Le tribunal judiciaire de Paris a rendu en décembre 2024 une décision historique concernant la contestation du génocide des Tutsis. Charles Onana, politologue franco-camerounais, ainsi que son éditeur, sont les premiers à être reconnus coupables de contestation du génocide survenu au Rwanda.
Cette affaire découle de la mobilisation de plusieurs associations, notamment la Ligue des Droits de l’Homme, la FIDH et Survie, qui ont porté plainte. Leur action portait sur une vingtaine de citations issues de l’ouvrage de Charles Onana intitulé Rwanda, la vérité sur l’opération Turquoise – Quand les archives parlent. Le tribunal a considéré que ces passages « minoraient », « banalisaient » et « contestaient » de « manière outrancière » le génocide des Tutsis.
Le tribunal a condamné Charles Onana à 120 jours-amende de 70 euros, pour un montant total de 8 400 euros. En parallèle, son éditeur Damien Serieyx devra s’acquitter d’une amende de 5 000 euros.
Pour rappel, le génocide des Tutsis représente l’une des plus grandes tragédies de la fin du XXe siècle. Entre avril et juillet 1994, environ 800 000 personnes ont perdu la vie, principalement des Tutsis, mais également des Hutus modérés et des opposants au régime extrémiste.
À propos du livre de Charles Onana
Résumé : Le 22 juin 1994, le Conseil de sécurité de l’ONU autorise par la résolution 929 le déploiement d’une force multinationale sous commandement français au Zaïre et au Rwanda pour mettre en sécurité les personnes en danger au Rwanda. Or, depuis plus de vingt ans, journalistes, membres d’ONG, chercheurs et surtout le régime du Rwanda accusent la France d’avoir participé à la préparation puis à l’exécution du génocide. Un officier français reprend d’ailleurs les mêmes accusations. Celles-ci sont-elles exactes ? Sur quelles preuves reposent-elles ? Après plus de dix années de recherches dans les archives du Conseil de sécurité, de l’Elysée, du ministère français de la Défense, celles du gouvernement des Etats-Unis et du Tribunal Pénal International pour le Rwanda ainsi que le recueil de nombreux témoignages, Charles Onana répond à ces questions. Il démontre aussi que les dirigeants actuels du Rwanda ont, pendant plus de deux mois, empêché l’intervention de l’ONU, encourageant ainsi les massacres plutôt que l’arrêt des hostilités et le partage du pouvoir, comme le prévoyaient les accords de paix signés en 1993 à Arusha.
Voici enfin le premier ouvrage scientifique entièrement consacré à la mission Turquoise. Il remet en cause tout ce que l’on croyait savoir jusqu’ici.
Par ailleurs, sont attendus des auteurs renommés comme Chika Unigwe, Lola Shoneyin, Tendai Huchu,

Le salon sera également marqué par la remise de deux prix littéraires dédiés aux œuvres écrites par des femmes. Le Prix des Lycéens du 1er Livre Féminin et le Prix Ken Bugul du Livre, qui sera annoncé lors de la cérémonie d’ouverture. Le jury de ce prix est composé de personnalités littéraires influentes, telles que Assita Sidibé, écrivaine et présidente du jury, ainsi que Hami Traoré, Ndeye Astou Ndiaye, Théodora Sy et Dieynaba Sarr.








Éditeur












Les aventures de Djamina I







Publié en 1958,













Le 10 octobre, jour de l’inauguration du Salon du livre jeunesse de l’océan Indien, aura lieu la remise du Prix Vanille 2024.


Résumé : Un premier roman qui rend hommage aux rêves déraisonnables, au courage d’une héroïne quittant le Cameroun pour s’accomplir en France.





Résumé : « Le bruit condamne l’Homme à l’oubli. Mais parfois il arrive qu’il le sauve de l’oubli. Il ne tient qu’à nous de l’entendre. »
Résumé : Iro a quitté son village pour poursuivre ses études à Abidjan. Ses amis, Thierry, Malick, Yeo et lui forment une bande joyeuse, ambitieuse, multipliant les petits boulots dans les rues d’Abjamé et les couloirs de la cité universitaire. De tous, Iro est le plus déterminé. Mais son père meurt au village et tout est bouleversé. Il doit faire face aux souvenirs de cet homme dont il ignore presque tout. Quelle vie a eu son père, quels rêves étaient les siens, à quoi a-t-il renoncé ? Ses certitudes s’effondrent, et des vérités nouvelles, plus complexes, apparaissent qui permettront à Iro et ses amis de tracer leur chemin et de trouver pour eux et leur famille une forme de réconciliation et de paix.
Résumé : Ils s’appellent Michel, Patricia, Marie-Thérèse et Joseph. Arrachés brutalement à la douceur de l’enfance, les voici loin de chez eux, désemparés. Ils ont froid. Un adulte plein de sérieux leur avait parlé de Notre-Dame de Paris, mais très vite ils se retrouvent en pleine campagne, dans une ferme. Le même adulte avait aussi parlé d’école, cependant il s’agira surtout de soigner les bêtes, entretenir la maison, faire le ménage. Est-ce une nouvelle forme d’esclavage ? Qui a permis cela dans cette glorieuse République française dont on leur a naguère chanté les vertus ?





L’Afrique au creux des lettres