capitale zimbabwéenne Harare reçoit la 2ᵉ Conférence des éditeurs africains. Organisée sur deux jours, cette importante réunion régionale a pour thème « Renforcer les capacités de l’industrie de l’édition africaine pour promouvoir l’alphabétisation ». La Conférence est accueillie par l’Organisation régionale africaine de la propriété intellectuelle (ARIPO) et l’Association des éditeurs de livres du Zimbabwe (ZBPA) au siège de l’ARIPO à Harare.

L’événement est organisé avec le soutien du Réseau des éditeurs africains (African Publishers Network – APNET) et de plusieurs partenaires influents comme l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), la Fédération internationale des organismes gérant les droits de reproduction (IFRRO), l’UNESCO, l’Association internationale des éditeurs (IPA) et d’autres.

Plus de 70 participants issus d’une quarantaine de pays sont attendus, ainsi que des officiels et des orateurs des organisations partenaires. Plusieurs personnalités de haut rang honoreront l’événement de leur présence, dont l’invité d’honneur Ziyambi Ziyambi, ministre de la Justice, des Affaires juridiques et parlementaires.

Selon les organisateurs, cette conférence et les activités collaboratives post-événement visent des objectifs ambitieux pour faire progresser l’industrie de l’édition en Afrique. Elle a ainsi pour but de renforcer les capacités des associations d’éditeurs, des maisons d’édition et de l’industrie du livre africaines aux niveaux national et régional. 

La Conférence des éditeurs africains cherche également à consolider le droit d’auteur, les organismes de gestion des droits de reprographie existants et à en créer de nouveaux en Afrique. La promotion des politiques nationales du livre et de la lecture, de l’édition et de la diffusion d’ouvrages en langues africaines sera également au cœur des discussions.

L’événement ambitionne en outre de faire progresser les connaissances des parties prenantes africaines et internationales sur l’industrie de l’édition du continent. Il permet de sensibiliser et de promouvoir des projets pilotes et des innovations en matière de recherche et d’édition pour la croissance du secteur. 

Le plan d’action de la Conférence des éditeurs africains sera actualisé afin d’améliorer l’industrie de l’édition en Afrique. Les participants seront outillés pour mettre en œuvre les connaissances acquises et partager les ressources dans leurs pays respectifs.

4 juin 2024 0 Commentaires
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ActualitéPrix & distinctions

Sénégal : Prix international de littérature Cheikh Hamidou Kane 2024 revient au togolais Sami Tchak

par Acèle Nadale 4 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Le prestigieux Prix international de littérature Cheikh Hamidou Kane 2024 a été décerné à l’écrivain togolais Sami Tchak pour son livre Mélodie pour une douleur édité par la maison d’édition togolaise Éditions Continents.

Cette reconnaissance, accompagnée d’une récompense de 1,5 million de francs CFA, met en lumière la littérature togolaise sur la scène littéraire internationale.

Quatrième de couverture du roman Mélodie pour une douleur 

 l’écrivain togolais Sami Tchak pour son livre Mélodie pour une douleur Avec Mélodie pour une douleur, roman d’une beauté mélancolique, Sami Tchak nous fait entendre les doux murmures de la vie à travers les douleurs qui l’accompagnent : la maladie, le handicap mental de l’enfant, la vieillesse, les désillusions, la mort… « La littérature sans doute ne peut rien contre l’inexorable de la condition humaine, mais Mélodie pour une douleur nous prouve ici qu’elle peut au moins, par les petites joies du jardin, sauver quelques instants gourmands et précieux, ritournelle du bonheur saisi et enfui. N’aie pas peur de la nuit, car elle a des yeux d’étoiles, nous enseigne Marie. Loin de la désespérance de la réponse trop évidente : on n’a qu’une seule vie, Sami Tchak appelle à la cueillette joyeuse ou comment du désert aride faire renaître, ne fût-ce qu’au soir de la vie, la verdeur du jardin… »

Sami Tchak: un parcours littéraire récompensé

Sami Tchak, de son vrai nom Sadamba Tcha-Koura, est un écrivain togolais né en 1960 à Bowounda, au Togo. Après avoir obtenu une licence de philosophie à l’Université de Lomé en 1983, il a enseigné dans un lycée pendant trois ans avant de s’installer en France en 1986 pour poursuivre des études de sociologie. Il a obtenu son doctorat à l’Université de la Sorbonne en 1993.

Sami Tchak a commencé sa carrière littéraire avec des essais sociologiques, notamment sur la prostitution à Cuba et la sexualité féminine en Afrique. Ses recherches l’ont conduit à passer sept mois à Cuba en 1996, une expérience qui a profondément influencé son écriture.

Au cours de sa carrière, Sami Tchak a été récompensé par plusieurs prix prestigieux. En 2022, il a reçu le Prix Ivoire pour la Littérature Africaine d’Expression Francophone pour son roman Le continent du tout et du presque rien, paru aux éditions JC Lattès. Parmi ses autres distinctions notables, il a obtenu le Grand Prix Littéraire d’Afrique Noire en 2004 pour son roman La fête des masques, publié chez Gallimard. En 2007, il a également été honoré par le Prix Ahmadou Kourouma pour son roman Le paradis des chiots, ce qui montre la diversité de son œuvre littéraire.

Le Prix Cheikh Hamidou Kane

Le Prix international de littérature Cheikh Hamidou Kane, du nom du célèbre écrivain sénégalais, vise à célébrer et à encourager les écrivains africains dont le travail contribue de manière significative à l’enrichissement de la littérature du continent.

Le Prix Cheikh Hamidou Kane est décerné dans le cadre du Festival international de littérature de Dakar, qui s’est déroulé cette année du 29 mai au 1er juin 2024. Ce festival, qui rassemble des auteurs, des critiques littéraires et des passionnés de littérature du monde entier, est un événement majeur pour la promotion de la littérature africaine.

4 juin 2024 0 Commentaires
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Tsundoku- mot de la semaine
Le mot de la semaine

Tsundoku : Mot de la semaine

par Chrystelle Ngoulou 3 juin 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le mot de la semaine du 3 au 9 juin 2024 est Tsundoku.

Le terme « tsundoku » est un mot japonais qui désigne l’acte d’acheter des livres et de les accumuler sans jamais les lire. Il est composé de deux parties : « tsunde » qui signifie empiler des choses, et « oku » qui signifie laisser pour plus tard. C’est une combinaison de « tsunde oku » (empiler pour plus tard) et « doku » (lecture).

Ce phénomène n’est pas uniquement lié à la lecture, mais à une forme de consommation culturelle où l’accumulation prend le pas sur l’utilisation ou la consommation immédiate. Le tsundoku peut être vu à la fois comme une passion pour les livres et une tendance à la procrastination.

Cette pratique n’est pas unique au Japon et peut se retrouver dans différentes cultures sous différentes formes. Le tsundoku peut être vue comme un signe d’amour pour la littérature, mais aussi comme un rappel des limites du temps et de l’énergie dont dispose chaque individu pour se consacrer à ses passions.

3 juin 2024 0 Commentaires
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Mali Succès pour la première édition du Salon du Livre de Bamako 2024 (SALIBA)
ActualitéÉdition & industrie du livreÉvénements

Mali : Succès pour la première édition du Salon du Livre de Bamako 2024 (SALIBA)

par Acèle Nadale 31 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

La ville de Bamako a accueilli la toute première édition du Salon du Livre de Bamako (SALIBA) qui s’est déroulée du 22 au 26 mai 2024 dernier. Sous la thématique évocatrice « La Renaissance », cet événement a réuni les amoureux des livres et les professionnels de l’édition du Mali et de la sous-région.

Le SALIBA a offert une plateforme inédite permettant aux éditeurs, aux libraires, auteurs et amoureux des livres d’exposer leurs œuvres, de rencontrer le public et de débattre des défis auxquels fait face l’industrie du livre au Mali. Les exposants, venus des quatre coins du Mali et au-delà de ses frontières, ont saisi cette opportunité pour mettre en lumière leurs œuvres et partager leurs histoires avec un public avide de découvertes.

Selon Sékou Fofana, Commissaire Général du salon, l’objectif était de donner une visibilité et une lisibilité au livre malien, tant au niveau national qu’international. Malgré des moyens limités, les organisateurs se félicitent du succès de cette première édition.

« Nous avons atteint les objectifs fixés, le public et les médias ont répondu présents », s’est réjoui Sékou Fofana.

Les exposants, qu’ils soient maliens ou étrangers, ont salué cette initiative porteuse d’espoir pour l’industrie du livre africain.

Les exposants appellent à la pérennisation du SALIBA, vu son potentiel pour booster leurs activités commerciales et offrir une meilleure visibilité à leurs publications. Les organisateurs se sont engagés à reconduire l’événement chaque année au mois de mai, en tenant compte des suggestions des participants.

31 mai 2024 0 Commentaires
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Trois Jours de Festivités Littéraires pendant le festival Africa Writes - Exeter 2024
ActualitéÉvénements

Angleterre : Trois Jours de Festivités Littéraires pendant le festival Africa Writes – Exeter 2024

par Acèle Nadale 31 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Africa Writes – Exeter est un festival littéraire annuel qui célèbre la littérature, la pensée et la culture africaine et de la diaspora africaine. L’édition 2024 se tiendra du 7 au 9 juin à Exeter, en Angleterre.

Africa Writes – Exeter est un festival convivial qui offre l’opportunité de se connecter avec des personnes partageant les mêmes centres d’intérêt, de découvrir de nouvelles voix et d’explorer la riche tradition de la narration africaine. Il est organisé par la Royal African Society et Saseni! en partenariat avec l’Université d’Exeter, la librairie indépendante Bookbag et l’espace créatif Roots Resistance.

Le festival propose sur trois jours des lectures, performances, ateliers, projections de films et discussions dans divers lieux de la ville. Les événements sont gratuits, mais les participants peuvent faire un don pour soutenir le festival.

Voici quelques points forts du programme du festival Africa Writes – Exeter 2024 :
– Le 7 juin à 18h30 à la librairie Bookbag, l’autrice Olumide Popoola présentera son dernier roman « Like Water Like Sea » en conversation avec Pumla Dineo Gqola.
– Le 7 juin à 20h à Bookbag, une soirée « Word and Music Night » avec JJ Bola, Louisa Adjoa Parker, Esmie Jikiemi-Pearson et d’autres artistes, organisée par Roots Resistance.
– Le 8 juin de 10h30 à 12h30 à la bibliothèque d’Exeter, un atelier de création de storyboards pour les 7-12 ans animé par Tomi Adesina et Dinah Salah Al-Din.
– Le samedi 8 juin de 10h30 à 12h30 à la bibliothèque d’Exeter, un atelier interactif permettra aux enfants de 7 à 12 ans de créer leurs propres storyboards, animé par Tomi Adesina et Dinah Salah Al-Din.

Pour plus de détails sur le programme et les activités prévues, vous pouvez consulter le site officiel du festival Africa Writes – Exeter.

31 mai 2024 0 Commentaires
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Sénégal La cité religieuse Taslima se mobilise pour la sauvegarde du patrimoine littéraire traditionnel
ActualitéPolitiques du livre & société

Sénégal : La cité religieuse Taslima se mobilise pour la sauvegarde du patrimoine littéraire traditionnel

par Acèle Nadale 30 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Taslima est une cité religieuse située dans la région de Sédhiou au Sénégal. Elle est dirigée par El Hadj Makhily Diaby Gassama, son khalife général et ancien ministre de la Culture sous la présidence de Léopold Sédar Senghor. La cité s’est lancée dans un vaste projet visant à préserver et à promouvoir les œuvres littéraires issues des traditions orales locales. Cette initiative est portée par El Hadj Makhily Diaby Gassama.

Un projet ambitieux au service des langues nationales

Baptisé « Génétique des textes, des productions du Mandé et d’ailleurs », ce projet se concentre dans un premier temps sur la langue mandingue, largement répandue dans la sous-région. Son objectif principal est de recenser, rassembler et éditer les productions littéraires traditionnelles dans cette langue, qu’elles soient poétiques, satiriques, épistolaires ou morales. 

Les productions culturelles du Mandé englobent une riche tradition musicale et artistique, principalement en Afrique de l’Ouest. Les Mandé, un groupe ethnique et linguistique, sont connus pour leur musique, leurs sculptures et leurs textiles. Les griots, ou jeli, jouent un rôle central en tant que musiciens et historiens.

En préservant ces œuvres, souvent transmises oralement de génération en génération, Taslima entend sauvegarder un pan essentiel de l’identité culturelle sénégalaise et rendre hommage à la créativité intellectuelle des artistes traditionnels. El Hadj Makhily Diaby Gassama a souligné l’importance de transcender les limites imposées par l’Occident et de valoriser les valeurs sociales et culturelles africaines.

Une initiative aux ambitions panafricaines 

Au-delà des frontières du Sénégal et Talisma, cette initiative se veut panafricaine et ambitionne de s’étendre en Gambie, en Guinée-Bissau et en Guinée-Conakry, pour célébrer ainsi la riche diversité linguistique et culturelle de la sous-région ouest-africaine.

Pour El Hadj Makhily Diaby Gassama, militant de longue date pour la promotion des langues nationales dans l’enseignement, ce projet s’inscrit dans une démarche plus large visant à intégrer ces langues dans les programmes éducatifs, de la maternelle à l’université. Une réforme indispensable pour assurer la pérennité de ce patrimoine inestimable.

30 mai 2024 0 Commentaires
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Beata Umubyeyi Mairesse remporte le Prix Essai France Télévisions 2024 pour Le Convoi
ActualitéPrix & distinctions

Beata Umubyeyi Mairesse remporte le Prix Essai France Télévisions 2024 pour « Le Convoi »

par Acèle Nadale 30 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Le Prix France Télévisions a annoncé ses lauréates pour l’année 2024 : Beata Umubyeyi Mairesse pour son essai Le Convoi et Sophie Divry pour son roman Fantastique histoire d’amour.

Le Convoi, publié chez Flammarion, est un récit profondément personnel et historique qui retrace l’opération humanitaire qui a sauvé l’auteure et sa mère lors du génocide des Tutsis au Rwanda en 1994. 

Quatrième de couverture

Beata Umubyeyi Mairesse - Le convoi« Il aura fallu quinze ans de cheminement incertain, une enquête menée aux confins de mémoires étiolées, pour retrouver une image sur laquelle j’espérais figurer, puis pour chercher mes compagnons de fuite. Quinze ans pour m’autoriser enfin à écrire cette histoire. La mienne et à travers elle, car il s’agit bien de me réinscrire dans un collectif, la nôtre, l’histoire des enfants des convois. » Le 18 juin 1994, quelques semaines avant la fin du génocide des Tutsis au Rwanda, Beata Umubyeyi Mairesse, alors adolescente, a eu la vie sauve grâce à un convoi humanitaire suisse. Treize ans après les faits, elle entre en contact avec l’équipe de la BBC qui a filmé et photographié ce convoi. Commence alors une enquête acharnée (entre le Rwanda, le Royaume-Uni, la Suisse, la France, l’Italie et l’Afrique du Sud) pour recomposer les événements auprès des témoins encore vivants : rescapés, humanitaires, journalistes. Le génocide des Tutsis, comme d’autres faits historiques africains, a été principalement raconté au monde à travers des images et des interprétations occidentales, faisant parfois des victimes les figurants de leur propre histoire. Nourri de réflexions sur l’acte de témoigner et la valeur des traces, entre recherche d’archives et écriture de soi, Le convoi est un livre sobre et bouleversant : il offre une contribution essentielle à la réappropriation et à la transmission de cette mémoire collective.

Beata Umubyeyi Mairesse a déclaré que recevoir ce prix populaire de France Télévisions était « quelque chose de très symbolique » pour un livre qui s’adresse aussi aux personnes chargées de raconter les histoires, notamment les journalistes.

Née en 1979 au Rwanda, Beata Umubyeyi Mairesse a survécu au génocide des Tutsis en 1994 avant d’arriver en France. Diplômée en sciences politiques, elle s’est tournée vers l’écriture comme outil de résilience et de transmission de la mémoire.

Le Prix Essai France Télévisions est un prix littéraire annuel décerné par France Télévisions qui récompense un essai paru en langue française au cours de l’année écoulée.

Présidé cette année par Augustin Trapenard et composé de 11 lecteurs sélectionnés, le jury du Prix Essai France Télévisions a salué l’importance et la qualité littéraire de « Le Convoi ».

30 mai 2024 2 Commentaires
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Comment les nouvelles technologies dans le domaine du livre transforment l'industrie : IA, livres audio et autoédition
AnalysesÉdition & industrie du livreNumérique & innovation

Comment les nouvelles technologies dans le domaine du livre transforment l’industrie : IA, livres audio et autoédition

par Acèle Nadale 30 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

L’industrie du livre, longtemps perçue comme une forteresse de tradition, traverse aujourd’hui une transformation radicale. Grâce aux nouvelles technologies dans le domaine du livre et aux attentes changeantes des consommateurs, le paysage de l’édition se réinvente. De l’IA à l’impression numérique, en passant par l’autoédition et les abonnements numériques, les éditeurs explorent de nouvelles voies pour relever les défis et saisir les opportunités du marché.

L’intelligence artificielle au service de l’édition : Une bénédiction ou un cauchemar ?

L’intelligence artificielle (IA) joue un rôle croissant dans l’industrie du livre. Bien que l’idée d’un roman entièrement écrit par une IA semble encore éloignée, les éditeurs utilisent cette nouvelle technologie dans le domaine du livre pour diverses tâches : création de contenu, classification des livres, vérification de plagiat et stratégies de marketing. Par exemple, des algorithmes aident à analyser les manuscrits soumis, à détecter les tendances et à prédire les futurs best-sellers.

Jonathan Karp, PDG de Simon & Schuster, compare l’impact potentiel de l’IA à celui d’Internet. Bien que l’IA ne puisse pas encore écrire un best-seller, elle améliore l’engagement des lecteurs et l’efficacité des campagnes marketing. Les outils basés sur l’IA personnalisent les recommandations de lecture et proposent à chaque lecteur des suggestions adaptées à ses goûts personnels.

Pensez à l’IA comme à un collègue ultra-efficace qui ne dort jamais et possède une mémoire d’éléphant. Toutefois, comme tout outil puissant, elle présente des défis et nécessite une utilisation éthique et responsable.

En plus des nouvelles technologies dans le domaine du livre, cette industrie s’efforce également de répondre à des préoccupations environnementales croissantes.

 

Impression numérique et durabilité : Vers une édition plus verte

La durabilité est devenue une préoccupation majeure pour l’industrie du livre. Les éditeurs et les imprimeurs cherchent des moyens de réduire leur empreinte carbone en adoptant des pratiques plus écologiques.

L’impression numérique est en plein essor et s’impose comme une solution idéale pour gérer les stocks de manière plus flexible et écologique. Fini le temps où les éditeurs devaient imprimer des milliers de copies d’un livre en espérant que toutes se vendraient. Aujourd’hui, grâce à l’impression numérique, ils peuvent imprimer à la demande, réduisant ainsi le gaspillage et les coûts.

De plus en plus de maisons d’édition optent aussi pour des matériaux recyclables et des processus de production respectueux de l’environnement​.

 

Les livres audio et les podcasts : de nouvelles avenues pour les éditeurs

Le podcast "Le Salon du livre"

Le podcast « Le Salon du livre » d’Acèle Nadale, fondatrice d’Afrolivresque

Les livres audio et les podcasts sont devenus des formats populaires. En effet, ces formats offrent une flexibilité que les livres imprimés ne peuvent pas toujours égaler. Vous pouvez écouter un livre tout en faisant du jogging ou en cuisinant.  Les livres audio et les podcasts offrent aux éditeurs de nouvelles façons d’atteindre leur public. Bien que ces formats impliquent des coûts supplémentaires de production et de distribution, leur popularité croissante en fait un investissement rentable.

Les plateformes comme Audible et Spotify montrent comment les livres audio et les podcasts peuvent attirer de larges audiences et diversifier les sources de revenus des éditeurs. Parallèlement à ces avancées écologiques, un autre phénomène bouleverse les traditions de l’édition : l’autoédition.

 

L’essor de l’autoédition grâce aux nouvelles technologies dans le domaine du livre

 

Autrefois, chaque auteur en herbe devait surmonter de nombreux refus avant de voir son œuvre publiée. Aujourd’hui, grâce à l’autoédition, ce parcours du combattant est grandement simplifié. Il est désormais plus facile que jamais pour un écrivain de publier son propre livre sans passer par une maison d’édition traditionnelle.

Qui est l’Algérienne Sarah Rivens, l'auteure qui a vendu sa saga “Captive” à plus de 400 000 exemplaires

Sarah Rivens

Des plateformes comme Amazon Kindle Direct Publishing (KDP) et Wattpad permettent aux auteurs de toucher un public mondial sans quitter le confort de leur canapé. Elles permettent aux auteurs de publier leurs histoires directement en ligne, de recevoir des retours en temps réel et même de signer des contrats avec de grandes maisons d’édition. Cette démocratisation de l’édition ouvre des portes à des voix nouvelles.

Prenons l’exemple de Sarah Rivens, l’algérienne qui a commencé à publier ses histoires sur Wattpad. Ses écrits ont rapidement attiré l’attention d’un large public, et elle a fini par signer un contrat avec une grande maison d’édition. C’est un peu comme passer de star de YouTube à acteur de cinéma à succès, mais sans les paillettes de Hollywood (ou les paparazzis).

 

Défis et opportunités futures pour l’édition

En plus de l’autoédition, les ebooks continuent de remodeler le secteur. Les ebooks ont également transformé l’industrie du livre, mais pas sans créer quelques frictions. Les bibliothèques, par exemple, ont souvent eu des difficultés à obtenir des licences d’ebooks à des prix équitables. Certains éditeurs hésitent encore à rendre leurs livres disponibles en ebooks, facilement disponibles aux bibliothèques, craignant une perte de ventes ou le plagiat. Les défis du numérique s’étendent également aux événements littéraires.

 

Les événements littéraires de demain : vers une hybridation grâce aux nouvelles technologies dans le domaine du livre

 

14ᵉ édition du Salon du Livre d’Abidjan

L’affiche du 14ᵉ édition du Salon du Livre d’Abidjan

Les événements littéraires, comme les salons du livre et les conférences, jouent un rôle important dans l’industrie de l’édition. Avec la pandémie, beaucoup de ces événements sont passés en ligne, et cette tendance semble se maintenir. Ces événements permettent aux éditeurs, auteurs et autres acteurs de partager des idées, de découvrir de nouvelles technologies dans le domaine du livre et d’explorer des opportunités de collaboration​. Les événements virtuels offrent certes la possibilité d’atteindre un public plus large, mais ils n’offrent pas toujours l’interaction humaine qui rend les événements en personne si uniques.​

 

Malgré ces bouleversements, l’avenir de l’édition est prometteur. L’industrie du livre est en pleine transformation. Les éditeurs qui sauront exploiter les nouvelles technologies dans le domaine du livre et répondre aux attentes évolutives du marché seront bien placés pour prospérer. La prochaine fois que vous ouvrez un livre ou écoutez un livre audio, pensez à toutes les innovations qui ont rendu cela possible.

30 mai 2024 0 Commentaires
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Ulrich Talla Wamba : "Il n’est pas normal que nous toujours ayons autant de difficultés à obtenir des données sur l’industrie du livre dans nos pays"
InterviewsÉdition & industrie du livre

Ulrich Talla Wamba : « Il n’est pas normal que nous ayons toujours autant de difficultés à obtenir des données sur l’industrie du livre dans nos pays »

par Acèle Nadale 30 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Ulrich Talla Wamba est un professionnel engagé dans la promotion de la littérature jeunesse, des livres et de l’édition, principalement en Afrique, notamment au Cameroun. En tant que directeur général des Éditions Akoma Mba et président de l’Observatoire africain des professionnels de l’édition (OAPE), il travaille sans relâche pour rapprocher les jeunes lecteurs de la littérature. Dans cet entretien, Ulrich Talla Wamba nous partage son parcours, ses ambitions pour l’avenir, et les défis qu’il relève avec détermination pour transformer le secteur de l’édition jeunesse sur le continent africain.

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous engager dans l’édition en Afrique, en particulier dans la littérature jeunesse, sachant que vous avez un background plutôt scientifique ?

Tout d’abord, permettez-moi de vous remercier pour votre invitation. Il est vrai que l’environnement du livre et surtout de la littérature n’a jamais été bien éloigné de moi. En vous écoutant, je me rappelle d’un après-midi au lycée du Manengouba (Cameroun), où j’ai fait mes études secondaires. J’avais été sollicité par le Club Littérature pour rédiger un poème et le déclamer ensuite devant l’assemblée des élèves. C’était une première pour moi, et je pense que le déclic est venu de là. Depuis cette période et durant mon parcours scientifique, entre deux formules mathématiques, je n’hésitais pas à glisser quelques vers par-ci et par là.

L’appétit venant en mangeant, je me suis retrouvé en plein dans les livres, devenant même coanimateur d’une émission littéraire hebdomadaire à la radio de Yaoundé. J’ai eu la chance de rencontrer des personnes formidables comme Jean-Claude Awono (Éditions Ifrikiya), qui m’a pris sous son aile et m’a permis d’évoluer dans le milieu associatif. Par la suite, j’ai décidé de quitter l’informel pour me former dans une école professionnelle. J’ai été admis à l’École supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication de Yaoundé (ESSTIC). Comme une forme de révélation, je me suis enfin retrouvé dans mon environnement préféré. J’ai continué jusqu’à obtenir une Licence en Sciences Physiques, tout en suivant ce qui me plaisait le plus : l’environnement livresque et éditorial. Et puis, voilà…

En tant que directeur général des Éditions Akoma Mba, maison d’édition de littérature jeunesse, vous avez une vision unique sur ce segment. Quelles sont vos principales orientations éditoriales et ambitions pour cette maison d’édition dans les années à venir ?

Je suis arrivé aux Éditions Akoma Mba le 3 janvier 2020, en plein dans la propagation de la crise sanitaire du coronavirus. J’ai été immédiatement confronté à la riche histoire de cette maison d’édition pionnière (depuis 1994), spécialisée dans les livres d’images dans la sous-région. Notre approche a été d’intégrer le numérique dans nos pratiques, méthodes et solutions pour surmonter certaines difficultés immédiates. La priorité a donc été de trouver des solutions efficaces pour permettre un rapprochement plus harmonieux entre le livre jeunesse et son cœur de cible : la jeunesse. Ce ne fut pas une mince affaire : nous avons mis en place plusieurs initiatives ludiques, comme la « Caravane du livre d’images », pour y parvenir.

Toujours dans cette ambition d’atteindre un public jeune toujours plus large, nous avons automatisé la publication de chaque livre en au moins deux langues : le français et l’anglais. Enfin, sur le plan de la découvrabilité, nous avons lancé en 2021 la première édition du Salon international du livre jeunesse et de la bande dessinée de Yaoundé (SALIJEY). Ce fut un peu l’apothéose de la stratégie lancée en 2020. Celle-ci intégrait la valorisation du produit livre jeunesse, le renforcement des contacts avec le public cible, la production de contenus de qualité et, enfin, la communication de nos réalisations à travers des événements majeurs comme le SALIJEY.

En termes d’ambitions pour les années à venir, nous allons célébrer le 30ᵉ anniversaire de la maison d’édition en décembre de cette année, durant notre Salon du livre. Ce sera l’occasion de réunir les fondateurs, les auteurs, les lecteurs et les autres acteurs de la chaîne du livre pour faire un petit bilan et se projeter dans l’avenir. Pour ma part, je pense que nous avons pris la bonne direction en nous tournant tôt vers le numérique, les contenus dématérialisés, l’événementiel, la diversité des auteurs (ce qui renforce la maison d’édition) et l’internationalisation sur le continent africain. C’est cette voie que nous allons suivre pour permettre à la maison d’édition de porter toujours plus haut le standard de l’innovation éditoriale de jeunesse en Afrique.

Le choix des auteurs et des livres publiés est très important dans toute maison d’édition, tout comme la stratégie de distribution. Comment sélectionnez-vous les auteurs et les livres chez les Éditions Akoma Mba, et quels canaux utilisez-vous pour distribuer vos publications ?

La sélection des auteurs est très délicate chez Akoma Mba, car nous publions à compte d’éditeur. Nous exigeons juste des auteurs qu’ils puissent nous apporter des projets complets. Cela nous pousse à avoir de très grandes quantités de manuscrits (plus de 300 par an). Malheureusement, nous ne publierons que les 10 % de ce nombre. Le choix est donc très strict. Nous sommes attentifs à l’originalité ainsi qu’au volet ludoéducatif chez l’enfant. Le lecteur final qui est l’enfant doit être au centre du jeu à chaque fois. Pour sélectionner ou non un projet, on se met à la place de l’enfant et parfois quand on a du mal à se décider sur lequel choisir, on fait venir les enfants. On partage les deux histoires et c’est l’enfant qui choisit. Il participe donc ainsi au processus de sélection et pour nous, c’est l’idéal. Le public des tout-petits est très exigeant contrairement à ce qu’on pourrait penser. Les professionnels de l’édition que nous sommes avons donc intérêt à être attentifs à tous ces détails.

La distribution du livre s’effectue par les moyens classiques (à savoir les librairies professionnelles des principales capitales d’Afrique centrale et de l’ouest), mais aussi en ligne. Depuis 2021, nous avons adapté notre offre à cette réalité. Nous avons des partenaires en Europe et en Afrique qui s’en chargent précisément. De plus, nous sommes fortement présents dans les plus grandes foires du livre et organisons des événements de promotion (dont le Salon, dont je vous faisais part tout à l’heure) pour atteindre un public encore plus large.

Quels leviers mettez-vous en place avec Akoma Mba pour encourager la lecture et l’écriture chez les jeunes générations africaines ?

Le projet « Akoma Mba » a commencé à se dessiner en 1994 justement lors d’un atelier de dessin, d’écriture animé par une écrivaine belge (Marie Wabbes). Depuis, les actions allant dans ce sens ne se sont plus jamais arrêtées. Nous organisons au moins une dizaine d’ateliers chaque année avec les tout-petits (une moyenne de cinquante). L’idée derrière est de susciter le génie qui somnole souvent en eux, et de faire comprendre à l’enfant que c’est possible de le faire, même quand on est encore petit. Durant notre Salon de décembre, on aime bien coller et présenter tous ces travaux originaux des enfants faits au fil des années. C’est tellement merveilleux. Les noms des jeunes auteurs y restent inscrits. On aimerait qu’ils les revoient dans dix ans par exemple, ce serait chouette !

Plus globalement, pour les moins jeunes, nous avons lancé depuis 2022 plusieurs prix internationaux qui récompensent les jeunes plumes du Cameroun et pas que… Par exemple, le Prix international « Kelly Ntep » de la première bande dessinée. C’est un prix d’une valeur de 2.000.000 XAF qui récompense un jeune auteur n’ayant jamais publié auparavant. Un prix similaire est également organisé dans la catégorie « Livre d’images ». Le nom est : « Prix international Marie Wabbes du premier livre d’images ». L’objectif est le même : travailler à construire la prochaine génération des écrivains de jeunesse du Cameroun et du continent africain.

Ayant été moi-même confronté à la difficulté de la publication à mes débuts, j’ai été vite conscient de l’importance de donner la chance aux jeunes auteurs. C’est exactement ce que nous faisons depuis 2020. Nous consacrons obligatoirement 40 % au moins de toutes nos nouveautés aux auteurs jamais publiés par le passé. Nous avons permis déjà à plus d’une vingtaine de primo auteurs à devenir des auteurs de jeunesse et de la bande dessinée. C’est un bon risque à prendre. Chez Akoma Mba, nous le prenons avec joie, car je pense qu’il faut investir sur la jeunesse.

Quels sont les principaux défis et enjeux auxquels le secteur de l’édition jeunesse en Afrique fait face aujourd’hui, et comment comptez-vous y répondre à travers votre travail ?

Le principal défi de l’industrie du livre jeunesse reste celui du financement. C’est un secteur qui demande de très gros investissements. Il est donc difficile sur le moyen terme de le supporter exclusivement sur des fonds propres. C’est d’ailleurs pourquoi, dans de nombreux pays, ce secteur est subventionné. Ce n’est pas encore le cas chez nous ; on espère que l’environnement va s’améliorer plus rapidement. 

Le second défi reste celui de la chaîne du livre en général. Nous sommes heureux de distribuer à l’international, mais si on avait trouvé une solution viable pour distribuer dans tous les recoins du Cameroun (près 30 millions d’habitants), on serait bien heureux. Le secteur dans ce sens reste encore à développer. En interne aussi et durant les espaces de rencontres professionnelles (notamment pendant le SALIJEY), on en parle entre collègues. Je suis certain qu’on trouvera bientôt des alternatives solides, le temps que la chaîne du livre soit mieux structurée dans le pays.

L’Observatoire africain des professionnels de l’édition (OAPE) que vous dirigez a pour mission de contribuer au développement du secteur éditorial africain. Quelles actions sont mises en place par l’OAPE pour remplir sa mission ?

Le projet OAPE nait en 2018 quand j’étais étudiant à l’ESSTIC. J’avais constaté que les données qui étaient utilisées pour nous parler des industries du livre (et de l’édition) en Afrique étaient toutes importées et ne reflétaient pas la réalité du terrain local. Je ne comprenais pas cette situation. L’initiative s’est concrétisée lors d’un déplacement professionnel à Brazzaville. Nous souhaitons apporter des approches (et des solutions) simples et pratiques aux problèmes rencontrés dans la chaîne du livre en Afrique : le premier problème, c’est celui de la donnée. Il n’est pas normal que nous ayons toujours autant de difficultés à obtenir des données sur l’industrie du livre dans nos pays. Nous avons un département en interne qui s’en charge et qui travaille en ce moment sur « la situation du livre audio sur le continent africain en 2024 ». 

L’OAPE met en place plusieurs actions pour contribuer au développement du secteur éditorial africain. Nous organisons des formations et des ateliers pour les professionnels de l’édition afin de renforcer leurs compétences et d’encourager les meilleures pratiques. Nous conduisons des études et des recherches pour identifier les tendances et les besoins du marché, et nous publions des rapports pour informer et guider les acteurs du secteur. Nous facilitons également les rencontres et les collaborations entre éditeurs, auteurs et autres professionnels par le biais de conférences et de forums. Enfin, nous plaidons auprès des gouvernements et des organisations internationales pour obtenir un soutien accru à l’industrie de l’édition en Afrique.

La question de la donnée est consécutive à celle de l’information. Comment est-ce qu’on fait pour être au courant des grandes initiatives / réflexions / actualités autour de l’industrie du livre ? À côté des webzines performants comme le vôtre, nous avons mis en place le tout premier magazine consacré à l’industrie du livre en Afrique et la Caraïbe. Il s’appelle « Publishers & Books » (sur le modèle de Livres Hebdo en France). Il contient des informations en français et en anglais directement et couvre à chaque parution au moins 20 pays. C’est encore peu, mais, pour nous, c’est un début. 

Le deuxième problème majeur que nous avons dans l’industrie du livre en Afrique, c’est le volet « Formation ». Après la première génération d’éditeurs entrepreneurs des années 90, qui ont bénéficié (pour une grande partie) des formations au CAFED en Tunisie, c’est le vide (en dehors de l’ESSTIC au Cameroun qui fait exception). La conséquence, ce sont de multiples ateliers organisés un peu partout à toutes les occasions pour tenter de sauver le problème. Là encore, c’est beaucoup trop ponctuel et le suivi n’y est pas toujours (en plus, les plus jeunes maisons d’édition sont souvent à la traîne).

Pour résoudre ce problème, nous avons lancé l’APSI (Afrrican Publishing Startups Incubator) qui est le tout premier incubateur sur le continent qui va accompagner spécifiquement les jeunes startups de l’édition d’Afrique et de la Caraïbe. Ça ne va se faire seulement en deux jours, mais en deux mois, avec un suivi prolongé sur plusieurs mois après la fin de l’incubation. Cet incubateur est soutenu par plusieurs professionnels du livre (réputés dans le métier) de différents pays d’Afrique et de la Caraïbe qui vont se joindre pour accompagner cette jeune génération. Nous avons sélectionné pour cette première édition, juste 10 candidats sur 23 reçues.

Nous travaillons en ce moment avec d’autres volontaires sur des solutions de diffusion du livre africain sur le continent africain par exemple. Nous construisons et renforçons le networking et les rencontres (ainsi que des collaborations) entre acteurs du livre (de différentes zones géographiques sur le continent). Bref, c’est très ambitieux, mais pas à pas, nous réalisons des évolutions qui sont appréciées par le public et nous espérons aller encore plus loin prochainement. Merci beaucoup pour votre opportunité. Respectueusement.

30 mai 2024 0 Commentaires
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©UNICEF/UNICEF Startup Lab/2024 Les 25 startups sélectionnées pour la cohorte 4 du programme d'accélérateur Startup Lab 2024.
ActualitéÉdition & industrie du livrePolitiques du livre & société

Ghana : Muna Kalati intègre la cohorte 4 du “Startup Lab” de l’Unicef pour améliorer l’alphabétisation des enfants en Afrique

par La redaction 29 mai 2024
Rédigé par La redaction

Le Startup Lab de l’UNICEF est un programme qui vise à accélérer le développement de startups innovantes ayant un impact positif sur la vie des enfants et des jeunes. Il fournit aux participants :

  • Un mentorat individuel intensif
  • Un accès au réseau de partenaires du système des Nations Unies
  • Un financement pour le prototypage
  • D’autres mécanismes de soutien comme une expertise technique dans des domaines clés (éducation, santé, protection de l’enfance, etc.) apportée par les experts de l’UNICEF.

Sur un pool de plus de 500 candidats, Muna Kalati, une plateforme dédiée à la promotion des livres pour enfants en Afrique, a été sélectionnée pour rejoindre la quatrième cohorte du Startup Lab de l’UNICEF. Ces startups représentent divers secteurs, notamment l’éducation, la santé, l’agritech, la fintech et l’action climatique. L’objectif de Muna Kalati, qui est de fournir un accès à des contenus diversifiés pour les enfants afin d’améliorer les compétences de base en lecture et en écriture, correspond parfaitement aux objectifs du Startup Lab.

Au cœur de la participation de Muna Kalati se trouve sa solution innovante appelée Readopia. Cette plateforme centralisée vise à promouvoir les livres pour enfants africains en rassemblant un vaste catalogue de divers éditeurs africains. Avec des fonctionnalités de recherche avancée, des caractéristiques interactives et une interface conviviale, Readopia cherche à répondre au besoin critique d’une plateforme centralisée dans le paysage littéraire africain. Outre les livres électroniques, Readopia propose également des livres audio et des vidéos d’animation qui permettent aux enfants et aux jeunes adultes de se familiariser avec la culture et l’identité africaines.
Le directeur général de Muna Kalati, Christian Elongue, s’est réjoui de la participation de l’organisation au Startup Lab de l’UNICEF.

« C’est avec joie que nous avons appris que nous avions été sélectionnés pour le Startup Lab de l’UNICEF. C’est une validation de la valeur et de l’intérêt de l’application mobile que nous développons. La participation à ce laboratoire nous aidera à faire des progrès significatifs grâce à la formation technique et au soutien que nous recevrons », a-t-il déclaré.

Au cours des six prochains mois, Muna Kalati a l’intention d’acquérir des connaissances grâce au projet Readopia. La collaboration avec les spécialistes des programmes de l’UNICEF leur permettra d’affiner leur produit et de s’assurer que Readopia répond effectivement aux besoins de son public cible. En outre, l’accès à des possibilités de financement au niveau mondial, notamment au Fonds de capital-risque de l’UNICEF, permettra d’élargir le projet pour atteindre encore plus d’enfants dans toute l’Afrique.

Je m’attends à apprendre les meilleures pratiques en matière de gestion de projet, de développement technologique et de curation de contenu auprès d’experts du secteur, ce qui sera déterminant pour le succès de Readopia. Je suis très enthousiaste à l’idée de collaborer avec l’UNICEF et de tirer parti de leur expertise et de leurs ressources pour créer un changement positif dans les communautés africaines grâce à l’alphabétisation et à l’éducation « ,

a fait remarquer Christian Elongue.

Eno Kwatemaa, responsable de la communication pour Muna Kalati, a également fait part de ses attentes :

Le projet Readopia est une initiative louable qui vise à promouvoir la lecture chez les enfants en Afrique. Avec les conseils et le soutien du Startup Lab de l’UNICEF, je m’attends à ce que ce projet soit mené à bien et qu’il devienne un bien public numérique accessible aux enfants, aux parents et aux professionnels du livre africains.

Le Startup Lab de l’UNICEF offre une série d’avantages aux startups participantes, notamment un financement pour le développement de produits, des opportunités d’investissement au niveau mondial, l’accès à un vaste réseau de partenaires, une accélération pratique des affaires et un accès direct aux ressources et aux experts des programmes du secteur social. Le projet Readopia de Muna Kalati est en passe de répondre à plusieurs objectifs de développement durable, notamment l’éducation de qualité, la réduction des inégalités et les partenariats pour les objectifs.

Le Startup Lab de l’UNICEF, dirigé par l’UNICEF au Ghana et soutenu par la KOICA (Agence coréenne de coopération internationale) et MEST Africa, sert d’espace de cocréation et d’incubateur pour des solutions innovantes en faveur des enfants et des jeunes.

29 mai 2024 0 Commentaires
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Ubiquité- mot de la semaine
Le mot de la semaine

Ubiquité : Mot de la semaine

par Chrystelle Ngoulou 27 mai 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le mot de la semaine du 27 mai au 2 juin 2024 est Ubiquité.

L’ubiquité désigne la faculté d’omniprésence, c’est-à-dire d’exister ou d’être présent en tout lieu à la fois. C’est un attribut divin selon la théologie, permettant à Dieu d’être partout dans l’univers en même temps.

Au sens figuré, on parle d’ubiquité pour évoquer le fait de donner l’impression d’être partout à la fois, par une grande rapidité ou une présence marquée en de nombreux endroits. On utilise aussi cette notion pour qualifier ce qui existe ou peut exister partout, de manière universelle.

Expressions
L’expression « avoir le don d’ubiquité » signifie pouvoir être présent physiquement en plusieurs lieux en même temps. À la forme négative « ne pas avoir le don d’ubiquité », elle sert à exprimer qu’on ne peut pas être partout à la fois, par exagération.

Dans divers domaines comme l’informatique, la biologie ou la géologie, le terme « ubiquité » ou l’adjectif « ubiquitaire » qualifie ce qui est présent partout, omniprésent ou universel.

27 mai 2024 0 Commentaires
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Les 10 Startups dans l'Édition les plus prometteuses en Afrique et dans la Caraïbe sélectionnées par l'African Publishing Startups Incubator
ActualitéÉdition & industrie du livre

Les 10 Startups dans l’édition les plus prometteuses en Afrique et dans la Caraïbe sélectionnées par l’African Publishing Startups Incubator

par La redaction 24 mai 2024
Rédigé par La redaction

L’African Publishing Startups Incubator (APSI), dédié à la promotion des jeunes startups dans l’édition en Afrique et dans la Caraïbe, a annoncé les 10 startups sélectionnées pour son programme d’accompagnement 2024. Après un processus de sélection rigoureux, ces pépites de l’édition émergente se sont démarquées parmi 23 candidatures provenant de 11 pays différents.

Les startups élues

Un jury s’est réuni les 19 et 20 mai 2024 pour choisir les startups participantes. Après un examen minutieux, 10 startups dans l’édition ont été retenues pour bénéficier du programme d’incubation de l’APSI en 2024. Ces startups dans l’édition, issues du Togo, d’Haïti, du Burkina Faso, du Cameroun, de la RD Congo et du Bénin, représentent la diversité et le dynamisme de l’édition émergente dans ces régions :

  • Éditions AZUR (Togo)
  • IKILIVRE Éditions (Haïti)
  • Éditions SEDOGO (Burkina Faso)
  • Éditions KANARI (Togo)
  • PLUMICS (Cameroun)
  • RASIN Éditions (Haïti)
  • KITABU Voice (RD Congo)
  • SPIRUPRESSE (Bénin)
  • Éditions REPÉRAGE (Haïti)
  • Éditions ÉVEIL LIVRES (Burkina Faso)

Un tremplin vers la professionnalisation pour les startups dans l’édition

Pour cette première édition, le jury de l’APSI a appliqué des critères stricts afin d’identifier les startups dans l’édition les plus prometteuses. Les critères décisifs incluaient la preuve d’une existence légale, une durée d’activité maximale de trois ans, la capacité à travailler en français ou en anglais, ainsi que la qualité et le caractère innovant du projet éditorial proposé.

Lancé en décembre 2023 lors du Salon international du livre jeunesse et de la bande dessinée de Yaoundé (SALIJEY), l’APSI a pour mission de soutenir les jeunes startups dans l’édition afin qu’elles puissent franchir le cap des cinq premières années d’existence.

Piloté par l’Observatoire Africain des Professionnels de l’Édition (OAPE) et soutenu par des partenaires engagés dans la professionnalisation des industries culturelles et créatives du Sud, l’APSI offre aux startups dans l’édition sélectionnées un accompagnement sur mesure.

Recommandations et perspectives

Le jury a formulé plusieurs recommandations pour les prochaines éditions de l’APSI. Il suggère de créer un programme spécifique pour les maisons d’édition plus anciennes, d’intégrer les startups dans l’édition venant d’autres zones linguistiques africaines, et de trouver des partenaires supplémentaires pour augmenter le nombre de places disponibles.

Nul doute que cette première cuvée de l’APSI marquera un tournant décisif pour ces 10 éditeurs prometteurs.

24 mai 2024 0 Commentaires
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Notes de lecture

Au pays de(s) intégré(s) de Gabriel K. Fonkou ou comment être intègre dans un pays désintégré

par Rosine Dayo 23 mai 2024
Rédigé par Rosine Dayo

Vous êtes hypnotisé, scotché.

Quand il publie un nouveau livre, vous allez immédiatement l’acheter chez le libraire et le lire. Vous savez ce livre si particulier à vos yeux, qui vous plaît plus que tout autre livre. Quand vous l’avez, vous pouvez passer des heures dessus, sans voir le temps qui passe. De qui je parle ? De votre auteur préféré.

Tel est pour moi l’auteur que je m’en vais vous présenter aujourd’hui. Un romancier dont le roman du jour est son second joyau. En 2002, il publia son roman Moi Taximan. Puis en 2010, Au pays de (s) intégré (s). Il s’agit d’un roman de 156 pages paru aux Éditions CLE . L’auteur de cette enrichissante découverte est un professeur d’université aujourd’hui à la retraite. Passionné de littérature orale et plus particulièrement de la littérature orale bamiléké du Cameroun, Gabriel Kuitche Fonkou, avec tact et finesse, réussit à transmettre à ses lecteurs son amour pour la sagesse africaine. Avec lui le lecteur ne s’ennuie pas. Il a le don de vous faire intégrer son univers, de vous transmettre la sensation de vivre l’intrigue et non tout simplement de la lire ou de la subir.

Gabriel K. FonkouL’histoire de Au pays de (s) intégré (s) se déroule dans un pays africain nommé la Mécarénésie. Ce pays est caractérisé par la diversité de culture de ses habitants, mais aussi par une volonté de l’État d’incarner l’image d’un pays des hommes intègres et de prôner le développement de toutes les cultures. Gabriel K. Fonkou décrit la vie d’un jeune et brillant élève qui au début de sa vie se nomme Zal Moundjoa. L’enfant, après son admission au concours d’entrée en classe de 6ᵉ, va rejoindre d’autres jeunes de diverses provenances au Grand lycée de la capitale. Dans cette république des hommes intègres, les personnages vont nous montrer à quel point le nom donné à un enfant peut-être catalyseur ou propulseur de son bonheur et de son destin. En effet, ayant découvert sur son acte de naissance qu’il est fils de son grand-père, il se bat pour retrouver son véritable père et changer son nom. Il portera désormais le nom de Naoussi Tchónet. Par ce changement de nom, il acquiert une nouvelle appartenance culturelle qui durant sa vie va très souvent lui porter malheur. À ses dépens, il va apprendre qu’il vit dans un pays qui récompense non pas le mérite ou la naissance, mais « Le mérite dans la naissance ».

« Moi, c’est mon oncle. Cela fait que n’importe comment j’aurai ma part de bouffe. Le mortier de notre famille est désormais plein de légumes. Nous devons nous empiffrer. Quand hier ce n’était pas nous, nous serrions la ceinture. Quand demain ce ne sera plus nous, nous aurons eu le temps d’engranger, pour nous et pour notre descendance jusqu’à la quatorzième génération ».

Gabriel K. Fonkou peint une société où règnent en maîtres absolus, le népotisme, l’égoïsme, la corruption et la désintégration de personnes dites intégrées.

L’auteur a choisi le langage familier, ce choix lui permettant d’être plus proche de son lecteur, de le toucher et parfois de le choquer pour le faire réagir. Par ce choix, Gabriel Fonkou fait preuve de naturel dans son écriture. Il utilise ce procédé littéraire pour rejeter toutes les formes d’idéalisation de la réalité et pour représenter la société de son temps. Il ne cache pas la vérité sur la société.

On relève également que l’auteur utilise ce langage pour faire rire le lecteur. Ses personnages ont tendance à parler avec des mots et expressions du registre familier pour montrer qu’ils font partie de la classe populaire. Toutefois, il l’utilise avec modération, car le langage familier est un outil littéraire très délicat. Gabriel Fonkou n’en abuse pas et le mélange à un langage soutenu. Faire usage d’un langage familier uniquement enlèverait la beauté du texte et le texte n’aurait non seulement plus de sens, mais sa lecture se verrait plus compliquée.

Alors que l’on croit vivre dans un pays des hommes intègres ayant suivi une éducation qui prône la diversité culturelle, le bon vivre ensemble, l’ouverture, il est stupéfiant de voir ces derniers devenirs des acteurs et promoteurs de la désintégration. L’on se demande alors comment s’intégrer dans un pays qui se désintègre ?

C’est le roman d’une vraie désintégration énonçant un soupçon d’intégration. Le personnage principal illustre un jeune homme qui a su s’intégrer, se désintégrer puis se réintégrer pour demeurer intègre dans tous les milieux où la vie l’a conduit.

C’est fascinant, de voir la manière avec laquelle Gabriel K. Fonkou façonne ses personnages, comment il leur donne la parole, comment il donne le sentiment du réel, du vivant à ceux-ci. Dans la narration de situations pourtant tragiques et révoltantes, l’auteur trouve toujours le mot juste, la sagesse juste pour maintenir de bons sentiments dans le cœur de son lecteur. Quand bien même les épreuves par lesquelles passent les personnages vous donnent des envies de haine, de vengeance et de guerre, l’auteur est là ; et de façon tout à fait subtile, il apaise votre cœur et réussit à faire apparaître sur votre visage un sourire, pour vous rappeler l’essence de la lecture qui est avant tout de divertir, de procurer un sentiment de bien-être, le beau.

Au pays dé (s) intégré (s). C’est sur ce jeu de mots et de sens que le lecteur entame l’aventure. Des intègres aux désintégrés, la problématique de l’intégrité se pose. Au pays des intégrés, qui est celui-là que l’on intègre ? Qui est celui-là que l’on désintègre ? Comment être intègre dans un pays désintégré ? Jusqu’où ira la désintégration ?

C’est avec un réel plaisir que j’ai lu ce roman de Gabriel Fonkou et c’est avec ce même sentiment que je vous le recommande vivement.

23 mai 2024 0 Commentaires
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By the Rivers of Babylon de Kei Miller
Notes de lecture

« By the Rivers of Babylon » de Kei Miller : plaidoyer pour le rastafarisme…

par Charles Gueboguo 23 mai 2024
Rédigé par Charles Gueboguo

Le roman By the Rivers of Babylon de Kei Miller est traduit de l’anglais (Jamaïque) par Nathalie Carré et publié aux éditions Zulma, 2017. (ISBN : 978-2-84304-800-5, 291 pages).
Le roman a été en 2017, lauréat du Prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-Monde et du OCM Bocas Prize for Caribbean Literature. En 2018, il gagne le Prix Les Afriques décerné par la Cène Litteraire.

Kei Miller

Yekrik ! Yekrak ! Yekrik ! Yekrak ! A 17°59’0’’ Nord et 76°47’00’’ Ouest, entre ciel et terre. Quelque part au milieu. Flotte une voix. L’entendez-vous en dessous ? C’est dans les Caraïbes. Et cette voix n’est pas celle de la Vieillesse Ma Taffy.

On reprend : Il était une fois… A 17°59’0’’ Nord et 76°47’00’’ Ouest. C’est le 11 août 1982. En dessous. Kingston. La capitale jamaïcaine se trouvant précisément à une latitude de 17°59’56’’ au Nord et une longitude de 76° 47’52’’ à l’Ouest. Quelque part au milieu, coincé entre deux collines dont l’une porte balafre, c’est Augustown.

C’est à partir de ce point précis là que Kei Miller nous fait passer l’écho des histoires des tites-gens, « une histoire comme plein d’autres dans cette foutue île de Jamaïque ». Juste une histoire d’un « homme qui lutte et que ce maudit pays a décidé de mettre à terre ». Alexander Bedward, « un homme qu’essaie d’accomplir quelque chose de grand, qu’essaie d’aller plus haut que ce qu’on aurait cru un homme comme lui capable d’atteindre ». Pour les rastafaris, il est considéré comme leur premier prophète.

[bctt tweet= »Dépasser la problématique des invisibilités des minorités dont on parle majoritairement » username= »Afrolivresque »]

Certes, la voix que vous entendez est bien celle d’un homme – ou peut-être d’une femme. Invisible. Toutefois, le projet assumé de Kei Miller est de dépasser la problématique des invisibilités des catégories dites minoritaires dont on parle majoritairement : l’homme noir invisibilisé en Amérique du Nord, Ralph Ellison ou encore James Baldwin. La femme noire, bell hooks ou encore Calixthe Beyala. La femme métisse, Sylvie Kandé ou la femme tout court, Simone de Beauvoir et vous complétez la liste.

Une minorité dans la minorité

L’auteur a fait l’option de faire un zoom sur un petit groupe. Une minorité dans la minorité dont les « histoires n’ont jamais été couchées sur le papier et qui survivent dans les coins les plus reculés de la mémoire des gens ». Les rastas. Autrement dit, By the rivers of Babylon suggère clairement son ambition qui n’est pas portée vers quelque universel fédérateur des gens-d’en-bas en premier chef. La narration vise plutôt à parler universellement des rastafaris, ces « gens qui existent comme vous et moi ». De leurs mythes fondateurs dont les « histoires se passent la balle au bond et se répondent dans les jeux des échos » des choses tues. Il s’agit donc de la Genèse d’un pan de ce mouvement telle que vue par la littérature jamaïcaine. Après qu’elle a été proclamée par de nombreux poètes et chantres du rastafarisme.

 

Mais puisqu’il est question de genèse, la géolocalisation qui ouvre le récit dans ce roman de Miller est stratégique. Elle cristallise le point focal du récit, en s’assurant qu’il vous parvienne, que vous croyez en l’histoire qui va suivre ou non. Il ne s’agira donc pas de discourir seulement sur la Jamaïque, mais de le faire à partir d’Augustown. Parce que c’est de là qu’est monté cette figure poteau-mitante, le prophète volant, au sein d’un groupe précisé qui deviendra connu par la suite comme les rastafari : des « gens… que vous n’avez jamais envisagé de prendre en considération ». Il est venu le temps de parler de Bedward, souffle le poète Kamau Brathwaite à Kei Miller.

Les échos des voix tues et non-tues

Pour le besoin de leur cause. Kei Miller s’exécute. Offre ici une brillante narration empreinte d’un lyrisme fraicheur-parlée des tites-gens. Le récit si poétique, et à la fois si simple, qu’il s’impose comme l’esthétique de la simplicité-complexe. La simplicité-complexe à ceci de particulier que l’explicite du propos narratif n’invite pas à une autre interprétation que celle que la narration leur convie. L’implicite que le lecteur voudrait en déduire pourrait être relégué à une sorte de non-signification. Puisque l’histoire parle pour elle-même et par elle-même, et révèle sa propre signification au fur et à mesure qu’elle se déploie. Quelque portée allégorique serait superflue.

La narration, qui est ainsi présentée de manière simple, est parsemée d’indices le long du texte. Les voix que l’auteur fait vocaliser comme des miroirs se réfléchissant sont simples. Toutefois, elles deviennent la quintessence d’une foultitude de voix synchrones qui forme le socle d’un peuple, d’un petit groupe. Ce sont en vrac les échos des voix tues et non tues qui se relaient et se répondent. Les voix officielles, ennuyeuses, et les voix officieuses, portées par une conviction forte : « un pauvre noir va monter dans les cieux, au-dessus de Babylone…Z’êtes tous prêts ? »

Une poétique simplifiée-complexe

La finesse de l’écriture de Kei Miller, fidèle à cette poétique simplifiée-complexe, réside dans le fait que les hors-textes de sa narration sont partis de l’in-texte. Et les voies officieuses et officielles sont entendues avec, non sans surprise, une prédominance pour les voix de ces tites-gens : Ma Taffy, Bedward, Miss G., Soft-Paw, Norah, ou Sister Liz qui n’est pas du « genre bouche-cancan ». Entre la version officielle et les rastafaris, il y a les dreadlocks. Ces chaînes qui rattachent à la terre, permettant d’avoir une colonne vertébrale.

Toutefois, au-delà de la simple chevelure-dressée-crinière-de-lion, ressort le besoin pour l’agent rastafari de croire en quelque chose pour se tenir droit, avec la possibilité de s’élever quand viendrait l’autoclapse. La possibilité de faire une ascension pour flotter au-dessus de Babylone qui « ne respecte rien de nos vœux à nous, les rastafaris. Qu’elle veut nous voler not’ puissance comme Samson et Dalila ».

La thématique du flottement ou tout au moins de la possibilité du rastafari de voler sera la colonne vertébrale du récit. Il n’est ni symbolique, ni allégorique. Sa réelle suggestion, entrevoir que « peut-être est-il temps que vous vous ouvriez à ces histoires, que vous leur accordiez crédit ainsi qu’à ceux qui les racontent ».

Donner la voix à tous les discours

Ceux qui les racontent. Kei Miller. À travers ses prolongements, Ma Taffy, qui nous renseigne sur le fait que l’histoire de Bedward c’est celle « d’un pauvre noir [qui] va monter dans les cieux, au-dessus de Babylone ». Et la logique défendant cette rationalité est retrouvée dans la bouche du prêcheur volant lui-même : « … Pasque nos ti-moun meurent d’être nés tout en bas ». C’est pourquoi il demeure fondamental pour le socle du groupe rastafari soit pérenne que « chaque tite-marmaye à Augustown devrait la connaître, l’histoire du prêcheur volant ». Il fait partie de ces hommes d’Augustown qui, « partis du plancher des vaches, ont commencé à s’élever, plus haut, encore plus haut, jusqu’à flotter dans les airs ». Gina. La voix. « Elle pense, elle flotte. Elle tombe ».

 

Dans cet espace offert pour donner la voix à tous les discours, le récit ne perd pas de sa dimension historique, tout en gardant son esthétisme simplifié-complexe. L’histoire réelle du rastafarisme telle qu’élaborée par G. G. Maragh, ou les éléments de l’idéologie panafricaniste de Marcus Garvey, sont parties de l’in-texte pour mieux ressortir la philosophie bedwardienne : « vaut mieux mourir debout que de vivre toute sa vie à genoux, à se coucher devant les Babylones qui passent leur temps à te piétiner ».

Dans l’esthétique de la simplicité-complexe, il n’y a également pas d’espace pour un coup de théâtre ou un effet de surprise dans le déroulé de la narration. La raison : l’histoire réelle qui est portée par le récit s’est déjà chargée elle-même de surprises et de complexité. C’est pourquoi on chute comme naturellement sur la « grande question philosophique… si un homme s’envole en Jamaïque et que seuls les pauvres l’ont vu voler, alors, a-t-il volé ? »

À travers ce troisième roman, Kei Miller confirme qu’il a dans ses ressources la qualité d’un grand écrivain qui est celle de parvenir à raconter la même histoire dans différents livres. Ahmadou Kourouma, entre autres, l’a fait, comme l’a démontré le comparatiste J. F. Ekoungoun.

 

23 mai 2024 0 Commentaires
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Francis Beidi interview
Interviews

Francis Beidi : « En plus de rendre visible le réel, il faut ouvrir un boulevard à la conviction »

par La redaction 22 mai 2024
Rédigé par La redaction

La littérature et la peinture se rejoignent, seul leur « mode d’encodage » les diffère, selon l’auteur camerounais Francis Beidi. Dans son œuvre, la réflexion en chair et en os ne se limite pas au papier, peint ou écrit, elle est tout autant dépositaire d’une conviction. Par-delà, l’auteur Francis Beidi se considère auteur dégagé, qui rend visible le réel et passe à l’action, aussi vigilante que celle du mot et de son argument. Ce samedi 17 février, l’auteur Francis Beidi présentera pour la première fois sa littérature en Allemagne, lors d’une discussion au « Werkstatt der Kulturen » de Berlin.

À l’origine, qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ?

C’est juste un bout de papier avec quelques lignes, un bout de texte, qui m’a poussé à écrire comme on pousse quelqu’un à prendre ses responsabilités, comme on pousse un parachutiste hors de l’avion. Écrire pour dire en tant que messager, écrire pour me prononcer en tant qu’acteur d’un monde, de notre monde, voilà ce qui m’est venu de ce bout de papier. Sur ce bout de papier, était inscrit entre autres : « écrire, c’est s’exprimer sans être interrompu ». Je ne sais pas qui est l’auteur de cette pensée…

Vous avez publié, à ce jour, plus de dix livres. Qu’est-ce qui, dans votre cas, inspire le travail d’un nouveau livre ?

J’ai toujours l’impression que je m’inscris dans une continuité, dans la continuité de quelque chose dont j’ignore le début réel et la fin probable. Quand on se retrouve à écrire trois à quatre livres simultanément pour quatre à six ans de travail, ce n’est pas évident de trouver « LA » chose qui nous inspire. Toutefois, je crois que mon instabilité physique est pour beaucoup dans mes inspirations (sourire). J’observe beaucoup les femmes et les hommes politiques ! (rire)

Vous êtes également peintre. Qu’est-ce qui, selon vous, est spécifique à cet autre exercice artistique, par rapport à l’écriture d’un roman ?

Un tableau de peinture pour moi, c’est tout aussi un roman…, à la seule différence que le mode d’encodage de l’information n’est pas le même. La spécificité de la peinture artistique, à mon sens, réside dans son caractère graphique et colorimétrique, porté par la géométrie mystique du magnétisme des formes ; de la sculpture sur un plan en quelque sorte.

L’univers d’expression étant celui du tout-en-un, l’impact visuel est direct. La peinture permet de stimuler l’imaginaire, en toute liberté, l’observant se laissant happer par l’observer qui se donne vie en fonction de l’énergie mentale du regardant. Elle peut être, comme en arrière-plan, le catalyseur d’une méditation, et avoir pour effet une thérapie personnelle.

Dans l’écriture d’un roman, je vois plus le souci de permettre la compréhension de certaines choses, rassemblées sur le dos de la terre et assemblées dans le ventre du ciel, par un individu censé avoir les pieds sur terre et la tête dans les nuages. La projection de soi dans le temps et dans l’espace total, selon la thématique ou les thématiques développées dans le roman.

D’ailleurs, je m’amuse parfois à traduire mes romans en tableau et mes tableaux en roman !

Dans vos livres, tels que le recueil de poèmes Le noir du soleil, le roman Africa 2.1 Arnaque, et le livre Humanité Solide – Introduction à l’Humanitude – une méditation sur la condition humaine, les sujets récurrents sont les valeurs de cultures africaines et le souci de leur préservation face à la dominance de l’Occident. 

En quoi, selon vous, ces valeurs sont-elles humanistes ? Comment peuvent-elles conseiller l’angoisse de citoyens occidentaux face à la solitude et le travail rémunéré instable ? Et comment ressentez-vous le souci de leur préservation au quotidien ?

L’Afrique offre au monde entier un bouquet de cultures qui convergent vers un point unique à savoir que l’ « homme, c’est autrui », porté par le principe du tiers inclus. Par conséquent, la présence de l’autre et la prise en compte des lois de la nature sont non négociables pour un Africain digne, celui qui a rejeté la colonisation et son lot d’aberrations.

L’occident n’est pas dominant par la charité ou la gestion harmonieuse de l’environnement, ou par l’humanitude. Il est dominant par l’agression, par la barbarie, par les guerres qu’il organise et entretient, par la mort qu’il inflige aux autres peuples. Ce n’est pas du hasard si son économie repose principalement sur la vente des armes de guerre, soutenue par une propagande journalistique mensongère extrêmement dévastatrice…

Les valeurs basées sur l’ordre de l’univers sont les seules valables pour une humanité pérenne. Et l’Afrique profonde porte très bien ces valeurs et est bien placée pour donner des leçons au reste du monde, en ce qui concerne ces valeurs, sans exagération…

L’angoisse des pays occidentaux est du fait de la mécanisation de la vie humaine et de l’hypocrisie. Le système éducatif occidental qui fait de l’enfant un roi qui devient enfant dès l’âge de 18, seul face à la police et aux obligations sans soutien des parents dépouillés volontairement de toute autorité par le système, est la principale cause des angoisses et des dépressions qui poussent finalement au suicide. Je crois que l’Afrique, à ce niveau également, a encore beaucoup de leçons de vie à donner au reste du monde. Le souci de préserver ces valeurs humaines reste donc très profond.

Vous êtes également éditeur de la maison d’édition « Auteurs Plusieurs ». Toutefois, vous préférez être présenté comme auteur, pouvez-vous expliquer cela ?

Je suis auteur de la maison d’édition « Auteurs Pluriels ». La maison d’édition AP appartient à l’association ALISÉ (Association des Acteurs du Livre et du Spectacle pour l’Éducation) basé à Yaoundé au Cameroun. Je n’en suis pas le propriétaire.

Sans vouloir causer une gêne, une seule question sur votre maison d’édition : comment avez-vous ressenti la nécessité de cette maison d’édition ?

Vous ne causez aucune gêne (rire) ! Je redis simplement que je suis un des nombreux écrivains à publier aux éditions Auteurs Pluriels. Même si j’ai été aux premières loges de leur fondation, je ne me présente pas comme éditeur.

 Vous vous considérez comme auteur dégagé, entendez-vous par là que vous rendez le réel visible et ne cherchez point à convaincre ?

Comme auteur dégagé, entendez mon détachement au groupe des auteurs dits engagés. Pour ma part, je ne m’inscris pas dans le sillage des auteurs de la soi-disant indépendance de l’Afrique qui versent dans l’autoflagellation et l’auto-négation. Je ne suis pas de ceux qui s’égosillent à chasser les mouches sur la poubelle, mais de ceux qui enlèvent la poubelle, même si cela a pour conséquence de m’attirer les foudres des poseurs de poubelles…

En plus de rendre visible le réel, il faut ouvrir un boulevard à la conviction. Et c’est là qu’intervient l’argumentaire par le tissage de la toile livresque.

 Africa 2.1 Arnaque témoigne d’une recherche profonde, entre autres, sur la Seconde Guerre mondiale et le sort des soldats africains qui ont combattu pour la France. Quel rôle la recherche a-t-elle pour vos œuvres ?

La fiction s’inspirant de la réalité, la recherche est primordiale pour mes œuvres. Si je dois traduire un ressenti d’un événement qui m’interpelle, je dois impérativement, après le jet artistique primaire émanent de mon subconscient émotif, revenir à la réalité matérielle, historique et présente pour alchimiser.

L’ensemble des informations suivant ma personnalité (mon style). C’est donc au terme d’une activité intellectuelle complète sous-tendue par la poétique des choses que je mets le résultat de mon travail à la disposition du public…

Quel est le message que vous souhaitez envoyer à ceux qui vous lisent ?

Que le savoir circule, pour un bien-être commun. Un livre vit tant qu’il est ouvert entre des mains d’Hommes. Lisez et faites lire… C’est le message que je souhaite envoyer à ceux qui me lisent.

Deutsche Version

 

Propos recueillis par Arlette-Louise Ndakoze

22 mai 2024 0 Commentaires
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Notes de lecture

« Aux États-Unis d’Afrique » d’Abdourahman Waberi: la traversée poétique et à contre-courant du déracinement

par Michèle Nougoum 22 mai 2024
Rédigé par Michèle Nougoum

Le livre d’Abdourahman Waberi, publié aux éditions Actes Sud (30 avril 2008) et réédité chez Zulma en avril 2017 au format poche, est une subtile et délicate traversée de 176 pages aux confins des inégalités, des préjugés, du déracinement, et de la quête identitaire.

Vif, poétique et souvent sarcastique, ce portrait d’une Afrique glorieuse et prospère est une merveilleuse critique, à la fois ingénieuse et retentissante, des rapports entre l’Afrique et l’Occident.

Comme le résume si bien l’auteur dans un entretien accordé au journal Le soir : « Rien de plus jouissif qu’un renversement de la situation géopolitique. Rien de plus jouissif qu’un grand rire nègre ou rabelaisien pour dire le monde tel qu’il boite. »

« L’homme d’Afrique s’est senti, très vite, sûr de lui. Il s’est vu sur cette terre comme un être supérieur, inégalable parce que séparé des autres peuples et des autres races par une vastitude sans bornes. Il a mis sur pied une échelle de valeurs où son trône est au sommet. Les autres, les indigènes, les barbares, les primitifs, les païens, presque toujours blancs, sont ravalés au rang de parias. » (p. 52).

Dès les premières pages du roman, le ton est donné. Il ne s’agit pas de décrire une Afrique illustre, fière, accueillante et ouverte. L’Afrique décrite n’est pas un idéal d’Afrique, le rêve d’un continent mythique souvent inconsciemment influencé par un certain orientalisme, mais bien le miroir de l’Occident. Cette entité géopolitique est riche et dynamique, avec sa « bourse online de Lumumba Street » (p. 14), ses « golden-boys » (p.14), ses prestigieuses universités, son hégémonie économique et culturelle. Mais elle s’avère aussi peu enviable sur le plan social, notamment à l’endroit des migrants « euraméricains », par peur du « péril blanc » et de tous ceux qui « introduisent le tiers-monde directement dans l’anus des États-Unis d’Afrique. » (p.18)

Un récit fictif à l’humour incisif

Abdourahman Waberi - Aux États-Unis d’AfriqueLes amateurs d’Histoire africaine qui espéreraient trouver leur compte dans ce livre seront déçus. Aux États-Unis d’Afrique est davantage un exceptionnel récit fictif à l’humour incisif, qu’historique. Il y est bien fait mention de moments et personnages historiques clés, comme « Soundiata Keïta qui, lui aussi, est resté dans les almanachs et les mémoires pour ses largesses sans bornes » (p. 29). Néanmoins, Abdourahman Waberi prend aussi un malin plaisir à jouer avec la vérité, mais surtout nos propres représentations historiques. En témoigne le passage sur « l’actuel président [Des États-Unis d’Afrique] Nelson Mandela et son vice-président Areski Babel, l’un et l’autre tout juste remarquables pour leurs chemises chatoyantes, dessinées par le couturier Pathé Ndiaye lui-même. » (p. 28-29) ; ou encore la manière dont l’auteur revisite l’histoire de tableaux occidentaux célèbres comme L’origine du monde, attribué non plus au français Gustave Courbet, mais à l’africain Gustavio Mbembe.

La jonction entre le privé et le politique

Plus important, Aux États-Unis d’Afrique est une mise en pratique de la conception de l’art et de la littérature d’Abdourahman Waberi, décrite comme « la jonction entre le privé et politique, entre l’histoire individuelle et la grande histoire » (p149). Celle « qu’aucune analyse politique, aussi « juste » soit-elle, ne peut rendre compte du millième » (149). Le livre est en effet une succession de paragraphes alternés entre la description de cette société africaine éclatante et orgueilleuse, et le récit intimiste de la vie de Maya, l’héroïne blanche exilée dans cette terre qui ne l’a pas vu naître, mais où elle a pourtant grandi. « Tu es et tu restes une exilée, une exilée à la racine qui plus est » (p. 156), insistera l’auteur jusqu’à la fin.

L’errance qui n’est pas perdition

Le personnage principal de Malaïka, prénom d’adoption dont Maya est le diminutif, est le symbole de la révolte intérieure et la violence poétique. Son enfance insouciante, son adolescence solitaire, puis sa quête identitaire sont racontées comme un long sanglot romanesque et musicalement écrit, entre deux paragraphes sur l’état de la société aux États-Unis d’Afrique et le misérable reste du monde. C’est d’abord dans « le dialogue privé et silencieux de la lecture » (p. 151) puis de la peinture et la sculpture que Maya, « vouée à l’errance qui n’est pas déperdition » (p. 151) va chercher un sens à son existence. Mais c’est une fois la recherche de ses origines (celle de sa mère biologique et de son territoire de naissance) terminée, qu’elle va véritablement trouver la paix et se réconcilier avec elle-même et sa terre d’adoption. « Tu seras une autre et toi-même à la fois » (p. 156), résumera le narrateur.

Le mouvement d’identification, de projection et de compassion, voilà la solution

Le parcours et la conclusion de la vie de Maya résument le message de l’ouvrage, et probablement la philosophie Abdourahman A. Waberi. La quête identitaire et le cheminement de l’héroïne, qui traverse les territoires et se confronte aux différences culturelles, renforcent et affermissent ses facultés d’empathie et de compassion. Selon l’auteur,

« Il faut insister pour que les enfants d’Europe [entendez d’Afrique] puissent découvrir, outre la Bible et la Torah, les fleurons de toutes les civilisations, les proches comme les lointaines. Si les récits refleurissent, si les langues, les mots et les histoires circulent à nouveau, si les gens apprennent à s’identifier aux personnages surgis d’outre-frontières, ce sera assurément un premier pas vers la paix. Le mouvement d’identification, de projection et de compassion, voilà la solution » (p. 150).

[bctt tweet= »Aux États-Unis d’Afrique est une magnifique traversée poétique et à contre-courant du déracinement. » username= »Afrolivresque »]

Un miroir inversé pour se comprendre

Aux États-Unis d’Afrique est une magnifique traversée poétique et à contre-courant du déracinement. L’une des seules objections que l’on pourrait soulever est que l’on apprend en définitive plus sur l’Occident que sur l’Afrique. Mais ce n’est certainement pas l’objectif du livre. Un peu à l’image du narrateur d’Abdourahman Waberi, qui affirme de l’héroïne, de retour dans sa pauvre France de naissance :

« Tu te sens, Maya, en pays dominé, conquis historiquement et économiquement. En compagnie d’un peuple se regardant dans le miroir d’autrui pour se convaincre de sa propre existence (p. 146) »,

Le roman a certainement pour finalité de permettre au lecteur de se sentir comme un individu se regardant dans un miroir inversé pour comprendre sa propre existence.

22 mai 2024 0 Commentaires
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ActualitéÉvénements

Sénégal : La 4ᵉ Édition du Festival « 72h de Poésie et Slam » à Salémata

par Chrystelle Ngoulou 21 mai 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

La ville de Salémata, située dans le département de Kédougou, a accueilli du 17 au 19 mai 2024, la 4ᵉ édition du festival « 72h de poésie et slam ».

Cet événement culturel, organisé par le Conseil départemental de Kédougou, a offert une scène aux artistes locaux pour célébrer la poésie et le slam, avec pour thème cette année : « Lire pour lutter contre l’analphabétisme ».

Ce festival culturel était organisé par l’association Food For Children (FFC) de Kédougou, en partenariat avec la commune de Salémata, le conseil départemental, l’inspection de l’éducation, le ministère de la jeunesse, des sports et de la culture.

Le festival des « 72h de poésie et slam »  offre une plateforme aux artistes locaux pour se produire. Le thème de cette année était « Lire pour lutter contre l’analphabétisme ». 

Parmi les artistes qui se sont produits lors de cette édition, on retrouve des figures emblématiques du slam comme Meïssa Mara, Dieuwrine-j, Double Servo, et El Hadj Leeboon. Cette année, le festival a également accueilli NAGUY, une artiste peintre plasticienne venue de la République Démocratique du Congo, précisément de Kinshasa. 

Le festival des « 72h de poésie et slam » a pour mission de promouvoir les arts de la parole et de mettre en lumière les talents locaux. Il est une occasion unique de célébrer la riche culture et le patrimoine oral de la région de Kédougou. Cette édition a notamment visé à encourager la lecture chez les jeunes, en tant qu’outil d’apprentissage et de construction de connaissances, tout en sensibilisant le public aux droits humains et à la préservation de l’environnement.

21 mai 2024 0 Commentaires
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Il est déjà demain d'Henri Lope
Notes de lecture

« Il est déjà demain » d’Henri Lopes: Ouvrir les portes du passé, mieux vivre le présent

par Rosine Dayo 21 mai 2024
Rédigé par Rosine Dayo

Henri Lopes est né le 12 septembre 1937 au Congo Belge, d’un père colon et d’une mère « indigène », tous deux métis. Il a fait ses études secondaires et supérieures en France. Il y a tout d’abord suivi un parcours en Histoire et plus tard en Lettres. En 1965, il retourne au Congo devenu indépendant. Il deviendra successivement ministre de l’Éducation nationale, des Affaires étrangères, des Finances et Premier ministre. En 1982, il rejoint l’UNESCO à Paris où il devient directeur de la culture, et plus tard ambassadeur du Congo en France.

Figure majeure de la littérature africaine moderne, il a à son actif plusieurs romans, nouvelles et poèmes, dont Tribaliques (1971 aux éditions Clé à Yaoundé, Grand Prix Littéraire d’Afrique Noire en 1971), Ma grand-mère Bantoue et mes ancêtres les Gaulois (2003, Collection Continents Noirs, Gallimard). Il a reçu en 1993 le Grand Prix de la Francophonie de l’Académie française.

Il est déjà demain d'Henri LopesPublié en 2018 aux éditions JC Lattès, Il est déjà demain est un roman autobiographique de trois cent cinquante pages. L’auteur livre à son lecteur le témoignage des circonstances de son éducation, son parcours d’étudiant, et plus tard, d’homme politique et de père de famille. Il revient sur les contextes de son départ d’Afrique, sa découverte de la métropole, Paris. Puis il raconte son aventure dans l’univers politique du Congo.

Un sujet sur lequel il revient avec insistance et consistance tout le long de sa narration, est bien celui de son identité. Sous le signe du métissage et de l’errance est bâti son récit. Il décrit les réalités d’un métis dans une société qui veut tourner le dos à son passé et effacer toutes traces de colonisation dans ses rangs.

C’était au début de l’année 1968…On s’affairait à nettoyer les moindres recoins des poussières du colonialisme, on africanisait tous azimuts. Mais des Africains étaient mis à l’index, désignés comme des étrangers dont il fallait se défaire. Il s’agissait de congoliser, voire pour certains, de tribaliser. J’avais trente ans, j’étais directeur général de l’enseignement. Mon nom, ma peau claire me rendaient suspect. Je figurai sur une liste de hauts fonctionnaires « d’origine douteuse ».

Il est déjà demain passe en revue une bonne partie de l’Histoire de l’Afrique subsaharienne : la conquête du Congo par les Belges, la colonisation, la politique assimilationniste, le code de l’indigénat, les nouveaux dirigeants de l’Afrique indépendante et le vent de désillusion qui s’ensuivit, couronnés de crises et de coups d’État.

Henri Lopes parle de ses souvenirs d’enfance en Afrique, de sa maturité acquise de façon précoce et des aventures de sa mère qui l’ont conduit à la découverte du monde des blancs.

« Dans ce pays, les gens tenaient des propos aimables, convenus mais n’y mettaient pas le ton, ni les gestes, comme chez nous. Ils répugnaient à s’embrasser, à se toucher, à crier leur joie pour que les voisins les entendent que des membres de la famille étaient revenus. » P. 97

Ce roman est tellement rempli de personnages, de lieux et de faits historiques que l’on serait tenté de le classifier dans la catégorie des romans historiques. Des rives du fleuve Congo au bord de la Loire puis de la Seine en passant par des voyages à Nantes, au Congo-Brazzaville, Léopoldville, la Chine, le Sénégal, l’Algérie, la Libye, la Russie, les Antilles, la Guadeloupe, le récit de l’auteur invite à un tour du monde. Assis sur sa chaise, le livre entre les mains, le lecteur a le loisir d’aller à la découverte de différents pays du globe avec leurs croyances et leurs cultures.

À l’âge de 12 ans, l’auteur s’envole pour Nantes où il va devoir vivre dans un internat. Très tôt, il sera amené à se frotter à des personnages venant de divers pays d’Afrique et du monde. Ce parcours le conduira à la rencontre de sa femme qui malheureusement est déjà décédée. Il est déjà demain est jalonné d’une multitude de belles rencontres et met en scène une panoplie de personnages. Chaque personnage représente pour Henri Lopes une opportunité. Qu’il s’agisse des chefs d’État, des hommes de lettres ou encore des membres de sa famille, chacun de ces personnages a concouru à la construction du célèbre auteur qu’il est aujourd’hui et pour cela, il leur témoigne sa gratitude.

Il est déjà demain est écrit dans un langage convivial. Henri Lopes à travers sa tonalité tantôt affective, tantôt stricte et formelle, balade le lecteur dans un univers qui l’a amené à avoir plusieurs casquettes en fonction du milieu dans lequel il se trouvait. On découvre là un homme de nature, calme, discret et réservé, qui a réussi à transformer ses rêves en réalité.

Par son témoignage, Henri Lopes montre que la pratique politique en Afrique demeure un mystère pour le public africain. Elle inspire la peur à tous ceux qui s’en approchent. La peur de la trahison, la peur de la remise en cause d’un pouvoir usurpé, la peur de la mort.

Dans son récit, l’auteur notifie clairement le but de l’écriture de ce roman.

« Ce livre est précisément une tentative de réponse au flou de ma généalogie… Il le fallait pour mes enfants, pour mes petits-enfants qui veulent légitiment comprendre afin de savoir où et comment se situer. Il le fallait pour de nombreux compatriotes, d’une génération plus jeune que la mienne, qui veulent savoir ce que nous avons fait du pays, de notre vie, afin de ne pas répéter demain les mêmes bévues. » P. 502

Il est déjà demain est un voyage riche en découvertes et rempli de sagesse. Bien que le roman soit volumineux, il vaut vraiment le détour.

21 mai 2024 0 Commentaires
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Les blancs arrivent! d'Assana Brahim la résistance camerounaise
Notes de lecture

« Les blancs arrivent! » d’Assana Brahim: la résistance camerounaise contée par un griot

par Rosine Dayo 20 mai 2024
Rédigé par Rosine Dayo

La première et la quatrième de couverture du Roman d’Assana Brahim mettent en vitrine du vert, partout du vert, avec une bonne dose de noir. Comme un trop-plein d’innocence dans lequel une noirceur s’amène, et avec elle le malheur, la mort.

Il y a de cela un an, j’ai durant l’une de mes descentes en librairie dénichée un des bijoux d’Assana Brahim. Il s’agissait d’un recueil de poèmes. Il nous avait alors offert une délicieuse et douce balade entre L’Amour de la Sagesse et la Sagesse de l’Amour (Ifrikiya). Il nous revient cette fois avec un nouveau genre, une nouvelle maison d’édition (Proximité), une nouvelle personnalité tout à faire contraire à la précédente. Mais que s’est-il passé ? Pourrait-on se demander. Mais qu’est-il arrivé à cet Assana Brahim passionné d’Amour et plein d’enthousiasme et d’espoir ? L’espoir se serait-il éclipsé ?

Assana Brahim est enseignant à l’université de Ngaoundéré au Cameroun. Il y donne des cours de Sciences du langage, mais aussi d’Arts de Spectacle. Depuis 2009, il est également président de la Ronde des poètes pour l’Antenne de l’Adamaoua et depuis 2017, délégué régional de l’Association des Poètes et Écrivains du Cameroun (Apec). Il a à ses actifs trois joyaux, L’Éclipse du Désespoir 2012, Amour de la Sagesse et Sagesse de l’Amour (2017) et aujourd’hui Les Blancs arrivent !

Une transmission de la mémoire autour du feu

La parole est l’album du monde : elle nous jette dans les puits de la nostalgie profonde ; elle nous fait chuter dans l’air des souvenirs et au fond des pleurs, elle mouille notre âme pour que nous remontions du passé avec de grandes ailes et de doux yeux d’enfants.

C’est sur cette sagesse que le griot donne du rythme à ses apparitions lors de ces soirées autour du feu. Les Blancs arrivent ! est en effet un récit griotique. Il est conté par un vieux griot qui, à l’occasion des veillées littéraires, veille à transmettre les mémoires du passé et les sagesses de son peuple, de génération en génération.

Durant quatre veillées, le griot conte quatre principales histoires.

La première veillée qui s’intitule Le guerrier de Rabah nous invite à la découverte d’un personnage historique et mythique de la résistance dans la région du Logone à la frontière du Cameroun et du Tchad. Le griot décrit le personnage redoutable et redouté qu’incarnait Rabah. Il conte sa vie et sa mort. Avec lui, on apprend l’arrivée imminente des Blancs, leurs intentions, mais aussi la question de savoir comment il fallait se préparer à cette arrivée.

La deuxième veillée vient nous parler de La mort de Rabah. Ce récit nous apprend que la source de notre perte n’est jamais très loin. Elle ne vient jamais de vos ennemis, mais de ceux en qui vous avez le plus confiance.

« Le tirailleur tout enthousiasme courut annoncer la macabre bonne nouvelle à Gentil qui exigea de voir le corps…

– Comment sais-tu que c’est Rabah, lui demanda Gentil ?

– Je le connais, puisque j’étais son soldat ! ».

De Gaule arrive ! est la troisième veillée. Durant celle-ci, le griot conte les réalités de la résistance pendant l’installation des Blancs en Afrique et au Cameroun précisément, avec des phénomènes et acteur historiques tels que le maquis, Ruben Um Nyobé, l’UPC. Ici, on note l’entrée en scène de Girène, un personnage épique qui, traumatisé par les affres de la guerre, décida de rentrer auprès de ses parents. De retour dans son village, Girène n’était plus le même. Il était désormais un ancien combattant, un fou pour certains et un « Buffalo Soldier » pour d’autres. Il sombra dans l’alcool. Un soir, son grand-père, pour l’exorciser des cauchemars de guerre, l’emmena à une de ces soirées littéraires que donnait le vieux griot. Ce soir-là, le griot conta L’Épopée de Lahan, la sœur d’Abraham Pétrovitch Hannibal qui se noya en essayant d’empêcher que son frère fût expédié chez les blancs. C’est un récit sur la mort. Ce récit eut pour effet de faire sombrer les auditeurs dans une méditation. Comment aimerais-je mourir ? Pour Girène, mourir comme les héros de l’histoire : en martyr.

Dans Le mariage de l’ancien combattant et Les fables du mariage, le griot fabuliste donne des conseils sur le mariage. On constate avec tristesse que les jeunes, à cause du manque de connaissances, se détruisent chaque jour. Nombreux sont-ils qui ont ruiné entièrement leur vie par le mariage.

« L’homme veut savoir si l’on l’aime, la femme veut le voir. Ô sacré Bachir, sais-tu qu’on ne se marie pas pour résoudre un problème de solitude, mais on peut le dissoudre dans une solution de sollicitude ».

Dans l’École des Blancs, alors que deux villages se font la guerre pour un problème foncier, les blancs qui auparavant étaient l’ennemi commun, devinrent la solution à leur conflit.

« Arrêtez ! Je suis Girène, le guerrier de Rabah, le tirailleur sénégalais, le survivant de toutes les guerres mondiales, qui vous ordonne de cesser le combat et de faire de ce lopin de terre une école qui servira à éduquer vos enfants et à leur assurer un meilleur avenir ».

La décision de créer une école fut acceptée de tous. Seulement sa concrétisation tarda à se faire et le peuple en eut marre. Et la mort revint au galop. Les blancs étaient là. Où ? Me demanderiez-vous. La réponse se trouve à la 128ᵉ page de ce roman.

Il est vrai que çà et là, on retrouve quelques coquilles, des erreurs d’édition, mais l’histoire en elle-même vous captive. Il y a de la cruauté, du tragique, de la mort, du sang, de la tristesse, un soupçon d’amour. Les Blancs arrivent ! d’Assana Brahim est un roman tragique. Tout amoureux du tragique pourrait parfaitement y trouver son compte.

20 mai 2024 0 Commentaires
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Limérence Le mot de la semaine du 20 au 26 mai 2024
ActualitéLe mot de la semaine

Limérence : Mot de la semaine

par Chrystelle Ngoulou 20 mai 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le mot de la semaine du 20 au 26 mai 2024 est Limérence.

La limérence est un état psychologique défini par une attirance romantique obsessive et involontaire envers une autre personne. Ce concept a été développé par la psychologue Dorothy Tennov dans les années 1970 pour décrire un attachement amoureux à la fois intense et obsessionnel. La limérence se manifeste par des pensées intrusives, une obsession pour la réciprocité émotionnelle perçue de la personne désirée, souvent désignée comme l' »objet limérent ».

Cet état cognitif et émotionnel se caractérise par un attachement obsessionnel à une personne, accompagné d’un puissant désir pour que les sentiments soient réciproques, représentant ainsi une forme extrême d’amour romantique.

Parmi les symptômes de la limérence, on trouve des pensées intrusives et des ruminations constantes concernant l’objet limérent, une idéalisation de la personne désirée et une interprétation positive de tous ses gestes. Les individus éprouvent une peur intense du rejet et une labilité émotionnelle, oscillant entre euphorie et désespoir selon les réactions perçues de l’autre. Ils ressentent un désir de proximité et un soulagement en présence de l’objet limérent, mais aussi un isolement social, une baisse de productivité, un manque de concentration, ainsi que de l’anxiété et de la dépression liées à l’incertitude de la réciprocité.

Contrairement à l’amour sain, la limérence est souvent une obsession unilatérale qui n’aboutit pas à un partenariat stable et épanouissant. Elle est comparée à un trouble psychologique proche du trouble obsessionnel-compulsif (TOC) et peut engendrer une dépendance affective ainsi que des comportements toxiques. En définitive, la limérence est un état psychologique malsain d’obsession amoureuse qui se distingue nettement d’une relation amoureuse saine et équilibrée.

20 mai 2024 0 Commentaires
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ActualitéPrix & distinctions

L’écrivain congolais Dibakana Mankessi consacré Prix Orange du Livre en Afrique 2024

par Chrystelle Ngoulou 19 mai 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

La littérature africaine de nouveau célébrée avec l’annonce de Dibakana Mankessi comme lauréat du prestigieux Prix Orange du Livre en Afrique 2024. L’écrivain congolais a été récompensé pour son œuvre Le Psychanalyste de Brazzaville, publié aux éditions Les Lettres Mouchetées. La cérémonie de remise du prix a eu lieu le 18 mai 2024 à Rabat, au Maroc, lors du Salon International de l’Édition et du Livre (SIEL).

Dibakana Mankessi, de son vrai nom Jean-Aimé Dibakana Mouanda, est un écrivain et sociologue congolais (République du Congo) né le 26 septembre 1966 à Jacob (actuel Nkayi). 

Il enseigne à l’université et a publié plusieurs études dans des revues spécialisées en sciences humaines, ainsi qu’un essai. Son roman primé Le Psychanalyste de Brazzaville a aussi reçu le Grand Prix Afrique 2023 décerné par l’Association des Écrivains de Langue Française (ADELF). 

Dibakana Mankessi lauréat du Prix Orange du livre Afrique 2024

Source : Facebook de Jean-Aimé Dibakana

Le roman met en scène le docteur Kaya, premier psychanalyste de Brazzaville, et ses patients issus de différentes couches sociales, permettant d’aborder des thèmes comme la guerre froide, les luttes de pouvoir ou la condition féminine.

Il offre une relecture de l’histoire du Congo à travers le prisme de la psychanalyse. L’intrigue se déroule dans les années 1960, peu après l’indépendance du pays, et donne la parole à divers personnages – hommes, femmes, Africains, Européens, célébrités ou anonymes – qui viennent consulter le docteur Kaya, psychanalyste à Brazzaville. En toile de fond des séances de thérapie, le roman dépeint les bouleversements politiques et sociaux que traverse alors le Congo nouvellement indépendant, ainsi que les enjeux internationaux de l’époque. Mankessi parvient à rendre crédibles les propos de ses protagonistes, membres d’une élite intellectuelle ouverte à la psychanalyse, tout en montrant que cette pratique reste perçue comme étrange, voire suspecte, par d’autres franges de la population. 

Le Psychanalyste de Brazzaville navigue entre différents genres littéraires allant du roman social, livre d’espionnage au récit politique et sentimental pour proposer une relecture vivante et originale d’un pan de l’histoire congolaise. 

Le Prix Orange du Livre en Afrique 2024 a été décerné à l’occasion du SIEL de Rabat, un événement culturel majeur au Maroc. Un comité de lecture composé d’une centaine de lecteurs issus de 15 pays africains a présélectionné les meilleures œuvres. Ensuite, un jury international présidé par Véronique Tadjo et composé d’auteurs, journalistes et libraires désigne les finalistes et le lauréat. 

Le lauréat de l’édition 2024, Dibakana Mankessi, recevra une dotation de 10 000 euros et un soutien à la promotion de son ouvrage. La maison d’édition Les Lettres Mouchetées bénéficiera de programmes de formation par l’Alliance Internationale des Éditeurs Indépendants.

19 mai 2024 0 Commentaires
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Yvonne Orji et Sony Pictures Television Adaptent Transcendent Kingdom de Yaa Gyasi en Série Télévisée
ActualitéCinéma

Yvonne Orji et Sony Pictures Television Adaptent « Transcendent Kingdom » de Yaa Gyasi en Série Télévisée

par Acèle Nadale 16 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Sony Pictures Television et Yvonne Orji, actrice et productrice nigériano-américaine, ont annoncé le développement d’une adaptation télévisée du roman Transcendent Kingdom de Yaa Gyasi. 

Yvonne Orji, connue pour son rôle dans la série « Insecure » de HBO, a cherché à acquérir les droits d’adaptation de Transcendent Kingdom depuis quatre ans. En avril 2024, sa ténacité a enfin porté ses fruits avec l’annonce officielle de la collaboration avec Sony Pictures Television. Cette adaptation fait partie d’un accord de deux ans signé entre Yvonne  Orji et Sony, lui permettant de développer des séries dramatiques et comiques pour les plateformes de streaming et le câble.

Transcendent Kingdom, le deuxième roman de Yaa Gyasi après le succès de Homegoing, raconte l’histoire de Gifty, une neuroscientifique ghanéenne-américaine étudiant la dépression et l’addiction dans le but de comprendre les troubles qui ont marqué sa famille. Le roman explore les thèmes de l’immigration, de l’addiction, de la dépression, et des conflits entre la science et la religion, et navigue entre la vie actuelle de Gifty en Californie et son enfance en Alabama.

Alors que la série est encore en phase de développement, plusieurs étapes restent à franchir, notamment la sélection du casting, la rédaction des scénarios et le début du tournage. Les fans de Gyasi et d’Orji attendent avec impatience de voir comment cette histoire poignante prendra vie à l’écran.

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Eve Guerra et Louis-Philippe Dalembert parmi les lauréats du printemps 2024 des prix Goncourt
ActualitéPrix & distinctions

Eve Guerra et Louis-Philippe Dalembert parmi les lauréats du printemps 2024 des prix Goncourt

par Acèle Nadale 16 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Le 14 mai 2024, l’Académie Goncourt a dévoilé les lauréats de ses prestigieux prix littéraires de printemps. Parmi eux, Eve Guerra, lauréate du Goncourt du Premier Roman, et Louis-Philippe Dalembert, couronné du Goncourt de la Poésie Robert Sabatier pour l’ensemble de son œuvre.

Eve Guerra, née en 1990, est une écrivaine et enseignante française d’origine congolaise. Ayant grandi au Congo-Brazzaville jusqu’à l’âge de 10 ans, elle a fui la guerre civile avec sa famille. Aujourd’hui âgée de 34 ans, elle enseigne le latin, le grec ancien et le français. En 2024, son premier roman Rapatriement, publié aux éditions Grasset, a reçu le Prix Transfuge du premier roman. Ce roman autobiographique relate son expérience de fille métisse ayant fui la guerre civile au Congo. Avant cette œuvre, elle avait déjà publié un recueil de poésie aux éditions Le Réalgar. 

Louis-Philippe Dalembert, né à Port-au-Prince et résidant à Paris, est un écrivain prolifique ayant publié depuis 1993 des nouvelles, de la poésie, des essais et des romans chez divers éditeurs en France et en Haïti. Depuis 2017, ses romans sont publiés par Sabine Wespieser éditeur. Son œuvre « Avant que les ombres s’effacent » a remporté le prix Orange du Livre et le prix France Bleu/Page des libraires. « Mur Méditerranée » (2019) a été récompensé par le prix de la Langue française, le prix Goncourt de la Suisse et de la Pologne, et a été finaliste du prix Goncourt des lycéens. « Milwaukee Blues » a été finaliste du prix Goncourt, choix Goncourt de la Suisse et de l’Espagne, et lauréat du prix Patrimoine de la BPE ainsi que du prix des Lecteurs des Écrivains du Sud.

En plus d’Eve Guerra et Louis-Philippe Dalembert, d’autres écrivains ont été honorés cette année :

Véronique Ovaldé a remporté le Goncourt de la Nouvelle pour À nos vies imparfaites (Flammarion).

Geneviève Haroche-Bouzinac a été couronnée du Goncourt de la Biographie Edmonde Charles-Roux pour Madame de Sévigné (Flammarion).

16 mai 2024 0 Commentaires
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Each One Teach One (EOTO)
ActualitéÉvénements

Allemagne : Le festival Afrolution rouvrira ses portes du 27 au 30 juin à Berlin

par Chrystelle Ngoulou 14 mai 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

L’Afrolution Festival 2024, organisé par l’association Each One Teach One (EOTO), se déroulera du 27 au 30 juin 2024 à Berlin. Cet événement célèbrera la fin de la Décennie internationale des Nations Unies pour les personnes d’ascendance africaine (2015-2024), qui avait été proclamée pour promouvoir et protéger les droits des personnes d’ascendance africaine. 

Le thème de l’édition d’Afrolution de cette année, « African/-Diasporic Pluriverses I », mettra en lumière les contributions culturelles et historiques des personnes afrodescendantes à travers des événements littéraires, des tables rondes et des performances artistiques.

Le festival célébrera également le 10ᵉ anniversaire d’EOTO, un moment fort pour l’organisation qui œuvre depuis une décennie à la promotion de la diversité culturelle et à l’inclusion des communautés afrodescendantes à Berlin. 

Le festival reviendra aussi sur les événements culturels panafricains historiques, notamment le FESTAC 1977, le deuxième Festival mondial des arts et de la culture noirs et africains, qui a eu lieu à Lagos, au Nigeria, et a rassemblé des artistes et des intellectuels de toute la diaspora africaine.

Les éditions précédentes ont rassemblé des écrivains, artistes, penseurs et intellectuels éminents venant d’Afrique et de sa diaspora pour explorer et discuter des expériences noires globales. En 2022, par exemple, le festival a accueilli des personnalités telles que Tsitsi Dangarembga, Felwine Sarr, et Warsan Shire, qui ont partagé leurs perspectives sur les vulnérabilités et les stratégies de résilience des populations afrodescendantes. Le festival a également inclus des événements pour les jeunes et les enfants. Cette année, le festival promet de continuer sur cette lancée.

Each One Teach One (EOTO)

Each One Teach One (EOTO) est une association basée à Berlin qui se consacre à l’autonomisation des communautés afrodescendantes en Allemagne. EOTO offre des programmes éducatifs, des événements culturels et des initiatives de mentorat pour promouvoir la diversité, l’inclusion et la justice sociale. Depuis sa fondation, EOTO s’efforce de créer un espace dans lequel les personnes d’ascendance africaine peuvent se connecter, partager leurs histoires et renforcer leur communauté. 

En préparation du festival Afrolution, EOTO recherche des assistants de production et des stagiaires pour divers rôles. C’est une excellente opportunité si vous êtes à Berlin et souhaitez vous impliquer dans un événement culturel majeur et acquérir une expérience dans l’organisation d’événements.

Les détails supplémentaires sur le programme et les opportunités de bénévolat seront annoncés en mai. Pour rester informé et obtenir plus d’informations, visitez le site officiel du festival EOTO Afrolution Festival.

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Le “Macondo Literary Festival” et le “Nairobi International Book Fair” parmi les meilleurs festivals littéraires du monde selon Condé Nast Traveler
ActualitéÉdition & industrie du livreÉvénements

Le “Macondo Literary Festival” et le “Nairobi International Book Fair” parmi les meilleurs festivals littéraires du monde selon Condé Nast Traveler

par Acèle Nadale 14 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Bien que souvent éclipsés par leurs homologues européens et nord-américains, les festivals littéraires africains gagnent en reconnaissance internationale. Deux événements du continent se démarquent particulièrement selon le récent article de Condé Nast Traveler intitulé « The 9 Best Literary Festivals in the World, From Tucson to Jaipur » (Les 9 meilleurs festivals littéraires au monde, de Tucson à Jaipur).

Le Macondo Literary Festival se concentre sur les histoires africaines racontées d’un point de vue africain. Il précède de quelques jours le Nairobi International Book Fair, un marché régional pour les professionnels de l’édition, les auteurs, les libraires, les médias et les lecteurs d’Afrique et du monde entier. Ce dernier a notamment fait parler de lui l’année dernière en organisant la première foire internationale des droits d’auteur en Afrique de l’Est, dans le but de faciliter la publication des écrivains africains sur le continent et à l’international.

La prochaine édition du Macondo Literary Festival aura lieu du 20 au 22 septembre 2024 et celle du Nairobi International Book Fair.

Ces deux festivals consécutifs font de Nairobi une étape littéraire exceptionnelle, à une période de l’année où de nombreux voyageurs prévoient déjà de se rendre au Kenya pour la Grande Migration à travers les espaces naturels du pays. Ils permettent de découvrir la richesse et la diversité de la création littéraire africaine contemporaine.

Condé Nast Traveler est un magazine de voyage de luxe américain publié par Condé Nast. Il propose des reportages sur les meilleures destinations de voyage, des guides pratiques, ainsi que des critiques d’hôtels et de restaurants haut de gamme. Condé Nast publie de nombreux magazines de renom comme Vogue, GQ, The New Yorker, Vanity Fair, Architectural Digest, etc.

Bien que souvent méconnus hors de leurs frontières, les festivals littéraires africains gagnent en visibilité et en prestige, comme en témoigne leur présence dans ce palmarès.

Nul doute que ces événements continueront à attirer l’attention sur la richesse et la diversité des littératures du continent dans les années à venir.

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Interview Astou Diop - Afrolivresque
Édition & industrie du livreInterviews

Astou Diop : « Être parent, ça donne des ailes et ça marque souvent le départ de diverses entreprises »

par Acèle Nadale 14 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Astou Diop est une passionnée de l’Afrique et de la littérature, animée par le désir de préserver et de transmettre les richesses culturelles africaines. Fondatrice de Vijana Collections, elle s’est engagée à offrir des supports éducatifs et ludiques pour les enfants, en mettant un accent particulier sur les berceuses et les comptines africaines. À travers ses projets, Astou cherche à combler un vide dans l’offre éducative en proposant des livres sonores authentiques et représentatifs de la diversité linguistique et culturelle du continent africain.

Née en Côte d’Ivoire, Astou Diop a déménagé au Sénégal où elle a poursuivi ses études à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Après avoir obtenu un DEUG en droit, elle s’est spécialisée en logistique et transport, et a complété ses études avec un master en ingénierie logistique en France. Sa carrière professionnelle, marquée par une solide expérience en logistique, a été enrichie par son esprit entrepreneurial et sa passion pour la lecture et la culture. En 2018, elle lance son premier commerce en ligne. Plus tard, inspirée par la naissance de son fils et son désir de lui offrir des supports éducatifs ancrés dans la culture africaine, elle crée Vijana.

Actuellement, Astou Diop mène une campagne sur Ulule pour financer la production et la distribution de nouveaux livres sonores de comptines et berceuses africaines. Grâce à cette campagne, Vijana espère à la fois atteindre ses objectifs financiers, et sensibiliser un plus large public à l’importance de préserver et de transmettre le patrimoine culturel africain aux jeunes générations.

Dans cette interview, elle partage avec nous les motivations derrière la création de Vijana, ses choix artistiques et linguistiques, ainsi que les défis qu’elle a surmontés pour mener à bien ses projets ambitieux.

Votre passion pour l’Afrique et la littérature est évidente. Qu’est-ce qui vous a motivé à lancer l’entreprise Vijana Collections et à vous concentrer sur la préservation des berceuses et des comptines africaines?

Être parent, ça donne des ailes et ça marque souvent le départ de diverses entreprises. Bercer un bébé qui fait des coliques, je vous assure que ça donne matière à réfléchir. Il y a donc sept ans, l’idée du projet VIJANA a germé en moi quand j’ai eu besoin de trouver des supports ludiques et éducatifs pour mon fils ainé. Mes recherches étaient surtout axées sur des supports sonores pour enfants. Je ne cherchais pas n’importe lesquels. Il me fallait des supports que nous pouvions utiliser au quotidien et qui reflétaient la réalité de mon vécu. J’entends par là, retrouver les comptines de mon enfance. J’entends encore mes tantes bercer tendrement mes cousins avec la fameuse berceuse « Ayo nene ». Malheureusement, j’ai vite été confrontée à la pauvreté de l’offre dans ce domaine. J’ai donc décidé de prendre les rennes et de créer mon offre, car le besoin était évident. Préserver ces acquis culturels est devenu plus que nécessaire pour moi.

Comment choisissez-vous les berceuses et comptines africaines à inclure dans vos livres sonores ?

Pour le tome 1, l’idée était de représenter les quatre points cardinaux à travers l’Afrique. Le défi a été relevé. Le second critère était le thème abordé dans la comptine. Notre public étant jeune, il faut faire attention au sens de ce qu’on leur fait chanter. Et le 3ᵉ principal critère était le choix d’une langue en perte de locuteurs afin de la faire perdurer dans le temps. Là aussi, le pari a été réussi avec l’adangbe du Ghana. Pour le tome 2, les critères de base restent les mêmes.

Quels sont les principaux messages et valeurs que vous souhaitez véhiculer à travers vos recueils sonores, pour toucher la jeunesse africaine ?

Les messages sont si nombreux et beaux que je peux presque les chanter 😊. Cette partie est à lire comme si vous écoutiez un griot déclamer un arbre généalogique :

Écoutez nos valeureuses langues africaines et laissez vous emporter par leurs vibrations…
Regardez ces magnifiques illustrations et plongez dans les détails culturels de 10 pays africains…
Utilisez les traductions pour comprendre le sens de ces belles comptines et berceuses…
Non, vous n’avez plus besoin d’écran, parcourez les pages de ce livre pour faire un fantastique voyage…
Ne vous limitez pas à vos langues d’origines, mais osez découvrir d’autres langues africaines…
Toi, jeune africain qui me lit et m’écoute, l’écriture est aussi à ta portée, n’hésite pas à lancer ton projet de réalisation de livre…
Parents de la diaspora, rétablissez de lien culturel entre vos enfants et le continent africain…
Parents du continent, renforcez de lien culturel entre vos enfants et le continent africain…

Quels ont été les principaux défis logistiques (comme le sourcing des contenus) et techniques (comme la qualité sonore) auxquels vous avez dû faire face dans la production de ces livres sonores ? Comment les avez-vous surmontés ?

Le premier défi est celui du sourcing comptines. Aujourd’hui, nous arrivons à travailler avec des associations africaines fiables pour faciliter ce volet. Il y a aussi le sourcing des interprètes. Pour le tome 2, j’ai décidé de trouver des interprètes qui allaient chanter dans leurs langues maternelles. C’était un grand défi, autant en termes de recherches que de finances. Il a été remporté avec succès, car nous avons quatre interprètes sur six qui chantent dans leurs langues maternelles pour ce tome 2. L’idée ici était la retranscription de la langue de façon respectueuse et qualitative.
Le dernier et principal défi est financier. Produire des livres de cette qualité nécessite une assise financière avérée. C’est justement ce qui m’amène actuellement à ouvrir une campagne de précommandes ou de don via la plateforme Ulule, afin de faciliter la production du tome 2.
J’invite donc toutes les personnes intéressées à participer ou partager la campagne :

Pourquoi avez-vous choisi le crowdfunding comme mode de financement pour ce projet de livre sonore de berceuses et comptines africaines ?

J’ai toujours été en étroite communication avec mon public. Car au-delà de toutes choses, Vijana ce sont avant tout des valeurs. Il m’a semblé logique de solliciter les personnes qui m’accompagnent et adhèrent à ma vision.

Comment envisagez-vous le développement futur de Vijana Collections ? Avez-vous déjà de nouveaux projets ou initiatives en tête ?

J’ai toujours rêvé grand avec grand G 😊. Alors oui, des projets, il y en a à foison. Certains n’attendent d’ailleurs que d’être édités. Mais, une chose à la fois. Pour le moment, je travaille sur le financement du tome 2.

Lien pour soutenir le projet : https://fr.ulule.com/tome-2–berceuses-et-comptines-d-afrique/

14 mai 2024 0 Commentaires
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Le Festival international du livre et de la littérature de Dakar (FILID)
ActualitéÉvénements

Le Festival international du livre et de la littérature de Dakar (FILID) annoncé du 29 mai au 1er juin 2024

par Acèle Nadale 14 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Le Festival international du livre et de la littérature de Dakar (FILID) est un événement littéraire annuel qui se tient dans la capitale sénégalaise.

La 3ᵉ édition du FILID aura lieu du 29 mai au 1ᵉʳ juin 2024 à Dakar. Le thème retenu est « Le livre, mémoire des civilisations ». Selon le directeur Abdoulaye Fodé Ndione, ce thème souligne que le livre constitue un « lieu de mémoire » et un « trésor qui accumule des années de civilisation ». Il permet de revisiter le passé et parfois de prédire l’avenir

Pendant le festival, différentes activités sont organisées comme des tables rondes, des ateliers d’écriture, des échanges avec des auteurs, un concours littéraire, des expositions et des récitals de poésie.

Les lauréats des prix Prix Annette Mbaye d’Erneville de poésie, le Prix Abdoulaye Racine Senghor du roman sénégalais et le Prix Cheikh Hamidou Kane du roman seront dévoilés pendant le FILID.

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La Réunion Le Salon du livre péi ouvre ses portes du 16 au 18 mai 2024
ActualitéÉdition & industrie du livreÉvénements

La Réunion : Le Salon du livre péi ouvre ses portes du 16 au 18 mai 2024

par La redaction 14 mai 2024
Rédigé par La redaction

Le Salon du livre péi 2024 est un événement littéraire organisé par la Ville de Saint-Paul et l’association La Réunion des Livres. Il se tiendra du 16 au 18 mai 2024 au marché couvert de Saint-Paul, à La Réunion.

Le Salon du livre péi est un événement biennal dédié à la promotion de la littérature locale et des écrivains de l’île. Cette édition 2024 conserve le format du précédent Salon des auteurs et éditeurs péi, rebaptisé Salon du livre péi.

Le salon reste centré sur les auteurs, autrices, illustrateurs et maisons d’édition de La Réunion, tout en accueillant cette année un stand dédié aux auteurs péi édités en métropole.

Le salon ouvre le calendrier des événements littéraires dans l’océan Indien, avec le Salon du livre de jeunesse au nord de l’île en octobre. Il bénéficie du soutien du Territoire de la côte ouest, de la Direction des affaires culturelles, de la Région et du Département de La Réunion.

La Ville de Saint-Paul remettra un coup de cœur littéraire lors de l’inauguration du Salon du livre péi le 16 mai 2024. Le jury des bibliothécaires du réseau de lecture publique de la Ville de Saint-Paul s’est réuni le 2 mai 2024 pour élire les lauréats :

  • Thierry Lebon pour Bois flotté (Éditions Livres sans frontières)
  • Céline Aho-Nienne pour Flore Mazigador – Histoires et contes créoles des plantes magiques de La Réunion (Okopix)

Ce coup de cœur des bibliothécaires, nommé « In bébèt livr », récompense deux ouvrages de la littérature réunionnaise lors de l’inauguration du Salon du livre péi 2024.

Plus de 60 éditeurs, distributeurs et associations réunionnais seront présents sur une trentaine de stands pour présenter de nombreux ouvrages en français et créole.

Une exposition « Cap à l’Ouest ! dessiner la ville #2 » réunira les œuvres de 11 illustrateurs péi.

Le programme riche proposera des animations, conférences, rencontres professionnelles, ateliers pour tous les âges (dessin, manga, BD, écriture, jeux), un café littéraire et un espace jeunesse.

 L’entrée au salon est gratuite.

 

Pour plus d’infos sur ce site. 

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ActualitéÉdition & industrie du livre

Sénégal : 3e édition de la résidence de création et d’écriture de nouvelles au Salon du livre féminin de Dakar

par Chrystelle Ngoulou 13 mai 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

La 3e édition de la résidence de création et d’écriture de nouvelles, organisée par l’agence Les Cultur’elles en marge du Salon du livre féminin de Dakar, a rassemblé dix femmes pour une semaine d’échanges et de création sur l’île de Ngor, à Keur Yaadikoone.

Dix participantes ont été sélectionnées pour cette résidence qui a duré une semaine. Il s’agit de Rokhaya Ngaido, Arame Ndiaye, Fatou Ndiaye, Mamyto Nakamura, Madjiguène Kane, Aïssatou Touré, Maty Ndiaye Sy, Maria Sissokho, Mame Diarra Fall et Marème Põlel Dieng. 

Ces femmes ont été accompagnées pour l’écriture de leurs nouvelles respectives par Sokhna BENGA, romancière, scénariste et éditrice. 

Les fruits de cette résidence prendront la forme d’un recueil collectif de nouvelles, qui sera présenté au public lors de la prochaine édition du Salon du livre féminin de Dakar en décembre 2024. 

Le Salon du livre féminin de Dakar, un événement littéraire exclusivement dédié aux femmes, continue de célébrer le talent et la créativité des écrivaines africaines et afrodescendantes. Ses principaux objectifs sont de mettre en lumière les talents littéraires féminins, de promouvoir les écrivaines et de former et de publier des femmes souhaitant raconter leurs histoires.

L’événement a reçu le soutien du ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, du Secrétariat d’État à la Culture et au Patrimoine historique du Sénégal. 

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Xylophilie Le mot de la semaine du 13 au 19 mai 2024
ActualitéLe mot de la semaine

Xylophile : Le mot de la semaine

par Chrystelle Ngoulou 13 mai 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le mot de la semaine du 13 au 19 mai 2024 est Xylophile.

Un xylophile est une personne passionnée par tout ce qui concerne le bois. Cette passion englobe divers aspects liés à ce matériau naturel, tels que la menuiserie, la sculpture sur bois, l’ébénisterie, la construction de charpentes, ainsi que l’intérêt pour les forêts et les arbres en raison de leur importance écologique et symbolique.

En d’autres termes, un xylophile est quelqu’un qui apprécie non seulement la beauté esthétique du bois, mais également ses propriétés physiques et son histoire. C’est un véritable amour pour le bois sous toutes ses formes et expressions.

Une définition plus spécifique indique qu’un xylophile est une personne qui collectionne les gravures sur bois.

Le terme « xylophile » vient du grec « xulon » signifiant « bois » et « philos » signifiant « ami ».

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ActualitéPolitiques du livre & sociétéPrix & distinctions

Mali : 3 manuscrits primés au concours de manuscrits anciens de la Fondation Mohammed VI des Oulémas Africains

par Acèle Nadale 10 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

La Fondation Mohammed VI des Oulémas Africains a organisé un concours au Mali pour valoriser 50 manuscrits anciens conservés dans neuf bibliothèques de la région de Tombouctou. Ces manuscrits, datant de plusieurs siècles, ont été évalués selon dix critères préétablis par la Fondation, incluant l’ancienneté, la rareté, la valeur scientifique et l’importance du manuscrit.

Trois manuscrits ont été distingués lors de ce concours :

  1. Sharh al-Durar ak-Lawami : considéré comme le plus ancien, écrit en 806 du calendrier hégirien. Ce manuscrit provient de la bibliothèque de Mama Haïdara.
  2. Al-Chifâ d’El Cadi Ayyad (1083-1149) : cet ouvrage, universellement connu, est présenté sous une reliure raffinée. Il a été soumis au concours par la bibliothèque Ahmed Baba Aboul Abbass.
  3. Al-Minah Al-Hamidah, Sharh Al-Faridah.

Ce concours visait à mettre en valeur ces trésors du patrimoine culturel malien et à les faire découvrir à la nouvelle génération, tout en renforçant les liens d’amitié et de fraternité entre le Maroc et le Mali.

La Fondation Mohammed VI des Oulémas Africains, créée à l’initiative du Roi Mohammed VI du Maroc, est une institution religieuse musulmane. Ses principaux objectifs sont :

  1. Encadrer scientifiquement et religieusement les différents pays d’Afrique pour prévenir la radicalisation et combattre l’idéologie djihadiste.
  2. Promouvoir les véritables valeurs de l’islam du « juste milieu » et contrer les dérives extrémistes.
  3. Consolider les liens historiques entre le Maroc et l’Afrique, en coordonnant les efforts des oulémas musulmans africains.
  4. Organiser des rencontres culturelles et intellectuelles, et coopérer avec d’autres institutions islamiques.

Avec 32 sections réparties sur tout le continent africain, la Fondation joue un rôle essentiel dans la diffusion d’un islam modéré et la lutte contre l’extrémisme en Afrique.

 

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12 livres jeunesse pour parler de l’esclavage aux enfants africains et afrodescendants
Listes de livres

12 livres jeunesse pour parler de l’esclavage aux enfants africains et afrodescendants

par Chrystelle Ngoulou 10 mai 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le 10 mai marque la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions en France. Instituée en 2006, cette journée commémorative vise à rendre hommage aux victimes de l’esclavage et à rappeler l’importance de se souvenir de cette période sombre de l’histoire. 

Il est important d’enseigner ces faits historiques à nos enfants africains pour renforcer leur propre mémoire. Mais comment accomplir le devoir de mémoire quand on ne connaît pas son histoire ?

Voici une sélection de 12 livres jeunesse essentiels pour initier un dialogue intergénérationnel sur la question du devoir de mémoire. Ces livres couvrent des périodes douloureuses de l’histoire du continent,  expliquent l’esclavage aux enfants africains et afrodescendants, et dont nous devons nous souvenir de génération en générations. Ils sont des outils pour la transmission de la connaissance de cette partie de l’histoire africaine et jouent un rôle important dans la valorisation des cultures africaines et afrodescendantes.

 

Ndaté Yalla Mbodj, une reine sénégalaise au temps des invasions européennes de Sylvia Serbin illustré par Adrien Folly-notsron

Ndaté Yalla Mbodj, une reine sénégalaise au temps des invasions européennes de Sylvia Serbin illustré par Adrien Folly-notsron

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Age : Dès 3 ans

Éditeur : Meduneter
ISBN : 2374580172

Résumé : A travers le personnage d’une reine résistante, la Sénégalaise Ndaté Yalla Mbodj qui dirigea au 19ème siècle le petit royaume Walo, l’auteure nous éclaire sur un tournant majeur de cette histoire pleine de bouleversements auxquels les peuples noirs ont dû faire face, dès leurs premiers contacts avec les Européens. Des expéditions maritimes du 15e siècle, au repérage des richesses du continent africain ; de la création du mythe du Noir sauvage, à 400 ans de déportations d’Africains en esclavage ; de l’enrichissement des puissances négrières européennes, à la ruée vers le continent et aux transformations des sociétés locales : tel est le fil conducteur de ce voyage dans un passé peu enseigné dans les écoles. Des repères pour comprendre une histoire de conquêtes, mais aussi de résistances. Un récit à la fois informatif et pédagogique raconté sous la plume d’une historienne conteuse, et mis en scène par les images du talentueux illustrateur Adrien Folly-Notsron.

 

Grand’mère, ça commence où la Route de l’esclave ? de Dany Bébel-Gisler

Grand'mère, ça commence où la Route de l'esclave ? de Dany Bébel-Gisler

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Age : 3 – 5 ans

Éditeur : Jasor
ISBN : 2912594022

Résumé : Lorsque ma petite-fille de 3 ans et demi me pose cette question, je prépare la deuxième escale de « La Route de l’Esclave » en Guadeloupe. « Route de l’Esclave », projet initié par Haïti et que l’UNESCO a fait sien. Chercheure au CNRS, l’écriture est mon métier, et depuis des années, je cherche à rompre le silence autour de la traite négrière, à faire connaître l’héritage culturel, spirituel, que nous ont légué nos ancêtres africains, à valoriser l’une de leurs créations la plus originale : la langue créole. « Grand-mère, ça commence où la route de l’esclave ? C’est quoi l’Afrique ? » Comment répondre à ces pourquoi d’enfants ? Comment conter l’histoire douloureuse, si pleine de fureurs et d’atrocités, de la traite négrière transatlantique ? Comment parler de ce crime contre l’humanité que fut l’esclavage mercantile, à mes petits-enfants, et au-delà, à tous les enfants de la Guadeloupe, de la Caraïbe, de la diaspora noire ?

 

Abécédaire de l’esclavage de Rabeha Fagour-Daïri

Abécédaire de l'esclavage de Rabeha Fagour-Daïri

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Age : 4/7 ans

Éditeur : Caraibeditions
ISBN : 2373110261

Résumé : L’Abécédaire de l’esclavage est le dernier tome de la série des Abécédaires des Antilles-Guyane signés par Rabeha Fagour-Dairi pour les textes et les illustrations chez Caraïbéditions.

L’ouvrage est composé d’images et de textes adaptés aux jeunes lecteurs, l’idée étant de faire passer des messages forts sans heurter le public cible. Le format carré permet une mise en page classique mais resserrée avec le texte sur la page de gauche et l’illustration à droite. Le choix des mots comme Guerres, Liberté, Race etc. et les définitions sont engagés, l’auteur prend comme perspective celle de mettre les plus jeunes face à la réalité de l’esclavage : « Race, On a voulu nous faire croire que nous étions égaux à cause de notre couleur de peau. Mais c’est totalement faux ! »

La typographie change également pour souligner certaines notions avec des caractères plus gras et de couleurs. C’est une belle réussite pour sensibiliser les plus jeunes.

 

L’esclavage, une histoire de héros : une grand-mère à ses petits-enfants de Simonne Mornet

L’esclavage, une histoire de héros : une grand-mère à ses petits-enfants de Simonne Mornet

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Age : 6 – 8 ans

Éditeur : CIDIHCA FRANCE
ISBN : 2491035138

Résumé : J’ai voulu dans ce livre m’adresser à tous les enfants du monde, pas seulement à ceux dont les arrière arrière grands-parents sont descendants d’esclaves, ou descendants de ceux qui ont subi la colonisation, car il s’agit de l’histoire de NOTRE HUMANITÉ !
Mon grand-père a été pour moi un passeur de mémoire, il m’a transmis nos valeurs, nos traditions, à travers ses contes, ses histoires, et grâce à lui, j’ai pris conscience de qui j’étais, bien qu’il ne m’ait pas transmis cette mémoire de l’esclavage, pourtant si proche…
Petit à petit, au fil des années, la connaissance de cette histoire tragique de l’esclavage et de la colonisation, le martyr de nos ancêtres a éveillé en moi d’abord de la colère devant une telle monstruosité, puis une grande tristesse et ensuite fierté et détermination. J’ai pris aussi conscience de l’ignorance de cette histoire par beaucoup d’entre nous, de leur manque de repères mais surtout de cette colère, de ce feu qui nous consumait sans que nous en comprenions la cause.
Il devenait donc important pour moi de m’adresser aux enfants et de leur raconter leur histoire, pour faire renaître en eux fierté et confiance « en pays dominé ». Puissent les grands parents reprendre ce rôle de passeur de mémoire, qu’ils ne remplissent plus aujourd’hui. Cette transmission est du rôle des grands parents, des anciens, qui ont avec le recul du temps, intégré cette expérience de vie modelée par l’environnement de leur propre vie, et qui transmettent avec amour, ces briques qui structurent et consolident ces êtres en devenir que sont les enfants, leur expliquant d’où ils viennent, ce que nous portons en nous, en un mot qui nous sommes, nous permettant ainsi d’affronter et de corriger cette mémoire officielle qui nous est imposé. Ainsi nos enfants n’auront plus comme seule référence la culture occidentale dominatrice, bien qu’elle soit aussi en partie la leur. La culture est en effet l’une des essences de l’être… Elle est le fruit d’une transmission dont l’objet est la continuité d’une façon d’être au monde, de vivre le monde, d’une vision du monde construite au fil des générations par la relation continue avec tout ce qui forme le monde.

 

Les enfants de la colline sacrée de Monique Agénor

Les enfants de la colline sacrée de Monique Agénor

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Age : 9 – 12 ans

Éditeur : Syros
ISBN : 2748502744

Résumé : Madagascar. En ce jour de fête, la neuvième colline sacrée résonne de cris de joie. Chacun aide à la récolte de riz qui servira d’offrande aux Ancêtres. Soudain, des bruits sourds font trembler la terre, couvrant le roulement des tambours : une troupe ennemie survient. Ceux qui ne sont pas tués, comme Nora et Sahy, sont faits prisonniers et emmenés à la Réunion où ils sont vendus à la plus riche esclavagiste de l’île. Nora et Sahy retrouveront-ils un jour leur colline sacrée ?

 

La traite négrière européenne expliquée aux adolescents de Jahlyssa Sekhmet

La traite négrière européenne expliquée aux adolescents de Jahlyssa Sekhmet

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Age : À partir de 10 ans

Éditeur : Autoédité
ISBN : 979-8759096665

Résumé :🌟  » Maman, pourquoi mes arrière-grands-parents étaient-ils esclaves? Pourquoi sont-ils arrivés par bateaux aux Antilles et en Amérique? D’où venaient-ils? Les Africains ont-ils vendu d’autres Africains? C’est quoi un Marron? Peut-on réparer ce crime contre l’humanité ? « 🌟

Comment répondre aux questions des adolescents ? Comment leur expliquer cette période tragique et inhumaine de l’Histoire de l’Afrique et de sa diaspora ?
Le devoir de mémoire nous incite à donner à la jeunesse, des réponses fondées sur des bases historiques afin qu’ils puissent comprendre cette partie de l’Histoire et les conséquences qui en découlent.

Connaître son passé pour construire l’avenir…

À travers ce livre qui se veut un outil pédagogique et historique, l’auteure pose les bases de cette partie de l’Histoire.
Cet outil est écrit comme un appui aux parents, enseignants et éducateurs.
Ce livre comprend de nombreuses illustrations, cartes, photos et images de musée. Vous y trouverez également des phases de recherche pour les adolescents afin qu’ils soient actifs dans cette démarche d’apprentissage.✏️

Jahlyssa Sekhmet est une enseignante, passionnée d’histoire. Elle nous présente son cinquième ouvrage qui nous l’espérons deviendra une référence dans l’enseignement de la traite négrière et de l’esclavage à destination de la jeunesse.🖤

 

Akoni: Yoruba de Gabriel Souleyka

Akoni: Yoruba de Gabriel Souleyka

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Age : À partir de 10 ans

Éditeur : Indépendant
ISBN : 979-8870044484

Résumé : Akoni, né au Bénin, a 12 ans, en 1770, dans son village de Dabeya, grandit dans le bonheur de sa famille, fils du Roi Djibali. Les journées sont remplies de jeux innocents, d’histoires partagées autour du feu. Akoni est un garçon curieux et vif d’esprit, aimé de tous dans la communauté Yoruba.

Le récit commence par dépeindre la beauté de la vie quotidienne dans le village, où Akoni découvre le monde qui l’entoure avec émerveillement. Les traditions, les croyances et les coutumes Yoruba sont présentées avec une richesse de détails, transportant les lecteurs dans l’atmosphère enchanteresse de l’Afrique du 18ème siècle.

Cependant, le bonheur d’Akoni est soudainement ébranlé par l’arrivée d’étrangers portugais, des esclavagistes à la recherche de jeunes captifs pour les vendre aux plantations des Antilles. Le Roi veut protéger son peuple, la guerre est déclarée, l’issue sera tragique. Akoni est capturé, arraché à sa famille et à son foyer.

Le périple d’Akoni à travers l’océan Atlantique à bord d’un navire négrier est dépeint avec une réalité poignante. Les lecteurs ressentent la douleur physique et émotionnelle des esclaves entassés dans des conditions inhumaines, confrontés à la maladie, à la famine et à la cruauté impitoyable des négriers portugais.

La narration se déplace vers la vie difficile dans une plantation de Saint Domingue où Akoni et ses compagnons d’infortune sont forcés de travailler sous un soleil implacable, soumis à la cruauté des colons. La résilience d’Akoni émerge alors qu’il refuse de perdre espoir et lutte pour sa dignité et sa liberté.

Le récit explore les amitiés formées dans l’adversité, en particulier celle entre Akoni et Jelani, un homme plus âgé qui devient un mentor et un ami précieux. Les moments de solidarité, de révolte et de rêves de liberté tissent un tissu émotionnel puissant qui lie les personnages et les lecteurs.

Lorsque la révolte éclate sur la plantation, Akoni joue un rôle central, utilisant ses connaissances acquises en secret pour éduquer ses compagnons et orchestrer la quête de liberté. La victoire amère sur la plantation ne signifie cependant pas la fin du voyage pour Akoni.
Il va réussir, envers et contre tout, à retourner au Bénin, c’est un moment poignant, rempli de retrouvailles émotionnelles et de confrontations avec les changements dans son village natal. Akoni partage son histoire avec la communauté, transmettant les leçons apprises et la nécessité de se souvenir du passé pour façonner l’avenir.

« Akoni, Yoruba » est bien plus qu’une simple narration historique. C’est un hommage à la force de l’esprit humain, à la résilience face à l’adversité et à la lutte infatigable pour la liberté. À travers les pages de ce livre, les lecteurs seront transportés dans une époque révolue tout en découvrant des thèmes intemporels de courage, d’amitié et d’espoir.

 

Les larmes noires de Julius Lester, traduit par Raphaële Eschenbrenner 

Les larmes noires de Julius Lester

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Age : 10 – 14 ans

Éditeur : Livre de Poche Jeunesse
ISBN : 2013971419

Résumé : 1859. La jeune Emma vit dans une plantation de coton entourée des siens et de la famille du maître, lorsqu’on la sépare de ses parents et de ceux qu’elle aime. A treize ans, elle est vendue, comme des centaines d’autres esclaves. Sarah, la fille du maître, très attachée à Emma, ne pardonnera jamais cette barbarie à son père…

 

Je suis une esclave Poche de Patricia C. Mc Kissack , traduit par Bee Formentelli

Je suis une esclave Poche de Patricia C. Mc Kissack

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Age : 11 – 15 ans

Éditeur : Folio Junior
ISBN : 2075077371

Résumé : « Dimanche de Pâques 1859. Liberté. C’est peut-être le seul mot que j’ai appris tout seule. Ici, les gens, ils prient pour la liberté, mais pour pas que Maître Henley connaisse leurs vrais sentiments, ils appellent la liberté « cieux ». Tous, ils ont l’esprit fixé sur c’mot : liberté. Mais c’est un mot qui me parle pas, que j’ai encore jamais pu voir. »

 

Il fut un jour à Gorée: L’esclavage raconté à nos enfants de Joseph N’Diaye, illustré par Serge Diantantu

Il fut un jour à Gorée: L'esclavage raconté à nos enfants de Joseph N'Diaye, illustré par Serge Diantantu

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Age : À partir de 12 ans

Éditeur : Michel Lafon
ISBN : 2749904056

Résumé : Des millions d’Africains capturés, vendus sur les marchés comme des animaux… Des hommes, des femmes et des enfants séparés, puis entassés dans les soutes pestilentielles des bateaux qui les emmenaient en Amérique, notamment aux Antilles… Une main-d’œuvre gratuite, qui travaillait jusqu’à l’épuisement dans les exploitations de coton, de sucre, de tabac ou de café… La menace du fouet, la jambe coupée pour les récalcitrants, la mort pour ceux qui essayaient de s’enfuir… Cet esclavage-là ne ressemblait en rien à celui des sociétés antiques, car il déniait aux  » Nègres  » la qualité d’êtres humains. Et cela dura plus de trois siècles. Joseph N’Diaye, conservateur de la maison des Esclaves de Gorée, petite île au large de Dakar devenue le symbole mondial de la traite négrière, a voulu ici, sans haine ni rancœur, en termes simples et d’autant plus bouleversants, conter cette histoire aux jeunes générations. Parce qu’elle concerne l’humanité entière.  » Sur tous les continents, dit-il, la mémoire est nécessaire pour construire l’avenir. On n’a jamais rien bâti sur l’oubli et le silence.  »

 

La Porte du non-retour T1 de Kwame Alexander, traduit par Alice Delarbre

La Porte du non-retour T1 de Kwame Alexander, traduit par Alice Delarbre

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Age : Dès 12 ans

Éditeur : Albin Michel
ISBN : 2226477632

Résumé : Royaume ashanti, 1860.

Kofi vit et rêve au bord de la rivière. Son frère aîné l’avertit cependant de ne jamais s’y attarder après le coucher du soleil. Tu ne connais pas tous les secrets de la rivière. De quoi veux-tu parler ? demande Kofi. Des bêtes.
Une nuit, le monde du jeune garçon bascule. Son destin se fond alors dans l’histoire collective de ceux qui, arrachés à leur terre, à leur famille, à leur culture, sont jetés en esclavage.

 

L’Esclavage raconté à ma fille de Christiane Taubira

L'Esclavage raconté à ma fille de Christiane Taubira

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Age : Dès 13 ans

Éditeur : POINTS
ISBN : 2757858521

Résumé : Traite et exploitation des êtres humains, colonisation, luttes pour la liberté, réflexion sur la notion de crime contre l’humanité, formes contemporaines de l’esclavage : une mère engagée répond aux nombreuses questions de sa fille. De ce dialogue s’est construit, au fil des étonnements, indignations et admirations, un livre aussi passionnant que nécessaire.

Ancienne garde des Sceaux, ministre de la Justice, Christiane Taubira est l’auteure de plusieurs livres, dont Mes météores et Murmures à la jeunesse.

« Christine Taubira développe magistralement, avec passion, une histoire trop méconnue. » – L’Humanité

« Un texte exigeant, très littéraire, éclairant. » -La Vie

10 mai 2024 3 Commentaires
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Qui est l’Algérienne Sarah Rivens, l'auteure qui a vendu sa saga “Captive” à plus de 400 000 exemplaires
Édition & industrie du livreNumérique & innovationPortraits

Qui est l’Algérienne Sarah Rivens, l’auteure qui a vendu sa saga “Captive” à plus de 400 000 exemplaires ?

par Acèle Nadale 9 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

À 24 ans, Sarah Rivens, jeune auteure algérienne, a conquis le monde de la littérature avec sa saga ‘Captive’. Initialement publiée sur la plateforme Wattpad sous le pseudonyme ‘theblurredgirl’, cette série littéraire, mêlant romance et suspense, lui a permis de devenir l’écrivaine la plus vendue en France en 2023. Avec plus de 400 000 exemplaires vendus et 9 millions de lecteurs en ligne, elle est aujourd’hui un phénomène littéraire incontournable, en particulier auprès du jeune public.

Une carrière fulgurante grâce à Wattpad

Née le 19 décembre 1998 à Alger, Sarah Rivens a commencé à publier ses écrits sur la plateforme Wattpad en 2019, ce qui lui a permis de se faire connaître sur les réseaux sociaux. Son succès a été immédiat, en particulier avec sa saga « Captive » publiée fin 2020 et début 2021. 

Traduite en 9 langues, cette histoire a été lue par 7 millions de fans sur Wattpad et s’est vendue à environ 400 000 exemplaires. Le premier tome de « Captive », publié gratuitement sur Wattpad fin 2020, a atteint 9 millions de vues. Le second tome a également cartonné avec 8,1 millions de vues. C’est ce succès viral qui a suscité l’intérêt des éditions Hlab en 2021. Elles ont alors contacté Sarah Rivens pour publier « Captive » en version papier.

Un phénomène littéraire auprès du jeune public

Le premier tome de Captive est sorti en librairie en août 2022 et s’est écoulé à plus de 180 000 exemplaires. Le second tome, publié en janvier 2023, s’est vendu à 88 000 exemplaires en quelques semaines seulement. Sarah Rivens est devenue un phénomène littéraire majeur, en particulier auprès du jeune public.

Ses livres, classés dans la catégorie « dark romance », mélangent des éléments de romance sombre et érotique. Les critiques sont très positives sur les premiers ouvrages de Sarah Rivens, en particulier Captive, décrit comme « très captivant dès le début » avec des personnages principaux, Ella et Asher, « très bien développés, avec une profondeur émotionnelle et des personnalités nuancées ». L’intrigue mêlant romance, suspense et thriller est jugée « très prenante et addictive par les lecteurs ».

Une plume qui a beaucoup évolué

La plume de l’auteure a été saluée comme ayant beaucoup évolué depuis Captive, avec une grande maîtrise de l’écriture et de la construction narrative. Cependant, une critique négative ressort également, jugeant le personnage d’Ella « immature » et « incohérent », ainsi que l’histoire « pathétique ». 

Mais dans l’ensemble, les premiers livres de Sarah Rivens, en particulier la saga « Captive », semblent avoir été très bien accueillis par les lecteurs et les critiques.

En plus de Captive, Sarah Rivens a également publié le tome 1 de la trilogie « Lakestone » en 2022. À seulement 24 ans, cette auteure algérienne a déjà réussi à s’imposer comme une voix majeure de la littérature jeunesse, avec un style unique mêlant romance, suspense et personnages complexes. 

Nul doute que la suite de sa carrière sera suivie avec grand intérêt par ses millions de lecteurs.

 

9 mai 2024 0 Commentaires
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ActualitéPrix & distinctions

Les cinq auteurs sélectionnés pour la shortlist du Commonwealth Short Story Prize pour la région Afrique sont connus

par Acèle Nadale 9 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

La shortlist du Commonwealth Short Story Prize (Prix de la nouvelle du Commonwealth) 2024 a été annoncée le 17 avril dernier. Vingt-trois écrivains ont été sélectionnés pour la liste restreinte après que 7359 d’entre eux ont participé au prix de cette année. 

Le Commonwealth Short Story Prize est un prix littéraire annuel décerné à la meilleure nouvelle de fiction inédite (2 000 à 5 000 mots) du Commonwealth. Le prix est ouvert à tous les citoyens du Commonwealth âgés de 18 ans et plus. Les candidatures sont acceptées dans 13 langues, dont l’anglais, le français et plusieurs autres langues régionales. Les traductions sont également acceptées.

Le Commonwealth Short Story Prize compte cinq lauréats régionaux (Afrique, Asie, Canada et Europe, Caraïbes, Pacifique), qui reçoivent chacun 2500 livres sterling. Le grand gagnant reçoit 2 500 livres sterling supplémentaires, soit un total de 5 000 livres sterling.

Les cinq auteurs sélectionnés pour la shorlist du Commonwealth Short Story Prize pour la région Afrique sont : 

1- « Fadi » par Azags Agandaa (Ghana)

Azags Agandaa est un écrivain ghanéen dont le recueil de nouvelles, The Slummer’s Curse (2019), a remporté le deuxième prix Ama Ata Aidoo lors des GAW Literary Awards, décernés par l’Association des écrivains ghanéens. Son recueil de poésie, Aguriboma (2022), a également remporté le prix Kofi Awoonor lors de la même cérémonie. Il enseigne l’anglais et la littérature au Victoria Grammar School, à Accra, et prépare actuellement un master en littérature à l’Université de Cape Coast, au Ghana.

 

2- « Dite » par Reena Usha Rungoo (île Maurice)

Reena Usha Rungoo est une écrivaine, universitaire, enseignante, conférencière et mère originaire de l’île Maurice. En tant qu’insulaire d’origine africaine et sud-asiatique de la diaspora, elle utilise la fiction, à la fois comme auteure et critique littéraire, pour explorer comment la violence coloniale imprègne nos identités, nos langues et nos désirs, ainsi que les façons créatives dont nous y résistons. Elle est professeure adjointe de littérature à l’université Harvard.

 

3- « House No. 49 » par Olajide Omojarabi (Nigeria)

Olajide est candidat à une maîtrise en écriture créative à l’Université de Floride du Sud. Il a récemment été rédacteur de fiction à Saw Palm et a publié des œuvres dans Guernica, Off Assignment, Barren magazine et ailleurs. Il travaille actuellement sur son premier roman.

 

4- « The Goat » par Jean Pierre Nikuze (Rwanda)

Jean Pierre Nikuze est un Rwandais qui a grandi au Kenya et réside actuellement à Vancouver, au Canada, où il suit des études supérieures au Regent College. Auteur de fictions, de poèmes et d’essais, ses œuvres ont été publiées dans CalibanOnline, The Nonconformist Magazine, Agbowo, Hobart, Africasacountry et ailleurs.

 

5- Jayne Bauling (Afrique du Sud)

Jayne Bauling est une écrivaine sud-africaine surtout connue pour ses romans pour la jeunesse qui ont remporté plusieurs prix. Elle écrit également des nouvelles et de la poésie, et a contribué au FunDza Literacy Trust. Son dixième roman pour la jeunesse, Things I Learned in the Forest, a été publié par la maison d’édition NB Publishers, Best Books, au début de l’année 2023. Elle vit à White River, dans la province de Mpumalanga.

Les textes gagnants sont publiés en ligne par le magazine Granta et dans une collection spéciale imprimée par Paper + Ink. Les histoires sélectionnées sont également publiées dans le magazine littéraire en ligne de la Commonwealth Foundation, adda.

Les gagnants régionaux seront annoncés le 29 mai, et le gagnant global sera révélé lors de la cérémonie de remise des prix le 26 juin.

9 mai 2024 0 Commentaires
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Le chef-d'œuvre “Les Frasques d'Ebinto” d'Amadou Koné bientôt sur grand écran
ActualitéCinéma

Côte d’Ivoire : Le chef-d’œuvre “Les Frasques d’Ebinto” d’Amadou Koné bientôt sur grand écran

par Acèle Nadale 8 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

L’œuvre littéraire emblématique Les Frasques d’Ebinto, écrite par l’auteur ivoirien Amadou Koné, sera bientôt portée à l’écran. Une annonce qui a ravi les amateurs de littérature africaine francophone. Considérée comme un pilier de la littérature ivoirienne, cette œuvre figure dans le programme scolaire depuis plus d’une décennie.

Le projet d’adaptation cinématographique est dirigé par Charly Kodjo, qui se lance dans cette entreprise ambitieuse d’insuffler une nouvelle vie aux personnages qui ont marqué des générations d’Ivoiriens. 

Pour s’assurer d’une traduction fidèle de l’esprit du livre, il a fait appel à l’écrivain Armand Gauz pour rédiger le scénario et au réalisateur Luc Gnepa, dont le talent s’est distingué dans son court métrage « La bague. »

Le projet est actuellement en préproduction, mais l’équipe espère voir sa cadence s’accélérer au second semestre de 2024, pour le plus grand plaisir des cinéphiles africains.

Les Frasques d’Ebinto raconte l’histoire poignante d’un jeune homme, Ebinto, contraint d’abandonner ses études pour épouser son amie d’enfance Monique, enceinte de lui. Le protagoniste voit ses rêves de succès et d’éducation se dissoudre, et doit faire face aux conséquences douloureuses de cette nouvelle vie. 

Écrit par Amadou Koné alors qu’il était encore étudiant au lycée à Grand-Bassam, ce récit demeure un témoignage sur les réalités sociales et les défis de la jeunesse ivoirienne dans les années 1970. Sa pertinence transcende les décennies, faisant de cette adaptation un événement culturel très attendu par un public qui espère retrouver l’intensité émotionnelle de ce roman intemporel.

 

8 mai 2024 0 Commentaires
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Les lauréats de la IXe Édition du Prix International de Poésie Léopold Sédar Senghor célébrés
ActualitéPrix & distinctions

Italie : Les lauréats de la IXe Édition du Prix International de Poésie Léopold Sédar Senghor célébrés

par Acèle Nadale 8 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Photo Serge Philippe Lecourt

La Casa della Cultura, à Milan, a accueilli la cérémonie de remise des prix de la IXe Édition du Prix International de Poésie Léopold Sédar Senghor, qui s’est déroulée le samedi 4 mai 2024. Organisé par l’Académie Internationale Léopold Sédar Senghor, l’événement a célébré la poésie sous toutes ses formes.

La cérémonie a été modérée par Cheikh Tidiane Gaye, Président de l’Académie Internationale Léopold Sédar Senghor, et Pap Khouma, Président du Jury du Prix International Léopold Sédar Senghor. Des lectures poétiques ont été présentées par la poétesse Paola Donati.

L’audience, composée de personnalités du monde littéraire et culturel, de diplomates et d’amateurs de poésie, a été honorée par la participation effective de personnalités distinguées, dont Mamecor Ndiaye, Ambassadeur du Sénégal près le Quirinal, et Mamadou Lamine Diouf, Consul du Sénégal à Milan. 

Le Jury de la IXe Édition du Prix International de Poésie – « Sur les traces de Léopold Sédar Senghor » a rendu publique la liste définitive des lauréats lors de la cérémonie.

Dans la catégorie « Section A : Recueils de poèmes publiés en italien », le premier prix ex-aequo a été attribué à Giuseppe Carlo Airaghi pour « Quello che ancora restava da dire » et à Renzo Piccoli pour « Il campo dei fagiani ».

En « Section B : Recueils de poèmes inédits en italien », Michela Manente a remporté le premier prix avec « Poesie della conoscenza », qui sera publié par Kanaga Edizioni.

Dans la « Section C : Poèmes inédits en italien », Marco Mezzetti a reçu le premier prix pour « Come la cera », accompagné de la médaille du Président de la Chambre des Députés de la République italienne et d’une récompense de 500 euros offerts par la CGIL SPI.

En « Section D : Poèmes inédits en français », Alvie Mouzita du Congo-Brazzaville a remporté le premier prix avec Chant spirituel pour Kimpa Vita, recevant également 500 euros offerts par la CGIL SPI.

Enfin, dans la « Section E : Environnement et Migrations », Fara Ndiaye du Sénégal a remporté le premier prix avec Les arbres sont des poèmes d’amour, recevant 500 euros offerts par la CGIL SPI.

Le jury a également décerné des prix d’excellence pour souligner la qualité des autres participants.

Le Prix international de poésie Léopold Sédar Senghor est un concours de poésie qui vise à promouvoir la paix, la solidarité et l’amour entre les peuples à travers la poésie. Il rend hommage à l’œuvre du poète sénégalais Léopold Sédar Senghor.

Le prix est organisé chaque année par l’association à but non lucratif Africa Solidarietà, basée en Italie. Il comporte différentes catégories, notamment pour les recueils de poésie publiés, les poèmes inédits et les poèmes écrits par des jeunes. Un jury composé d’experts sélectionne les lauréats dans chaque catégorie après évaluation des œuvres soumises.

Bien qu’organisé en Italie, le prix a une portée internationale et a récompensé ces dernières années des poètes en provenance d’Afrique, d’Europe et d’autres régions.

Le Prix International de Poésie Léopold Sédar Senghor a reçu le soutien et la médaille du Président du Sénat et du Président de la Chambre des députés de la République italienne, pour souligner l’importance de cet événement poétique international.

Pour plus d’informations sur l’Académie Internationale Léopold Sédar Senghor et ses activités, vous pouvez les contacter sur leur site.

8 mai 2024 3 Commentaires
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Sénégal : Rentrée littéraire des Éditions Jimsaan du 8 au 11 mai 2024 à Dakar
ActualitéÉdition & industrie du livreÉvénements

Sénégal : Rentrée littéraire des Éditions Jimsaan du 8 au 11 mai 2024 à Dakar

par Acèle Nadale 8 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Du 8 au 11 mai prochain, la maison d’édition sénégalaise Jimsaan convie le public à une série d’événements autour de ses dernières publications dans le cadre de sa rentrée littéraire 2024.

Les Éditions Jimsaan sont une maison d’édition sénégalaise indépendante, créée en 2012 par les écrivains Felwine Sarr, Boubacar Boris Diop et Nafissatou Dia Diouf.

L’un de leurs projets phares a été de rééditer le roman La Plaie de Malick Fall, une œuvre importante, mais oubliée de la littérature sénégalaise. Ils ont effectué un important travail éditorial pour préparer cette réédition.

Les Éditions Jimsaan ont également publié des œuvres d’auteurs renommés comme Mohamed Mbougar Sarr, dont le roman La plus secrète mémoire des hommes a remporté le prix Goncourt en 2021, faisant de Jimsaan la première maison d’édition étrangère à recevoir ce prix. Le roman de Mohamed Mbougar Sarr a été publié avec la maison française Éditions Philippe Rey.

Les fondateurs eux-mêmes – Felwine Sarr, Boubacar Boris Diop et Nafissatou Dia Diouf – sont des écrivains sénégalais acclamés qui ont aussi publié leurs propres œuvres chez Jimsaan.

En promotion, des titres qui promettent de belles découvertes :

  • Mercredi 8 mai à 17h : Présentation de Peuple de l’eau d’Issa Daaman Sarr, avec des lectures en français, wolof et sereer.
  • Jeudi 9 mai à 11h : Rencontre autour de Le bouddhisme est né à Colobane de Felwine Sarr
  • Jeudi 9 mai à 15h : Présentation de Un autre possible est possible d’Arturo Escobar, en dialogue avec l’auteur.
  • Jeudi 9 mai à 17h : Échanges sur Sortir de Terre de Seloua Luste Boulbina.
  • Vendredi 10 mai à 16h : Présentation de Lettres à un président africain d’El hadj Malick Ndiaye.
  • Vendredi 10 mai à 17h30 : Boubacar Boris Diop présente son roman Un tombeau pour Kinne Gaajo.
  • Samedi 11 mai à 16h : Lancement de Cette si longue quête. Vie et mort d’Omar Blondin Diop de Florian Bobin, suivi d’un hommage à cette figure emblématique.

Pour cette série d’événements, les Éditions Jimsaan donnent rendez-vous au 72 rue MZ67, Mermoz et à la librairie L’Harmattan, VDN, après le pont de Fann, à côté de la Pédiatrie 24, Sicap Karack, Dakar. Retrouvez tous les détails sur le site des Éditions Jimsaan.

Pour plus d’infos, voir le site des Éditions Jimsaan.

8 mai 2024 0 Commentaires
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Mamoudou Sidy et Adama Ramou récompensés lors de la 2ᵉ édition du Salon international du livre de Matam
ActualitéÉvénementsPrix & distinctions

Sénégal : Mamoudou Sidy et Adama Ramou récompensés lors de la 2ᵉ édition du Salon international du livre de Matam (SILIMA)

par Chrystelle Ngoulou 6 mai 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

La deuxième édition du Salon international du livre de Matam (SILIMA) a eu lieu du 2 au 4 mai au centre culturel régional de Matam au Sénégal sous le thème « Lire pour se connaître, écrire pour s’entendre ». Au programme, des présentations de livres, des conférences, des ateliers d’écriture, des déclamations de poèmes et de slam. 

Durant le salon, deux auteurs ont été particulièrement honorés pour leurs contributions à la littérature africaine. Mamoudou Sidy Bâ, originaire de Mauritanie, a été couronné du Prix SILIMA 2024 pour son roman Un mariage éclair, une œuvre qui entrâine le lecteur dans les complexités des traditions et des relations modernes. Sidy Bâ est aussi connu pour son engagement politique avec le mouvement nationaliste mauritanien « Les Forces de Libération Africaines de Mauritanie ».

Adama Ramou, écrivaine et magistrate tchadienne, a quant à elle reçu le prix d’excellence pour l’originalité littéraire et stylistique avec son recueil de nouvelles Le ciel des illusions. Ce livre aborde des thèmes tels que le mariage forcé et les conflits interreligieux, qui reflètent les défis socioculturels auxquels fait face la jeunesse tchadienne.

Le Salon international du livre de Matam (SILIMA) est un salon international du livre annuel qui a pour objectif de « booster le goût de la lecture chez les jeunes apprenants » de la région de Matam. Cet événement littéraire est organisé par Abdourahmane Diène, professeur de français au lycée d’Ogo.  

6 mai 2024 0 Commentaires
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ActualitéÉdition & industrie du livre

France : Omar Sy sort un livre entretien sur sa vie et sa carrière avec la journaliste Elsa Vigoureux

par Chrystelle Ngoulou 6 mai 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Viens, on se parle est un livre coécrit par l’acteur Omar Sy et la journaliste Elsa Vigoureux, publié en 2024 aux éditions Albin Michel. Le livre est le résultat de deux années d’échanges entre les deux auteurs, au cours desquelles Elsa Vigoureux a proposé à Omar Sy de retranscrire leurs conversations. Le livre offre un regard inédit et accessible sur la vie et la carrière d’Omar Sy, abordant des sujets tels que son enfance en France, sa vie aux États-Unis et son actualité.

Omar Sy est né le 20 janvier 1978 à Trappes, dans les Yvelines. Fils d’une femme de ménage mauritanienne et d’un père ouvrier sénégalais, il a grandi dans un quartier populaire où il a côtoyé des personnalités comme Jamel Debbouze et Nicolas Anelka. Après avoir commencé sa carrière comme animateur radio à Radio Nova, il s’est fait connaître en formant un duo comique à succès avec Fred Testot. Ensemble, ils ont notamment participé à l’émission « Le Service après-vente des émissions » sur Canal+ de 2005 à 2012.

Au cinéma, Omar Sy a d’abord joué dans des seconds rôles dans des comédies, avant de connaître le succès international en 2011 avec le film « Intouchables » aux côtés de François Cluzet. Ce rôle lui a valu le César du Meilleur acteur, faisant de lui le premier acteur noir à recevoir cette distinction. Depuis, Omar Sy a poursuivi une carrière prolifique, enchaînant les rôles dans des films à gros budgets comme « Jurassic World » ou la saga « X-Men ».  Il vit désormais à Los Angeles avec sa femme Hélène et leurs cinq enfants.

Viens, on se parle est aussi disponible en version audio, lue par les auteurs eux-mêmes.

6 mai 2024 0 Commentaires
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Ana Paula Maia avec son roman "Of Cattle and Men" lauréate du prix The Republic of Consciousness Prize for Small Presses 2024
ActualitéÉdition & industrie du livrePrix & distinctions

Ana Paula Maia est lauréate du prix « The Republic of Consciousness Prize for Small Presses 2024 » avec « Of Cattle and Men »

par Chrystelle Ngoulou 6 mai 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le roman Of Cattle and Men d’Ana Paula Maia, traduit par Zoë Perry et publié aux éditions Charco Press, a remporté le prix Republic of Consciousness 2024 pour les petites maisons d’édition.

Ana Paula Maia est une écrivaine et scénariste brésilienne née en 1977 à Rio de Janeiro. Elle a publié son premier recueil de nouvelles en 2003 et s’est ensuite lancée dans l’écriture de ce qu’elle appelle « La Saga des Brutes », une trilogie de romans mettant en scène des hommes travaillant dans des métiers essentiels, mais marginalisés dans la société brésilienne, comme les éboueurs, les mineurs ou les employés d’abattoirs.

Ana Paula Maia explore dans ses textes comment le travail façonne le caractère de l’être humain et à révéler la dignité de ces hommes souvent méprisés par la société dans ses ouvrages.

Le roman Of Cattle and Men, qui fait partie cette saga, suit le personnage de Bronco Gil, un contremaître d’abattoir au passé tumultueux, qui incarne cette dureté et cette violence inhérentes au milieu dans lequel il évolue. Le roman se caractérise par un style brut et cru qui vise à donner voix à ces « anti-héros invisibles ».

La traduction française du livre sous le titre Du bétail et des hommes est publiée aux éditions Anacanoa.

Le prix The Republic of Consciousness Prize for Small Presses est un prix littéraire britannique annuel fondé par l’auteur Neil Griffiths en 2017.

L’objectif du prix est de soutenir les petites maisons d’édition, définies comme celles ayant moins de cinq employés à temps plein, pour leur engagement envers des œuvres de grande qualité littéraire.  La raison étant que les petites maisons d’édition prennent souvent les plus gros risques créatifs et financiers.

En 2023, le prix s’est étendu aux États-Unis et au Canada, avec Lori Feathers d’Interabang Books à Dallas à la tête de la version américaine du prix.

La cérémonie de remise du prix aura lieu le 17 avril 2024 à la librairie Foyles, sur Charing Cross Road à Londres. Le montant du prix est encore à déterminer, mais il sera partagé entre toutes les maisons d’édition finalistes. De plus, les éditeurs de la liste des finalistes auront l’opportunité de bénéficier du soutien du British Council, qui leur offrira des conseils sur les marchés internationaux et les invitera à participer à ses programmes et événements professionnels. 

Le jury a salué Of Cattle and Men comme un roman court et puissant, le qualifiant de « coup de poing » et d' »œuvre littéraire exceptionnellement puissante ».

Les autres finalistes étaient Avenues by Trains de Farai Mudzingwa (Cassava Republic Press), The End of August de Yu Miri, traduit par Morgan Giles (Tilted Axis), et The Zecameron de Maxim Znak, traduit par Jim et Ella Dingley (Scotland Street Press).

 

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Oubaitori- mot de la semaine
Le mot de la semaine

OUBAITORI : LE MOT DE LA SEMAINE

par Chrystelle Ngoulou 6 mai 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

L’oubaitori est une philosophie japonaise qui encourage les gens à accepter leurs propres rythmes et à ne pas se comparer aux autres. 

Voici les principaux éléments de cette philosophie :

  • L’oubaitori signifie « les quatre arbres qui fleurissent au printemps » – le cerisier, le prunier, l’abricotier et le pêcher. Cela symbolise que chaque fleur s’épanouit à son propre rythme, sans se préoccuper du rythme des autres.
  • Cette philosophie invite à ne pas regarder si « l’herbe est plus verte ailleurs » et à se concentrer sur son propre cheminement, sans se presser.
  • L’oubaitori est lié au concept japonais de wabi-sabi, qui valorise la beauté dans l’imperfection et l’éphémère.

Cette philosophie encourage l’acceptation de soi et des imperfections de la vie, afin de vivre de manière plus insouciante et heureuse, sans le stress de la comparaison.

En résumé, l’oubaitori prône l’acceptation de son rythme unique et personnel, sans se comparer aux autres. C’est une approche bienveillante pour trouver l’équilibre et l’épanouissement.

6 mai 2024 0 Commentaires
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