L’Institut français vient d’annoncer les 62 lauréats de son programme MIRA (Mobilité Internationale de la Recherche en Art) pour l’année 2024-2025. Parmi les bénéficiaires, deux autrices africaines talentueuses se distinguent : Touhfat Mouhtare et Laura Nsafou. Elles vont ainsi bénéficier d’un soutien financier pour mener des projets de recherche à l’étranger.
Le programme MIRA est un tremplin pour la recherche artistique
Le programme MIRA, lancé en 2023 par l’Institut français, soutient la mobilité internationale des artistes et chercheurs en art. Il offre aux lauréats une bourse forfaitaire allant de 4.000 à 6.000 euros. Ce financement permet aux artistes d’entreprendre ou d’approfondir une recherche de création artistique dans un ou plusieurs pays étrangers.
De plus, le programme facilite la mise en relation des lauréats avec le réseau diplomatique français. Cette initiative s’inscrit dans la mission de l’Institut français de promouvoir la création artistique française à l’international et de favoriser les échanges culturels.
Le programme MIRA couvre un large éventail de disciplines artistiques, allant des arts visuels à la littérature, en passant par la musique, le théâtre et le cinéma.
Touhfat Mouhtare : une voix comorienne en Ouzbékistan
Touhfat Mouhtare, autrice comorienne née en 1986, se rendra en Ouzbékistan dans le cadre du programme MIRA. Cette écrivaine polyglotte, qui parle le comorien, l’arabe et le français, est connue pour ses œuvres autour des thèmes de la transmission et de la condition féminine aux Comores.
Son premier roman, Vert cru (2018, Komedit) a reçu une mention spéciale du prix du Livre insulaire au salon d’Ouessant. En 2022, elle a aussi publié Le feu du milieu, un roman d’apprentissage sur le mariage forcé qui se transforme en conte initiatique. Son style, qui mêle réalisme, imagination et spiritualité, aborde les questions de transmission, de condition féminine et de croyances ancestrales liées à l’islam.
Une perspective afroféministe française aux États-Unis avec Laura Nsafou
Laura Nsafou, également connue sous le nom de Mrs. Roots, partira quant à elle aux États-Unis. Laura Nsafou, née le 21 juillet 1992, est une auteure française née d’un père congolais et d’une mère martiniquaise. Elle a grandi à Orléans avant de s’installer à Paris. Sa carrière littéraire a commencé très tôt, avec la publication de son premier roman, Callie, juste vous et moi, à seulement 16 ans.
Son parcours d’écrivaine est marqué par une diversité de genres, des romans pour adultes qui explorent des thèmes tels que l’identité et la sexualité féminine, ainsi que la littérature jeunesse avec Comme un million de papillons noirs (2018, Cambourakis), un album qui lui a valu une large reconnaissance. Elle s’est également lancée dans l’afrofuturisme avec la saga Nos jours brûlés, dont le premier tome est paru en 2021 chez Albin Michel. Elle a récemment coécrit Quand vient l’été (2024, MARAbulles) avec Reine Dibussi, un roman Young adult qui explore les complexités des relations modernes.
Laura Nsafou utilise son blog pour discuter de la pluralité des littératures africaines et afrodescendantes, ainsi que de l’afroféminisme en France. Inspirée par des figures littéraires telles que Toni Morrison et Octavia E. Butler, elle s’efforce de contrer le « male gaze » et le « white gaze » dans la littérature. Son engagement pour la visibilité de la littérature féministe africaine en France se reflète dans ses écrits et ses activités en ligne.
Les projets soutenus par le programme MIRA se dérouleront entre août 2024 et juin 2025. Pour Touhfat Mouhtare et Laura Nsafou, comme pour les 60 autres lauréats, cette opportunité permettra d’enrichir leurs travaux et de développer leurs réseaux professionnels à l’international.















Gahugu Gato





















Chaque mois, Reese Witherspoon sélectionne personnellement un nouveau livre qu’elle recommande chaleureusement à sa communauté de lectrices passionnées. Une véritable frénésie s’empare ensuite du monde littéraire, les livres choisis devenant instantanément des best-sellers. Selon les éditeurs, une sélection par Witherspoon peut faire grimper les ventes d’un livre de 300 à 1000 % en quelques jours seulement. Les réimpressions s’enchaînent alors à un rythme effréné et les autrices, parfois totalement inconnues auparavant, se retrouvent soudainement sous les feux des projecteurs médiatiques.

Un gâteau enchanteur pour fêter la première année de la petite Malu. La bibliothèque magique habitée par de petites fées adorables. Chaque détail, des livres colorés aux fleurs délicates, en passant par les petites fées et les champignons, est soigneusement réalisé pour créer une scène fantastique et féerique.
Le gâteau met en avant les lectures favorites de la future jeune mariée, une inconditionnelle de Jane Austen. De superbes détails avec des lettrages dorés et des motifs baroques. Les bords des pages sont texturés pour ressembler à du papier ancien.
Un gâteau spectaculaire qui représente une scène de livre d’histoires avec des personnages et des décors tirés de contes pour enfants. La base du gâteau est en forme de livre ouvert, avec des pages détaillées, et les niveaux supérieurs sont décorés de scènes tridimensionnelles vivantes.








Avec Mélodie pour une douleur, roman d’une beauté mélancolique, Sami Tchak nous fait entendre les doux murmures de la vie à travers les douleurs qui l’accompagnent : la maladie, le handicap mental de l’enfant, la vieillesse, les désillusions, la mort… « La littérature sans doute ne peut rien contre l’inexorable de la condition humaine, mais Mélodie pour une douleur nous prouve ici qu’elle peut au moins, par les petites joies du jardin, sauver quelques instants gourmands et précieux, ritournelle du bonheur saisi et enfui. N’aie pas peur de la nuit, car elle a des yeux d’étoiles, nous enseigne Marie. Loin de la désespérance de la réponse trop évidente : on n’a qu’une seule vie, Sami Tchak appelle à la cueillette joyeuse ou comment du désert aride faire renaître, ne fût-ce qu’au soir de la vie, la verdeur du jardin… »








L’histoire de Au pays de (s) intégré (s) se déroule dans un pays africain nommé la Mécarénésie. Ce pays est caractérisé par la diversité de culture de ses habitants, mais aussi par une volonté de l’État d’incarner l’image d’un pays des hommes intègres et de prôner le développement de toutes les cultures. Gabriel K. Fonkou décrit la vie d’un jeune et brillant élève qui au début de sa vie se nomme Zal Moundjoa. L’enfant, après son admission au concours d’entrée en classe de 6ᵉ, va rejoindre d’autres jeunes de diverses provenances au Grand lycée de la capitale. Dans cette république des hommes intègres, les personnages vont nous montrer à quel point le nom donné à un enfant peut-être catalyseur ou propulseur de son bonheur et de son destin. En effet, ayant découvert sur son acte de naissance qu’il est fils de son grand-père, il se bat pour retrouver son véritable père et changer son nom. Il portera désormais le nom de Naoussi Tchónet. Par ce changement de nom, il acquiert une nouvelle appartenance culturelle qui durant sa vie va très souvent lui porter malheur. À ses dépens, il va apprendre qu’il vit dans un pays qui récompense non pas le mérite ou la naissance, mais « Le mérite dans la naissance ».


Publié en 2018 aux éditions JC Lattès,











































































L’Afrique au creux des lettres