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22 janvier 2024
Prix Femina Scholastique Mukasonga se retire du jury après trois ans
ActualitéEuropeProfessionnels

Prix Femina : Scholastique Mukasonga se retire du jury après trois ans

par La redaction 26 juin 2024
Rédigé par La redaction

Scholastique Mukasonga, romancière franco-rwandaise, a quitté le jury du Prix Femina. Cette information a été communiquée par le jury du prix dans un communiqué de presse.

Scholastique  Mukasonga avait intégré le jury en juin 2021, en même temps que Nathalie Azoulai et Patricia Reznikov. Son départ intervient donc après environ trois ans de participation. Lauréate du prix Renaudot en 2012 pour son roman Notre-Dame du Nil (GALLIMARD,2012), Scholastique Mukasonga est également récipiendaire d’autres distinctions littéraires, notamment le prix Ahmadou-Kourouma et le prix Société des gens de lettres.

Le Prix Femina, créé en 1904, est un prix littéraire français décerné chaque année par un jury exclusivement féminin. Il récompense des œuvres en langue française, en prose ou en vers, écrites par des femmes ou des hommes. Le jury est composé de onze membres, et la remise du prix a lieu traditionnellement le premier mercredi de novembre.

Les raisons précises du départ de Scholastique Mukasonga n’ont pas été détaillées. Les membres du jury du Prix Femina ont exprimé leurs regrets quant à cette décision.

Suite à ce départ, le jury du Prix Femina devra probablement coopter un nouveau membre dans les mois à venir pour maintenir sa composition habituelle.

26 juin 2024 0 Commentaires
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Manuscrit de Tierno Monénembo volé : Vague de solidarité en Guinée
ActualitéAfrique de l'OuestSociété

Manuscrit de Tierno Monénembo volé : Vague de solidarité en Guinée

par La redaction 26 juin 2024
Rédigé par La redaction

Le 22 mai 2024, entre 16h et 18h30, le célèbre écrivain guinéen Tierno Monénembo a été victime d’un cambriolage à son domicile situé dans le quartier de Sonfonia-Bonfi à Conakry, en Guinée. Des individus non identifiés ont forcé la porte de sa résidence et ont dérobé son ordinateur portable de marque Toshiba. Cet appareil renfermait le manuscrit d’un roman en cours d’écriture. Ce manuscrit de Tierno Monénembo est intitulé Enfance 4.

Suite à cet incident, l’auteur récompensé du prix Renaudot en 2008 a lancé un appel à l’aide pour retrouver son bien. Afin d’encourager sa restitution, l’écrivain a promis une récompense de 10 millions de francs guinéens. Dans une vidéo diffusée après l’incident, il a imploré toute personne détenant des informations de l’aider à récupérer son manuscrit. 

Initiatives pour retrouver le manuscrit de Tierno Monénembo

La communauté littéraire guinéenne s’est rapidement mobilisée après l’annonce du vol. Un collectif de soutien baptisé « Retrouvons le manuscrit de Tierno Monénembo » a vu le jour. Ce groupe a notamment adressé un courrier au général Doumbouya, président de la transition en Guinée, sollicitant son intervention personnelle dans cette affaire.

Une pétition en ligne a également été lancée sur Change.org pour soutenir l’écrivain et son manuscrit volé. Cette initiative vise à rassembler un maximum de personnes et à exercer une pression médiatique. De nombreux médias guinéens et internationaux ont relayé l’information pour amplifier la portée de l’appel à l’aide de Monénembo. Lien de la pétition : https://www.change.org/p/soutien-%C3%A0-tierno-mon%C3%A9nembo

Impact et réflexions sur cet incident

Ce contexte souligne l’importance de sauvegarder régulièrement les manuscrits pour tous les écrivains. Pour ceux qui utilisent des supports numériques, la protection des œuvres littéraires devient une nécessité impérative afin de prévenir les pertes potentielles dues à des incidents comme le vol ou la panne d’équipement.

Des solutions telles que des sauvegardes sur des disques durs externes, l’utilisation de services de stockage en ligne sécurisés et des copies de secours sur des supports physiques sont des pratiques essentielles à adopter pour minimiser les risques. En adoptant ces mesures de sécurité numérique pour les écrivains, on peut assurer la préservation des œuvres littéraires contre divers imprévus.

Par ailleurs, cette situation met en avant l’importance de la solidarité au sein du monde littéraire. Lorsque des incidents de ce type se produisent, la mobilisation de la communauté littéraire et culturelle est essentielle pour soutenir les auteurs affectés. Cet élan de solidarité peut faire la différence dans la récupération des œuvres perdues et la sensibilisation à l’importance de la protection des œuvres littéraires.

À ce jour, malgré la mobilisation importante, le manuscrit et l’ordinateur de Tierno Monénembo n’ont malheureusement toujours pas été retrouvés. La solidarité de la communauté littéraire est plus que jamais nécessaire pour soutenir l’écrivain dans cette épreuve.

Nous vous invitons à signer la pétition en ligne et à partager cet article pour amplifier l’appel à l’aide de Tierno Monénembo. Ensemble, nous pouvons faire la différence et contribuer à la restitution de son précieux manuscrit.

Signez la pétition ici : https://www.change.org/p/soutien-%C3%A0-tierno-mon%C3%A9nembo

Partagez cet article sur vos réseaux sociaux pour montrer votre soutien.

26 juin 2024 0 Commentaires
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Prix Awa 2024 Concours pour femmes entrepreneures dans les industries culturelles et créatives
ActualitéAfriqueEurope

Prix Awa 2024 : Concours pour femmes entrepreneures dans les industries culturelles et créatives

par La redaction 26 juin 2024
Rédigé par La redaction

Vous êtes une femme entrepreneure passionnée par les arts et la culture ? Le Prix Awa 2024 pourrait être votre tremplin vers le succès ! Le Prix Awa, organisé par Enabel, l’agence de développement du gouvernement fédéral belge, lance sa nouvelle édition. 

Ce concours annuel met en lumière des femmes entrepreneures issues des pays partenaires de la coopération belge au développement. L’édition 2024 se concentre sur les entrepreneures actives dans les industries culturelles et créatives.

Pour participer, les candidates doivent répondre à plusieurs critères : 

  • Elles doivent être majeures dans leur pays de résidence et avoir la nationalité d’un des pays participants. Ces pays comprennent le Bénin, le Burkina Faso, le Burundi, la Côte d’Ivoire, la Guinée, la Jordanie, le Mali, le Maroc, la Mauritanie, le Mozambique, le Niger, l’Ouganda, la Palestine, la République démocratique du Congo, le Rwanda, le Sénégal, la Tanzanie et la Tunisie.
  • Les entrepreneures doivent être fondatrices ou actionnaires non minoritaires d’une entreprise enregistrée depuis au moins un an dans l’un de ces pays. Leur entreprise doit avoir un impact positif sur la communauté et être active dans les industries culturelles et créatives. Enfin, les candidates doivent comprendre et s’exprimer en anglais ou en français.
  • Les entrepreneures doivent être fondatrices ou actionnaires non minoritaires d’une entreprise enregistrée depuis au moins un an dans l’un de ces pays. Leur entreprise doit avoir un impact positif sur la communauté et être active dans les industries culturelles et créatives. 
  • Enfin, les candidates doivent comprendre et s’exprimer en anglais ou en français.

Le concours récompense quatre entrepreneures. Le premier prix offre jusqu’à 50 000 € de soutien ou de coaching basé sur les besoins de l’entreprise, ainsi qu’une semaine en Belgique pour des rencontres professionnelles.

Les industries culturelles et créatives concernées par ce concours sont variées. Elles incluent le tourisme culturel et créatif, l’artisanat, le patrimoine culturel, les arts du spectacle, l’audiovisuel et le cinéma, les jeux vidéo, l’édition, l’architecture, la mode, le design, la publicité, la formation et l’éducation dans les ICC, ainsi que les ICC numériques.

Pour toute information complémentaire, les personnes intéressées peuvent visiter le site de l’organisateur ou contacter les organisateurs à l’adresse email awa@enabel.be.

26 juin 2024 0 Commentaires
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La bibliothèque humaine (Human Library) Empruntez une Personne, lisez une vie
ActualitéSociété

La bibliothèque humaine (Human Library) : Empruntez une personne, lisez une vie

par La redaction 25 juin 2024
Rédigé par La redaction

Imaginez un endroit où les livres ne sont pas des objets inertes alignés sur des étagères, mais des êtres humains en chair et en os, prêts à partager leurs histoires. Si vous aviez la possibilité d’échanger directement de vive voix avec le héros d’une histoire ? Bienvenue dans la Bibliothèque Humaine. 

En 2000, dans les rues animées de Copenhague, le journaliste et activiste Ronni Abergel a eu une idée audacieuse : et si, au lieu d’emprunter des livres, on empruntait des êtres humains ? Avec l’aide de son frère Dany, et de leurs collègues Asma Mouna et Christoffer Erichsen, ils lancent le concept de “Human Library”, la bibliothèque humaine.

Le premier événement avait duré quatre jours, avec plus de cinquante « livres » différents, attirant plus de mille lecteurs. Ce qui a commencé comme une expérience locale s’est rapidement transformé en un phénomène mondial. Aujourd’hui, la Bibliothèque Humaine est présente dans plus de 80 pays avec des participants issus entre autres du Rwanda, du Sénégal, de l’Afrique du Sud ou de Madagascar.

Un concept de bibliothèque humaine simple

Le principe est simple. Des volontaires, souvent issus de groupes marginalisés ou stigmatisés, deviennent des « livres vivants ». Les visiteurs peuvent les « emprunter » pour une conversation d’environ 20 minutes. Ces échanges, généralement gratuits, sont facilités par des « bibliothécaires » qualifiés qui veillent au respect mutuel. 

Après une candidature et un entretien, les volontaires suivent une formation pour apprendre à interagir avec les « lecteurs » et à gérer diverses situations. Chaque « livre » choisit son « titre ».

Briser les barrières, déconstruire les stéréotypes et tisser des liens là où on ne les attendait pas. Tels sont les objectifs de la Bibliothèque Humaine. Ces échanges, aussi brefs soient-ils, ont le pouvoir de transformer les perceptions et d’ouvrir des portes vers une compréhension mutuelle. L’initiative exclut les personnes violentes ou aux intentions prosélytes.

Une évolution constante pour rester pertinente

Au début, focalisée sur des sujets comme les préjugés raciaux et l’orientation sexuelle. La bibliothèque humaine aujourd’hui couvre une large gamme de sujets. Au fil des années, la Bibliothèque Humaine s’est adaptée aux changements sociaux et technologiques, tout en restant fidèle à sa mission originelle :

  • Diversification des thèmes : Si les premiers « livres » abordaient principalement des sujets comme les préjugés raciaux et l’orientation sexuelle, aujourd’hui, vous pouvez « emprunter » des histoires allant du rugby à la dépression, de la crise des Rohingyas à la vie d’un strip-teaseur. Un véritable catalogue vivant de l’expérience humaine !
  • Virage numérique : La pandémie de COVID-19 aurait pu stopper cette initiative basée sur le contact humain. Au lieu de cela, elle s’est réinventée et a proposé des sessions virtuelles via Zoom et avec même une application dédiée. 
  • Du social au corporate : Les entreprises ont vite compris le potentiel de cette approche unique. Des géants comme Microsoft l’utilisent désormais pour leurs programmes de formation à la diversité. Amazon et Bayer font partie des sponsors qui soutiennent financièrement l’initiative. 
  • La formation des « livres » et des « bibliothécaires » s’est professionnalisée au fil du temps. Un réseau de « Book Depots » permet même aux participants de partager leurs expériences et de se soutenir mutuellement. Et pour ceux qui auraient besoin d’un peu plus de temps pour digérer ces histoires parfois intenses, des psychologues sont dorénavant disponibles pour des discussions prolongées après les sessions.

Ce qui a commencé comme une initiative intuitive a gagné ses lettres de noblesse académiques. Des études ont été menées sur l’impact de la Bibliothèque Humaine, montrant des effets positifs durables sur les participants.

La Bibliothèque Humaine est devenue un outil de transformation tant sociale que professionnelle. Ronni Abergel, le fondateur, rêve du jour où sa bibliothèque deviendra obsolète, signe que nous aurons appris à nous comprendre à nouveau. En attendant, cette initiative reste un beau moyen de retisser les liens sociaux dans un monde de plus en plus fragmenté.

Le site officiel de la Bibliothèque Humaine (Human Library) fournit des informations sur la façon de devenir un « Publishing Partner » pour organiser des événements de la Bibliothèque Humaine dans votre communauté locale ou sur la façon de devenir un « livre » dans leur organisation.

 

25 juin 2024 0 Commentaires
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Gahugu Gato de Gaël Faye
ActualitéAfrique de l'EstAuteursLittératureThéâtre

Rwanda : Le roman “Petit pays” de Gaël Faye trouve une autre vie au théâtre en kinyarwanda

par Acèle Nadale 24 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Le livre est un objet magique qui ne se limite pas qu’aux mots imprimés sur ses pages. Il a le pouvoir de se réincarner et de renaître sous de multiples formes artistiques. Dans un pari audacieux, l’auteur franco-rwandais Gaël Faye a adapté son célèbre roman Petit pays en une pièce de théâtre jouée entièrement en kinyarwanda, la langue nationale du Rwanda. 

Comme il l’annonce fièrement sur Instagram, cette adaptation baptisée « Gahugu Gato » est le fruit de plusieurs mois de travail acharné avec Frederic Fisbach et Didousk Aduha. Dans son post, Faye explique avoir uni ses forces avec le metteur en scène Didier Nsengiyumva et le directeur de théâtre Frédéric Fisbach pour concrétiser ce projet ambitieux. 

Gahugu Gato de Gael FayeGahugu Gato est le titre de la traduction du francais en kinyarwanda du roman par Olivier Bahizi Uwineza et publiée en juin 2018, devenant ainsi le premier roman français à paraître en kinyarwanda. Cette traduction est l’œuvre des Éditions de la RAI (Rwanda Arts Initiative) et des Éditions d’en bas, qui ont inauguré à cette occasion un nouveau label « Moyo » dédié aux ouvrages traduits.

À travers cette adaptation en kinyarwanda et cette tournée sur le terrain, Faye souhaite réaffirmer « notre commune humanité » et permettre au public local de s’approprier intimement l’histoire du jeune Gaby, le héros du roman. Celui-ci se questionne sur les origines de la tragique division et de la peur qui ont embrasé la région.

Une merveilleuse troupe d’artistes originaires du Rwanda, du Congo et du Burundi a été constituée pour porter avec talent et sensibilité le texte traduit en kinyarwanda sous le titre « Gahugu Gato ». La pièce combine danse, chant et poésie pour offrir un spectacle riche.

Dans un geste pour rapprocher l’art du peuple, cette pièce en kinyarwanda a d’abord été jouée gratuitement dans les collines du Rwanda, à la rencontre des habitants locaux. Un moyen de célébrer notre commune humanité malgré les tragédies du passé. Gaël Faye nourrit aussi l’ambition de faire voyager plus loin ce spectacle émouvant, avec ses sous-titrages en anglais et français.

Quelle que soit la langue ou la forme artistique, les histoires ont le pouvoir de toucher les cœurs et de créer des ponts entre les peuples.

 

24 juin 2024 0 Commentaires
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Alain Mabanckou Une tournée littéraire africaine sous le signe du partage
ActualitéAfriqueAuteursLittérature

Alain Mabanckou : Une tournée littéraire africaine sous le signe du partage

par Acèle Nadale 24 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Quand on parle de la tournée d’un artiste, en général, on s’attend plus à un artiste musicien ou chanteur. Pourtant, ce mois de juin 2024, c’est un autre type d’artiste qui parcourt le continent. La plume remplace le micro dans cette tournée. L’écrivain franco-congolais Alain Mabanckou a entamé une tournée littéraire africaine. Ce voyage, débuté le 7 juin 2024, l’amène au Sénégal, au Togo, au Ghana, au Nigeria et en Tunisie. Flore M’Bongo, Directrice déléguée de l’Institut français du Mali, est l’initiatrice et l’architecte de cette ambitieuse tournée littéraire.

1) Pour commencer, le Sénégal.

Alain Mabanckou, avant de fouler le sol africain, s’en réjouit en évoquant « les ombres tutélaires de Senghor, d’Anta Diop, de Mariama Bâ ».

 

2) À Dakar, l’Université Cheikh Anta Diop a accueilli l’écrivain dans son nouvel amphithéâtre, rassemblant plus de 400 étudiants. Mabanckou a également rencontré de jeunes Congolais lors d’une séance de dédicaces.

 

3) À Saint-Louis (Sénégal) en présence des étudiantes et étudiants de l’Université Gaston-Berger ce 8 juin 2024

Pour regarder la vidéo intégrale de la conférence, cliquez ici.  

 

4) À Lomé, l’Institut français du Togo a organisé un cours de création littéraire animé par Mabanckou. L’occasion pour les écrivains en herbe et les auteurs locaux de bénéficier de son expérience.

 

5) À Accra, au Ghana, Alain Mabanckou a été accueilli par la community manager Eileen et le journaliste Godson.

6) Après le Sénégal, le Togo et le Ghana, Mabanckou poursuit son périple vers le Nigeria et la Tunisie.

 

Entre deux étapes de sa tournée littéraire africaine, Mabanckou entretient une présence en ligne remarquée. Ses réseaux sociaux offrent des contenus rafraichissants, avec une belle esthétique. L’auteur y partage notamment des chroniques pointues sur la musique congolaise, en particulier la rumba.

 

24 juin 2024 0 Commentaires
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Kente- mot de la semaine
Le mot de la semaine

Kente : Mot de la semaine

par Chrystelle Ngoulou 24 juin 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le mot de la semaine du 24 au 30 juin 2024 est Kente.

Le kente ou pagne kita est un textile traditionnel ghanéen composé de bandes de soie et de coton tissées à la main. Historiquement, il était porté par la royauté des peuples Ashanti et Akan. 

Originaire de Bonwire dans la région Ashanti du Ghana, le kente est aujourd’hui largement utilisé pour des occasions spéciales. Il est également porté dans certaines régions du Togo et de la Côte d’Ivoire par les peuples Ewe et Akan.

Le kente trouve ses racines dans la tradition orale Ashanti, qui raconte que les tisserands ont été inspirés par les motifs des toiles d’araignée d’Anansi, une figure mythologique. De nos jours, il est produit de trois manières principales :

– Le kente authentique est tissé à la main par des artisans qualifiés, souvent apprentis sous un maître tisserand.
– L’imprimé kente est fabriqué par des marques comme Vlisco et Akosombo Textile Ltd.
– Le kente de masse est produit en Chine pour le marché ouest-africain.

Les villes de Bonwire, Sakora Wonoo, Ntonso, Safo et Adawomase sont réputées pour la production de kente authentique. Le tissage se fait sur des métiers en bois, où plusieurs fils teints sont pressés ensemble pour créer des motifs complexes.

Chaque motif de kente a une signification particulière, souvent liée à des proverbes, des événements historiques, ou des figures historiques importantes. Les couleurs utilisées dans le kente ont également des significations symboliques :
Noir : Maturation, énergie spirituelle, ancêtres, rites de passage, deuil.
Bleu : Paix, harmonie, amour.
Vert : Végétation, croissance, renouveau spirituel.
Or : Royauté, richesse, statut élevé, pureté spirituelle.
Rouge : Humeurs politiques et spirituelles, effusion de sang, rites sacrificiels, mort.
Blanc : Purification, rites de sanctification, occasions festives.

Le kente est devenu un symbole de fierté culturelle parmi les Afro-descendants dans le monde entier. Il est fréquemment utilisé lors de célébrations, par exemple lors du mois de l’Histoire des Noirs et d’autres événements culturels. Le kente, tissu riche en histoire et en symbolisme, représente à la fois l’héritage culturel et l’identité des peuples d’Afrique de l’Ouest.

24 juin 2024 0 Commentaires
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Kenya le festival NBO Litfest célèbre la littérature africaine à Nairobi du 27 au 30 juin 2024
ActualitéAfrique de l'EstÉvénementsProfessionnels

Kenya : le festival NBO Litfest célèbre la littérature africaine à Nairobi

par Acèle Nadale 20 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Du 27 au 30 juin 2024, le NBO Litfest, festival littéraire basé à Nairobi, célébrera une nouvelle fois la richesse des lettres africaines. Écrivains locaux et étrangers de renom se réuniront pour quatre jours de partage avec le public kényan et international autour de lectures, débats et ateliers.

Depuis son lancement en 2021, le NBO Litfest est devenu un incontournable de la scène littéraire kényane. Des dizaines d’écrivains, de critiques et d’amateurs de littérature se réunissent pour assister à des lectures, des tables rondes, des ateliers d’écriture et des séances de dédicaces. Cette année, le festival se déroulera dans trois bibliothèques emblématiques de Nairobi : la bibliothèque Kaloleni, la bibliothèque Eastlands et la bibliothèque McMillan Memorial.

Les participants pourront aussi assister à des panels, des performances de poésie, des concerts et même une projection de film. Un festival pour enfants sera également organisé le vendredi, avec un espace dédié aux plus jeunes pendant toute la durée de l’événement.

L’édition 2024 du NBO Litfest accueillera une pléiade d’auteurs et de personnalités littéraires de renom. Parmi les invités de marque figurent Bernardine Evaristo, lauréate du Booker Prize, l’historien David Olusoga, l’écrivain indien Amitav Ghosh, la romancière ghanéenne Taiye Selasi et la militante environnementale kényane Elizabeth Wathuti. 

D’autres voix importantes seront aussi présentes, comme la philosophe brésilienne Djamila Ribeiro, la poétesse libanaise Joumana Haddad, le journaliste américain Jon Lee Anderson et la journaliste ukrainienne Sevgil Musaeva.

Pour cette édition 2024, le NBO Litfest s’associe au Hay Festival Global, l’un des principaux organisateurs de festivals littéraires dans le monde. En forgeant de nouvelles connexions entre leurs équipes au Mexique, au Pérou, en Colombie et désormais au Kenya, le Hay Festival Global continue son projet « South-to-South » pour tisser des liens créatifs à travers le monde.

Ce partenariat avec le Hay Festival Global est soutenu par le British Council dans le cadre de sa saison Kenya 2025, qui célèbre la créativité et l’innovation à travers les arts, la culture et l’éducation au Kenya et au Royaume-Uni. Il a permis au NBO Litfest d’élargir son audience et d’accroître sa présence internationale.

Pour plus de détails sur le programme du festival, consulter le site du festival ICI :  https://nbolitfest.com/

20 juin 2024 0 Commentaires
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ActualitéAfrique du NordÉvénementsIndustrie

Le Maroc, invité d’honneur de la Foire internationale du livre de Sharjah 2024

par Acèle Nadale 20 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Le Maroc a été choisi comme invité d’honneur de la 43ᵉ édition de la Foire internationale du livre de Sharjah qui se tiendra du 6 au 17 novembre 2024. Cette annonce a été faite par le ministère marocain de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication.

Bodour Al Qasimi
Source: Atalayar

Sheikha Bodour bint Sultan Al Qasimi, Présidente de l’Autorité du livre de Sharjah (SBA) et fondatrice et directrice générale du groupe d’édition Kalimat, a souligné que le Royaume du Maroc a toujours été une plaque tournante vitale pour les cultures régionales et mondiales. Elle a mis en avant les villes renommées de Fès, Marrakech et Rabat comme témoins durables de la magnificence de l’histoire islamique et pièces maîtresses de la riche mosaïque de la civilisation arabe.

Cette annonce fait suite à la signature d’un accord officiel entre le ministère marocain de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication et le département des livres et du contenu intellectuel de Sharjah. L’accord a été signé en présence de Mohamed Mehdi Bensaid, ministre marocain de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, et d’Ahmed bin Rakkad Al Ameri, PDG du SBA.

Nous sommes ravis d’accueillir le Royaume du Maroc en tant qu’invité d’honneur du SIBF 2024 et de célébrer son riche patrimoine culturel et littéraire, a déclaré Sheikha Bodour.

Le Maroc profitera de cet événement littéraire mondial pour promouvoir son patrimoine intellectuel, ses écrivains et sa production littéraire contemporaine auprès d’un large public international. En tant qu’invité d’honneur, le Maroc bénéficiera d’un espace dédié au sein de la foire pour organiser des activités culturelles, des rencontres littéraires et des séances de dédicaces avec des auteurs marocains.

La Foire internationale du livre de Sharjah est l’un des plus grands événements littéraires de la région. Chaque année, elle attire des milliers de visiteurs, d’écrivains, d’éditeurs et de professionnels du livre du monde entier.

20 juin 2024 0 Commentaires
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Le best-seller “Queenie” de Candice Carty-Williams adapté en série à la télévision
ActualitéCinémaEurope

Le best-seller “Queenie” de Candice Carty-Williams adapté en série à la télévision

par Chrystelle Ngoulou 20 juin 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le roman à succès Queenie de l’autrice britannique Candice Carty-Williams, qui raconte avec humour et justesse les péripéties d’une jeune femme noire jamaïcaine à la recherche d’elle-même dans le Londres d’aujourd’hui, va connaître une nouvelle vie à la télévision. Une adaptation en série a été faite dans une coproduction entre les chaînes Hulu (USA) et Channel 4 (Angleterre).

La série est réalisée par Joelle Mae David et Makalla McPherson, et produite par Further South Productions en collaboration avec Lionsgate TV.

Candice Carty-Williams, l’auteure du roman, est associée à cette adaptation en tant que « showrunner » et directrice de la production. L’occasion pour elle de voir une autre manière de développer son personnage star, tout en gardant la complexité, l’humour et l’humanité de l’histoire originale.

Le casting principal comprend Dionne Brown dans le rôle de Queenie, Bellah dans le rôle de Kyazike et Samuel Adewunmi dans le rôle de Frank. La première saison, composée de huit épisodes, explore les difficultés de Queenie à faire face à sa rupture, ses traumatismes d’enfance et sa quête d’identité en tant que femme noire britannique.

La série a été saluée par la critique pour son authenticité dans le traitement des problèmes de santé mentale, de race et d’identité auxquels sont confrontées les femmes noires.

Candice Carty-Williams est née le 21 juillet 1989 à Londres. Elle a grandi dans le sud de Londres dans une famille d’origine jamaïcaine et indienne. Après des études en communication et médias à l’Université du Sussex, elle a commencé sa carrière dans l’édition en tant qu’assistante marketing chez HarperCollins.

Queenie, publié en 2019, est son premier roman. Le récit explore avec une sincérité touchante les défis d’une jeune femme noire dans la société contemporaine, mêlant moments de profonde introspection et éclats d’humour. Queenie a remporté le British Book Award du meilleur premier roman et du meilleur livre de l’année en 2020. Il a été un best-seller du Sunday Times et traduit dans plusieurs langues.

Le succès de Queenie a propulsé Candice Carty-Williams sur la scène littéraire britannique comme une nouvelle voix qui aborde les thèmes de la jeunesse, de la féminité noire et des relations. La série a démarré le 4 juin dernier.

Bande-annonce de la série Queenie

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Art & DécoLifestyle

6 idées déco pour les coins lecture faciles à réaliser pour nos petits

par Acèle Nadale 20 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Les bienfaits de la lecture sur les enfants ne sont plus à prouver. Pour rendre ces petits instants de bonheur magiques, rien de mieux que d’aménager un espace réservé, des coins lecture dans la maison. Avoir un espace à eux, confortable et cosy, leur fera aimer la lecture encore un peu plus.

Et plus tôt, ils s’y mettent, mieux c’est. La lecture facilite le langage et stimule le développement de l’enfant lorsqu’elle est pratiquée régulièrement.

Les moments de lecture peuvent être aussi des moments précieux de partage avec vos enfants. Privilégiez ces instants et intégrez-les dans votre routine.

Voici 6 idées déco simples qui vous inspireront et que vous pouvez réaliser facilement.

Privilégiez la lumière naturelle, les matériaux résistants, les coussins confortables, des petites tables pour poser les boissons, les couleurs gaies, mais apaisantes, les dessins sur les murs et les tapis. Laissez votre créativité faire le reste.

 

1- Rangements et coins lecture vont de pair

 

Rangement et coin lecture

 

2- Un fauteuil confortable peut faire l’affaire

Un fauteuil confortable pour coin lecture

 

 

3- Écolo avec les palettes pour les coins lecture

 

Coin lecture avec palettes

 

4- Tranquillité sous l’escalier ou dans la mezzanine

 

Coin lecture Sous l'escalier

 

5- Un rideau, des coussins, le tour est joué !

 

 

6- Les peluches et doudous ne sont pas oubliés

peluches et doudous pour coins lecture

 

Vous êtes à la recherche de livres pour enfants ?

Faites un tour dans notre album Afrolivresque jeunesse sur pinterest.

Vous souhaitez rajouter des livres jeunesse à cette collection ? Contactez-nous.

20 juin 2024 1 Commenter
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Résidence d'écriture Afriques-Haïti 2025 Écrivains d'Afrique et d'Haïti, postulez jusqu’au 31 juillet 2025
ActualitéAfriqueAfrique de l'OuestCaraïbesEuropeIndustrieProfessionnels

Résidence d’écriture Afriques-Haïti 2025 : Écrivains d’Afrique et d’Haïti, postulez jusqu’au 31 juillet 2025

par Acèle Nadale 17 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Les résidences littéraires jouent un rôle essentiel dans la promotion de la création artistique et de la diversité culturelle. Elles offrent aux écrivains un environnement propice à l’épanouissement de leur art et à l’échange interculturel. Dans cette optique, l’Institut des Afriques (IdAf) et ALCA Nouvelle-Aquitaine lancent un appel à candidatures pour la résidence d’écriture francophone Afriques-Haïti prévue en 2025.

Cette résidence d’écriture est destinée aux auteurs et autrices africains francophones et haïtiens. Elle s’étalera sur une période ininterrompue de trois mois, du 1ᵉʳ février au 30 avril 2025. Le programme se déroulera en deux volets : huit semaines en Nouvelle-Aquitaine, en France, suivies de quatre semaines à la Villa Saint-Louis Ndar, au Sénégal.

L’écrivain(e) retenu(e) se verra octroyer une bourse globale de 3890 euros nets, versée en trois fois par la Villa Ndar, ALCA et l’IdAf. Les frais de déplacement et d’hébergement seront pris en charge selon la réglementation en vigueur.

Les candidats doivent écrire en français, et résider en Afrique ou en Haïti. Les projets éligibles incluent les romans, la poésie et la dramaturgie. 

La Villa Saint-Louis Ndar

La Villa Saint-Louis Ndar au Sénégal. Source : villandar.ifs.sn

Nichée dans la cité historique sénégalaise de Saint-Louis, la Villa Saint-Louis Ndar est un lieu dédié à l’art et la recherche, faisant partie du réseau des Villas culturelles françaises à l’étranger. Elle accueille pour des séjours de un à trois mois des artistes, auteurs, interprètes et chercheurs originaires d’Afrique, de France et d’autres pays francophones. Riche en influences culturelles, spirituelles et cultuelles variées, cette région offre également un cadre naturel exceptionnel, propice à l’inspiration créative.

Depuis 2017, ALCA Nouvelle-Aquitaine et l’Institut des Afriques, soutenus par la Région Nouvelle-Aquitaine, organisent une résidence dédiée aux écritures francophones issues d’Afrique et d’Haïti. ALCA Nouvelle-Aquitaine est l’agence culturelle de la Région Nouvelle-Aquitaine en France. C’est l’interlocutrice privilégiée des professionnels du livre, de l’écrit, du cinéma et de l’audiovisuel dans cette région.

Les dossiers de candidature doivent être déposés sur le site web de la Villa Ndar avant le 31 juillet 2024 à 23h59. Pour connaître les critères d’éligibilité, les modalités d’envoi du dossier ou toute autre information, consultez le site de l’organisateur en cliquant ici.     

17 juin 2024 2 Commentaires
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Bahamas Afreximbank et FEDA s'allient à JVL Media de Viola Davis pour promouvoir les récits africains
ActualitéAfriqueAmérique du NordCaraïbesProfessionnels

Bahamas : Afreximbank et FEDA s’allient à JVL Media de Viola Davis pour promouvoir les récits africains

par Acèle Nadale 17 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Nous avons récemment publié des articles sur le lancement de JVL Media, la maison d’édition créée par l’actrice oscarisée Viola Davis et son mari Julius Tennon, ainsi que sur l’initiative du Prix CanexAfrique pour l’édition de 20 000 dollars lancé par Afreximbank, Chimamanda Ngozi Adichie et Narrative Landscape Press. Un partenariat vient d’être scellé entre ces deux entreprises. 

Le 12 juin 2024, en marge de la 31ᵉ Assemblée annuelle d’Afreximbank à Nassau, aux Bahamas, ce partenariat majeur a été officialisé entre la Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank), le Fonds pour le Développement des Exportations en Afrique (FEDA) et JVL Media.

Le but principal de cette association est de faire avancer l’édition et le développement de la chaîne de valeur cinématographique africaine, ainsi que de promouvoir les narrations afro sur la scène mondiale. Cela se fera par le biais du Programme Nexus Créatif Afrique, une initiative multidimensionnelle qui met en lumière le secteur créatif du continent et ses histoires uniques.

Viola Davis a exprimé sa gratitude envers Afreximbank, soulignant que son entreprise JVL Media a trouvé un soutien essentiel « dans la terre mère » pour faire rayonner les voix, les talents et les récits méritants. Elle voit ce partenariat comme une étape importante vers une transmission durable du patrimoine culturel.

Merci, @afreximbankofficial ! Merci de soutenir des voix, des talents et des récits remarquables qui s’élèveront grâce à notre collaboration. Il ne m’échappe pas que nous, à JVL, avons trouvé notre soutien dans la mère patrie. En avant et jusqu’au bout ! Vers l’héritage… 🥂❤️❤️❤️ » source

Afreximbank a aussi annoncé un fonds d’un milliard USD destiné à soutenir le cinéma africain. Ce fonds vise à combler le déficit de financement et à fournir les ressources nécessaires pour développer l’industrie cinématographique en Afrique. Ce partenariat fait suite à d’autres initiatives telles que le lancement du Prix CanexAfrique de l’édition de 20 000 dollars par Afreximbank, Chimamanda Ngozi Adichie et Narrative Landscape Press pour stimuler l’écosystème éditorial africain.

Chez Afrolivresque, nous célébrons cette avancée majeure vers une diffusion plus large des narrations issues d’Afrique à travers le monde. Nous avons hâte de voir les impacts concrets de ce partenariat ambitieux dans les années à venir.

17 juin 2024 0 Commentaires
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Wanderlust - mot de la semaine
Le mot de la semaine

Wanderlust : Mot de la semaine

par Chrystelle Ngoulou 17 juin 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le mot de la semaine du 17 au 23 juin 2024 est Wanderlust.

Wanderlust est un terme allemand qui désigne le désir profond de voyager, de découvrir de nouveaux horizons et de s’évader du quotidien. C’est un concept clé du romantisme allemand, célébré dans la littérature, la musique et la peinture de cette époque.

Le mot « Wanderlust » est composé de « wandern » (errer, vagabonder) et « Lust » (désir, envie). Il exprime l’attirance pour l’exploration, la curiosité pour l’inconnu et l’appel de l’aventure. C’est une soif insatiable de nouveautés, d’expériences inédites et de dépaysement.

Le Wanderlust est intimement lié au mouvement romantique allemand du 19ᵉ siècle. Les artistes de cette période, tels que Goethe, Schubert et Caspar David Friedrich, ont immortalisé cette aspiration à travers leurs œuvres littéraires, musicales et picturales. Le tableau emblématique « Le Voyageur contemplant une mer de nuages » de Friedrich incarne parfaitement cette quête d’évasion et de découverte.

De nos jours, le Wanderlust reste un puissant moteur qui pousse de nombreuses personnes à partir en voyage, que ce soit pour de courtes escapades ou de longs périples. Il est devenu un terme à la mode, repris par l’industrie du tourisme et les médias.

17 juin 2024 0 Commentaires
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Portrait Amélia Ewu, la voix francophone qui donne vie au livre audio Arpenter la nuit de Leila Mottley
ActualitéEuropeLittératurePortraitsProfessionnels

Portrait : Amélia Ewu, la voix francophone qui donne vie au livre audio « Arpenter la nuit » de Leila Mottley

par Acèle Nadale 14 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Si vous pensez que lire se fait uniquement avec les yeux, laissez Amélia Ewu vous prouver le contraire. Avec une formation artistique solide et une carrière riche en expériences variées, Amélia Ewu s’est imposée dans l’univers du doublage et de la narration audio. La version audio du roman  Arpenter la nuit de Leila Mottley, interprétée par la talentueuse Amélia Ewu, a été sélectionnée parmi les finalistes du prestigieux Prix Audiolib 2024. 

Formée aux meilleures écoles de théâtre et de musique françaises et britanniques, Amélia Ewu possède un bagage artistique des plus solides. Ses compétences s’étendent du jeu d’actrice, qu’elle a exercé au théâtre et au petit écran, à la musique où elle excelle au chant et au piano classique.

Pourtant, c’est dans l’exercice méconnu du doublage et de la narration audio que cette touche-à-tout révèle aujourd’hui l’étendue de son art. Voix désormais familière des fictions anglophones, elle incarne avec finesse les personnages de séries à succès comme « The Rookie : Feds » ou « Good Trouble ».

Derrière la voix qui donne vie à l’histoire bouleversante de Kiara dans l’adaptation audio du roman Arpenter la nuit de Leila Mottley, se cache une artiste pluridisciplinaire d’exception. Durant près de 10 heures, Amélia Ewu insuffle vie et émotions au récit déchirant de Kiara, une adolescente de 17 ans livrée à elle-même dans un Oakland impitoyable. Avec sensibilité, Amélia Ewu retranscrit les affres et les espoirs de cette jeune fille forcée de se prostituer pour assurer sa survie et celle de son frère.

« Un réel plaisir », déclare-t-elle sur son compte Facebook à l’issue du projet, soulignant la qualité du « récit sensible et percutant » de la toute jeune autrice américaine. Une nouvelle expérience marquante pour celle qui voit dans le livre audio « une réconciliation » avec son art.

Ç’a été un réel plaisir que d’enregistrer le premier roman de cette incroyable autrice. Un récit sensible et percutant écrit avec brio à seulement 17 ans ! De beaux moments de partage et d’échange avec une équipe tout en douceur. Moi + livre audio = réconciliation, merci.

Car le livre audio, justement, connaît un essor sans précédent. Il est en train de devenir un format de lecture privilégié du grand public. Grâce à sa souplesse d’utilisation et au travail d’interprètes hors pair, ce support réinvente le plaisir littéraire et séduit un lectorat branché, à l’affût de nouveaux modes de consommation culturelle.

À la croisée des chemins entre narration, interprétation et adaptation, le métier de narrateur audio demande un sens aigu de la nuance et de l’expression. Un art que maîtrise désormais Amélia Ewu. Loin de la simple conteuse, elle modèle le rythme et la structure du récit et guide l’auditeur au fil des pages.

Extrait audio : 

Audiolib · « Arpenter la nuit » de Leila Mottley lu par Amélia Ewu

 

 

 

14 juin 2024 0 Commentaires
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Allemagne Beata Umubyeyi Mairesse choisie pour le discours inaugural du 24e Festival de Littérature de Berlin
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Allemagne : Beata Umubyeyi Mairesse prononcera le discours inaugural du 24e Festival International de Littérature de Berlin

par Acèle Nadale 14 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Berlin s’apprête à accueillir la 24ᵉ édition du Festival International de Littérature (ilb) du 5 au 15 septembre 2024. Le coup d’envoi sera donné le 5 septembre à 18h avec une soirée inaugurale riche en événements littéraires et artistiques.

La romancière et poétesse rwandaise Beata Umubyeyi Mairesse prononcera le discours d’ouverture sous la thématique « Strange New World ». Connue pour ses œuvres explorant l’histoire, la mémoire et l’identité, son intervention marquera le lancement officiel du festival.

Le Festival International de Littérature de Berlin (en allemand : internationales literaturfestival berlin, abrégé ilb) est l’un des plus importants festivals littéraires au monde. Depuis 2001, le festival présente chaque année en septembre des œuvres contemporaines de prose, poésie, non-fiction, romans graphiques et littérature jeunesse du monde entier. L’événement a lieu chaque année pendant 11 jours en septembre à différents lieux de Berlin, dont la Haus der Berliner Festspiele.

Le programme de la soirée d’ouverture de la 24ᵉ édition se poursuivra avec la présentation de la programmation complète par Helon Habila, curateur en résidence, ainsi qu’une performance musicale réunissant plusieurs artistes. La première allemande du roman « Kälte » de l’auteur polonais Szczepan Twardoch, modérée par Thomas Böhm avec une lecture par Ulrich Matthes, clôturera la partie littéraire.

Les festivités se déplaceront ensuite au Foyer Supérieur de la Haus der Berliner Festspiele pour une fête d’ouverture mettant à l’honneur la poétesse nigériane Wana Udobang lors d’une performance spoken word, accompagnée d’un DJ set.

Durant les dix jours du festival, plus de 100 auteurs venant d’une cinquantaine de pays se réuniront à Berlin pour des lectures, des discussions, ateliers et conférences dans divers lieux emblématiques. Le programme détaillé sera prochainement dévoilé sur le site officiel de l’événement.

14 juin 2024 0 Commentaires
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LifestyleArt & Déco

Le TOP 10 des bibliothèques simples et originales pour votre intérieur

par Acèle Nadale 13 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

« Je veux LA bibliothèque de mes rêves pour chez moi ! » Qui n’a jamais pensé à ce mobilier comme le gage d’un confort ultime, n’est pas féru de lecture…

Pour les aficionados de lecture ou les gardiens de l’héritage livresque familial, le problème est le même. Toute notre collection de livres ne peut pas moisir dans une vieille malle en fer forgé. Où et comment ranger souvent les livres que l’on veut garder sous la main ?  Qu’il s’agisse du livre de recettes de Maman, de l’Essai de l’auteur préféré de Papa, de la célèbre collection de l’Encyclopediae Universalis, du Guinness book of records, ou tout simplement du dernier auteur à la mode, chacun a ses préférences et chaque intérieur doit le refléter, y compris la bibliothèque.

Nous vous avions d’ailleurs déjà récapitulé dans une liste, 6 idées déco faciles à réaliser pour les coins lecture pour enfants.

Cette fois-ci, nous sommes partis à la recherche d’idées originales, à moindre coût pour faire trôner le plus confortablement possible vos livres chez vous, des modèles tous plus créatifs les uns que les autres, que vous pouvez facilement faire reproduire vous-mêmes, faire fabriquer par le menuisier d’à-côté ou transformer en recyclant des objets ayant précédemment servi à toute autre chose.

Le pragmatisme africain est largement illustré dans ces exemples de bibliothèque, voyez vous-mêmes !

 

2. LA BIBLIOTHÈQUE EN TASSEAUX

BIBLIOTHEQUE EN TASSEAUX

Bibliothèque d’intérieur en tasseaux

Matériau simple et pas cher, vous pouvez trouver le tasseau brut chez n’importe quel menuisier et avec des morceaux rabotés de différentes tailles, il pourra vous confectionner une bibliothèque originale avec autant d’étagères asymétriques que vous le souhaitez.

Du bois massif pour donner du cachet à votre intérieur tout en vous rappelant le charme de l’échafaudage des constructions inachevées de nos villes africaines… 😉

 

2. LA PETITE BIBLIOTHÈQUE MURALE EN BOIS DE PALETTES

Bibliothèque en bois de palettes

Bibliothèque en bois de palettes

Cette petite bibliothèque murale fabriquée à partir de planches vernies tapissera avec élégance un grand mur aux couleurs vives, d’une touche rustique et design.

Elle peut servir pour une bibliothèque peu garnie telle quelle ou, si vous le souhaitez, vous pourrez lui ajouter des planches pour qu’elle agrémente un espace plus grand.

 

3. ÉTAGÈRES EN TUYAUX EN ACIER

 

Bibliothèque en tuyaux d'acier- Afrolivresque

Bibliothèque en tuyaux d’acier

Cette étagère réalisée à partir de tuyaux de raccords de plomberie assurera à votre intérieur une ambiance à la fois vintage et moderne, dans un style industriel très original, quelle que soit la pièce dans laquelle vous décidez de l’installer. Des brides de sol permettront de la fixer sur votre mur après nettoyage, filetage et assemblage. Vous pouvez utiliser autant de tuyaux que voulu (assemblés en un bloc ou fixés séparément), en fonction de l’espace que vous souhaitez voir occupé par votre bibliothèque. Notez que les traces d’usure présentes sur les matériaux de récupération ajoutent en général une touche personnelle aux objets recyclés.

4. BIBLIOTHÈQUE CASIERS

Assemblage de casiers pour bibliothèque -Afrolivresque

Bibliothèque en casiers

Cette bibliothèque en casiers sur palette en bois ne nécessite aucune connaissance spécifique en bricolage. Elle s’applique directement contre le mur, sans fixation, ou en guise de paravent pour séparer une pièce en deux. Des planches pour chaque niveau sont nécessaires afin d’en stabiliser la base, ainsi qu’une sangle pour maintenir le tout-en-un seul bloc.

 

5. ÉTAGÈRE EN BOIS FLOTTÉ

Étagère en bois flotté

Étagère en bois flotté

Cette magnifique étagère est notre coup de cœur pour une déco murale nature et originale.

Constituée de trois planches fixées sur deux montants par le principe de l’assemblage à mi-bois, elle se fixe ensuite sur le mur.

Le bois flotté ramassé le long des côtes atlantiques a l’avantage qu’il n’a pas besoin d’être traité, la mer a déjà fait le travail. Il est conseillé de diversifier la variété des bois, des longueurs et des formes pour en faire un objet unique.

 

6. ÉTAGÈRE DE BIBLIOTHÈQUE « VALISE »

Bibliothèque valise - Afrolivresque

Étagère de bibliothèque « valise »

Idée insolite de valise détournée en étagère ou bibliothèque, cette bibliothèque murale atypique et originale est réalisée à l’aide d’un couvercle de valise en carton transformé en étagère d’appoint ou petite bibliothèque. Le couvercle de la valise en carton a été
nettoyé, plié en deux, et renforcée d’un panneau MDF en son milieu, sur toute la longueur. Le couvercle, au relief en motif croco, a ensuite été entièrement repeint avec deux couches de vernis noir.

Les cornières du haut sont maintenues par un tasseau en bois sur toute la longueur, et peintes également au vernis noir ; une toile de jute est encollée sur l’arrière sous forme de bande et des équerres en bois maintiennent l’ensemble. Vous pouvez ajouter un effet déco clouté sur l’avant.

Idéal pour une déco atypique, pour habiller à elle seule un mur, et donne surtout un charme fou à une pièce ! et donne des envies terribles de voyage…

 

7. ÉTAGÈRE « SIÈGE » MURALE

Étagère murale "siège"

Étagère murale « siège »

Autre idée insolite, cette chaise en bois et paillée détournée en étagère pour plusieurs usages possibles, dont le rangement de livres sur l’assise laissée pour moitié à cet effet.
La chaise est découpée, nettoyée et légèrement poncée (pour garder la patine naturelle) et enfin, cirée. L’assise en paille est vernie, les barres vous serviront à accrocher du textile par exemple.
Une ancienne partie de serrure a été fixée en hauteur pour y poser stylos ou marque-pages.
Un bel effet mural est garanti, pour une étagère peu garnie, et pour embellir une pièce.

 

8. LA BIBLIOTHÈQUE ZOOMORPHE

 

bibliothèque zoomorphe - Afrolivresque

Bibliothèque zoomorphe « mouton »

Y aviez-vous déjà pensé ? Ce splendide mouton de compagnie, fabriqué en carton recyclé, est un objet utilitaire très design pour votre intérieur. Résistant, mais léger, ce mouton pourrait être une parfaite addition à un espace enfant. Un beau modèle d’écodesign, en fin de compte…

9. L’ÉCHELLE RECYCLÉE

Bibliothèque échelle - Afrolivresque

Échelle recyclée en bibliothèque

Si vous avez fait l’acquisition d’une nouvelle échelle et que vous ne savez pas encore quoi faire de l’ancienne, nous vous conseillons de la recycler en une étagère originale et franchement pratique. Cette échelle double transformée en bibliothèque tiendra sur deux murs qui auront tout de suite beaucoup de charme.

Succès garanti auprès de vos amis qui en seront jaloux ! Pour une fois, qu’on apprécie d’être en possession d’une échelle hors d’usage…

 

10.LA « BIBLIOVISION »

 

Télévision transformée en bibliothèque - Afrolivresque

Bibliovision ou Télé-bibliothèque

 

Nous vous avons gardé le meilleur pour la fin. Avec cette idée, pour une fois, votre télé pourra rester allumée sans modération, avec notre approbation… Vous pourrez même avoir une télévision dans chaque pièce, les empiler à souhait pour en faire un mur de rangement parfait et autoriser vos enfants à en abuser TV.

Utilisable sans télécommande, ce modèle est une révolution sur le marché !

 

À vos idées, laissez libre cours à votre créativité et envoyez-nous des photos…

 

13 juin 2024 0 Commentaires
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France Le poète James Noël est le président d'honneur de la 41e édition du Marché de la poésie
ActualitéCaraïbesEuropeÉvénementsPoésie

France : Le poète James Noël est le président d’honneur de la 41e édition du Marché de la poésie

par Acèle Nadale 13 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Le poète haïtien James Noël a été désigné président d’honneur de la 41ᵉ édition du Marché de la Poésie, qui se tiendra du 19 au 23 juin 2024 à la Place Saint-Sulpice à Paris. Cet événement littéraire majeur mettra également à l’honneur la Grèce, avec une délégation de dix poètes grecs contemporains.

Né en 1978 à Hinche, en Haïti, James Noël est un artiste aux multiples talents. Poète, acteur, chroniqueur, performeur et revuiste, il a publié une vingtaine d’œuvres. Parmi ses publications les plus notables, on trouve Brexit, suivi de La migration des murs (DIABLE VAUVERT, 19 mars 2020), Le Pyromane adolescent, suivi du Sang visible du vitrier (MEMOIRE D’ENCRIER, 1 juillet 2017), Des Poings chauffés à blanc (Bruno Doucey, 25 octobre 2010) et Belle merveille (ZULMA, 24 août 2017) son premier roman. Ce dernier a remporté le Prix des Caraïbes de l’Association des écrivains de langue française (ADELF).

James Noël a été pensionnaire de la Villa Médicis en 2012-2013 et a également dirigé l’Anthologie de poésie haïtienne contemporaine, qui rassemble les œuvres de 73 poètes haïtiens.

En 2022, il a fait la voix off du documentaire « Basquiat, un Artiste absolu », diffusé sur France 5. Il dirige la revue artistique et littéraire « IntranQu’îllités ». Son engagement pour la poésie et la littérature se manifeste aussi à travers ses collaborations musicales avec des artistes comme James Germain et Wooly Saint-Louis Jean. Depuis novembre 2023, il est en tournée musicale avec le Sextet du pianiste Guillaume Hazebrouck pour un concert poétique inspiré de son recueil « Le Pyromane adolescent ».

C’est donc tout naturellement que les organisateurs de cet événement dédié aux amoureux des vers ont choisi de le nommer président d’honneur de cette 41e édition. Une reconnaissance amplement méritée pour cet ambassadeur de la poésie haïtienne contemporaine !

Créé en 1983, le Marché de la Poésie est devenu le plus grand rassemblement de poésie en France et l’un des plus importants au monde. Pendant 5 jours, il réunit environ 500 éditeurs, revues et acteurs de la scène poétique française et internationale sur la place Saint-Sulpice à Paris. 

Le Marché de la Poésie se veut un acte militant pour défendre le patrimoine littéraire et les « petits éditeurs » indépendants qui font vivre la poésie contemporaine.

Rendez-vous donc du 19 au 23 juin place Saint-Sulpice à Paris pour découvrir ou redécouvrir les œuvres de James Noël et de nombreux autres poètes du monde entier !

13 juin 2024 0 Commentaires
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Cameroun Readers & Translators Week Online (RTWO), une semaine dédiée à la relecture et traduction littéraire
ActualitéAfrique CentraleÉvénementsProfessionnels

Cameroun : Readers & Translators Week Online (RTWO), une semaine dédiée à la relecture et traduction littéraire

par Acèle Nadale 13 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

L’édition 2024 de la « Readers & Translators Week Online » (RTWO) se déroulera 3 au 7 juillet 2024 en ligne. La RTWO est une plateforme unique dédiée aux questions liées à la relecture et à la traduction littéraire. L’événement a pour objectif d’enrichir les compétences des professionnels et des amateurs passionnés de littérature à travers des échanges et des ateliers interactifs.

Le programme de la « Readers & Translators Week Online » réunira des experts du domaine littéraire, notamment des relecteurs et des traducteurs, qui partageront leurs expériences et leurs meilleures pratiques. Pour maximiser l’accessibilité de l’événement, chaque rencontre sera diffusée en direct sur la page Facebook de l‘Association de consulting littéraire (ACOLITT). Les diffusions seront également relayées sur tous les comptes Acolitt des autres réseaux sociaux. La semaine dédiée à la relecture et traduction s’adresse aux éditeurs, traducteurs et écrivains.

L’Association de Consulting Littéraire, abrégée ACOLITT, est une organisation dédiée à la promotion et à la communication littéraire au Cameroun. Elle a été créée par Pauline Ongono, bibliothécaire de formation et passionnée de lecture et d’écriture.

Pour participer à la semaine dédiée à la relecture et la traduction, les intéressés peuvent s’inscrire via les contacts fournis sur l’affiche de l’événement. L’inscription est simple et ouverte à tous, professionnels et non-professionnels. Pour plus d’informations et pour rester à jour sur les dernières nouvelles de l’événement, suivez la page Facebook ACOLITT et les autres comptes de l’association sur les réseaux sociaux.

13 juin 2024 0 Commentaires
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USA : Bookshop.org - Le concurrent d'Amazon qui veut sauvegarder les librairies locales
AmériqueIndustrieProfessionnelsTechnologie

USA : Bookshop.org – Le concurrent d’Amazon qui veut sauvegarder les librairies locales

par La redaction 12 juin 2024
Rédigé par La redaction

L’une est parfaitement connue du public et s’est si bien installée dans notre quotidien qu’il est difficile, à moins de vivre sur une île déserte, de n’en avoir jamais entendu parler. L’autre est bien moins connue, en est quasiment encore à ses débuts et ne vous évoquera sans doute rien de prime abord. Lorsque la naissante entreprise Bookshop.org se heurte au tout-puissant Amazon, se profile à l’horizon un combat à armes inégales dont l’issue peut être tout à fait différente de celle attendue. Toutefois, avant de poursuivre, une petite présentation de ce nouveau concurrent d’Amazon s’impose. 

Qui est ce nouveau concurrent d’Amazon ?

Créée en janvier 2020 en collaboration avec l’American Booksellers Association (Association des libraires américains) et Ingram, le géant américain de la distribution de livres dans tous les formats, la Start-Up Bookshop.org est une librairie en ligne bien particulière. Elle propose un réseau d’affiliation qui permet à terme aux petites librairies indépendantes de survivre, et à d’autres acteurs du livre de gagner de l’argent. Andy Hunter, son fondateur, lui-même éditeur, a pleinement saisi les enjeux de soutenir les librairies locales.

[bctt tweet= »Nous croyons que les librairies sont essentielles à une culture saine – Bookshop.org » username= »Afrolivresque »]

Face aux livres numériques et aux géants tels qu’Amazon, de nombreuses librairies aux États-Unis et ailleurs ont dû mettre la clé sous la porte, faute de fréquentation de clients. Situation bien triste tant pour les libraires que pour les amateurs de livres à qui on ôte ainsi le plaisir de déambuler entre les rayons et de sentir le parfum unique des livres neufs, fraîchement imprimés. Au-delà d’être un lieu de découverte, c’est un lieu de vie que cet éditeur s’est donné pour mission de sauvegarder. 

Nous croyons que les librairies sont essentielles à une culture saine. C’est là où les auteurs peuvent entrer en contact avec les lecteurs, où l’on découvre de nouveaux écrivains, où les enfants développent une passion pour la lecture qui peut durer toute une vie. Elles sont également des points d’ancrage pour nos centres-villes et nos collectivités.

Bookshop.org

Bookshop.org est aussi une entreprise certifiée « B Corp », c’est-à-dire qu’elle possède une certification octroyée aux sociétés commerciales qui intègrent dans leur modèle d’affaire et dans leurs opérations des objectifs sociaux, sociétaux et environnementaux. Pour l’instant, Bookshop.org distribue les livres uniquement aux États-Unis.

Quel est le principe de Bookshop.org ?

Son utilisation est relativement simple, que l’on soit libraire, que l’on souhaite recommander ou simplement acheter des livres. N’importe quelle librairie peut s’inscrire et créer sa boutique virtuelle sur la plateforme. La librairie met ainsi les livres de son stock à la disposition des clients potentiels. Le lecteur en allant sur Bookshop.org a la possibilité d’opter pour une librairie bien précise, celle de son quartier par exemple, ou peut passer une commande de façon libre. La grosse différence avec les boutiques classiques en ligne est que l’ensemble des revenus issus des commandes passées en dehors d’une boutique est transféré à toute la communauté de librairies indépendantes : ces commandes contribuent à un pool de revenus qui sera réparti uniformément entre les librairies indépendantes (même celles qui n’utilisent pas Bookshop).

Le programme d’affiliation, quant à lui, reverse une commission de 10 % sur chaque vente, et donne une contrepartie de 10 % aux librairies indépendantes. Si vous êtes un auteur, un site web ou un magazine, si vous avez une librairie, une organisation qui souhaite recommander des livres, ou même si vous êtes simplement un amateur de livres avec un compte Instagram, vous pouvez vous inscrire pour devenir affilié, créer votre propre boutique et être récompensé pour votre soutien aux librairies indépendantes.

Le boom de ce nouveau concurrent d’Amazon pendant le confinement

La Startup qui en était à ses balbutiements a vu son activité bondir durant la difficile période du confinement. Son principal rival Amazon a dû retarder ses livraisons de livres et la petite entreprise en a grandement profité. Au mois d’avril 2020, elle comptait déjà 450 boutiques et a pu générer près de 150 000 dollars en une seule journée. Ce qui est une somme importante pour une entreprise aussi jeune avec seulement quatre employés à ce moment. Elle a par la suite embauché du personnel en plus et semble être plutôt bien partie pour une belle réussite dans la mesure où de plus en plus de lecteurs et de libraires à travers le monde sollicitent son implantation en Europe et au Canada.

Quelle place est réservée à l’Afrique dans cette alternative à Amazon ?

L’Afrique reste toujours en marge de l’e-commerce en général et de l’industrie du livre en particulier. Le manque criard de librairies locales et d’infrastructures de distribution du livre ne facilitent pas les choses non plus. Même le puissant Amazon a du mal à y implanter sa branche e-commerce, bien qu’il soit installé depuis 2004 en Afrique du Sud avec ses services de cloud computing.

Sur Bookshop.org, qui est aujourd’hui considéré comme un nouveau concurrent d’Amazon sérieux, nous avons trouvé quelques boutiques intéressantes entièrement consacrées à la littérature africaine et afro-descendante telles que Museum of the African Disapora Bookstore,  Culture Type (African American Art), Afrocentric publisher.

Compte tenu de la jeunesse de la population du continent Africain et de la croissance exponentielle de l’utilisation des appareils mobiles dans cette région, la distribution des livres numériques et audio en Afrique serait à prendre en considération par les futurs leaders du marché du livre. 

Connaissez-vous d’autres concurrents d’Amazon que vous souhaitez nous faire découvrir ? Dites-le en commentaire.

12 juin 2024 0 Commentaires
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Comment les clubs de lecture animés par des célébrités influencent le monde des livres
ActualitéAmérique du NordIndustrie

Comment les clubs de lecture animés par des célébrités influencent le monde des livres ?

par Acèle Nadale 11 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Les clubs de lecture animés par des célébrités comme Oprah Winfrey et Reese Witherspoon ont un impact significatif sur l’industrie du livre et les habitudes de lecture. Ces clubs ont plusieurs effets positifs majeurs. Premièrement, ils rendent certains livres extrêmement populaires et font grimper leurs ventes de manière fulgurante. Deuxièmement, ils mettent en avant des livres variés, issus de différents genres littéraires, cultures et horizons. Enfin, ils incitent un large public à lire davantage et rassemblent des lecteurs enthousiastes au sein de communautés dynamiques.

L’Oprah’s Book Club et “l’effet Oprah”

Lancé en 1996, l’Oprah’s Book Club est rapidement devenu un incontournable dans le milieu littéraire international. Ce club de lecture, initié par l’influente animatrice noire américaine de télévision Oprah Winfrey, a profondément influencé les habitudes de lecture de millions de personnes à travers le monde. Son impact sur l’industrie de l’édition a été tout simplement révolutionnaire.

Clubs de lecture - Imbolo Mbue et Oprah Winfrey

Imbolo Mbue et Oprah Winfrey pour l’Oprah’s Book club Source: oprah.com

L’une des contributions les plus marquantes de ce club réside dans son pouvoir quasi magique de transformer des livres en véritables best-sellers planétaires. Chaque ouvrage sélectionné par Oprah est assuré de voir ses ventes exploser de manière exponentielle, atteignant souvent des millions d’exemplaires écoulés. L’un des exemples les plus frappants est sans doute celui du roman La Couleur des Sentiments de Kathryn Stockett, refusé par 45 agents littéraires avant d’être finalement publié en 2009. Après avoir été choisi par Oprah, ce livre est devenu un succès mondial, traduit en plus de 42 langues et vendu à plus de dix millions d’exemplaires. Ce phénomène, communément appelé « l’effet Oprah », a permis à de nombreux auteurs de gagner une reconnaissance planétaire et de voir leurs œuvres traduites dans de multiples langues.

Les livres du book club d’Oprah Winfrey sont sélectionnés personnellement par Oprah Winfrey elle-même. Le processus de sélection est entièrement personnel et subjectif, basé sur les goûts littéraires et les préférences d’Oprah elle-même. À ses débuts en 1996, Oprah choisissait un nouveau livre chaque mois. Elle a ensuite réduit la fréquence pour se concentrer sur des œuvres de littérature classique et d’autres genres comme la non-fiction et les mémoires.

Oprah Winfrey lit elle-même tous les livres potentiels avant de faire son choix final. Elle cherche des livres qui l’ont profondément touchée et qu’elle pense méritent d’être largement lus et discutés. Bien que ses choix aient parfois été critiqués comme trop « sentimentaux », elle a affirmé vouloir sélectionner des livres qui soulèvent d’importantes questions sur la vie humaine et la condition humaine.

Au-delà de son impact commercial, l’Oprah’s Book Club se distingue par sa volonté affirmée de promouvoir la diversité et l’inclusion dans le monde littéraire. Oprah Winfrey, fervente défenseuse de ces valeurs, a mis en lumière des auteurs issus d’horizons ethniques, culturels et littéraires très variés. Des écrivains tels que Imbolo Mbue avec Voici venir les rêveurs, ont ainsi bénéficié d’une visibilité accrue grâce au Book Club.

L’Oprah’s Book Club encourage également de manière active la discussion et l’analyse critique autour des œuvres sélectionnées. Oprah Winfrey organise régulièrement des échanges en ligne et des interviews avec les auteurs. Ce qui enrichit ainsi considérablement l’expérience de lecture et crée une véritable communauté de lecteurs engagés et passionnés.

De nombreuses écoles et bibliothèques ont par ailleurs intégré les livres recommandés par le club dans leurs programmes. Oprah Winfrey a aussi très souvent utilisé sa notoriété pour soutenir des initiatives de promotion de la littératie et des programmes éducatifs à travers le monde.

Oprah Winfrey a véritablement créé une révolution culturelle autour de la lecture. Son club de lecture prouve que la littérature a le pouvoir de changer des vies et de rapprocher les gens par-delà les frontières.

Le « Reese’s Book Club », un phénomène littéraire mondial

Lorsque l’actrice oscarisée Reese Witherspoon a lancé son propre club de lecture en ligne fin 2017, rares étaient ceux qui auraient pu prédire l’impact massif et durable qu’il allait avoir sur l’industrie du livre dans son ensemble. Avec aujourd’hui plus de 2,1 millions d’abonnés sur Instagram, le « Reese’s Book Club » est devenu un véritable phénomène littéraire mondial, propulsant certains livres vers un succès instantané et retentissant.

Ce club de lecture en ligne, qui met en lumière des romans écrits principalement par des femmes, a un impact significatif et direct sur les ventes des livres sélectionnés. Il offre également une visibilité inégalée à leurs autrices, parfois méconnues jusqu’alors du grand public.

Apple Books becomes official audiobook home for Reese's Book Club - AppleChaque mois, Reese Witherspoon sélectionne personnellement un nouveau livre qu’elle recommande chaleureusement à sa communauté de lectrices passionnées. Une véritable frénésie s’empare ensuite du monde littéraire, les livres choisis devenant instantanément des best-sellers. Selon les éditeurs, une sélection par Witherspoon peut faire grimper les ventes d’un livre de 300 à 1000 % en quelques jours seulement. Les réimpressions s’enchaînent alors à un rythme effréné et les autrices, parfois totalement inconnues auparavant, se retrouvent soudainement sous les feux des projecteurs médiatiques.

Le « Reese’s Book Club » joue aussi un rôle clé dans la promotion active de la diversité littéraire. Reese Witherspoon met en effet en avant des autrices issues d’horizons variés et propose un espace de visibilité aux voix longtemps marginalisées dans le paysage éditorial traditionnel. Elle contribue de cette manière à élargir les perspectives et à enrichir considérablement le monde des lettres. Son entreprise Hello Sunshine, spécialisée dans les contenus mettant en scène de fortes femmes inspirantes, acquiert d’ailleurs régulièrement les droits d’adaptation des livres sélectionnés par son Book Club.

Les livres du « Reese’s Book Club » sont sélectionnés personnellement par Reese Witherspoon elle-même selon certains critères. Le processus est entièrement personnel et subjectif, basé sur les goûts littéraires et les préférences de Reese. Elle privilégie les nouveaux auteures et voix émergentes, bien qu’elle puisse aussi sélectionner des œuvres plus établies. Reese Witherspoon lit elle-même tous les livres potentiels avant de faire son choix final. Elle sélectionne généralement un nouveau livre par mois pour son club.

Un partenariat exclusif avec Apple Books

Dernièrement, Apple Books et le Reese’s Book Club de l’actrice Reese Witherspoon ont annoncé un partenariat exclusif pour promouvoir les sélections littéraires du club de lecture sur la plateforme de livres audio d’Apple. Dans le cadre de ce partenariat stratégique, Apple Books deviendra la « maison officielle des livres audio » du Reese’s Book Club. L’application proposera une page dédiée pour mettre en avant les sélections mensuelles, les choix précédents ainsi que des collections thématiques éditorialisées en étroite collaboration avec le club.

Que l’on apprécie ou non les choix littéraires parfois controversés de ces clubs de lecture animés par des célébrités, leur impact massif sur les ventes de livres et la découverte de nouveaux talents ne fait aujourd’hui aucun doute dans l’industrie du livre. 

11 juin 2024 0 Commentaires
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Bénin L'édition 2023 du Prix Écrivains Humanistes remportée par Amadou Sylvia Moussiliatou
ActualitéAfrique de l'OuestÉvénements

Bénin : L’édition 2023 du « Prix Écrivains Humanistes » remportée par Amadou Sylvia Moussiliatou

par Acèle Nadale 11 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

La journaliste et écrivaine béninoise Sylvia Moussiliatou Amadou, vient de décrocher le Prix Écrivains Humanistes 2023 à 27 ans. Cette distinction récompense son texte La colère des bouns, son talent littéraire et aussi son engagement pour les valeurs humanistes. 

Le Prix Écrivains Humanistes est un concours littéraire annuel organisé par l’association Écrivains Humanistes. Son édition 2024 a été lancée le 1ᵉʳ juin dernier à la Bibliothèque Bénin Excellence de Godomey, avec un appel à contributions ouvert jusqu’au 30 juin 2024.

Ce prix récompense des œuvres littéraires (romans, nouvelles, poésies, etc.) qui abordent des thèmes humanistes tels que la paix, la tolérance, le respect des droits humains et la promotion des valeurs universelles. Il s’inscrit dans la philosophie humaniste africaine d’Ubuntu prônée par Nelson Mandela, basée sur l’interdépendance entre les êtres humains et la conscience de l’importance de la communauté. Le lauréat du prix gagne une bourse d’édition de 500 000 FCFA.

11 juin 2024 1 Commenter
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RDC Le Prix de la littérature écologique LitEco 2024 fait des jeunes les ambassadeurs de l'écriture écologique
ActualitéAfrique CentraleÉvénements

RDC : Le Prix de la littérature écologique LitEco 2024 fait des jeunes élèves les ambassadeurs de l’écriture écologique

par Acèle Nadale 10 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Pour sa deuxième édition en 2024, le Prix de la littérature écologique LitEco s’est adressé spécifiquement au jeune public. L’initiative a mobilisé pas moins de 750 élèves issus des 7 établissements du groupe American Academy of Excellence (AAE). 

Les jeunes participants ont créé des œuvres littéraires (poèmes, textes) et des dessins sur des sujets liés à l’environnement tels que la forêt, les jardins scolaires, la pollution, l’agriculture, etc. À l’issue de ce riche processus créatif, 56 lauréats ont été récompensés lors d’une cérémonie festive organisée le 5 juin dernier dans l’enceinte de l’établissement AAE 4 de Kindobo. 39 d’entre eux ont été primés pour leurs textes, tandis que 17 ont été distingués pour leurs talents de dessinateurs. 

L’élève Mushiko Kanzala de AAE 7 a remporté le grand prix grâce à son poème intitulé « La forêt du Congo », qui a donné son nom au recueil anthologique regroupant les productions écrites des participants. La grande gagnante a eu le privilège de se voir offrir la prise en charge intégrale de ses frais de scolarité pour l’année 2024-2025.

Le Prix LitEco est organisé par le site littéraire mbbactu et l’Association pour la Protection de l’Environnement et le Développement Durable (APEDD). Son objectif principal est d’initier et de sensibiliser les jeunes générations aux enjeux écologiques et environnementaux dès le plus jeune âge, à travers l’écriture et la littérature. Il a aussi pour autres objectifs de : 

  • installer et promouvoir une « littérature verte » dans les pays du bassin du fleuve Congo, en vue de sensibiliser les populations locales aux enjeux environnementaux
  • donner une voix aux écrivains afin qu’ils puissent aborder, à travers leurs œuvres, les problématiques écologiques qui touchent la planète
  • encourager les jeunes générations, notamment les élèves, pour les inciter à explorer par l’écriture les thèmes liés à l’écologie et au développement durable

Le Prix de la littérature écologique est ouvert aux ressortissants ou résidents des pays du Bassin du Congo : RD Congo, République du Congo, République Centrafricaine, Cameroun, Guinée Équatoriale et Gabon.

Les gagnants reçoivent des récompenses comme des certificats, des anthologies, du matériel scolaire et pour le grand vainqueur, la prise en charge des frais de scolarité pour l’année suivante.

Lors de la première édition en 2022, cinq lauréats ont été primés et leurs textes ont été publiés dans une anthologie intitulée « Village ravagé ».

10 juin 2024 0 Commentaires
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Madagascar Un concours national de littérature lancé à Madagascar pour sensibiliser sur des sujets sociaux
ActualitéAfriqueProfessionnels

Madagascar : Un concours national de littérature lancé à Madagascar pour sensibiliser sur des sujets sociaux

par Acèle Nadale 10 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

C’est sur sa page Facebook que le Ministère de la Communication et de la Culture (MCC) de Madagascar a annoncé le lancement d’un concours national de littérature dans le cadre de la célébration du mois de la langue malgache.

Ce concours, ouvert aux passionnés de littérature âgés de 15 ans et plus, vise à encourager l’écriture en malgache, qu’il s’agisse de la langue officielle ou des dialectes régionaux. Le concours est aussi un outil pour les auteurs pour sensibiliser et pousser à la réflexion sur des questions sociales importantes de la société grâce à la littérature malgache.

Les deux thèmes principaux de cette édition sont la lutte contre le viol et le planning familial. Le MCC espère ainsi sensibiliser le public et susciter une prise de conscience collective.

Le concours est structuré en trois catégories. La première catégorie est le recueil de poèmes, où les participants doivent soumettre un recueil de 20 à 40 pages. La deuxième catégorie est la nouvelle ou la fiction, avec des œuvres comptant entre 50 et 150 pages. Enfin, la troisième catégorie est le théâtre radiophonique, où les scénarios doivent comporter 20 à 24 pages et inclure un maximum de cinq personnages.

Le règlement et les formulaires d’inscription sont disponibles au Centre Régional de Communication et de Culture sur toute l’île, à la Bibliothèque Nationale d’Anosy et à l’Ambassade de Madagascar à l’étranger pour les Malgaches résidant hors du pays. Les participants ont jusqu’au 1ᵉʳ janvier 2025 pour soumettre leurs textes.

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Compersion- mot de la semaine
Le mot de la semaine

Compersion : Mot de la semaine

par Chrystelle Ngoulou 10 juin 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le mot de la semaine du 10 au 16 juin 2024 est Compersion.

La compersion est un sentiment positif qui consiste à se réjouir sincèrement du bonheur et du plaisir ressentis par un être aimé, même si l’on n’en est pas directement à l’origine.

C’est l’opposé de la jalousie, puisque au lieu d’éprouver de la frustration ou de la colère, la personne compersive éprouve une joie altruiste face au bien-être de son partenaire.

Origines et définition

Le terme « compersion » a été inventé dans les années 1970 par la communauté Kerista en Californie, en combinant les mots « compassion » et « conversion ». Il désigne le large éventail d’émotions, d’attitudes, de pensées et d’actions positives manifestées lorsqu’une personne chère ressent du bonheur ou du plaisir.

La compersion apporte de nombreux avantages sur les plans individuel et relationnel :
– Renforcer la cohésion du couple en favorisant une atmosphère bienveillante
– Contribuer au développement personnel en cultivant la maturité émotionnelle
– Ouvrir son esprit à davantage de bonheur en se libérant des sentiments négatifs

Bien que la compersion soit surtout associée au polyamour, ce sentiment positif n’est pas cantonné à ce cadre.

On peut ressentir de la compersion envers un collègue promu ou un ami réalisant son rêve, par exemple. Cependant, la compersion est particulièrement valorisée dans les relations polyamoureuses consensuelles, où elle permet d’accueillir avec bienveillance les autres relations du/des partenaire(s).

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ActualitéAfrique CentraleVidéos

RDC : Kitabus, la bibliothèque mobile qui rapproche les livres des enfants à Bukavu

par Acèle Nadale 7 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

À Bukavu, ville de l’est de la République démocratique du Congo, une initiative originale vise à promouvoir l’éducation et la lecture auprès des jeunes. Le « Kitabus » est une bibliothèque itinérante qui sillonne les rues de la ville pour rendre les livres accessibles gratuitement aux écoliers.

Ce bibliobus a été lancé par l’Institut français de Bukavu, dans le but de développer l’accès à l’éducation de base et à la culture pour tous les enfants, y compris ceux issus de familles défavorisées. Un bus aménagé en véritable bibliothèque mobile circule ainsi dans les trois communes de la ville, s’arrêtant devant les écoles pour que les élèves puissent emprunter des ouvrages. Cette initiative permet de pallier le manque d’infrastructures culturelles et éducatives dans certains quartiers défavorisés.

Le Kitabus propose un large choix de livres, de bandes dessinées et de magazines pour enfants, soigneusement sélectionnés. Le bus contient plus de 1000 ouvrages, allant des bandes dessinées aux romans, en passant par des livres éducatifs adaptés au programme scolaire congolais. Les élèves peuvent emprunter gratuitement ces documents pour une durée d’un mois, avant de les rapporter lors du prochain passage du bibliobus.

Cette bibliothèque ambulante connaît déjà un vif succès auprès des écoliers bukaviens, ravis de pouvoir découvrir de nouvelles histoires et s’évader grâce aux livres. Les écoles locales et les centres communautaires collaborent activement avec l’Institut Français pour organiser des séances de lecture et des ateliers éducatifs. Les enfants, habitués à lire uniquement des manuels scolaires, sont ravis de pouvoir emprunter des livres variés.

Des activités ludiques et des animations autour de la lecture sont également proposées pour encourager les enfants à s’approprier les livres et à développer leur goût pour la lecture. Les animateurs du Kitabus, formés à la médiation et à l’animation du livre, organisent des jeux et des exercices de lecture pour rendre l’expérience encore plus enrichissante.

Le projet Kitabus s’inscrit dans une démarche plus large visant à lutter contre la fracture éducative à Bukavu.

 

7 juin 2024 0 Commentaires
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Actualité

Appel aux éditeurs : Ouverture des Inscriptions pour le Prix des 5 Continents de la Francophonie 2024-2025

par Acèle Nadale 7 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Créé par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le Prix des 5 Continents de la Francophonie, qui célèbre la diversité culturelle à travers les œuvres de fiction narrative en langue française, ouvre officiellement les inscriptions pour l’édition 2024-2025. Ce prix, destiné à mettre en lumière les talents littéraires francophones, est une occasion unique pour les auteurs et éditeurs de faire rayonner leurs œuvres sur la scène internationale.

Le Prix des 5 Continents de la Francophonie encourage le dialogue interculturel et valoriser la diversité des cultures francophones à travers le monde. Ce prix annuel consacre un ouvrage de fiction écrit et publié en français.

Conditions de Participation au Prix des 5 Continents de la Francophonie

Les ouvrages éligibles pour le Prix des 5 Continents doivent être des romans, récits ou recueils de nouvelles de fiction narrative. Ils doivent être écrits en français et publiés entre le 1ᵉʳ juillet 2023 et le 30 juin 2024 par une maison d’édition francophone ayant un circuit de distribution en librairie. Les textes autoédités, dactylographiés ou photocopiés ne seront pas acceptés. De plus, les candidatures à titre posthume ou les ouvrages préfacés par un membre du jury sont exclus.

Les auteurs ne peuvent pas soumettre directement leurs œuvres ; seuls les éditeurs sont habilités à présenter des candidatures. Chaque éditeur peut proposer jusqu’à deux titres. Les candidatures doivent être soumises via la plateforme en ligne dédiée. Une version PDF de l’ouvrage est requise, et une version epub est appréciée. De plus, dix exemplaires par titre doivent être envoyés par voie postale à l’adresse suivante :

ADARYS (OIF-PRIX DES CINQ CONTINENTS DE LA FRANCOPHONIE)

7 Avenue Ferdinand de Lesseps, 91420 Morangis

Téléphone : (33) 1 58 42 73 80

Email : adarys.adarys@gmail.com

Processus de Sélection et Impact du Prix des 5 continents de la Francophonie

Les ouvrages soumis seront évalués par six comités de lecture répartis dans l’espace francophone. Ces comités sélectionneront dix ouvrages finalistes, dont la liste sera publiée fin décembre 2024. Le jury international, composé d’écrivains et de personnalités littéraires de renom, délibérera en mars 2025 pour déterminer les lauréats. Les résultats seront annoncés lors de la Journée internationale de la Francophonie autour du 20 mars 2025.

Le lauréat du Prix des 5 Continents de la Francophonie recevra une dotation de 15 000 euros. Une mention spéciale, si attribuée, sera dotée de 5 000 euros. En plus de la dotation financière, l’OIF s’engage à promouvoir les ouvrages primés et leurs auteurs jusqu’à l’édition suivante du Prix. Les lauréats deviendront également membres du jury pour l’édition suivante.

Les éditeurs des ouvrages primés s’engagent à mentionner le Prix des 5 Continents de la Francophonie sur les supports promotionnels et à assurer la disponibilité des livres dans leur circuit de distribution. Ils sont également encouragés à faciliter la coédition avec d’autres éditeurs ou à céder les droits pour permettre une édition à coûts réduits dans les pays du Sud de l’espace francophone.

 

Pour plus d’informations sur le Prix des 5 Continents de la Francophonie, aller sur ce site.

Pour soumettre une candidature, c’est par ici. 

 

7 juin 2024 0 Commentaires
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CuisineListes de livres

Faites sensation à votre prochain événement avec ces 8 gâteaux en forme de livre

par Chrystelle Ngoulou 7 juin 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Et si les livres pouvaient non seulement remplir votre esprit d’aventures, mais aussi satisfaire votre gourmandise ? Bienvenue dans le merveilleux univers des gâteaux en forme de livre, où la passion littéraire rencontre la créativité culinaire.

Que vous soyez un bibliophile cherchant à ajouter une touche de fantaisie à votre prochain club de lecture, ou simplement un amateur de gâteaux en quête d’inspiration, ces gâteaux en forme de livre sont faits pour vous enchanter. Ces créations étonnantes sont autant un festin pour les yeux qu’une délectation pour le palais. Vous allez littéralement dévorer ces bouquins.

La bibliothèque enchantée de Malu

     Un gâteau enchanteur pour fêter la première année de la petite Malu. La bibliothèque magique habitée par de petites fées adorables. Chaque détail, des livres colorés aux fleurs délicates, en passant par les petites fées et les champignons, est soigneusement réalisé pour créer une scène fantastique et féerique.

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Le gâteau d’enterrement de vie de jeune fille avec pour thème Jane Austeen

Le gâteau met en avant les lectures favorites de la future jeune mariée, une inconditionnelle de Jane Austen. De superbes détails  avec des lettrages dorés et des motifs baroques. Les bords des pages sont texturés pour ressembler à du papier ancien.

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Le gâteau, livre d’histoires enchantées

 

Un gâteau spectaculaire qui représente une scène de livre d’histoires avec des personnages et des décors tirés de contes pour enfants. La base du gâteau est en forme de livre ouvert, avec des pages détaillées, et les niveaux supérieurs sont décorés de scènes tridimensionnelles vivantes.

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Le gâteau livre Gryffondor

 

Ce gâteau représente un livre de magie, inspiré par de la saga de romans Harry Potter. Il est décoré avec des éléments emblématiques tels qu’un vif d’or et une baguette magique. Le choix parfait pour les fans de l’univers de  J. K. Rowling.

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Le gâteau d’anniversaire de l’amoureuse de livres 

 

Le gâteau comprend plusieurs livres empilés avec des titres personnalisés, un grand chiffre 14 doré pour marquer l’âge, des ballons, des décorations de fête, et une figurine réaliste de de Georgina tenant un livre. De petits objets comme un chat, une tasse de thé, et des papiers complètent l’univers de l’addict aux livres.

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Le gâteau de remise de diplôme

 

Le gâteau représente un livre universitaire de psychologie. Le chapeau de diplômé noir avec une cordelette dorée et le rouleau de diplôme placés sur le livre symbolisent parfaitement la remise de diplôme. Un message de félicitations personnalisé est inscrit sur la base du gâteau.

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Le gâteau pour célébrer la reprise des études

 

Ce gâteau représente une pile de livres scolaires, avec des détails colorés et amusants. Chaque livre est soigneusement décoré pour ressembler à des manuels de classe, et des éléments supplémentaires comme une pomme, un crayon et des bonbons ajoutent à l’effet retour sur les bancs de l’école.

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Le gâteau Afrolivresque

 

Nous avons pensé un gâteau multi-couches pour les amoureux de littérature africaine. Une véritable œuvre d’art qui met en avant des livres avec couvertures à motifs colorés inspirés de tissus africains. Le dessus du gâteau est orné de livres et de fruits tropicaux.

 

7 juin 2024 0 Commentaires
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Allemagne Le festival “Black Writers Book Festival” célèbre la littérature africaine et afro-diasporique du 7 au 9 juin 2024 à Hambourg
ActualitéEuropeÉvénements

Allemagne : Le festival “Black Writers Book Festival” célèbre la littérature africaine et afro-diasporique du 7 au 9 juin 2024 à Hambourg

par Acèle Nadale 6 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Du vendredi 7 juin au dimanche 9 juin 2024, Hambourg accueille le Black Writers Book Festival (Festival du livre des écrivains noirs). Organisé par l’association ARCA e.V., ce festival mettra en lumière les voix et les œuvres des écrivains noirs de la diaspora africaine.

Le Black Writers Book Festival est une belle occasion de découvrir des auteurs talentueux et de s’immerger dans des récits qui reflètent la diversité et la richesse des expériences africaines et afro-diasporiques en Allemagne.

Un festival riche en activités et en rencontres exceptionnelles

Le festival se déroulera sur trois jours et proposera un programme riche et varié. Au-delà des lectures et des discussions, le festival propose une série d’activités interactives, dont des ateliers d’écriture créative, des performances artistiques, des expositions et des sessions de networking. Ces activités sont conçues pour favoriser les échanges et les collaborations entre les participants, qu’ils soient auteurs, lecteurs ou simplement passionnés de littérature.

Le festival aura lieu à Fux eG – Fasiathek, au 3e étage de la Bodenstedtstraße 16, 22765 Hambourg. L’entrée est gratuite, et le festival est ouvert à tous. Il s’adresse à un large public, incluant les amateurs de littérature, les étudiants, les chercheurs, et toute personne intéressée par la culture africaine et afro-diasporique. Les participants auront l’occasion de rencontrer des auteurs, de participer à des discussions enrichissantes et d’assister à des performances artistiques variées.

Parmi les intervenants notables, on retrouve des figures influentes telles qu’Hakim Adi, Gary Younge, Bisrat Negassi, le nigérian Elnathan John, l’angolais Kalaf Epalanga ou la camerounaise Hemley Boum, ainsi que de nombreux auteurs émergents de la diaspora africaine.

L’engagement d’ARCA e.V. pour la diversité et l’inclusion via le Black Writers Book Festival

L’association ARCA e.V., organisatrice du festival, est basée à Hambourg et œuvre pour l’inclusion et l’acceptation des personnes noires, africaines, afro-allemandes et afro-diasporiques. En organisant des événements tels que le Black Writers Book Festival, ARCA e.V. contribue à promouvoir la diversité culturelle et à donner une voix aux communautés africaines et afro-diasporiques. Leur mission est de créer des espaces de dialogue et d’échange qui favorisent une meilleure compréhension et appréciation des cultures africaines.

Le Black Writers Book Festival promet d’être un moment fort de la scène littéraire et culturelle de la ville de Hambourg.

Pour plus d’informations, vous pouvez contacter l’association ARCA e.V. via leur site web ARCA e.V. ou par téléphone au +49 176 620 41795.

6 juin 2024 0 Commentaires
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Le rêve du pêcheur de Hemley Boum, premier lauréat du prix littéraire des Sciences Po
ActualitéAfrique CentraleEurope

France : « Le rêve du pêcheur » de Hemley Boum, premier lauréat du prix littéraire des Sciences Po

par Acèle Nadale 6 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Pour sa première édition, le prix littéraire de Sciences Po a évalué pas moins de 348 romans francophones publiés lors de la rentrée littéraire d’hiver 2024, grâce à un premier jury composé d’anciens élèves membres du club Littérature de l’association.

C’est l’écrivaine Hemley Boum qui a été sacrée lauréate de la toute première édition du prix littéraire des Sciences Po, avec son roman Le rêve du pêcheur, paru en janvier 2024 aux éditions Gallimard.

Hemley Boum est une écrivaine majeure de la littérature camerounaise reconnue pour ses romans qui explorent les réalités sociales et familiales africaines. Née au Cameroun, elle a étudié l’anthropologie avant de poursuivre des études en commerce international à Lille, en France. Elle a ensuite occupé divers postes professionnels au Cameroun, en France et dans d’autres pays africains, lui permettant d’acquérir une vision unique de la société camerounaise et de l’exploitation des ressources locales.

Hemley Boum s’est ensuite tournée vers l’écriture et a publié nombreux romans traduits en plusieurs langues, dont Les Jours viennent et passent (2019) qui lui a valu le Prix Ahmadou-Kourouma en 2020 et le Grand Prix de la littérature d’Afrique Noire, Les Maquisards (2016) récompensé par le Prix du livre engagé de l’association CENE Littéraire et Si d’aimer (2013) qui a reçu le Prix ivoirien de littérature francophone. 

Dans ses romans, elle mêle urbanité, tradition et Histoire à travers des relations familiales et amicales ancrées dans le quotidien. Elle offre un regard authentique et nuancé sur l’Afrique, loin des clichés. 

Le prix littéraire des Sciences Po : Un prix de lecteurs pour « comprendre notre temps »

Lancé cette année par l’Association des anciens élèves de Sciences Po, ce nouveau prix vise à récompenser chaque année un ouvrage de fiction en langue française « permettant de comprendre notre temps ». C’est la communauté même des diplômés qui a été impliquée dans le processus de sélection et de vote.

L’une des grandes originalités de ce prix réside dans son fonctionnement, faisant activement participer la riche communauté des anciens élèves de Sciences Po. Après la présélection de 12 titres par le jury initial, c’est en effet l’ensemble des alumni qui a été invité à voter pour désigner leur roman favori parmi cette liste.

Le livre ayant reçu le plus de suffrages intègre alors directement la liste des 4 finalistes, aux côtés de 3 autres ouvrages retenus par le premier jury. Un deuxième jury présidé par l’écrivaine Jessica Nelson sera ensuite chargé de désigner le lauréat parmi ces 4 romans.

En créant ce prix littéraire, l’association des diplômés souhaite animer sa riche communauté autour d’une réflexion sur le monde contemporain, à travers le prisme de la fiction. Une démarche qui s’inscrit pleinement dans la vision de Sciences Po, où l’expression artistique est considérée comme un moyen privilégié d’appréhender la complexité des enjeux actuels.

Nul doute que cette première édition réussie augure d’un bel avenir pour le prix littéraire des Sciences Po, qui comptera parmi les rendez-vous incontournables du monde des lettres.

6 juin 2024 0 Commentaires
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Le film "Petit Pays" de Gaël Faye désormais disponible sur Netflix France
ActualitéAfrique de l'EstCinémaEurope

Le film « Petit Pays » de Gaël Faye disponible sur Netflix France

par Acèle Nadale 6 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Le long-métrage « Petit Pays », adaptation cinématographique du roman à succès de Gaël Faye, vient d’arriver sur la plateforme de streaming Netflix en France. Ce drame poignant suit le parcours de Gabriel, un jeune garçon franco-rwandais, confronté à la violence du génocide rwandais dans les années 1990 au Burundi.

Le film est réalisé par Eric Barbier et met en vedette Djibril Vancoppenolle dans le rôle de Gabriel, aux côtés de Dayla Niagate, Jean-Paul Rouve et Isabelle Kabano dans les rôles principaux. Alors que les tensions ethniques grandissent dans la région, l’innocence du garçon est brusquement brisée lorsque sa famille est directement touchée par les atrocités du génocide.

« Petit Pays » dépeint avec justesse et sensibilité la façon dont un conflit meurtrier vient bouleverser le quotidien d’un enfant, mettant fin à son innocence. Les performances des acteurs, notamment celle de Vancoppenolle, ont été saluées par la critique.

Les amateurs de cinéma engagé et de drames historiques pourront désormais découvrir ou revoir ce long-métrage bouleversant sur Netflix France.

La bande-annonce du film

6 juin 2024 0 Commentaires
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Allemagne : Scholastique Mukasonga et Percival Everett sur la liste des finalistes du Prix international de littérature 2024
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Allemagne : Scholastique Mukasonga et Percival Everett sur la liste des finalistes du Prix international de littérature 2024

par La redaction 5 juin 2024
Rédigé par La redaction

La liste des finalistes du Prix international de littérature (Internationaler Literaturpreis) 2024 en Allemagne a été dévoilée le 30 mai dernier. Deux auteurs de renom figurent parmi les six titres en lice : l’écrivaine rwandaise Scholastique Mukasonga et l’Américain Percival Everett.

Parmi les 6 titres de la shortlist 2024 de l’Internationaler Literaturpreis : « Kibogos Himmelfahrt » (Kibogo est monté au ciel  aux Éditions Gallimard dans la collection Blanche) de l’autrice rwandaise Scholastique Mukasonga, traduit du français par Jan Schönherr (éditions Claassen, 2024), et « James » de l’écrivain américain Percival Everett, traduit de l’anglais par Nikolaus Stingl (Éditions Carl Hanser, 2024).

Les voix puissantes de Scholastique Mukasonga et Percival Everett

Scholastique Mukasonga est une auteure incontournable de la littérature rwandaise contemporaine. Née en 1956 au sein d’une famille tutsie, elle a connu dès l’enfance les violences du conflit ethnique qui déchirait son pays. Le génocide de 1994 contre les Tutsis a marqué un tournant tragique dans son existence, avec l’assassinat de 37 membres de sa famille. Forcée à l’exil, c’est en Normandie qu’elle s’est reconstruite et a trouvé dans l’écriture un moyen d’affronter les traumatismes.

Avec une plume à la fois poétique et réaliste, Mukasonga explore dans ses romans les blessures de l’Histoire et de la mémoire. Ses œuvres comme « Inyenzi ou les Cafards » ou « Notre-Dame du Nil », saluées par la critique, rendent un vibrant hommage aux victimes du génocide rwandais. À travers son travail littéraire, Scholastique Mukasonga perpétue le devoir de mémoire et donne une voix universelle à la souffrance et à la résilience.

Percival Everett, figure majeure de la littérature afro-américaine, est un écrivain et professeur américain reconnu pour son style satirique et son exploration des questions raciales et identitaires aux États-Unis. Diplômé en philosophie et en littérature, il est actuellement professeur d’anglais et directeur du département de littérature à l’Université de Californie du Sud.

Il est un auteur polyvalent qui navigue entre différents genres littéraires tels que le roman policier, le western, la satire et la fiction philosophique. Son roman « Erasure » (2001), adapté au cinéma en 2023, aborde de manière satirique les clichés auxquels sont confrontés les écrivains noirs dans le milieu de l’édition. Percival Everett revisite avec « James » le canon des classiques américains du XIXe siècle en donnant voix à un personnage marginalisé.

L’Internationaler Literaturpreis : Célébration de la littérature mondiale et de la traduction

la Haus der Kulturen der Welt (Maison des cultures du monde) à Berlin

HKW ou Maison des cultures du monde à Berlin Source : berlin.de

L’Internationaler Literaturpreis (Prix international de littérature) est un prix littéraire allemand décerné par la Haus der Kulturen der Welt (HKW ou Maison des cultures du monde) à Berlin et la Fondation Elementarteilchen (Hambourg). Ce prix récompense des œuvres de fiction contemporaines traduites en allemand. Il est décerné annuellement et honore à la fois l’auteur de l’œuvre originale et son traducteur. 

Le prix est doté de 35 000 euros, dont 20 000 euros pour l’auteur et 15 000 euros pour le traducteur. Les œuvres doivent être des publications récentes et avoir une importance littéraire et culturelle significative. La remise du prix est accompagnée de lectures publiques et de discussions avec les lauréats.

Le Internationaler Literaturpreis – Haus der Kulturen der Welt a récompensé de nombreux auteurs africains et afrodescendants depuis sa création en 2009. En 2011, Teju Cole a été récompensé pour son roman Open City, traduit par Christine Richter-Nilsson, tandis qu’en 2009, Marie NDiaye a reçu le prix pour Trois femmes puissantes, traduit par Claudia Kalscheuer. Mohamed Mbougar Sarr (Sénégal), lauréat en 2023 pour son roman Die geheimste Erinnerung der Menschen (La plus secrète mémoire des hommes), traduit par Holger Fock et Sabine Müller, et Fiston Mwanza Mujila (République Démocratique du Congo), lauréat en 2015 pour son roman Tram 83, traduit par Katharina Meyer et Lena Müller, sont deux auteurs africains récompensés par le Prix international de littérature.

Le jury de l’édition 2024 rassemble des profils variés dont des auteurs, des universitaires, des journalistes, des traducteurs, ce qui montre la diversité culturelle et linguistique promue par le Prix international de littérature. Il est composé de 7 membres :

  • Asal Dardan – Autrice et essayiste iranienne basée à Berlin.
  • Ibou Coulibaly Diop – Universitaire, curateur et enseignant sénégalais, spécialiste des littératures africaines.
  • Khuê Phạm – Journaliste et écrivaine allemande d’origine vietnamienne.
  • Cia Rinne – Poétesse et artiste suédoise multilingue.
  • Beatrice Faßbender – Critique littéraire allemande.
  • Olga Radetzkaja – Traductrice russe-allemande, lauréate du prix en 2021.
  • Deniz Utlu – Écrivain et dramaturge allemand d’origine turque.

Dans le cadre du Prix international de littérature, la HKW ou Maison des cultures du monde organise des groupes de lecture publics autour des œuvres de la shortlist. Ces Lesegruppen permettent aux lecteurs berlinois de découvrir et d’échanger sur les titres en lice avant la remise du prix. Répartis en plusieurs sessions, ces rendez-vous favorisent le dialogue interculturel autour des livres traduits et impliquent le public dans le processus de sélection. Un moyen convivial de promouvoir la littérature mondiale et la traduction littéraire.

 

5 juin 2024 0 Commentaires
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Afreximbank, Chimamanda Ngozi Adichie et Narrative Landscape Press lancent le Prix CANEX de l'édition en Afrique
ActualitéAfrique de l'OuestProfessionnels

Afreximbank, Chimamanda Ngozi Adichie et Narrative Landscape Press lancent le Prix CANEX de l’édition en Afrique doté de 20 000 dollars

par La redaction 4 juin 2024
Rédigé par La redaction

Afreximbank, la Banque africaine d’import-export, a officiellement lancé le Prix CANEX de l’édition en Afrique. Cette initiative est le fruit d’un partenariat entre la CANEX Book Factory et Narrative Landscape Press Limited.

Le Prix CANEX de l’édition en Afrique, doté de 20 000 dollars, vise à promouvoir et à célébrer l’excellence dans l’édition africaine. Le lancement de ce prix marque une étape importante dans le soutien et la valorisation des industries créatives et culturelles en Afrique.

La CANEX Book Factory et l’impact des histoires africaines

La CANEX Book Factory est un programme stratégique sous l’égide de CANEX (Creative Africa Nexus) qui est une initiative financée par Afreximbank. Son objectif est de mettre en valeur la chaîne de valeur du livre africain et d’accroître les capacités dans ce secteur. Le CANEX Book Factory vise aussi à renforcer l’écosystème littéraire africain à travers un éventail d’interventions ciblées, en partenariat avec des acteurs clés du secteur du livre.

Parmi ses composantes clés, on trouve le Prix CANEX de l’édition en Afrique, un atelier d’écriture créative panafricain annuel et une newsletter bimestrielle fournissant des ressources aux écrivains, éditeurs, agents et libraires africains.

CANEX fournit divers instruments de financement et d’autres interventions pour soutenir le commerce et l’investissement dans le secteur créatif africain. Chimamanda Ngozi Adichie, auteure et fervente défenseure des histoires africaines, a souligné l’importance de programmes comme CANEX pour les écrivains africains en herbe, en leur offrant une communauté de soutien.

Nous avons besoin de plus d’histoires africaines parce que les histoires comptent. Les histoires peuvent enlever la dignité, mais elles peuvent aussi la restaurer. Les histoires façonnent la politique et les perceptions.

Le Prix CANEX de l’édition en Afrique

Le Prix CANEX de l’édition en Afrique est un prix annuel décerné à l’éditeur du meilleur livre de fiction ou de non-fiction africain. Ce prix est organisé en partenariat avec la maison d’édition Narrative Landscape Press et la romancière Chimamanda Ngozi Adichie. Le lauréat recevra une récompense de 20 000 dollars lors de la cérémonie de remise des prix du CANEX WKND qui se tiendra à Alger, en Algérie, du 16 au 19 octobre 2024.

La Vice-Présidente exécutive d’Afreximbank, Mme Kanayo Awani
Source : Afreximbank

Mme Kanayo Awani, Vice-présidente exécutive du commerce intra-africain et du développement des exportations à Afreximbank, a déclaré :

Nous sommes ravis d’annoncer le lancement du Prix CANEX de l’édition en Afrique, une initiative pionnière d’Afreximbank visant à promouvoir et à célébrer l’excellence dans l’édition africaine.

Le Prix CANEX de l’édition en Afrique est ouvert aux éditeurs africains qui peuvent soumettre jusqu’à trois livres de fiction ou de non-fiction publiés récemment. Les livres soumis doivent être écrits par des auteurs africains ou de la diaspora africaine. Les soumissions doivent être faites en ligne sur le site web du CANEX Book Factory.

Narrative Landscape Press Limited

Narrative Landscape Press Limited est une maison d’édition indépendante basée à Lagos, au Nigéria, et fondée en juin 2017 par les écrivains Eghosa Imasuen et Anwuli Ojogwu. Elle offre des services d’édition et de logistique d’édition, aidant les auteurs indépendants, les petites maisons d’édition, les universitaires et les organisations à publier leurs livres.

bibliotheque OLUSEGUN OBASANJO

bibliotheque présidentielle OLUSEGUN OBASANJO Source : oopl.org.ng

Narrative Landscape Press gère également la publication de la bibliothèque présidentielle Olusegun Obasanjo et a publié les œuvres d’auteurs renommés comme Chimamanda Ngozi Adichie, Oyinkan Braithwaite et Caleb Azumah Nelson.

Le Prix CANEX de l’édition en Afrique ouvre des perspectives intéressantes pour l’avenir de la littérature africaine. En offrant une vitrine de choix aux talents éditoriaux du continent, cette récompense contribuera certainement à propulser de nouvelles voix sur la scène internationale. L’avenir de l’édition africaine s’annonce prometteur, dynamisé par des initiatives visionnaires telles que celle-ci.

4 juin 2024 2 Commentaires
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Zimbabwe La 2ème édition de la Conférence des éditeurs africains se déroule à Harare
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Zimbabwe : La 2ᵉ édition de la Conférence des éditeurs africains se déroule à Harare

par Acèle Nadale 4 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Du 3 au 4 juin 2024, la capitale zimbabwéenne Harare reçoit la 2ᵉ Conférence des éditeurs africains. Organisée sur deux jours, cette importante réunion régionale a pour thème « Renforcer les capacités de l’industrie de l’édition africaine pour promouvoir l’alphabétisation ». La Conférence est accueillie par l’Organisation régionale africaine de la propriété intellectuelle (ARIPO) et l’Association des éditeurs de livres du Zimbabwe (ZBPA) au siège de l’ARIPO à Harare.

L’événement est organisé avec le soutien du Réseau des éditeurs africains (African Publishers Network – APNET) et de plusieurs partenaires influents comme l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), la Fédération internationale des organismes gérant les droits de reproduction (IFRRO), l’UNESCO, l’Association internationale des éditeurs (IPA) et d’autres.

Plus de 70 participants issus d’une quarantaine de pays sont attendus, ainsi que des officiels et des orateurs des organisations partenaires. Plusieurs personnalités de haut rang honoreront l’événement de leur présence, dont l’invité d’honneur Ziyambi Ziyambi, ministre de la Justice, des Affaires juridiques et parlementaires.

Selon les organisateurs, cette conférence et les activités collaboratives post-événement visent des objectifs ambitieux pour faire progresser l’industrie de l’édition en Afrique. Elle a ainsi pour but de renforcer les capacités des associations d’éditeurs, des maisons d’édition et de l’industrie du livre africaines aux niveaux national et régional. 

La Conférence des éditeurs africains cherche également à consolider le droit d’auteur, les organismes de gestion des droits de reprographie existants et à en créer de nouveaux en Afrique. La promotion des politiques nationales du livre et de la lecture, de l’édition et de la diffusion d’ouvrages en langues africaines sera également au cœur des discussions.

L’événement ambitionne en outre de faire progresser les connaissances des parties prenantes africaines et internationales sur l’industrie de l’édition du continent. Il permet de sensibiliser et de promouvoir des projets pilotes et des innovations en matière de recherche et d’édition pour la croissance du secteur. 

Le plan d’action de la Conférence des éditeurs africains sera actualisé afin d’améliorer l’industrie de l’édition en Afrique. Les participants seront outillés pour mettre en œuvre les connaissances acquises et partager les ressources dans leurs pays respectifs.

4 juin 2024 0 Commentaires
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Sénégal : Prix international de littérature Cheikh Hamidou Kane 2024 revient au togolais Sami Tchak

par Acèle Nadale 4 juin 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Le prestigieux Prix international de littérature Cheikh Hamidou Kane 2024 a été décerné à l’écrivain togolais Sami Tchak pour son livre Mélodie pour une douleur édité par la maison d’édition togolaise Éditions Continents.

Cette reconnaissance, accompagnée d’une récompense de 1,5 million de francs CFA, met en lumière la littérature togolaise sur la scène littéraire internationale.

Quatrième de couverture du roman Mélodie pour une douleur 

 l’écrivain togolais Sami Tchak pour son livre Mélodie pour une douleur Avec Mélodie pour une douleur, roman d’une beauté mélancolique, Sami Tchak nous fait entendre les doux murmures de la vie à travers les douleurs qui l’accompagnent : la maladie, le handicap mental de l’enfant, la vieillesse, les désillusions, la mort… « La littérature sans doute ne peut rien contre l’inexorable de la condition humaine, mais Mélodie pour une douleur nous prouve ici qu’elle peut au moins, par les petites joies du jardin, sauver quelques instants gourmands et précieux, ritournelle du bonheur saisi et enfui. N’aie pas peur de la nuit, car elle a des yeux d’étoiles, nous enseigne Marie. Loin de la désespérance de la réponse trop évidente : on n’a qu’une seule vie, Sami Tchak appelle à la cueillette joyeuse ou comment du désert aride faire renaître, ne fût-ce qu’au soir de la vie, la verdeur du jardin… »

Sami Tchak: un parcours littéraire récompensé

Sami Tchak, de son vrai nom Sadamba Tcha-Koura, est un écrivain togolais né en 1960 à Bowounda, au Togo. Après avoir obtenu une licence de philosophie à l’Université de Lomé en 1983, il a enseigné dans un lycée pendant trois ans avant de s’installer en France en 1986 pour poursuivre des études de sociologie. Il a obtenu son doctorat à l’Université de la Sorbonne en 1993.

Sami Tchak a commencé sa carrière littéraire avec des essais sociologiques, notamment sur la prostitution à Cuba et la sexualité féminine en Afrique. Ses recherches l’ont conduit à passer sept mois à Cuba en 1996, une expérience qui a profondément influencé son écriture.

Au cours de sa carrière, Sami Tchak a été récompensé par plusieurs prix prestigieux. En 2022, il a reçu le Prix Ivoire pour la Littérature Africaine d’Expression Francophone pour son roman Le continent du tout et du presque rien, paru aux éditions JC Lattès. Parmi ses autres distinctions notables, il a obtenu le Grand Prix Littéraire d’Afrique Noire en 2004 pour son roman La fête des masques, publié chez Gallimard. En 2007, il a également été honoré par le Prix Ahmadou Kourouma pour son roman Le paradis des chiots, ce qui montre la diversité de son œuvre littéraire.

Le Prix Cheikh Hamidou Kane

Le Prix international de littérature Cheikh Hamidou Kane, du nom du célèbre écrivain sénégalais, vise à célébrer et à encourager les écrivains africains dont le travail contribue de manière significative à l’enrichissement de la littérature du continent.

Le Prix Cheikh Hamidou Kane est décerné dans le cadre du Festival international de littérature de Dakar, qui s’est déroulé cette année du 29 mai au 1er juin 2024. Ce festival, qui rassemble des auteurs, des critiques littéraires et des passionnés de littérature du monde entier, est un événement majeur pour la promotion de la littérature africaine.

4 juin 2024 0 Commentaires
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Tsundoku- mot de la semaine
Le mot de la semaine

Tsundoku : Mot de la semaine

par Chrystelle Ngoulou 3 juin 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le mot de la semaine du 3 au 9 juin 2024 est Tsundoku.

Le terme « tsundoku » est un mot japonais qui désigne l’acte d’acheter des livres et de les accumuler sans jamais les lire. Il est composé de deux parties : « tsunde » qui signifie empiler des choses, et « oku » qui signifie laisser pour plus tard. C’est une combinaison de « tsunde oku » (empiler pour plus tard) et « doku » (lecture).

Ce phénomène n’est pas uniquement lié à la lecture, mais à une forme de consommation culturelle où l’accumulation prend le pas sur l’utilisation ou la consommation immédiate. Le tsundoku peut être vu à la fois comme une passion pour les livres et une tendance à la procrastination.

Cette pratique n’est pas unique au Japon et peut se retrouver dans différentes cultures sous différentes formes. Le tsundoku peut être vue comme un signe d’amour pour la littérature, mais aussi comme un rappel des limites du temps et de l’énergie dont dispose chaque individu pour se consacrer à ses passions.

3 juin 2024 0 Commentaires
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Mali Succès pour la première édition du Salon du Livre de Bamako 2024 (SALIBA)
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Mali : Succès pour la première édition du Salon du Livre de Bamako 2024 (SALIBA)

par Acèle Nadale 31 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

La ville de Bamako a accueilli la toute première édition du Salon du Livre de Bamako (SALIBA) qui s’est déroulée du 22 au 26 mai 2024 dernier. Sous la thématique évocatrice « La Renaissance », cet événement a réuni les amoureux des livres et les professionnels de l’édition du Mali et de la sous-région.

Le SALIBA a offert une plateforme inédite permettant aux éditeurs, aux libraires, auteurs et amoureux des livres d’exposer leurs œuvres, de rencontrer le public et de débattre des défis auxquels fait face l’industrie du livre au Mali. Les exposants, venus des quatre coins du Mali et au-delà de ses frontières, ont saisi cette opportunité pour mettre en lumière leurs œuvres et partager leurs histoires avec un public avide de découvertes.

Selon Sékou Fofana, Commissaire Général du salon, l’objectif était de donner une visibilité et une lisibilité au livre malien, tant au niveau national qu’international. Malgré des moyens limités, les organisateurs se félicitent du succès de cette première édition.

« Nous avons atteint les objectifs fixés, le public et les médias ont répondu présents », s’est réjoui Sékou Fofana.

Les exposants, qu’ils soient maliens ou étrangers, ont salué cette initiative porteuse d’espoir pour l’industrie du livre africain.

Les exposants appellent à la pérennisation du SALIBA, vu son potentiel pour booster leurs activités commerciales et offrir une meilleure visibilité à leurs publications. Les organisateurs se sont engagés à reconduire l’événement chaque année au mois de mai, en tenant compte des suggestions des participants.

31 mai 2024 0 Commentaires
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Trois Jours de Festivités Littéraires pendant le festival Africa Writes - Exeter 2024
ActualitéEuropeÉvénements

Angleterre : Trois Jours de Festivités Littéraires pendant le festival Africa Writes – Exeter 2024

par Acèle Nadale 31 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Africa Writes – Exeter est un festival littéraire annuel qui célèbre la littérature, la pensée et la culture africaine et de la diaspora africaine. L’édition 2024 se tiendra du 7 au 9 juin à Exeter, en Angleterre.

Africa Writes – Exeter est un festival convivial qui offre l’opportunité de se connecter avec des personnes partageant les mêmes centres d’intérêt, de découvrir de nouvelles voix et d’explorer la riche tradition de la narration africaine. Il est organisé par la Royal African Society et Saseni! en partenariat avec l’Université d’Exeter, la librairie indépendante Bookbag et l’espace créatif Roots Resistance.

Le festival propose sur trois jours des lectures, performances, ateliers, projections de films et discussions dans divers lieux de la ville. Les événements sont gratuits, mais les participants peuvent faire un don pour soutenir le festival.

Voici quelques points forts du programme du festival Africa Writes – Exeter 2024 :
– Le 7 juin à 18h30 à la librairie Bookbag, l’autrice Olumide Popoola présentera son dernier roman « Like Water Like Sea » en conversation avec Pumla Dineo Gqola.
– Le 7 juin à 20h à Bookbag, une soirée « Word and Music Night » avec JJ Bola, Louisa Adjoa Parker, Esmie Jikiemi-Pearson et d’autres artistes, organisée par Roots Resistance.
– Le 8 juin de 10h30 à 12h30 à la bibliothèque d’Exeter, un atelier de création de storyboards pour les 7-12 ans animé par Tomi Adesina et Dinah Salah Al-Din.
– Le samedi 8 juin de 10h30 à 12h30 à la bibliothèque d’Exeter, un atelier interactif permettra aux enfants de 7 à 12 ans de créer leurs propres storyboards, animé par Tomi Adesina et Dinah Salah Al-Din.

Pour plus de détails sur le programme et les activités prévues, vous pouvez consulter le site officiel du festival Africa Writes – Exeter.

31 mai 2024 0 Commentaires
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Sénégal La cité religieuse Taslima se mobilise pour la sauvegarde du patrimoine littéraire traditionnel
ActualitéAfrique de l'OuestSociété

Sénégal : La cité religieuse Taslima se mobilise pour la sauvegarde du patrimoine littéraire traditionnel

par Acèle Nadale 30 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Taslima est une cité religieuse située dans la région de Sédhiou au Sénégal. Elle est dirigée par El Hadj Makhily Diaby Gassama, son khalife général et ancien ministre de la Culture sous la présidence de Léopold Sédar Senghor. La cité s’est lancée dans un vaste projet visant à préserver et à promouvoir les œuvres littéraires issues des traditions orales locales. Cette initiative est portée par El Hadj Makhily Diaby Gassama.

Un projet ambitieux au service des langues nationales

Baptisé « Génétique des textes, des productions du Mandé et d’ailleurs », ce projet se concentre dans un premier temps sur la langue mandingue, largement répandue dans la sous-région. Son objectif principal est de recenser, rassembler et éditer les productions littéraires traditionnelles dans cette langue, qu’elles soient poétiques, satiriques, épistolaires ou morales. 

Les productions culturelles du Mandé englobent une riche tradition musicale et artistique, principalement en Afrique de l’Ouest. Les Mandé, un groupe ethnique et linguistique, sont connus pour leur musique, leurs sculptures et leurs textiles. Les griots, ou jeli, jouent un rôle central en tant que musiciens et historiens.

En préservant ces œuvres, souvent transmises oralement de génération en génération, Taslima entend sauvegarder un pan essentiel de l’identité culturelle sénégalaise et rendre hommage à la créativité intellectuelle des artistes traditionnels. El Hadj Makhily Diaby Gassama a souligné l’importance de transcender les limites imposées par l’Occident et de valoriser les valeurs sociales et culturelles africaines.

Une initiative aux ambitions panafricaines 

Au-delà des frontières du Sénégal et Talisma, cette initiative se veut panafricaine et ambitionne de s’étendre en Gambie, en Guinée-Bissau et en Guinée-Conakry, pour célébrer ainsi la riche diversité linguistique et culturelle de la sous-région ouest-africaine.

Pour El Hadj Makhily Diaby Gassama, militant de longue date pour la promotion des langues nationales dans l’enseignement, ce projet s’inscrit dans une démarche plus large visant à intégrer ces langues dans les programmes éducatifs, de la maternelle à l’université. Une réforme indispensable pour assurer la pérennité de ce patrimoine inestimable.

30 mai 2024 0 Commentaires
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Beata Umubyeyi Mairesse remporte le Prix Essai France Télévisions 2024 pour Le Convoi
ActualitéAfrique CentraleÉvénementsIndustrieLittérature

Beata Umubyeyi Mairesse remporte le Prix Essai France Télévisions 2024 pour « Le Convoi »

par Acèle Nadale 30 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Le Prix France Télévisions a annoncé ses lauréates pour l’année 2024 : Beata Umubyeyi Mairesse pour son essai Le Convoi et Sophie Divry pour son roman Fantastique histoire d’amour.

Le Convoi, publié chez Flammarion, est un récit profondément personnel et historique qui retrace l’opération humanitaire qui a sauvé l’auteure et sa mère lors du génocide des Tutsis au Rwanda en 1994. 

Quatrième de couverture

Beata Umubyeyi Mairesse - Le convoi« Il aura fallu quinze ans de cheminement incertain, une enquête menée aux confins de mémoires étiolées, pour retrouver une image sur laquelle j’espérais figurer, puis pour chercher mes compagnons de fuite. Quinze ans pour m’autoriser enfin à écrire cette histoire. La mienne et à travers elle, car il s’agit bien de me réinscrire dans un collectif, la nôtre, l’histoire des enfants des convois. » Le 18 juin 1994, quelques semaines avant la fin du génocide des Tutsis au Rwanda, Beata Umubyeyi Mairesse, alors adolescente, a eu la vie sauve grâce à un convoi humanitaire suisse. Treize ans après les faits, elle entre en contact avec l’équipe de la BBC qui a filmé et photographié ce convoi. Commence alors une enquête acharnée (entre le Rwanda, le Royaume-Uni, la Suisse, la France, l’Italie et l’Afrique du Sud) pour recomposer les événements auprès des témoins encore vivants : rescapés, humanitaires, journalistes. Le génocide des Tutsis, comme d’autres faits historiques africains, a été principalement raconté au monde à travers des images et des interprétations occidentales, faisant parfois des victimes les figurants de leur propre histoire. Nourri de réflexions sur l’acte de témoigner et la valeur des traces, entre recherche d’archives et écriture de soi, Le convoi est un livre sobre et bouleversant : il offre une contribution essentielle à la réappropriation et à la transmission de cette mémoire collective.

Beata Umubyeyi Mairesse a déclaré que recevoir ce prix populaire de France Télévisions était « quelque chose de très symbolique » pour un livre qui s’adresse aussi aux personnes chargées de raconter les histoires, notamment les journalistes.

Née en 1979 au Rwanda, Beata Umubyeyi Mairesse a survécu au génocide des Tutsis en 1994 avant d’arriver en France. Diplômée en sciences politiques, elle s’est tournée vers l’écriture comme outil de résilience et de transmission de la mémoire.

Le Prix Essai France Télévisions est un prix littéraire annuel décerné par France Télévisions qui récompense un essai paru en langue française au cours de l’année écoulée.

Présidé cette année par Augustin Trapenard et composé de 11 lecteurs sélectionnés, le jury du Prix Essai France Télévisions a salué l’importance et la qualité littéraire de « Le Convoi ».

30 mai 2024 2 Commentaires
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Comment les nouvelles technologies dans le domaine du livre transforment l'industrie : IA, livres audio et autoédition
IndustrieProfessionnelsRégionsTechnologie

Comment les nouvelles technologies dans le domaine du livre transforment l’industrie : IA, livres audio et autoédition

par Acèle Nadale 30 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

L’industrie du livre, longtemps perçue comme une forteresse de tradition, traverse aujourd’hui une transformation radicale. Grâce aux nouvelles technologies dans le domaine du livre et aux attentes changeantes des consommateurs, le paysage de l’édition se réinvente. De l’IA à l’impression numérique, en passant par l’autoédition et les abonnements numériques, les éditeurs explorent de nouvelles voies pour relever les défis et saisir les opportunités du marché.

L’intelligence artificielle au service de l’édition : Une bénédiction ou un cauchemar ?

L’intelligence artificielle (IA) joue un rôle croissant dans l’industrie du livre. Bien que l’idée d’un roman entièrement écrit par une IA semble encore éloignée, les éditeurs utilisent cette nouvelle technologie dans le domaine du livre pour diverses tâches : création de contenu, classification des livres, vérification de plagiat et stratégies de marketing. Par exemple, des algorithmes aident à analyser les manuscrits soumis, à détecter les tendances et à prédire les futurs best-sellers.

Jonathan Karp, PDG de Simon & Schuster, compare l’impact potentiel de l’IA à celui d’Internet. Bien que l’IA ne puisse pas encore écrire un best-seller, elle améliore l’engagement des lecteurs et l’efficacité des campagnes marketing. Les outils basés sur l’IA personnalisent les recommandations de lecture et proposent à chaque lecteur des suggestions adaptées à ses goûts personnels.

Pensez à l’IA comme à un collègue ultra-efficace qui ne dort jamais et possède une mémoire d’éléphant. Toutefois, comme tout outil puissant, elle présente des défis et nécessite une utilisation éthique et responsable.

En plus des nouvelles technologies dans le domaine du livre, cette industrie s’efforce également de répondre à des préoccupations environnementales croissantes.

 

Impression numérique et durabilité : Vers une édition plus verte

La durabilité est devenue une préoccupation majeure pour l’industrie du livre. Les éditeurs et les imprimeurs cherchent des moyens de réduire leur empreinte carbone en adoptant des pratiques plus écologiques.

L’impression numérique est en plein essor et s’impose comme une solution idéale pour gérer les stocks de manière plus flexible et écologique. Fini le temps où les éditeurs devaient imprimer des milliers de copies d’un livre en espérant que toutes se vendraient. Aujourd’hui, grâce à l’impression numérique, ils peuvent imprimer à la demande, réduisant ainsi le gaspillage et les coûts.

De plus en plus de maisons d’édition optent aussi pour des matériaux recyclables et des processus de production respectueux de l’environnement​.

 

Les livres audio et les podcasts : de nouvelles avenues pour les éditeurs

Le podcast "Le Salon du livre"

Le podcast « Le Salon du livre » d’Acèle Nadale, fondatrice d’Afrolivresque

Les livres audio et les podcasts sont devenus des formats populaires. En effet, ces formats offrent une flexibilité que les livres imprimés ne peuvent pas toujours égaler. Vous pouvez écouter un livre tout en faisant du jogging ou en cuisinant.  Les livres audio et les podcasts offrent aux éditeurs de nouvelles façons d’atteindre leur public. Bien que ces formats impliquent des coûts supplémentaires de production et de distribution, leur popularité croissante en fait un investissement rentable.

Les plateformes comme Audible et Spotify montrent comment les livres audio et les podcasts peuvent attirer de larges audiences et diversifier les sources de revenus des éditeurs. Parallèlement à ces avancées écologiques, un autre phénomène bouleverse les traditions de l’édition : l’autoédition.

 

L’essor de l’autoédition grâce aux nouvelles technologies dans le domaine du livre

 

Autrefois, chaque auteur en herbe devait surmonter de nombreux refus avant de voir son œuvre publiée. Aujourd’hui, grâce à l’autoédition, ce parcours du combattant est grandement simplifié. Il est désormais plus facile que jamais pour un écrivain de publier son propre livre sans passer par une maison d’édition traditionnelle.

Qui est l’Algérienne Sarah Rivens, l'auteure qui a vendu sa saga “Captive” à plus de 400 000 exemplaires

Sarah Rivens

Des plateformes comme Amazon Kindle Direct Publishing (KDP) et Wattpad permettent aux auteurs de toucher un public mondial sans quitter le confort de leur canapé. Elles permettent aux auteurs de publier leurs histoires directement en ligne, de recevoir des retours en temps réel et même de signer des contrats avec de grandes maisons d’édition. Cette démocratisation de l’édition ouvre des portes à des voix nouvelles.

Prenons l’exemple de Sarah Rivens, l’algérienne qui a commencé à publier ses histoires sur Wattpad. Ses écrits ont rapidement attiré l’attention d’un large public, et elle a fini par signer un contrat avec une grande maison d’édition. C’est un peu comme passer de star de YouTube à acteur de cinéma à succès, mais sans les paillettes de Hollywood (ou les paparazzis).

 

Défis et opportunités futures pour l’édition

En plus de l’autoédition, les ebooks continuent de remodeler le secteur. Les ebooks ont également transformé l’industrie du livre, mais pas sans créer quelques frictions. Les bibliothèques, par exemple, ont souvent eu des difficultés à obtenir des licences d’ebooks à des prix équitables. Certains éditeurs hésitent encore à rendre leurs livres disponibles en ebooks, facilement disponibles aux bibliothèques, craignant une perte de ventes ou le plagiat. Les défis du numérique s’étendent également aux événements littéraires.

 

Les événements littéraires de demain : vers une hybridation grâce aux nouvelles technologies dans le domaine du livre

 

14ᵉ édition du Salon du Livre d’Abidjan

L’affiche du 14ᵉ édition du Salon du Livre d’Abidjan

Les événements littéraires, comme les salons du livre et les conférences, jouent un rôle important dans l’industrie de l’édition. Avec la pandémie, beaucoup de ces événements sont passés en ligne, et cette tendance semble se maintenir. Ces événements permettent aux éditeurs, auteurs et autres acteurs de partager des idées, de découvrir de nouvelles technologies dans le domaine du livre et d’explorer des opportunités de collaboration​. Les événements virtuels offrent certes la possibilité d’atteindre un public plus large, mais ils n’offrent pas toujours l’interaction humaine qui rend les événements en personne si uniques.​

 

Malgré ces bouleversements, l’avenir de l’édition est prometteur. L’industrie du livre est en pleine transformation. Les éditeurs qui sauront exploiter les nouvelles technologies dans le domaine du livre et répondre aux attentes évolutives du marché seront bien placés pour prospérer. La prochaine fois que vous ouvrez un livre ou écoutez un livre audio, pensez à toutes les innovations qui ont rendu cela possible.

30 mai 2024 0 Commentaires
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Ulrich Talla Wamba : "Il n’est pas normal que nous toujours ayons autant de difficultés à obtenir des données sur l’industrie du livre dans nos pays"
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Ulrich Talla Wamba : « Il n’est pas normal que nous ayons toujours autant de difficultés à obtenir des données sur l’industrie du livre dans nos pays »

par Acèle Nadale 30 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Ulrich Talla Wamba est un professionnel engagé dans la promotion de la littérature jeunesse, des livres et de l’édition, principalement en Afrique, notamment au Cameroun. En tant que directeur général des Éditions Akoma Mba et président de l’Observatoire africain des professionnels de l’édition (OAPE), il travaille sans relâche pour rapprocher les jeunes lecteurs de la littérature. Dans cet entretien, Ulrich Talla Wamba nous partage son parcours, ses ambitions pour l’avenir, et les défis qu’il relève avec détermination pour transformer le secteur de l’édition jeunesse sur le continent africain.

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous engager dans l’édition en Afrique, en particulier dans la littérature jeunesse, sachant que vous avez un background plutôt scientifique ?

Tout d’abord, permettez-moi de vous remercier pour votre invitation. Il est vrai que l’environnement du livre et surtout de la littérature n’a jamais été bien éloigné de moi. En vous écoutant, je me rappelle d’un après-midi au lycée du Manengouba (Cameroun), où j’ai fait mes études secondaires. J’avais été sollicité par le Club Littérature pour rédiger un poème et le déclamer ensuite devant l’assemblée des élèves. C’était une première pour moi, et je pense que le déclic est venu de là. Depuis cette période et durant mon parcours scientifique, entre deux formules mathématiques, je n’hésitais pas à glisser quelques vers par-ci et par là.

L’appétit venant en mangeant, je me suis retrouvé en plein dans les livres, devenant même coanimateur d’une émission littéraire hebdomadaire à la radio de Yaoundé. J’ai eu la chance de rencontrer des personnes formidables comme Jean-Claude Awono (Éditions Ifrikiya), qui m’a pris sous son aile et m’a permis d’évoluer dans le milieu associatif. Par la suite, j’ai décidé de quitter l’informel pour me former dans une école professionnelle. J’ai été admis à l’École supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication de Yaoundé (ESSTIC). Comme une forme de révélation, je me suis enfin retrouvé dans mon environnement préféré. J’ai continué jusqu’à obtenir une Licence en Sciences Physiques, tout en suivant ce qui me plaisait le plus : l’environnement livresque et éditorial. Et puis, voilà…

En tant que directeur général des Éditions Akoma Mba, maison d’édition de littérature jeunesse, vous avez une vision unique sur ce segment. Quelles sont vos principales orientations éditoriales et ambitions pour cette maison d’édition dans les années à venir ?

Je suis arrivé aux Éditions Akoma Mba le 3 janvier 2020, en plein dans la propagation de la crise sanitaire du coronavirus. J’ai été immédiatement confronté à la riche histoire de cette maison d’édition pionnière (depuis 1994), spécialisée dans les livres d’images dans la sous-région. Notre approche a été d’intégrer le numérique dans nos pratiques, méthodes et solutions pour surmonter certaines difficultés immédiates. La priorité a donc été de trouver des solutions efficaces pour permettre un rapprochement plus harmonieux entre le livre jeunesse et son cœur de cible : la jeunesse. Ce ne fut pas une mince affaire : nous avons mis en place plusieurs initiatives ludiques, comme la « Caravane du livre d’images », pour y parvenir.

Toujours dans cette ambition d’atteindre un public jeune toujours plus large, nous avons automatisé la publication de chaque livre en au moins deux langues : le français et l’anglais. Enfin, sur le plan de la découvrabilité, nous avons lancé en 2021 la première édition du Salon international du livre jeunesse et de la bande dessinée de Yaoundé (SALIJEY). Ce fut un peu l’apothéose de la stratégie lancée en 2020. Celle-ci intégrait la valorisation du produit livre jeunesse, le renforcement des contacts avec le public cible, la production de contenus de qualité et, enfin, la communication de nos réalisations à travers des événements majeurs comme le SALIJEY.

En termes d’ambitions pour les années à venir, nous allons célébrer le 30ᵉ anniversaire de la maison d’édition en décembre de cette année, durant notre Salon du livre. Ce sera l’occasion de réunir les fondateurs, les auteurs, les lecteurs et les autres acteurs de la chaîne du livre pour faire un petit bilan et se projeter dans l’avenir. Pour ma part, je pense que nous avons pris la bonne direction en nous tournant tôt vers le numérique, les contenus dématérialisés, l’événementiel, la diversité des auteurs (ce qui renforce la maison d’édition) et l’internationalisation sur le continent africain. C’est cette voie que nous allons suivre pour permettre à la maison d’édition de porter toujours plus haut le standard de l’innovation éditoriale de jeunesse en Afrique.

Le choix des auteurs et des livres publiés est très important dans toute maison d’édition, tout comme la stratégie de distribution. Comment sélectionnez-vous les auteurs et les livres chez les Éditions Akoma Mba, et quels canaux utilisez-vous pour distribuer vos publications ?

La sélection des auteurs est très délicate chez Akoma Mba, car nous publions à compte d’éditeur. Nous exigeons juste des auteurs qu’ils puissent nous apporter des projets complets. Cela nous pousse à avoir de très grandes quantités de manuscrits (plus de 300 par an). Malheureusement, nous ne publierons que les 10 % de ce nombre. Le choix est donc très strict. Nous sommes attentifs à l’originalité ainsi qu’au volet ludoéducatif chez l’enfant. Le lecteur final qui est l’enfant doit être au centre du jeu à chaque fois. Pour sélectionner ou non un projet, on se met à la place de l’enfant et parfois quand on a du mal à se décider sur lequel choisir, on fait venir les enfants. On partage les deux histoires et c’est l’enfant qui choisit. Il participe donc ainsi au processus de sélection et pour nous, c’est l’idéal. Le public des tout-petits est très exigeant contrairement à ce qu’on pourrait penser. Les professionnels de l’édition que nous sommes avons donc intérêt à être attentifs à tous ces détails.

La distribution du livre s’effectue par les moyens classiques (à savoir les librairies professionnelles des principales capitales d’Afrique centrale et de l’ouest), mais aussi en ligne. Depuis 2021, nous avons adapté notre offre à cette réalité. Nous avons des partenaires en Europe et en Afrique qui s’en chargent précisément. De plus, nous sommes fortement présents dans les plus grandes foires du livre et organisons des événements de promotion (dont le Salon, dont je vous faisais part tout à l’heure) pour atteindre un public encore plus large.

Quels leviers mettez-vous en place avec Akoma Mba pour encourager la lecture et l’écriture chez les jeunes générations africaines ?

Le projet « Akoma Mba » a commencé à se dessiner en 1994 justement lors d’un atelier de dessin, d’écriture animé par une écrivaine belge (Marie Wabbes). Depuis, les actions allant dans ce sens ne se sont plus jamais arrêtées. Nous organisons au moins une dizaine d’ateliers chaque année avec les tout-petits (une moyenne de cinquante). L’idée derrière est de susciter le génie qui somnole souvent en eux, et de faire comprendre à l’enfant que c’est possible de le faire, même quand on est encore petit. Durant notre Salon de décembre, on aime bien coller et présenter tous ces travaux originaux des enfants faits au fil des années. C’est tellement merveilleux. Les noms des jeunes auteurs y restent inscrits. On aimerait qu’ils les revoient dans dix ans par exemple, ce serait chouette !

Plus globalement, pour les moins jeunes, nous avons lancé depuis 2022 plusieurs prix internationaux qui récompensent les jeunes plumes du Cameroun et pas que… Par exemple, le Prix international « Kelly Ntep » de la première bande dessinée. C’est un prix d’une valeur de 2.000.000 XAF qui récompense un jeune auteur n’ayant jamais publié auparavant. Un prix similaire est également organisé dans la catégorie « Livre d’images ». Le nom est : « Prix international Marie Wabbes du premier livre d’images ». L’objectif est le même : travailler à construire la prochaine génération des écrivains de jeunesse du Cameroun et du continent africain.

Ayant été moi-même confronté à la difficulté de la publication à mes débuts, j’ai été vite conscient de l’importance de donner la chance aux jeunes auteurs. C’est exactement ce que nous faisons depuis 2020. Nous consacrons obligatoirement 40 % au moins de toutes nos nouveautés aux auteurs jamais publiés par le passé. Nous avons permis déjà à plus d’une vingtaine de primo auteurs à devenir des auteurs de jeunesse et de la bande dessinée. C’est un bon risque à prendre. Chez Akoma Mba, nous le prenons avec joie, car je pense qu’il faut investir sur la jeunesse.

Quels sont les principaux défis et enjeux auxquels le secteur de l’édition jeunesse en Afrique fait face aujourd’hui, et comment comptez-vous y répondre à travers votre travail ?

Le principal défi de l’industrie du livre jeunesse reste celui du financement. C’est un secteur qui demande de très gros investissements. Il est donc difficile sur le moyen terme de le supporter exclusivement sur des fonds propres. C’est d’ailleurs pourquoi, dans de nombreux pays, ce secteur est subventionné. Ce n’est pas encore le cas chez nous ; on espère que l’environnement va s’améliorer plus rapidement. 

Le second défi reste celui de la chaîne du livre en général. Nous sommes heureux de distribuer à l’international, mais si on avait trouvé une solution viable pour distribuer dans tous les recoins du Cameroun (près 30 millions d’habitants), on serait bien heureux. Le secteur dans ce sens reste encore à développer. En interne aussi et durant les espaces de rencontres professionnelles (notamment pendant le SALIJEY), on en parle entre collègues. Je suis certain qu’on trouvera bientôt des alternatives solides, le temps que la chaîne du livre soit mieux structurée dans le pays.

L’Observatoire africain des professionnels de l’édition (OAPE) que vous dirigez a pour mission de contribuer au développement du secteur éditorial africain. Quelles actions sont mises en place par l’OAPE pour remplir sa mission ?

Le projet OAPE nait en 2018 quand j’étais étudiant à l’ESSTIC. J’avais constaté que les données qui étaient utilisées pour nous parler des industries du livre (et de l’édition) en Afrique étaient toutes importées et ne reflétaient pas la réalité du terrain local. Je ne comprenais pas cette situation. L’initiative s’est concrétisée lors d’un déplacement professionnel à Brazzaville. Nous souhaitons apporter des approches (et des solutions) simples et pratiques aux problèmes rencontrés dans la chaîne du livre en Afrique : le premier problème, c’est celui de la donnée. Il n’est pas normal que nous ayons toujours autant de difficultés à obtenir des données sur l’industrie du livre dans nos pays. Nous avons un département en interne qui s’en charge et qui travaille en ce moment sur « la situation du livre audio sur le continent africain en 2024 ». 

L’OAPE met en place plusieurs actions pour contribuer au développement du secteur éditorial africain. Nous organisons des formations et des ateliers pour les professionnels de l’édition afin de renforcer leurs compétences et d’encourager les meilleures pratiques. Nous conduisons des études et des recherches pour identifier les tendances et les besoins du marché, et nous publions des rapports pour informer et guider les acteurs du secteur. Nous facilitons également les rencontres et les collaborations entre éditeurs, auteurs et autres professionnels par le biais de conférences et de forums. Enfin, nous plaidons auprès des gouvernements et des organisations internationales pour obtenir un soutien accru à l’industrie de l’édition en Afrique.

La question de la donnée est consécutive à celle de l’information. Comment est-ce qu’on fait pour être au courant des grandes initiatives / réflexions / actualités autour de l’industrie du livre ? À côté des webzines performants comme le vôtre, nous avons mis en place le tout premier magazine consacré à l’industrie du livre en Afrique et la Caraïbe. Il s’appelle « Publishers & Books » (sur le modèle de Livres Hebdo en France). Il contient des informations en français et en anglais directement et couvre à chaque parution au moins 20 pays. C’est encore peu, mais, pour nous, c’est un début. 

Le deuxième problème majeur que nous avons dans l’industrie du livre en Afrique, c’est le volet « Formation ». Après la première génération d’éditeurs entrepreneurs des années 90, qui ont bénéficié (pour une grande partie) des formations au CAFED en Tunisie, c’est le vide (en dehors de l’ESSTIC au Cameroun qui fait exception). La conséquence, ce sont de multiples ateliers organisés un peu partout à toutes les occasions pour tenter de sauver le problème. Là encore, c’est beaucoup trop ponctuel et le suivi n’y est pas toujours (en plus, les plus jeunes maisons d’édition sont souvent à la traîne).

Pour résoudre ce problème, nous avons lancé l’APSI (Afrrican Publishing Startups Incubator) qui est le tout premier incubateur sur le continent qui va accompagner spécifiquement les jeunes startups de l’édition d’Afrique et de la Caraïbe. Ça ne va se faire seulement en deux jours, mais en deux mois, avec un suivi prolongé sur plusieurs mois après la fin de l’incubation. Cet incubateur est soutenu par plusieurs professionnels du livre (réputés dans le métier) de différents pays d’Afrique et de la Caraïbe qui vont se joindre pour accompagner cette jeune génération. Nous avons sélectionné pour cette première édition, juste 10 candidats sur 23 reçues.

Nous travaillons en ce moment avec d’autres volontaires sur des solutions de diffusion du livre africain sur le continent africain par exemple. Nous construisons et renforçons le networking et les rencontres (ainsi que des collaborations) entre acteurs du livre (de différentes zones géographiques sur le continent). Bref, c’est très ambitieux, mais pas à pas, nous réalisons des évolutions qui sont appréciées par le public et nous espérons aller encore plus loin prochainement. Merci beaucoup pour votre opportunité. Respectueusement.

30 mai 2024 0 Commentaires
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©UNICEF/UNICEF Startup Lab/2024 Les 25 startups sélectionnées pour la cohorte 4 du programme d'accélérateur Startup Lab 2024.
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Ghana : Muna Kalati intègre la cohorte 4 du “Startup Lab” de l’Unicef pour améliorer l’alphabétisation des enfants en Afrique

par La redaction 29 mai 2024
Rédigé par La redaction

Le Startup Lab de l’UNICEF est un programme qui vise à accélérer le développement de startups innovantes ayant un impact positif sur la vie des enfants et des jeunes. Il fournit aux participants :

  • Un mentorat individuel intensif
  • Un accès au réseau de partenaires du système des Nations Unies
  • Un financement pour le prototypage
  • D’autres mécanismes de soutien comme une expertise technique dans des domaines clés (éducation, santé, protection de l’enfance, etc.) apportée par les experts de l’UNICEF.

Sur un pool de plus de 500 candidats, Muna Kalati, une plateforme dédiée à la promotion des livres pour enfants en Afrique, a été sélectionnée pour rejoindre la quatrième cohorte du Startup Lab de l’UNICEF. Ces startups représentent divers secteurs, notamment l’éducation, la santé, l’agritech, la fintech et l’action climatique. L’objectif de Muna Kalati, qui est de fournir un accès à des contenus diversifiés pour les enfants afin d’améliorer les compétences de base en lecture et en écriture, correspond parfaitement aux objectifs du Startup Lab.

Au cœur de la participation de Muna Kalati se trouve sa solution innovante appelée Readopia. Cette plateforme centralisée vise à promouvoir les livres pour enfants africains en rassemblant un vaste catalogue de divers éditeurs africains. Avec des fonctionnalités de recherche avancée, des caractéristiques interactives et une interface conviviale, Readopia cherche à répondre au besoin critique d’une plateforme centralisée dans le paysage littéraire africain. Outre les livres électroniques, Readopia propose également des livres audio et des vidéos d’animation qui permettent aux enfants et aux jeunes adultes de se familiariser avec la culture et l’identité africaines.
Le directeur général de Muna Kalati, Christian Elongue, s’est réjoui de la participation de l’organisation au Startup Lab de l’UNICEF.

« C’est avec joie que nous avons appris que nous avions été sélectionnés pour le Startup Lab de l’UNICEF. C’est une validation de la valeur et de l’intérêt de l’application mobile que nous développons. La participation à ce laboratoire nous aidera à faire des progrès significatifs grâce à la formation technique et au soutien que nous recevrons », a-t-il déclaré.

Au cours des six prochains mois, Muna Kalati a l’intention d’acquérir des connaissances grâce au projet Readopia. La collaboration avec les spécialistes des programmes de l’UNICEF leur permettra d’affiner leur produit et de s’assurer que Readopia répond effectivement aux besoins de son public cible. En outre, l’accès à des possibilités de financement au niveau mondial, notamment au Fonds de capital-risque de l’UNICEF, permettra d’élargir le projet pour atteindre encore plus d’enfants dans toute l’Afrique.

Je m’attends à apprendre les meilleures pratiques en matière de gestion de projet, de développement technologique et de curation de contenu auprès d’experts du secteur, ce qui sera déterminant pour le succès de Readopia. Je suis très enthousiaste à l’idée de collaborer avec l’UNICEF et de tirer parti de leur expertise et de leurs ressources pour créer un changement positif dans les communautés africaines grâce à l’alphabétisation et à l’éducation « ,

a fait remarquer Christian Elongue.

Eno Kwatemaa, responsable de la communication pour Muna Kalati, a également fait part de ses attentes :

Le projet Readopia est une initiative louable qui vise à promouvoir la lecture chez les enfants en Afrique. Avec les conseils et le soutien du Startup Lab de l’UNICEF, je m’attends à ce que ce projet soit mené à bien et qu’il devienne un bien public numérique accessible aux enfants, aux parents et aux professionnels du livre africains.

Le Startup Lab de l’UNICEF offre une série d’avantages aux startups participantes, notamment un financement pour le développement de produits, des opportunités d’investissement au niveau mondial, l’accès à un vaste réseau de partenaires, une accélération pratique des affaires et un accès direct aux ressources et aux experts des programmes du secteur social. Le projet Readopia de Muna Kalati est en passe de répondre à plusieurs objectifs de développement durable, notamment l’éducation de qualité, la réduction des inégalités et les partenariats pour les objectifs.

Le Startup Lab de l’UNICEF, dirigé par l’UNICEF au Ghana et soutenu par la KOICA (Agence coréenne de coopération internationale) et MEST Africa, sert d’espace de cocréation et d’incubateur pour des solutions innovantes en faveur des enfants et des jeunes.

29 mai 2024 0 Commentaires
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Ubiquité- mot de la semaine
Le mot de la semaine

Ubiquité : Mot de la semaine

par Chrystelle Ngoulou 27 mai 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le mot de la semaine du 27 mai au 2 juin 2024 est Ubiquité.

L’ubiquité désigne la faculté d’omniprésence, c’est-à-dire d’exister ou d’être présent en tout lieu à la fois. C’est un attribut divin selon la théologie, permettant à Dieu d’être partout dans l’univers en même temps.

Au sens figuré, on parle d’ubiquité pour évoquer le fait de donner l’impression d’être partout à la fois, par une grande rapidité ou une présence marquée en de nombreux endroits. On utilise aussi cette notion pour qualifier ce qui existe ou peut exister partout, de manière universelle.

Expressions
L’expression « avoir le don d’ubiquité » signifie pouvoir être présent physiquement en plusieurs lieux en même temps. À la forme négative « ne pas avoir le don d’ubiquité », elle sert à exprimer qu’on ne peut pas être partout à la fois, par exagération.

Dans divers domaines comme l’informatique, la biologie ou la géologie, le terme « ubiquité » ou l’adjectif « ubiquitaire » qualifie ce qui est présent partout, omniprésent ou universel.

27 mai 2024 0 Commentaires
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Les 10 Startups dans l'Édition les plus prometteuses en Afrique et dans la Caraïbe sélectionnées par l'African Publishing Startups Incubator
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Les 10 Startups dans l’édition les plus prometteuses en Afrique et dans la Caraïbe sélectionnées par l’African Publishing Startups Incubator

par La redaction 24 mai 2024
Rédigé par La redaction

L’African Publishing Startups Incubator (APSI), dédié à la promotion des jeunes startups dans l’édition en Afrique et dans la Caraïbe, a annoncé les 10 startups sélectionnées pour son programme d’accompagnement 2024. Après un processus de sélection rigoureux, ces pépites de l’édition émergente se sont démarquées parmi 23 candidatures provenant de 11 pays différents.

Les startups élues

Un jury s’est réuni les 19 et 20 mai 2024 pour choisir les startups participantes. Après un examen minutieux, 10 startups dans l’édition ont été retenues pour bénéficier du programme d’incubation de l’APSI en 2024. Ces startups dans l’édition, issues du Togo, d’Haïti, du Burkina Faso, du Cameroun, de la RD Congo et du Bénin, représentent la diversité et le dynamisme de l’édition émergente dans ces régions :

  • Éditions AZUR (Togo)
  • IKILIVRE Éditions (Haïti)
  • Éditions SEDOGO (Burkina Faso)
  • Éditions KANARI (Togo)
  • PLUMICS (Cameroun)
  • RASIN Éditions (Haïti)
  • KITABU Voice (RD Congo)
  • SPIRUPRESSE (Bénin)
  • Éditions REPÉRAGE (Haïti)
  • Éditions ÉVEIL LIVRES (Burkina Faso)

Un tremplin vers la professionnalisation pour les startups dans l’édition

Pour cette première édition, le jury de l’APSI a appliqué des critères stricts afin d’identifier les startups dans l’édition les plus prometteuses. Les critères décisifs incluaient la preuve d’une existence légale, une durée d’activité maximale de trois ans, la capacité à travailler en français ou en anglais, ainsi que la qualité et le caractère innovant du projet éditorial proposé.

Lancé en décembre 2023 lors du Salon international du livre jeunesse et de la bande dessinée de Yaoundé (SALIJEY), l’APSI a pour mission de soutenir les jeunes startups dans l’édition afin qu’elles puissent franchir le cap des cinq premières années d’existence.

Piloté par l’Observatoire Africain des Professionnels de l’Édition (OAPE) et soutenu par des partenaires engagés dans la professionnalisation des industries culturelles et créatives du Sud, l’APSI offre aux startups dans l’édition sélectionnées un accompagnement sur mesure.

Recommandations et perspectives

Le jury a formulé plusieurs recommandations pour les prochaines éditions de l’APSI. Il suggère de créer un programme spécifique pour les maisons d’édition plus anciennes, d’intégrer les startups dans l’édition venant d’autres zones linguistiques africaines, et de trouver des partenaires supplémentaires pour augmenter le nombre de places disponibles.

Nul doute que cette première cuvée de l’APSI marquera un tournant décisif pour ces 10 éditeurs prometteurs.

24 mai 2024 0 Commentaires
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Afrique CentraleLittératureNotes de lectureReviews

Au pays de(s) intégré(s) de Gabriel K. Fonkou ou comment être intègre dans un pays désintégré

par Rosine Dayo 23 mai 2024
Rédigé par Rosine Dayo

Vous êtes hypnotisé, scotché.

Quand il publie un nouveau livre, vous allez immédiatement l’acheter chez le libraire et le lire. Vous savez ce livre si particulier à vos yeux, qui vous plaît plus que tout autre livre. Quand vous l’avez, vous pouvez passer des heures dessus, sans voir le temps qui passe. De qui je parle ? De votre auteur préféré.

Tel est pour moi l’auteur que je m’en vais vous présenter aujourd’hui. Un romancier dont le roman du jour est son second joyau. En 2002, il publia son roman Moi Taximan. Puis en 2010, Au pays de (s) intégré (s). Il s’agit d’un roman de 156 pages paru aux Éditions CLE . L’auteur de cette enrichissante découverte est un professeur d’université aujourd’hui à la retraite. Passionné de littérature orale et plus particulièrement de la littérature orale bamiléké du Cameroun, Gabriel Kuitche Fonkou, avec tact et finesse, réussit à transmettre à ses lecteurs son amour pour la sagesse africaine. Avec lui le lecteur ne s’ennuie pas. Il a le don de vous faire intégrer son univers, de vous transmettre la sensation de vivre l’intrigue et non tout simplement de la lire ou de la subir.

Gabriel K. FonkouL’histoire de Au pays de (s) intégré (s) se déroule dans un pays africain nommé la Mécarénésie. Ce pays est caractérisé par la diversité de culture de ses habitants, mais aussi par une volonté de l’État d’incarner l’image d’un pays des hommes intègres et de prôner le développement de toutes les cultures. Gabriel K. Fonkou décrit la vie d’un jeune et brillant élève qui au début de sa vie se nomme Zal Moundjoa. L’enfant, après son admission au concours d’entrée en classe de 6ᵉ, va rejoindre d’autres jeunes de diverses provenances au Grand lycée de la capitale. Dans cette république des hommes intègres, les personnages vont nous montrer à quel point le nom donné à un enfant peut-être catalyseur ou propulseur de son bonheur et de son destin. En effet, ayant découvert sur son acte de naissance qu’il est fils de son grand-père, il se bat pour retrouver son véritable père et changer son nom. Il portera désormais le nom de Naoussi Tchónet. Par ce changement de nom, il acquiert une nouvelle appartenance culturelle qui durant sa vie va très souvent lui porter malheur. À ses dépens, il va apprendre qu’il vit dans un pays qui récompense non pas le mérite ou la naissance, mais « Le mérite dans la naissance ».

« Moi, c’est mon oncle. Cela fait que n’importe comment j’aurai ma part de bouffe. Le mortier de notre famille est désormais plein de légumes. Nous devons nous empiffrer. Quand hier ce n’était pas nous, nous serrions la ceinture. Quand demain ce ne sera plus nous, nous aurons eu le temps d’engranger, pour nous et pour notre descendance jusqu’à la quatorzième génération ».

Gabriel K. Fonkou peint une société où règnent en maîtres absolus, le népotisme, l’égoïsme, la corruption et la désintégration de personnes dites intégrées.

L’auteur a choisi le langage familier, ce choix lui permettant d’être plus proche de son lecteur, de le toucher et parfois de le choquer pour le faire réagir. Par ce choix, Gabriel Fonkou fait preuve de naturel dans son écriture. Il utilise ce procédé littéraire pour rejeter toutes les formes d’idéalisation de la réalité et pour représenter la société de son temps. Il ne cache pas la vérité sur la société.

On relève également que l’auteur utilise ce langage pour faire rire le lecteur. Ses personnages ont tendance à parler avec des mots et expressions du registre familier pour montrer qu’ils font partie de la classe populaire. Toutefois, il l’utilise avec modération, car le langage familier est un outil littéraire très délicat. Gabriel Fonkou n’en abuse pas et le mélange à un langage soutenu. Faire usage d’un langage familier uniquement enlèverait la beauté du texte et le texte n’aurait non seulement plus de sens, mais sa lecture se verrait plus compliquée.

Alors que l’on croit vivre dans un pays des hommes intègres ayant suivi une éducation qui prône la diversité culturelle, le bon vivre ensemble, l’ouverture, il est stupéfiant de voir ces derniers devenirs des acteurs et promoteurs de la désintégration. L’on se demande alors comment s’intégrer dans un pays qui se désintègre ?

C’est le roman d’une vraie désintégration énonçant un soupçon d’intégration. Le personnage principal illustre un jeune homme qui a su s’intégrer, se désintégrer puis se réintégrer pour demeurer intègre dans tous les milieux où la vie l’a conduit.

C’est fascinant, de voir la manière avec laquelle Gabriel K. Fonkou façonne ses personnages, comment il leur donne la parole, comment il donne le sentiment du réel, du vivant à ceux-ci. Dans la narration de situations pourtant tragiques et révoltantes, l’auteur trouve toujours le mot juste, la sagesse juste pour maintenir de bons sentiments dans le cœur de son lecteur. Quand bien même les épreuves par lesquelles passent les personnages vous donnent des envies de haine, de vengeance et de guerre, l’auteur est là ; et de façon tout à fait subtile, il apaise votre cœur et réussit à faire apparaître sur votre visage un sourire, pour vous rappeler l’essence de la lecture qui est avant tout de divertir, de procurer un sentiment de bien-être, le beau.

Au pays dé (s) intégré (s). C’est sur ce jeu de mots et de sens que le lecteur entame l’aventure. Des intègres aux désintégrés, la problématique de l’intégrité se pose. Au pays des intégrés, qui est celui-là que l’on intègre ? Qui est celui-là que l’on désintègre ? Comment être intègre dans un pays désintégré ? Jusqu’où ira la désintégration ?

C’est avec un réel plaisir que j’ai lu ce roman de Gabriel Fonkou et c’est avec ce même sentiment que je vous le recommande vivement.

23 mai 2024 0 Commentaires
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By the Rivers of Babylon de Kei Miller
Amérique du NordLittératureNotes de lectureReviews

« By the Rivers of Babylon » de Kei Miller : plaidoyer pour le rastafarisme…

par Charles Gueboguo 23 mai 2024
Rédigé par Charles Gueboguo

Le roman By the Rivers of Babylon de Kei Miller est traduit de l’anglais (Jamaïque) par Nathalie Carré et publié aux éditions Zulma, 2017. (ISBN : 978-2-84304-800-5, 291 pages).
Le roman a été en 2017, lauréat du Prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-Monde et du OCM Bocas Prize for Caribbean Literature. En 2018, il gagne le Prix Les Afriques décerné par la Cène Litteraire.

Kei Miller

Yekrik ! Yekrak ! Yekrik ! Yekrak ! A 17°59’0’’ Nord et 76°47’00’’ Ouest, entre ciel et terre. Quelque part au milieu. Flotte une voix. L’entendez-vous en dessous ? C’est dans les Caraïbes. Et cette voix n’est pas celle de la Vieillesse Ma Taffy.

On reprend : Il était une fois… A 17°59’0’’ Nord et 76°47’00’’ Ouest. C’est le 11 août 1982. En dessous. Kingston. La capitale jamaïcaine se trouvant précisément à une latitude de 17°59’56’’ au Nord et une longitude de 76° 47’52’’ à l’Ouest. Quelque part au milieu, coincé entre deux collines dont l’une porte balafre, c’est Augustown.

C’est à partir de ce point précis là que Kei Miller nous fait passer l’écho des histoires des tites-gens, « une histoire comme plein d’autres dans cette foutue île de Jamaïque ». Juste une histoire d’un « homme qui lutte et que ce maudit pays a décidé de mettre à terre ». Alexander Bedward, « un homme qu’essaie d’accomplir quelque chose de grand, qu’essaie d’aller plus haut que ce qu’on aurait cru un homme comme lui capable d’atteindre ». Pour les rastafaris, il est considéré comme leur premier prophète.

[bctt tweet= »Dépasser la problématique des invisibilités des minorités dont on parle majoritairement » username= »Afrolivresque »]

Certes, la voix que vous entendez est bien celle d’un homme – ou peut-être d’une femme. Invisible. Toutefois, le projet assumé de Kei Miller est de dépasser la problématique des invisibilités des catégories dites minoritaires dont on parle majoritairement : l’homme noir invisibilisé en Amérique du Nord, Ralph Ellison ou encore James Baldwin. La femme noire, bell hooks ou encore Calixthe Beyala. La femme métisse, Sylvie Kandé ou la femme tout court, Simone de Beauvoir et vous complétez la liste.

Une minorité dans la minorité

L’auteur a fait l’option de faire un zoom sur un petit groupe. Une minorité dans la minorité dont les « histoires n’ont jamais été couchées sur le papier et qui survivent dans les coins les plus reculés de la mémoire des gens ». Les rastas. Autrement dit, By the rivers of Babylon suggère clairement son ambition qui n’est pas portée vers quelque universel fédérateur des gens-d’en-bas en premier chef. La narration vise plutôt à parler universellement des rastafaris, ces « gens qui existent comme vous et moi ». De leurs mythes fondateurs dont les « histoires se passent la balle au bond et se répondent dans les jeux des échos » des choses tues. Il s’agit donc de la Genèse d’un pan de ce mouvement telle que vue par la littérature jamaïcaine. Après qu’elle a été proclamée par de nombreux poètes et chantres du rastafarisme.

 

Mais puisqu’il est question de genèse, la géolocalisation qui ouvre le récit dans ce roman de Miller est stratégique. Elle cristallise le point focal du récit, en s’assurant qu’il vous parvienne, que vous croyez en l’histoire qui va suivre ou non. Il ne s’agira donc pas de discourir seulement sur la Jamaïque, mais de le faire à partir d’Augustown. Parce que c’est de là qu’est monté cette figure poteau-mitante, le prophète volant, au sein d’un groupe précisé qui deviendra connu par la suite comme les rastafari : des « gens… que vous n’avez jamais envisagé de prendre en considération ». Il est venu le temps de parler de Bedward, souffle le poète Kamau Brathwaite à Kei Miller.

Les échos des voix tues et non-tues

Pour le besoin de leur cause. Kei Miller s’exécute. Offre ici une brillante narration empreinte d’un lyrisme fraicheur-parlée des tites-gens. Le récit si poétique, et à la fois si simple, qu’il s’impose comme l’esthétique de la simplicité-complexe. La simplicité-complexe à ceci de particulier que l’explicite du propos narratif n’invite pas à une autre interprétation que celle que la narration leur convie. L’implicite que le lecteur voudrait en déduire pourrait être relégué à une sorte de non-signification. Puisque l’histoire parle pour elle-même et par elle-même, et révèle sa propre signification au fur et à mesure qu’elle se déploie. Quelque portée allégorique serait superflue.

La narration, qui est ainsi présentée de manière simple, est parsemée d’indices le long du texte. Les voix que l’auteur fait vocaliser comme des miroirs se réfléchissant sont simples. Toutefois, elles deviennent la quintessence d’une foultitude de voix synchrones qui forme le socle d’un peuple, d’un petit groupe. Ce sont en vrac les échos des voix tues et non tues qui se relaient et se répondent. Les voix officielles, ennuyeuses, et les voix officieuses, portées par une conviction forte : « un pauvre noir va monter dans les cieux, au-dessus de Babylone…Z’êtes tous prêts ? »

Une poétique simplifiée-complexe

La finesse de l’écriture de Kei Miller, fidèle à cette poétique simplifiée-complexe, réside dans le fait que les hors-textes de sa narration sont partis de l’in-texte. Et les voies officieuses et officielles sont entendues avec, non sans surprise, une prédominance pour les voix de ces tites-gens : Ma Taffy, Bedward, Miss G., Soft-Paw, Norah, ou Sister Liz qui n’est pas du « genre bouche-cancan ». Entre la version officielle et les rastafaris, il y a les dreadlocks. Ces chaînes qui rattachent à la terre, permettant d’avoir une colonne vertébrale.

Toutefois, au-delà de la simple chevelure-dressée-crinière-de-lion, ressort le besoin pour l’agent rastafari de croire en quelque chose pour se tenir droit, avec la possibilité de s’élever quand viendrait l’autoclapse. La possibilité de faire une ascension pour flotter au-dessus de Babylone qui « ne respecte rien de nos vœux à nous, les rastafaris. Qu’elle veut nous voler not’ puissance comme Samson et Dalila ».

La thématique du flottement ou tout au moins de la possibilité du rastafari de voler sera la colonne vertébrale du récit. Il n’est ni symbolique, ni allégorique. Sa réelle suggestion, entrevoir que « peut-être est-il temps que vous vous ouvriez à ces histoires, que vous leur accordiez crédit ainsi qu’à ceux qui les racontent ».

Donner la voix à tous les discours

Ceux qui les racontent. Kei Miller. À travers ses prolongements, Ma Taffy, qui nous renseigne sur le fait que l’histoire de Bedward c’est celle « d’un pauvre noir [qui] va monter dans les cieux, au-dessus de Babylone ». Et la logique défendant cette rationalité est retrouvée dans la bouche du prêcheur volant lui-même : « … Pasque nos ti-moun meurent d’être nés tout en bas ». C’est pourquoi il demeure fondamental pour le socle du groupe rastafari soit pérenne que « chaque tite-marmaye à Augustown devrait la connaître, l’histoire du prêcheur volant ». Il fait partie de ces hommes d’Augustown qui, « partis du plancher des vaches, ont commencé à s’élever, plus haut, encore plus haut, jusqu’à flotter dans les airs ». Gina. La voix. « Elle pense, elle flotte. Elle tombe ».

 

Dans cet espace offert pour donner la voix à tous les discours, le récit ne perd pas de sa dimension historique, tout en gardant son esthétisme simplifié-complexe. L’histoire réelle du rastafarisme telle qu’élaborée par G. G. Maragh, ou les éléments de l’idéologie panafricaniste de Marcus Garvey, sont parties de l’in-texte pour mieux ressortir la philosophie bedwardienne : « vaut mieux mourir debout que de vivre toute sa vie à genoux, à se coucher devant les Babylones qui passent leur temps à te piétiner ».

Dans l’esthétique de la simplicité-complexe, il n’y a également pas d’espace pour un coup de théâtre ou un effet de surprise dans le déroulé de la narration. La raison : l’histoire réelle qui est portée par le récit s’est déjà chargée elle-même de surprises et de complexité. C’est pourquoi on chute comme naturellement sur la « grande question philosophique… si un homme s’envole en Jamaïque et que seuls les pauvres l’ont vu voler, alors, a-t-il volé ? »

À travers ce troisième roman, Kei Miller confirme qu’il a dans ses ressources la qualité d’un grand écrivain qui est celle de parvenir à raconter la même histoire dans différents livres. Ahmadou Kourouma, entre autres, l’a fait, comme l’a démontré le comparatiste J. F. Ekoungoun.

 

23 mai 2024 0 Commentaires
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Francis Beidi interview
Afrique CentraleInterviews

Francis Beidi : « En plus de rendre visible le réel, il faut ouvrir un boulevard à la conviction »

par La redaction 22 mai 2024
Rédigé par La redaction

La littérature et la peinture se rejoignent, seul leur « mode d’encodage » les diffère, selon l’auteur camerounais Francis Beidi. Dans son œuvre, la réflexion en chair et en os ne se limite pas au papier, peint ou écrit, elle est tout autant dépositaire d’une conviction. Par-delà, l’auteur Francis Beidi se considère auteur dégagé, qui rend visible le réel et passe à l’action, aussi vigilante que celle du mot et de son argument. Ce samedi 17 février, l’auteur Francis Beidi présentera pour la première fois sa littérature en Allemagne, lors d’une discussion au « Werkstatt der Kulturen » de Berlin.

À l’origine, qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ?

C’est juste un bout de papier avec quelques lignes, un bout de texte, qui m’a poussé à écrire comme on pousse quelqu’un à prendre ses responsabilités, comme on pousse un parachutiste hors de l’avion. Écrire pour dire en tant que messager, écrire pour me prononcer en tant qu’acteur d’un monde, de notre monde, voilà ce qui m’est venu de ce bout de papier. Sur ce bout de papier, était inscrit entre autres : « écrire, c’est s’exprimer sans être interrompu ». Je ne sais pas qui est l’auteur de cette pensée…

Vous avez publié, à ce jour, plus de dix livres. Qu’est-ce qui, dans votre cas, inspire le travail d’un nouveau livre ?

J’ai toujours l’impression que je m’inscris dans une continuité, dans la continuité de quelque chose dont j’ignore le début réel et la fin probable. Quand on se retrouve à écrire trois à quatre livres simultanément pour quatre à six ans de travail, ce n’est pas évident de trouver « LA » chose qui nous inspire. Toutefois, je crois que mon instabilité physique est pour beaucoup dans mes inspirations (sourire). J’observe beaucoup les femmes et les hommes politiques ! (rire)

Vous êtes également peintre. Qu’est-ce qui, selon vous, est spécifique à cet autre exercice artistique, par rapport à l’écriture d’un roman ?

Un tableau de peinture pour moi, c’est tout aussi un roman…, à la seule différence que le mode d’encodage de l’information n’est pas le même. La spécificité de la peinture artistique, à mon sens, réside dans son caractère graphique et colorimétrique, porté par la géométrie mystique du magnétisme des formes ; de la sculpture sur un plan en quelque sorte.

L’univers d’expression étant celui du tout-en-un, l’impact visuel est direct. La peinture permet de stimuler l’imaginaire, en toute liberté, l’observant se laissant happer par l’observer qui se donne vie en fonction de l’énergie mentale du regardant. Elle peut être, comme en arrière-plan, le catalyseur d’une méditation, et avoir pour effet une thérapie personnelle.

Dans l’écriture d’un roman, je vois plus le souci de permettre la compréhension de certaines choses, rassemblées sur le dos de la terre et assemblées dans le ventre du ciel, par un individu censé avoir les pieds sur terre et la tête dans les nuages. La projection de soi dans le temps et dans l’espace total, selon la thématique ou les thématiques développées dans le roman.

D’ailleurs, je m’amuse parfois à traduire mes romans en tableau et mes tableaux en roman !

Dans vos livres, tels que le recueil de poèmes Le noir du soleil, le roman Africa 2.1 Arnaque, et le livre Humanité Solide – Introduction à l’Humanitude – une méditation sur la condition humaine, les sujets récurrents sont les valeurs de cultures africaines et le souci de leur préservation face à la dominance de l’Occident. 

En quoi, selon vous, ces valeurs sont-elles humanistes ? Comment peuvent-elles conseiller l’angoisse de citoyens occidentaux face à la solitude et le travail rémunéré instable ? Et comment ressentez-vous le souci de leur préservation au quotidien ?

L’Afrique offre au monde entier un bouquet de cultures qui convergent vers un point unique à savoir que l’ « homme, c’est autrui », porté par le principe du tiers inclus. Par conséquent, la présence de l’autre et la prise en compte des lois de la nature sont non négociables pour un Africain digne, celui qui a rejeté la colonisation et son lot d’aberrations.

L’occident n’est pas dominant par la charité ou la gestion harmonieuse de l’environnement, ou par l’humanitude. Il est dominant par l’agression, par la barbarie, par les guerres qu’il organise et entretient, par la mort qu’il inflige aux autres peuples. Ce n’est pas du hasard si son économie repose principalement sur la vente des armes de guerre, soutenue par une propagande journalistique mensongère extrêmement dévastatrice…

Les valeurs basées sur l’ordre de l’univers sont les seules valables pour une humanité pérenne. Et l’Afrique profonde porte très bien ces valeurs et est bien placée pour donner des leçons au reste du monde, en ce qui concerne ces valeurs, sans exagération…

L’angoisse des pays occidentaux est du fait de la mécanisation de la vie humaine et de l’hypocrisie. Le système éducatif occidental qui fait de l’enfant un roi qui devient enfant dès l’âge de 18, seul face à la police et aux obligations sans soutien des parents dépouillés volontairement de toute autorité par le système, est la principale cause des angoisses et des dépressions qui poussent finalement au suicide. Je crois que l’Afrique, à ce niveau également, a encore beaucoup de leçons de vie à donner au reste du monde. Le souci de préserver ces valeurs humaines reste donc très profond.

Vous êtes également éditeur de la maison d’édition « Auteurs Plusieurs ». Toutefois, vous préférez être présenté comme auteur, pouvez-vous expliquer cela ?

Je suis auteur de la maison d’édition « Auteurs Pluriels ». La maison d’édition AP appartient à l’association ALISÉ (Association des Acteurs du Livre et du Spectacle pour l’Éducation) basé à Yaoundé au Cameroun. Je n’en suis pas le propriétaire.

Sans vouloir causer une gêne, une seule question sur votre maison d’édition : comment avez-vous ressenti la nécessité de cette maison d’édition ?

Vous ne causez aucune gêne (rire) ! Je redis simplement que je suis un des nombreux écrivains à publier aux éditions Auteurs Pluriels. Même si j’ai été aux premières loges de leur fondation, je ne me présente pas comme éditeur.

 Vous vous considérez comme auteur dégagé, entendez-vous par là que vous rendez le réel visible et ne cherchez point à convaincre ?

Comme auteur dégagé, entendez mon détachement au groupe des auteurs dits engagés. Pour ma part, je ne m’inscris pas dans le sillage des auteurs de la soi-disant indépendance de l’Afrique qui versent dans l’autoflagellation et l’auto-négation. Je ne suis pas de ceux qui s’égosillent à chasser les mouches sur la poubelle, mais de ceux qui enlèvent la poubelle, même si cela a pour conséquence de m’attirer les foudres des poseurs de poubelles…

En plus de rendre visible le réel, il faut ouvrir un boulevard à la conviction. Et c’est là qu’intervient l’argumentaire par le tissage de la toile livresque.

 Africa 2.1 Arnaque témoigne d’une recherche profonde, entre autres, sur la Seconde Guerre mondiale et le sort des soldats africains qui ont combattu pour la France. Quel rôle la recherche a-t-elle pour vos œuvres ?

La fiction s’inspirant de la réalité, la recherche est primordiale pour mes œuvres. Si je dois traduire un ressenti d’un événement qui m’interpelle, je dois impérativement, après le jet artistique primaire émanent de mon subconscient émotif, revenir à la réalité matérielle, historique et présente pour alchimiser.

L’ensemble des informations suivant ma personnalité (mon style). C’est donc au terme d’une activité intellectuelle complète sous-tendue par la poétique des choses que je mets le résultat de mon travail à la disposition du public…

Quel est le message que vous souhaitez envoyer à ceux qui vous lisent ?

Que le savoir circule, pour un bien-être commun. Un livre vit tant qu’il est ouvert entre des mains d’Hommes. Lisez et faites lire… C’est le message que je souhaite envoyer à ceux qui me lisent.

Deutsche Version

 

Propos recueillis par Arlette-Louise Ndakoze

22 mai 2024 0 Commentaires
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AfriqueNotes de lecture

« Aux États-Unis d’Afrique » d’Abdourahman Waberi: la traversée poétique et à contre-courant du déracinement

par Michèle Nougoum 22 mai 2024
Rédigé par Michèle Nougoum

Le livre d’Abdourahman Waberi, publié aux éditions Actes Sud (30 avril 2008) et réédité chez Zulma en avril 2017 au format poche, est une subtile et délicate traversée de 176 pages aux confins des inégalités, des préjugés, du déracinement, et de la quête identitaire.

Vif, poétique et souvent sarcastique, ce portrait d’une Afrique glorieuse et prospère est une merveilleuse critique, à la fois ingénieuse et retentissante, des rapports entre l’Afrique et l’Occident.

Comme le résume si bien l’auteur dans un entretien accordé au journal Le soir : « Rien de plus jouissif qu’un renversement de la situation géopolitique. Rien de plus jouissif qu’un grand rire nègre ou rabelaisien pour dire le monde tel qu’il boite. »

« L’homme d’Afrique s’est senti, très vite, sûr de lui. Il s’est vu sur cette terre comme un être supérieur, inégalable parce que séparé des autres peuples et des autres races par une vastitude sans bornes. Il a mis sur pied une échelle de valeurs où son trône est au sommet. Les autres, les indigènes, les barbares, les primitifs, les païens, presque toujours blancs, sont ravalés au rang de parias. » (p. 52).

Dès les premières pages du roman, le ton est donné. Il ne s’agit pas de décrire une Afrique illustre, fière, accueillante et ouverte. L’Afrique décrite n’est pas un idéal d’Afrique, le rêve d’un continent mythique souvent inconsciemment influencé par un certain orientalisme, mais bien le miroir de l’Occident. Cette entité géopolitique est riche et dynamique, avec sa « bourse online de Lumumba Street » (p. 14), ses « golden-boys » (p.14), ses prestigieuses universités, son hégémonie économique et culturelle. Mais elle s’avère aussi peu enviable sur le plan social, notamment à l’endroit des migrants « euraméricains », par peur du « péril blanc » et de tous ceux qui « introduisent le tiers-monde directement dans l’anus des États-Unis d’Afrique. » (p.18)

Un récit fictif à l’humour incisif

Abdourahman Waberi - Aux États-Unis d’AfriqueLes amateurs d’Histoire africaine qui espéreraient trouver leur compte dans ce livre seront déçus. Aux États-Unis d’Afrique est davantage un exceptionnel récit fictif à l’humour incisif, qu’historique. Il y est bien fait mention de moments et personnages historiques clés, comme « Soundiata Keïta qui, lui aussi, est resté dans les almanachs et les mémoires pour ses largesses sans bornes » (p. 29). Néanmoins, Abdourahman Waberi prend aussi un malin plaisir à jouer avec la vérité, mais surtout nos propres représentations historiques. En témoigne le passage sur « l’actuel président [Des États-Unis d’Afrique] Nelson Mandela et son vice-président Areski Babel, l’un et l’autre tout juste remarquables pour leurs chemises chatoyantes, dessinées par le couturier Pathé Ndiaye lui-même. » (p. 28-29) ; ou encore la manière dont l’auteur revisite l’histoire de tableaux occidentaux célèbres comme L’origine du monde, attribué non plus au français Gustave Courbet, mais à l’africain Gustavio Mbembe.

La jonction entre le privé et le politique

Plus important, Aux États-Unis d’Afrique est une mise en pratique de la conception de l’art et de la littérature d’Abdourahman Waberi, décrite comme « la jonction entre le privé et politique, entre l’histoire individuelle et la grande histoire » (p149). Celle « qu’aucune analyse politique, aussi « juste » soit-elle, ne peut rendre compte du millième » (149). Le livre est en effet une succession de paragraphes alternés entre la description de cette société africaine éclatante et orgueilleuse, et le récit intimiste de la vie de Maya, l’héroïne blanche exilée dans cette terre qui ne l’a pas vu naître, mais où elle a pourtant grandi. « Tu es et tu restes une exilée, une exilée à la racine qui plus est » (p. 156), insistera l’auteur jusqu’à la fin.

L’errance qui n’est pas perdition

Le personnage principal de Malaïka, prénom d’adoption dont Maya est le diminutif, est le symbole de la révolte intérieure et la violence poétique. Son enfance insouciante, son adolescence solitaire, puis sa quête identitaire sont racontées comme un long sanglot romanesque et musicalement écrit, entre deux paragraphes sur l’état de la société aux États-Unis d’Afrique et le misérable reste du monde. C’est d’abord dans « le dialogue privé et silencieux de la lecture » (p. 151) puis de la peinture et la sculpture que Maya, « vouée à l’errance qui n’est pas déperdition » (p. 151) va chercher un sens à son existence. Mais c’est une fois la recherche de ses origines (celle de sa mère biologique et de son territoire de naissance) terminée, qu’elle va véritablement trouver la paix et se réconcilier avec elle-même et sa terre d’adoption. « Tu seras une autre et toi-même à la fois » (p. 156), résumera le narrateur.

Le mouvement d’identification, de projection et de compassion, voilà la solution

Le parcours et la conclusion de la vie de Maya résument le message de l’ouvrage, et probablement la philosophie Abdourahman A. Waberi. La quête identitaire et le cheminement de l’héroïne, qui traverse les territoires et se confronte aux différences culturelles, renforcent et affermissent ses facultés d’empathie et de compassion. Selon l’auteur,

« Il faut insister pour que les enfants d’Europe [entendez d’Afrique] puissent découvrir, outre la Bible et la Torah, les fleurons de toutes les civilisations, les proches comme les lointaines. Si les récits refleurissent, si les langues, les mots et les histoires circulent à nouveau, si les gens apprennent à s’identifier aux personnages surgis d’outre-frontières, ce sera assurément un premier pas vers la paix. Le mouvement d’identification, de projection et de compassion, voilà la solution » (p. 150).

[bctt tweet= »Aux États-Unis d’Afrique est une magnifique traversée poétique et à contre-courant du déracinement. » username= »Afrolivresque »]

Un miroir inversé pour se comprendre

Aux États-Unis d’Afrique est une magnifique traversée poétique et à contre-courant du déracinement. L’une des seules objections que l’on pourrait soulever est que l’on apprend en définitive plus sur l’Occident que sur l’Afrique. Mais ce n’est certainement pas l’objectif du livre. Un peu à l’image du narrateur d’Abdourahman Waberi, qui affirme de l’héroïne, de retour dans sa pauvre France de naissance :

« Tu te sens, Maya, en pays dominé, conquis historiquement et économiquement. En compagnie d’un peuple se regardant dans le miroir d’autrui pour se convaincre de sa propre existence (p. 146) »,

Le roman a certainement pour finalité de permettre au lecteur de se sentir comme un individu se regardant dans un miroir inversé pour comprendre sa propre existence.

22 mai 2024 0 Commentaires
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ActualitéAfrique de l'OuestPoésieVidéos

Sénégal : La 4ᵉ Édition du Festival « 72h de Poésie et Slam » à Salémata

par Chrystelle Ngoulou 21 mai 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

La ville de Salémata, située dans le département de Kédougou, a accueilli du 17 au 19 mai 2024, la 4ᵉ édition du festival « 72h de poésie et slam ».

Cet événement culturel, organisé par le Conseil départemental de Kédougou, a offert une scène aux artistes locaux pour célébrer la poésie et le slam, avec pour thème cette année : « Lire pour lutter contre l’analphabétisme ».

Ce festival culturel était organisé par l’association Food For Children (FFC) de Kédougou, en partenariat avec la commune de Salémata, le conseil départemental, l’inspection de l’éducation, le ministère de la jeunesse, des sports et de la culture.

Le festival des « 72h de poésie et slam »  offre une plateforme aux artistes locaux pour se produire. Le thème de cette année était « Lire pour lutter contre l’analphabétisme ». 

Parmi les artistes qui se sont produits lors de cette édition, on retrouve des figures emblématiques du slam comme Meïssa Mara, Dieuwrine-j, Double Servo, et El Hadj Leeboon. Cette année, le festival a également accueilli NAGUY, une artiste peintre plasticienne venue de la République Démocratique du Congo, précisément de Kinshasa. 

Le festival des « 72h de poésie et slam » a pour mission de promouvoir les arts de la parole et de mettre en lumière les talents locaux. Il est une occasion unique de célébrer la riche culture et le patrimoine oral de la région de Kédougou. Cette édition a notamment visé à encourager la lecture chez les jeunes, en tant qu’outil d’apprentissage et de construction de connaissances, tout en sensibilisant le public aux droits humains et à la préservation de l’environnement.

21 mai 2024 0 Commentaires
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Il est déjà demain d'Henri Lope
Afrique CentraleLittératureNotes de lecture

« Il est déjà demain » d’Henri Lopes: Ouvrir les portes du passé, mieux vivre le présent

par Rosine Dayo 21 mai 2024
Rédigé par Rosine Dayo

Henri Lopes est né le 12 septembre 1937 au Congo Belge, d’un père colon et d’une mère « indigène », tous deux métis. Il a fait ses études secondaires et supérieures en France. Il y a tout d’abord suivi un parcours en Histoire et plus tard en Lettres. En 1965, il retourne au Congo devenu indépendant. Il deviendra successivement ministre de l’Éducation nationale, des Affaires étrangères, des Finances et Premier ministre. En 1982, il rejoint l’UNESCO à Paris où il devient directeur de la culture, et plus tard ambassadeur du Congo en France.

Figure majeure de la littérature africaine moderne, il a à son actif plusieurs romans, nouvelles et poèmes, dont Tribaliques (1971 aux éditions Clé à Yaoundé, Grand Prix Littéraire d’Afrique Noire en 1971), Ma grand-mère Bantoue et mes ancêtres les Gaulois (2003, Collection Continents Noirs, Gallimard). Il a reçu en 1993 le Grand Prix de la Francophonie de l’Académie française.

Il est déjà demain d'Henri LopesPublié en 2018 aux éditions JC Lattès, Il est déjà demain est un roman autobiographique de trois cent cinquante pages. L’auteur livre à son lecteur le témoignage des circonstances de son éducation, son parcours d’étudiant, et plus tard, d’homme politique et de père de famille. Il revient sur les contextes de son départ d’Afrique, sa découverte de la métropole, Paris. Puis il raconte son aventure dans l’univers politique du Congo.

Un sujet sur lequel il revient avec insistance et consistance tout le long de sa narration, est bien celui de son identité. Sous le signe du métissage et de l’errance est bâti son récit. Il décrit les réalités d’un métis dans une société qui veut tourner le dos à son passé et effacer toutes traces de colonisation dans ses rangs.

C’était au début de l’année 1968…On s’affairait à nettoyer les moindres recoins des poussières du colonialisme, on africanisait tous azimuts. Mais des Africains étaient mis à l’index, désignés comme des étrangers dont il fallait se défaire. Il s’agissait de congoliser, voire pour certains, de tribaliser. J’avais trente ans, j’étais directeur général de l’enseignement. Mon nom, ma peau claire me rendaient suspect. Je figurai sur une liste de hauts fonctionnaires « d’origine douteuse ».

Il est déjà demain passe en revue une bonne partie de l’Histoire de l’Afrique subsaharienne : la conquête du Congo par les Belges, la colonisation, la politique assimilationniste, le code de l’indigénat, les nouveaux dirigeants de l’Afrique indépendante et le vent de désillusion qui s’ensuivit, couronnés de crises et de coups d’État.

Henri Lopes parle de ses souvenirs d’enfance en Afrique, de sa maturité acquise de façon précoce et des aventures de sa mère qui l’ont conduit à la découverte du monde des blancs.

« Dans ce pays, les gens tenaient des propos aimables, convenus mais n’y mettaient pas le ton, ni les gestes, comme chez nous. Ils répugnaient à s’embrasser, à se toucher, à crier leur joie pour que les voisins les entendent que des membres de la famille étaient revenus. » P. 97

Ce roman est tellement rempli de personnages, de lieux et de faits historiques que l’on serait tenté de le classifier dans la catégorie des romans historiques. Des rives du fleuve Congo au bord de la Loire puis de la Seine en passant par des voyages à Nantes, au Congo-Brazzaville, Léopoldville, la Chine, le Sénégal, l’Algérie, la Libye, la Russie, les Antilles, la Guadeloupe, le récit de l’auteur invite à un tour du monde. Assis sur sa chaise, le livre entre les mains, le lecteur a le loisir d’aller à la découverte de différents pays du globe avec leurs croyances et leurs cultures.

À l’âge de 12 ans, l’auteur s’envole pour Nantes où il va devoir vivre dans un internat. Très tôt, il sera amené à se frotter à des personnages venant de divers pays d’Afrique et du monde. Ce parcours le conduira à la rencontre de sa femme qui malheureusement est déjà décédée. Il est déjà demain est jalonné d’une multitude de belles rencontres et met en scène une panoplie de personnages. Chaque personnage représente pour Henri Lopes une opportunité. Qu’il s’agisse des chefs d’État, des hommes de lettres ou encore des membres de sa famille, chacun de ces personnages a concouru à la construction du célèbre auteur qu’il est aujourd’hui et pour cela, il leur témoigne sa gratitude.

Il est déjà demain est écrit dans un langage convivial. Henri Lopes à travers sa tonalité tantôt affective, tantôt stricte et formelle, balade le lecteur dans un univers qui l’a amené à avoir plusieurs casquettes en fonction du milieu dans lequel il se trouvait. On découvre là un homme de nature, calme, discret et réservé, qui a réussi à transformer ses rêves en réalité.

Par son témoignage, Henri Lopes montre que la pratique politique en Afrique demeure un mystère pour le public africain. Elle inspire la peur à tous ceux qui s’en approchent. La peur de la trahison, la peur de la remise en cause d’un pouvoir usurpé, la peur de la mort.

Dans son récit, l’auteur notifie clairement le but de l’écriture de ce roman.

« Ce livre est précisément une tentative de réponse au flou de ma généalogie… Il le fallait pour mes enfants, pour mes petits-enfants qui veulent légitiment comprendre afin de savoir où et comment se situer. Il le fallait pour de nombreux compatriotes, d’une génération plus jeune que la mienne, qui veulent savoir ce que nous avons fait du pays, de notre vie, afin de ne pas répéter demain les mêmes bévues. » P. 502

Il est déjà demain est un voyage riche en découvertes et rempli de sagesse. Bien que le roman soit volumineux, il vaut vraiment le détour.

21 mai 2024 0 Commentaires
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Les blancs arrivent! d'Assana Brahim la résistance camerounaise
Afrique CentraleLittératureReviews

« Les blancs arrivent! » d’Assana Brahim: la résistance camerounaise contée par un griot

par Rosine Dayo 20 mai 2024
Rédigé par Rosine Dayo

La première et la quatrième de couverture du Roman d’Assana Brahim mettent en vitrine du vert, partout du vert, avec une bonne dose de noir. Comme un trop-plein d’innocence dans lequel une noirceur s’amène, et avec elle le malheur, la mort.

Il y a de cela un an, j’ai durant l’une de mes descentes en librairie dénichée un des bijoux d’Assana Brahim. Il s’agissait d’un recueil de poèmes. Il nous avait alors offert une délicieuse et douce balade entre L’Amour de la Sagesse et la Sagesse de l’Amour (Ifrikiya). Il nous revient cette fois avec un nouveau genre, une nouvelle maison d’édition (Proximité), une nouvelle personnalité tout à faire contraire à la précédente. Mais que s’est-il passé ? Pourrait-on se demander. Mais qu’est-il arrivé à cet Assana Brahim passionné d’Amour et plein d’enthousiasme et d’espoir ? L’espoir se serait-il éclipsé ?

Assana Brahim est enseignant à l’université de Ngaoundéré au Cameroun. Il y donne des cours de Sciences du langage, mais aussi d’Arts de Spectacle. Depuis 2009, il est également président de la Ronde des poètes pour l’Antenne de l’Adamaoua et depuis 2017, délégué régional de l’Association des Poètes et Écrivains du Cameroun (Apec). Il a à ses actifs trois joyaux, L’Éclipse du Désespoir 2012, Amour de la Sagesse et Sagesse de l’Amour (2017) et aujourd’hui Les Blancs arrivent !

Une transmission de la mémoire autour du feu

La parole est l’album du monde : elle nous jette dans les puits de la nostalgie profonde ; elle nous fait chuter dans l’air des souvenirs et au fond des pleurs, elle mouille notre âme pour que nous remontions du passé avec de grandes ailes et de doux yeux d’enfants.

C’est sur cette sagesse que le griot donne du rythme à ses apparitions lors de ces soirées autour du feu. Les Blancs arrivent ! est en effet un récit griotique. Il est conté par un vieux griot qui, à l’occasion des veillées littéraires, veille à transmettre les mémoires du passé et les sagesses de son peuple, de génération en génération.

Durant quatre veillées, le griot conte quatre principales histoires.

La première veillée qui s’intitule Le guerrier de Rabah nous invite à la découverte d’un personnage historique et mythique de la résistance dans la région du Logone à la frontière du Cameroun et du Tchad. Le griot décrit le personnage redoutable et redouté qu’incarnait Rabah. Il conte sa vie et sa mort. Avec lui, on apprend l’arrivée imminente des Blancs, leurs intentions, mais aussi la question de savoir comment il fallait se préparer à cette arrivée.

La deuxième veillée vient nous parler de La mort de Rabah. Ce récit nous apprend que la source de notre perte n’est jamais très loin. Elle ne vient jamais de vos ennemis, mais de ceux en qui vous avez le plus confiance.

« Le tirailleur tout enthousiasme courut annoncer la macabre bonne nouvelle à Gentil qui exigea de voir le corps…

– Comment sais-tu que c’est Rabah, lui demanda Gentil ?

– Je le connais, puisque j’étais son soldat ! ».

De Gaule arrive ! est la troisième veillée. Durant celle-ci, le griot conte les réalités de la résistance pendant l’installation des Blancs en Afrique et au Cameroun précisément, avec des phénomènes et acteur historiques tels que le maquis, Ruben Um Nyobé, l’UPC. Ici, on note l’entrée en scène de Girène, un personnage épique qui, traumatisé par les affres de la guerre, décida de rentrer auprès de ses parents. De retour dans son village, Girène n’était plus le même. Il était désormais un ancien combattant, un fou pour certains et un « Buffalo Soldier » pour d’autres. Il sombra dans l’alcool. Un soir, son grand-père, pour l’exorciser des cauchemars de guerre, l’emmena à une de ces soirées littéraires que donnait le vieux griot. Ce soir-là, le griot conta L’Épopée de Lahan, la sœur d’Abraham Pétrovitch Hannibal qui se noya en essayant d’empêcher que son frère fût expédié chez les blancs. C’est un récit sur la mort. Ce récit eut pour effet de faire sombrer les auditeurs dans une méditation. Comment aimerais-je mourir ? Pour Girène, mourir comme les héros de l’histoire : en martyr.

Dans Le mariage de l’ancien combattant et Les fables du mariage, le griot fabuliste donne des conseils sur le mariage. On constate avec tristesse que les jeunes, à cause du manque de connaissances, se détruisent chaque jour. Nombreux sont-ils qui ont ruiné entièrement leur vie par le mariage.

« L’homme veut savoir si l’on l’aime, la femme veut le voir. Ô sacré Bachir, sais-tu qu’on ne se marie pas pour résoudre un problème de solitude, mais on peut le dissoudre dans une solution de sollicitude ».

Dans l’École des Blancs, alors que deux villages se font la guerre pour un problème foncier, les blancs qui auparavant étaient l’ennemi commun, devinrent la solution à leur conflit.

« Arrêtez ! Je suis Girène, le guerrier de Rabah, le tirailleur sénégalais, le survivant de toutes les guerres mondiales, qui vous ordonne de cesser le combat et de faire de ce lopin de terre une école qui servira à éduquer vos enfants et à leur assurer un meilleur avenir ».

La décision de créer une école fut acceptée de tous. Seulement sa concrétisation tarda à se faire et le peuple en eut marre. Et la mort revint au galop. Les blancs étaient là. Où ? Me demanderiez-vous. La réponse se trouve à la 128ᵉ page de ce roman.

Il est vrai que çà et là, on retrouve quelques coquilles, des erreurs d’édition, mais l’histoire en elle-même vous captive. Il y a de la cruauté, du tragique, de la mort, du sang, de la tristesse, un soupçon d’amour. Les Blancs arrivent ! d’Assana Brahim est un roman tragique. Tout amoureux du tragique pourrait parfaitement y trouver son compte.

20 mai 2024 0 Commentaires
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Limérence Le mot de la semaine du 20 au 26 mai 2024
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Limérence : Mot de la semaine

par Chrystelle Ngoulou 20 mai 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le mot de la semaine du 20 au 26 mai 2024 est Limérence.

La limérence est un état psychologique défini par une attirance romantique obsessive et involontaire envers une autre personne. Ce concept a été développé par la psychologue Dorothy Tennov dans les années 1970 pour décrire un attachement amoureux à la fois intense et obsessionnel. La limérence se manifeste par des pensées intrusives, une obsession pour la réciprocité émotionnelle perçue de la personne désirée, souvent désignée comme l' »objet limérent ».

Cet état cognitif et émotionnel se caractérise par un attachement obsessionnel à une personne, accompagné d’un puissant désir pour que les sentiments soient réciproques, représentant ainsi une forme extrême d’amour romantique.

Parmi les symptômes de la limérence, on trouve des pensées intrusives et des ruminations constantes concernant l’objet limérent, une idéalisation de la personne désirée et une interprétation positive de tous ses gestes. Les individus éprouvent une peur intense du rejet et une labilité émotionnelle, oscillant entre euphorie et désespoir selon les réactions perçues de l’autre. Ils ressentent un désir de proximité et un soulagement en présence de l’objet limérent, mais aussi un isolement social, une baisse de productivité, un manque de concentration, ainsi que de l’anxiété et de la dépression liées à l’incertitude de la réciprocité.

Contrairement à l’amour sain, la limérence est souvent une obsession unilatérale qui n’aboutit pas à un partenariat stable et épanouissant. Elle est comparée à un trouble psychologique proche du trouble obsessionnel-compulsif (TOC) et peut engendrer une dépendance affective ainsi que des comportements toxiques. En définitive, la limérence est un état psychologique malsain d’obsession amoureuse qui se distingue nettement d’une relation amoureuse saine et équilibrée.

20 mai 2024 0 Commentaires
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L’écrivain congolais Dibakana Mankessi consacré Prix Orange du Livre en Afrique 2024

par Chrystelle Ngoulou 19 mai 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

La littérature africaine de nouveau célébrée avec l’annonce de Dibakana Mankessi comme lauréat du prestigieux Prix Orange du Livre en Afrique 2024. L’écrivain congolais a été récompensé pour son œuvre Le Psychanalyste de Brazzaville, publié aux éditions Les Lettres Mouchetées. La cérémonie de remise du prix a eu lieu le 18 mai 2024 à Rabat, au Maroc, lors du Salon International de l’Édition et du Livre (SIEL).

Dibakana Mankessi, de son vrai nom Jean-Aimé Dibakana Mouanda, est un écrivain et sociologue congolais (République du Congo) né le 26 septembre 1966 à Jacob (actuel Nkayi). 

Il enseigne à l’université et a publié plusieurs études dans des revues spécialisées en sciences humaines, ainsi qu’un essai. Son roman primé Le Psychanalyste de Brazzaville a aussi reçu le Grand Prix Afrique 2023 décerné par l’Association des Écrivains de Langue Française (ADELF). 

Dibakana Mankessi lauréat du Prix Orange du livre Afrique 2024

Source : Facebook de Jean-Aimé Dibakana

Le roman met en scène le docteur Kaya, premier psychanalyste de Brazzaville, et ses patients issus de différentes couches sociales, permettant d’aborder des thèmes comme la guerre froide, les luttes de pouvoir ou la condition féminine.

Il offre une relecture de l’histoire du Congo à travers le prisme de la psychanalyse. L’intrigue se déroule dans les années 1960, peu après l’indépendance du pays, et donne la parole à divers personnages – hommes, femmes, Africains, Européens, célébrités ou anonymes – qui viennent consulter le docteur Kaya, psychanalyste à Brazzaville. En toile de fond des séances de thérapie, le roman dépeint les bouleversements politiques et sociaux que traverse alors le Congo nouvellement indépendant, ainsi que les enjeux internationaux de l’époque. Mankessi parvient à rendre crédibles les propos de ses protagonistes, membres d’une élite intellectuelle ouverte à la psychanalyse, tout en montrant que cette pratique reste perçue comme étrange, voire suspecte, par d’autres franges de la population. 

Le Psychanalyste de Brazzaville navigue entre différents genres littéraires allant du roman social, livre d’espionnage au récit politique et sentimental pour proposer une relecture vivante et originale d’un pan de l’histoire congolaise. 

Le Prix Orange du Livre en Afrique 2024 a été décerné à l’occasion du SIEL de Rabat, un événement culturel majeur au Maroc. Un comité de lecture composé d’une centaine de lecteurs issus de 15 pays africains a présélectionné les meilleures œuvres. Ensuite, un jury international présidé par Véronique Tadjo et composé d’auteurs, journalistes et libraires désigne les finalistes et le lauréat. 

Le lauréat de l’édition 2024, Dibakana Mankessi, recevra une dotation de 10 000 euros et un soutien à la promotion de son ouvrage. La maison d’édition Les Lettres Mouchetées bénéficiera de programmes de formation par l’Alliance Internationale des Éditeurs Indépendants.

19 mai 2024 0 Commentaires
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Yvonne Orji et Sony Pictures Television Adaptent Transcendent Kingdom de Yaa Gyasi en Série Télévisée
ActualitéAmérique du NordCinémaLittérature

Yvonne Orji et Sony Pictures Television Adaptent « Transcendent Kingdom » de Yaa Gyasi en Série Télévisée

par Acèle Nadale 16 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Sony Pictures Television et Yvonne Orji, actrice et productrice nigériano-américaine, ont annoncé le développement d’une adaptation télévisée du roman Transcendent Kingdom de Yaa Gyasi. 

Yvonne Orji, connue pour son rôle dans la série « Insecure » de HBO, a cherché à acquérir les droits d’adaptation de Transcendent Kingdom depuis quatre ans. En avril 2024, sa ténacité a enfin porté ses fruits avec l’annonce officielle de la collaboration avec Sony Pictures Television. Cette adaptation fait partie d’un accord de deux ans signé entre Yvonne  Orji et Sony, lui permettant de développer des séries dramatiques et comiques pour les plateformes de streaming et le câble.

Transcendent Kingdom, le deuxième roman de Yaa Gyasi après le succès de Homegoing, raconte l’histoire de Gifty, une neuroscientifique ghanéenne-américaine étudiant la dépression et l’addiction dans le but de comprendre les troubles qui ont marqué sa famille. Le roman explore les thèmes de l’immigration, de l’addiction, de la dépression, et des conflits entre la science et la religion, et navigue entre la vie actuelle de Gifty en Californie et son enfance en Alabama.

Alors que la série est encore en phase de développement, plusieurs étapes restent à franchir, notamment la sélection du casting, la rédaction des scénarios et le début du tournage. Les fans de Gyasi et d’Orji attendent avec impatience de voir comment cette histoire poignante prendra vie à l’écran.

16 mai 2024 0 Commentaires
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Eve Guerra et Louis-Philippe Dalembert parmi les lauréats du printemps 2024 des prix Goncourt
ActualitéEuropeLittérature

Eve Guerra et Louis-Philippe Dalembert parmi les lauréats du printemps 2024 des prix Goncourt

par Acèle Nadale 16 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Le 14 mai 2024, l’Académie Goncourt a dévoilé les lauréats de ses prestigieux prix littéraires de printemps. Parmi eux, Eve Guerra, lauréate du Goncourt du Premier Roman, et Louis-Philippe Dalembert, couronné du Goncourt de la Poésie Robert Sabatier pour l’ensemble de son œuvre.

Eve Guerra, née en 1990, est une écrivaine et enseignante française d’origine congolaise. Ayant grandi au Congo-Brazzaville jusqu’à l’âge de 10 ans, elle a fui la guerre civile avec sa famille. Aujourd’hui âgée de 34 ans, elle enseigne le latin, le grec ancien et le français. En 2024, son premier roman Rapatriement, publié aux éditions Grasset, a reçu le Prix Transfuge du premier roman. Ce roman autobiographique relate son expérience de fille métisse ayant fui la guerre civile au Congo. Avant cette œuvre, elle avait déjà publié un recueil de poésie aux éditions Le Réalgar. 

Louis-Philippe Dalembert, né à Port-au-Prince et résidant à Paris, est un écrivain prolifique ayant publié depuis 1993 des nouvelles, de la poésie, des essais et des romans chez divers éditeurs en France et en Haïti. Depuis 2017, ses romans sont publiés par Sabine Wespieser éditeur. Son œuvre « Avant que les ombres s’effacent » a remporté le prix Orange du Livre et le prix France Bleu/Page des libraires. « Mur Méditerranée » (2019) a été récompensé par le prix de la Langue française, le prix Goncourt de la Suisse et de la Pologne, et a été finaliste du prix Goncourt des lycéens. « Milwaukee Blues » a été finaliste du prix Goncourt, choix Goncourt de la Suisse et de l’Espagne, et lauréat du prix Patrimoine de la BPE ainsi que du prix des Lecteurs des Écrivains du Sud.

En plus d’Eve Guerra et Louis-Philippe Dalembert, d’autres écrivains ont été honorés cette année :

Véronique Ovaldé a remporté le Goncourt de la Nouvelle pour À nos vies imparfaites (Flammarion).

Geneviève Haroche-Bouzinac a été couronnée du Goncourt de la Biographie Edmonde Charles-Roux pour Madame de Sévigné (Flammarion).

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Each One Teach One (EOTO)
ActualitéEuropeÉvénements

Allemagne : Le festival Afrolution rouvrira ses portes du 27 au 30 juin à Berlin

par Chrystelle Ngoulou 14 mai 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

L’Afrolution Festival 2024, organisé par l’association Each One Teach One (EOTO), se déroulera du 27 au 30 juin 2024 à Berlin. Cet événement célèbrera la fin de la Décennie internationale des Nations Unies pour les personnes d’ascendance africaine (2015-2024), qui avait été proclamée pour promouvoir et protéger les droits des personnes d’ascendance africaine. 

Le thème de l’édition d’Afrolution de cette année, « African/-Diasporic Pluriverses I », mettra en lumière les contributions culturelles et historiques des personnes afrodescendantes à travers des événements littéraires, des tables rondes et des performances artistiques.

Le festival célébrera également le 10ᵉ anniversaire d’EOTO, un moment fort pour l’organisation qui œuvre depuis une décennie à la promotion de la diversité culturelle et à l’inclusion des communautés afrodescendantes à Berlin. 

Le festival reviendra aussi sur les événements culturels panafricains historiques, notamment le FESTAC 1977, le deuxième Festival mondial des arts et de la culture noirs et africains, qui a eu lieu à Lagos, au Nigeria, et a rassemblé des artistes et des intellectuels de toute la diaspora africaine.

Les éditions précédentes ont rassemblé des écrivains, artistes, penseurs et intellectuels éminents venant d’Afrique et de sa diaspora pour explorer et discuter des expériences noires globales. En 2022, par exemple, le festival a accueilli des personnalités telles que Tsitsi Dangarembga, Felwine Sarr, et Warsan Shire, qui ont partagé leurs perspectives sur les vulnérabilités et les stratégies de résilience des populations afrodescendantes. Le festival a également inclus des événements pour les jeunes et les enfants. Cette année, le festival promet de continuer sur cette lancée.

Each One Teach One (EOTO)

Each One Teach One (EOTO) est une association basée à Berlin qui se consacre à l’autonomisation des communautés afrodescendantes en Allemagne. EOTO offre des programmes éducatifs, des événements culturels et des initiatives de mentorat pour promouvoir la diversité, l’inclusion et la justice sociale. Depuis sa fondation, EOTO s’efforce de créer un espace dans lequel les personnes d’ascendance africaine peuvent se connecter, partager leurs histoires et renforcer leur communauté. 

En préparation du festival Afrolution, EOTO recherche des assistants de production et des stagiaires pour divers rôles. C’est une excellente opportunité si vous êtes à Berlin et souhaitez vous impliquer dans un événement culturel majeur et acquérir une expérience dans l’organisation d’événements.

Les détails supplémentaires sur le programme et les opportunités de bénévolat seront annoncés en mai. Pour rester informé et obtenir plus d’informations, visitez le site officiel du festival EOTO Afrolution Festival.

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Le “Macondo Literary Festival” et le “Nairobi International Book Fair” parmi les meilleurs festivals littéraires du monde selon Condé Nast Traveler
ActualitéAfriqueIndustrie

Le “Macondo Literary Festival” et le “Nairobi International Book Fair” parmi les meilleurs festivals littéraires du monde selon Condé Nast Traveler

par Acèle Nadale 14 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Bien que souvent éclipsés par leurs homologues européens et nord-américains, les festivals littéraires africains gagnent en reconnaissance internationale. Deux événements du continent se démarquent particulièrement selon le récent article de Condé Nast Traveler intitulé « The 9 Best Literary Festivals in the World, From Tucson to Jaipur » (Les 9 meilleurs festivals littéraires au monde, de Tucson à Jaipur).

Le Macondo Literary Festival se concentre sur les histoires africaines racontées d’un point de vue africain. Il précède de quelques jours le Nairobi International Book Fair, un marché régional pour les professionnels de l’édition, les auteurs, les libraires, les médias et les lecteurs d’Afrique et du monde entier. Ce dernier a notamment fait parler de lui l’année dernière en organisant la première foire internationale des droits d’auteur en Afrique de l’Est, dans le but de faciliter la publication des écrivains africains sur le continent et à l’international.

La prochaine édition du Macondo Literary Festival aura lieu du 20 au 22 septembre 2024 et celle du Nairobi International Book Fair.

Ces deux festivals consécutifs font de Nairobi une étape littéraire exceptionnelle, à une période de l’année où de nombreux voyageurs prévoient déjà de se rendre au Kenya pour la Grande Migration à travers les espaces naturels du pays. Ils permettent de découvrir la richesse et la diversité de la création littéraire africaine contemporaine.

Condé Nast Traveler est un magazine de voyage de luxe américain publié par Condé Nast. Il propose des reportages sur les meilleures destinations de voyage, des guides pratiques, ainsi que des critiques d’hôtels et de restaurants haut de gamme. Condé Nast publie de nombreux magazines de renom comme Vogue, GQ, The New Yorker, Vanity Fair, Architectural Digest, etc.

Bien que souvent méconnus hors de leurs frontières, les festivals littéraires africains gagnent en visibilité et en prestige, comme en témoigne leur présence dans ce palmarès.

Nul doute que ces événements continueront à attirer l’attention sur la richesse et la diversité des littératures du continent dans les années à venir.

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Interview Astou Diop - Afrolivresque
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Astou Diop : « Être parent, ça donne des ailes et ça marque souvent le départ de diverses entreprises »

par Acèle Nadale 14 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Astou Diop est une passionnée de l’Afrique et de la littérature, animée par le désir de préserver et de transmettre les richesses culturelles africaines. Fondatrice de Vijana Collections, elle s’est engagée à offrir des supports éducatifs et ludiques pour les enfants, en mettant un accent particulier sur les berceuses et les comptines africaines. À travers ses projets, Astou cherche à combler un vide dans l’offre éducative en proposant des livres sonores authentiques et représentatifs de la diversité linguistique et culturelle du continent africain.

Née en Côte d’Ivoire, Astou Diop a déménagé au Sénégal où elle a poursuivi ses études à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Après avoir obtenu un DEUG en droit, elle s’est spécialisée en logistique et transport, et a complété ses études avec un master en ingénierie logistique en France. Sa carrière professionnelle, marquée par une solide expérience en logistique, a été enrichie par son esprit entrepreneurial et sa passion pour la lecture et la culture. En 2018, elle lance son premier commerce en ligne. Plus tard, inspirée par la naissance de son fils et son désir de lui offrir des supports éducatifs ancrés dans la culture africaine, elle crée Vijana.

Actuellement, Astou Diop mène une campagne sur Ulule pour financer la production et la distribution de nouveaux livres sonores de comptines et berceuses africaines. Grâce à cette campagne, Vijana espère à la fois atteindre ses objectifs financiers, et sensibiliser un plus large public à l’importance de préserver et de transmettre le patrimoine culturel africain aux jeunes générations.

Dans cette interview, elle partage avec nous les motivations derrière la création de Vijana, ses choix artistiques et linguistiques, ainsi que les défis qu’elle a surmontés pour mener à bien ses projets ambitieux.

Votre passion pour l’Afrique et la littérature est évidente. Qu’est-ce qui vous a motivé à lancer l’entreprise Vijana Collections et à vous concentrer sur la préservation des berceuses et des comptines africaines?

Être parent, ça donne des ailes et ça marque souvent le départ de diverses entreprises. Bercer un bébé qui fait des coliques, je vous assure que ça donne matière à réfléchir. Il y a donc sept ans, l’idée du projet VIJANA a germé en moi quand j’ai eu besoin de trouver des supports ludiques et éducatifs pour mon fils ainé. Mes recherches étaient surtout axées sur des supports sonores pour enfants. Je ne cherchais pas n’importe lesquels. Il me fallait des supports que nous pouvions utiliser au quotidien et qui reflétaient la réalité de mon vécu. J’entends par là, retrouver les comptines de mon enfance. J’entends encore mes tantes bercer tendrement mes cousins avec la fameuse berceuse « Ayo nene ». Malheureusement, j’ai vite été confrontée à la pauvreté de l’offre dans ce domaine. J’ai donc décidé de prendre les rennes et de créer mon offre, car le besoin était évident. Préserver ces acquis culturels est devenu plus que nécessaire pour moi.

Comment choisissez-vous les berceuses et comptines africaines à inclure dans vos livres sonores ?

Pour le tome 1, l’idée était de représenter les quatre points cardinaux à travers l’Afrique. Le défi a été relevé. Le second critère était le thème abordé dans la comptine. Notre public étant jeune, il faut faire attention au sens de ce qu’on leur fait chanter. Et le 3ᵉ principal critère était le choix d’une langue en perte de locuteurs afin de la faire perdurer dans le temps. Là aussi, le pari a été réussi avec l’adangbe du Ghana. Pour le tome 2, les critères de base restent les mêmes.

Quels sont les principaux messages et valeurs que vous souhaitez véhiculer à travers vos recueils sonores, pour toucher la jeunesse africaine ?

Les messages sont si nombreux et beaux que je peux presque les chanter 😊. Cette partie est à lire comme si vous écoutiez un griot déclamer un arbre généalogique :

Écoutez nos valeureuses langues africaines et laissez vous emporter par leurs vibrations…
Regardez ces magnifiques illustrations et plongez dans les détails culturels de 10 pays africains…
Utilisez les traductions pour comprendre le sens de ces belles comptines et berceuses…
Non, vous n’avez plus besoin d’écran, parcourez les pages de ce livre pour faire un fantastique voyage…
Ne vous limitez pas à vos langues d’origines, mais osez découvrir d’autres langues africaines…
Toi, jeune africain qui me lit et m’écoute, l’écriture est aussi à ta portée, n’hésite pas à lancer ton projet de réalisation de livre…
Parents de la diaspora, rétablissez de lien culturel entre vos enfants et le continent africain…
Parents du continent, renforcez de lien culturel entre vos enfants et le continent africain…

Quels ont été les principaux défis logistiques (comme le sourcing des contenus) et techniques (comme la qualité sonore) auxquels vous avez dû faire face dans la production de ces livres sonores ? Comment les avez-vous surmontés ?

Le premier défi est celui du sourcing comptines. Aujourd’hui, nous arrivons à travailler avec des associations africaines fiables pour faciliter ce volet. Il y a aussi le sourcing des interprètes. Pour le tome 2, j’ai décidé de trouver des interprètes qui allaient chanter dans leurs langues maternelles. C’était un grand défi, autant en termes de recherches que de finances. Il a été remporté avec succès, car nous avons quatre interprètes sur six qui chantent dans leurs langues maternelles pour ce tome 2. L’idée ici était la retranscription de la langue de façon respectueuse et qualitative.
Le dernier et principal défi est financier. Produire des livres de cette qualité nécessite une assise financière avérée. C’est justement ce qui m’amène actuellement à ouvrir une campagne de précommandes ou de don via la plateforme Ulule, afin de faciliter la production du tome 2.
J’invite donc toutes les personnes intéressées à participer ou partager la campagne :

Pourquoi avez-vous choisi le crowdfunding comme mode de financement pour ce projet de livre sonore de berceuses et comptines africaines ?

J’ai toujours été en étroite communication avec mon public. Car au-delà de toutes choses, Vijana ce sont avant tout des valeurs. Il m’a semblé logique de solliciter les personnes qui m’accompagnent et adhèrent à ma vision.

Comment envisagez-vous le développement futur de Vijana Collections ? Avez-vous déjà de nouveaux projets ou initiatives en tête ?

J’ai toujours rêvé grand avec grand G 😊. Alors oui, des projets, il y en a à foison. Certains n’attendent d’ailleurs que d’être édités. Mais, une chose à la fois. Pour le moment, je travaille sur le financement du tome 2.

Lien pour soutenir le projet : https://fr.ulule.com/tome-2–berceuses-et-comptines-d-afrique/

14 mai 2024 0 Commentaires
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Le Festival international du livre et de la littérature de Dakar (FILID)
ActualitéAfrique de l'OuestÉvénements

Le Festival international du livre et de la littérature de Dakar (FILID) annoncé du 29 mai au 1er juin 2024

par Acèle Nadale 14 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Le Festival international du livre et de la littérature de Dakar (FILID) est un événement littéraire annuel qui se tient dans la capitale sénégalaise.

La 3ᵉ édition du FILID aura lieu du 29 mai au 1ᵉʳ juin 2024 à Dakar. Le thème retenu est « Le livre, mémoire des civilisations ». Selon le directeur Abdoulaye Fodé Ndione, ce thème souligne que le livre constitue un « lieu de mémoire » et un « trésor qui accumule des années de civilisation ». Il permet de revisiter le passé et parfois de prédire l’avenir

Pendant le festival, différentes activités sont organisées comme des tables rondes, des ateliers d’écriture, des échanges avec des auteurs, un concours littéraire, des expositions et des récitals de poésie.

Les lauréats des prix Prix Annette Mbaye d’Erneville de poésie, le Prix Abdoulaye Racine Senghor du roman sénégalais et le Prix Cheikh Hamidou Kane du roman seront dévoilés pendant le FILID.

14 mai 2024 0 Commentaires
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La Réunion Le Salon du livre péi ouvre ses portes du 16 au 18 mai 2024
ActualitéAfriqueÉvénements

La Réunion : Le Salon du livre péi ouvre ses portes du 16 au 18 mai 2024

par La redaction 14 mai 2024
Rédigé par La redaction

Le Salon du livre péi 2024 est un événement littéraire organisé par la Ville de Saint-Paul et l’association La Réunion des Livres. Il se tiendra du 16 au 18 mai 2024 au marché couvert de Saint-Paul, à La Réunion.

Le Salon du livre péi est un événement biennal dédié à la promotion de la littérature locale et des écrivains de l’île. Cette édition 2024 conserve le format du précédent Salon des auteurs et éditeurs péi, rebaptisé Salon du livre péi.

Le salon reste centré sur les auteurs, autrices, illustrateurs et maisons d’édition de La Réunion, tout en accueillant cette année un stand dédié aux auteurs péi édités en métropole.

Le salon ouvre le calendrier des événements littéraires dans l’océan Indien, avec le Salon du livre de jeunesse au nord de l’île en octobre. Il bénéficie du soutien du Territoire de la côte ouest, de la Direction des affaires culturelles, de la Région et du Département de La Réunion.

La Ville de Saint-Paul remettra un coup de cœur littéraire lors de l’inauguration du Salon du livre péi le 16 mai 2024. Le jury des bibliothécaires du réseau de lecture publique de la Ville de Saint-Paul s’est réuni le 2 mai 2024 pour élire les lauréats :

  • Thierry Lebon pour Bois flotté (Éditions Livres sans frontières)
  • Céline Aho-Nienne pour Flore Mazigador – Histoires et contes créoles des plantes magiques de La Réunion (Okopix)

Ce coup de cœur des bibliothécaires, nommé « In bébèt livr », récompense deux ouvrages de la littérature réunionnaise lors de l’inauguration du Salon du livre péi 2024.

Plus de 60 éditeurs, distributeurs et associations réunionnais seront présents sur une trentaine de stands pour présenter de nombreux ouvrages en français et créole.

Une exposition « Cap à l’Ouest ! dessiner la ville #2 » réunira les œuvres de 11 illustrateurs péi.

Le programme riche proposera des animations, conférences, rencontres professionnelles, ateliers pour tous les âges (dessin, manga, BD, écriture, jeux), un café littéraire et un espace jeunesse.

 L’entrée au salon est gratuite.

 

Pour plus d’infos sur ce site. 

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Sénégal : 3e édition de la résidence de création et d’écriture de nouvelles au Salon du livre féminin de Dakar

par Chrystelle Ngoulou 13 mai 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

La 3e édition de la résidence de création et d’écriture de nouvelles, organisée par l’agence Les Cultur’elles en marge du Salon du livre féminin de Dakar, a rassemblé dix femmes pour une semaine d’échanges et de création sur l’île de Ngor, à Keur Yaadikoone.

Dix participantes ont été sélectionnées pour cette résidence qui a duré une semaine. Il s’agit de Rokhaya Ngaido, Arame Ndiaye, Fatou Ndiaye, Mamyto Nakamura, Madjiguène Kane, Aïssatou Touré, Maty Ndiaye Sy, Maria Sissokho, Mame Diarra Fall et Marème Põlel Dieng. 

Ces femmes ont été accompagnées pour l’écriture de leurs nouvelles respectives par Sokhna BENGA, romancière, scénariste et éditrice. 

Les fruits de cette résidence prendront la forme d’un recueil collectif de nouvelles, qui sera présenté au public lors de la prochaine édition du Salon du livre féminin de Dakar en décembre 2024. 

Le Salon du livre féminin de Dakar, un événement littéraire exclusivement dédié aux femmes, continue de célébrer le talent et la créativité des écrivaines africaines et afrodescendantes. Ses principaux objectifs sont de mettre en lumière les talents littéraires féminins, de promouvoir les écrivaines et de former et de publier des femmes souhaitant raconter leurs histoires.

L’événement a reçu le soutien du ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, du Secrétariat d’État à la Culture et au Patrimoine historique du Sénégal. 

13 mai 2024 0 Commentaires
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Xylophilie Le mot de la semaine du 13 au 19 mai 2024
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Xylophile : Le mot de la semaine

par Chrystelle Ngoulou 13 mai 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le mot de la semaine du 13 au 19 mai 2024 est Xylophile.

Un xylophile est une personne passionnée par tout ce qui concerne le bois. Cette passion englobe divers aspects liés à ce matériau naturel, tels que la menuiserie, la sculpture sur bois, l’ébénisterie, la construction de charpentes, ainsi que l’intérêt pour les forêts et les arbres en raison de leur importance écologique et symbolique.

En d’autres termes, un xylophile est quelqu’un qui apprécie non seulement la beauté esthétique du bois, mais également ses propriétés physiques et son histoire. C’est un véritable amour pour le bois sous toutes ses formes et expressions.

Une définition plus spécifique indique qu’un xylophile est une personne qui collectionne les gravures sur bois.

Le terme « xylophile » vient du grec « xulon » signifiant « bois » et « philos » signifiant « ami ».

13 mai 2024 0 Commentaires
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Mali : 3 manuscrits primés au concours de manuscrits anciens de la Fondation Mohammed VI des Oulémas Africains

par Acèle Nadale 10 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

La Fondation Mohammed VI des Oulémas Africains a organisé un concours au Mali pour valoriser 50 manuscrits anciens conservés dans neuf bibliothèques de la région de Tombouctou. Ces manuscrits, datant de plusieurs siècles, ont été évalués selon dix critères préétablis par la Fondation, incluant l’ancienneté, la rareté, la valeur scientifique et l’importance du manuscrit.

Trois manuscrits ont été distingués lors de ce concours :

  1. Sharh al-Durar ak-Lawami : considéré comme le plus ancien, écrit en 806 du calendrier hégirien. Ce manuscrit provient de la bibliothèque de Mama Haïdara.
  2. Al-Chifâ d’El Cadi Ayyad (1083-1149) : cet ouvrage, universellement connu, est présenté sous une reliure raffinée. Il a été soumis au concours par la bibliothèque Ahmed Baba Aboul Abbass.
  3. Al-Minah Al-Hamidah, Sharh Al-Faridah.

Ce concours visait à mettre en valeur ces trésors du patrimoine culturel malien et à les faire découvrir à la nouvelle génération, tout en renforçant les liens d’amitié et de fraternité entre le Maroc et le Mali.

La Fondation Mohammed VI des Oulémas Africains, créée à l’initiative du Roi Mohammed VI du Maroc, est une institution religieuse musulmane. Ses principaux objectifs sont :

  1. Encadrer scientifiquement et religieusement les différents pays d’Afrique pour prévenir la radicalisation et combattre l’idéologie djihadiste.
  2. Promouvoir les véritables valeurs de l’islam du « juste milieu » et contrer les dérives extrémistes.
  3. Consolider les liens historiques entre le Maroc et l’Afrique, en coordonnant les efforts des oulémas musulmans africains.
  4. Organiser des rencontres culturelles et intellectuelles, et coopérer avec d’autres institutions islamiques.

Avec 32 sections réparties sur tout le continent africain, la Fondation joue un rôle essentiel dans la diffusion d’un islam modéré et la lutte contre l’extrémisme en Afrique.

 

10 mai 2024 0 Commentaires
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12 livres jeunesse pour parler de l’esclavage aux enfants africains et afrodescendants
ActualitéAfriqueAmérique du NordCaraïbesEuropeListes de livresLittérature Jeunesse

12 livres jeunesse pour parler de l’esclavage aux enfants africains et afrodescendants

par Chrystelle Ngoulou 10 mai 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le 10 mai marque la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions en France. Instituée en 2006, cette journée commémorative vise à rendre hommage aux victimes de l’esclavage et à rappeler l’importance de se souvenir de cette période sombre de l’histoire. 

Il est important d’enseigner ces faits historiques à nos enfants africains pour renforcer leur propre mémoire. Mais comment accomplir le devoir de mémoire quand on ne connaît pas son histoire ?

Voici une sélection de 12 livres jeunesse essentiels pour initier un dialogue intergénérationnel sur la question du devoir de mémoire. Ces livres couvrent des périodes douloureuses de l’histoire du continent,  expliquent l’esclavage aux enfants africains et afrodescendants, et dont nous devons nous souvenir de génération en générations. Ils sont des outils pour la transmission de la connaissance de cette partie de l’histoire africaine et jouent un rôle important dans la valorisation des cultures africaines et afrodescendantes.

 

Ndaté Yalla Mbodj, une reine sénégalaise au temps des invasions européennes de Sylvia Serbin illustré par Adrien Folly-notsron

Ndaté Yalla Mbodj, une reine sénégalaise au temps des invasions européennes de Sylvia Serbin illustré par Adrien Folly-notsron

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Age : Dès 3 ans

Éditeur : Meduneter
ISBN : 2374580172

Résumé : A travers le personnage d’une reine résistante, la Sénégalaise Ndaté Yalla Mbodj qui dirigea au 19ème siècle le petit royaume Walo, l’auteure nous éclaire sur un tournant majeur de cette histoire pleine de bouleversements auxquels les peuples noirs ont dû faire face, dès leurs premiers contacts avec les Européens. Des expéditions maritimes du 15e siècle, au repérage des richesses du continent africain ; de la création du mythe du Noir sauvage, à 400 ans de déportations d’Africains en esclavage ; de l’enrichissement des puissances négrières européennes, à la ruée vers le continent et aux transformations des sociétés locales : tel est le fil conducteur de ce voyage dans un passé peu enseigné dans les écoles. Des repères pour comprendre une histoire de conquêtes, mais aussi de résistances. Un récit à la fois informatif et pédagogique raconté sous la plume d’une historienne conteuse, et mis en scène par les images du talentueux illustrateur Adrien Folly-Notsron.

 

Grand’mère, ça commence où la Route de l’esclave ? de Dany Bébel-Gisler

Grand'mère, ça commence où la Route de l'esclave ? de Dany Bébel-Gisler

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Age : 3 – 5 ans

Éditeur : Jasor
ISBN : 2912594022

Résumé : Lorsque ma petite-fille de 3 ans et demi me pose cette question, je prépare la deuxième escale de « La Route de l’Esclave » en Guadeloupe. « Route de l’Esclave », projet initié par Haïti et que l’UNESCO a fait sien. Chercheure au CNRS, l’écriture est mon métier, et depuis des années, je cherche à rompre le silence autour de la traite négrière, à faire connaître l’héritage culturel, spirituel, que nous ont légué nos ancêtres africains, à valoriser l’une de leurs créations la plus originale : la langue créole. « Grand-mère, ça commence où la route de l’esclave ? C’est quoi l’Afrique ? » Comment répondre à ces pourquoi d’enfants ? Comment conter l’histoire douloureuse, si pleine de fureurs et d’atrocités, de la traite négrière transatlantique ? Comment parler de ce crime contre l’humanité que fut l’esclavage mercantile, à mes petits-enfants, et au-delà, à tous les enfants de la Guadeloupe, de la Caraïbe, de la diaspora noire ?

 

Abécédaire de l’esclavage de Rabeha Fagour-Daïri

Abécédaire de l'esclavage de Rabeha Fagour-Daïri

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Age : 4/7 ans

Éditeur : Caraibeditions
ISBN : 2373110261

Résumé : L’Abécédaire de l’esclavage est le dernier tome de la série des Abécédaires des Antilles-Guyane signés par Rabeha Fagour-Dairi pour les textes et les illustrations chez Caraïbéditions.

L’ouvrage est composé d’images et de textes adaptés aux jeunes lecteurs, l’idée étant de faire passer des messages forts sans heurter le public cible. Le format carré permet une mise en page classique mais resserrée avec le texte sur la page de gauche et l’illustration à droite. Le choix des mots comme Guerres, Liberté, Race etc. et les définitions sont engagés, l’auteur prend comme perspective celle de mettre les plus jeunes face à la réalité de l’esclavage : « Race, On a voulu nous faire croire que nous étions égaux à cause de notre couleur de peau. Mais c’est totalement faux ! »

La typographie change également pour souligner certaines notions avec des caractères plus gras et de couleurs. C’est une belle réussite pour sensibiliser les plus jeunes.

 

L’esclavage, une histoire de héros : une grand-mère à ses petits-enfants de Simonne Mornet

L’esclavage, une histoire de héros : une grand-mère à ses petits-enfants de Simonne Mornet

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Age : 6 – 8 ans

Éditeur : CIDIHCA FRANCE
ISBN : 2491035138

Résumé : J’ai voulu dans ce livre m’adresser à tous les enfants du monde, pas seulement à ceux dont les arrière arrière grands-parents sont descendants d’esclaves, ou descendants de ceux qui ont subi la colonisation, car il s’agit de l’histoire de NOTRE HUMANITÉ !
Mon grand-père a été pour moi un passeur de mémoire, il m’a transmis nos valeurs, nos traditions, à travers ses contes, ses histoires, et grâce à lui, j’ai pris conscience de qui j’étais, bien qu’il ne m’ait pas transmis cette mémoire de l’esclavage, pourtant si proche…
Petit à petit, au fil des années, la connaissance de cette histoire tragique de l’esclavage et de la colonisation, le martyr de nos ancêtres a éveillé en moi d’abord de la colère devant une telle monstruosité, puis une grande tristesse et ensuite fierté et détermination. J’ai pris aussi conscience de l’ignorance de cette histoire par beaucoup d’entre nous, de leur manque de repères mais surtout de cette colère, de ce feu qui nous consumait sans que nous en comprenions la cause.
Il devenait donc important pour moi de m’adresser aux enfants et de leur raconter leur histoire, pour faire renaître en eux fierté et confiance « en pays dominé ». Puissent les grands parents reprendre ce rôle de passeur de mémoire, qu’ils ne remplissent plus aujourd’hui. Cette transmission est du rôle des grands parents, des anciens, qui ont avec le recul du temps, intégré cette expérience de vie modelée par l’environnement de leur propre vie, et qui transmettent avec amour, ces briques qui structurent et consolident ces êtres en devenir que sont les enfants, leur expliquant d’où ils viennent, ce que nous portons en nous, en un mot qui nous sommes, nous permettant ainsi d’affronter et de corriger cette mémoire officielle qui nous est imposé. Ainsi nos enfants n’auront plus comme seule référence la culture occidentale dominatrice, bien qu’elle soit aussi en partie la leur. La culture est en effet l’une des essences de l’être… Elle est le fruit d’une transmission dont l’objet est la continuité d’une façon d’être au monde, de vivre le monde, d’une vision du monde construite au fil des générations par la relation continue avec tout ce qui forme le monde.

 

Les enfants de la colline sacrée de Monique Agénor

Les enfants de la colline sacrée de Monique Agénor

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Age : 9 – 12 ans

Éditeur : Syros
ISBN : 2748502744

Résumé : Madagascar. En ce jour de fête, la neuvième colline sacrée résonne de cris de joie. Chacun aide à la récolte de riz qui servira d’offrande aux Ancêtres. Soudain, des bruits sourds font trembler la terre, couvrant le roulement des tambours : une troupe ennemie survient. Ceux qui ne sont pas tués, comme Nora et Sahy, sont faits prisonniers et emmenés à la Réunion où ils sont vendus à la plus riche esclavagiste de l’île. Nora et Sahy retrouveront-ils un jour leur colline sacrée ?

 

La traite négrière européenne expliquée aux adolescents de Jahlyssa Sekhmet

La traite négrière européenne expliquée aux adolescents de Jahlyssa Sekhmet

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Age : À partir de 10 ans

Éditeur : Autoédité
ISBN : 979-8759096665

Résumé :🌟  » Maman, pourquoi mes arrière-grands-parents étaient-ils esclaves? Pourquoi sont-ils arrivés par bateaux aux Antilles et en Amérique? D’où venaient-ils? Les Africains ont-ils vendu d’autres Africains? C’est quoi un Marron? Peut-on réparer ce crime contre l’humanité ? « 🌟

Comment répondre aux questions des adolescents ? Comment leur expliquer cette période tragique et inhumaine de l’Histoire de l’Afrique et de sa diaspora ?
Le devoir de mémoire nous incite à donner à la jeunesse, des réponses fondées sur des bases historiques afin qu’ils puissent comprendre cette partie de l’Histoire et les conséquences qui en découlent.

Connaître son passé pour construire l’avenir…

À travers ce livre qui se veut un outil pédagogique et historique, l’auteure pose les bases de cette partie de l’Histoire.
Cet outil est écrit comme un appui aux parents, enseignants et éducateurs.
Ce livre comprend de nombreuses illustrations, cartes, photos et images de musée. Vous y trouverez également des phases de recherche pour les adolescents afin qu’ils soient actifs dans cette démarche d’apprentissage.✏️

Jahlyssa Sekhmet est une enseignante, passionnée d’histoire. Elle nous présente son cinquième ouvrage qui nous l’espérons deviendra une référence dans l’enseignement de la traite négrière et de l’esclavage à destination de la jeunesse.🖤

 

Akoni: Yoruba de Gabriel Souleyka

Akoni: Yoruba de Gabriel Souleyka

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Age : À partir de 10 ans

Éditeur : Indépendant
ISBN : 979-8870044484

Résumé : Akoni, né au Bénin, a 12 ans, en 1770, dans son village de Dabeya, grandit dans le bonheur de sa famille, fils du Roi Djibali. Les journées sont remplies de jeux innocents, d’histoires partagées autour du feu. Akoni est un garçon curieux et vif d’esprit, aimé de tous dans la communauté Yoruba.

Le récit commence par dépeindre la beauté de la vie quotidienne dans le village, où Akoni découvre le monde qui l’entoure avec émerveillement. Les traditions, les croyances et les coutumes Yoruba sont présentées avec une richesse de détails, transportant les lecteurs dans l’atmosphère enchanteresse de l’Afrique du 18ème siècle.

Cependant, le bonheur d’Akoni est soudainement ébranlé par l’arrivée d’étrangers portugais, des esclavagistes à la recherche de jeunes captifs pour les vendre aux plantations des Antilles. Le Roi veut protéger son peuple, la guerre est déclarée, l’issue sera tragique. Akoni est capturé, arraché à sa famille et à son foyer.

Le périple d’Akoni à travers l’océan Atlantique à bord d’un navire négrier est dépeint avec une réalité poignante. Les lecteurs ressentent la douleur physique et émotionnelle des esclaves entassés dans des conditions inhumaines, confrontés à la maladie, à la famine et à la cruauté impitoyable des négriers portugais.

La narration se déplace vers la vie difficile dans une plantation de Saint Domingue où Akoni et ses compagnons d’infortune sont forcés de travailler sous un soleil implacable, soumis à la cruauté des colons. La résilience d’Akoni émerge alors qu’il refuse de perdre espoir et lutte pour sa dignité et sa liberté.

Le récit explore les amitiés formées dans l’adversité, en particulier celle entre Akoni et Jelani, un homme plus âgé qui devient un mentor et un ami précieux. Les moments de solidarité, de révolte et de rêves de liberté tissent un tissu émotionnel puissant qui lie les personnages et les lecteurs.

Lorsque la révolte éclate sur la plantation, Akoni joue un rôle central, utilisant ses connaissances acquises en secret pour éduquer ses compagnons et orchestrer la quête de liberté. La victoire amère sur la plantation ne signifie cependant pas la fin du voyage pour Akoni.
Il va réussir, envers et contre tout, à retourner au Bénin, c’est un moment poignant, rempli de retrouvailles émotionnelles et de confrontations avec les changements dans son village natal. Akoni partage son histoire avec la communauté, transmettant les leçons apprises et la nécessité de se souvenir du passé pour façonner l’avenir.

« Akoni, Yoruba » est bien plus qu’une simple narration historique. C’est un hommage à la force de l’esprit humain, à la résilience face à l’adversité et à la lutte infatigable pour la liberté. À travers les pages de ce livre, les lecteurs seront transportés dans une époque révolue tout en découvrant des thèmes intemporels de courage, d’amitié et d’espoir.

 

Les larmes noires de Julius Lester, traduit par Raphaële Eschenbrenner 

Les larmes noires de Julius Lester

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Age : 10 – 14 ans

Éditeur : Livre de Poche Jeunesse
ISBN : 2013971419

Résumé : 1859. La jeune Emma vit dans une plantation de coton entourée des siens et de la famille du maître, lorsqu’on la sépare de ses parents et de ceux qu’elle aime. A treize ans, elle est vendue, comme des centaines d’autres esclaves. Sarah, la fille du maître, très attachée à Emma, ne pardonnera jamais cette barbarie à son père…

 

Je suis une esclave Poche de Patricia C. Mc Kissack , traduit par Bee Formentelli

Je suis une esclave Poche de Patricia C. Mc Kissack

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Age : 11 – 15 ans

Éditeur : Folio Junior
ISBN : 2075077371

Résumé : « Dimanche de Pâques 1859. Liberté. C’est peut-être le seul mot que j’ai appris tout seule. Ici, les gens, ils prient pour la liberté, mais pour pas que Maître Henley connaisse leurs vrais sentiments, ils appellent la liberté « cieux ». Tous, ils ont l’esprit fixé sur c’mot : liberté. Mais c’est un mot qui me parle pas, que j’ai encore jamais pu voir. »

 

Il fut un jour à Gorée: L’esclavage raconté à nos enfants de Joseph N’Diaye, illustré par Serge Diantantu

Il fut un jour à Gorée: L'esclavage raconté à nos enfants de Joseph N'Diaye, illustré par Serge Diantantu

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Age : À partir de 12 ans

Éditeur : Michel Lafon
ISBN : 2749904056

Résumé : Des millions d’Africains capturés, vendus sur les marchés comme des animaux… Des hommes, des femmes et des enfants séparés, puis entassés dans les soutes pestilentielles des bateaux qui les emmenaient en Amérique, notamment aux Antilles… Une main-d’œuvre gratuite, qui travaillait jusqu’à l’épuisement dans les exploitations de coton, de sucre, de tabac ou de café… La menace du fouet, la jambe coupée pour les récalcitrants, la mort pour ceux qui essayaient de s’enfuir… Cet esclavage-là ne ressemblait en rien à celui des sociétés antiques, car il déniait aux  » Nègres  » la qualité d’êtres humains. Et cela dura plus de trois siècles. Joseph N’Diaye, conservateur de la maison des Esclaves de Gorée, petite île au large de Dakar devenue le symbole mondial de la traite négrière, a voulu ici, sans haine ni rancœur, en termes simples et d’autant plus bouleversants, conter cette histoire aux jeunes générations. Parce qu’elle concerne l’humanité entière.  » Sur tous les continents, dit-il, la mémoire est nécessaire pour construire l’avenir. On n’a jamais rien bâti sur l’oubli et le silence.  »

 

La Porte du non-retour T1 de Kwame Alexander, traduit par Alice Delarbre

La Porte du non-retour T1 de Kwame Alexander, traduit par Alice Delarbre

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Age : Dès 12 ans

Éditeur : Albin Michel
ISBN : 2226477632

Résumé : Royaume ashanti, 1860.

Kofi vit et rêve au bord de la rivière. Son frère aîné l’avertit cependant de ne jamais s’y attarder après le coucher du soleil. Tu ne connais pas tous les secrets de la rivière. De quoi veux-tu parler ? demande Kofi. Des bêtes.
Une nuit, le monde du jeune garçon bascule. Son destin se fond alors dans l’histoire collective de ceux qui, arrachés à leur terre, à leur famille, à leur culture, sont jetés en esclavage.

 

L’Esclavage raconté à ma fille de Christiane Taubira

L'Esclavage raconté à ma fille de Christiane Taubira

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Age : Dès 13 ans

Éditeur : POINTS
ISBN : 2757858521

Résumé : Traite et exploitation des êtres humains, colonisation, luttes pour la liberté, réflexion sur la notion de crime contre l’humanité, formes contemporaines de l’esclavage : une mère engagée répond aux nombreuses questions de sa fille. De ce dialogue s’est construit, au fil des étonnements, indignations et admirations, un livre aussi passionnant que nécessaire.

Ancienne garde des Sceaux, ministre de la Justice, Christiane Taubira est l’auteure de plusieurs livres, dont Mes météores et Murmures à la jeunesse.

« Christine Taubira développe magistralement, avec passion, une histoire trop méconnue. » – L’Humanité

« Un texte exigeant, très littéraire, éclairant. » -La Vie

10 mai 2024 0 Commentaires
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Qui est l’Algérienne Sarah Rivens, l'auteure qui a vendu sa saga “Captive” à plus de 400 000 exemplaires
ActualitéAfrique du NordPortraitsRomance

Qui est l’Algérienne Sarah Rivens, l’auteure qui a vendu sa saga “Captive” à plus de 400 000 exemplaires ?

par Acèle Nadale 9 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

À 24 ans, Sarah Rivens, jeune auteure algérienne, a conquis le monde de la littérature avec sa saga ‘Captive’. Initialement publiée sur la plateforme Wattpad sous le pseudonyme ‘theblurredgirl’, cette série littéraire, mêlant romance et suspense, lui a permis de devenir l’écrivaine la plus vendue en France en 2023. Avec plus de 400 000 exemplaires vendus et 9 millions de lecteurs en ligne, elle est aujourd’hui un phénomène littéraire incontournable, en particulier auprès du jeune public.

Une carrière fulgurante grâce à Wattpad

Née le 19 décembre 1998 à Alger, Sarah Rivens a commencé à publier ses écrits sur la plateforme Wattpad en 2019, ce qui lui a permis de se faire connaître sur les réseaux sociaux. Son succès a été immédiat, en particulier avec sa saga « Captive » publiée fin 2020 et début 2021. 

Traduite en 9 langues, cette histoire a été lue par 7 millions de fans sur Wattpad et s’est vendue à environ 400 000 exemplaires. Le premier tome de « Captive », publié gratuitement sur Wattpad fin 2020, a atteint 9 millions de vues. Le second tome a également cartonné avec 8,1 millions de vues. C’est ce succès viral qui a suscité l’intérêt des éditions Hlab en 2021. Elles ont alors contacté Sarah Rivens pour publier « Captive » en version papier.

Un phénomène littéraire auprès du jeune public

Le premier tome de Captive est sorti en librairie en août 2022 et s’est écoulé à plus de 180 000 exemplaires. Le second tome, publié en janvier 2023, s’est vendu à 88 000 exemplaires en quelques semaines seulement. Sarah Rivens est devenue un phénomène littéraire majeur, en particulier auprès du jeune public.

Ses livres, classés dans la catégorie « dark romance », mélangent des éléments de romance sombre et érotique. Les critiques sont très positives sur les premiers ouvrages de Sarah Rivens, en particulier Captive, décrit comme « très captivant dès le début » avec des personnages principaux, Ella et Asher, « très bien développés, avec une profondeur émotionnelle et des personnalités nuancées ». L’intrigue mêlant romance, suspense et thriller est jugée « très prenante et addictive par les lecteurs ».

Une plume qui a beaucoup évolué

La plume de l’auteure a été saluée comme ayant beaucoup évolué depuis Captive, avec une grande maîtrise de l’écriture et de la construction narrative. Cependant, une critique négative ressort également, jugeant le personnage d’Ella « immature » et « incohérent », ainsi que l’histoire « pathétique ». 

Mais dans l’ensemble, les premiers livres de Sarah Rivens, en particulier la saga « Captive », semblent avoir été très bien accueillis par les lecteurs et les critiques.

En plus de Captive, Sarah Rivens a également publié le tome 1 de la trilogie « Lakestone » en 2022. À seulement 24 ans, cette auteure algérienne a déjà réussi à s’imposer comme une voix majeure de la littérature jeunesse, avec un style unique mêlant romance, suspense et personnages complexes. 

Nul doute que la suite de sa carrière sera suivie avec grand intérêt par ses millions de lecteurs.

 

9 mai 2024 0 Commentaires
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Les cinq auteurs sélectionnés pour la shortlist du Commonwealth Short Story Prize pour la région Afrique sont connus

par Acèle Nadale 9 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

La shortlist du Commonwealth Short Story Prize (Prix de la nouvelle du Commonwealth) 2024 a été annoncée le 17 avril dernier. Vingt-trois écrivains ont été sélectionnés pour la liste restreinte après que 7359 d’entre eux ont participé au prix de cette année. 

Le Commonwealth Short Story Prize est un prix littéraire annuel décerné à la meilleure nouvelle de fiction inédite (2 000 à 5 000 mots) du Commonwealth. Le prix est ouvert à tous les citoyens du Commonwealth âgés de 18 ans et plus. Les candidatures sont acceptées dans 13 langues, dont l’anglais, le français et plusieurs autres langues régionales. Les traductions sont également acceptées.

Le Commonwealth Short Story Prize compte cinq lauréats régionaux (Afrique, Asie, Canada et Europe, Caraïbes, Pacifique), qui reçoivent chacun 2500 livres sterling. Le grand gagnant reçoit 2 500 livres sterling supplémentaires, soit un total de 5 000 livres sterling.

Les cinq auteurs sélectionnés pour la shorlist du Commonwealth Short Story Prize pour la région Afrique sont : 

1- « Fadi » par Azags Agandaa (Ghana)

Azags Agandaa est un écrivain ghanéen dont le recueil de nouvelles, The Slummer’s Curse (2019), a remporté le deuxième prix Ama Ata Aidoo lors des GAW Literary Awards, décernés par l’Association des écrivains ghanéens. Son recueil de poésie, Aguriboma (2022), a également remporté le prix Kofi Awoonor lors de la même cérémonie. Il enseigne l’anglais et la littérature au Victoria Grammar School, à Accra, et prépare actuellement un master en littérature à l’Université de Cape Coast, au Ghana.

 

2- « Dite » par Reena Usha Rungoo (île Maurice)

Reena Usha Rungoo est une écrivaine, universitaire, enseignante, conférencière et mère originaire de l’île Maurice. En tant qu’insulaire d’origine africaine et sud-asiatique de la diaspora, elle utilise la fiction, à la fois comme auteure et critique littéraire, pour explorer comment la violence coloniale imprègne nos identités, nos langues et nos désirs, ainsi que les façons créatives dont nous y résistons. Elle est professeure adjointe de littérature à l’université Harvard.

 

3- « House No. 49 » par Olajide Omojarabi (Nigeria)

Olajide est candidat à une maîtrise en écriture créative à l’Université de Floride du Sud. Il a récemment été rédacteur de fiction à Saw Palm et a publié des œuvres dans Guernica, Off Assignment, Barren magazine et ailleurs. Il travaille actuellement sur son premier roman.

 

4- « The Goat » par Jean Pierre Nikuze (Rwanda)

Jean Pierre Nikuze est un Rwandais qui a grandi au Kenya et réside actuellement à Vancouver, au Canada, où il suit des études supérieures au Regent College. Auteur de fictions, de poèmes et d’essais, ses œuvres ont été publiées dans CalibanOnline, The Nonconformist Magazine, Agbowo, Hobart, Africasacountry et ailleurs.

 

5- Jayne Bauling (Afrique du Sud)

Jayne Bauling est une écrivaine sud-africaine surtout connue pour ses romans pour la jeunesse qui ont remporté plusieurs prix. Elle écrit également des nouvelles et de la poésie, et a contribué au FunDza Literacy Trust. Son dixième roman pour la jeunesse, Things I Learned in the Forest, a été publié par la maison d’édition NB Publishers, Best Books, au début de l’année 2023. Elle vit à White River, dans la province de Mpumalanga.

Les textes gagnants sont publiés en ligne par le magazine Granta et dans une collection spéciale imprimée par Paper + Ink. Les histoires sélectionnées sont également publiées dans le magazine littéraire en ligne de la Commonwealth Foundation, adda.

Les gagnants régionaux seront annoncés le 29 mai, et le gagnant global sera révélé lors de la cérémonie de remise des prix le 26 juin.

9 mai 2024 0 Commentaires
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Le chef-d'œuvre “Les Frasques d'Ebinto” d'Amadou Koné bientôt sur grand écran
ActualitéAfrique de l'OuestCinéma

Côte d’Ivoire : Le chef-d’œuvre “Les Frasques d’Ebinto” d’Amadou Koné bientôt sur grand écran

par Acèle Nadale 8 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

L’œuvre littéraire emblématique Les Frasques d’Ebinto, écrite par l’auteur ivoirien Amadou Koné, sera bientôt portée à l’écran. Une annonce qui a ravi les amateurs de littérature africaine francophone. Considérée comme un pilier de la littérature ivoirienne, cette œuvre figure dans le programme scolaire depuis plus d’une décennie.

Le projet d’adaptation cinématographique est dirigé par Charly Kodjo, qui se lance dans cette entreprise ambitieuse d’insuffler une nouvelle vie aux personnages qui ont marqué des générations d’Ivoiriens. 

Pour s’assurer d’une traduction fidèle de l’esprit du livre, il a fait appel à l’écrivain Armand Gauz pour rédiger le scénario et au réalisateur Luc Gnepa, dont le talent s’est distingué dans son court métrage « La bague. »

Le projet est actuellement en préproduction, mais l’équipe espère voir sa cadence s’accélérer au second semestre de 2024, pour le plus grand plaisir des cinéphiles africains.

Les Frasques d’Ebinto raconte l’histoire poignante d’un jeune homme, Ebinto, contraint d’abandonner ses études pour épouser son amie d’enfance Monique, enceinte de lui. Le protagoniste voit ses rêves de succès et d’éducation se dissoudre, et doit faire face aux conséquences douloureuses de cette nouvelle vie. 

Écrit par Amadou Koné alors qu’il était encore étudiant au lycée à Grand-Bassam, ce récit demeure un témoignage sur les réalités sociales et les défis de la jeunesse ivoirienne dans les années 1970. Sa pertinence transcende les décennies, faisant de cette adaptation un événement culturel très attendu par un public qui espère retrouver l’intensité émotionnelle de ce roman intemporel.

 

8 mai 2024 0 Commentaires
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Les lauréats de la IXe Édition du Prix International de Poésie Léopold Sédar Senghor célébrés
PoésieActualitéEurope

Italie : Les lauréats de la IXe Édition du Prix International de Poésie Léopold Sédar Senghor célébrés

par Acèle Nadale 8 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Photo Serge Philippe Lecourt

La Casa della Cultura, à Milan, a accueilli la cérémonie de remise des prix de la IXe Édition du Prix International de Poésie Léopold Sédar Senghor, qui s’est déroulée le samedi 4 mai 2024. Organisé par l’Académie Internationale Léopold Sédar Senghor, l’événement a célébré la poésie sous toutes ses formes.

La cérémonie a été modérée par Cheikh Tidiane Gaye, Président de l’Académie Internationale Léopold Sédar Senghor, et Pap Khouma, Président du Jury du Prix International Léopold Sédar Senghor. Des lectures poétiques ont été présentées par la poétesse Paola Donati.

L’audience, composée de personnalités du monde littéraire et culturel, de diplomates et d’amateurs de poésie, a été honorée par la participation effective de personnalités distinguées, dont Mamecor Ndiaye, Ambassadeur du Sénégal près le Quirinal, et Mamadou Lamine Diouf, Consul du Sénégal à Milan. 

Le Jury de la IXe Édition du Prix International de Poésie – « Sur les traces de Léopold Sédar Senghor » a rendu publique la liste définitive des lauréats lors de la cérémonie.

Dans la catégorie « Section A : Recueils de poèmes publiés en italien », le premier prix ex-aequo a été attribué à Giuseppe Carlo Airaghi pour « Quello che ancora restava da dire » et à Renzo Piccoli pour « Il campo dei fagiani ».

En « Section B : Recueils de poèmes inédits en italien », Michela Manente a remporté le premier prix avec « Poesie della conoscenza », qui sera publié par Kanaga Edizioni.

Dans la « Section C : Poèmes inédits en italien », Marco Mezzetti a reçu le premier prix pour « Come la cera », accompagné de la médaille du Président de la Chambre des Députés de la République italienne et d’une récompense de 500 euros offerts par la CGIL SPI.

En « Section D : Poèmes inédits en français », Alvie Mouzita du Congo-Brazzaville a remporté le premier prix avec Chant spirituel pour Kimpa Vita, recevant également 500 euros offerts par la CGIL SPI.

Enfin, dans la « Section E : Environnement et Migrations », Fara Ndiaye du Sénégal a remporté le premier prix avec Les arbres sont des poèmes d’amour, recevant 500 euros offerts par la CGIL SPI.

Le jury a également décerné des prix d’excellence pour souligner la qualité des autres participants.

Le Prix international de poésie Léopold Sédar Senghor est un concours de poésie qui vise à promouvoir la paix, la solidarité et l’amour entre les peuples à travers la poésie. Il rend hommage à l’œuvre du poète sénégalais Léopold Sédar Senghor.

Le prix est organisé chaque année par l’association à but non lucratif Africa Solidarietà, basée en Italie. Il comporte différentes catégories, notamment pour les recueils de poésie publiés, les poèmes inédits et les poèmes écrits par des jeunes. Un jury composé d’experts sélectionne les lauréats dans chaque catégorie après évaluation des œuvres soumises.

Bien qu’organisé en Italie, le prix a une portée internationale et a récompensé ces dernières années des poètes en provenance d’Afrique, d’Europe et d’autres régions.

Le Prix International de Poésie Léopold Sédar Senghor a reçu le soutien et la médaille du Président du Sénat et du Président de la Chambre des députés de la République italienne, pour souligner l’importance de cet événement poétique international.

Pour plus d’informations sur l’Académie Internationale Léopold Sédar Senghor et ses activités, vous pouvez les contacter sur leur site.

8 mai 2024 3 Commentaires
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Sénégal : Rentrée littéraire des Éditions Jimsaan du 8 au 11 mai 2024 à Dakar
ActualitéAfrique de l'OuestÉvénements

Sénégal : Rentrée littéraire des Éditions Jimsaan du 8 au 11 mai 2024 à Dakar

par Acèle Nadale 8 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Du 8 au 11 mai prochain, la maison d’édition sénégalaise Jimsaan convie le public à une série d’événements autour de ses dernières publications dans le cadre de sa rentrée littéraire 2024.

Les Éditions Jimsaan sont une maison d’édition sénégalaise indépendante, créée en 2012 par les écrivains Felwine Sarr, Boubacar Boris Diop et Nafissatou Dia Diouf.

L’un de leurs projets phares a été de rééditer le roman La Plaie de Malick Fall, une œuvre importante, mais oubliée de la littérature sénégalaise. Ils ont effectué un important travail éditorial pour préparer cette réédition.

Les Éditions Jimsaan ont également publié des œuvres d’auteurs renommés comme Mohamed Mbougar Sarr, dont le roman La plus secrète mémoire des hommes a remporté le prix Goncourt en 2021, faisant de Jimsaan la première maison d’édition étrangère à recevoir ce prix. Le roman de Mohamed Mbougar Sarr a été publié avec la maison française Éditions Philippe Rey.

Les fondateurs eux-mêmes – Felwine Sarr, Boubacar Boris Diop et Nafissatou Dia Diouf – sont des écrivains sénégalais acclamés qui ont aussi publié leurs propres œuvres chez Jimsaan.

En promotion, des titres qui promettent de belles découvertes :

  • Mercredi 8 mai à 17h : Présentation de Peuple de l’eau d’Issa Daaman Sarr, avec des lectures en français, wolof et sereer.
  • Jeudi 9 mai à 11h : Rencontre autour de Le bouddhisme est né à Colobane de Felwine Sarr
  • Jeudi 9 mai à 15h : Présentation de Un autre possible est possible d’Arturo Escobar, en dialogue avec l’auteur.
  • Jeudi 9 mai à 17h : Échanges sur Sortir de Terre de Seloua Luste Boulbina.
  • Vendredi 10 mai à 16h : Présentation de Lettres à un président africain d’El hadj Malick Ndiaye.
  • Vendredi 10 mai à 17h30 : Boubacar Boris Diop présente son roman Un tombeau pour Kinne Gaajo.
  • Samedi 11 mai à 16h : Lancement de Cette si longue quête. Vie et mort d’Omar Blondin Diop de Florian Bobin, suivi d’un hommage à cette figure emblématique.

Pour cette série d’événements, les Éditions Jimsaan donnent rendez-vous au 72 rue MZ67, Mermoz et à la librairie L’Harmattan, VDN, après le pont de Fann, à côté de la Pédiatrie 24, Sicap Karack, Dakar. Retrouvez tous les détails sur le site des Éditions Jimsaan.

Pour plus d’infos, voir le site des Éditions Jimsaan.

8 mai 2024 0 Commentaires
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Mamoudou Sidy et Adama Ramou récompensés lors de la 2ᵉ édition du Salon international du livre de Matam
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Sénégal : Mamoudou Sidy et Adama Ramou récompensés lors de la 2ᵉ édition du Salon international du livre de Matam (SILIMA)

par Chrystelle Ngoulou 6 mai 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

La deuxième édition du Salon international du livre de Matam (SILIMA) a eu lieu du 2 au 4 mai au centre culturel régional de Matam au Sénégal sous le thème « Lire pour se connaître, écrire pour s’entendre ». Au programme, des présentations de livres, des conférences, des ateliers d’écriture, des déclamations de poèmes et de slam. 

Durant le salon, deux auteurs ont été particulièrement honorés pour leurs contributions à la littérature africaine. Mamoudou Sidy Bâ, originaire de Mauritanie, a été couronné du Prix SILIMA 2024 pour son roman Un mariage éclair, une œuvre qui entrâine le lecteur dans les complexités des traditions et des relations modernes. Sidy Bâ est aussi connu pour son engagement politique avec le mouvement nationaliste mauritanien « Les Forces de Libération Africaines de Mauritanie ».

Adama Ramou, écrivaine et magistrate tchadienne, a quant à elle reçu le prix d’excellence pour l’originalité littéraire et stylistique avec son recueil de nouvelles Le ciel des illusions. Ce livre aborde des thèmes tels que le mariage forcé et les conflits interreligieux, qui reflètent les défis socioculturels auxquels fait face la jeunesse tchadienne.

Le Salon international du livre de Matam (SILIMA) est un salon international du livre annuel qui a pour objectif de « booster le goût de la lecture chez les jeunes apprenants » de la région de Matam. Cet événement littéraire est organisé par Abdourahmane Diène, professeur de français au lycée d’Ogo.  

6 mai 2024 0 Commentaires
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Biographie, mémoires et AutobiographieActualitéEuropeVidéos

France : Omar Sy sort un livre entretien sur sa vie et sa carrière avec la journaliste Elsa Vigoureux

par Chrystelle Ngoulou 6 mai 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Viens, on se parle est un livre coécrit par l’acteur Omar Sy et la journaliste Elsa Vigoureux, publié en 2024 aux éditions Albin Michel. Le livre est le résultat de deux années d’échanges entre les deux auteurs, au cours desquelles Elsa Vigoureux a proposé à Omar Sy de retranscrire leurs conversations. Le livre offre un regard inédit et accessible sur la vie et la carrière d’Omar Sy, abordant des sujets tels que son enfance en France, sa vie aux États-Unis et son actualité.

Omar Sy est né le 20 janvier 1978 à Trappes, dans les Yvelines. Fils d’une femme de ménage mauritanienne et d’un père ouvrier sénégalais, il a grandi dans un quartier populaire où il a côtoyé des personnalités comme Jamel Debbouze et Nicolas Anelka. Après avoir commencé sa carrière comme animateur radio à Radio Nova, il s’est fait connaître en formant un duo comique à succès avec Fred Testot. Ensemble, ils ont notamment participé à l’émission « Le Service après-vente des émissions » sur Canal+ de 2005 à 2012.

Au cinéma, Omar Sy a d’abord joué dans des seconds rôles dans des comédies, avant de connaître le succès international en 2011 avec le film « Intouchables » aux côtés de François Cluzet. Ce rôle lui a valu le César du Meilleur acteur, faisant de lui le premier acteur noir à recevoir cette distinction. Depuis, Omar Sy a poursuivi une carrière prolifique, enchaînant les rôles dans des films à gros budgets comme « Jurassic World » ou la saga « X-Men ».  Il vit désormais à Los Angeles avec sa femme Hélène et leurs cinq enfants.

Viens, on se parle est aussi disponible en version audio, lue par les auteurs eux-mêmes.

6 mai 2024 0 Commentaires
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Ana Paula Maia avec son roman "Of Cattle and Men" lauréate du prix The Republic of Consciousness Prize for Small Presses 2024
ActualitéAmérique Latine

Ana Paula Maia est lauréate du prix « The Republic of Consciousness Prize for Small Presses 2024 » avec « Of Cattle and Men »

par Chrystelle Ngoulou 6 mai 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le roman Of Cattle and Men d’Ana Paula Maia, traduit par Zoë Perry et publié aux éditions Charco Press, a remporté le prix Republic of Consciousness 2024 pour les petites maisons d’édition.

Ana Paula Maia est une écrivaine et scénariste brésilienne née en 1977 à Rio de Janeiro. Elle a publié son premier recueil de nouvelles en 2003 et s’est ensuite lancée dans l’écriture de ce qu’elle appelle « La Saga des Brutes », une trilogie de romans mettant en scène des hommes travaillant dans des métiers essentiels, mais marginalisés dans la société brésilienne, comme les éboueurs, les mineurs ou les employés d’abattoirs.

Ana Paula Maia explore dans ses textes comment le travail façonne le caractère de l’être humain et à révéler la dignité de ces hommes souvent méprisés par la société dans ses ouvrages.

Le roman Of Cattle and Men, qui fait partie cette saga, suit le personnage de Bronco Gil, un contremaître d’abattoir au passé tumultueux, qui incarne cette dureté et cette violence inhérentes au milieu dans lequel il évolue. Le roman se caractérise par un style brut et cru qui vise à donner voix à ces « anti-héros invisibles ».

La traduction française du livre sous le titre Du bétail et des hommes est publiée aux éditions Anacanoa.

Le prix The Republic of Consciousness Prize for Small Presses est un prix littéraire britannique annuel fondé par l’auteur Neil Griffiths en 2017.

L’objectif du prix est de soutenir les petites maisons d’édition, définies comme celles ayant moins de cinq employés à temps plein, pour leur engagement envers des œuvres de grande qualité littéraire.  La raison étant que les petites maisons d’édition prennent souvent les plus gros risques créatifs et financiers.

En 2023, le prix s’est étendu aux États-Unis et au Canada, avec Lori Feathers d’Interabang Books à Dallas à la tête de la version américaine du prix.

La cérémonie de remise du prix aura lieu le 17 avril 2024 à la librairie Foyles, sur Charing Cross Road à Londres. Le montant du prix est encore à déterminer, mais il sera partagé entre toutes les maisons d’édition finalistes. De plus, les éditeurs de la liste des finalistes auront l’opportunité de bénéficier du soutien du British Council, qui leur offrira des conseils sur les marchés internationaux et les invitera à participer à ses programmes et événements professionnels. 

Le jury a salué Of Cattle and Men comme un roman court et puissant, le qualifiant de « coup de poing » et d' »œuvre littéraire exceptionnellement puissante ».

Les autres finalistes étaient Avenues by Trains de Farai Mudzingwa (Cassava Republic Press), The End of August de Yu Miri, traduit par Morgan Giles (Tilted Axis), et The Zecameron de Maxim Znak, traduit par Jim et Ella Dingley (Scotland Street Press).

 

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Oubaitori- mot de la semaine
Le mot de la semaine

OUBAITORI : LE MOT DE LA SEMAINE

par Chrystelle Ngoulou 6 mai 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

L’oubaitori est une philosophie japonaise qui encourage les gens à accepter leurs propres rythmes et à ne pas se comparer aux autres. 

Voici les principaux éléments de cette philosophie :

  • L’oubaitori signifie « les quatre arbres qui fleurissent au printemps » – le cerisier, le prunier, l’abricotier et le pêcher. Cela symbolise que chaque fleur s’épanouit à son propre rythme, sans se préoccuper du rythme des autres.
  • Cette philosophie invite à ne pas regarder si « l’herbe est plus verte ailleurs » et à se concentrer sur son propre cheminement, sans se presser.
  • L’oubaitori est lié au concept japonais de wabi-sabi, qui valorise la beauté dans l’imperfection et l’éphémère.

Cette philosophie encourage l’acceptation de soi et des imperfections de la vie, afin de vivre de manière plus insouciante et heureuse, sans le stress de la comparaison.

En résumé, l’oubaitori prône l’acceptation de son rythme unique et personnel, sans se comparer aux autres. C’est une approche bienveillante pour trouver l’équilibre et l’épanouissement.

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ActualitéAfrique de l'Ouest

Burkina Faso : Inauguration du Centre de Lecture Publique et d’Animation Culturelle (CELPCAC ) à Sabou

par Chrystelle Ngoulou 4 mai 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le 8 mars 2024 a marqué une étape significative pour la jeunesse de Sabou, au Burkina Faso, avec l’inauguration du Centre de Lecture Publique et d’Animation Culturelle (CELPCAC), aussi connu sous le nom de « Bombo Ndap ».
Ce centre est une maison de lecture en voûte nubienne, financé à hauteur de 8 millions de FCFA, par Madame Marie-Ange Bayémi, éducatrice sociale franco-camerounaise.

CELPAC à Sabou
CELPAC à Sabou
CELPAC à Sabou

La cérémonie d’inauguration du CELPCAC a été présidée par Monsieur Abdul Aziz Koara, président de la Délégation Spéciale de la Commune de Sabou, et a vu la présence de nombreuses personnalités et donateurs qui ont contribué à la réalisation de ce projet. Parmi eux, Sa Majesté Naaba Yemdé II, Chef de Canton de Sabou qui a été remercié pour son soutien au projet.

Des figures clés telles que Monsieur Bernard ZONGO, coordonnateur national de CFIAM, Monsieur Paul W. KABORE, directeur régional des Impôts du centre et El Hadj Lassané KIEMTORE, ancien maire de la commune de Tanghin-Dassouri, ont également été honorées pour leur rôle dans le soutien de cette initiative. Le PDG de Neerwaya Multi-vision, Monsieur Franck Alain KABORE, et d’autres dignitaires locaux ont renforcé l’importance de cette contribution à la communauté.

Le CELPCAC est envisagé comme un centre dynamique d’animation culturelle qui vise à stimuler l’intérêt des jeunes pour la lecture, l’apprentissage et la culture. L’objectif étant d’éveiller la conscience des jeunes et enrichir leur expérience éducative à travers des activités diverses et des ressources enrichissantes.

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ActualitéAfrique de l'OuestVidéos

Côte d’Ivoire : Le point sur la rentrée littéraire de l’Association des Écrivains de Côte d’Ivoire (AECI)

par Acèle Nadale 3 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

La rentrée littéraire de l’Association des Écrivains de Côte d’Ivoire (AECI) a eu lieu le samedi 27 avril 2024 à l’Ets Henri Poincaré, à Bouaké.

L’AECI est une structure associative littéraire en Côte d’Ivoire, créée le 31 août 1986 par la fusion de plusieurs associations d’écrivains. Elle est présidée depuis novembre 2022 par Dr Hélène Lobe.

L’AECI, en tant qu’organisation représentative des écrivains ivoiriens, joue un rôle important dans la promotion de la littérature et de la culture en Côte d’Ivoire. Elle s’efforce de mettre en lumière les œuvres des auteurs locaux et de créer des ponts entre les écrivains et le public. La rentrée littéraire est l’une des nombreuses initiatives qu’elle organise pour atteindre ses objectifs.

Cette année, le thème central de la rentrée fut « Le livre à la rencontre des populations », mettant l’accent sur l’importance de rendre la littérature accessible à toutes les couches de la société.

La cérémonie, organisée pour la première fois en dehors d’Abidjan, a réuni plus de 100 écrivains venus de divers horizons. De plus, cet événement a vu la participation de plusieurs personnalités telles que l’honorable Fofana Mondeny, qui est par ailleurs marraine de cette cérémonie, le journaliste Levy Niamkey, ancien ministre de la Communication et l’écrivaine Tanella Boni.

La journée a été marquée par plusieurs activités, dont des lectures publiques, des ateliers d’écriture et des panels de discussion. Ces sessions interactives ont permis aux participants de plonger dans divers aspects de la création littéraire et de la publication.

L’événement s’inscrit dans une volonté de valoriser le patrimoine littéraire ivoirien et de stimuler l’intérêt pour la lecture dans un contexte dans lequel l’accès au livre reste un défi.

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Salon du Livre Africain de Beauregard en France
ActualitéEuropeÉvénements

La Première Édition du Salon du Livre Africain de Beauregard en France ouvre bientôt ses portes

par Chrystelle Ngoulou 3 mai 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le 26 mai 2024, le parc du château de Beauregard à Hérouville Saint-Clair accueillera la première édition du Salon du Livre Africain de Beauregard (slaB). L’événement est organisé conjointement par les associations Artères et D-Codes, en partenariat avec la ville d’Hérouville-Saint-Clair.

Le Salon du Livre Africain de Beauregard se distingue par sa mise en avant des auteurs originaires du sud-ouest de l’océan Indien, notamment de Madagascar et de La Réunion. 

Le programme du salon est jalonné de rencontres toutes les heures entre 11h30 et 15h30. Le public aura ainsi l’occasion de dialoguer avec des auteurs tels que Johary Ravaloson, Scholastique Mukasonga, Zadig Hamroune, Chadia Loueslati, Insa Sané, Mamadou Samake, et Sékou Oumar Bah. 

Scholastique Mukasonga, invitée d’honneur, participera notamment à la rencontre intitulée « Itinéraire de l’enfant, construction de l’adulte. S’en sortir, ou pas. », en compagnie de Zadig Hamroune et sous la médiation de Marie Calmettes.

Le Salon du Livre Africain de Beauregard s’inscrit dans le cadre plus large de la Fête des cultures du monde (anciennement Fête des communautés), une célébration annuelle de la diversité culturelle à Hérouville Saint-Clair. 

Le salon et la fête offrent un espace unique pour un « véritable voyage culturel » à travers des spectacles de musique et de danse, des débats, et des stands tenus par les associations locales.

 L’entrée au salon est libre pour permettre à tous de participer à cet échange culturel enrichissant.

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Festival International du Livre Gabonais et des Arts (FILIGA)
ActualitéAfrique Centrale

Gabon : Le Festival International du Livre Gabonais et des Arts (FILIGA) ouvre bientôt ses portes

par Chrystelle Ngoulou 3 mai 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le Festival International du Livre Gabonais et des Arts (FILIGA) tiendra sa 3ᵉ édition du 30 mai au 01 juin 2024 à Libreville, au Gabon. Le thème choisi pour cette année est « Face à l’histoire, réécrire et vivre son époque ».

Le Festival International du Livre Gabonais et des Arts (FILIGA) est un événement culturel majeur dont les principaux objectifs sont de promouvoir les productions littéraires et artistiques nationales, et de permettre à tous d’accéder à la culture du livre et de la lecture.

Organisé par l’association culturelle FILIGA, cet événement apolitique et à but non lucratif bénéficie du soutien de sponsors officiels et compte environ 250 sympathisants ainsi que 60 membres actifs issus de tous les métiers du livre et de la lecture.

Lors du FILIGA, les exposants nationaux présentent leurs productions et leur sensibilité créatrice, en interaction avec des participants venus d’ailleurs. 

Cet événement culturel réunira des participants de divers pays, comme l’indique la liste des drapeaux représentés sur l’affiche de l’événement, dont la Côte d’Ivoire qui sera le pays invité d’honneur.

Le public pourra assister à des conférences, des débats, des tables rondes, des rencontres avec des auteurs, des ateliers créatifs, des expositions, des animations, des conseils de professionnels, des jeux éducatifs et des concours. 

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40 livres de la littérature africaine pour comprendre la diversité des expériences migratoires africaines (2)
AfriqueAmériqueCaraïbesEuropeListes de livres

40 livres de la littérature africaine pour comprendre la diversité des expériences migratoires africaines

par Chrystelle Ngoulou 2 mai 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

La migration africaine est un phénomène complexe et multifacette qui touche à la fois les mouvements internes au continent et ceux vers d’autres régions du monde. Ce processus, motivé par divers facteurs tels que les conflits, les crises économiques, les désastres environnementaux, la recherche d’opportunités éducatives et professionnelles, le regroupement familial ou simplement une envie d’ailleurs est souvent traité dans la littérature africaine.

La migration au sein du continent africain est la plus répandue. Les personnes se déplacent souvent d’une région à une autre à la recherche de meilleures opportunités économiques, souvent des zones rurales vers des zones urbaines. Des pays comme la Côte d’Ivoire, l’Afrique du Sud, et le Nigeria voient de grands afflux de migrants venant d’autres pays africains.

Alors que la migration continue de redessiner la carte humaine et culturelle de l’Afrique, elle est également une source d’inspiration pour les auteurs. La littérature devient ainsi un miroir de ces mouvements. Elle capture les espoirs, les défis et les aspirations de ceux qui se déplacent. C’est dans ce paysage en mutation que les auteurs africains et afrodescendants puisent pour raconter des histoires qui reflètent à la fois les réalités contemporaines et celles du passé.

Les auteurs africains et afrodescendants qui font partie de la liste ci-dessous offrent chacun une perspective unique sur la vaste thématique de la migration. Ils rappellent que ce thème porte les échos d’une histoire marquée par l’esclavage et la colonisation, des périodes qui ont redéfini de manière indélébile les trajectoires de vie de millions d’Africains et de leurs descendants.

Chaque ouvrage sélectionné dans notre liste explore ces motifs à travers le prisme des expériences personnelles et/ou collectives. Ces récits de littérature africaine mettent en lumière les nuances de la volonté et de la contrainte, de l’espoir et de l’aliénation qui sous-tendent ces départs.

 

Les belles choses que porte le ciel de Dinaw Mengestu, traduit par Anne Wicke

Littérature africaine - Les belles choses que porte le ciel de Dinaw Mengestu

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Éditeur : Albin Michel
ISBN : 2226179763

Résumé : « Un homme coincé entre deux mondes vit et meurt seul. Cela fait assez longtemps que je vis ainsi, en suspension. »

Avec ce premier roman brillant et sensible, Dinaw Mengestu, jeune écrivain américain d’origine éthiopienne, s’impose d’emblée comme un auteur majeur. L’exil, le déracinement sont au coeur de ce roman qui révèle un extraordinaire talent d’écriture et une maturité singulière.

Le jeune Sepha a quitté l’Éthiopie dans des circonstances dramatiques. Des années plus tard, dans la banlieue de Washington où il tient une petite épicerie, il tente tant bien que mal de se reconstruire, partageant avec ses deux amis, Africains comme lui, une nostalgie teintée d’amertume qui leur tient lieu d’univers et de repères. Mais l’arrivée dans le quartier d’une jeune femme blanche et de sa petite fille métisse vont bouleverser cet équilibre précaire…

« L’une des nouvelles voix de la littérature contemporaine nées de la mondialisation et des mouvements de population, le plus souvent forcés, qu’elle suscite. Bouleversant. » The Los Angeles Times.

 

Le triple saut vers Melilla: Du Maroc à l’Espagne de Cheikhna Aliou Diagana

Le triple saut vers Melilla- Du Maroc à l'Espagne de Cheikhna Aliou Diagana

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Éditeur : L’Harmattan
ISBN : 2343236321

Résumé : L’ouvrage raconte les aventures rocambolesques de Roméo et ses compagnons de route en transit au Maroc pour tenter de rejoindre l’Europe via l’enclave espagnole de Melilla qui fait frontière avec la ville marocaine de Nador. Ils feront des va-et-vient incessants entre la ville et le mont Gourougou, duquel ils prépareront finement leur assaut final pour l’Espagne.

 

 

 

Voici venir les rêveurs d’Imbolo Mbue, traduit par Sarah Tardy 

Littérature africaine - Voici venir les rêveurs d'Imbolo Mbue

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Éditeur : Belfond
ISBN : 2714470998

Résumé : Drôle et poignante, l’histoire d’une famille camerounaise émigrée à New York. Porté par une écriture à la fraîcheur et à l’énergie exceptionnelles, un roman plein de générosité, d’empathie et de chaleur sur le choc des cultures, les désenchantements de l’exil et les mirages de l’intégration. Un pur joyau, par une des nouvelles voix afropolitaines les plus excitantes du moment.
Aux États-Unis et au Cameroun, en 2007.
Nous sommes à l’automne 2007 à New York et Jende Jonga, un immigrant illégal d’origine camerounaise, est en passe de réaliser son rêve : après avoir été plongeur et chauffeur de taxis, il vient de décrocher un emploi de chauffeur pour Clark Edwards, riche banquier à la Lehman Brothers. Pour Jende, tout est désormais possible : il va enfin pouvoir offrir à Neni, son amoureuse, les études de pharmacienne dont elle rêve. Et surtout, pour les Jonga, le Graal est en vue : obtenir leur carte verte et devenir enfin des Américains.
Mais rien n’est simple au pays de l’American Dream. Entre Jende, loyal, discret, compétent, et son patron Clark, noyé dans le travail et les difficultés de la banque se noue une vraie complicité. Les deux familles se rapprochent, mais si les Jonga sont soudés malgré l’épée de Damoclès de l’expulsion, les Edwards sont en proie à de nombreux problèmes. Pour tous, l’interminable demande d’asile des Jonga et la menace d’éclatement de la bulle des subprimes vont remettre en question leurs certitudes…

 

Silence du chœur de Mohamed Mbougar Sarr

Silence du chœur de Mohamed Mbougar Sarr

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Éditeur : Présence Africaine
ISBN : 2708709828

Résumé : Soixante-douze hommes arrivent dans un bourg de la campagne sicilienne. L’époque les appelle « immigrés », « réfugiés » ou « migrants ». À Altino, ils sont surtout les ragazzi, les « gars » que l’association Santa Marta prend en charge. Mais leur présence bouleverse le quotidien de la petite ville.

En attendant que leur sort soit fixé, les ragazzi croisent toutes sortes de figures: un curé atypique qui réécrit leurs histoires, une femme engagée à leur offrir l’asile, un homme déterminé à le leur refuser, un ancien ragazzo devenu interprète, ou encore un poète sauvage qui n’écrit plus.

Chaque personnage de cette fresque, d’où qu’il soit, est forcé de réfléchir à ce que signifie la rencontre avec des hommes dont, au fond, il ne sait pas grand-chose. Tous constituent autant de regards sur une situation moins connue qu’il n’y paraît ; autant de voix désaccordées, mêlées, pour le meilleur et pour le pire, jusqu’à la fin, jusqu’au silence imposé par l’ultime voix du chœur.

 

Stardust de Léonora Miano

Littérature africaine - Stardust de Léonora Miano

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Éditeur : Pocket
ISBN : 2266335294

Résumé : Un roman intime et personnel sur les douleurs de l’exil…
 » Lasse de l’errance en couple, elle avait préféré se débrouiller seule. Impossible de rester auprès d’un garçon qui ne parvenait pas à devenir un homme. En une fraction de seconde, elle avait décidé de sauter sans filet. C’était le seul moyen d’empêcher la haine de s’installer là où il n’y avait déjà plus de respect. Elle avait emmené Bliss, serrant contre son cœur la plus belle part de lui. Alors qu’un soleil pâle s’apprêtait à trouer les nuages, Louise avait dit : » Je pars avec la petite. Pas un mot de plus.  »

Écrit il y a plus de vingt ans, ce roman relate la période au cours de laquelle Léonora Miano, jeune mère de 23 ans sans domicile ni titre de séjour, fut accueillie avec sa fille dans un centre de réinsertion et d’hébergement d’urgence du 19e arrondissement de Paris. C’est en fréquentant la rudesse de ses marges qu’elle a le plus intimement connu la France…

 

Citoyen de seconde zone de Buchi Emecheta

Citoyen de seconde zone de Buchi Emecheta

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Éditeur : Gaïa Editions
ISBN : 2910030032

Résumé : Un classique de la littérature africaine.

Une jeune Nigeriane rêve d’études et d’Occident, plutôt que d’être livrée en héritage à son oncle. Mais une fois parvenue à Londres, elle se découvre un cruel handicap : celui d’être noire, celui d’être femme, pire encore celui d’être la femme d’un Noir.

 

 

Alpha : Abidjan-Gare du Nord de Bessora, illustré par Barroux

Littérature africaine - Alpha -Abidjan-Gare du Nord de Bessora

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Éditeur : Gallimard Jeunesse
ISBN : 2070656411

Résumé : Alpha vit seul à Abidjan depuis que sa femme et son fils sont partis sans visa pour Paris, Gare du Nord. La rage au coeur, il décide de tout quitter pour les retrouver. C’est toujours mieux que de pourrir sur place. Plusieurs trajets sont possibles, des années de voyage en perspective…

Sur les interminables routes de poussière, l’aventure se construit au gré de ses rencontres, inoubliables. De passeurs malhonnêtes en routes désertiques, de camps de réfugiés en canots surchargés, envers et contre tout, Alpha garde le cap : Gare du Nord.

 

Si le soleil se dérobe de Nicole Dennis-Benn

Si le soleil se dérobe de Nicole Dennis-Benn

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Éditeur : Editions de l’Aube
ISBN : 2815946793

Résumé : «Patsy fait un pas dans la lumière sans chaleur du soleil automnal et tourne le dos à la honte.»

Patsy est une jeune femme jamaïcaine, coincée entre une mère obsédée par la religion et une petite fille, Tru, qu’elle ne sait pas tout à fait comment aimer. Son obsession est de quitter l’île pour l’Amérique, terre de libertés, et aussi – surtout ? – le pays où s’est exilée Cicely. La meilleure amie d’enfance, mais aussi l’amour secret, l’objet de tous les désirs. Cicely et Amérique se confondent dans l’esprit souvent torturé de Patsy, qui finit par obtenir un visa et traverse l’océan, laissant tout derrière elle.

Sauf que ni Cicely ni l’Amérique ne tiendront leurs promesses… et c’est une existence rude et violente qui attend Patsy. Une représentation obsédante de l’immigration et de la féminité, des fils silencieux de l’amour qui s’étendent à travers les années et les océans du monde entier.

« Ce récit de vie essentiel et remarquable déjoue continuellement et subtilement toute prévisibilité. Au fil des pages, il ne cesse de vous surprendre et de vous éclairer. » The New York Times

« Somptueux. Dennis-Benn rend subtilement humaine une histoire classique de migration et fait passer ce type de saga à la vitesse supérieure… Un roman éclairé, parfois cruellement drôle, sur le lien déconcertant entre appartenance à soi-même et sacrifice. » The Oprah Magazine

 

Debout-payé de Gauz

Littérature africaine -Debout-Payé de Gauz

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Éditeur : Le nouvel Attila
ISBN : 2371000043

Résumé : Debout-Payé est le roman familial d’Ossiri, étudiant ivoirien sans papier atterri
en France dans les années 1990 pour démarrer une carrière de vigile. C’est
l’histoire d’un immigré, de l’enfer qu’il vit pour se loger et pour travailler, et du regard qu’il pose sur notre pays. Un portrait saisissant de la société française, drôle, riche, sans concession, et un témoignage inédit de ce que voient vraiment les vigiles sous leur carapace.
Debout-Payé est le roman familial d’Ossiri, étudiant ivoirien sans papier atterri
en France dans les années 1990 pour démarrer une carrière de vigile. C’est l’histoire d’un immigré, de l’enfer qu’il vit pour se loger et pour travailler, et du regard qu’il pose sur notre pays. C’est aussi un chant en l’honneur d’une famille où, de père en fils, on devient vigile à Paris, et plus globalement en l’honneur de la communauté africaine, avec ses travers et sa générosité.
Gauz distingue trois époques mythiques du métier de vigile, et aussi des relations entre la France et l’Afrique : l’âge de bronze dans les années 1960 (la Françafrique triomphante), l’âge d’or dans les années 1990, et l’âge de plomb, après les événements du 11-Septembre.
Cette épopée est ponctuée par des interludes : les choses vues, entendues et pensées lorsque Gauz travaillait comme vigile au Camaïeu de Bastille et au Sephora des Champs-élysées.

L’auteur est caustique, tant à l’endroit des patrons que des client(e)s, avec une fibre sociale et un regard très aigu sur les dérives du monde marchand contemporain, saisies dans ce qu’elles ont de plus anodin –; mais aussi de plus universel.
Un portrait saisissant de la société française, drôle, riche, sans concession, et un témoignage inédit de ce que voient vraiment les vigiles sous leur carapace.

 

Tout ce qu’on ne te dira pas, Mongo de Dany Laferrière

Tout ce qu'on ne te dira pas, Mongo de Dany Laferrière

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Éditeur : Mémoire d’Encrier
ISBN : 2897123540

Résumé : Un après-midi d’été, l’écrivain croise sur la rue Saint-Denis un jeune homme, Mongo, qui vient de débarquer à Montréal. Il lui rappelle cet autre jeune homme arrivé dans la même ville en 1976. Le même désarroi et la même détermination.
Mongo demande : comment faire pour s’insérer dans cette nouvelle société ? Ils entrent dans un café et la conversation débute comme dans un roman de Diderot.
C’est ce ton léger et grave que le lecteur reconnaît dès le début d’un livre de Laferrière.
« Tout nouveau-né est un immigré qui doit apprendre pour survivre les codes sociaux. Une société ne livre ses mystères qu’à ceux qui cherchent à la comprendre, et personne n’échappe à cette règle implacable, qu’on soit du pays ou non. »
Au jeune Mongo, Laferrière raconte quarante années de vie. Une longue lettre d’amour au Québec.

 

Les voyages de Merry Sisal de Gisèle Pineau

Littérature africaine -Les voyages de Merry Sisal de Gisèle Pineau

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Éditeur : Mercure de France
ISBN : 2715234252

Résumé : Les nuits où les étoiles demeuraient éteintes, il arrivait à Merry de rester prostrée sur sa couche. Tout s’effaçait alentour. Des pans entiers de sa mémoire semblaient enfermés quelque part, éboulés, inaccessibles. Parfois, tout était incroyablement limpide. Sa vie passée n’avait rien de sombre et son avenir semblait bien éclairci, le ciel dégagé. Elle allait reprendre ses études en suivant des cours par correspondance. Elle ferait venir ses enfants. Tommy, Florabelle, les prunelles de ses yeux, ils seraient bientôt auprès d’elle. En Haïti, Merry élève seule ses deux enfants, Tommy et Florabelle – six et quatre ans. Quand le terrible séisme du 12 janvier 2010 frappe Port-au-Prince, Merry doit quitter sa terre natale dévastée : elle laisse derrière elle ses deux enfants adorés qu’elle compte revenir chercher très vite. Après une traversée homérique, elle rejoint des compatriotes sur l’île de Bonne-Terre. Là, elle est rapidement embauchée par Anna et Raymond, un couple de Français qui habite sur le Morne d’Or, où vit une communauté de Blancs nantis venus de France, et totalement isolée du reste de l’île. Peu à peu, Anna et Merry se rapprochent. Anna, qui garde enfouies au plus profond de son être des blessures silencieuses, s’attache plus que de raison à la jeune Haïtienne. Merry s’interroge sur les motivations de cette patronne un peu particulière, mais s’en accommode, car elle n’oublie jamais son objectif : retrouver ses enfants.

 

Sublime royaume de Yaa Gyasi, traduit par Anne Damour

Sublime royaume de Yaa Gyasi

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Éditeur : Le Livre de Poche
ISBN : 225307988X

Résumé : « Maman je t’en supplie, dis-je en twi. Je te supplie d’arrêter. Je te supplie de te réveiller. Je te supplie de vivre. »
Gifty, américaine d’origine ghanéenne, est une jeune chercheuse en neurologie qui consacre sa vie à ses souris de laboratoire. Mais du jour au lendemain, elle doit accueillir chez elle sa mère, très croyante, qui n’est plus que l’ombre d’elle-même et reste enfermée dans sa chambre.
Au fil de souvenirs d’enfance émouvants, Gifty s’interroge sur sa passion pour la science si opposée aux croyances de sa mère et de ses ancêtres.

Sublime Royaume raconte les difficultés d’avoir une peau noire en Amérique, et le choc des générations au sein d’une famille issue de l’immigration. Un deuxième roman qui confirme l’immense talent de Yaa Gyasi dont la plume si subtile prend toujours une force extraordinaire.

Un livre à la beauté ardente et résistante. Camille Laurens, Le Monde.

Yaa Gyasi est une incroyable styliste qui aborde des sujets difficiles avec justesse et émotion. Un roman magnifique. Laurence Caracalla, Le Figaro littéraire.

 

Évocation d’un mémorial à Venise de Khalid Lyamlahy

Littérature africaine -Évocation d'un mémorial à Venise de Khalid Lyamlahy

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Éditeur : Présence Africaine
ISBN : 2708710036

Résumé : Un après-midi de janvier 2017, un jeune réfugié gambien se jette dans le Grand Canal de Venise et se noie sous les regards et les insultes des passants. Il s’appelait Pateh et avait vingt-deux ans. Hanté par ce drame, un jeune écrivain se lance sur ses traces et tente de reconstruire le fil des événements, de mettre en mots son choc et son indignation. Dans un récit en fragments où s’entremêlent fiction et réalité, le narrateur consulte les sites d’information, cherche des indices dans la presse, dévoile des vérités enfouies dans les pages de l’histoire et de la littérature. Au fil d’une quête riche en surprises et en émotions, d’autres histoires se greffent à la première pour sauver de l’oubli des jeunesses noyées dans le tourbillon de l’actualité. De l’Afrique des racines et des ruptures à la Venise des mythes et des illusions, l’écriture est à la fois poétique et solidaire : elle dénonce la haine de l’autre et esquisse un mémorial littéraire pour la dignité humaine.

 

Maintenant, je vais raconter de Mamadou Aliou Diallo et Nadia Goralski

Maintenant, je vais raconter de Mamadou Aliou Diallo et Nadia Goralski

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Éditeur : Actes Sud Jeunesse
ISBN : 2330125712

Résumé : Le récit bouleversant et authentique de l’itinéraire semé de drames et d’obstacles qui a mené en France un jeune adolescent guinéen.

Vers l’âge de dix ans, Mamadou a quitté la Guinée avec sa mère pour rejoindre son père qui travaillait en Libye. Ils y ont passé quelques années paisibles jusqu’à la guerre civile. Les parents de Mamadou meurent dans une explosion et il se retrouve seul, à quatorze ans. Il va survivre deux ans en travaillant pour un exploiteur libyen, avant d’être embarqué sur un Zodiac bourré de migrants en partance pour la côte italienne. Recueilli par les Italiens, il entreprend ensuite la traversée clandestine des Alpes, résolu à venir en France. L’accueil des Français est mitigé. De Chambéry à Carpentras, Mamadou va connaître les foyers, les interrogatoires interminables, la radio du squelette pour déterminer s’il est mineur, sans compter l’obstacle de la langue, de l’administration et le handicap de ne savoir ni lire ni écrire. Car le souhait le plus cher de Mamadou, c’est d’étudier. Aidé par Nadia Goralski, il apprend à lire et à écrire, fréquente le collège, s’initie à un métier. Il ressent alors le besoin de raconter son périple, d’exprimer les douleurs retenues. C’est à Nadia qu’il se confie, c’est elle qui sera sa plume. Elle s’est attachée à restituer la voix de Mamadou dans sa simplicité, sa poésie, et même sa maladresse. Car rien mieux que cette voix ne peut nous faire comprendre la dureté de ce parcours et l’énergie de vivre qui habite ce jeune homme.

 

Catalogue d’un exilé de Falmarès

Catalogue d'un exilé de Falmarès

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Éditeur : FLAMMARION
ISBN : 2080291149

Résumé : Trouver la beauté dans ce « voyage infernal », mettre en scène la migration et l’exil, voilà ce que nous offre la poésie de Falmarès. Son chemin est retracé depuis la fuite de la Guinée, les horreurs de la guerre et la traversée dans un zodiac surchargé, jusqu’à l’arrivée en Italie puis en France, où on accompagne Falmarès dans toutes ces villes, étapes du périple : Berck, Nantes, Paris… Ce recueil reflète la douleur, la perte et le manque autant qu’il est traversé par l’espoir, les odes à la beauté et à la poésie d’ici et d’ailleurs. Héritier des plus grands poètes français auxquels il rend hommage – de Césaire à Rimbaud -, ce réfugié poétique puise dans sa langue la force de sa résilience. « Ses poèmes sont nimbés de lumière et de pardon », comme l’écrit le poète Nimrod dans sa préface.

 

La Belle de Casa de In Koli Jean Bofane

Littérature africaine -La Belle de Casa de In Koli Jean Bofane

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Éditeur : Babel
ISBN : 2330139136

Résumé : Qui a bien pu tuer Ichrak la belle, dans cette ruelle d’un quartier populaire de Casablanca ? Elle en agaçait plus d’un, cette effrontée aux courbes sublimes que tous convoitaient autant qu’ils la craignaient. Tous sauf peut-être Sese, clandestin arrivé de Kinshasa depuis peu, devenu son ami et associé dans un business douteux. Escrocs de haut vol, brutes épaisses ou modestes roublards, les suspects ne manquent pas dans cette métropole du XXIe siècle gouvernée comme les autres par l’argent, le sexe et le pouvoir. Et ce n’est pas l’infatigable Chergui, vent violent venu du désert pour secouer les palmiers, abraser les murs et assécher les larmes, qui va apaiser les esprits…

Avec sa lucidité acérée et son humour féroce, In Koli Jean Bofane dénonce la corruption immobilière, la précarité des migrants et la concupiscence masculine. Par son talent de conteur, il bouscule joyeusement une réalité contemporaine tout à fait accablante – la truculence du désespoir.

 

Les lumières d’Oujda de Marc-Alexandre Oho Bambe

Les lumières d'Oujda de Marc-Alexandre Oho Bambe

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Éditeur : Le Livre de Poche
ISBN : 2253079510

Résumé : Après avoir tenté l’aventure à Rome, le narrateur, un poète, est rapatrié au Cameroun, son pays natal. En quête de sens, porté par l’amour de Sita, sa grand-mère, il s’engage dans une association qui lutte pour éviter les départs « vers les cimetières de sable et d’eau ». Au Maroc, il rencontre le père Antoine, qui accueille des réfugiés, et Imane, dont il ne lâchera plus la main. Au rythme de cette épopée chorale, les parcours s’enchevêtrent, les destins se mêlent, entre l’Afrique, mère fondamentale, et l’Europe, terre d’exils, tandis que s’effacent les frontières entre roman, poésie et récit initiatique.

On ne sait par quelle magie Marc Alexandre Oho Bambe transforme chaque épreuve en une parole lumineuse. Sa voix sublime le réel. Mohammed Aïssaoui, Le Figaro littéraire.

Il en va de l’appel de l’ailleurs comme de l’amour, de la marche ou de l’art, souligne ce livre arrimé à toutes nos pulsions de vie. Gladys Marivat, Le Monde des livres.

 

Chaîne de Saidou Bokoum

Littérature africaine -Chaîne de Saidou Bokoum

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Éditeur : Le nouvel Attila
ISBN : 2371000469

Résumé : Paris, 1974. Kanaan est étudiant en droit à Nanterre, va d’une histoire de cœur ratée à l’autre, et plaque la fac pour se livrer à des errances diurnes et nocturnes dans un Paris pauvre, souterrain et insoupçonné, celui des quartiers exotiques et périphériques.
Chaîne de l’esclavage, chaîne de l’usine, chaîne génétique… Chaîne est une magnifique chronique sociale de la vie parisienne des années 60-70 vécue par les immigrés africains.
Paris, 1974. Kanaan est étudiant en droit à Nanterre, va d’une histoire de cœur ratée à l’autre, et plaque la fac pour se livrer à des errances diurnes et nocturnes dans un Paris pauvre, souterrain et insoupçonné, celui des quartiers exotiques et périphériques.
Chaîne de l’esclavage, chaîne de l’usine, chaîne génétique… Chaîne est une magnifique chronique sociale de la vie parisienne des années 60-70 vécue par les immigrés africains.
Chaîne était dans la sélection du prix Goncourt en 1974.

 

La vie sans fards de Maryse Condé

La vie sans fards de Maryse Condé

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Éditeur : Pocket
ISBN : 226623837X

Résumé : Un classique de la littérature africaine et afrodescendante.

Narrer la vie sans fards, sans les embellissements rétrospectifs du récit de soi, telle est l’entreprise de Maryse Condé. De Paris à Londres, en passant par la Guinée et le Ghana, dans le bouillonnement intellectuel de la Négritude, parmi les heurts politiques d’un continent livré aux révolutions, c’est avant tout la construction d’une Antillaise libre et orgueilleuse, luttant farouchement pour son désir, entre son devoir de mère et sa propre réalisation. C’est l’Afrique toujours imaginée et enfin domptée. C’est la naissance d’un écrivain, dans toute la vérité de sa nature.

 » Sans fards mais non sans force.  » Françoise Dargent – Le Figaro littéraire

 » Tout est là. Avec franchise et intelligence.  » Marianne Payot – L’Express

 

Nouvelles du pays de Sefi Atta, traduit par Charlotte Woillez

Littérature africaine -Nouvelles du pays de Sefi Atta

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Éditeur : Actes Sud
ISBN : 233001242X

Résumé : Dans ce pays, les jeunes filles trop bien élevées défendent ardemment les règles régissant leur propre soumission, quand d’autres les enfreignent et trouvent, à défaut de confort, un semblant de liberté. Certains partent sur les routes de l’exil et restent coincés au bord de la mer, d’autres travaillent à Londres ou aux États- Unis et s’intègrent peu à peu. Les femmes ne font pas confiance aux hommes, les maris prennent rarement en compte leurs épouses. La grande ville, Lagos, concentre les périlleuses tentations d’une société prête à toutes les échappatoires – corruption, religion, sexe, trafics en tous genres… –, mais d’improbables solidarités se créent quand l’humanité chancelle.

Le Nigeria est la terre de tous les excès, de tous les paradoxes, de tous les espoirs aussi. Et ce n’est pas la moindre réussite de Sefi Atta que de donner à sentir la formidable vitalité d’une population jeune et pleine de rêves qui, malgré tout, permet au pays d’avancer. Mélange détonant de lumière et d’ombre, de bassesse et de dignité, d’empathie et de cruauté, de découragement et d’humour, ce recueil de nouvelles, véritable hommage au peuple nigérian, a reçu le Noma Award 2009.

 

Le silence des esprits de Wilfried N’Sondé

Le silence des esprits de Wilfried N'Sondé

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Éditeur : Actes Sud
ISBN : 2742789251

Résumé : Terrorisé par un contrôle de police sur les quais de la gare de Lyon, Clovis Nzila vient de sauter dans un train de banlieue. Sans-papiers, clandestin, il s’assied au hasard d’un wagon surchauffé et tente de maîtriser sa peur. Face à lui, une femme l’observe, accepte en retour ses regards indiscrets, ne semble pas effrayée par sa triste apparence. Attentive, elle engage la conversation, perçoit le désespoir de ce jeune Africain… Ensemble, ils vont plonger sans retenue dans un mirage, convaincus de renaître des cendres du passé.
Après Le Coeur des enfants léopards, un premier roman très remarqué (prix Senghor de la création littéraire ; prix des Cinq Continents de la francophonie), Wilfried N’Sondé nous livre ici le récit d’une rencontre sur le mode d’une ballade sombre et lumineuse.

 

Je suis venu, j’ai vu, je n’y crois plus d’Omar Ba

Littérature africaine -Je suis venu, j'ai vu, je n'y crois plus d’Omar Ba

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Éditeur : Max Milo Editions
ISBN : 2353410642

Résumé : Je veux faire comprendre aux jeunes d’Afrique que cette Europe ne vaut pas de risquer sa vie, car on y vit, comme partout ailleurs, avec des souffrances, des impasses et des échecs récurrents.

Omar Ba en a rêvé pendant vingt ans : l’Europe, c’est pour des millions de jeunes Africains un eldorado fantasmatique. Qu’il faut atteindre à tout prix. En s’arrachant aux siens.

Après un périple de trois ans, au péril de sa vie, il a fini par atteindre la France. Toutes ses illusions s’effondrent. Il ne trouvera rien des fausses images d’abondance qui circulent en Afrique.

À 29 ans, l’auteur, étudiant en sociologie et travaillant dans une ONG, conseille aux jeunes de son continent d’origine : « Si vous croyez que l’Europe est la solution à vos problèmes, ne venez pas ! Rêvez plutôt d Afrique ! »

 

Atterrissage de Kangni Alem

Littérature africaine -Atterrissage de Kangni Alem

Éditeur : Editions Ndzé
ISBN : 2911464133

Résumé : Yaguine et Fodé, deux adolescents guinéens, sont impétueux, innocents et téméraires. Comme beaucoup de jeunes africains, ils construisent le rêve de débarquer en Europe pour y faire fortune et revenir partager leur réussite. Surtout avec leur mère adoptive, Ma Camélia, une femme aux mille bras, résignée et tout aussi rêveuse.

Mais la clé de cette Europe mythique est détenue par le passeur, un rapace dont la gloutonnerie exige aussi bien des dollars que des vieux disques de rumba. En échange, il leur offre de les cacher dans le train d’atterrissage d’un avion en partance pour Bruxelles…

Quatrième pièce de l’écrivain togolais Kangni Alem, Atterrissage développe, sur le mode d’une comédie pathétique et enjouée, le drame de l’ailleurs inaccessible, avec les ramifications d’une misère poudreuse face à l’arrogance blindée d’un Occident repu.

Un texte truffé d’inventions lexicales, de dialogues vifs et grinçants, où l’auteur joue habilement sur le malentendu, la prémonition et l’allégorie. Une pièce incantatoire contre le silence et l’oubli… Florent Couao-Zotti

 

Ah Sissi, il faut souffrir pour être française de Jo Güstin

Ah Sissi, il faut souffrir pour être française de Jo Güstin

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Éditeur : Présence Africaine
ISBN : 2708709321

Résumé : « Être française à plein temps quand on n’est pas blanche est une gageure exigeante : lundi, il faut râler parce que, quand même, c’est lundi ; mardi, il faut être la personnalité préférée des Français ; mercredi, il faut se désolidariser de l’Islam ; jeudi, il faut remporter un tournoi international ; vendredi, il faut décrocher un Prix Nobel… car à la moindre déconvenue on se fait immanquablement rappeler d’où l’on vient. » Pétillante et caustique, Jo Güstin nous livre, entre récit et essai libre, un roman choc sous la forme d’une lettre d’adieux à la France écrite à la pointe d’une plume impitoyable et corrosive. Elle ouvre la voie d’une littérature féministe et intersectionnelle africaine d’une grande finesse en racontant avec le ton piquant qui la caractérise des moments de vie de femmes racisées en France, entrecoupés de saillies dans la propre vie de sa narratrice.

 

Consolée de Beata Umubyeyi Mairesse

Littérature africaine -Consolée de Beata Umubyeyi Mairesse

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Éditeur : J’AI LU
ISBN : 229038500X

Résumé : 1954. Au Rwanda sous tutelle belge, Consolée, petite fille métisse, est retirée à sa famille noire et placée dans une institution pour « enfants mulâtres ». Soixante-cinq ans plus tard, Ramata, d’origine sénégalaise, effectue un stage d’art-thérapie dans un Ehpad du sud-ouest de la France. Elle y rencontre Mme Astrida, atteinte de la maladie d’Alzheimer, qui perd l’usage du français et s’exprime dans une langue inconnue. En tentant de reconstituer le puzzle de la vie de la vieille dame, Ramata se retrouve confrontée à son propre destin familial et aux difficultés d’être noire aujourd’hui dans l’Hexagone. Un roman poétique, d’une grande actualité, qui met en résonance le passé colonial et la condition des enfants d’immigrés.

 

Un soleil en exil de Jean-François Samlong

Un soleil en exil de Jean-François Samlong

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Éditeur : Gallimard
ISBN : 2072853141

Résumé : « On ne nous aimait pas, enfermés dans un milieu clos, sans marques d’affection ni la possibilité de fixer des repères. Nous étions dans le même guêpier, égarés dans un tunnel ou une voie sans issue, et à mesure que nous avancions, la neige effaçait les empreintes de nos bottes pour prouver que nous n’existions pas ». Dans chacun de ses romans, Jean-François Samlong ne cesse d’interroger la violence qui secoue La Réunion. Cette fois-ci, dans un style percutant et concis, il nous convie à découvrir l’histoire des enfants de la Creuse. En fait, une véritable tragédie s’est déroulée entre 1962 et 1984, avec l’exil forcé en métropole de plus de deux mille mineurs réunionnais. Mensonges. Fausses promesses. Trahisons. Harcèlement sexuel. Viols. Tentatives de suicide, et suicides. Séjours en hôpital psychiatrique. Une catastrophe invisible. Enfin, le 18 février 2014, l’Assemblée nationale a reconnu la responsabilité morale de l’Etat français dans la terrifiante transplantation des enfants. Ici, deux jeunes garçons, Tony et Manuel, et leur soeur courage, Héva, qui témoigne des vies séparées, suspendues, piégées au coeur du froid et du racisme.

 

La Danse du Vilain de Fiston Mwanza Mujila

Littérature africaine -La Danse du Vilain de Fiston Mwanza Mujila

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Éditeur : METAILIE
ISBN : 979-1022610612

Résumé : Entre trafic de pierres précieuses et boîtes de nuit frénétiques, entre l’Angola en pleine guerre civile et un Zaïre au bord de l’explosion, une exploration de la débrouille.

Toute la vitalité et le charme de Tram 83 reviennent en force avec la langue inimitable de Fiston Mwanza Mujila.

« Il marchait avec assurance. Un pas après l’autre, les bras ballants, le cou légèrement dressé, la mâchoire serrée à la manière d’un dignitaire passant des troupes en revue.Ses potes parlaient sans frein. Ils le caressaient dans le sens du poil pubien…. Dès qu’il les aperçut, Sanza se rappela d’un des nombreux avertissements de Molakisi – un homme normal ça ne rit pas toutes les trente secondes. Ça tue la masculinité. »

Sanza, exaspéré par la vie familiale, quitte ses parents et rejoint le Parvis de la Poste, où vivent d’autres gamins de la rue. Commence la dolce vita, larcins petits et grands, ciné avec Ngungi l’enfant-sorcier et voyages en avion vers l’infra-monde… Mais les bagarres et les séances de colle finissent par le mettre vraiment sur la paille et l’obligent à céder au mystérieux Monsieur Guillaume et à sa police secrète.

Lubumbashi est en plein chaos, on conspire dans tous les coins, on prend des trains pour nulle part, on se précipite dans l’Angola en guerre pour aller traquer le diamant sous la protection de la Madone des mines de Cafunfu, un écrivain autrichien se balade avec une valise pleine de phrases, le Congo devient Zaïre et le jeune Molakisi archevêque. Mais la nuit, tous se retrouvent au « Mambo de la fête », là se croisent tous ceux qui aiment boire et danser ou veulent montrer leur réussite et leur richesse. Là on se lance à corps perdu dans la Danse du Vilain.

On retrouve avec bonheur le punch poétique et l’univers échevelé de Fiston Mwanza Mujila, son humour tendre, ses personnages retors, son bazar urbain, on part s’encanailler dans la joie.

 

Les Jango d’Abdelaziz BARAKA SAKIN

Les Jango d'Abdelaziz BARAKA SAKIN

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Éditeur : ZULMA
ISBN : 284304846X

Résumé : Les Jango sont décidément impayables. On les reconnaît à leur élégance tape-à-l’oeil et à leur sens de la fête. Et ce sont les femmes qui mènent la danse, dans la Maison de la Mère, au coeur de toutes les rumeurs. Les histoires les plus folles courent d’ailleurs sur Safia, élevée au lait de hyène, Alam Gishi l’Ethiopienne experte en amour, ou l’inénarrable Wad Amouna. Lorsque soudain souffle le vent de la révolte… Dans les effluves de café grillé, de chicha parfumée et de gomme arabique, se joue une comédie humaine dont les Jango, « sages à la saison sèche et fous à la saison des pluies » sont les héros.

 

Le testament des solitudes d’Emmelie Prophète

Le testament des solitudes d’Emmelie Prophète

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Éditeur : Mémoire d’Encrier
ISBN : 2897128283

Résumé : Trois femmes. Trois solitudes. Trois destins se rencontrent et se racontent. Comme « l’histoire d’un pays qui dort mal, se réveille mal, et qui ne prend pas le temps d’avoir mal de ses douleurs. »

Roman exigeant et beau tissé dans un univers féminin : trois générations de femmes soufrent sans paroles et sans témoins. Échouées dans l’errance, la solitude et l’exil, elles se cherchent et se racontent dans l’oubli, le défi et la révolte.

Paroles de femmes pour qui l’espoir et le bonheur sont des terres inhabitées. L’espace intime éclate, les filles ne parent alors à leur mère que pour rompre la chaîne : « Chère mère, je suis une porteuse de nouvelles. J’ai peur. Je refuse votre héritage de corvées, de servitudes, de solitudes séculaires. Je refuse vos regards tristes, vos résignations, vos peurs. »

 

Anguille sous roche d’Ali Zamir

Littérature africaine -Anguille sous roche d’Ali Zamir

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Éditeur : Le Tripode
ISBN : 2370551402

Résumé : – Le roman qui a révélé Ali Zamir en France, dans la collection Météores (poche) du Tripode.
– 10 000 exemplaires du grand format vendus depuis septembre 2016
– Présence d’Ali Zamir en France à parution
– Suit la parution du deuxième roman d’Ali Zamir : Mon Étincelle, le 7 septembre 2017.

Quelque part dans l’océan Indien, une jeune femme se noie. Ses forces l’abandonnent mais sa pensée, tel un animal sur le point de mourir, se cambre : dans un ultime sursaut de vie et de révolte, la naufragée nous entraîne dans le récit de sa vie… Roman aussi étourdissant qu’envoûtant, qui n’est pas sans rappeler L’Art de la joie de Goliarda Sapienza par la beauté de son héroïne et la force de sa langue, Anguille sous roche est un miracle littéraire.

 

Deux grands hommes et demi de Diadié Dembélé

Deux grands hommes et demi de Diadié Dembélé

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Éditeur : JC Lattès
ISBN : 270967209X

Résumé : De Bamako à Paris, deux amis, Manthia et Toko, vivent la route de l’exil de façon très différente.
Ils sont originaires du même village au Mali. À la vingtaine, face à une récolte infructueuse, ils n’ont d’autre choix que de rejoindre la capitale, Bamako. Mais en 1991, les troubles politiques et sociaux les poussent à nouveau à partir. En France cette fois.
C’est Manthia qui raconte leurs histoires depuis un centre de rétention administrative. Il se confie à son avocat grâce à un traducteur en espérant obtenir des papiers. Le traduc-teur l’interrompt souvent. Est-ce qu’il cherche le mot juste ou à le contraindre à un autre discours ?
Diadié Dembélé raconte avec force et originalité l’his-toire des siens entre la France et le Mali, et une profonde histoire d’amitié.

« A travers le destin individuel de son héros, Diadié Dembelé parvient ainsi à étayer avec beaucoup de finesse la réflexion sur la question migratoire. » Le Monde Afrique

 

Folie et calvaire des migrants de Sikadi Bertrand dit Berty Le Kamit

Folie et calvaire des migrants de Sikadi Bertrand dit Berty Le Kamit

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Éditeur : Sikadi Bertrand
ISBN : 979-1069931121

Résumé : Folie et calvaire des migrants est un émouvant récit du périple que l auteur a enduré à travers les frontières. Avec pudeur, sans sombrer dans le misérabilisme outrancier, il nous révèle les périls qu il a encourus en compagnie de ses camarades de traversée. Il part sans bagage, si ce n est l envie de vivre plutôt que de survivre, quel qu en puisse être le prix. Le tribut de ses folles espérances est lourd, puisque ce parcours migratoire à travers les villes et campagnes africaines, le désert saharien et la méditerranée, s avère être harassant, angoissant, violent et humiliant. Dans ce témoignage authentique et émouvant, Bertrand Sikadi révèle sans fard, ce que fut cette traversée atroce, pleine de souffrance physiques et intérieures non seulement pour lui mais pour toutes ces ombres que l on appelle >. Et comme le flot de ces exilés ne cesse de grossir, l auteur nous livre ses interrogations à savoir : qu est ce qui les pousse à tout abandonner derrière eux pour se jeter dans le vide ? Quels sont les efforts consentis pour réaliser leur rêve ? Que deviennent-ils une fois parvenu dans leur eldorado ? Un tel périple est-il nécessaire quand on sait qu il comporte des risques aussi fous ? Telles sont les questions abordées dans ce livre auxquelles l auteur tente d apporter ses réponses en puisant dans sa propre expérience de la traversée. # Biographie: BERTRAND SIKADI, plus connu sous le nom de berty le kamit sur les réseaux sociaux, est un écrivain camerounais installé en France et ancien étudiant en philosophie de l université de Douala. Par ailleurs, il est conférencier, activiste-panafricain. Ses études portent actuellement sur l histoire de l Afrique et de sa diaspora. Il est également consultant et propagateur du savoir ancestral et de la spiritualité du continent noir.

 

Clandestinement vôtre de Charles Cédric Tsimi

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Éditeur : Pocket
ISBN : 2266320939

Résumé :  » Mesdames, Messieurs les agents, J’ai reçu il y a quelques jours, dans le cadre de mes interminables démarches en vue de l’obtention d’un titre de séjour, une convocation dans vos locaux pour effectuer un test de positionnement en langue…  »

Depuis des années qu’il quémande le droit de rester en France pour étudier, Charles est piqué au vif. Doté d’un français maternel parfait, drôle et cinglant, ce Camerounais d’origine prend donc l’État au mot.

S’il connaît la langue de Molière ? Il va le leur montrer ! Et raconter son histoire, entre débrouille et dignité, de sans-papiers sans tabous, prêt à tout pour donner vie à son ambition : mieux revenir au pays et y mener une révolution.
Avec ses sentiments les meilleurs,  » Clandestinement vôtre…  »

 

Amsoria de Lilia Bongi

Amsoria de Lilia Bongi

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Éditeur : Lilia Bongi
ISBN : 2960244109

Résumé : Entre Belgique et actuelle République démocratique du Congo, Amsoria relate le parcours de vie singulier d’une fillette congolaise de dix ans envoyée par son père en Belgique dans les années 1960 pour poursuivre son éducation.

Dans ce roman, Lilia Bongi s’inspire de son vécu pour parler de la Belgique d’hier et aborder les thèmes complexes et actuels de l’intégration, l’identité, la condition de l’enfant et de la femme ainsi que la famille.

 

Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie

Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie

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Éditeur : Folio
ISBN : 2070468801

Résumé : «En descendant de l’avion à Lagos, j’ai eu l’impression d’avoir cessé d’être noire.» Ifemelu quitte le Nigeria pour aller faire ses études à Philadelphie. Jeune et inexpérimentée, elle laisse derrière elle son grand amour, Obinze, éternel admirateur de l’Amérique qui compte bien la rejoindre. Mais comment rester soi lorsqu’on change de continent, lorsque soudainement la couleur de votre peau prend un sens et une importance que vous ne lui aviez jamais donnés ? Pendant quinze ans, Ifemelu tentera de trouver sa place aux États-Unis, un pays profondément marqué par le racisme et la discrimination. De défaites en réussites, elle trace son chemin, pour finir par revenir sur ses pas, jusque chez elle, au Nigeria. À la fois drôle et grave, doux mélange de lumière et d’ombre, Americanah est une magnifique histoire d’amour, de soi d’abord mais également des autres, ou d’un autre. De son ton irrévérencieux, Chimamanda Ngozi Adichie fait valser le politiquement correct et les clichés sur la race ou le statut d’immigrant, et parcourt trois continents d’un pas vif et puissant. la couverture de l’article peut varier. Un classique de la littérature africaine.

 

Et ma langue se mit à danser de Ysiaka Anam

Et ma langue se mit à danser de Ysiaka Anam

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Éditeur : La Cheminante

ISBN : 2371270997

Résumé : Z. arrive en France à un âge où la mémoire n’a pas laissé de trace. Trente ans plus tard, elle réalise qu’elle a perdu sa langue. Récit à la première personne, Et ma langue se mit à danser retisse les fragments de vie qui relient ces deux étapes, avec la perte de la langue maternelle comme fil de couture. Sur le parcours, Z. retrouve l’enfant aux cheveux noirs-paillasse, la femme qui boite, les mandats oubliés dans les poches, les chaussons qui réchauffent la mémoire… La vie qui invente toujours. Et sa langue se mit à danser… en un poétique alphabet.

 

Récit d’une Migration d’Awa Thiam

Récit d'une Migration d’Awa Thiam

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Éditeur : Panafrika
ISBN : 2912717639

Résumé : Après une quinzaine d années d absence, Satourou regagne son pays natal, Halwarou. À peine y parvient-t-elle par la capitale (Kadal) qu elle décide d en faire le tour : le second. Entre celui-ci et le premier, seize ans d intervalle. Sans complaisance ni vantardise, elle porte sur sa société un regard qu elle veut objectif. À l’enfer succèdent imparablement les déceptions. Le désert s’instille partout, impitoyable. Des préjugés tenaces prédominent. Et pourtant, Awa Thiam atteste qu’un trajet exprimant le désir d’un monde de liberté est possible. / Tout commence par le voyage au cours duquel Satourou quitte son pays natal. Un véhicule bondé s éloigne. Comme dans une expérience initiatique, c est vers d autres terres, vers d autres cieux que le monde et les hommes se dévoileront désormais. Au fil du parcours, s accomplit en même temps une séparation imaginaire : Satourou abandonne ses anciens habits dans l espoir d accéder à l abondance. Comme des milliers de ses compatriotes, elle fuit la rareté, la sécheresse, la pauvreté et la misère. En réalité, Satourou va être confrontée aux réalités les plus brutales de son pays. Une rencontre avec une sorte de « guide providentiel », Taha, lui ouvrira les portes d un nouvel univers. La misère des femmes dont les époux avaient émigré se révèle. Entre les femmes et ces hommes, le désamour prévaut. Les rapports humains sont ravagés. L érosion des rapports humains est catastrophique.

 

La mémoire délavée de Nathacha Appanah

La mémoire délavée de Nathacha Appanah

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Éditeur : MERCURE DE FRANCE
ISBN : 2715260261

Résumé : Ce poignant récit s’ouvre sur un vol d’étourneaux dont le murmure dans une langue secrète fait écho à toutes les migrations et surtout à celle d’aïeux, partis d’un village d’Inde en 1872 pour rejoindre l’île Maurice. C’est alors le début d’une grande traversée de la mémoire, qui fait apparaître autant l’histoire collective des engagés indiens que l’histoire intime de la famille de Nathacha Appanah. Ces coolies venaient remplacer les esclaves noirs et étaient affublés d’un numéro en arrivant à Port-Louis, premier signe d’une terrible déshumanisation dont l’autrice décrit avec précision chaque détail. Mais le centre du livre est un magnifique hommage à son grand-père, dont la beauté et le courage éclairent ces pages, lui qui travaillait comme son propre père dans les champs de canne, respectant les traditions hindoues mais se sentant avant tout mauricien. La grande délicatesse de Nathacha Appanah réside dans sa manière à la fois directe et pudique de raconter ses ancêtres mais aussi ses parents et sa propre enfance comme si la mémoire se délavait de génération en génération et que la responsabilité de l’écrivain était de la sauver, de la protéger. Elle signe ici l’un de ses plus beaux livres, essentiel.

 

Les Baigneurs du lac Rose de Tanella Boni

Les Baigneurs du lac Rose de Tanella Boni

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Éditeur : Serpent à plumes
ISBN : 284261335X

Résumé : Journaliste, Lénie enquête sur la migration qui eut lieu en Afrique après la défaite de Samory, héros africain de la lutte contre les colonisateurs français au début du XXe siècle. Un soir, au bord du lac Rose, elle rencontre Yêté, un peintre en qui elle voit une incarnation de Samory et dont elle tombe amoureuse. Jusqu’à ce qu’il disparaisse sans laisser de trace. Et tandis que l’Afrique est secouée par un nouveau vent de violence politique, les colonisés reprenant les méthodes des colonisateurs, Lénie part en quête des deux images, celle de Yêté et celle de Samory, images de justice et de résistance.

 

 

La mer Noire dans les grands lacs d’Annie Lulu

La mer Noire dans les grands lacs d’Annie Lulu

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Éditeur : Pocket
ISBN : 2266322958

Résumé : Une quête des origines bouleversante de la triste Bucarest au Congo révolté.

La Mer Noire, c’est cette Roumanie où elle est née, ce  » coin pourri d’Europe  » gangrené par le racisme et la honte. Les Grands Lacs, c’est ce Congo supplicié, le pays de ce père qu’elle n’a jamais connu. Parce qu’elle ne se sent nulle part à sa place, Nili se met en quête de ses racines. À son enfant à naître, la jeune métisse raconte son voyage – ce long voyage d’une barbarie à l’autre, d’une tyrannie à l’autre – où elle retrace le fil des origines entre guerre et paix, exil intérieur et renaissance à soi-même…

2 mai 2024 0 Commentaires
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Alexis Onestas : “Ma rencontre avec Damon Dash a purement et simplement changé ma vie”
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Alexis Onestas : “Ma rencontre avec Damon Dash a purement et simplement changé ma vie”

par Acèle Nadale 2 mai 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Depuis son enfance dans les années 80, bercée par l’effervescence du hip-hop, Alexis Onestas a su transformer sa passion en une vocation. Fondateur du fanzine OMAX6MUM à seulement 17 ans, il a par la suite créé OmaxBooks, une maison d’édition dédiée aux voix artistiques influentes, principalement anglophones. Aujourd’hui, Alexis Onestas est reconnu pour avoir rendu accessibles au public francophone les récits de stars afro-américaines telles que Rick Ross, 50 cent, Issa Rae, Common et Taraji P. Henson.

Dans cet entretien, Alexis Onestas revient sur les motivations qui l’ont mené à investir dans le monde de l’édition, les rencontres clés qui ont façonné sa carrière, et partage sa vision stratégique pour l’avenir d’OmaxBooks.

Votre aventure entrepreneuriale a commencé à l’âge de 17 ans avec la fondation du fanzine OMAX6MUM. Pourriez-vous nous expliquer les circonstances et les objectifs qui ont conduit à cette initiative ?

Je suis né dans les années 80. À cette époque, il n’y avait pas de « fans » dans le hip-hop. Tout le monde faisait quelque chose : rappeur, tagueur, danseur, DJ, manager, etc. J’ai essayé toutes ces disciplines à différents niveaux et désirais rassembler toute cette passion autour d’une seule activité. J’étais un fervent lecteur de la presse rap. Elle ne me plaisait pas, car elle était trop consensuelle à mon goût. J’ai donc lancé mon propre magazine afin de donner mon avis sur la musique et la culture. Cela m’a ouvert les portes de l’industrie et j’ai pu rencontrer, grâce à ce média, nombreux de mes futurs collaborateurs et partenaires.

Les livres de Rick Ross, 50 cent, Issa Rae et Common

Votre rencontre avec Damon Dash, co-fondateur de Roc-A-Fella Records, semble avoir été un tournant dans votre carrière. Quelle leçon fondamentale avez-vous tirée de cette expérience et comment celle-ci a-t-elle influencé votre parcours professionnel ?

Cette rencontre a purement et simplement changé ma vie. Je n’étais qu’un jeune journaliste destiné à faire carrière dans les médias. Je ne rêvais pas « plus loin ». En rencontrant ce groupe d’entrepreneurs noirs américains à l’hôtel Plaza Athénée, un établissement de luxe parisien, cela m’a ouvert des perspectives de réussite infinies. Damon Dash et Kareem Biggs étaient associés à Jay-Z à l’époque et les voir évoluer de cette façon a vraiment motivé le jeune homme que j’étais. Depuis, j’ai eu la chance de le rencontrer régulièrement afin de partager avec lui mon évolution. C’est l’un de mes mentors et j’ai la chance d’avoir cette relation avec lui.

La création d’OmaxBooks semble marquer une étape importante dans votre parcours. Pourriez-vous nous parler des principales motivations qui vous ont poussé à fonder cette maison d’édition ?

Je lis beaucoup de livres en anglais, faute de trouver des livres intéressants en français. Je consomme principalement les biographies, mais les histoires franco-françaises ne me parlaient pas. J’ai donc pris l’habitude d’acheter des livres anglophones de façon régulière. J’étais très frustré de ne pas pouvoir partager tout ce que j’apprenais avec mes proches. Certains ne parlaient pas l’anglais, d’autres avaient simplement la flemme de lire en anglais, malgré leur bon niveau. On me posait aussi régulièrement des questions sur mes lectures. J’ai donc décidé d’en faire un business afin d’aider les francophones du monde entier à avoir accès à ces histoires uniques.

Dans un secteur aussi compétitif que celui de l’édition, quels ont été les principaux défis auxquels OmaxBooks a été confronté et quelles stratégies avez-vous mises en place pour les surmonter ?

Je n’ai affronté aucun obstacle, car j’ai tout réalisé moi-même. C’est l’un de mes principes de bases lorsque je lance un nouveau business. De la négociation des droits, à la traduction, en passant par la mise en page et la distribution. Je voulais vraiment que les premiers livres OmaxBooks soient gérés de manière indépendante afin de comprendre tous les rouages d’un business que je ne connaissais pas du tout. Donc chaque difficulté a été un apprentissage plus qu’un obstacle.

Au fil de votre expérience à la tête d’OmaxBooks, avez-vous identifié des tendances au sein des préférences littéraires de vos lecteurs ? Comment ces observations influencent-elles votre stratégie éditoriale ?

Oui, j’observe les tendances de la littérature en général. Je sais par exemple que la romance et les mangas sont une tendance forte actuellement. Chez OmaxBooks, nous ne prenons pas en compte ce genre de tendance. Notre seule ligne directrice est de délivrer des livres inspirants et motivants à nos lecteurs. Cela peut être des biographies, des essais ou des mémoires. Le seul lien entre tous nos livres est que le lecteur doit en ressortir transformé.

Quelles sont les orientations futures envisagées pour OmaxBooks ?

Pour moi, la littérature est un business de long terme et nous tentons à chaque sortie de nous améliorer en termes de traduction, de communication et de distribution. Nous avons beaucoup de projets en termes d’événements, de rencontres avec nos lecteurs et surtout de format de lectures. La stratégie globale de croissance est d’installer une confiance qui permettra à nos lecteurs d’acheter nos futurs livres comme une collection. La confiance de nos lecteurs est primordiale. Cela prend du temps à installer, mais cela fera assurément la différence à long terme.

Merci Alexis Onestas !

2 mai 2024 0 Commentaires
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ActualitéAmérique du NordEuropeSociété

Des livres empoisonnés à l’arsenic dans des bibliothèques en Allemagne, France et en Belgique

par La redaction 1 mai 2024
Rédigé par La redaction

Des livres empoisonnés à l’arsenic ont été découverts dans plusieurs bibliothèques en Allemagne, en Belgique et en France grâce à l’initiative  « Poison Book Project ».

Le problème semble lié à l’utilisation d’un pigment vert appelé « vert de Paris » ou « vert de Schweinfurt », qui contenait de l’arsenic toxique.

 Ce pigment a été largement utilisé au 19ᵉ siècle pour colorer les couvertures et les pages de certains livres. Aujourd’hui, ces livres représentent un danger potentiel pour les lecteurs et les bibliothécaires, ce qui a conduit les autorités à placer les livres en quarantaine le temps de les analyser et de les décontaminer.

Le « Poison Book Project » a conduit à la mise en quarantaine, en mars 2024, de plus de 15 000 ouvrages en Allemagne, ainsi que l’identification de livres potentiellement contaminés à la Bibliothèque nationale de France et la Bibliothèque royale de Belgique.

Le « Poison Book Project » est une initiative de recherche interdisciplinaire menée par le Winterthur Museum, Garden & Library et l’Université du Delaware. Ce projet explore la matérialité des reliures d’éditeurs de l’époque victorienne, en se concentrant sur l’identification des pigments potentiellement toxiques utilisés dans les composants de reliure des livres, et sur la manière de manipuler et de stocker plus sûrement les collections potentiellement toxiques.

Le projet s’intéresse notamment à l’utilisation historique de l’arsenic dans les pigments verts utilisés pour la coloration des couvertures et des pages de certains livres anciens. 

1 mai 2024 0 Commentaires
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Le mémoire de Wole Soyinka The Man Died adapté au cinéma
ActualitéAfrique de l'OuestCinéma

Le mémoire de Wole Soyinka « The Man Died » adapté au cinéma

par Chrystelle Ngoulou 30 avril 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le mémoire de Wole Soyinka, le lauréat nigérian du prix Nobel, intitulé « The Man Died », sera adapté au cinéma et sortira en juillet 2024.

Wole Soyinka est un écrivain, poète et dramaturge nigérian, né le 13 juillet 1934 à Abeokuta, dans l’État d’Ogun au Nigeria. Il est particulièrement reconnu pour son utilisation du théâtre, de la poésie et de la prose pour aborder des questions de politique, de culture et de liberté dans la société africaine.

Soyinka a étudié à l’Université d’Ibadan au Nigeria et plus tard à l’Université de Leeds en Angleterre. Ses œuvres sont influencées par la tradition yoruba ainsi que par les grands dramaturges occidentaux comme William Shakespeare. Parmi ses pièces les plus célèbres, on trouve Le Lion et la Perle et La Danse des Forêts.
En 1986, il devient le premier Africain lauréat du prix Nobel de littérature, reconnu pour son œuvre qui, selon l’Académie suédoise, « dans une perspective culturelle large et avec une poétique virulente, fustige tous les dogmatismes ». Son engagement politique a souvent été au cœur de sa vie, menant à plusieurs arrestations et à une période en exil pendant le régime militaire au Nigeria.

Wole Soyinka a toujours été un critique virulent de la corruption et de la mauvaise gouvernance en Afrique, utilisant sa plume et sa voix pour promouvoir les droits humains et la justice sociale. Sa vie et son œuvre sont essentielles pour comprendre les luttes et les aspirations des peuples africains au XXe et XXIe siècle.

En 1967, pendant la guerre civile nigériane, il a été arrêté et emprisonné durant 27 mois, dont la majeure partie en isolement, pour avoir critiqué les actions du gouvernement. C’est cette période de sa vie qu’il relate dans la pièce de théâtre autobiographique “The man died” qui sera portée sur grand écran en juillet 2024.

Le film explorera les thèmes de la survie, de la persévérance et de la résilience, et mettra en vedette Wale Ojo dans le rôle de Wole Soyinka.
Le film, réalisé par Awam Amkpa et produit par Femi Odugbemi, sortira en juillet, coïncidant avec le 90ᵉ anniversaire de Wole Soyinka.

Bande-annonce du film

30 avril 2024 0 Commentaires
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Diadié DEMBELE, Lisette LOMBE dans la première sélection des Grands Prix SGDL de printemps 2024
ActualitéEurope

FRANCE : Diadié DEMBELE et Lisette LOMBE dans la première sélection des Grands Prix de La Société des Gens de Lettres (SGDL)

par Chrystelle Ngoulou 30 avril 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

La première sélection des Grands Prix de La Société des Gens de Lettres de printemps 2024 a été récemment dévoilée, elle compte Diadié DEMBELE et Lisette LOMBE.

Diadié DEMBELE est sélectionné pour les Grands Prix SGDL de Fiction avec son roman Deux grands hommes et demi (2024, JC Lattès). 

Lisette LOMBE est sélectionné pour le Prix SGDL Révélation du 2ᵉ ROMAN, avec son livre Eunice (2023, Éditions du Seuil).

Diadié Dembélé est un écrivain malien né à Kodié, dans l’ouest du Mali. Il est diplômé du Master de création littéraire de l’université Paris VIII et a travaillé en tant qu’interprète au sein d’une association d’aide aux migrants. Son premier roman, Le duel des grands-mères, a reçu le Prix de la Vocation en 2022. Son deuxième roman, Deux grands hommes et demi, reprend le principe du roman de formation avec un héros plus âgé, Manthia, originaire d’une zone enclavée du Mali. 

Le roman de Diadié Dembélé traite des difficultés et des réalités auxquelles sont confrontés les migrants, de leur Mali natal à la France. 

Lisette Lombé est une artiste belgo-congolaise pluridisciplinaire, slameuse et poétesse. Elle s’exprime à travers diverses pratiques artistiques comme la poésie, le slam, la scène, les arts plastiques, le militantisme et la pédagogie. 

Le slam a été une révélation pour Lombé, lui permettant d’incarner et de partager sa parole poétique et militante. Ses textes sont écrits à l’adresse du public, avec une attention particulière à la musicalité, aux assonances et à la rythmique. 

Lisette Lombé explore également d’autres formes d’expression comme le roman, tout en restant fidèle à ses premières amours. Son personnage d’Eunice par exemple, surmonte le deuil de sa mère en s’inscrivant à un atelier d’écriture et en rejoignant la communauté du slam. 

Engagée dans des causes féministes et antiracistes, Lisette Lombé cherche à créer des œuvres plus accessibles et partageables, tout en restant fidèle à ses convictions. 

Elle sera la prochaine Poétesse nationale de Belgique pour les années 2024 et 2025.

La Société des Gens de Lettres (SGDL) est une organisation française datant du XVIIIe siècle, qui a pour principales missions la défense des droits d’auteur et de la culture, la promotion de la traduction littéraire, la formation des éditeurs indépendants et l’organisation de prix littéraires.

La Société des Gens de Lettres (SGDL) organise chaque année les Grands Prix SGDL, qui récompensent des auteurs confirmés dans les catégories suivantes : 

  • Grand Prix SGDL de la Fiction
  • Grand Prix SGDL de la Non-Fiction
  • Grand Prix SGDL du Roman Jeunesse
  • Grand Prix SGDL de Poésie
  • Grand Prix SGDL pour l’Œuvre de traduction

Les prix sont généralement dotés de 4 000 € pour récompenser un essai, une biographie, un livre d’histoire, un roman ou un recueil de poésie.

Les Grands Prix SGDL 2024 de Printemps seront remis le 8 juin à l’occasion du festival « Espèces d’auteurs » organisé par la SGDL. 

 

30 avril 2024 0 Commentaires
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Ayòbámi Adébáyò et Caleb Azumah Nelson sur la shorlist du Dylan Thomas Prize 2024
ActualitéAfriqueEuropeFiction

Ayòbámi Adébáyò et Caleb Azumah Nelson sur la shorlist du Dylan Thomas Prize 2024

par Acèle Nadale 30 avril 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Ayòbámi Adébáyò et Caleb Azumah Nelson font partie des finalistes pour le prix littéraire Dylan Thomas Prize 2024 décernés par l’Université de Swansea au Pays de Galles.

Ayòbámi Adébáyò est une romancière et journaliste nigériane née le 29 janvier 1988 à Lagos. Elle est sélectionnée pour son roman « A Spell of Good Things » publié chez Canongate. C’est son deuxième roman après le succès de « Stay With Me » en 2017, lauréat du 9mobile Prize for Literature et du Prix Les Afriques.

Caleb Azumah Nelson, écrivain et photographe britannique d’origine ghanéenne, est en lice avec son roman « Small Worlds » publié chez Viking, Penguin Random House UK. Il avait déjà été finaliste en 2022 pour son premier roman « Open Water ».

Le prix littéraire Dylan Thomas Prize est l’un des plus prestigieux et des mieux dotés des prix littéraires au monde pour les jeunes écrivains. Il récompense chaque année le meilleur livre (roman, recueil de nouvelles, poésie ou essai) écrit en anglais par un auteur de moins de 39 ans.

Les différents genres littéraires récompensés sont ceux dans lesquels excellait Dylan Thomas, un écrivain et poète gallois influent du milieu du XXe siècle. Il s’agit de la poésie, la prose, le théâtre, les nouvelles, les romans, les pièces de théâtre et les scénarios.

Les 2 auteurs africains concourent face à 4 autres finalistes : 

  • Tara M. Stringfellow pour son roman « Memphis »
  • Fatima Farheen Mirza pour son roman « A Place for Us »
  • Dantiel W. Moniz pour son recueil de nouvelles « Milk Blood Heat »
  • Natasha Brown pour son roman « Assembly »

Le lauréat remportera une bourse de 20 000 livres sterling. Le prix sera remis lors d’une cérémonie à Swansea (Pays de Galles) le 16 mai 2024, après la Journée internationale Dylan Thomas le 14 mai.

30 avril 2024 0 Commentaires
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"Les Impatientes" de Djaili Amadou Amal en 9 couvertures de livre
ActualitéAfrique CentraleFictionLittérature

« Les Impatientes » de Djaïli Amadou Amal en 9 couvertures

par Chrystelle Ngoulou 29 avril 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Les couvertures de livres jouent un rôle bien plus important qu’un banal emballage pour couvrir des pages. Elles constituent la première impression, celle qui attire l’attention des lecteurs potentiels.

La couverture d’un livre est d’abord un objet de communication qui offre des indices sur le genre, le ton et les thèmes de l’œuvre. Elle guide les attentes des lecteurs avant même la première page.

Une couverture bien pensée contribue à l’identité de marque d’un auteur, d’une série ou même d’une maison d’édition. 

Avec des millions de livres produits par an (Amazon par exemple vend au moins 300 millions de livres imprimés chaque année), il est difficile qu’un livre se démarque de la masse, surtout s’il n’est pas porté par une grande maison d’édition.

La couverture d’un livre est un outil marketing important qui peut permettre de distinguer un livre dans ce marché hautement compétitif.

Les impatientes de Djaïli Amadou Amal, ce sont des milliers d’exemplaires vendus à travers le monde et le livre a été traduit dans plusieurs langues. Ici, nous avons rassemblé les couvertures de livre de 9 éditions et traductions.

Les impatientes publié aux éditions Emmanuelle Collas (France)

couvertures de livre "Les Impatientes" de Djaili Amadou Amal

A türelmetlen traduit par Mónika Burján publié aux éditions Könyvmolyképző (Hongrie)

A türelmetlen traduit par Mónika Burján publié aux éditions Könyvmolyképző (Hongrie)

 

Nestrpljive publié aux éditions Petrine knjige d.o.o (Croatie)

couvertures de livre "Les Impatientes" de Djaili Amadou Amal

 

As impacientes publié aux éditions Ímã Editorial (Portugal)

couvertures de livre "Les Impatientes" de Djaili Amadou Amal

Die ungeduldigen Frauen traduit par zum Winkel Ela publié aux éditions Orlanda Buchverlag UG (Allemagne)

 

Tålamod Djaïli traduit par Lisa Marques Jagemark publié aux éditions Bokförlaget Tranan (Suède)

The Impatient traduit par Emma Ramadan publié aux éditions HarperVia (Angleterre)

couvertures de livre "Les Impatientes" de Djaili Amadou Amal

Le impazienti publié aux éditions Solferino (Italie)

couvertures de livre "Les Impatientes" de Djaili Amadou Amal

Les impatientes – Édition collector aux éditions J’ai Lu (France)

couvertures de livre "Les Impatientes" de Djaili Amadou Amal

29 avril 2024 0 Commentaires
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Les prix littéraires à l'honneur au Salon International du Livre d'Abidjan (SILA )2024
ActualitéAfrique de l'OuestÉvénements

Les prix littéraires à l’honneur au Salon International du Livre d’Abidjan (SILA) 2024

par Acèle Nadale 29 avril 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Créé en 1999 par l’Association des éditeurs de Côte d’Ivoire (ASSEDI), le Salon International du Livre d’Abidjan (SILA) s’impose aujourd’hui comme l’un des plus grands rendez-vous littéraires du continent africain. 

Chaque année, le SILA rassemble des milliers de visiteurs, des centaines d’auteurs et d’éditeurs venus de toute l’Afrique et d’ailleurs. C’est un moment privilégié pour célébrer la création littéraire, échanger sur les enjeux de l’édition et encourager la lecture auprès du grand public. La 14ᵉ édition du SILA aura lieu du 14 au 18 mai 2024.

Dans sa programmation, SILA met en avant des prix littéraires qui récompensent des œuvres et des talents divers. Voici une présentation succincte des quatre prix littéraires et d’édition décernés cette année.

 

Le Grand Prix National Bernard B. Dadié de Littérature

Source : Présence Africaine

Ce prix porte le nom de Bernard B. Dadié, figure emblématique de la littérature ivoirienne et africaine. Le Grand Prix National Bernard Dadié de Littérature est une initiative du Ministère de la Culture et de la Francophonie, en collaboration avec l’Association des éditeurs de Côte d’Ivoire (ASSEDI). Il est doté d’une somme de trois millions de francs CFA. Ce prix vise à récompenser les œuvres littéraires qui contribuent à enrichir le patrimoine culturel national.

 

Prix National Jeanne de Cavally pour la littérature enfantine

CavallyJeanne SILA

Source : aflit.arts

Le Prix National Jeanne de Cavally, du nom d’une auteure ivoirienne célèbre pour ses livres pour enfants, est également soutenu par le Ministère de la Culture et de la Francophonie. Il est doté d’un million de francs CFA et a pour objectif de stimuler la production littéraire destinée à la jeunesse, un secteur essentiel pour le développement de l’amour de la lecture dès le plus jeune âge.

 

Prix National Bernard Dadié du Jeune Écrivain

Ce prix s’adresse aux jeunes talents littéraires de la Côte d’Ivoire. Avec une dotation d’un million de francs CFA, le Prix National Bernard Dadié du Jeune Écrivain est une belle opportunité pour les écrivains émergents de se faire connaître et de recevoir une reconnaissance pour leurs premières œuvres

 

Prix National SILA de l’édition

Le Prix National SILA de l’Édition, lié au Salon International du Livre d’Abidjan (SILA), est une récompense décernée aux éditeurs. Avec une dotation d’un million de francs CFA, ce prix reconnaît l’excellence dans le domaine de l’édition, un secteur clé pour la diffusion de la littérature et la culture en Côte d’Ivoire.

Ces prix sont décernés lors de la cérémonie officielle de proclamation des Prix littéraires nationaux et internationaux du Salon International du Livre d’Abidjan (SILA).

29 avril 2024 0 Commentaires
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Salon International de l'Édition et du Livre (SIEL)
ActualitéAfrique du NordÉvénements

Maroc : L’UNESCO est l’invitée d’honneur du 29ᵉ Salon International de l’Édition et du Livre (SIEL) 10 au 19 mai 2024 à Rabat

par Acèle Nadale 29 avril 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Le 29ᵉ Salon International de l’Édition et du Livre (SIEL) se tiendra du 10 au 19 mai 2024 à Rabat, sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI à l’Espace OLM Souissi à Rabat, avec une cérémonie d’ouverture prévue le 9 mai.

L’événement est organisé par le Ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, en partenariat avec la Région de Rabat-Salé-Kénitra et la Wilaya de Rabat-Salé-Kénitra.

L’UNESCO à l’honneur : Promouvoir la diversité et le dialogue au SIEL

Afin de reconnaître son engagement envers la littérature, l’éducation, la diversité culturelle et le dialogue interculturel, l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO) est l’invitée d’honneur de cet événement.

Basée à Paris, l’UNESCO coordonne un vaste réseau mondial dans les domaines de l’éducation, de la science, de la culture, de la communication et de l’information, contribuant ainsi à la paix et à la sécurité par la coopération multilatérale.

Le thème général développé « Ensemble Avec Nos Différences » a été choisi pour rendre hommage à l’UNESCO en reflétant ses valeurs.

L’UNESCO animera plus d’une vingtaine d’interventions dans l’agora de son espace autour des thématiques comme la promotion de la création littéraire, le rôle des femmes, le sport éducatif, l’impact de la littérature en temps de conflit et de paix, l’intelligence artificielle et l’éducation des jeunes.

Des vidéos informatives mettront en lumière la diversité et la portée du mandat de l’UNESCO au Maroc et dans le monde.

Des exposants internationaux et un programme diversifié 

Sont attendus 743 exposants venant de 48 pays. Plus de 100,000 titres seront présentés par 290 exposants directs et 453 exposants indirects.

Le programme diversifié avec 241 activités culturelles inclut des conférences, des entretiens, des présentations de nouveaux titres, et des cérémonies d’hommage. Des sessions seront dédiées aux professionnels pour discuter des dernières tendances et des défis de l’industrie du livre. Les débats se concentreront sur l’industrie du livre et ses perspectives.

L’espace Enfant proposera des ateliers artistiques et scientifiques. De plus, un espace sera dédié aux superhéros  avec des ateliers animés par des artistes renommés de Marvel et DC Comics.

Le 29ᵉ Salon International de l’Édition et du Livre (SIEL) vise à consolider la position du Maroc comme un centre de rencontres culturelles internationales et à soutenir le développement social et économique sous la direction du roi.

29 avril 2024 0 Commentaires
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Métamorphose - mot de la semaine
Le mot de la semaine

Métamorphose : Le mot de la semaine

par Chrystelle Ngoulou 29 avril 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le mot de la semaine du 29 avril au 5 mai 2024

La métamorphose est un changement de forme, de nature ou de structure telle que l’objet, la chose n’est plus reconnaissable. 

Dans le cas du papillon, on dit qu’il y a métamorphose complète, car l’insecte passe par quatre états : œuf, larve (chenille), nymphe (chrysalide), adulte (papillon).

Synonyme : Transformation, changement, évolution, mutation, révolution, transmutation.

29 avril 2024 0 Commentaires
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ActualitéAmérique du NordIndustrieTechnologie

Meta Envisage d’Acquérir l’Éditeur Simon & Schuster pour Renforcer Ses Outils d’IA

par Acèle Nadale 26 avril 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Dans une révélation surprenante, il a été rapporté que Meta, anciennement connue sous le nom de Facebook, a envisagé d’acheter la maison d’édition Simon & Schuster. L’objectif principal de cette acquisition serait de se procurer une vaste quantité de données textuelles nécessaires à l’entraînement de ses outils d’intelligence artificielle.

 

Contexte de l’acquisition potentielle de la maison d’édition Simon & Schuster

Selon des enregistrements de réunions internes partagés avec le New York Times, des gestionnaires, avocats et ingénieurs de Meta se sont réunis presque quotidiennement entre mars et avril 2023, pour discuter de la façon dont l’entreprise pourrait se procurer plus de données pour entraîner ses modèles d’intelligence artificielle. Ils ont aussi débattu de la possibilité de payer 10$ par livre pour les droits de licence sur les nouveaux titres.

L’achat de Simon & Schuster, un géant de l’édition, fournirait à Meta un accès à un large éventail de contenus textuels, allant des best-sellers aux ouvrages spécialisés, ce qui pourrait potentiellement améliorer la compréhension et les capacités de génération de texte de ses IA.

 

L’impact sur l’édition et la publication

Cette nouvelle survient dans un contexte où Simon & Schuster vient de passer sous le contrôle de la société d’investissement KKR, après une vente conclue pour 1,62 milliard de dollars. La transaction a fait de Simon & Schuster une entreprise privée indépendante, la seule grande maison d’édition commerciale indépendante aux États-Unis. Cette indépendance pourrait être de courte durée si Meta décide de procéder à l’achat.

Simon & Schuster fait partie des cinq plus grands éditeurs de livres anglophones, avec Penguin Random House, HarperCollins, Hachette et Macmillan. Ses auteurs incluent Stephen King, Colleen Hoover et Bob Woodward.

 

Considérations éthiques et professionnelles d’une acquisition par Meta

L’acquisition potentielle de Simon & Schuster par une entreprise technologique soulève des questions éthiques importantes concernant la propriété des données et la confidentialité. Les données textuelles, bien que non personnelles, sont une composante essentielle de la culture et du savoir. Leur utilisation pour entraîner des IA, notamment dans des domaines sensibles tels que la reconnaissance de texte et la génération de langage, nécessite une réflexion approfondie sur les droits d’auteur et l’intégrité intellectuelle.

 

Perspectives futures

Si Meta avance dans cette direction, cela pourrait marquer un tournant pour l’industrie de l’édition, où les données deviennent aussi précieuses que les livres eux-mêmes. Cela pourrait également inciter d’autres entreprises technologiques à chercher des acquisitions similaires, redéfinissant les frontières entre la technologie et l’édition traditionnelle.

 

En conclusion, bien que l’acquisition de Simon & Schuster par Meta n’ait pas encore été confirmée, elle illustre l’importance croissante des données dans le développement de l’intelligence artificielle. Cette évolution pourrait transformer de manière significative tant le paysage technologique que celui de l’édition.

26 avril 2024 0 Commentaires
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6 livres de cuisine jeunesse écrits pas des auteurs africains et afrodescendants
AfriqueCaraïbesListes de livresLittérature Jeunesse

6 livres de cuisine jeunesse écrits pas des auteurs africains et afrodescendants pour réveiller le petit chef qui sommeille en votre enfant

par Chrystelle Ngoulou 25 avril 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Vous cherchez des moyens créatifs pour occuper vos enfants tout en leur apprenant des valeurs ancrées dans votre culture ? Initiez les jeunes gourmets aux délices culinaires de l’Afrique, des Antilles, et bien au-delà avec notre sélection de livres de cuisine jeunesse. 

Rejoignez Kanika dans l’exploration des recettes congolaises, partagez les ateliers culinaires de Camila avec les copains, ou apprenez les bases de la cuisine avec les p’tits marmitons et Babette, le choix est vaste. 

Découvrez des recettes simples issues de diverses traditions africaines et caribéennes idéales pour les jeunes cuisiniers en herbe. Chaque page de ces livres de cuisine jeunesse est une occasion de découvrir, d’apprendre et de s’amuser. 

Ces 6 livres de cuisine jeunesse soigneusement sélectionnés proposent des recettes adaptées aux plus jeunes et leur permettent de découvrir des cultures riches et diversifiées par la cuisine. De l’apprentissage des fruits exotiques des Antilles à la préparation de plats traditionnels africains, chaque livre invite à offrir une expérience éducative et gustative uniques.

 

Kanika et les délicieuses recettes du Congo-Brazzaville d’Ophélie Boudimbou

6 nos livres de cuisine jeunesse écrits pas des auteurs africains et afrodescendants

Lire le livre

Éditeur : BOUDIMBOU

ISBN : 2956805118

Résumé : Kanika, une petite fille curieuse qui adore les petits plats en famille.🥘
Cet été, elle quitte Paris avec ses parents pour un périple au cœur du Congo-Brazzaville afin d’y découvrir les trésors culinaires🍽️.
Au cours de son voyage, Kanika s’est immergée dans la culture et les traditions culinaires congolaises🍴.

Ce livre s’adresse aux enfants qui :

✅ veulent apprendre la cuisine
✅ aiment voyager
✅ veulent apprendre les particularités d’une ville
✅ sont curieux et aiment découvrir la culture d’un nouveau pays

 

Cannelle cuisine de Rachelle Coulanges 

Cannelle cuisine

Lire le livre

Éditeur : Rachelle Coulanges

ISBN : 9198697935

Résumé : La maman de Cannelle a invité des amis à découvrir la délicieuse cuisine antillaise. Cannelle est tout heureuse d’aider à préparer le sorbet coco ou de tresser le pain au beurre. Mais il s’en passe des choses dans la cuisine : Filibo le chien coquin qui veut dévorer les bokits au poulet de Mamie, ou encore le poisson que prépare Papa qui lui atterrit sur la tête !

Le livre Cannelle cuisine contient 5 recettes faciles et délicieuses, que les enfants peuvent réaliser accompagnés d’un adulte.

Lire Cannelle, c’est partir à l’aventure au soleil. C’est découvrir ou redécouvrir une ambiance authentique et épicée. Des textes simples et de magnifiques illustrations pour passer un moment convivial et complice avec son enfant.

Livres de cuisine jeunesse pour les enfants à partir de 6 ans.

 

Noémie présente les fruits des Antilles de Jade Amory 

Noémie présente les fruits des Antilles de Jade Amory

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Éditeur : Caraibeditions

ISBN : 2373111063

Résumé : Noémie est une petite Antillaise pleine de vie, amoureuse de la Caraïbe qui voyage avec sa famille ou ses amis dans les endroits les plus emblématiques des Antilles. Découvre avec elle la richesse de nos îles ! Aujourd’hui, ce sont les fruits des Antilles que Noémie va te faire découvrir dans cette collection spéciale « imagier ». En français ou en créole, amuse-toi à les reconnaître et à les nommer !

 

Les p’tits marmitons avec Babette de Babette De Rozières

Les p'tits marmitons avec Babette

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Éditeur : Orphie

ISBN : 2877637697

Résumé : Apprendre aux enfants à faire la cuisine, c’est le nouveau souhait de Babette. Chef de cuisine et animatrice de télé, Babette te propose de réaliser dans ce livre de succulentes recettes simples et savoureuses. Tu pourras ainsi cuisiner comme un grand chef à la maison, avec tes parents. Youpi ! Sucettes de pomme de terre farcies, cuisses de poulet caramélisées au coca cola, purée de banane plantain à la vache qui rit, nouilles chinoises au boeuf, tarte tatin de bananes et pépites de chocolat, etc. Miam Miam… Babette te guide pas à pas dans chacune de ces recettes, qu’elle a créées spécialement pour toi, faciles à réaliser pour le plus grand bonheur de ta famille et de tes amis. Alors mets ton tablier, ta toque et au boulot !

 

La cuisine de Ya foufou de Patrick Serge Boutsindi 

6 nos livres de cuisine jeunesse écrits pas des auteurs africains et afrodescendants

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Éditeur : L’Harmattan

ISBN : 2343197326

Résumé : Ya foufou vit dans le village de Bikéri, au Congo-Brazzaville. Il décide un jour d’aller chercher du travail à Brazzaville, la capitale. Il est embauché comme chef cuisinier dans un restaurant. Il revient de temps en temps à Bikéri. Il profite de l’occasion pour demander aux femmes du village de lui apprendre la cuisine traditionnelle.

Ya foufou note toutes les recettes dans un cahier. Ma-Tchéché le Lièvre soupçonne Ya foufou de mentir et de ne pas travailler comme chef cuisinier dans un restaurant à Brazzaville. A-t-il raison ?

La cuisine de Camila : Les ateliers cuisine pour les copains de Camila Jouis Alhaouthou et  Miske Alhaouthou

6 nos livres de cuisine jeunesse écrits pas des auteurs africains et afrodescendants

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Éditeur : First

ISBN : 2412081751

Résumé : Poulet qui croustille, salade de fruits en visage, cordon bleu, pâtes au pesto maison…
Apprends à cuisiner de délicieuses recettes avec Camila, qui te partage sa passion pour la cuisine ! Avec ses explications écrites par une enfant pour les enfants, ce livre va te donner envie de passer derrière les fourneaux pour préparer de bons petits plats avec tes parents.
Pourquoi faire un livre sur la cuisine de Camila ?
Parce que cette enfant est une vraie passionnée de cuisine et qu’elle avait à cœur, malgré son jeune âge, de transmettre sa passion et son goût des bons produits aux autres enfants.
Dans le Perche où elle vit, elle met en place des ateliers avec son école et n’hésite pas à aller chez sa maîtresse adorée pour lui apprendre à faire son fameux « brownille » ! Comme une enfant de son âge, elle adore inviter tous ses amis pour des après-midi cuisine où elle partage ses recettes et ses coups de cœur musicaux. Sa passion de la cuisine, elle la tire évidemment de son histoire familiale : de son arrière-grand-mère aux Comores à sa mère, quatre générations de femmes se transmettent le goût des bons produits et le respect de l’environnement.

25 avril 2024 0 Commentaires
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Guinée Le Cameroun à l’honneur de la a 16ème édition des 72 heures du livre lancée à Conakry
ActualitéAfrique CentraleAfrique de l'OuestÉvénements

Guinée : Le Cameroun à l’honneur de la 16ème édition des « 72 heures du livre » à Conakry

par Acèle Nadale 24 avril 2024
Rédigé par Acèle Nadale

La 16ᵉ édition des « 72 heures du livre » a été lancée à Conakry, en Guinée, ce 23 avril 2024. L’événement bénéficie du haut patronage du Président de la Transition et de l’appui du Premier ministre guinéen, Amadou Bah Oury.

Un festival pour promouvoir la culture littéraire en Guinée

Les « 72 heures du livre » sont considérées comme le plus grand événement culturel du pays, visant à promouvoir la lecture et la culture du livre en Guinée. 

L’événement se tient pendant six jours, dont trois jours à Conakry et trois jours à Dinguiraye, ville invitée d’honneur. L’événement est organisé par la maison d’édition Harmattan Guinée avec pour thème « Littérature et Sports”. Pour cette 16ᵉ édition, le pays invité est le Cameroun.

Au programme, des expositions, des dédicaces, des lectures, des émissions, des tables rondes, des conférences-débat, des projections et même du slam. Une forte participation des écoles et des universités, pour encourager la lecture chez les jeunes, est attendue. L’objectif affiché est de faire de Conakry la « capitale africaine du livre », en valorisant les écrivains et éditeurs guinéens.

 

Participation de personnalités camerounaises aux « 72 heures du livre » à Conakry

Une délégation de marque du Cameroun est arrivée le 20 avril 2024 à Conakry pour participer à l’événement. Cette délégation est dirigée par le Sultan Nabil Njoya, Roi des Bamoun, et qui est accompagné par l’ancien footballeur Joseph-Antoine Bell.

Source : 72 Heures Du Livre

Pour la suite des « 72 heures du livre », le Sultan Njoya rencontrera les écrivains et intellectuels guinéens et visitera la ville de Dinguiraye. Joseph-Antoine Bell, quant à lui, est invité à une rencontre avec des jeunes à la plage de Camayenne. De plus, il a reçu recevra une distinction honorifique le lundi 22 avril.

Le ministre camerounais de la Culture, Pierre Ismaël Bidoung Kpwatt, fait également partie de la délégation, accompagné de l’écrivaine Amal Amadou Djaïli.

Le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a annoncé la création prochaine d’un « Grand Prix du Président de la République » dans le cadre des « 72 heures du livre », afin de promouvoir la littérature guinéenne et son rayonnement international.

24 avril 2024 0 Commentaires
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Bengono Bessala, la nouvelle éditrice en chef de HarperNonFiction chez HarperCollins
ActualitéAmérique du NordNon fictionProfessionnels

Bengono Bessala, la nouvelle éditrice en chef de HarperNonFiction chez HarperCollins

par Acèle Nadale 24 avril 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Bengono Bessala a rejoint début avril 2024 l’équipe éditoriale de HarperNonFiction dans la maison d’édition HarperCollins, comme responsable de la recherche et de l’acquisition de nouveaux titres.

Son rôle est d’identifier les opportunités de marché, négocier les contrats, et travailler étroitement avec les auteurs pour développer leurs manuscrits. 

Le parcours éditorial de Bengono Bessala chez HarperCollins

Bengono Bessala travaille pour HarperCollins depuis plus de sept ans, œuvrant au sein de diverses collections de la maison Avant de travailler dans l’édition, elle a été formée en tant que journaliste chez ITV News. Elle a aussi travaillé dans le développement de programmes de divertissements pour la télévision pour la BBC, et a également travaillé dans diverses radios locales de la BBC.

Bengono Bessala a été aussi éditrice de non-fiction chez William Collins, une division de HarperCollins Publishers UK. Elle a publié des ouvrages d’acteurs célèbres et d’entrepreneurs sur les réseaux sociaux, allant des mémoires à des livres sur la santé et le bien-être. Elle détient un master en gestion de l’industrie musicale. Ses grandes passions sont les livres et la musique.

Dans son nouveau rôle chez HarperCollins, Bengono Bessala va aussi sélectionner et promouvoir des textes qui se distinguent par leur pertinence et leur originalité et qui apportent de nouvelles perspectives dans les domaines tels que les tendances actuelles, les mémoires narratifs, la culture populaire, l’actualité, le divertissement et le life style.

HarperCollins, un géant de l’édition mondiale

HarperCollins est un éditeur américain basé à New York. C’est une filiale de News Corporation, le conglomérat médiatique de Rupert Murdoch. HarperCollins a été créé en 1987 par la fusion de l’éditeur américain Harper & Row créé en 1817 et de l’éditeur britannique William Collins & Sons, fondé en 1819. 

HarperCollins est l’un des plus grands groupes d’édition au monde, avec des filiales dans 17 pays. En 2015, l’acquisition de Harlequin a permis à HarperCollins de passer d’un éditeur principalement anglophone à un éditeur mondial. En 2022, HarperCollins affichait un chiffre d’affaires annuel de 2,19 milliards de dollars.

HarperCollins est l’une des cinq grandes maisons d’édition mondiales, faisant partie des « Big 5 », qui incluent également Penguin Random House, Hachette Book Group, Simon and Schuster, et Macmillan.

HarperNonFiction est une division spécialisée dans la non-fiction commerciale, travaillant avec des auteurs à succès et de nouveaux talents dans des domaines comme le divertissement, le sport, la cuisine, le bien-être et la culture.

24 avril 2024 0 Commentaires
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Niger : Le poète tchadien Dr. Attié Djouid Djaralnabi reçoit le Prix spécial au Marché du Livre et des Arts du Niger (MALAN).

par La redaction 24 avril 2024
Rédigé par La redaction

Pour sa 3ᵉ édition, le pays invité d’honneur du Marché du Livre et des Arts du Niger (MALAN) était la République du Tchad représentée par le Dr. Attié Djouid Djaralnabi. Il a reçu, au cours de l’événement, le Prix spécial du Marché du Livre et des Arts du Niger (MALAN).

Dr. Attié Djouid Djaralnabi est un écrivain et poète tchadien reconnu pour son engagement en faveur de la non-violence. Il est le fondateur de l’organisation « Tchad non-violence » et membre de l’Union des écrivains tchadiens. Il a publié plusieurs recueils de poésie et de nouvelles. Il est cadre supérieur au Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche du Tchad.

La cérémonie d’ouverture de la 3ᵉ édition du Marché du Livre et des Arts du Niger (MALAN) était placée sous le patronage du Ministre de la Jeunesse, de la Culture, des Arts et des Sports, le Colonel Major Abdourahamane AMADOU. L’événement s’est déroulé le samedi 20 avril 2024 dans la grande salle des conférences du Club, Mission Catholique, à Niamey.

Le Marché du Livre et des Arts du Niger a pour but de valoriser et de célébrer les œuvres littéraires et artistiques, avec un focus particulier sur l’engagement des jeunes. C’est un événement culturel annuel organisé par l’Association Poétique et Littéraire du Niger (APOL-Niger), soutenue par la maison d’édition « Les Nouvelles Editions du Sahel ». Il met en avant la littérature et la créativité artistique avec pour thème cette année « Littérature et jeunesse ». 

Cette 3ᵉ édition du Marché du Livre et des Arts du Niger était couplée à la 4ᵉ édition du concours « Talents Littéraires ». Ce concours vise à faire découvrir le Niger à travers sa littérature contemporaine, sa diversité culturelle, touristique et artisanale. 

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Joëlle Épée M. (Elyon's) dans le jury de la 23ème convention BD des créateurs noirs de la Côte Est des États-Unis
ActualitéAfrique CentraleAmérique du NordBandes dessinéesÉvénementsScience-fiction

Joëlle Épée M. (Elyon’s) dans le jury de la 23ème convention BD des créateurs noirs de la Côte Est des États-Unis

par La redaction 24 avril 2024
Rédigé par La redaction

Joëlle Épée a été sélectionnée pour faire partie du jury de la 23ᵉ convention BD des créateurs noirs de la Côte Est des États-Unis (ECBACC). Elle a évalué 76 bandes dessinées de très haute qualité dans différentes catégories, notamment les catégories meilleur espoir, meilleur scénario, meilleurs personnages féminins et masculins, ou encore meilleur dessinateur. 

Dans un post sur LinkedIn, Joëlle Épée dit avoir été impressionnée par la qualité et la diversité de la création de bandes dessinées africaines et afro-descendantes. Elle espère que ses coups de cœur seront récompensés lors de cette 23ᵉ édition de la convention.  Cette expérience l’a également amenée à réfléchir sur les prix décernés lors du Bilili BD Festival qu’elle organise au Congo et sur les moyens d’améliorer la visibilité de la création bédéesque africaine et afro-descendante.

Joëlle Épée M., également connue sous le pseudonyme Elyon’s, est une dessinatrice et autrice de bande dessinée camerounaise. Elle est l’auteure de la série La vie d’Ebène Duta. Elle est aussi Stand Uppeuse. 

En plus de son travail d’autrice et de dessinatrice, Elyon’s assure le co-commissariat d’expositions de bandes dessinées africaines, notamment l’exposition « Kubuni, les bandes dessinées d’Afrique.s » à Angoulême. Elle est également la fondatrice et directrice du Festival International de la bande dessinée du Congo, le Bilili Festival. 

 

L’ECBACC, pionnier des conventions sur l’Afrofuturisme et la culture BD

L’East Coast Black Age of Comics Convention (ECBACC) est une organisation à but non lucratif des arts fondée en 2002 à Philadelphie, en Pennsylvanie, par M. Yumy Odom. L’ECBACC a fourni l’un des premiers lieux professionnels pour des centaines de créateurs / éditeurs indépendants, et un espace unique pour les aficionados de bandes dessinées, de science-fiction et d’afrofuturisme. 

L’ECBACC est un précurseur dans les conventions urbaines de bandes dessinées et de science-fiction aux USA, et offre tout au long de l’année des programmes tels que S.T.AR.S. (Storytelling That Advances Reading Skills) et E.S.T.E.A.M. (Science, Technologie, Ingénierie, Art et Mathématiques). 

La 23ᵉ édition se tiendra le samedi 18 mai 2024 à la Temple University Student Faculty Center à Philadelphie, Pennsylvanie. 

L’admission est gratuite, et toutes les informations sont disponibles sur le site web de l’événement. 

24 avril 2024 0 Commentaires
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ActualitéBandes dessinéesEurope

« Petit Pays » de Gaël Faye adapté en bande dessinée par Marzena Sowa et Sylvain Savoia

par Chrystelle Ngoulou 24 avril 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Petit Pays, le roman autobiographique et acclamé de Gaël Faye, continue son aventure avec une récente adaptation en bande dessinée. En effet, le roman, déjà adapté au cinéma et au théâtre, prend désormais forme dans les pages illustrées des Éditions Dupuis. La BD a été publiée le 12 avril 2024.

L’adaptation de ce récit a été confiée à Marzena Sowa, scénariste reconnue pour sa capacité à traiter des sujets historiques et personnels avec finesse, et à Sylvain Savoia, dessinateur, et dont les œuvres précédentes ont été saluées pour leur clarté et leur expressivité. Le tout en collaboration étroite avec l’auteur, compositeur et interprète Gaël Faye. 

Dans un échange avec le média Brut, ils ont partagé les défis et les réussites de cette collaboration. Gaël Faye a enrichi le projet en partageant des documents personnels et des photos de famille, pour offrir une authenticité palpable à l’œuvre adaptée.

Les trois auteurs ont discuté lors de l’interview sur l’équilibre entre les dits et non-dits en passant du roman à la bande dessinée, tout en donnant un supplément d’âme à la nouvelle œuvre produite. 

Le terrain est miné concernant l’Afrique lorsqu’il s’agit des images. On a tous des représentations très clichés, très misérabilistes du continent africain. Il y a des représentations qui nous viennent très loin et donc les discussions tournaient autour de cela : Attention, comment on représente un corps noir ? Comment on représente des scènes de guerre ? Comment on met en scène une ville africaine ? Une famille ?

Pour moi, ce qui est important, c’est de toujours remettre la normalité des choses et des situations. On vit à Bujumbura comme on vit à Paris ou à Varsovie. On a tous les mêmes humanités, tous les mêmes interrogations, on aime, on a peur, on a des familles… et voilà. C’était de retrouver quelque chose de banal. – Gaël Faye

 

"Petit Pays", la bande dessinéeLa bande dessinée se concentre sur la vie de Gaby et Ana, deux enfants métis franco-rwandais qui grandissent au Burundi. Leur quotidien est irrévocablement changé par les vents de la guerre civile et le génocide des Tutsi au Rwanda. Le récit visuel, tout en restant ancré dans les événements historiques, met en lumière les expériences personnelles et souvent douloureuses des protagonistes.

Lire les premières pages de la BD

 

24 avril 2024 0 Commentaires
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Le couple Viola Davis et Julius Tennon lance la nouvelle maison d’édition JVL Media
ActualitéAmérique du NordIndustrie

Le couple Viola Davis et Julius Tennon lance la nouvelle maison d’édition JVL Media

par Chrystelle Ngoulou 23 avril 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Viola Davis, son époux Julius Tennon et l’auteure Lavaille Lavette ont récemment lancé une nouvelle maison d’édition de livres appelée JVL Media. 

La maison d’édition a pour mission de publier une littérature qui célèbre et amplifie une grande diversité de voix et d’expériences. En plus de ses propres projets indépendants, JVL Media collabore avec des entités leaders dans l’édition et les médias pour proposer un large éventail de littératures de haute qualité.

La maison d’édition JVL Media, qui a pour objectif de promouvoir les voix sous-représentées dans le monde du livre, a déjà annoncé ses deux premiers titres : « Had to Lose to Win: The Tiki Davis Story, » un mémoire de l’entrepreneur et auteur noir américain Tiki Davis, et « The Inclusion Leader Genius, » un livre non-fiction de Dr. Johné Battle, auteur, professeur et conférencier noir américain.

Parmi les premiers titres de fiction à venir de JVL Media, on retrouve aussi « New Hope » de Tanya Wright, et « Black States of America », une épopée de science-fiction de D.E. Rogers qui réimagine la vie des noirs américains si Abraham Lincoln avait vécu.

JVL Media prévoit d’étendre son catalogue pour inclure une gamme de livres pour enfants et de jeunes adultes à partir de l’automne 2025.

Cette nouvelle aventure de l’actrice légendaire Viola Davis s’inscrit dans sa volonté de mettre en avant les artistes sous-représentés en leur offrant plus d’opportunités. En effet, elle possède, avec son époux Julius Tennon, unlabel de production JuVee Productions, qui a déjà réalisé des percées significatives dans la production cinématographique et télévisuelle avec des titres tels que “The Woman King” et la célèbre série “How to Get Away With Murder”.

23 avril 2024 0 Commentaires
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Nnedi Okorafor et Gerty Dambury dans la shorlist du Grand Prix de l'Imaginaire
ActualitéAfrique de l'OuestAmérique du NordCaraïbesFantasyScience-fiction

Nnedi Okorafor et Gerty Dambury dans la shorlist du Grand Prix de l’Imaginaire 2024

par Acèle Nadale 23 avril 2024
Rédigé par Acèle Nadale

La liste des finalistes pour le Grand Prix de l’Imaginaire 2024, qui récompense les meilleurs romans de science-fiction et de fantasy publiés en France en 2023, a été annoncée. Dans la catégorie « Roman jeunesse étranger », on retrouve Sankofa, la fille adoptive de la mort de Nnedi Okorafor (L’école des loisirs) et dans la catégorie « Traduction », Gerty Dambury pour La Sirène de Black Conch de Monique Roffey (Mémoire d’Encrier).

 

Nnedi Okorafor : De Chicago à l’Afrique de l’Ouest

Fille d’immigrés nigérians, Nnedi Okorafor est née et a vécu toute son enfance à Chicago dans l’Illinois. À la fin des années 60, ses parents ont fui la guerre du Biafra, mais elle a passé la plupart de ses étés au Nigéria. Titulaire de deux Master et d’un Doctorat en littérature, elle enseigne l’écriture créative à l’université de Buffalo, dans l’état de New York. Elle a publié une dizaine de romans qui se déroulent en Afrique de l’Ouest. Elle a remporté les grands prix de science-fiction et de fantasy (Prix Hugo, Nebula, World Fantasy) ainsi que le Wole Soyinka Prize for Literature in Africa.

Nnedi Okorafor dans la shorlist du Grand Prix de l'Imaginaire 2024

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4ème de couverture :

Lorsqu’elle était encore enfant, Fatima a reçu la visite de la Mort, et elle a tout perdu. Son village, sa famille, et jusqu’à son nom, devenu Sankofa. Son seul trésor était une graine aux pouvoirs mystérieux, venue du ciel lorsque les météores tombaient, mais on l’en a dépouillée. À présent crainte et respectée comme la fille adoptive de la Mort, Sankofa erre sur les terres ancestrales du Ghana, avec pour seul compagnon un renard, à la recherche de réponses, de ce qui a disparu, et surtout de ce qui l’attend.

L’impact de Gerty Dambury dans le monde littéraire

Gerty Dambury est une autrice et traductrice guadeloupéenne. Elle a traduit The Black Unicorn d’Audre Lorde, paru en 2021 aux éditions de l’Arche. Son essai sur l’histoire du premier théâtre ouvert par des Noirs à New York en 1821, Le rêve de William Alexander Brown, a remporté en 2015 le prix Carbet de la Littérature et du Tout-Monde.

Sa traduction en français du livre La Sirène de Black Conch de Monique Roffey (Mémoire d’Encrier) est finaliste dans la catégorie Traduction du GPI.

Gerty Dambury dans la shorlist du Grand Prix de l'Imaginaire 2024

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 4ème de couverture :

Aycayia, une jeune femme condamnée à vivre comme une sirène, erre de siècle en siècle dans la mer des Caraïbes. Un jour, David le pêcheur qui chantait dans sa pirogue, attendant une prise, attire la belle sirène. Il en tombe éperdument amoureux. Lorsque des touristes américains la capturent, David la sauve, jure de la protéger et de la chérir, loin du bruit et de la fureur. Lentement, la sirène se transforme de nouveau en femme. Alors que leur amour grandit, ils découvrent que le monde qui les entoure sombre dans une spirale de destruction, et qu’il leur sera impossible d’échapper à la malédiction. La sirène de Black Conch s’inspire d’une légende taïno.

 

Cinquante ans de Grand Prix de l’Imaginaire : Une célébration des littératures de l’extraordinaire

Le Grand Prix de l’Imaginaire (GPI) est le prix français le plus ancien encore en activité, fondé en 1974, et le plus prestigieux consacré aux « littératures de l’Imaginaire » telles que la science-fiction, la fantasy et le fantastique. Le GPI est indépendant des maisons d’édition et de toute institution. Il fête ses 50 ans en 2024.

Le Grand Prix de l’Imaginaire récompense chaque année les meilleurs romans dans les différentes catégories littéraires tels que les nouvelles, les essais, les traductions, les illustrations et les œuvres de littérature jeunesse. Le jury est composé d’amateurs et de professionnels de différents horizons qui distinguent les œuvres les plus marquantes pour leurs qualités littéraires, leurs ambitions et leurs originalités.

Après 13 ans de partenariat avec le festival Étonnants Voyageurs à Saint-Malo, le GPI a créé un nouveau partenariat avec La Comédie du Livre- 10 jours en mai, une manifestation littéraire généraliste organisée par Montpellier Méditerranée Métropole en France avec l’ensemble des librairies indépendantes de son territoire.

Les lauréats Grand Prix de l’Imaginaire 2024 seront proclamés peu avant la remise du Prix le 18 mai à Montpellier.

 

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4ᵉ édition du Trophée des Plumes Soumettez votre nouvelle avant le 6 mai 2024
ActualitéIndustrie

4ᵉ édition du Trophée des Plumes : Soumettez votre nouvelle avant le 6 mai 2024

par Chrystelle Ngoulou 23 avril 2024
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

La quatrième édition du Trophée des Plumes est désormais lancée. Du 15 avril au 6 mai 2024, les participants ont la possibilité de soumettre leurs nouvelles, inspirées par un thème proposé par Loubna Serraj, marraine de cette édition.

Présentation du concours Trophée des Plumes

Le Trophée des Plumes 2024 est un concours littéraire organisé par YouScribe, une plateforme de publication en ligne. 

Ouvert aux auteurs francophones, les participants peuvent soumettre leurs nouvelles de 3 pages (ou 8 000 caractères espaces compris), dans différentes catégories comme la fiction, la non-fiction, la poésie, etc. 

Le thème de cette année, proposé par Loubna Serraj, est : “C’est face à l’impensable, à l’impensé, que notre vrai moi prend place en arrachant tous les masques”. Ce sujet invite les auteurs à explorer et à exprimer des aspects profonds et souvent non révélés de leurs personnages ou de leur propre perspective.

Loubna Serraj est auteure, éditrice aux éditions La Croisée des Chemins depuis 2018 et chroniqueuse à la radio Luxe Radio depuis 2019. Elle tient également un blog littéraire, social et politique.

Les récompenses offertes

Trois distinctions seront décernées : la Plume du Public, la Plume du Jury, et la Plume de la Marraine. 

Les gagnants seront récompensés par des prix en argent et la publication de leurs œuvres sur la plateforme YouScribe. Les trois lauréats bénéficieront d’un accompagnement personnalisé par des professionnels du domaine littéraire, d’un crédit Orange Money, de l’édition numérique de leur texte par Nimba Editions, ainsi que d’autres récompenses.

 

Comment participer au Trophée des Plumes ?

Pour participer, les auteurs doivent suivre ces étapes :

  • Publier leur nouvelle sur la plateforme YouScribe ente le 15 avril et le 6 mai 2024.
  • Ajouter la mention « Trophée des Plumes 2024 » au titre de leur texte.
  • Classer leur nouvelle dans la thématique « littérature » et la sous-thématique « Trophée des Plumes 2024 ».

Ci-dessous, retrouvez le guide de publication disponible sur YouTube 

 

Calendrier du concours

  • Du 15 avril au 6 mai 2024 : Période de publication des nouvelles
  • Du 7 au 28 mai 2024 : Vote du public
  • Fin juin 2024 : Annonce des résultats

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site de Youscribe.

23 avril 2024 0 Commentaires
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Touhfat Mouhtare
AfriqueInterviews

Touhfat Mouhtare : « Lire est une danse ; écrire est un chant ; une histoire est une fresque. »

par Acèle Nadale 23 avril 2024
Rédigé par Acèle Nadale

Afrolivresque a eu l’honneur de converser avec Touhfat Mouhtare, écrivaine originaire des Comores. Née en 1986 à Moroni, Touhfat a vécu entre son île natale et plusieurs pays d’Afrique subsaharienne avant de venir en France pour ses études. Aujourd’hui, elle réside dans le Val-d’Oise. Touhfat Mouhtare est l’auteure de plusieurs ouvrages, dont le dernier, Le feu du milieu ( Le Bruit du Monde), a été récompensé par le prix Alain Spiess pour le deuxième roman en 2022.

Dans cette interview, Touhfat Mouhtare évoque la richesse de la littérature comorienne, une littérature qui mêle les traditions à la modernité de récits contemporains. Elle nous parle également de son approche de l’écriture, influencée par d’autres formes d’art qui enrichissent son style narratif.
Touhfat Mouhtare nous révèle par ailleurs des aspects moins connus de son processus créatif qui pourraient surprendre même ses lecteurs les plus fidèles.

Comment l’histoire littéraire comorienne se démarque-t-elle de celle d’autres régions en Afrique, et quelles leçons pensez-vous qu’elle offre à la littérature mondiale ?

C’est une littérature de la « naissance à soi » à l’échelle d’un pays : les écrivains et écrivaines revisitent leurs traditions, l’expérience d’un pays encore tout récemment indépendant. Il y a beaucoup de colère, mais surtout, l’envie de faire nation, de faire peuple, mais il reste à explorer les démons encore cachés sous le tapis, comme l’origine de l’islam. Depuis peu, les autrices et auteurs que j’observe explorent les contradictions qui caractérisent cette société afro-arabe et musulmane : tradition et religion, privilège de la matrilinéarité et déconsidération progressive de l’autorité féminine. Il est encore tôt, je pense, pour dire ce qu’elle apporte de nouveau à la littérature mondiale. C’est une voix qui cherche encore son chant, à mon sens, et peut-être est-ce dans cette non-détermination que l’on peut chercher un enseignement. Le fait de ne jamais penser cette littérature comme un objet défini, peut-être, mais de la voir comme un mouvement permanent.

 

Le Feu du Milieu Broché – Grand livre, 18 août 2022de Touhfat Mouhtare

Lire le livre

En dehors de la littérature, quelles sont les formes d’art ou les pratiques culturelles qui nourrissent votre créativité et comment se reflètent-elles dans votre œuvre ?

Le chant, la danse, le dessin et la peinture occupent une place centrale dans ma vie. J’ai essayé la broderie et le webdesign, mais même si le temps me manque, j’y reviendrai. Mon obsession pour l’expression créative se ressent, je pense, dans mes livres, mais aussi dans ma pratique de la lecture : il m’arrive de répéter une phrase plusieurs fois jusqu’à ce que son rythme parle au mien. Et j’écris avec en tête le clavier d’un piano ou le solo d’un violon. Lire est une danse ; écrire est un chant ; une histoire est une fresque.

 

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez lors de la recherche sur les mythes et légendes comoriens, étant donné leur transmission principalement orale ?

Je ne pense pas que le mode de transmission soit réellement le problème. Un travail de fond a déjà été mené par des linguistes (Ahmed Chamanga), anthropologues (Yakina Mohamed Djelane), sociologues (Ibrahim Ali Toibibou) pour numériser, retranscrire ou questionner les mythes de l’archipel et retracer leur origine jusque dans l’esclavage arabo-musulman. Là où le bât blesse, je crois, c’est dans le morcellement des mythes dont nous sommes héritiers. Il faut imaginer un coffre rempli de moitiés de boucles d’oreilles, de rangs de bracelets incomplets, de traces de passage. Faut-il espérer enraciner une branche, ou accepter son état et lui trouver un usage différent ? C’est la question que je me pose.

 

Pouvez-vous partager un aspect peu connu de votre processus créatif qui surprendrait vos lecteurs ? Comment l’utilisez-vous pour enrichir vos textes ?

Lorsque je suis immergée dans une histoire, je n’écris pas forcément tous les jours, du moins au début. Il faut la laisser s’installer, ou, comme dirait ma grand-mère, « laisser l’heure de la prière prendre corps avant de l’accomplir ». Comment savoir si l’histoire s’installe ? Cela arrive par vagues, et cela peut me tomber dessus à n’importe quel moment. Si une partie du passé d’un personnage m’ « attrape » lors d’un trajet en train, il me faut un support manuel pour l’écrire ; comme j’oublie souvent mes carnets, mais que j’ai toujours un livre sur moi, je « vole » les premières pages du livre pour écrire avant que l’idée ne m’échappe. Les livres de ma bibliothèque sont donc également les gardiens de bribes de mes histoires. Quant à mes carnets, ils subissent le même sort : un même carnet peut contenir des morceaux d’une histoire, dont on retrouve la suite dans un autre carnet. Je marque les passages par des numéros ou des astérisques pour m’y retrouver. C’est un peu le même principe que les collections Marvel !

 

Si vous pouviez avoir une conversation avec une figure historique africaine ou afrodescendante, qui serait-ce et quel sujet brûlant aborderiez-vous ?

J’aimerais rencontrer la première esclave amenée sur mon île, Ngazidja, ou la première emmenée en Amérique. Plus encore, la première qui ait survécu à tout ce qu’elle aura vu, entendu, subi. Pour lui demander de me raconter non pas son enlèvement, ni l’histoire de sa famille, mais à quoi elle rêvait quand elle était encore chez elle, enfant. Pour moi, la naïveté sera toujours plus forte que la lucidité. C’est en elle que réside la flamme de la survie ; pas celle du corps, mais celle de notre être. Ce n’est que par elle que l’on peut maintenir l’espérance.

23 avril 2024 0 Commentaires
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ActualitéCaraïbesÉvénementsYoung Adult

Guadeloupe : lancement du livre “Les Guerriers de la canamelle” d’Alex Wheatle à la médiathèque de Lamentin le 04 mai 2024

par Acèle Nadale 22 avril 2024
Rédigé par Acèle Nadale

L’association Books Songs & Films organise un événement le samedi 4 mai 2024 à la Médiathèque de Lamentin, qui mettra en avant Alex Wheatle, un auteur britannique d’origine jamaïcaine. L’auteur se joindra à l’événement par visioconférence depuis Londres pour partager ses réflexions sur son travail et répondre aux questions du public.

Au programme, la projection du film « Small Axe: Alex Wheatle » réalisé par Steve McQueen, qui traite de la vie de Wheatle, de son enfance difficile à son engagement lors des émeutes de Brixton en 1981, et de son parcours dans la découverte de son identité et de sa voix à travers l’écriture.

L’événement présentera également une discussion avec Alex Wheatle sur son roman pour jeunes adultes Les Guerriers de la canamelle, un récit historique sur la Bataille de Tacky, une révolte d’esclaves en Jamaïque en 1760.

Alex Wheatle est un écrivain britannique d’origine jamaïcaine, né le 3 janvier 1963. Il a passé une grande partie de son enfance dans le foyer pour enfants de Shirley Oaks près de Croydon.
En 1981, Alex Wheatle a participé aux émeutes de Brixton et a été emprisonné pendant 4 mois. C’est durant cette période en prison qu’il a découvert sa passion pour la littérature, encouragé par son codétenu Simeon.
Il a publié plusieurs romans acclamés par la critique avant de se tourner vers la littérature pour la jeunesse. Parmi ses œuvres les plus connues figurent la série Crongton Knights, dont les tomes P’tit bout (Diable Vauvert, octobre 2017) ) et Les Chevaliers de Crongton (Diable Vauvert, mai 2018).
Son dernier roman, Les Guerriers de la canamelle publié chez Roots Éditions, raconte l’histoire de la rébellion de Pâques de 1760 à la Jamaïque, menée par le charismatique Tacky et ses esclaves révoltés.
Alex Wheatle a reçu de nombreuses distinctions pour son travail, notamment le prix Guardian Children’s Fiction en 2016 avec Crongton Knights: Book 2.
Il vit actuellement à Londres avec sa famille.

Les Guerriers de la canamelle publié chez Roots Éditions4ᵉ de couverture
Les Guerriers de la canamelle
Moa a quatorze ans. Il n’a jamais rien connu d’autre que travailler dur dans la plantation de canne à sucre Frontier pendant d’interminables journées chaudes, en craignant les fouets des contremaîtres. Une nuit, il apprend qu’un soulèvement aura lieu, dirigé par le charismatique Tacky. Moa va devenir un guerrier et lutter pour la liberté de tous les esclaves des plantations alentour. Mais avant de pouvoir s’échapper, Moa et son ami Keverton doivent faire face à leur première grande mission : tuer le contremaître Donaldson. Le compte à rebours est lancé avant le jour du soulèvement . . .

Irrésistible, captivant et mémorable, les Guerriers de la canamelle, par Alex Wheatle, retrace la véritable histoire de la révolte de Tacky en Jamaïque, en 1760.

 

Pour toutes informations complémentaires, contactez Roots Éditions.

22 avril 2024 0 Commentaires
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