Le Sixième Festival International de Littérature Créole en Haïti (FEL), événement important dans le paysage culturel haïtien, se tient du 21 au 26 janvier 2025 dans plusieurs villes du pays, dont Port-au-Prince, Les Gonaïves, Cap-Haïtien et Saint-Marc. Cet événement est une occasion de célébrer la richesse de la langue créole et de réfléchir à son rôle dans la culture et la société haïtienne, tout en réunissant écrivains, chercheurs et passionnés de littérature.
Une édition engagée du Festival International de Littérature Créole
Le thème choisi pour cette édition est « Pou yon kreyolofoni syantifik ak yon kreyolofi literè fètefouni », ce qui peut se traduire par « Pour une créolophonie scientifique et littéraire bien établie ». Cette réflexion s’inscrit dans une volonté de valoriser la langue au-delà des frontières du quotidien et de lui donner un rôle central dans des domaines souvent réservés à d’autres langues tels que la littérature et la science.
Cette édition du Festival International de Littérature Créole met à l’honneur trois écrivains : Michel Ducasse de l’Île Maurice, ainsi que Serge Madhère et Lyonel Desmarattes d’Haïti. Ces auteurs, reconnus pour leur contribution à la littérature créole, seront au centre des échanges et des discussions tout au long du festival.
La place du créole dans l’histoire et la culture haïtienne
Le créole est une langue née de la résistance des esclaves africains contre l’oppression coloniale. Cette langue, qui a su se transmettre de génération en génération, incarne la résilience et l’unité du peuple haïtien. La reconnaissance officielle du créole comme langue nationale en 1987 a marqué une étape importante dans son intégration dans les institutions haïtiennes, bien que le français demeure la langue dominante dans les sphères administratives et officielles. Malgré cette dualité linguistique, le créole reste une langue vivante, utilisée quotidiennement par la majorité de la population.
La littérature en créole : un domaine en pleine affirmation
Historiquement, la littérature en créole a été marginalisée au profit de la littérature en français, langue prestigieuse associée aux élites du pays. Cependant, des œuvres marquantes comme le poème Choucoune d’Oswald Durand (1884) ou le roman Dézafi de Frankétienne (1975) ont contribué à faire évoluer cette perception. Ces œuvres ont permis au créole de prendre une place plus importante dans le domaine littéraire, en abordant des questions sociales, politiques et culturelles propres à la réalité haïtienne.
Aujourd’hui, la littérature en créole est de plus en plus reconnue comme un volet essentiel de la production littéraire haïtienne. Elle permet aux écrivains de s’exprimer librement sur des sujets variés, allant des inégalités sociales à la question de l’identité nationale. Le Sixième Festival International de Littérature Créole est l’une des nombreuses initiatives qui participent à l’affirmation du créole comme une langue littéraire légitime.


Par ailleurs, sont attendus des auteurs renommés comme Chika Unigwe, Lola Shoneyin, Tendai Huchu,

Le salon sera également marqué par la remise de deux prix littéraires dédiés aux œuvres écrites par des femmes. Le Prix des Lycéens du 1er Livre Féminin et le Prix Ken Bugul du Livre, qui sera annoncé lors de la cérémonie d’ouverture. Le jury de ce prix est composé de personnalités littéraires influentes, telles que Assita Sidibé, écrivaine et présidente du jury, ainsi que Hami Traoré, Ndeye Astou Ndiaye, Théodora Sy et Dieynaba Sarr.








Éditeur












Les aventures de Djamina I







Publié en 1958,













Le 10 octobre, jour de l’inauguration du Salon du livre jeunesse de l’océan Indien, aura lieu la remise du Prix Vanille 2024.


Résumé : Un premier roman qui rend hommage aux rêves déraisonnables, au courage d’une héroïne quittant le Cameroun pour s’accomplir en France.





Résumé : « Le bruit condamne l’Homme à l’oubli. Mais parfois il arrive qu’il le sauve de l’oubli. Il ne tient qu’à nous de l’entendre. »
Résumé : Iro a quitté son village pour poursuivre ses études à Abidjan. Ses amis, Thierry, Malick, Yeo et lui forment une bande joyeuse, ambitieuse, multipliant les petits boulots dans les rues d’Abjamé et les couloirs de la cité universitaire. De tous, Iro est le plus déterminé. Mais son père meurt au village et tout est bouleversé. Il doit faire face aux souvenirs de cet homme dont il ignore presque tout. Quelle vie a eu son père, quels rêves étaient les siens, à quoi a-t-il renoncé ? Ses certitudes s’effondrent, et des vérités nouvelles, plus complexes, apparaissent qui permettront à Iro et ses amis de tracer leur chemin et de trouver pour eux et leur famille une forme de réconciliation et de paix.
Résumé : Ils s’appellent Michel, Patricia, Marie-Thérèse et Joseph. Arrachés brutalement à la douceur de l’enfance, les voici loin de chez eux, désemparés. Ils ont froid. Un adulte plein de sérieux leur avait parlé de Notre-Dame de Paris, mais très vite ils se retrouvent en pleine campagne, dans une ferme. Le même adulte avait aussi parlé d’école, cependant il s’agira surtout de soigner les bêtes, entretenir la maison, faire le ménage. Est-ce une nouvelle forme d’esclavage ? Qui a permis cela dans cette glorieuse République française dont on leur a naguère chanté les vertus ?





L’Afrique au creux des lettres