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Ada Bessomo: « Ecrire, pour moi, est travailler à réinventer : soi-même et le monde autour de soi. 

Kamerun : Le sursaut ne viendra pas des urnes !

La Librairie Éphémère de Fatim: appel à candidatures pour les exposants

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22 janvier 2024
Afrique CentraleInterviewsPoésie

Ada Bessomo: « Ecrire, pour moi, est travailler à réinventer : soi-même et le monde autour de soi. 

par Baltazar Noah 29 janvier 2026
Rédigé par Baltazar Noah

Dans cet entretien autour de Le monde virait au bleu, publié par Shanaprod en 2021, Ada Bessomo dévoile la matrice poétique qui irrigue son œuvre. Le bleu, couleur d’apaisement et de transformation, traverse son imaginaire comme une mémoire intime et un horizon de réinvention. Ses réponses révèlent une écriture habitée par les paysages, les silences et les filiations orales beti, mais aussi nourrie des voix du monde noir et des poètes européens. Entre poésie et réel, Ada Bessomo compose une langue dense et exigeante, qui se veut à la fois bouteille à la mer et acte de recréation. Cet entretien met en lumière une œuvre où le bleu devient souffle, mémoire et praxis de transformation.

Votre texte s’ouvre sur une phrase qui semble suspendre le monde dans une teinte unique : « le monde virait au bleu ». Comment cette couleur agit-elle dans votre imaginaire ? Est-elle une métaphore de la mélancolie, de la transcendance, ou un signe d’alerte ?  

Ada Bessomo : Le bleu est d’abord le lieu de mes apaisements. Ceci aussi loin que me portent mes souvenirs. Ce sont d’abord mes yeux de petit garçon portés vers le ciel, le lointain monde étalé bleu au-dessus de moi. Bien des fois il m’enseigne des leçons, ce ciel, surtout quand il est bleu dense. J’ai eu la chance de connaître mon grand-père maternel, totalement habité par les référents de sa culture natale, éloignés de tout contact, comme de toute domination des visions chrétiennes. Selon ces codes, je porte son nom, celui d’une société secrète aujourd’hui disparue. Il a donc veillé, je l’ai compris plus tard, à me permettre d’habiter les souffles de son environnement autant que possible sans craindre, sans négliger, sans douter des atours de la vie. C’est aussi avec le bleu que chez lui, le corps s’ouvrait aux transformations, par les tatouages par exemple. Que « le monde virait au bleu », est un peu professer ma foi en une humanité vouée au meilleur, au bout de toutes ses aventures. Le meilleur, la plus belle part à la vie donc, au-delà de ses vicissitudes, est ce qui domine mon imaginaire. C’est aussi la révérence envoyée à ce monde pour qui le bleu indique le travail sur soi, jusqu’à ses extensions mystiques.  

Le monde virait au bleu ada bessomoDans vos écrits, les paysages ne sont jamais neutres : ils deviennent des personnages, des témoins. Quelle part de votre expérience personnelle nourrit cette géographie intérieure ? Est-ce une mémoire intime ou une cartographie collective ?  

Ada Bessomo : L’idée que chaque instant intime pourrait figurer un ou plusieurs paysages me plaît assez. L’œil qui fouille l’intime est toujours l’élément d’un ensemble plus vaste, auquel j’aime à songer qu’il est lié de manière cohérente, intime. Je vous ai déjà parlé de ce monde dont je suis l’héritier. L’homme, ses actes et ses sentiments, y sont aussi observés, jugés, sanctionnés par ce qui les entoure. Il y a donc toujours cette tension, que négocie la poésie, entre la part intime de l’expression et l’architecture collective, aux éléments tous vivants, dont elle est née. 

Votre plume oscille entre la poésie et l’interpellation du réel. Comment négociez-vous cette frontière ? Est-ce un choix conscient de brouiller les genres, ou une nécessité pour dire l’Afrique contemporaine ?  

Ada Bessomo : J’appartiens à cette génération de personnes qui en Afrique a pu se hisser sur les épaules de ses pères, éduqués, marqués, eux, par la présence physique de la domination mentale tout à leurs côtés. Ils l’ont dit en ont transmis les témoignages de mille manières. La poésie est la voie qui m’a surtout marqué. Pendant ses mouvements, la poésie peinerait à faire la fine bouche devant quelque ressort du réel, par conséquent. En mouvement, la parole poétique est imprégnation permanente par le réel. L’enfant, par exemple, à qui son père souhaite de partir aussi loin de lui que possible, apprendre et affiner, affirmer sa sensibilité propre, n’épargne pas à ce dernier les inquiétudes nées de l’attachement à sa fille. Oui, l’Afrique contemporaine est pour moi la terre où s’additionnent les possibilités, en autant de moyens liés, d’être, de cohabiter, de marcher, de rêver…Je pense judicieux, pour cela, de m’attacher à refuser seulement ce qui pour moi serait un relevé plat de faits, gestes, sentiments. La relation de la poésie au réel est de totalité, c’est-à-dire ouverture à tout contenu, à tout moyen  servant l’Afrique que je vis, avec mes forces et mes fragilités.     

On remarque dans vos textes des pauses, des ellipses, des silences qui semblent aussi éloquents que les mots. Quelle fonction accordez-vous au non-dit dans votre écriture ?  

Ada Bessomo : Vous évoquez là des effets de rupture dans mon écriture. Ils sont ma manière de dire aussi, comme vous le notez bien. Parfois, le silence conforte amplifiant ce qui va de soi, parce que déjà évoqué, de manière explicite ou implicite, comme je le préfère davantage. Il engage aussi, le non-dit, une entente avec l’autre, l’interlocuteur. Comme une complicité suggérée, proposée au sujet de ce qui est servi par l’écriture. On pourrait ne pas manquer d’y voir aussi un effet induit du choix de la poésie comme volonté de trouver une certaine vérité du monde à partir du juste emploi des mots. Quant aux pauses, de façon plus nette, j’y recours plus souvent pour montrer aussi certaine accumulation, certaine persistance des thèmes qu’elles servent. Une certaine vanité aussi de la tentative du poète de ne plus être touché par ce qui, très souvent, ébranle ses vues, l’obsède presque au point de revenir toujours…

Quels auteurs, africains ou universels, vous accompagnent dans cette quête stylistique ? Vous revendiquez-vous d’une lignée, ou cherchez-vous à rompre avec toute filiation pour inventer votre propre souffle ?  

Ada Bessomo : J’ai été fabriqué par les poésies orales d’abord, écrites ensuite. Enfant, très tôt, la poésie orale m’a pris la main. C’était une poésie en langue africaine. Celle que j’ai d’abord parlée est la langue beti, du Cameroun. Les musiciens maîtres de cette langue sont mes maîtres et pères. Chez eux, le rythme des mots, les assonances, les images, de rendre vie à chaque élément, sont ce que je retrouve chaque fois que je les écoute. Trois m’accompagnent partout. D’abord Martin Messi, le Messi qui a toujours dit la fragilité de l’être, de l’artiste, du poète ; le Messi inquiet de retrouver dans sa cour, au petit matin, chat mort. Ensuite, le poète musicien gabonais, Zeng Ebome. Indépassable pour qui accède à la langue, unique, personnelle, qu’il a léguée à ses frères et sœurs. Lui, Pierre Claver Zeng Ebome, est la porte profane des grands initiés de la parole Mvet. Celle qui mène à inventer en permanence sa voie tout en remerciant un à un ses maîtres. Le troisième, nourri aussi de cet art total qu’est le Mvet, est Janvier Da’ak. 

Il y a enfin la langue anglaise, avec Sekou Sundiata. Comprenez que la poésie pour moi chemine avec la musicalité, la musique, sa mise en scène…   

La poésie écrite, elle, m’a donné des compagnons venus de partout. D’abord ceux du monde noir, de Langston Hugues, Amiri Baraka, Maya Angelou, Victoria Santa Cruz, Nicomedes Santa Cruz, Scott-Heron, à Damas, U’tamsi, René Depestre, Christopher Okigbo, Aimé Césaire, Antoine Assoumou, Chenjerai Hove… Enfin, des voix d’Europe vont avec moi, des Anciens français, aux contemporains, comme Rilke, Hugo, Saint-John Perse, Lorca, Rafael Alberti, etc.    

Ada Bessomo, vous écrivez dans une langue dense, parfois exigeante. Pensez-vous à un lecteur précis lorsque vous composez ? Est-ce un lecteur africain, francophone, universel, ou une figure abstraite qui vous guide ?  

Ada Bessomo : L’image qui me vient est celle de la mosaïque, parlant de lecteurs, car en fait pas un ne ressemble en tout point à un autre. Vain, auquel cas, de se guider par autre boussole que son désir de dire, en s’obligeant à la modestie que cette attitude implique : chaque poème est ma bouteille à la mer de mes frères et sœurs humains. L’autre élément de réponse, central, est la parole extraite de l’écriture. Selon le type, l’épaisseur, le sens de la parole, il y a toujours oreille qui pourrait la recueillir, la partager avec nous. L’attitude de départ est pour cela de dire, d’écrire d’abord, en ordre de sincérité avec l’inspiration. Certaine densité dans l’emploi de la langue me vient, comme le reste, toujours de manière spontanée, sous la dictée de ce que je ressens.    

Si l’on transpose votre métaphore chromatique au champ social et politique, que signifie ce « bleu » ? Est-ce une couleur de l’espérance, de la dépossession, ou de la réinvention du monde ?  

Ada Bessomo : Le bleu est bel et bien celui de la transformation, comme je l’ai dit plus haut. Dans la transformation, le parti pris est celui d’une amélioration de ce qui existait. Espérance par conséquence, en quelque part, surtout réinvention, car, pour continuer dans la veine du tatouage que mes ancêtres pratiquaient sur leurs corps, la poésie me permet d’agir, à ma manière, par la pensée, la mise en écriture de la parole, de suggérer la réinvention du monde. Ecrire, pour moi, est travailler à réinventer : soi-même et le monde autour de soi. 

Enfin, comment voyez-vous l’évolution de votre écriture ? Le bleu est-il une étape, une atmosphère passagère, ou la matrice d’un cycle littéraire que vous souhaitez prolonger ? 

Ada Bessomo : Je vis très loin de la terre de mes rêves, le Cameroun, depuis très longtemps. Je lui ai consacré mes deux premières publications. Le premier, par une composition qui visait à montrer la dislocation effectuée, la fêlure installée par cette distance. Le deuxième recueil désigne sans détour mon pays, par un quartier de sa capitale : Obili. L’état d’esprit est également indiqué : le blues. Un clin d’œil aussi à ceux que j’aime, restés là-bas. Le monde virait au bleu clôt ce cycle pour explorer d’autres états d’esprit surtout. Il est probable que le bleu désormais teinte mon écriture de manière plus remarquée, au-delà des sujets qui attirent son attention.

 

Propos recueillis par Baltazar ATANGANA dit Nkul Beti, critique littéraire

noahatango@yahoo.ca

29 janvier 2026 0 Commentaires
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Kamerun Le sursaut ne viendra pas des urnes !
Afrique CentraleNotes de lecturePoésie

Kamerun : Le sursaut ne viendra pas des urnes !

par Baltazar Noah 16 octobre 2025
Rédigé par Baltazar Noah

En pleine période électorale, alors que les regards sont tournés vers les résultats du scrutin du 12 octobre 2025, Jean-Pierre Noël Batoum publie « Révolution ! », un recueil qui tombe comme une gifle dans le silence ambiant. Ce n’est pas une œuvre politique au sens classique — c’est un cri poétique, un appel viscéral à la transformation profonde du Kamerun.

Kamerun n’a pas besoin d’un héros. Il a besoin d’un peuple debout !

Je viens de finir « Révolution ! » de Jean Pierre Noël Batoum. Et franchement, j’ai dû m’arrêter. Respirer. Revenir en arrière. Relire. Ce texte ne se lit pas comme on lit un poème. Il vous prend à la gorge, vous secoue, vous regarde droit dans les yeux et vous dit : « Tu fais quoi, toi, pour ton pays ? »

Ce n’est pas une œuvre de salon. C’est une marche. Une traversée. Une parole qui vient du fond de la terre, du sang des ancêtres, du cri des jeunes qui n’en peuvent plus. Ce texte, c’est le Kamerun qui parle. Pas celui des discours, mais celui des silences. Celui des douleurs qu’on cache, des rêves qu’on étouffe, des espoirs qu’on vend à bas prix.

« Il nous faut une Révolution 

Spirituelle, profonde

Qui remette la Transcendance

Au cœur de notre existence

Comme le Poteau sacré

Dans la cour du village. » P.33

Un cri contre la médiocratie…un appel à la lumière

Jean-Pierre Noël Batoum publie « Révolution ! »Jean-Pierre Noël Batoum ne nous caresse pas dans le sens du poil. Il nous met face à nous-mêmes. Il parle de la médiocratie comme d’une sorcière qui se nourrit du sang des enfants. Il parle de ces hommes et femmes obscurs qui planifient le malheur du peuple. Il parle de cette fatigue qu’on connaît tous, ce découragement qu’on respire sans même s’en rendre compte.

Mais surtout, il parle de lumière. De feu. De transformation. Il appelle à une révolution lente, enracinée, qui commence dans les tripes, dans les familles, dans les cœurs. Une révolution qui ne cherche pas à faire du bruit, mais à faire du bien. Une révolution qui refuse les héros couchés et préfère un peuple debout.

Et puis il y a cet appel aux artistes. Pas ceux qui cherchent la lumière des projecteurs, mais ceux qui portent la lumière intérieure. Ceux qui créent parce qu’ils n’ont pas le choix. Parce que la vie les pousse à accoucher du vrai. Parce que le pays a besoin d’eux pour rêver autrement.

« Il nous faut une Révolution !

Regarder dans les yeux

Cette veuve noire tapie dans chaque bureau ;

Cette gangrène qui tisse sa toile dans toute l’administration : On devra tailler, amputer, déraciner ![…]

Aux premiers rangs les Artistes !

Dans la variété et la diversité de leur déploiement,

De la littérature, du cinéma, de la musique,

De la plasticité, de la danse…

Des Artistes et non pas des hommes et femmes

S’épuisant pour une visibilité éphémère

Prompts à salir les autres,

A descendre dans la gadoue de la médiocre superficialité…

Des Artistes qui savent se laisser prendre

Aux tripes et dans le cœur. » P. 21-23

Une terre à faire renaître, pas à vendre

Ce texte m’a traversé. Il m’a parlé comme peu de textes savent le faire. Il m’a rappelé que le Kamerun n’est pas une terre à vendre, mais une terre à faire vivre. Une terre à aimer. Une terre à faire renaître.

Et dans ce moment où les urnes viennent à peine de se refermer au Cameroun, le 12 octobre dernier, où les visages se tendent et les espoirs se croisent, ce texte tombe comme une vérité nue : la vraie révolution ne viendra pas d’un bulletin, mais d’un sursaut. Un sursaut intime, collectif, profond !

Il nous faut une révolution au Kamerun. Et ce texte en est déjà une :

« Il nous faut une Révolution,

Dans un refus net et catégorique de tout combat,

Ravageur d’énergie,

Entre les 237 enfants de cette Unique Mère Patrie,

Dont l’arc vert-rouge-jaune nimbe le ciel du monde ;

Où les idées se frottent dans une saine émulation,

A l’ombre de chaque arbre,

Dans chaque village,

Dans chaque quartier,

Les enfants buvant la sagesse des Piliers de la maison

Les vieillards accueillant les folies lumineuses de la Jeunesse…

Faut-il une Révolution ! » P.29

16 octobre 2025 2 Commentaires
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Affiche La Librairie Éphémère de Fatim
EuropeÉvénements

La Librairie Éphémère de Fatim: appel à candidatures pour les exposants

par La redaction 8 octobre 2025
Rédigé par La redaction

La Biblio de Fatim lance l’appel à candidatures pour participer à la première édition de La Librairie Éphémère de Fatim (LEF), un événement inédit dédié aux littératures africaines et afrodescendantes. La rencontre se tiendra les 18 et 19 octobre 2025 à la Cité Fertile (Pantin), un tiers-lieu culturel emblématique de la région parisienne.

Un marché du livre dédié aux littératures africaines et afrodescendantes

Imaginée par Fatoumata Cissé, fondatrice de La Biblio de Fatim, la Librairie Éphémère de Fatim se veut un lieu vivant et accessible dédié aux littératures africaines et afrodescendantes. Elle a pour vocation de rapprocher les créateurs, les éditeurs et le public autour d’une même passion.

Pendant deux jours, la Cité Fertile accueillera un marché du livre afrocentré qui réunit auteur·rices, maisons d’édition, libraires, illustrateur·rices et collectifs. La LEF propose une expérience à taille humaine pour encourager la vente directe de livres et nourrir des échanges authentiques avec les lecteurs.

Les conditions pour exposer à la Librairie Éphémère de Fatim

Les candidatures sont ouvertes à tous les acteur·trices du monde littéraire africain et afrodescendant : auteur·rices, maisons d’édition, librairies, illustrateur·rices, collectifs et structures culturelles. Chaque exposant·e disposera d’un espace dédié pour présenter et vendre ses ouvrages, avec une visibilité assurée sur les supports de communication de l’événement.

L’inscription, payante, est obligatoire et limitée à 18 participant·es par jour, afin de garantir une expérience conviviale et de qualité. Les demandes se font grâce à un formulaire disponible ici : Inscription exposant.e.s . Il reste 3 stands disponibles pour exposer le dimanche 19 octobre 2025. Une fois le quota de 18 exposant·es atteint, les inscriptions seront automatiquement clôturées.

L’accès à la Librairie Éphémère de Fatim est gratuite sur inscription. Pour vous inscrire cliquez sur ce lien.

 

8 octobre 2025 0 Commentaires
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Deux cœurs dans mon corps, paru aux éditions Project’îles, le premier roman de Na Hassi
Afrique de l'EstFictionNotes de lecture

Na Hassi signe son premier roman, Deux cœurs dans mon corps

par Niry Ravoninahidraibe 2 octobre 2025
Rédigé par Niry Ravoninahidraibe

Deux cœurs dans mon corps, paru aux éditions Project’îles, le premier roman de Na Hassi. Une poétique de la résilience et les douleurs sourdes d’une jeune femme à la recherche d’une mère.

Dans ce premier roman, le style de la poétesse devenue romancière se perçoit à travers une stylistique dans laquelle la poétique prend une place exceptionnelle. Na Hassi nous emporte dans sa poésie personnelle, dont elle use pour pouvoir donner forme à un personnage principal emprunt de doutes et faisant face au deuil. Les premières lignes annoncent la couleur et reflètent toutes les intensions de l’auteur :

« J’ai commencé à écrire après le décès de Nenibe. J’ai écrit un deuil silencieux en surface. J’ai écrit un vacarme caverneux en profondeur. J’ai écrit des hurlements dont j’étais le seul témoin. »

Deux cœurs dans mon corps est l’histoire d’une naissance, d’une transmission de valeurs et d’un vide générationnel, notamment avec l’absence d’une mère. L’auteure nous parle de trois générations de femmes : une enfant dénommée Marao, ainsi que sa mère, victime d’un inceste, qui abandonna le fruit de cette aberration à sa propre mère. Au commencement, l’enfant est avant tout une âme, une mémoire, une forme qui n’est pas encore tout à fait humaine, mais qui, petit à petit s’illustre par les sentiments qui la traversent et qui l’humanisent. Mais surtout, dans ce livre, les liens familiaux qui d’ordinaire participent à la construction d’une personne et qui s’apparent à des repères, sont des présences fantomatiques. Néanmoins, l’auteure a mis l’accent sur l’influence d’une grand-mère qui jusqu’à sa mort à nourri la jeune femme par des « hafatra », que l’on pourrait également percevoir comme des enseignements d’une femme âgée, qui à défaut de partager son vécu se contente de donner des recommandations à sa petite fille, pour que celle-ci puisse affronter la vie. Mais encore, cette grand-mère est présentée comme une figure influente pour Marao, car c’est elle qui va l’initier à l’amour de la littérature. 

Un roman qui rappelle la place privilégiée de la poésie dans la littérature romanesque malgache

Deux cœurs dans mon corps est paru chez Project’îles. La maison d’édition mahoraise publie une œuvre malgache qui rappelle les premiers romans malgaches en langue française, les plus anciens datant de 1925, notamment L’Aube rouge de Jean-Joseph Rabearivelo (1903-1937), le fameux poète malgache, connu pour sa poétique de la traduction, beaucoup moins pour son œuvre romanesque. Il en est de même avec Ary-Michel-Francis Robin (1896-1971), poète, aussi auteur de Sous le signe de Razaizay, Grand Prix Littéraire de Madagascar 1957, un autre roman historique qui marque la continuité d’un style porté par une revendication identitaire affirmée à l’aide de la sublimation de traits culturels malgaches dans la langue française. Ces deux romans, présentant le même style et sensiblement les mêmes propos signent les débuts de la littérature francophone malgache.  

Deux cœurs dans mon corps, paru aux éditions Project’îles, le premier roman de Na HassiDe son côté, en plus des passages poétiques qui participent à l’identité de l’œuvre, Na Hassi nous livre également un récit dans lequel elle met l’accent sur une pratique culturelle. Il est notamment question du déroulement de la présentation des condoléances dans certaines régions centrales malgaches. L’auteure a opté pour l’anaphore (Reprise du même mot au début de phrases successives d’après Larousse) pour suggérer toute la profondeur de chaque passage de ce dialogue, un symbole de solidarité malgache : « un échange de kabary. Sur la vie et la mort. Sur la précarité du souffle humain. Sur le fihavanana. Sur la consolation des vivants. Sur la paix de l’âme des vivants. Sur la paix de l’âme des défunts. Sur l’importance du soutien mutuel. Sur le pouvoir et le droit du Divin de reprendre à tout moment le souffle qu’il a donné […] Sur leur souhait de bien vouloir rester, mais que leur devoir envers les leurs les en empêchent. ». 

Na Hassi traite des tourmentes autour de la figure maternelle

Dans ce roman, il y a une femme que l’on perçoit comme la part manquante de l’histoire. Une ombre dans la vie de sa fille, mais également une jeune femme incomprise par sa mère. Celle-ci ne demande qu’à exister, et qui pour cela a choisi l’éloignement :

« je suis arrivée à Antananarivo. Pardon d’avoir fugué mais c’est uniquement d’ici que je peux me confier. Cela m’était impossible quand j’étais là-bas. Mes rêves se heurtaient à ton regard qui implorait, dès que l’idée de t’en parler. Alors je me taisais. Il m’a fallu m’éloigner pour me rapprocher de toi ».

Etonnement ces reproches s’accompagnent d’une entière confiance sur le devenir de sa fille:

« Prends soin d’elle, mais pas comme tu l’as fait avec moi. Surtout pas ».

L’auteure Na Hassi déroule au fil des pages l’émancipation de celle qui se soustrait de son rôle de mère. En définitive, le personnage de Marao ne connaîtra sa mère que par l’intermédiaire de lettres, sa grand-mère ayant préféré le mutisme à la vérité sur les circonstances de sa naissance. L’inceste est tût car l’objet du roman est la construction de Marao à travers les enseignements de sa grand-mère, son goût pour la lecture, ainsi que par l’absence pesante de sa mère. En somme, il s’agit d’une œuvre dans laquelle la poésie traduit un cheminement vers la résilience.

2 octobre 2025 0 Commentaires
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« Alors toi aussi » de Futhi Ntshingila
Afrique AustraleFictionHistoriqueLittératureNotes de lecture

Note de lecture : Alors toi aussi de Futhi Ntshingila

par Céline B. 14 septembre 2025
Rédigé par Céline B.

Alors toi aussi, de Futhi Ntshingila, est paru en poche en 2025 chez les Editions 10/18.

L’ouvrage comporte un glossaire de 7 pages très utile pour saisir les éléments de contexte.

Je savais parfaitement que l’oppresseur doit être libéré tout comme l’opprimé. Un homme qui prive un autre homme de sa liberté est prisonnier de sa haine, il est enfermé derrière les barreaux de ses préjugés et de l’étroitesse d’esprit. […] Quand j’ai franchi les portes de la prison, telle était ma mission : libérer à la fois l’opprimé et l’oppresseur .

Cette réflexion de Nelson Mandela (dans son autobiographie Un long chemin vers la liberté) aurait pu être le fil directeur de ce troisième roman de l’écrivaine sud-africaine.

Dans une maison de retraite, torturé par les remords et les regrets, Hans Van Rooyen achève sa vie hantée par les ombres des crimes commis durant l’apartheid, alors qu’il était policier. Sa rencontre avec Zoé Zondi, sa nouvelle infirmière de nuit, enfant de combattants de la liberté du mouvement « Umkhonto we Sizwe », le conduit à relire sa vie pour quitter l’enfermement des non-dits.

L’échange qui s’engage illustre le principe de la Commission de Vérité et de Réconciliation, portée par le Révérend Desmond Tutu : 

La justice que nous avons mise en œuvre en Afrique du Sud, ce que j’appelle la « justice réparatrice », contrairement à la justice punitive, n’est pas axée sur la sanction. Elle vise avant tout à guérir. Le crime a porté atteinte à la relation et c’est cette blessure qui doit être guérie. La justice réparatrice considère le criminel comme une personne, un sujet qui a le sens des responsabilités et la notion de honte, et qui doit être réinséré dans la société .

Ainsi, Alors toi aussi déploie la trame de l’histoire de l’Afrique du Sud, de la fin de la seconde guerre des boers au crépuscule du XIXᵉ siècle, jusqu’à la pandémie de COVID 19, en soulignant ses ponctuations : le contexte de l’implantation européenne et le développement du nationalisme afrikaners, l’institution de son émanation ultime, la politique d’apartheid ; mais aussi la lutte, aussi longue que constante, contre la colonisation et le racisme ; enfin, l’abolition du système ségrégationniste et l’établissement des fondations de la « Nation Arc-en-ciel ».

Dans le cadre de l’Afrique du Sud post-apartheid, et du huis clos imposé par le confinement sanitaire du printemps 2020, ce roman engage le lecteur dans une quête de rédemption au terme d’un jeu de cache-cache entre faux-semblants et vérité.

D’emblée, la structure de Alors toi aussi nous fait spectateur d’une conversation, dans un processus de restauration de la parole nécessaire à la réconciliation : au sein de l’État, entre deux camps que sont les adversaires et les bénéficiaires de l’apartheid ; au cœur des familles, traversées à chaque génération par une violence et une haine aussi institutionnelles qu’irraisonnées ; au tréfonds des consciences malmenées par les assauts irrépressibles des tourments intérieurs.

À travers le récit fictif d’histoires particulières, Alors toi aussi nous invite à appréhender la grande Histoire de manière incarnée, à l’aune de faiblesses humaines que le lecteur peut, sinon partager, du moins comprendre (la peur, la lâcheté, la colère, l’orgueil, la convoitise, l’avidité).

À cette occasion, Futhi Ntshingila porte un regard certes bienveillant, mais sans concession sur la société sud-africaine et les membres qui la composent.

« Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent » dit le psaume 82.

De fait, l’imprégnation spirituelle du récit est palpable, tout comme l’empreinte africaine de l’ « Ubuntu » : l’individu ne peut être considéré isolément et est appréhendé comme le maillon d’une chaîne (familiale, communautaire).

Or, le système ségrégationniste repose sur l’enfermement de l’altérité dans un carcan de stéréotypes, qui rompt cette complémentarité.

C’est bien là tout l’enjeu du chemin de rédemption emprunté par Hans Van Rooyen, et le prix du pardon : lever le voile sur ses propres failles, tomber le masque en donnant à voir sa vulnérabilité pour être en mesure, enfin, d’envisager l’Autre comme un autre Moi.

Nous portons de multiples masques, Mkhulu. Merci de m’avoir permis de déposer le mien un instant, et de m’avoir montré votre visage démasqué .

Il faut reconnaître l’immense pouvoir de la musique, admet Madala. 

L’ouvrage est rythmé en bruit de fonds par les standards de gospel et de jazz, devenus hymnes du mouvement des droits civiques américains, ainsi que par les références aux artistes de la lutte contre l’apartheid, Hugh Masekela, Miriam Makeba, ou Savuka.

Résonne aussi la voix de Carole Fredericks dans « Né en 17 à Leidenstadt » :

Si j’étais née blanche et riche à Johannesburg.

Entre le pouvoir et la peur

Aurais-je entendu ces cris portés par le vent 

Rien ne sera comme avant… 

Traiter des systèmes d’oppression tels que la colonisation et l’apartheid est un exercice difficile qui expose aux écueils, en particulier celui de tronquer une histoire complexe. Au contraire, Futhi Ntshingila a su rendre compte avec délicatesse du poids des violences et sacrifices supportés par les acteurs de l’apartheid, sans enfermer ses protagonistes dans les caricatures de victimes ou de bourreaux. Chacun est remis face à la responsabilité des choix effectués à chaque instant de son parcours. À travers le jeu des regards portés sur l’Autre, l’auteur analyse les ressorts de la complicité ou de la résistance à l’oppression d’un régime tyrannique.

Ce faisant, cet ouvrage de Futhi Ntshingila déplace le regard du lecteur vers ce qui fonde notre Humanité commune, le sens de la Vie : « je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie » (Deutéronome, 30 :19)

14 septembre 2025 0 Commentaires
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[Note de lecture] - Ramsès de Paris d'Alain Mabanckou
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[Note de lecture] Ramsès de Paris d’Alain Mabanckou

par Luccia Ongouya 14 septembre 2025
Rédigé par Luccia Ongouya

Avec « Ramsès de Paris » publié aux éditions Seuil, Alain Mabanckou nous offre une nouvelle leçon de littérature.
Fidèle au style qui a marqué ses lecteurs depuis « Verre Cassé » et le prix Renaudot 2006 « Mémoires de
porc-épic », il ramène cette écriture créative, vive où l’humour et le sérieux s’entrelacent.

Le roman s’ouvre sur Jérémie Loubondo, alias Bérado, « prince de Zamunda », accusé sans preuve à la télévision congolaise de la diaspora, financée par le président à vie. Dans une communauté prompte à croire sans vérifier, cette accusation devient très vite la vérité. Pressentant la menace, Bérado accourt chez le mystérieux « Ramsès de Paris », figure tutélaire de la communauté africaine de la capitale française, qui « sait tout et voit tout ».
Au fil d’un dialogue autour d’un thé srilankais, Bérado se raconte : son enfance à Pointe-Noire, ses pérégrinations de Grenoble à Paris, son insertion dans l’univers de Zamunda grâce à Benoit. Le récit se construit ainsi comme une confession, ponctuée de retours sur son passé. La fin est inattendue et nous donne un retournement magistral qui rappelle les plus grands polars.
Ramsès de Paris Alain MabanckouÀ travers Bérado et d’autres personnages comme son frère Benoît, musicien raté en quête de reconnaissance, Alain Mabanckou explore les multiples visages de l’immigration africaine. Le mythe européen : en Afrique, l’Europe est perçue comme un lieu de réussite immédiate. La réalité : en France, beaucoup vivent dans des conditions précaires, usés par le travail, tout en entretenant l’illusion de la réussite par des apparences (vêtements de marque, envois d’argent).
Le roman dresse également une cartographie de l’immigration parisienne : les Chinois du Triangle de Choisy, les Arméniens du 9e arrondissement, Barbès et Château Rouge pour les communautés maghrébines et africaines. Chaque parcours d’immigration est unique. Alain Mabanckou, en donnant la parole à Bérado, insiste sur l’importance de laisser chacun raconter son histoire plutôt que de généraliser.

Le roman aborde des thèmes suivants :

  • L’exil et ses contradictions : boursiers abandonnés à eux-mêmes, difficultés de régularisation.
  • Les trafics : Ramsès de Paris incarne ces figures qui profitent des failles administratives pour
    vendre des identités de défunts à prix d’or.
  • L’universalité de la littérature : le roman multiplie les références à d’autres œuvres littéraires ou
    cinématographiques. Pour Alain Mabanckou, la littérature ne se limite pas à son cadre
    géographique ou culturel. Ce n’est pas parce qu’un texte parle du Congo qu’il doit se restreindre
    au Congo. Une œuvre peut trouver un écho dans d’autres parties du monde, à différentes périodes
    de l’histoire.
  • La place des femmes : Alain Mabanckou donne aux femmes un rôle essentiel. Elles apparaissent comme des piliers, des battantes, mais aussi en quête de reconnaissance. À travers différents portraits – mères africaines, femmes de la diaspora, européennes plus démonstratives – l’auteur questionne les attentes, les différences culturelles et les malentendus entre genres et cultures.

Comme toujours, Alain Mabanckou s’appuie sur son expérience personnelle d’enfant unique et d’écrivain de l’exil pour nourrir son récit. Pourtant, malgré la familiarité de ses thèmes, il parvient à surprendre par sa construction narrative et la force de ses retournements. C’est la marque des grands : avoir toujours un tour dans leur sac.

S’il fallait donner un titre à l’œuvre de Mabanckou en m’inspirant du style de ses chapitres dans « Ramsès de Paris » ce serait sans doute : « Attrape-moi si tu peux ».

14 septembre 2025 0 Commentaires
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[Note delecture] : Taxi poto-poto, un périple au cœur des capitales africaines
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[Note de lecture] :Taxi poto-poto

par Céline B. 5 septembre 2025
Rédigé par Céline B.

Voyager demeure une aventure très appréciée, puisqu’elle nous ouvre une infinité de possibilités : la découverte, l’apprentissage et l’épanouissement personnel. Cet enchantement est d’autant plus intense lorsqu’il s’accomplit par la route, il prend alors une tournure particulière. Il s’érige en un observatoire vivant, offrant à nos sens le défilé inépuisable des écosystèmes et de personnes. Il y a de ces livres qui sont semblables aux voyages et TAXI POTO-POTO est l’un d’eux.

Assise dans ces nuages, il me faut de longues heures pour rentrer chez moi. Et contre toutes attentes, je me retrouve auprès d’un voisin très loquace. Je décide donc de me recroqueviller comme à mes habitudes sur la lecture. À ma grande surprise, ce livre m’ouvre ses bras, il me fait dépasser ma destination. Moi qui avais pris le billet pour me rendre à Abidjan, finalement TAXI POTO-POTO m’envoie jusqu’à Pointe-Noire en passant par Dakar, Lomé, Cotonou, Libreville, Yaoundé, Kinshasa et Brazzaville.

De Brazzaville à Abidjan, l’Afrique a une singularité culturelle partagée dans ses circulations et ses ruelles, qui sont vêtues de ces métiers qu’on qualifie de « petits » et de « masculins », mais qui constituent une partie intégrante de son identité. Ceux qui les pratiquent sont sans doute parmi les meilleurs observateurs de nos habitudes traditionnelles et sociétales.

TAXI POTO-POTO représente amplement cette caractéristique. Le roman la décrit bien avec beaucoup de réalisme, un peu d’humour et dans un décor purement africain. Cet ouvrage écrit par un collectif d’auteur. e.s venant du continent africain paru le 12 mars 2024 et publié par les éditions Les lettres mouchetées, est un recueil de nouvelles qui illustre bien nos constructions sociales autour des thèmes universels comme les rêves, l’amour, le courage, la tradition, la débrouillardise, l’injustice sociale et la corruption qui meublent nos carrefours africains. Ce livre s’engage dans un objectif littéraire de description et de critique sociale.

Demi-Terrain à Brazzaville par Marien Frauney Ngombé

Cette nouvelle retrace l’histoire d’un vieux chauffeur de taxi, « Vieux Mat ». Un chauffeur pas comme les autres. Lui, il a d’autres objectifs, celui de vivre un lendemain meilleur avec celle qu’il aime et dont la classe sociale est diamétralement opposée à celle dont lui-même est issue. Entre périphéries de vie amoureuse et vie professionnelle, ce récit nous décrit la vie de nombreux hommes africains qui naviguent entre les incertitudes et qui espère en un Eldorado hors de l’Afrique. La ville de Brazzaville est décrite ici dans un langage clair et limpide comme un univers renfermant de nombreux contrastes dans laquelle le rêve et le désespoir sont des voisins de longue date. Ce récit me fait rêver ; il décrit bien la débrouillardise et la gaieté du personnage dans un ton rempli d’espoir.

Faces cachées à Libreville par Boris Sanadin

Comme toutes les belles capitales africaines, Libreville aussi regorge des taxis. Sous le poids des préjugés, la majorité s’entête à croire que ce m étier a un ventre vide. À la surprise générale, Boris Sanadin nous relate ce récit-témoignage de Ovenga un quinquagénaire, chauffeur de taxi, qui lui prétend le contraire dans un style confiant et rassuré :

« Je dois dire tout de suite qu’être chauffeur de taxi à Libreville nourrit son homme.»

Comment face aux immenses rackets des agents de la police, ce dernier réussit-il à tirer son épingle du jeu ? Ce récit m’étonne ! À en croire, tous les chauffeurs de taxi ne sont pas des débrouillards ou encore des malheureux. À travers ces passages, l’auteur ose dévoiler des fresques sociales de pauvreté, de corruption et d’incivisme dans lesquelles baignent nos taxis.

Les rêves meurent trop tôt à Kinshasa par Ramcy Kabuya

Qui peut connaitre la vie intime d’un homme plus que celui qui le conduit comme son ombre ? L’univers des chauffeurs personnels qui est malheureusement le plus souvent négligé peut se montrer très révélateur. Et cela, Ramcy Kabuya nous le démontre parfaitement dans ce récit. Cette place du chauffeur, humble et centrale, rend la lecture très intéressante. On y découvre comment, sans le vouloir, un simple employé qui détient les informations, même intimes sur son employeur, peut-être d’une utilité sans mesure.

Emmène-moi vite à Cotonou par Assia-Printemps Gibririla

« 2008 est une année importante dans le monde des Zémidjans ».

Le monde des chauffeurs, longtemps dominé par la gent masculine, se voit bouleverser par l’entrée d’une femme en son sein. C’est ce que l’autrice prend plaisir à nous décrire dans cette partie de l’Afrique où les femmes ne sont jamais restées en marge du développement. Cette histoire me séduit, puisque je me rends compte que les femmes aussi, de manière volontaire, demeurent à tous les niveaux de nos constructions sociales.

Pérégrinations d’une benguiste à Abidjan par Léa N’guessan

Abidjan, la capitale de la liberté africaine, partage également la réalité des chauffeurs de taxi et de leurs univers. Dans la langue nationale le noushi nationale, Léa N’guessan nous décrit les problématiques auxquels sont confrontés ces chauffeurs et les rues abidjanaises. Abidjan s’illustre ici dans des défis d’une urbanisation rapide et peu contrôlée. Ces travailleurs quotidiens qui naviguent entre la pression économique et le développement incarnent à la fois les limites du modèle actuel de mobilité et la nécessité urgentes de réformes structurelles.

Pointe-Noire, une ville qui ne s’ennuie pas par Fann Attiki

Contraste de couleur à Pointe-Noire.  Pointe-Noire, une ville qui ne s’ennuie nous narre l’histoire de la décrépitude des ruelles et de la circulation congolaise dans un style misérabiliste soutenu par des anecdotes et les fictions à l’africaine. Toujours le chauffeur de taxi au centre de cette mobilité, cette nouvelle évoque une immersion dans le quotidien des chauffeurs de taxi de Pointe-Noire, deuxième ville de la capitale du Congo. L’auteur y explore le rôle central que joue le secteur du transport dans la vie des Ponténégrins. Il y décrit également la symbolique sociale du taxi comme un espace de partage et de parole et une vitrine de découverte des inégalités sociales polluant les rues congolaises.

L’exception à Dakar par Ndèye Fatou Kane

« Alors, il est évident que leurs membres ne comprenaient pas qu’une jeune femme saine d’esprit puisse vivre seule dans une si grande maison, avec pour seule compagnie un jeune homme venue d’ailleurs, et comble d’ironie, elle conduisait un taxi »

Coup de surprise, une chauffeuse de taxi expérimentée sillonne la capitale sénégalaise. À travers ses trajets, on découvre les défis quotidiens auxquels une femme est confrontée dans un univers considéré masculin au Sénégal. Cette nouvelle nous présente le rythme effréné de ce métier à travers une personne pas attendue à ce poste, une femme. L’auteure utilise un style assez simpliste et fluide. Les émotions de notre chauffeuse de taxi sont contagieuses ; on ressent une fatigue mêlée de résilience et d’héritage. J’ai l’impression d’avoir pénétré le cœur d’une humaine submergée par des critiques. En refermant cette histoire, je ne considère plus les chauffeuses, comme de simple conductrice ou comme des femmes qui sont perdues dans leur orientation.

Ma ve Zamba akiba Yaoundé par Hem’sey Mina

Yaoundé, une ville africaine particulière. Je le ressens dans cette lecture avec un chauffeur de taxi désespéré tout comme ses clients et les rues dans lesquelles nous circulons. Dans l’immense capitale camerounaise, les taxis sillonnent. L’un d’entre eux, Ekang, est le personnage principal de cette nouvelle. À la fois simple et attachant, il nous plonge dans le quotidien rude, mais parfois remplis d’humanité d’un travailleur urbain. L’auteur, dans un style descriptif rempli de tristesse avec des notes d’espoir, nous fait découvrir un pan méconnu de la société camerounaise. Il valorise aussi le quotidien d’un métier souvent négligé. Notre chauffeur de taxi est conscient de la corruption et de l’injustice dans lequel baigne son pays, mais reste attaché à ses principes d’honnêteté en espérant un jour s’envoler pour l’Europe ou l’Amérique. Cette histoire me rappelle combien de fois la situation des pays africain fait penser aux africains que l’appel de l’Eldorado ne peut retenir sur place. Je sors de cette lecture avec un regard nouveau sur Yaoundé, une ville qui suffoque.

Bienvenue à Yovoland A Lomé par Sarah Assidi

Lomé, une capitale cachée. Je rencontre un Zémidjan, Koffi Beaugars. Il conduit une moto qui lui sert de taxi de transport et, je monte sur sa moto. Ancien étudiant diplômé d’une licence en anglais, il transporte les blancs pour gagner sa vie. Cette histoire racontée par le personnage lui-même nous dépeint la situation de la ville de Lomé, une ville sombre. Entre l’insalubrité et l’absence de profilage des ruelles, le chauffeur de taxi devient un moyen de découvrir la ville, mais aussi l’amour togolais.

TAXI POTO-POTO est un recueil qui rassemble plusieurs histoires issues de différents pays d’Afrique Noire, mais qui se réunissent toutes autour des chauffeurs et de leurs univers. Chaque histoire est comme une escale dans l’une des villes africaines. Le chauffeur, contre son propre gré, devient un poste vivant d’observation de nos sociétés. Les auteurs, dans des différents styles propres à chacun.e.s d’eux, nous font découvrir une pluralité de personnes : chauffeurs hautains, amoureux, débrouillards, heureux, policiers corrompus, femmes battantes.

Chaque histoire de TAXI POTO-POTO est autonome, mais toutes présentent les nombreux cadres, beaux ou tristes, qui meublent nos villes africaines. À travers des situations indépendantes, les auteur.es, dans un langage simple, dépeignent les réalités de nos villes africaines.

TAXI POTO-POTO est très accessible, mais porteur d’une critique profonde. Son originalité réside dans l’utilisation du taxi comme une métaphore de la lutte permanente, de la diversité sociale et du destin collectif africain noire. TAXI POTO-POTO se lit avec une grande aisance. C’est une œuvre qui dépasse un simple récit anecdotique pour devenir un musée social où chaque auteur.e réussit à transformer un chauffeur en un brassage social, du mouvement permanent et de la condition humaine en ville.

TAXI POTO-POTO permet de mieux voir une Afrique urbaine porteuse d’une pluralité de contradictions où l’espoir et la débrouillardise affrontent la corruption et les désillusions.

5 septembre 2025 0 Commentaires
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[Note delecture] : Taxi poto-poto, un périple au cœur des capitales africaines
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[Note de lecture] : Taxi poto-poto, un périple au cœur des capitales africaines

par Edmond Écrit 3 septembre 2025
Rédigé par Edmond Écrit

Paru en mars 2024, aux éditions Les Lettres Mouchetées, Taxi Poto-poto  est un recueil de neuf nouvelles. Sarah Assidi, Fanny Attiki, Assia-Printemps Gibrila, Ramcy Kabuya, Ndèye Fatou Kane, Hem’Sey Mina, Marien Fauney Ngombé, Léa N’Guessa’ et Boris Sanadin, toutes des plumes singulières, dépeignent avec un réalisme palpable, le quotidien urbain des mégapoles de l’Afrique sous le prisme de l’habitacle des taxis. 

Il y a dans Taxi Poto-poto, l’exhalaison de la poussière des rues des capitales africaines, l’ambiance électrique, gaie et parfois morne, et désordonnée qui les animent. Il y a une sorte de portrait dichotomique entre les grandes places versus les toits attristés des bidonvilles, les quartiers résidentiels versus les périphéries, et le grand fossé existant entre la classe des dirigeants et celle de la population dirigée. Chaque histoire est particulière, quoi qu’on puisse lire un certain nombre de points communs, comme celle de la lecture du quotidien africain au travers du volant. 

Demi-terrain à Brazzaville  de Marien Fauney Ngombé

C’est Marien Fauney Ngombé qui ouvre la voie de Taxi Poto-poto avec la nouvelle  Demi-terrain à Brazzaville. Cette nouvelle, empreint d’une sobriété stylistique, se déroule comme un zoom sur Brazzaville. L’histoire dessine, en parallèle, le portrait socio-économique du Congo, que le narrateur relate d’entrée de jeu par la dureté de la vie que vivent ses habitants. De même, la corruption gangrenant le pays et l’urbanisation défaillante, représentée par une description vivante des embouteillages dans les rues de Brazza, sont entre autres l’élixir du tableau que propose Demi-terrain à Brazzaville. 

Le premier décor mis en avant est celui d’une matinée routinière du personnage Matondo, alias Le vieux Mat. Marien Fauney Ngombé trace, au travers de ce dernier, la caricature de la vie des chauffeurs de Taxi au Congo. En effet, Le vieux Mat, est un rêveur, qui aspire à s’envoler pour l’occident avec sa jeune fiancée. Il lui faut pour cela se défaire de son contrat qui arrive bientôt à sa fin et surtout de son patron qui est en même temps son beau-père. Malgré ces épreuves, il parvient avec optimisme à les braver. Le vieux Mat se démarque de la mentalité optimiste des personnages. Contre les difficultés de la vie, les épreuves accablantes, les congolais trouvent occasion réjouissance, et ne manquent pas de profiter de la vie.  C’est d’ailleurs cela qui lie la plume de Marien Fauney Ngombé à celle de Boris Sanadin. 

Face cachée à Libreville de Boris Sanadin

Dans Face cachée à Libreville, nouvelle écrite par Boris Sanadin, on reste dans le voyage par les taxis au cœur des capitales africaines. Mais cette fois, avec Ovenga au volant.  Celui-ci semble maîtriser les gabonais comme le levier de vitesse de son véhicule. Leur emportement, leur ignorance et leur penchant aux goûts épicés de la vie ne lui sont plus étrangers. 

Par un langage modéré, et ironique, le lecteur est emporté dans les méandres historiques des places et des rues populaires du Gabon. Ovenga fait, par le déplacement de son taxi au milieu de ces quartiers, un tableau sociopolitique de son pays, en faisant même référence au plus récent fait marquant, le coup d’État du 31 août 2024. 

Boris Sanadin, par l’entremise d’Ovenga, traduit sans fards ni artifices les réalités de son pays, comme la difficile employabilité des jeunes, les lieux de débits de boissons de plus en plus croissants et le désintéressement de ses compatriotes vis-à-vis de leur histoire. Tel que se déroule l’histoire presque touristique, l’on est amené à se demander si le Gabon est aussi un pays où les rêves meurent tôt ? Peut-être si, peut-être non.

Les rêves meurent trop tôt à Kinshasa de Ramsay Kabuya

La prochaine nouvelle dans Taxi Poto-poto, Les rêves meurent trop tôt à Kinshasa de Ramsay Kabuya, nous emmène cette fois-ci à Kinshasa. Mais encore, et toujours, relatée depuis les yeux du volant — Car oui, les volants ont les yeux et les oreilles ici. 

Le narrateur, chauffeur personnel d’un homme à plusieurs casquettes, raconte ses allers et retour avec son patron. Une relation loyale entre les deux est décrite. Une loyauté qui lui vaut un cadeau exceptionnel, une voiture, et de belles promesses d’avenir. Hélas, tout cela est stoppé un jour par une mauvaise nouvelle, celle de la disparition de son patron. Certaines rumeurs tournent autour d’un assassinat politique, et d’autres autour du mystique. 

Les rêves meurent trop tôt à Kinshasa prend une autre trajectoire que les précédentes, car elle traduit un fait qui conforte l’idée de cette œuvre que le taxi ne voit pas seulement ce qui se passe sur les places publiques. Même les dilemmes et les affaires les plus privés ne lui sont pas voilés. 

Emmène-moi vite à Cotonou de Assia-Printemps Gibrila

Assia-Printemps Gibrila, nous emporte à Cotonou avec la nouvelle Emmène-moi vite à Cotonou. Comme le tour du Gabon, une conductrice nous fait visiter la capitale du Bénin par les places qui font son histoire. Elle retrace l’origine même du nom des peuples, ses traditions comme le Vaudou, par certains de ses rituels comme le culte du deuil, au grand marché,  par l’histoire des nanas Benz. Dans la suite des nouvelles qui nous ont menés de ville en ville, celle-ci, située à Cotonou, désacralise la question du genre dans le métier de taxi. Voilà ce qui fait sa singularité. 

Pérégrinations d’une «Benguiste » à Abidjan de Léa N’Guessan

Le périple se poursuit à Abidjan avec Gabin au volant. Par un langage particulièrement captivant à la manière des abidjanais, Léa N’Guessan nous fait parcourir les quartiers les plus célèbres de cette ville ivoirienne. Le trajet de Gabin avec sa cliente Ornella devient une ballade, où de la zone 4, nous sommes amenés au boulevard Valéry Giscard d’Estaing, puis à Treichville, ensuite à Abobo, quartier précaire de Côte d’Ivoire. Cette balade est aussi, par l’habitacle, un miroir qui reflète certaines réalités ivoiriennes, telles que la libéralisation et même la croissance du mouvement LGBT, qui autrefois était perçu comme une anti-valeur. De même, la condition de vie difficile de la population abandonnée à elle-même et les cas d’accidents routiers mortels dus à un désordre urbain sont mis à nu.

Pointe-Noire, une ville qui ne s’ennuie pas de Fann Attiki

À Pointe-Noire, c’est Fann Attiki qui prend le relais avec sa nouvelle Pointe-Noire, une ville qui ne s’ennuie pas. Le conducteur que l’on suit ici n’est pas qu’un chauffeur. Il est aussi philosophe à sa manière, méditatif, presque fataliste devant les mutations de sa ville. Ses pensées se frottent à la réalité crue d’une jeunesse livrée à la sexualité précoce, conséquence d’un nombre croissant de mères adolescentes. La ville, qui aurait pu être un havre de paix, se révèle plutôt comme une scène où la prostitution s’exerce désormais en plein jour, presque banalisée. L’autorité, quant à elle, n’a plus l’air de jouer son rôle de garde-fou. La police se révèle davantage bras armé des politiques que protectrice du peuple. C’est pour cela que, Pointe-Noire ne s’ennuie pas. Elle se nourrit d’anecdotes aux accents tantôt politiques, tantôt mystiques, qui rendent sa lecture à la fois captivante et inquiétante.

L’exception à Dakar de Ndèye Fatou Kane

Le voyage nous mène ensuite à Dakar, avec Ndèye Fatou Kane et sa nouvelle L’exception à Dakar. Ici, c’est une femme qui tient le volant, héritière d’une lignée presque mythique, petite-fille d’un pionnier du transport dakarois. Elle prouve par sa seule présence que conduire un taxi suffit à mener une existence paisible, digne et autonome. Pourtant, même au cœur de cette assurance, persistent les regards biaisés, les préjugés collés comme des poussières sur la vitre. Bien-sûr, l’héroïne n’en a cure. À la manière de la nouvelle d’Assia-Printemps Gibrila, celle-ci désacralise encore davantage la question du genre, en rappelant que le volant n’a pas de sexe, et que la route appartient à qui ose la parcourir.

Ma ve zamba akiba à Yaoundé de Hem’Sey Mina

Puis cap sur Yaoundé, où Hem’Sey Mina signe la nouvelle  Ma ve zamba akiba  dans Taxi Poto-poto. Ici, le ton change radicalement. Il n’y a plus de gaieté, ni de répit. La nouvelle est imprégnée d’une noirceur oppressante. Yaoundé, et peut-être par ricochet, le Cameroun, s’y révèle dans les visages abîmés des passagers, usés par les troubles politiques, les assassinats relayés quotidiennement par des médias saturés de drames. La jeunesse, en proie au chômage, glisse dans une délinquance violente : cambriolages, viols, insécurité grandissante. Les rêves, eux, semblent s’évaporer vers l’ailleurs, notamment vers le Canada, Eldorado fantasmé par tant de Camerounais. 

Dans cette atmosphère, le taxi n’est plus un métier au sens noble du terme, mais un radeau de fortune, un moyen de survie dans un océan sombre où l’avenir paraît s’éteindre.

Bienvenue à Yovoland à Lomé  Sarah Assidi

Enfin, c’est Sarah Assidi qui nous accueille à Lomé, dans Bienvenue à Yovoland. Ici, le conducteur n’est plus tout à fait un chauffeur de taxi, mais un conducteur de moto taxi. L’air se fait plus léger, presque ironique, comme la facilité avec laquelle il peut faufiler entre 4×4 et les gros camions. Sur sa moto, Koffi Beaugars,  balade ses clients,  les yovo – ces « blancs » que la langue togolaise a baptisés ainsi – avec un enthousiasme débordant. Parmi eux, Hélène, une passagère dont il tombe follement amoureux. Cette romance devient prétexte à un voyage bucolique à travers les villes togolaises : Lomé, Notsé, Sokodé… Autant d’étapes d’un périple à la fois touristique et sentimental, où l’humour se mêle à la tendresse.

Ainsi se conclut ce recueil Taxi Poto-poto, véritable fresque polyphonique des mégapoles africaines vues par le prisme du taxi. Chaque nouvelle, qu’elle se déroule à Brazzaville, Libreville, Kinshasa, Cotonou, Abidjan, Pointe-Noire, Dakar, Yaoundé ou Lomé, peint avec une justesse les fractures sociales, les espoirs tenaces et les désillusions qui jalonnent le quotidien urbain. Le taxi, personnage discret, mais omniprésent, se révèle témoin privilégié des petites joies comme des grandes tragédies, des illusions comme des désillusions. 

En définitive, Taxi Poto-poto ne se contente pas de nous balader d’un point A à un point B. Il nous ramène sans cesse au cœur palpitant de l’Afrique contemporaine, là où la route est toujours plus qu’un simple trajet.

3 septembre 2025 0 Commentaires
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« Alors toi aussi » de Futhi Ntshingila
FictionHistoriqueNotes de lecture

[Note de lecture] : « Alors toi aussi » de Futhi Ntshingila

par Paawana A. 2 septembre 2025
Rédigé par Paawana A.

Publié en 2024 par la maison d’édition Tropismes et traduit en français par Estelle Flory, Alors toi aussi — en version originale anglaise They Got to You Too — est un roman biographique de l’autrice sud-africaine Futhi Ntshingila. À travers une narration polyphonique, l’écrivaine nous révèlent les multiples facettes de la société sud-africaine post-apartheid.

Alors toi aussi est un voyage dans l’histoire d’une société lessivée par plusieurs siècles de colonisations successives et de ségrégation raciales, d’abord néerlandaise, puis anglaise, et leurs revers. L’amour, la haine, l’injustice, la résilience, le racisme, la révolte, l’espoir et la désillusion s’y côtoient et s’entrechoquent.

Dans un labyrinthe intergénérationnel, l’autrice nous fait remonter le temps, en commençant par le vieux Madala, un ancien policier Afrikaner, rude et austère, qui, au soir de sa vie, est en proie aux tourments de ses ignominies envers les Noirs — les « Kaffirs » dont il fut autrefois le maître. Enchaîné dans ses délires, il n’attendait plus qu’une confession libératrice, qu’il obtient grâce à son infirmière Zoe Zondi. En effet, seule la parole libère. Et l’autrice nous montre, à travers son ouvrage, l’intemporalité de cette libération. Universelle, elle devient une courroie intergénérationnelle, comme en témoignent Madala et son fils Joseph.

Joseph passe lui aussi par le même filtre, celui de la parole libératrice pour rompre avec son passé. Comme le dit le coach TaBigboy dans le roman :

« Quel homme n’a rien à cacher ? Tu sais que je ne suis pas né de la dernière pluie et que j’ai vu de nombreuses lunes croître et décroître. Ce que je peux te dire, c’est que quoi que tu lui caches, ça ne détruira pas votre relation. Le lien que vous avez est indestructible. Sois un homme et brave la tempête. Tu me remercieras quand cette enclume sera ôtée de ta poitrine. La honte n’est vivante que si elle est tue ; parle et tu seras libre. Bonne chance, Sonnyboy ! » Il se leva et s’éloigna, me laissant stupéfait. »

Ce roman de Futhi Ntshingila offre une perspective historique enrichissante. Il nous instruit sur les ferments de l’apartheid dans la société sud-africaine. Il livre des détails pointus sur l’histoire, comme l’origine des Boers, la politique de la terre brûlée pratiquée par les Anglais, ou encore les camps de concentration. Il revisite également le rôle des femmes dans les luttes identitaires. Plus subtiles que leurs homologues masculins, elles savent survivre aux situations les plus complexes. Oumagrootjie et Kristina en font la démonstration, alors que tonnaient au front les canons des Boers contre les Anglais. Elles mènent leurs paires des fermes voisines jusqu’au retour de leurs époux.

L’ouvrage de 212 pages est une mosaïque identitaire qui se lit d’une traite. Il oppose deux mondes : celui des colons blancs — Boers et Afrikaners — à celui des Zoulous autochtones. L’un revendique une suprématie par la force, l’autre une soumission tactique, mais résiliente. On y découvre pourtant l’indissociabilité de ces deux mondes, une interdépendance qui se lit non seulement à travers les histoires des personnages, mais aussi à travers la prose de l’œuvre, le choix de la langue et des mots. Futhi Ntshingila saupoudre l’histoire d’éléments linguistiques, zoulous, boers et afrikaans pour créer une mosaïque culturelle et émotionnelle.

Ode à l’amour, ce roman est également un exercice pour l’esprit. Il nous invite à philosopher sur notre condition humaine et sur la dualité de notre âme, mi-ange, mi-démon.

« Nous portons de multiples masques, Mkhulu. Merci de m’avoir permis de déposer le mien un instant, et de m’avoir montré votre visage démasqué. Je suis certaine que vous étiez un merveilleux petit garçon ; je l’ai entraperçu aujourd’hui. Nous sommes faits de folie, Mkhulu. De folie. Sous le vernis de nos pelouses soignées grouille un bouillon d’asticots et la lave dormante d’une douleur incandescente. »

Il est remarquable de constater l’aisance avec laquelle Futhi Ntshingila responsabilise ses personnages. Telle une armée en bataille, chacun est maître de son histoire. Ce style, à la première personne, met en relief les personnages et permet de traverser le temps. Je m’introduis avec aisance dans leur intimité. Cette communion crée un véritable attachement à cette œuvre romanesque. Alors toi aussi est une fiction vivante qui vous absorbe et vous entraîne dans son courant narratif. Impossible de s’en détacher sans être allé au bout.

Si l’œuvre revêt un caractère singulier par son optimisme, elle me laisse néanmoins sur ma faim. Futhi Ntshingila est pétrie de talent dans sa façon de raconter l’histoire de sa terre natale. Inutile d’aller chercher dans les livres d’histoire. Sa plume est sans pareil, et son œuvre sur la société sud-africaine post-apartheid est holistique. Je le recommande vivement à la lecture.

2 septembre 2025 0 Commentaires
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Le testament de Charles, de Christian Eboulé
Afrique CentraleEuropeFictionHistoriqueLittératureNotes de lecture

[Note de lecture] « Le testament de Charles » de Christian Eboulé

par Luccia Ongouya 5 août 2025
Rédigé par Luccia Ongouya

C’est lors de la première édition de Rive Noire Littérature, organisée par LaReus Gangoueus à Paris sous l’impulsion d’Afrolivresque, que je découvre ce roman qui allait me marquer profondément. Passionnée par l’histoire et la littérature, je ne pouvais manquer la table ronde sur l’écriture de la fiction historique. Deux auteurs y remettaient en lumière des figures majeures de l’histoire africaine : Mansa Moussa, dans L’eunuque et l’empereur de Solo Niaré, et Charles N’tchoréré, dans Le testament de Charles de Christian Eboulé.

J’achète les deux livres. L’un pour moi, l’autre pour un ami. Mais sur le chemin, je décide d’ouvrir quelques pages du Testament de Charles. Ce fut ma perte : le piège se referma sur moi.

Dès les premières lignes, on rencontre un homme en guerre. Un capitaine qui sent la mort approcher, et qui pourtant ne panique pas. Alors que ses soldats tremblent, lui semble prêt. Mais au lieu de penser à lui, il veut sauver l’honneur d’un soldat noir abattu froidement par un nazi. Qui, face à sa propre mort, prend le temps de rendre hommage à un cadavre ? C’est dans cet instant suspendu que commence la plongée dans la mémoire de Charles N’tchoréré.

Sous couvert de civilisation, on traque des hommes comme des fauves, on les pille, on les vole, on les tue, et ces horreurs sont présentées dans de beaux morceaux d’éloquence comme des bienfaits. 

Prince Kojo Tovalou Houénou, Paris, 24 février 1924

Capitaine, tirailleur, héros. Né au Gabon, naturalisé français, il devint la voix des tirailleurs sénégalais. Le roman est construit comme une mosaïque : les souvenirs se chevauchent, entre enfance coloniale, moments de guerre, mais surtout éveil de conscience. Cette fragmentation renforce l’urgence de lecture et fait qu’on est incapable de se détacher du texte.

Charles, c’est aussi l’histoire d’un enfant qui, comme tant d’autres, a été pris dans l’engrenage colonial. Élevé dans la foi catholique, obligé de renoncer au rite initiatique du Bwiti, il grandit entre deux mondes : celui de ses ancêtres et celui que la colonisation tente de lui imposer. Et ce tiraillement le suivra toute sa vie. Ni le plus brillant, ni le plus docile, il trace son chemin entre devoir, ambition et sacrifices.

Ce qui frappe, c’est cette tension permanente entre l’attachement aux racines et l’illusion de l’assimilation. Le grand-père de Charles, homme enraciné dans ses traditions, met en garde : « La France parle bien, mais agit mal. » Pourtant, Charles s’engage. Il veut croire à la promesse républicaine. Il sacrifie l’éducation de ses enfants, les attaches sentimentales. Pour quoi ? Pour quelle reconnaissance ?

À travers la trajectoire de Charles, Christian Eboulé tisse aussi une fresque puissante de l’Afrique à l’époque des grandes guerres. On traverse le Gabon, le Cameroun, le Sénégal, la France. Les frontières coloniales sont effacées tant que partout en Afrique, il y a ce sentiment d’être chez soi.

La plume de l’auteur mêle précision journalistique et souffle romanesque. On sent chez lui l’envie de rendre compte d’une période, de restituer à l’Afrique sa mémoire dans les deux guerres mondiales. Derrière le portrait de Charles se dessinent les visages oubliés des tirailleurs sénégalais, ceux que l’histoire officielle a trop souvent relégués à des notes de bas de page.

Mais ce roman ne se contente pas de raconter une vie héroïque. Il pose une question essentielle : comment conjuguer ce que nous sommes avec ce que la colonisation nous a fait devenir ? Entre ceux qui ont résisté, ceux qui se sont adaptés, et ceux qui ont voulu concilier les deux, une tension identitaire se dessine. C’est toute l’ambiguïté d’une Afrique tiraillée entre héritages, renoncements et renaissances.

Trois générations apparaissent :

  • Le grand-père, enraciné dans les traditions.
  • Le père, qui idéalise l’Occident au point de renier ses origines.
  • Charles, qui hérite de cette double tension, mais a (enfin) le choix.

Les personnages féminins du roman incarnent, quant à eux, des figures de sagesse et d’enracinement. La mère, fidèle aux traditions secrètes du Ndjembè. Claire, la Française qui lui parle de transcendance. Awa, la Sénégalaise, qui ouvre à Charles une voie spirituelle vers la paix. Elles ne sont jamais accessoires, mais bien les points d’ancrage de son parcours.

En refermant ce livre, une phrase de Charles résonne encore :

Comment ai-je pu vivre dans une telle inconscience, un état d’ensommeillement si profond, une ignorance si grande ?

À travers Le testament de Charles, Christian Eboulé offre bien plus qu’un roman, mais une clé pour comprendre un pan occulté de l’histoire de l’Afrique dans la période entre les deux grandes guerres et remet des noms sur ceux qu’on a toujours désignés par tirailleurs sénégalais.

C’est un roman à lire absolument, pour ne jamais oublier que l’histoire de la France est aussi, profondément, celle de ses anciennes colonies. Et parce qu’il est temps que les héros africains retrouvent leur place dans la mémoire collective.

5 août 2025 0 Commentaires
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Afrique CentraleNotes de lecture

YÀÀNI — Pour une “poétique du care” : dire sans dominer, écrire sans effacer

par Baltazar Noah 1 août 2025
Rédigé par Baltazar Noah

Publié en 2023 à Yaoundé, YÀÀNI de Jean-Pierre Noël Batoum est une pulsation, un souffle arraché à la gorge d’un monde saturé de langages autosuffisants. 

Ce recueil de 26 poèmes ne cherche ni à réconforter ni à plaire. Il affirme une parole qui s’inscrit dans la matière même d’une Afrique blessée, traversée, offerte. Mais YÀÀNI ne se limite pas à un chant national-patriote : c’est un poème-racine, qui plonge dans les strates du vivant. De la parole-brisure à la parole-lien, Jean-Pierre Noël Batoum compose une anthologie vibrante où chaque vers devient veine ouverte, quête de sens, mise en relation.

Quand le poème devient matrice

Le poème liminaire Mes mots se lit comme une profession de foi ; non religieuse, mais comme articulation d’un rapport fondamental au monde. « Au commencement, [était]/ L’immensité du multivers… ». Dès le début, Jean-Pierre Noël Batoum dévoile sa posture : il ne cherche pas à écrire le monde, mais à écrire dans le monde, en expansion, en réseau. Loin des cosmogonies closes. Il choisit la porosité pour mieux faire champ avec le monde, à la manière d’un rhizome glissantien. Autrement dit, non comme structure dispersée, mais comme forme vivante de cohabitation, de relation sans domination.

La parole qu’il revendique se présente comme un murmure, un gémissement d’enfant craintif, vulnérable, mais nécessaire. Ce geste rappelle Walter Benjamin, pour qui toute parole authentique naît dans l’interstice entre le silence et le cri. Le poème ne maîtrise pas la langue, il devient le lieu où elle tremble.

En refusant la virtuosité, le poète opte pour une parole archaïque. Celle qui est non primitive, mais archée (ἀρχή), au sens grec de principe actif. « Ils n’ont rien de chatoyant, / Rien d’attrayant, / [s]es mots… ». Cette modestie formelle constitue un positionnement politique. Elle s’oppose aux injonctions contemporaines à la parole spectaculaire, à la citation virale, au vers séduisant. Chez Jean-Pierre Noël Batoum, le poème devient résistance au consumérisme du langage.

Mais cette résistance agit. Une « violence créatrice » transparaît. Elle transforme, elle engage. Elle renvoie à l’iconoclasme du poème comme trace du corps en travail. Ce que, en son temps, Césaire appelait “la force verticale du langage”. Le poète assume entièrement le poids du mot comme force de transformation.

Cartographie du sang

Dans les poèmes historiques-Sur les pas de mon histoire, Le sang de l’histoire, J’écris ton nom– le recueil devient cartographe. Il ne trace pas des frontières politiques ni géographiques, mais les lignes de sang, les sillons de mémoire, les veines battantes d’un passé qui refuse de s’enfouir dans un monde agité et frappé par les polycrises.

Sur les pas…, « Sous une pluie abondante de larmes [Batoum] cherche [s]on histoire. ». Cette quête ne relève pas de la nostalgie. Elle initie. Batoum convoque les figures oubliées, les voix censurées, les héros martyrs : Ouandié, Um Nyobè, Manga Bell, Moumié. Et ce, sans les ériger en statues. Il les fait parler. Il les intègre dans une parole vivante, incarnée.

Cette structure narrative, présente dans tout le recueil-faite de questions, d’interpellations, de passations-rappelle les pratiques d’oralité politique dans certaines sociétés initiatiques du Cameroun et de la Corne de l’Afrique, où la parole historique circule, se transmet, s’ouvre. Car, “la langue du peuple est la langue de la liberté” (Ngũgĩ wa Thiong’o).

Le sang de l’histoire traduit une révolte bien dissimulée. La mise en page devient cri visuel : les lettres tombent, les mots s’effondrent. Car, « Il coule / Encore, / Le sang / De l’Afrique… ». Le présent devient imbibé du passé. Et “notre Sang [qui] a irrigué l’humanité entière” pose désormais nos corps africains comme source du monde en crise : nos corps africains ne sont plus victimes, ils sont fondateurs. Ce sang est douleur, mais aussi ressource. La poésie devient chez Batoum une anthropologie de la trace. Une cartographie où l’histoire se loge sous la peau.

Ce procédé rejoint la notion de “généalogie insoumise” chez Saidiya Hartman, pour qui l’histoire doit être réécrite par les corps minorés, les voix ignorées, les formes poétiques dites déviantes. Batoum ne pleure pas ses morts. Il les active, il les inscrit dans une dramaturgie d’un “présent éternel”.

Le sacré discret

À mesure que l’on avance dans la lecture de ce recueil, en allant vers la fin, le ton change. Il devient plus intérieur, plus méditatif, mais reste subtilement politique. Le prêtre, par exemple, est un écrit de tension : entre Dieu et l’homme, entre bois et croix, entre geste et retrait. « Une luciole / Une lueur / Le prêtre / Un espoir… ». Pour Batoum, lui-même prêtre de l’archidiocèse de Douala au Cameroun, le prêtre n’est pas une figure de pouvoir, mais un agent du lien. Il s’inscrit en plein dans les pensées de Simone Weil, pour qui la présence divine ne se manifeste pas dans la force, mais dans la vacance, le retrait, la discrétion.

« À genoux devant un gueux » : l’image verticale du sacré est déstabilisée. Dieu n’est pas au-dessus. Il est au milieu. Le poème devient une théologie politique : celle d’une spiritualité sans domination, où le geste d’accueil l’emporte sur la liturgie.

J’écris ton nom, hommage à Um Nyobè, Batoum tutoie la prière sans tomber dans l’hagiographie. Il mêle les noms dans une syntaxe douce, presque chantante : « Um, Bum, T… ». Cette fragmentation du nom rappelle les poèmes soufis, où l’invocation du divin passe par des syllabes incomplètes, des bribes, des soupirs.

Et pourtant, une critique traverse discrètement le texte. « Béton armé / Désormais désarmé »: le monument, la mémoire officielle, figée, fossilisée. Batoum suggère, toujours en toute modestie, que le vrai hommage ne se fait pas dans la pierre, mais dans la langue. Dans le souffle. C’est là que sa poésie agit.

Si une réserve peut être formulée, elle concerne moins le fond que le ton. En choisissant une parole très élevée, tournée vers le sacré et l’hommage, Batoum risque parfois de lisser les tensions. Il gagnerait à explorer aussi la fragilité, le doute, les formes plus brutes. Son écriture à la force du feu, elle pourrait aussi dire la cendre. Soit !

YÀÀNI dans les plis contemporains de la poésie

YÀÀNI est plus qu’un recueil. C’est une traversée où la parole ne cherche ni à clôturer l’histoire ni à illustrer la douleur. Elle devient un lieu vivant. On est, tout au long de la lecture, entre le souffle et la blessure, entre les noms fracturés et les corps absents, entre l’ancrage spirituel et la mémoire politique.

Dans un contexte littéraire contemporain où l’énonciation se veut souvent performative, spectaculaire, voire identitaire, Jean-Pierre Noël Batoum fait le choix du souffle retenu, de la parole offerte, non imposée. Ce choix poétique s’inscrit dans ce que plusieurs voix critiques qualifient aujourd’hui de “poétique du care” — un art de dire qui accompagne, veille, soigne, sans s’arroger la totalité du sens.

Inspirée par les réflexions de Maria Puig de la Bellacasa ou Judith Butler, cette approche invite à une littérature qui accueille la fragilité comme architecture du lien et l’opacité comme condition de la rencontre. Chez Batoum, le poème ne cherche pas à dominer. Il devient un espace de relation, toujours prêt à s’ouvrir sans jamais envahir.

Le lecteur n’entre pas dans YÀÀNI comme dans une forteresse conceptuelle, mais comme dans une cour habitée de murmures, de deuils ancestraux, de noms ébréchés et de voix qui ne cherchent pas l’audace, mais la persistance. Le poème ne réclame pas d’être déchiffré. Il demande à être entendu, à être respiré comme on respire le feuillage d’un souvenir.

Ce pli, ce repli de la parole, ne marque pas un retrait du monde. Il manifeste une attention à sa matière fine. Là où d’autres cherchent la hauteur… Batoum creuse la profondeur. Non pas dans le spectaculaire de l’éloquence, mais dans la lente érosion du silence qui précède chaque mot. On se tient dans l’interstice : entre deux vers, entre deux noms, entre deux douleurs. Et c’est là, précisément, que se joue la grandeur discrète de YÀÀNI.

Ce qui se recompose dans ce pli, c’est une autre manière d’être au monde. Une manière sans tapage, sans posture, sans stratégie. Une parole qui n’élève pas pour écraser, mais pour relier. Une parole qui, comme le vent dans les forêts camerounaises — celles décrites par Caroline Meva dans Les exilés de Douma — circule entre les êtres sans jamais s’imposer. Elle soigne sans posséder, trace sans enfermer, veille sans dominer.

Et dans ce souffle-là, Batoum parvient à réconcilier les dimensions trop souvent dissociées du poème : la mémoire avec le mouvement, le sacré avec le fragile, l’intime avec l’historique. C’est une parole à hauteur humaine, traversée d’échos anciens et de densités cosmologiques. Elle ne cherche pas le manifeste, elle préfère la courbure. Elle ne cherche pas le tonnerre, elle préfère le tremblement.

C’est en cela que YÀÀNI est une œuvre-éthique. Non pas une poésie morale, mais une poésie qui rend possible. Possible le lien, possible l’écoute, possible le murmure dans le tumulte. Une œuvre qui se lit comme on marche aux côtés d’un être cher — en silence parfois, mais sans jamais s’arrêter.

Et ce compagnonnage-là, quand il est véritable, dure. Longtemps.

 

Fiche technique de l’œuvre 

Titre : YÀÀNI 

Auteur : Jean-Pierre Noël Batoum 

Éditeur : La jeune plume 

Année de publication : Yaoundé, 2023

1 août 2025 0 Commentaires
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Note de lecture : «L'équation avant la nuit» de Blaise Ndala -© Gabrielle Dallaporta
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Note de lecture : «L’équation avant la nuit» de Blaise Ndala

par Alain Raimbault 31 juillet 2025
Rédigé par Alain Raimbault
Ce roman de Blaise Ndala sur le projet de construction de bombe nucléaire par Hitler durant la Seconde Guerre mondiale se lit comme un roman policier. Nous partons d’un message inquiétant que reçoit une professeure à Washington DC, pour remonter ensuite la filière nucléaire qui va nous amener de Belgique au Katanga en passant par le Chili et le Grand Nord canadien. Qui a envoyé les messages menaçants ? Quel rapport entre ce scientifique allemand et Beatriz, la professeure ? Quel rôle joue dans l’affaire ce jeune prince Lunda étudiant en Belgique en 1943 ?
Mystère dès le début, enquête haletante, personnages intenses et torturés, ce roman dévore comme un feu intérieur. Il est également une fable morale sur la science sans conscience et la ruine des âmes. Sur l’importance de la réparation. Sur le dilemme entre rester fidèle à sa communauté, à sa patrie, à son peuple, voire à sa minorité ou à soi-même et la trahison.
Entre autres, il est reproché à Daniel Zinga, le célèbre écrivain, acolyte de Beatriz dans cette enquête identitaire pour le moins originale, de trahir sa communauté. Mais qu’est-ce que « sa », ou la communauté d’un écrivain ? Certes, Daniel vient d’Afrique, il est noir, mais il est aussi écrivain. Il ne peut être réduit à deux caractéristiques. Il ne les nie pas, bien sûr, mais il est aussi autre chose. On ne peut réduire une personne à ses origines, n’est-ce pas ? L’identité est un concept toujours en mouvement, en transformation, et la solution de facilité est de coller une étiquette définitive.
Par ce roman de Blaise Ndala, j’ai d’une part beaucoup appris sur la course à la bombe atomique dans les années 40, et sur le processus de réparation pour les peuples victimes de l’extractivisme colonial. Passionnant ! D’autre part, j’ai beaucoup aimé le principe de l’enquête, partir d’un problème causé aujourd’hui et remonter le cours de l’histoire pour trouver des réponses, la narration à rebours. L’auteur est un maître en la matière.
Le roman pose aussi la question de la culpabilité du traître et ses tourments. Il évoque enfin sans équivoque et avec un certain humour la corruption des élites africaines, plus intéressées par le profit personnel que par le destin des peuples qu’elles sont censées servir. Bref, Blaise Ndala affronte sans complaisance aucune sous le biais de la fiction, des sujets sensibles, au niveau de l’humain et de l’universel.
L’équation avant la nuit est un vaste roman, un grand roman. Chapeau, l’artiste!!! Il sort dans un mois en librairie, le 20 août Chez JC Lattès (France) et le 27 octobre chez Mémoire d’encrier (Canada).
Photo : © Gabrielle Dallaporta
31 juillet 2025 0 Commentaires
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Somaliland : la Zambie à l’honneur de la 18ᵉ édition de la foire Hargeisa International Book Fair
ÉvénementsIndustrie

Somaliland : la Zambie à l’honneur de la 18ᵉ édition de la foire Hargeisa International Book Fair

par La redaction 23 juillet 2025
Rédigé par La redaction

Du 26 au 31 juillet 2025, la ville d’Hargeisa, capitale du Somaliland, accueille la 18ᵉ édition du Hargeisa International Book Fair (HIBF), principal événement littéraire de la Corne de l’Afrique. Organisée par la Redsea Online Culture Foundation et le Hargeysa Cultural Centre, cette rencontre attire chaque année jusqu’à 10 000 visiteurs.

la 18e édition de la Hargeisa International Book Fair tournée vers l’Afrique

Placée sous le thème « Africa », l’édition 2025 met à l’honneur la Zambie, pays invité. Pendant six jours, lectures, conférences, ateliers, expositions et concerts animeront les échanges autour de la littérature africaine. Plusieurs thèmes majeurs seront abordés, notamment la tradition orale, la poésie somalienne, l’accès au livre, les droits de l’enfant ou encore la place des femmes dans l’écriture.

Afin d’assurer la sécurité des participant·es, les autorités locales ont renforcé les dispositifs de contrôle. Le général-major Abdirahman Abdilahi Hasan, chef de la police du Somaliland, a supervisé les installations pour garantir le bon déroulement de l’événement.

Une initiative portée par Jama Musse Jama

Fondée en 2008 par Jama Musse Jama, la foire Hargeisa International Book Fair a connu une croissance rapide, passant de quelques centaines à plus de 10 000 visiteurs. Docteur en ethnomathématiques et chercheur en linguistique computationnelle, Jama Musse Jama est également l’auteur de plusieurs ouvrages portant sur la liberté politique, les jeux traditionnels somaliens et la transmission culturelle.

La foire Hargeisa International Book Fair, qu’il dirige encore aujourd’hui, se veut un espace d’échange, de liberté d’expression et de résilience culturelle dans un contexte régional marqué par de nombreux défis. L’événement contribue à la valorisation des langues locales, soutient l’édition en Afrique et stimule les dynamiques culturelles et économiques du Somaliland.

En amont du festival, la Somaliland Moving Library sillonne les régions du pays pour promouvoir la lecture auprès des jeunes publics. Ce programme itinérant, rattaché à la foire, permet de démocratiser l’accès aux livres et de sensibiliser les populations rurales aux enjeux de l’éducation et de la culture.

Pour plus d’infos, suivre le compte Instagram de la foire : https://www.instagram.com/hargeysabookfair/

23 juillet 2025 0 Commentaires
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Encore 40 jours pour gagner 10 000 euros au concours «Kindle Storyteller – Les Plumes Francophones » d’Amazon
AfriqueCaraïbesEuropeFictionIndustrieProfessionnels

Encore 40 jours pour gagner 10 000 euros au concours «Kindle Storyteller – Les Plumes Francophones » d’Amazon

par La redaction 22 juillet 2025
Rédigé par La redaction

Depuis le 1ᵉʳ mai, Amazon France accueille les inscriptions pour son concours annuel «Kindle Storyteller – Les Plumes Francophones », dédié aux auteurs autoédités francophones. Organisé via la plateforme Kindle Direct Publishing (KDP) d’Amazon, ce concours propose une dotation de 10 000 euros, une adaptation en livre audio par Audible et un plan promotionnel ciblé sur les sites d’Amazon. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 31 août 2025, soit 40 jours restants pour participer.

Créé en 2015, le concours « Kindle Storyteller – Les Plumes Francophones » est né dans un contexte de mutation du secteur de l’édition, où l’autoédition prenait un essor inédit grâce aux outils numériques. Dès ses débuts, Amazon propose avec KDP une solution simple pour publier un livre au format numérique et broché. En parallèle, le concours se donne pour ambition de révéler de nouveaux talents et d’ouvrir la voie à une reconnaissance plus large du modèle indépendant. L’initiative s’impose aujourd’hui comme un levier incontournable pour celles et ceux qui souhaitent faire entendre leur voix dans le paysage littéraire contemporain, sans passer par les canaux traditionnels de l’édition.

Le concours « Kindle Storyteller – Les Plumes Francophones » propose aux écrivain·e·s autoédité·e·s de soumettre un manuscrit de fiction en français, disponible en e-book et au format broché, avec la version numérique inscrite au programme KDP Select d’Amazon pendant toute la durée du concours.

Chaque roman candidat bénéficie ainsi d’une vitrine prioritaire sur Amazon.fr, accessible à des millions de lecteurs. Le concours a permis à des milliers d’auteurs de se faire connaître. Parmi les lauréats, on compte notamment Amélie Antoine (prix 2015), dont le thriller Fidèle au poste est devenu un succès de lecture sur Kindle. En 2024, la victoire est revenue à Léonie Bloom pour Le petit vieux qui a fait le tour du monde (3 fois), qui a depuis connu un bel essor.

Comment participer au concours « Kindle Storyteller – Les Plumes Francophones » ?

L’édition 2025 du concours « Kindle Storyteller – Les Plumes Francophones » conserve les fondements qui ont fait sa réputation. Jusqu’au 31 août, les participants doivent publier un roman en langue française via KDP, en versions numérique et papier. 

L’inscription au programme KDP Select est obligatoire pour la version e-book, avec garantie d’une exclusivité temporaire à Amazon. Une fois le livre mis en ligne, il est soumis au regard des lecteurs ; le nombre de téléchargements, les avis et les lectures sur Kindle Unlimited font partie des éléments pris en compte lors de la sélection.

Voici les étapes essentielles pour y participer :

  1. Rédigez un roman inédit, intégralement en français. Il doit s’agir d’un ouvrage jamais publié auparavant (ni en autoédition, ni chez un éditeur classique). Votre livre doit respecter les critères de KDP : aucun contenu illicite ni plagié, respect de la législation et des droits d’auteur.
  2. Créez un compte sur la plateforme Kindle Direct Publishing (KDP) d’Amazon. Publier votre roman via Kindle Direct Publishing (KDP) au plus tard le 31 août 2025.

Lors du dépôt de votre livre sur KDP :

    • Sélectionnez le français comme langue principale.
    • Insérez les mentions et mots-clés recommandés selon les modalités du concours (voir page officielle pour les hashtags ou codes à indiquer pour la sélection).
    • Votre roman doit être disponible à la vente sur Amazon.fr en version numérique (ebook), et idéalement aussi en version papier via KDP.
  1. Finaliser l’inscription au concours. Assurez-vous que votre publication respecte tous les critères fixés par le règlement officiel (inédit, exclusivité, respect du format, etc.). Vérifiez sur la page officielle du concours que votre roman est bien publié.

Attention : tout livre publié avant le 1er mai 2025 ou après le 31 août 2025 ne sera pas pris en compte.

  1. Promouvoir votre livre. Pendant la période du concours, incitez un maximum de lecteurs à télécharger, lire et commenter votre livre sur Amazon.fr. Les avis des lecteurs jouent un rôle majeur dans la sélection des finalistes. Vous pouvez suivre la visibilité de votre titre sur votre compte KDP et ajuster éventuellement sa présentation.

Pour plus d’informations, voir la page officielle du concours : https://www.amazon.fr/b?ie=UTF8&node=14734726031

Le processus de désignation des finalistes

Le processus de désignation des finalistes s’effectue en deux temps. D’abord, une présélection fondée sur l’adhésion du public. Puis, un jury composé de professionnels du livre et de représentants d’Amazon, comme Shabnam Mirsaeedi (Kindle France) ou Lucie Soureillat (Audible), désigne le ou la lauréate. Ce dernier ou cette dernière recevra une récompense de 10 000 euros, un accompagnement marketing personnalisé, ainsi qu’une adaptation audio de son livre produite par Audible. Les cinq finalistes bénéficieront quant à eux d’une liseuse Kindle Scribe et d’une visibilité accrue sur la plateforme.

Au-delà de ces avantages matériels, les témoignages des anciens finalistes soulignent l’impact symbolique et professionnel du concours. En 2024, des auteurs comme Eva Collin (La Goutte d’Eau), Christian Clément (Dark Gravity) ou S.D. Fisher (Une mort trop tranquille) ont partagé sur les réseaux leur gratitude à l’annonce de leur sélection. Pour eux, cette reconnaissance leur a ouvert des perspectives inédites, notamment des lectures publiques, des ventes en hausse, des propositions de contrats, mais surtout, une légitimation dans un milieu encore très attaché à l’édition classique.

La participation au concours « Kindle Storyteller – Les Plumes Francophones » est gratuite et ouverte à toute personne majeure résidant dans un pays francophone. Il suffit d’un manuscrit original, d’un compte KDP actif, et d’un peu d’audace pour se lancer.

22 juillet 2025 1 Commenter
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Nigéria Enugu accueille la 3ᵉ édition du Umuofia Arts and Book Festival 2025 du 31 juillet au 2 août - RS
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Nigéria : Enugu accueille la 3ᵉ édition du Umuofia Arts and Book Festival 2025 du 31 juillet au 2 août

par La redaction 18 juillet 2025
Rédigé par La redaction

La ville d’Enugu, dans le sud-est du Nigeria, accueillera du 31 juillet au 2 août 2025 la troisième édition du Umuofia Arts and Book Festival (UABF). Cet événement culturel, organisé par Eagle Nest Literary Foundation, met à l’honneur la littérature, les arts visuels, le théâtre, la musique et les réflexions intellectuelles autour de l’Afrique et de sa diaspora.

La Eagle Nest Literary Foundation est une organisation littéraire basée dans le sud-est du Nigeria, principalement à Awka (Ọka) et à Enugu. Elle s’est donnée pour mission de promouvoir la culture littéraire et artistique à travers toute la région.

Le Umuofia Arts and Book Festival est un événement annuel dédié à la littérature et aux arts. Il met aussi un accent particulier sur la valorisation et la célébration de la culture Igbo. 

Le programme de cette troisième édition inclura des lectures publiques, des ateliers d’écriture, des expositions d’arts visuels, slams de poésie, ainsi que des tables rondes et discussions interdisciplinaires abordant des thèmes littéraires, technologiques, philosophiques et politiques.

Le nom du festival fait référence à Umuofia, le village fictif du roman Things Fall Apart de Chinua Achebe. Après une première édition réussie en 2023 à Awka, Anambra, le festival a déménagé à Enugu depuis 2024 où il continue de se développer comme un événement culturel majeur dans la région. La seconde édition, qui avait eu lieu du 31 juillet au 3 août 2024 à Enugu, avait pour thème « Rebirth » (Renaissance).

L’édition 2025 aura lieu à nouveau à Enugu, du 31 juillet au 2 août. Parmi les invités annoncés de cette édition, figurent des écrivains et artistes comme Uchenna Ugwu, Rosemary Okafor, Obinna Udenwe, Igboinna Eze, Lydia Ndubuaku, Ismail Bala et Wendy Okeke. La liste complète sera publiée prochainement et les billets d’entrées sont déjà en vente en ligne.

 

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A post shared by Michael Chiedoziem Chukwudera (@chiedoziem_chukwudera)

De Dakar à Nairobi, de Lomé à Johannesburg, les festivals littéraires et artistiques se multiplient. De plus en plus de festivals littéraires émergent à travers le continent africain, ce qui favorise la circulation des idées, la célébration des langues locales et l’affirmation des identités culturelles. Ces événements jouent un rôle essentiel dans la vitalisation des scènes littéraires régionales et la mise en réseau des créateurs africains et afrodescendants.

Le Umuofia Arts and Book Festival s’inscrit dans une dynamique croissante de festivals littéraires sur le continent africain, en particulier dans les régions historiquement marginalisées sur le plan culturel. En misant sur la littérature, les arts visuels et les expressions orales, l’événement contribue ainsi à redonner une visibilité aux langues et traditions locales, tout en créant un espace de dialogue entre générations, disciplines et horizons culturels. En choisissant Enugu, au cœur du pays igbo, le festival affirme également l’importance de décentraliser la production culturelle au Nigeria et de mettre en valeur les patrimoines littéraires régionaux dans un cadre contemporain et ouvert sur le monde.

Comme le rappelait l’autrice nigériane Chimamanda Ngozi Adichie lors de la cérémonie de clôture du Things Fall Apart Festival en juillet 2025 à Enugu, la préservation des langues et cultures locales est essentielle dans un monde globalisé où les identités sont souvent fragilisées.

18 juillet 2025 0 Commentaires
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Ivana Akotowaa Ofori, curatrice du festival du livre africain de Berlin 2025 - African Book Festival 2025
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Berlin célèbre les littératures spéculatives africaines au African Book Festival 2025

par La redaction 18 juillet 2025
Rédigé par La redaction

Berlin accueille cette année la septième édition de l’African Book Festival, un rendez-vous culturel de premier plan en Allemagne dédié à la littérature africaine et afrodescendante. Organisé du 18 au 20 juillet 2025 à l’Alte Münze (Molkenmarkt, Berlin-Mitte), l’événement propose un riche programme axé sur les littératures spéculatives, avec pour thème « In Other Wor(l)ds » (« Dans d’autres mondes/mots »), en hommage à la créativité sans frontières des auteur·e·s africain·e·s. Ce thème est centré sur la littérature africaine et afrodiasporique de science-fiction, fantasy et horreur. Le Ghana est le pays invité cette année.

Lancé en 2018 par l’association InterKontinental e.V., le African Book Festival Berlin réunit chaque année des professionnel·le·s de l’édition, des artistes et un large public autour d’un programme combinant littérature, arts vivants, débats et activités publiques.

Ivana Akotowaa Ofori, une curatrice en phase avec la thématique

Ivana Akotowaa Ofori a conçu la programmation de l’African Book Festival 2025, autour du thème “In Other Wor(l)ds”, en parfaite continuité avec son univers littéraire engagé et visionnaire.

Ivana Akotowaa Ofori est une autrice, performeuse et blogueuse ghanéenne, figure montante de la littérature spéculative africaine contemporaine. Connue sous le pseudonyme de “The Spider Kid”, elle explore la fiction, la non-fiction et la poésie performative à travers des récits où se mêlent mémoire historique, réalisme magique, horreur et science-fiction. 

Diplômée du Clarion West Writing Workshop (atelier d’écriture Clarion West, aux États-Unis), elle s’est illustrée dans des anthologies comme Africa Risen ou Kenkey for Ewes, et son œuvre la plus remarquée à ce jour, The Year of Return (2024), mêle mémoire de la traite transatlantique et fantômes du passé. Finaliste ou sélectionnée pour des prix tels que le Miles Morland Writing Fellowship (bourse d’écriture Miles Morland) et les Nommo Awards  (prix littéraires de la science-fiction africaine), elle est également très impliquée dans l’encadrement de jeunes écrivain·es, notamment à travers le programme de mentorat Sprinng Writing Fellowship. 

À travers ses écrits et interventions publiques, elle défend l’idée que les récits traditionnels africains sont déjà empreints de spéculation, et que revisiter ces formes narratives permet d’ouvrir de nouveaux espaces d’expression. 

Une programmation riche et variée

Le African Book Festival 2025 accueillera plus de 20 auteurs et artistes issus d’Afrique et de sa diaspora, parmi lesquels Ama Asantewa Diaka, Ayesha Harruna Attah, Cheryl Ntumy, Tendai Huchu, Nii Ayikwei Parkes, Niq Mhlongo ou encore Zoë Gadegbeku. 

Le public pourra assister à des lectures, des tables rondes, des séances de dédicaces, des performances artistiques, ainsi qu’à un marché en plein air mêlant librairie éphémère, artisanat africain, street food et animations.
Des ateliers participatifs sont organisés tout au long de la journée pour les enfants, les familles et les amateur·rice·s d’écriture. Le dimanche, une rencontre spéciale réunira plusieurs clubs de lecture africains invités depuis divers pays d’Europe et d’Afrique.

Découvrez tout le programme ICI.

Accès, horaires et billetterie

Le African Book Festival 2025 se déroule à l’Alte Münze, près de l’Alexanderplatz. Il est accessible par les stations de métro Alexanderplatz, Klosterstraße et Jannowitzbrücke.

Horaires d’ouverture :

  • Vendredi 18 juillet : à partir de 19h
  • Samedi 19 juillet : dès 10h30
  • Dimanche 20 juillet : dès 9h30

Les billets sont disponibles en ligne ou sur place, à partir de 25,96 € par jour. Un pass trois jours est proposé.

18 juillet 2025 0 Commentaires
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ActualitéAmérique du NordCinémaFiction

Washington Black : le roman d’Esi Edugyan adapté en mini-série événement sur Hulu et Disney+

par La redaction 16 juillet 2025
Rédigé par La redaction

Le roman Washington Black de l’autrice canado-ghanéenne Esi Edugyan fera l’objet d’une adaptation télévisée. La mini-série sera disponible dans son intégralité à partir du 23 juillet 2025 sur Hulu (États-Unis) et sur Disney+ à l’international. Tous les épisodes de la première saison seront accessibles dès le jour de la sortie.

l’acteur Sterling K. Brown joue Medwin HarrisWashington Black saison 1 est une mini-série de huit épisodes qui suit le destin de George Washington « Wash » Black, un garçon de onze ans, doté d’un esprit scientifique exceptionnel, né esclave dans une plantation de canne à sucre à la Barbade. 

Le jeune Wash est interprété par Ernest Kingsley Jr, et l’acteur Sterling K. Brown joue Medwin Harris, son mentor à l’âge adulte. Tom Ellis incarne Christopher « Titch » Wilde, un inventeur abolitionniste qui prend Wash sous son aile.

Publié en 2018 (et en français en 2019), le roman Washington Black a remporté le prix Scotiabank Giller et a été finaliste du Booker Prize. Esi Edugyan est coproductrice de la minisérie. 

Née en 1978 à Calgary de parents ghanéens, Esi Edugyan est diplômée de l’Université de Victoria et de l’Université Johns Hopkins. Elle publie son premier roman en 2004, The Second Life of Samuel Tyne. En 2011, elle connaît un succès international avec Half-Blood Blues, qui évoque le sort des musiciens noirs sous le régime nazi. Washington Black est son troisième roman.

Le roman acclamé Washington Black de l’autrice canado-ghanéenne Esi Edugyan Résumé

La Barbade, 1830. À onze ans, Washington Black n’a d’autre horizon que le champ de canne à sucre de la plantation où il travaille avec d’autres esclaves. Quand le destin frappe à sa porte, c’est sous les traits de Titch, un scientifique anglais, jeune frère de son maître qui le choisit comme serviteur. Wash montre un talent inné pour le dessin et une curiosité d’esprit telle qu’il est promu assistant pour le projet fou de l’extravagant inventeur : construire un ballon dirigeable. Lorsqu’un vent mauvais les oblige à quitter précipitamment l’île à son bord, l’aventure prend un cours inattendu. Du pôle Nord à la Nouvelle-Écosse, de Londres à Amsterdam, plus qu’un voyage, c’est un parcours initiatique qui attend le jeune Wash, en ce siècle de découvertes. Mais le chemin le plus dur à parcourir sera celui qui le conduira vers la liberté, une liberté assumée et entière.

16 juillet 2025 0 Commentaires
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Ibrahim Coulibaly sacré champion du monde de poésie Consignas 2025
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Côte d’Ivoire : Ibrahim Coulibaly sacré champion du monde de poésie Consignas 2025 au Venezuela

par La redaction 16 juillet 2025
Rédigé par La redaction

L’Ivoirien Ibrahim Coulibaly, connu sous le pseudonyme El Sabio, a été sacré champion du monde de poésie lors de la deuxième édition du concours international « Consignas 2025 ».  Cette compétition s’est déroulée le 6 juillet 2025 au Venezuela sous le thème « Yes, The Youth Can ».

Un concours de poésie d’envergure internationale

Le championnat mondial de poésie-Consignas est une compétition internationale de poésie organisée en espagnol, qui rassemble des poètes issus des cinq continents. Il est organisé par le groupe international Consignas Escritores. 

L’édition 2025  a rassemblé près d’une centaine de poètes venus des cinq continents. La compétition s’est entièrement déroulée en ligne, pour permettre aux participants du monde entier de concourir depuis leur pays d’origine.

Ibrahim Coulibaly, le poète bilingue qui rend fier la Côte d’Ivoire

Ibrahim Coulibaly devient le premier africain à remporter le titre de champion du monde de poésie Consignas. Originaire de Bouaké, il est professeur d’espagnol au Groupe Scolaire Hope Nissi de Yabayo dans la région de Soubré.

L’écrivain ivoirien est l’auteur de plusieurs ouvrages en espagnol et en français, parmi lesquels le roman El Destino de Sinan (Ediciones Wanafrica, 2024) et le recueil de poèmes Gritos sin fronteras (África Joven, 2025).

La ministre ivoirienne de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, a reçu Ibrahim Coulibaly dans son cabinet le 15 juillet dernier. Elle a salué cette victoire avec enthousiasme et a souligné que « Sa plume a touché, son talent a séduit et son audace a tout emporté. ».

16 juillet 2025 2 Commentaires
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Édouard D. Kolié À travers l’histoire de Cécé, je voudrais interroger la jeunesse africaine face à la question universelle de l’identité culturelle.
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Édouard D. Kolié : « À travers l’histoire de Cécé, je voudrais interroger la jeunesse africaine face à la question universelle de l’identité culturelle. »

par Acèle Nadale 14 juillet 2025
Rédigé par Acèle Nadale

Dans Épîtres sous les tropiques, Édouard D. Kolié nous raconte l’histoire bouleversante du jeune Cécé qui écrit pour survivre, comprendre et transmettre. À travers une série de lettres, Cécé, pris entre héritage traditionnel et aspirations du monde moderne, il interroge son identité, sa mémoire, et la société qui l’entoure. Un roman épistolaire qui restitue une parole, une trajectoire marquée par l’initiation, les blessures de l’injustice, l’appel des ancêtres et les contradictions du monde contemporain.

Dans cet entretien, Édouard D. Kolié revient sur ses choix stylistiques, son vécu et le rôle fondamental de la parole ancestrale dans son écriture.

Afrolivresque : Le livre est une série de lettres. L’écriture aide Cécé, le personnage principal, à raconter son histoire. Pourquoi avez-vous choisi ce style narratif ?

Édouard D. Kolié : Ce genre permet d’entrer dans les pensées profondes des personnages. Bien que le récit soit basé sur une fiction, le style épistolaire permet de produire un effet de réalité tout en créant une connexion intime entre le lecteur et les personnages.

De façon plus spécifique, j’ai été, moi-même, à l’enfance, celui qui écrivait et traduisait les lettres dans mon village, à un moment où les téléphones n’étaient pas envisageables.

Afrolivresque : Cécé est pris entre plusieurs mondes. Celui de la tradition et celui de la modernité. Est-ce que l’écriture du roman a été pour vous une manière de réconcilier ces mondes ou d’en prendre distance ?

Édouard D. Kolié : À travers l’histoire de Cécé, je voudrais interroger la jeunesse africaine face à la question universelle de l’identité culturelle. Ce personnage symbolise à la fois les tourments et les aspirations de cette jeunesse perdue à la croisée des vents culturels. Au fil des pages, on s’apercevra que ce roman appelle au retour à la source d’une part et d’autre part à s’ouvrir aux autres cultures, car la véritable sagesse réside dans la capacité à concilier les deux.

Afrolivresque : Quels souvenirs, réels ou intimes, ont influencé les passages liés à l’initiation, à l’école, à l’université ou aux conflits de générations que traverse Cécé ?

Édouard D. Kolié : Ce roman est né de souvenirs. Ce sont d’abord, les souvenirs de mon enfance paradisiaque vécue dans une contrée perdue dans les méandres de la Forêt guinéenne. Une enfance mise en couleur par mes grands-parents maternels et mes compères de jeu. Ce sont ensuite, les souvenirs immortels de mon initiation dans la profonde forêt sacrée, mon passage dans le camp des initiés. Immortels souvenirs dont je ne peux, malheureusement, parler ici. Ce sont des choses de la forêt sacrée. Elles ne se racontent jamais, du moins aux profanes.
Enfin, à cela s’ajoutent les souvenirs de mes années d’études primaires, secondaires et universitaires.

Ce foisonnement de souvenirs a marqué le personnage principal et donné à son existence une motivation : celle de faire la promotion de sa culture d’une part, et d’autre part, de combattre l’injustice et les discriminions de toute sorte.

Afrolivresque : La parole des anciens, les proverbes, les contes rythment le texte sans jamais l’interrompre. Quelle place accordez-vous à ces outils dans votre propre rapport à l’écriture ?

Édouard D. Kolié : Les proverbes et les contes sont des moteurs de transmission de la sagesse populaire africaine. Dans le pays kpèlè, ils servent d’outils d’éducation, de conseils et aussi de divertissement. De ce fait, pour un roman qui se veut traditionnel, il se devrait d’être un outil de promotion de ces valeurs ancestrales. De plus, grâce à leur fonction rhétorique, ces genres oraux permettent de souligner certains messages avec un accent particulier de persuasion.

Afrolivresque : Vous avez été initié très jeune dans la forêt sacrée. En quoi cette expérience a-t-elle façonné votre regard d’écrivain, votre rapport au récit ou au silence ?

Édouard D. Kolié : En tout état de cause, cet arsenal de savoirs qui y est acquis demeure vivace dans la vie de tous les jours de l’initié auquel il se réfère constamment dans ses écrits tout comme dans son silence, sans jamais rien dévoiler. L’expérience de la forêt sacrée ne peut ni ne doit s’expliquer (aux profanes).

Afrolivresque : Écrire un roman comme celui-ci demande du temps, mais aussi une certaine position intérieure. Qu’est-ce qui, pour vous, rendait ce moment d’écriture nécessaire ?

Édouard D. Kolié :D’abord, mon envie incessante de donner à lire ma culture, puis mon envie de participer aux luttes sociales pour défendre tous ceux dont on rabaisse ou bafoue les valeurs au nom de leur appartenance quelconque, pour que l’homme cesse de prendre pour un dieu en considérant les autres comme des bêtes. Pour que l’homme soit simplement homme, pas un dieu ou une bête, peu importe son origine et sa destinée, peu importe sa vision du monde et quelles qu’en soient les manières.

Vous pouvez vous procurer Épîtres sous les tropiques d’Édouard D. Kolié en suivant ce lien.

14 juillet 2025 1 Commenter
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Leila Aboulela remporte le PEN Pinter Prize 2025
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Soudan : Leila Aboulela remporte le PEN Pinter Prize 2025

par La redaction 14 juillet 2025
Rédigé par La redaction

L’écrivaine soudanaise Leila Aboulela a été désignée lauréate du PEN Pinter Prize 2025, une récompense décernée par l’organisation britannique English PEN qui défend la liberté d’expression à travers le monde. L’annonce a été faite le 9 juillet 2025 lors de la soirée d’été d’English PEN à l’October Gallery de Londres. À cette occasion, les acteurs Khalid Abdalla et Amira Ghazalla ont lu des extraits de l’œuvre de l’autrice.

L’œuvre engagée de Leila Aboulela, entre littérature, foi et liberté d’expression

Née au Caire en 1964, Leila Aboulela a grandi à Khartoum avant de s’installer en Écosse en 1990. Elle s’est imposée sur la scène littéraire dès son premier roman, The Translator (La Traductrice aux éditions Zoé), paru en 1999. Depuis, elle a publié plusieurs romans traduits dans plus de quinze langues, dont Minaret (Flammarion), Lyrics Alley (lauréat des Scottish Book Awards), Bird Summons et River Spirit, ainsi que le recueil de nouvelles Elsewhere, Home, récompensé par le Saltire Fiction Book of the Year Award.

Son œuvre, centrée sur la spiritualité musulmane, la migration et les trajectoires féminines, interroge la place de la foi dans des sociétés laïques et souvent méfiantes envers la différence. Dans sa déclaration d’acceptation, elle a affirmé :

Je suis honorée par ce prix créé en mémoire d’Harold Pinter, un grand auteur qui suscite toujours respect et intérêt. Pour quelqu’un comme moi – une immigrante soudanaise musulmane qui écrit d’un point de vue religieux en sondant les limites de la tolérance laïque – cette distinction est importante. Elle élargit et approfondit la signification de la liberté d’expression et fait entendre d’autres récits, souvent ignorés dans la littérature contemporaine. 

Le PEN Pinter Prize rend hommage à la liberté d’expression

Le PEN Pinter Prize est un prix littéraire annuel créé en 2009 par l’organisation britannique English PEN, en hommage au dramaturge et lauréat du Nobel Harold Pinter. Il récompense un écrivain ou une écrivaine résidant au Royaume-Uni, en République d’Irlande ou dans le Commonwealth, dont l’œuvre, écrite en anglais, se distingue par une « regard inébranlable » sur le monde et une « détermination intellectuelle farouche à définir la véritable réalité de nos vies et de nos sociétés », selon les mots du discours Nobel de Pinter. 

Le PEN Pinter Prize 2025 sera officiellement remis à Leila Aboulela le 10 octobre 2025 à la British Library, date anniversaire de la naissance du dramaturge Harold Pinter. Lors de cette cérémonie, elle désignera également le lauréat du Writer of Courage Award, une distinction parallèle décernée à une personne persécutée pour avoir exprimé ses idées, en partenariat avec le comité Writers at Risk d’English PEN.

Leila Aboulela succède à l’autrice indienne Arundhati Roy, lauréate 2024, et rejoint une lignée prestigieuse qui comprend entre autres Malorie Blackman (2022), Tsitsi Dangarembga (2021) et Chimamanda Ngozi Adichie (2018). 

14 juillet 2025 0 Commentaires
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Cette chronique de Baltazar Noah fait l'autopsie un effondrement organisé du secteur du livre au Cameroun
AfriqueAfrique Centrale

Cameroun – Écrivons, publions, disparaissons : autopsie d’un effondrement organisé !

par Baltazar Noah 9 juillet 2025
Rédigé par Baltazar Noah

Au Cameroun, écrire relève de l’acte de foi. Publier tient du pari. Être lu tient du miracle. Entre l’auteur précarisé, l’éditeur essoufflé et la critique quasi inexistante, la chaîne du livre ressemble davantage à un champ de ruines qu’à une industrie culturelle. Cette chronique ne plaide pas : elle autopsie. Elle est l’expression de mon appel à rompre — frontalement — avec le mensonge organisé d’un système, rouillé et à bout, qui maquille l’effacement littéraire en vitalité.

Au Cameroun, on écrit comme on respire : pour survivre. Mais publier y est un acte de perte. Diffuser, une utopie. Être lu relève de la légende. Le roman, la chronique, le poème, l’essai sociopolitique… tout ce qui sort d’une plume engagée ou non meurt sur les rives du silence. Étranglé par l’absence de politique, enterré sous la poussière de la non-circulation, suspendu dans un ciel sans lectorat.
L’expression « chaîne du livre » est ici une antiphrase. Il n’y a pas de chaîne, il n’y a pas de livre. Il y a des actes isolés, des publications au compte-gouttes, des éditeurs devenus comptables, des auteurs transformés en distributeurs ambulants, des lecteurs orphelins d’un système qui ne s’est jamais construit. Le tout servi par une classe dirigeante pour qui « littérature » rime avec « folklore », et par une élite molle, plus pressée de « paraître éditée » que de bâtir un monde lisible.
Rien n’est accidentel. Ce n’est pas une panne. C’est un programme. Une stratégie de déshérence intellectuelle, patiemment normalisée. Voilà pourquoi il ne s’agit plus de dénoncer un retard. Il s’agit de nommer une politique de sabotage.

Tout est en place pour que rien ne tienne

Il faut revenir aux faits bruts. Le nombre total de librairies spécialisées dans le livre généraliste au Cameroun est inférieur à 30, concentrées à 90 % entre Yaoundé et Douala. En dehors de ces centres, il n’existe aucun véritable circuit structuré de diffusion littéraire. Dans des villes comme Ebolowa, Garoua, Maroua, Bertoua ou Batouri un auteur camerounais contemporain, publié trois mois plutôt, est plus difficile à trouver qu’un « roman sud-africain traduit en norvégien ». Ce n’est pas une image : c’est un relevé de terrain.
Les auteurs, eux, survivent dans l’ombre. Sans rémunération. Sans système de sécurité sociale. Sans couverture contractuelle. Le cas de Guillaume Oyono Mbia de regrettée mémoire, avec qui nous avons travaillé dans le cadre de la réalisation d’un film documentaire, en est un exemple direct. Pour publier, il faut payer. Pour diffuser, supplier. Pour être chroniqué, prier. Certains vont jusqu’à offrir 10 exemplaires de leur propre livre à des journalistes ou influenceurs dans l’espoir d’un post Facebook. Ceux qui refusent de « participer aux frais » n’existent tout simplement pas.
Quant aux éditeurs, ils se battent pour survivre sur un sol administratif miné, qui réduit leur chance dans la production. Les droits de douanes ? Un autre chemin de croix. Pas de subventions durables. Pas de lignes budgétaires claires dans les politiques publiques. Pas de mécanismes d’achat institutionnel. Pas de commandes scolaires pour les œuvres camerounaises. Conséquence : le Cameroun perd plus de 500 milliards de F.CFA par an.
Dans les écoles, on enseigne Maupassant, Camus, Molière. Mais Mongo Beti, Sengat Kuo, Haman Mana, Bernard Nnanga, Patrice Nganang ou Philombé ne sont lus que sur recommandation nostalgique et/ou militante. Et pourtant, les ministères de la culture, de l’éducation de base et de l’enseignement secondaire parlent de « valorisation de la production locale ». Jusqu’à quand allons-nous confondre « valoriser » et « ignorer avec élégance » ?

Effondrement n’est pas le mot. Il faut parler de sabotage.

Il ne s’agit pas seulement de défaillances techniques. Il s’agit d’un « schéma ». Une architecture d’inertie pensée pour que rien ne circule. L’État ne finance pas. L’élite n’investit pas. Les bibliothèques ferment ou se figent. L’université, quant à elle, a tourné le dos aux littératures vivantes.
Dans les départements de lettres modernes dans nos universités, les étudiants lisent Balzac, Ionesco, Zola. Très peu d’auteurs camerounais sont proposés à la lecture, et lorsqu’ils le sont, ce sont souvent ceux adoubés par les cercles littéraires parisiens du « Quartier latin ». On forme ainsi des lecteurs qui auront exploré toute la dramaturgie européenne avant d’avoir ouvert le moindre recueil de poésie de leur propre pays. Il y a dans cette architecture universitaire et scolaire un refus du présent — et un mépris glacial pour la production camerounaise contemporaine.
Et pourtant, nos auteurs existent. Publient. Pensent. Créent. Depuis plus de vingt ans, les Camerounais remportent des prix internationaux majeurs. Mais ces distinctions ne résonnent pas dans les murs de notre système éducatif : nos écoles, nos universités, nos bibliothèques. Rien. Elles ne provoquent ni révision des programmes, ni commandes publiques, ni plan de réimpression. Nos intellectuels vivent en exil — chez eux.
Que dire des critiques littéraires ? Rares. Sous-payés. Sans plateforme nationale pérenne. Aucun organe ne dispose d’un espace hebdomadaire garanti pour parler des livres camerounais. À quand remonte la dernière émission publique digne de ce nom consacrée à la sortie d’un recueil de nouvelles ? Le dernier débat sur l’essai d’un jeune chercheur du pays profond ? Il ne s’agit plus d’oubli. Il s’agit d’effacement. De sabotage !

Trois ruptures. Non négociables.

Il faut en finir avec les demi-mesures. Ce pays n’a pas besoin d’activités littéraires sponsorisées par une marque de téléphonie et snobée par l’Etat, nous faisons allusion, entre autres, à la semaine de la Littérature africaine au Cameroun qui se déroule depuis 2021. Il a besoin d’un choc structurel, loin des promesses politiques sans lendemain et des projets de loi voués à l’oubli avant même leur naissance.

  1. Créer un Fonds national d’appui à l’édition et à la circulation du livre camerounais, doté d’au moins 1 milliard FCFA par an. Pas une ligne symbolique dans un budget ministériel. Un fonds structurant, doté d’un comité d’experts, financé à hauteur du désastre. Il doit servir à financer les éditeurs sérieux, les imprimeries professionnelles, les diffuseurs engagés. Pas de copinage. Pas de clientélisme. Des appels à projets, des redevabilités vérifiables, et un système de suivi numérique des ventes et de la circulation effective.
  2. Rendre obligatoire la présence d’au moins 30 % d’œuvres camerounaises contemporaines dans tous les établissements publics de lecture : lycées, bibliothèques, universités. La politique d’achat publique ne doit plus renforcer la dépendance. Elle doit réparer. Commander local, lire local, penser depuis soi : c’est un acte de souveraineté. Ceux qui enseignent la littérature camerounaise doivent être formés. Ceux qui rédigent les programmes doivent cesser de penser que seule l’Europe et leurs copains méritent d’être lus sans accent.
  3. Réinscrire la lecture critique dans les programmes scolaires dès la classe de 4e, avec un accent particulier sur la littérature camerounaise contemporaine. On ne forme pas des lecteurs passifs. On forme des penseurs. Des citoyens capables d’interroger, d’interpréter, de critiquer. La lecture critique est une école de souveraineté intellectuelle. Elle doit être promue comme une matière essentielle. Pas comme un supplément d’âme.

Ce n’est pas une politique culturelle : c’est une extinction programmée

Nous n’avons plus le luxe de la tiédeur. Le luxe de l’attente. Le luxe des promesses floues. Nous avons dilapidé notre crédit symbolique, gaspillé les élans spontanés, usé jusqu’à la corde les bonnes volontés. L’heure n’est plus à « valoriser la lecture ». L’heure est à organiser, structurer, investir, bâtir. Sérieusement. Stratégiquement. Durablemement !
Il n’y a pas de filière du livre au Cameroun. Ce constat est brutal. Il doit cesser d’être nié. Il n’y a pas de système éditorial avec des maillons articulés. Pas d’écosystème viable qui relie écriture, édition, critique, distribution, lectorat, mémoire. Il y a des gestes de survie. Des envolées solitaires. Des éclats. Des talents orphelins. Des manuscrits errants.
Ce que nous appelons encore, avec une indulgence ironique, « chaîne du livre » est en réalité une corde raide. On la traverse seul, les yeux fermés, en espérant que le vent ne se lève pas. Aucune instance ne sécurise la démarche. Aucune structure ne relaie l’élan. Aucune politique ne soutient la traversée. C’est une aventure sans carte, sans boussole, sans filet.
Et pendant ce temps, nous continuons de perdre. Des voix. Des pages. Des mémoires. Des promesses. Nous perdons chaque jour la possibilité d’un avenir pensé depuis nos mots.
Alors il faut le dire une bonne fois : il est temps de construire. Une chaîne solide. Une politique du livre. Un marché. Une critique. Des prix crédibles. Une diffusion organisée. Il faut faire pour la littérature ce que nous prétendons vouloir pour l’économie : industrialiser, accompagner, connecter, distribuer, stimuler.
Sinon — et le risque est déjà là — nous continuerons de faire ce que nous faisons déjà si bien : Écrire. Publier. Disparaître. En silence. Avec dignité. Avec talent. Mais dans le vide !

9 juillet 2025 3 Commentaires
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⚡️Flash Info Elisabeth Daldoul décorée au titre de Chevalier des Arts et Lettres
ActualitéAfrique du NordFlash Info

⚡️Flash Info : Elisabeth Daldoul décorée au titre de Chevalier des Arts et Lettres

par La redaction 9 juillet 2025
Rédigé par La redaction

Elisabeth Daldoul, fondatrice et directrice de la maison d’édition Elyzad à Tunis, a été récemment décorée au titre de Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres par la République française. Cette distinction vient saluer son engagement exceptionnel en faveur de la littérature francophone et du dialogue interculturel.

La maison d’édition Elyzad a publié de nombreux auteurs reconnus, tels que Cécile Oumhani, Ali Bécheur, Yamen Manaï, Karim Kattan, Émilienne Malfatto et Beyrouk. Plusieurs ouvrages ont été récompensés par des prix littéraires internationaux, dont le Goncourt du Premier Roman 2021 pour Que sur toi se lamente le Tigre d’Émilienne Malfatto, et le Prix des Cinq Continents de la francophonie en 2017 pour Yamen Manaï avec L’Amas ardent.

Élisabeth Daldoul est née en 1961 à Nantes d’un père palestinien et d’une mère française. Elle a grandi à Dakar, au Sénégal, ce qui lui a permis de s’imprégner de plusieurs cultures, notamment européenne, africaine et arabe.  Après des études à l’École supérieure de réalisation audiovisuelle en France, elle devient enseignante puis journaliste à Radio France Internationale, avant de s’installer à Tunis où elle travaille comme libraire puis enseignante de français.

Source : https://www.lequotidien.com.tn/fr/

9 juillet 2025 0 Commentaires
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Interview LaReus Gangoueus Rive Noire Littérature
ActualitéAfriqueEuropeÉvénementsInterviewsProfessionnels

LaReus Gangoueus : « Rive Noire Littérature veut aussi rapprocher auteur·e·s et créateur·ice·s de contenus littéraires »

par Acèle Nadale 27 juin 2025
Rédigé par Acèle Nadale

Le 28 juin, LaReus Gangoueus, critique littéraire et créateur de l’émission Les Lectures de Gangoueus sur la chaîne Sud Plateau TV, organise la première édition du festival Rive Noire Littérature. Il y convie les auteur·e·s invité·e·s cette saison dans son émission, pour prolonger les échanges entamés à l’antenne, cette fois en présence du public. L’écrivaine Touhfat Mouhtare accompagnera cette première édition en tant que marraine. Dans cet entretien, il revient sur les choix qui ont guidé cette initiative et sur ce qu’il souhaite offrir à celles et ceux qui feront le déplacement.

Afrolivresque : Qu’est-ce qu’on pourra vivre au festival Rive Noire qu’on ne retrouve ni en librairie, ni sur YouTube, ni dans aucun salon du livre ?

LaReus Gangoueus : Tout dépend à partir de quel point de vue l’on se positionne. Si c’est celui du public du 13ᵉ arrondissement de Paris, ce sera un accès aux meilleures voix qui s’expriment en termes de littérature sur l’Afrique et sur l’océan indien.  Nous serons dans un quartier populaire, dans un espace dédié aux jeunes, à l’est de Paris, avec une atmosphère différente d’une librairie ordinaire. Avec probablement des attentes singulières pour le public, une écoute particulière sur les thèmes annoncés. Ce sera aussi de s’inscrire dans l’esprit de l’émission littéraire Les Lectures de Gangoueus, avec une démarche interactive. Nous espérons donner le temps aux lectrices et aux lecteurs de prendre le temps d’échanger avec les romanciers présents. Parmi l’une des options qui va faire la singularité de ce moment, au-delà des tables rondes, ce sont les conférences de presse proposées pour plusieurs romanciers. Un moment privilégié que nous proposons aux journalistes et aux influenceur·euse·s qui seront inscrits à cet espace animé par Afrolivresque dans le studio radio de MonParis FM.

AL : Si on n’a lu aucun des auteurs invités, qu’est-ce qu’on vient chercher au festival ?

LaReus Gangoueus : Je pense qu’on vient d’abord entendre, découvrir des nouvelles voix, l’originalité de ces auteurs qui n’ont pas toujours l’exposition méritée. Écouter un romancier, c’est s’offrir la possibilité de découvrir son œuvre littéraire. Donc, cet événement est ouvert à tous. Plus que jamais, la littérature offre un espace pour le dialogue et l’évasion.

Afrolivresque : Il y aura un espace presse avec des booktubeur·euse·s, booktoker·euse·s et des bookstagramer·euse·s. Pourquoi leur donner une place centrale ?

LaReus Gangoueus : Mon blog va avoir dix-huit ans, demain (27 juin 2007). Et avec le temps, après deux ans de partage effréné sur la blogosphère francophone très riche à l’époque, j’ai fait la rencontre d’Astou Camara et de Penda Traoré qui animait des rencontres culturelles intitulées Afriqua Paris.  Avec elles, j’ai pu dès septembre 2009 faire mes premières rencontres littéraires publiques dans un grand restaurant de la place avec Gary Victor et Alain Mabanckou pour une première. Pendant deux ans, j’ai pu animer des rencontres littéraires. Je pense qu’en tant que grand lecteur, on ne se sent pas toujours légitime à aller à la rencontre de ces auteurs qui nous fascinent. La conférence de presse est un moyen, selon moi, de proposer aux booktubeur.·euse·s, aux booktoker·euse·s et aux instagramer·euse·s de s’offrir la possibilité de briser cette distance avec les écrivain.es.  Rive Noire Littérature veut aussi rapprocher auteur·e·s et créateur·ice·s de contenus littéraires. Et peut-être, dans le meilleur des mondes, permettre de poursuivre l’interaction avec ces derniers par le biais de lives Insta, d’interviews ou tout autre outil, de produire du contenu sur une œuvre littéraire en présence de son auteur.e. 

Afrolivresque : On est à Paris, un samedi, fin juin. Pourquoi venir à Rive Noire au lieu d’aller au parc, au musée ou en terrasse ?

LaReus Gangoueus : Le champ des possibles est vaste sur Paris, alors pourquoi pas l’originalité de Rive Noire Littérature ? J’aimerais rappeler la présence de plusieurs écrivains passionnants : Hemley Boum, auteure d’un roman exceptionnel, Le rêve du pêcheur qui a raflé de nombreux prix littéraires majeurs. Je pourrai parler de Sami Tchak, de Johary Ravaloson, de Dieudonné Niangouna ou Lucy Mushita. Il y a à la fois des plumes formidables et des questions profondes qui méritent une pause, une méditation, une palabre. Des questions sur l’identité, sur la création artistique, 

Afrolivresque : Qu’est-ce que vous espérez que les visiteurs se diront en sortant du festival ?

LaReus Gangoueus : “Zut alors, on ne m’avait jamais parlé de cet.te auteur.e !”

 

  • Pour en savoir plus : https://rivenoirelitterature.com/
  • S’inscrire aux tables rondes : https://rivenoirelitterature.com/inscrivez-vous-aux-tables-rondes/
  • S’inscrire aux miniconférences : https://koalendar.com/u/Rive-Noire-Litterature-Presse

 

Rive Noire Littérature -affiche

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27 juin 2025 0 Commentaires
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Courtney B. Vance prête sa voix à la biographie audio de W.E.B. Du Bois
Amérique du NordBiographie, mémoires et AutobiographieHistoireNon fiction

Courtney B. Vance prête sa voix à la biographie audio de W.E.B. Du Bois

par La redaction 13 juin 2025
Rédigé par La redaction

L’acteur américain Courtney B. Vance sera le narrateur de la première version biographie audio de W.E.B. Du Bois. La version originale, écrite par l’historien David Levering Lewis et publiée en deux volumes entre 1993 et 2000, a été récompensée à deux reprises par le prix Pulitzer, en 1994 pour le premier tome et en 2001 pour le second. Les deux volumes, chacun finaliste du National Book Award (1993 pour le premier, 2000 pour le second), sont considérés comme parmi les biographies les plus marquantes des trente dernières années.

Le premier volume, W.E.B. Du Bois: Biography of a Race, 1868–1919, sera disponible au format audio dans une version intégrale de plus de 35 heures le 17 juin 2025. Il couvre les premières décennies de la vie de Du Bois, intellectuel afro-américain, depuis sa naissance jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale. Ce tome retrace sa jeunesse, sa formation universitaire et ses débuts comme figure publique de la lutte pour les droits civiques.

Le second volume, W.E.B. Du Bois: The Fight for Equality and the American Century, 1919–1963, sortira le 23 septembre 2025. Il aborde la période la plus active de Du Bois sur le plan politique et intellectuel, ses voyages à travers le monde, ses affrontements avec les institutions américaines et ses réflexions sur le panafricanisme et le socialisme.

Cette biographie en deux volets constitue l’un des travaux les plus documentés sur la vie et l’œuvre de Du Bois. Elle s’appuie sur des milliers d’archives et d’entretiens et dresse un portrait intellectuel, politique et personnel du célèbre sociologue, écrivain et militant afro-américain. David Levering Lewis, professeur émérite à l’Université de New York, y explore aussi bien l’homme que son influence durable sur la pensée critique, l’identité noire et les luttes pour l’égalité aux États-Unis et au-delà.

Courtney B. Vance a été choisi pour narrer la biographie audio de W.E.B. Du Bois pour sa voix expressive et son expérience dans l’incarnation de figures historiques. Dans un communiqué de l’éditeur, il a exprimé son admiration pour Du Bois et s’est dit honoré de participer à ce projet qu’il considère comme un devoir de mémoire. L’acteur, récompensé par des Emmy Awards et un Tony, est reconnu pour son talent et son authenticité vocale, particulièrement dans des rôles historiques, comme Johnny Cochran dans The People v. O.J. Simpson et C.L. Franklin dans Genius: Aretha.

L’éditeur Simon & Schuster Audio a salué cette collaboration, mettant en avant l’importance de rendre accessible cette œuvre majeure à un public plus large, notamment par le biais du format audio. De son côté, David Levering Lewis a déclaré qu’il était « ravi » que ses deux ouvrages soient enfin disponibles à l’écoute, ajoutant que « Courtney B. Vance incarne avec justesse la voix d’un colosse américain ».

La production de la biographie audio de W.E.B. Du Bois s’inscrit dans le regain d’intérêt pour les figures majeures de l’histoire afro-américaine. Le format audio, en forte croissance, permet de toucher de nouveaux lecteurs, tout en rendant hommage à un penseur dont les idées restent d’une grande actualité.

Aux États-Unis, plusieurs États restreignent aujourd’hui l’accès à des ouvrages portant sur l’histoire raciale ou les luttes afro-américaines, surtout dans les écoles et les bibliothèques publiques. Des livres de W.E.B. Du Bois, comme The Souls of Black Folk, ont ainsi été temporairement retirés de certains établissements, notamment en Floride et dans l’Illinois. Dans ce contexte, la sortie de la biographie audio de W.E.B. Du Bois contribue à maintenir l’accès à une pensée essentielle, à un moment où des pans entiers de l’histoire afro-américaine sont menacés d’effacement dans l’espace public.

Les deux volumes de la biographie audio de W.E.B. Du Bois sont déjà disponibles en précommande sur les principales plateformes de livres audio.

13 juin 2025 1 Commenter
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Rive Noire Littérature 2025 -Visuel Article
ActualitéAfriqueEuropeÉvénementsProfessionnels

Rive Noire Littérature : un nouveau rendez-vous pour les littératures africaines à Paris

par La redaction 11 juin 2025
Rédigé par La redaction

Le samedi 28 juin 2025, de 10h 00 à 19h 30, le Centre Paris Anim’ Oudiné (13ᵉ arrondissement) accueillera la première édition de Rive Noire Littérature, une journée consacrée aux littératures d’Afrique, des Caraïbes et de la diaspora. Porté par Sud Plateau TV et Chez Gangoueus Services, en partenariat avec Afrolivresque, Africavivre et le centre culturel, cet événement ambitionne de rassembler auteur·es, lecteur·rices, critiques et professionnel·les du livre autour des écritures noires contemporaines.

Une programmation articulée autour de l’émission « Les Lectures de Gangoueus »

La ligne éditoriale de l’événement s’appuie sur l’émission Les Lectures de Gangoueus, produite par Sud Plateau TV. Depuis plusieurs saisons, ce programme bimensuel présente un·e écrivain·e issu·e du continent africain ou de la diaspora francophone. Dans chaque épisode, un ouvrage est discuté avec son auteur·e autour de thématiques récurrentes telles que la mémoire, l’exil, la filiation ou la construction identitaire.

La dixième saison de l’émission a inspiré la structure de Rive Noire Littérature. Huit temps forts, avec notamment des lectures, des tables rondes et des entretiens, structureront la journée et permettront de prolonger les discussions entamées à l’écran. Plusieurs des auteur·es ayant participé à cette saison prendront part aux échanges en public.

L’édition 2025 de Rive Noire Littérature réunira seize auteur·es. Sont attendu·es : Johary Ravaloson, Charline Effah, Sami Tchak, Christine Tsalla, Diadié Dembélé, Lucy Mushita, Sully Quay, Hemley Boum, Anne-Sophie Stefanini, Bilguissa Diallo, Dieudonné Niangouna, Christian Eboulé, Solo Niaré, Mamadou Mahmoud N’Dongo, Fanta Dramé et Selma Guettaf.

En marge des rencontres littéraires, les visiteurs pourront découvrir une exposition de l’artiste peintre Thierry Bomandouki, dont les œuvres créent un pont visuel avec les thématiques des ateliers littéraires. 

Afrolivresque coordonnera un espace presse qui favorisera les échanges entre auteur·es, journalistes et influenceur·ses. 

Un rendez-vous diffusé en direct

Rive Noire Littérature est ouvert au public sur réservation gratuite, via un formulaire en ligne. Pour celles et ceux qui ne pourraient se déplacer, les tables rondes seront retransmises en direct sur MonParis FM, puis disponibles en différé sur Sud Plateau TV et en podcast. Ce dispositif permet d’étendre l’impact de l’événement au-delà des frontières physiques pour toucher un public plus large et diversifié.

Implanté dans un secteur du 13ᵉ arrondissement en pleine transformation, à proximité de la Seine, le Centre Paris Anim’ Oudiné devient le temps d’une journée un carrefour des écritures noires francophones. 

Sud Plateau TV : un média culturel centré sur les expressions du Sud

Lancé pour répondre au manque de visibilité des productions culturelles africaines, caribéennes et diasporiques dans les médias traditionnels, Sud Plateau TV développe une programmation centrée sur la littérature, la musique, le cinéma et l’art vivant. Parmi ses formats, l’émission Les Lectures de Gangoueus est devenue une référence dans le paysage audiovisuel francophone pour la présentation d’ouvrages contemporains issus du monde afrodescendant.

Informations pratiques

  • Date : samedi 28 juin 2025
  • Horaires : de 10h 00 à 19h 30
  • Lieu : Centre Paris Anim’ Oudiné, 5 rue Eugène Oudiné, 75013 Paris
  • Accès : gratuit sur inscription préalable
  • Diffusion : en direct sur MonParis FM, en différé sur Sud Plateau TV

Contact : lareusgangoueus@gmail.com / contact@afrolivresque.com

Site de l’événement : https://rivenoirelitterature.com/

11 juin 2025 1 Commenter
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Katia Dansoko Touré remporte le Prix de la Brasserie Barbès 2025
ActualitéAfrique de l'OuestCaraïbesEuropeFiction

Katia Dansoko Touré remporte le Prix de la Brasserie Barbès 2025

par La redaction 9 juin 2025
Rédigé par La redaction

Le mardi 3 juin 2025, la journaliste et écrivaine Katia Dansoko Touré a été désignée lauréate de la 6ᵉ édition du Prix de la Brasserie Barbès. Elle a reçu cette distinction pour son premier roman, La solitude des notes bleues, publié en février dernier aux éditions JC Lattès. La cérémonie s’est tenue sur le toit de la Brasserie Barbès, un établissement emblématique du quartier de Barbès à Paris, qui donne son nom à ce prix littéraire singulier.

Créé en 2019, le Prix de la Brasserie Barbès récompense chaque année un ouvrage dans lequel la musique joue un rôle central, que ce soit dans la structure narrative, le thème ou l’inspiration.  Il est doté de 2 000 euros. Le roman primé cette année s’inscrit pleinement dans cette thématique, et mêle histoire personnelle et musique.

Pourquoi l’univers de Katia Dansoko Touré a séduit un jury exigeant ?

Dans La solitude des notes bleues, Katia Dansoko Touré retrace l’itinéraire d’une enfant ballottée entre plusieurs territoires dont la Bretagne, la Guadeloupe, la Guinée et Paris. Ces déplacements successifs, dictés par des choix familiaux restés en grande partie inexpliqués, façonnent une jeunesse morcelée. Devenue adulte, la narratrice cherche à rassembler les fragments de son histoire pour leur donner un sens. Ce cheminement intérieur s’appuie notamment sur la musique, qui accompagne les moments décisifs de sa vie et constitue un fil rouge poétique et émotionnel. L’écriture de Katia Dansoko Touré donne à entendre une voix sensible, attentive aux détails sensoriels et aux silences du passé.

Le jury de cette édition 2025 était présidé par le chanteur Alain Chamfort, entouré de personnalités issues des milieux littéraires et musicaux. Il comprenait aussi l’écrivaine Emma Becker, le producteur et musicien Hubert Blanc-Francard (alias Boombass, du duo Cassius), l’auteur-compositeur Florent Marchet, l’écrivain et critique musical Vincent Borel, l’artiste visuelle Lisa More et l’autrice Rose Vidal. Le jury a salué la justesse du style de Katia Dansoko Touré et la manière dont elle fait dialoguer mémoire intime et univers sonore.

Katia Dansoko Touré, entre journalisme, jazz et littérature

Née en France de parents guinéens, Katia Dansoko Touré est une figure bien connue du journalisme culturel dans l’espace francophone. Elle travaille au sein de la rédaction de Libération et collabore régulièrement avec Jazz Magazine, où elle explore les résonances entre musique et société. Son parcours l’a également menée à écrire pour plusieurs médias francophones tels que Jeune Afrique, Slate Afrique, France-Antilles Guadeloupe, L’Obs, Les Inrockuptibles, Magic Revue Pop Moderne, ou encore Le Monde diplomatique. Elle prête aussi sa voix à des émissions diffusées sur Radio Nova et TSF Jazz, deux stations réputées pour leur programmation musicale exigeante.

Outre ses activités journalistiques, Katia Dansoko Touré participe à la rédaction de contenus pour des artistes, ainsi qu’à la conception de textes pour des festivals de musique en France. Cette immersion dans la musique et la littérature nourrit l’ensemble de son travail, dont La solitude des notes bleues constitue une forme d’aboutissement.

Une playlist qui prolonge l’expérience du roman

À l’occasion de la sortie de La solitude des notes bleues, Katia Dansoko Touré a conçu une playlist disponible sur Spotify, YouTube et Apple Music. Chaque chapitre du roman correspond à un morceau de musique, choisis pour leur atmosphère et leur charge émotionnelle. 

Cette bande-son accompagne la lecture et prolonge l’univers du livre, entre jazz, blues et soul. Sur ses réseaux sociaux, notamment LinkedIn et Instagram, l’autrice précise que ces morceaux traduisent « une pulsation mélancolique » et « livrent une atmosphère » en résonance avec l’histoire de l’héroïne.

Le Prix de la Brasserie Barbès

Le Prix de la Brasserie Barbès se distingue des autres prix littéraires par sa volonté de promouvoir des textes où la musique est un élément structurant de l’intrigue ou du langage. En 2024, le prix avait été remis à l’auteur Mehdi Charef pour son recueil Rue des Pâquerettes. L’édition 2025 prolonge cette ambition en récompensant un premier roman où le son devient mémoire, langage et refuge.

Avec ce prix, l’autrice s’inscrit dans une lignée de voix littéraires pour qui l’écriture rime avec rythme et mélodie.

9 juin 2025 0 Commentaires
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Bernardine Evaristo remporte le prix Women’s Prize Outstanding Contribution
ActualitéEuropeFiction

Bernardine Evaristo remporte le prix Women’s Prize Outstanding Contribution

par La redaction 4 juin 2025
Rédigé par La redaction

Le 3 juin 2025, l’écrivaine britannique Bernardine Evaristo a été récompensée par le prix Women’s Prize Outstanding Contribution, une distinction exceptionnelle créée à l’occasion du 30e anniversaire du Women’s Prize for Fiction. Ce prix, doté de 100 000 livres sterling et accompagné d’une sculpture, récompense l’ensemble de son œuvre ainsi que son engagement en faveur de la diversité et de l’inclusion dans le monde des lettres.

Ce prix rend hommage à l’ensemble de la carrière littéraire de Bernardine Evaristo, à son impact transformateur sur la littérature et à son engagement constant pour la promotion des voix sous-représentées dans le paysage culturel britannique et international.

Une reconnaissance pour l’ensemble de son œuvre et son engagement

Née à Woolwich, au sud-est de Londres, d’une mère anglaise et d’un père nigérian, Bernardine Evaristo a grandi dans un environnement familial engagé et militant.

En 2019, elle devient la première femme noire à recevoir le Booker Prize pour son roman Girl, Woman, Other. Bernardine Evaristo est saluée pour un style qui mêle prose et poésie, et pour sa capacité à donner une place centrale à des personnages issus de milieux souvent marginalisés. Son travail explore des thématiques telles que l’identité, la sexualité et l’histoire des diasporas africaines en Grande-Bretagne.

Son œuvre, saluée pour son ambition, son inventivité et sa capacité à explorer des mondes multiples et diversifiés, comprend des romans, des pièces de théâtre, de la poésie, des essais et des mémoires.

Elle a également fondé ou cofondé plusieurs initiatives pour soutenir les artistes et écrivains issus des minorités, comme le Theatre of Black Women, le programme de mentorat « The Complete Works » pour les poètes non blancs, qui a contribué à augmenter leur présence dans les publications britanniques de moins de 1 % à 10 % en une décennie et l’International Poetry Prize. Elle a également lancé les RSL Scriptorium Awards, une initiative qui offre des retraites d’écriture à des autrices émergentes.

Actuellement professeure d’écriture créative à l’université Brunel de Londres, Bernardine Evaristo est aussi présidente de la Royal Society of Literature, étant la première personne non blanche et la deuxième femme à occuper ce poste en 200 ans.

Bernardine Evaristo est l’autrice de plusieurs ouvrages majeurs, dont Lara (1997), The Emperor’s Babe (2001), Blonde Roots (2008) et Mr Loverman (2013). En 2021, elle publie Manifesto: On Never Giving Up, une autobiographie dans laquelle elle revient sur son parcours artistique, ses combats et son héritage culturel.

Bernardine Evaristo : un engagement militant indissociable de la création

Depuis les années 1980, Bernardine Evaristo a mené de front écriture et militantisme, considérant que l’activisme et la création sont indissociables pour provoquer le changement nécessaire dans la société. Elle a déclaré que cette reconnaissance par le Women’s Prize Trust valide ses efforts pour amplifier les voix des femmes et des minorités dans la littérature.

Bernardine Evaristo a exprimé sa gratitude et a annoncé son intention d’utiliser la somme reçue pour soutenir d’autres femmes écrivaines, en accord avec les objectifs du Women’s Prize Trust de promouvoir les voix féminines dans la littérature. Elle a souligné l’importance de maintenir l’élan dans la défense des droits et de la visibilité des femmes dans la littérature, mettant en garde contre tout retour en arrière.

La co-fondatrice et présidente du jury, Kate Mosse, a salué « l’audace, l’imagination et la générosité » de Bernardine Evaristo, qui a toujours utilisé ses succès pour ouvrir la voie à d’autres et s’assurer que chaque femme écrivaine puisse exprimer son talent.

La remise officielle du prix, accompagnée d’une sculpture intitulée « Thoughtful » de l’artiste Caroline Russell, aura lieu le 12 juin lors de la cérémonie annuelle du Women’s Prize for fiction à Londres.

4 juin 2025 0 Commentaires
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Le Sénat français distingue Frankétienne à titre posthume
ActualitéCaraïbesEuropeÉvénements

Le Sénat français distingue Frankétienne à titre posthume

par La redaction 2 juin 2025
Rédigé par La redaction

Le 22 mai 2025, le Sénat français a salué la mémoire de Frankétienne, écrivain emblématique d’Haïti et voix influente de la francophonie, en lui décernant à titre posthume sa Médaille d’Honneur. Cette distinction officielle, remise dans le cadre des Semaines de l’Amérique latine et des Caraïbes, s’inscrit dans une volonté de valoriser les grandes voix de la francophonie mondiale.

La proposition d’honorer Frankétienne a été initiée par l’Ambassade d’Haïti en France, quelques mois après la disparition de l’auteur survenue en février 2025. Le lieu choisi pour la cérémonie, le Pavillon de l’Orangerie, situé dans les jardins de la présidence du Sénat à Paris, a accueilli de nombreuses personnalités du monde politique, culturel et diplomatique. Parmi celles présentes figuraient Patrick Delatour, ministre haïtien de la Culture, Louino Volcy, représentant diplomatique d’Haïti en France, Lilas Desquiron, ambassadrice auprès de l’UNESCO et l’autrice Darline Cothière.

La médaille a été remise à Mme Guerda Cadostin, cousine de Frankétienne, mandatée par la veuve de l’auteur, Mme Marie-André Étienne, pour représenter la famille. Ce geste symbolique a marqué un moment solennel de reconnaissance pour un artiste dont l’œuvre traverse les décennies et les frontières.

Le président du Sénat, Gérard Larcher, a prononcé un discours en hommage à Frankétienne et a souligné son influence dans le monde littéraire francophone. Il a évoqué « un alchimiste des mots » qui « s’est toujours tenu aux côtés des plus vulnérables », et a rappelé que « son arme, à lui, c’était la plume ». Pour conclure, il a cité une phrase emblématique de l’écrivain : 

 Le rêve est le premier des chemins qui conduisent à la liberté. Rêver, c’est déjà être libre. 

Frankétienne, pionnier du spiralisme et défenseur du créole haïtien

Frankétienne <br />copyright Mathieu Bourgois/Writer Pictures<br /> contact +44 (0)20 822 41564<br /> <br />

Frankétienne – Photo Mathieu Bourgois

Frankétienne, de son vrai nom Jean-Pierre Basilic Dantor Frankétienne D’Argent, est né en 1936 à Ravine Sèche, en Haïti. Auteur prolifique, il laisse une œuvre imposante, mêlant roman, poésie, théâtre, essai et peinture. Polyglotte, il écrivait en français et en créole et refusait de hiérarchiser les langues, qu’il considérait comme des véhicules complémentaires de pensée et d’expression.

Parmi ses œuvres les plus marquantes figurent Ultravocal, Mûr à crever, Les Affres d’un défi, ainsi que Dezafi, considéré comme le premier roman écrit entièrement en créole haïtien. Son style, foisonnant, inventif et enraciné dans la réalité haïtienne, lui a valu une reconnaissance internationale.

Frankétienne a participé, dans les années 1970, à la création du spiralisme aux côtés de Jean-Claude Fignolé et René Philoctète. Ce courant littéraire et artistique prône une écriture en perpétuel mouvement, non linéaire, marquée par des ruptures, des entrelacements de voix et une dynamique chaotique, en écho aux soubresauts de la société haïtienne. Le spiralisme s’oppose aux formes rigides et revendique un langage vivant, chargé d’énergie et de résistance.

Frankétienne était également peintre et enseignant, et s’est engagé activement dans la vie culturelle de son pays. Il voyait l’art comme un outil de transformation, capable de faire face à l’adversité et de porter la voix des opprimés. Son œuvre artistique et littéraire a souvent dénoncé les injustices, les dictatures, les catastrophes naturelles, tout en célébrant la résilience du peuple haïtien.

En 2021, l’Académie française lui avait décerné le Grand Prix de la Francophonie pour l’ensemble de sa carrière. Ce prix prestigieux avait déjà marqué une étape importante dans la reconnaissance de son œuvre par les institutions francophones. 

Le Sénat français distingue Frankétienne à titre posthume (1)

La citation de Frankétienne dans le métro parisien

Lors de la cérémonie, l’Ambassade d’Haïti en France, Louino Volcy, a rappelé l’universalité du message de Frankétienne et la nécessité de le transmettre aux générations futures. Il a cité une autre phrase emblématique, extraite d’une campagne d’affichage menée dans le métro parisien par la Fondation pour la mémoire de l’esclavage en 2020 :

S’il arrive que tu tombes, apprends vite à chevaucher ta chute, que ta chute devienne cheval pour continuer le voyage. 

Il a également rappelé l’engagement de l’ambassade à faire rayonner la culture haïtienne à l’échelle internationale. L’hommage à Frankétienne s’inscrit dans une dynamique plus large de reconnaissance des grandes figures intellectuelles du Sud global et de leur contribution au patrimoine universel.

En honorant Frankétienne, le Sénat français inscrit son œuvre dans une reconnaissance officielle qui dépasse le seul cadre littéraire.

2 juin 2025 0 Commentaires
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⚡️Flash Info : Ngũgĩ wa Thiong’o est décédé à l’âge de 87 ans
ActualitéAfrique de l'EstFlash Info

⚡️Flash Info : Ngũgĩ wa Thiong’o est décédé à l’âge de 87 ans

par La redaction 28 mai 2025
Rédigé par La redaction

Le célèbre écrivain kényan Ngũgĩ wa Thiong’o est décédé ce mercredi 28 mai 2025 à l’âge de 87 ans. L’annonce a été faite par sa fille, Wanjikũ wa Ngũgĩ, via un message publié sur Facebook, dans lequel elle invite à célébrer « sa vie et son œuvre » conformément à ses dernières volontés.

Auteur de romans majeurs tels que Weep Not, Child, Petals of Blood et Wizard of the Crow, Ngũgĩ wa Thiong’o était également un penseur engagé pour la décolonisation culturelle et la promotion des langues africaines. Son œuvre, marquée par la critique du colonialisme et des injustices sociales, a influencé des générations d’écrivains et d’intellectuels à travers le monde.

La famille n’a pas précisé la cause du décès, mais a indiqué que les détails concernant les cérémonies d’hommage seront annoncés prochainement par le porte-parole familial, Nducu wa Ngũgĩ.

Ngũgĩ wa Thiong’o laisse derrière lui un héritage littéraire et intellectuel considérable, salué tant en Afrique qu’à l’international.

28 mai 2025 0 Commentaires
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Flash Info : "Une si longue lettre" projeté au New York African Film Festival
ActualitéAfrique de l'OuestAmérique du NordCinémaFictionFlash Info

⚡️Flash Info : « Une si longue lettre » projeté au New York African Film Festival

par La redaction 26 mai 2025
Rédigé par La redaction

Le film Une si longue lettre, libre adaptation du roman de Mariama Bâ, a été présenté en avant-première nord-américaine lors de la 32e édition du New York African Film Festival (NYAFF), qui se déroule du 7 au 31 mai 2025. Réalisé par Angèle Diabang, cette production sénégalaise a ouvert la section FilmAfrica du festival, programmée au Brooklyn Academy of Music (BAM) du 23 au 29 mai.

Tournée au Sénégal, l’adaptation transpose fidèlement la trame du roman publié en 1979, tout en actualisant certains dialogues et contextes. L’œuvre revisite le parcours de Ramatoulaye, institutrice sénégalaise confrontée à la polygamie après trente ans de mariage, questionnant les rapports entre tradition et émancipation féminine. Publié en 1979, le roman de Mariama Bâ est considéré comme un classique de la littérature africaine francophone.

Angèle Diabang propose une mise en scène épurée et intimiste qui valorise les dialogues intérieurs du personnage principal. Le film a aussi été sélectionné dans la compétition officielle du FESPACO 2025.

Une masterclass intitulée From Literature to Cinema: Classic Adaptations a été animée par la réalisatrice le 24 mai à la Brooklyn Public Library.

Source : BAM

26 mai 2025 0 Commentaires
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Flash Info : « Terre ceinte » de Mohamed Mbougar Sarr adapté en podcast par RFI
ActualitéAfrique de l'OuestFictionFlash Info

⚡️Flash Info : « Terre ceinte » de Mohamed Mbougar Sarr adapté en podcast par RFI

par La redaction 22 mai 2025
Rédigé par La redaction

Le premier roman de Mohamed Mbougar Sarr, Terre ceinte, paru en 2015, fait l’objet d’une adaptation en podcast produite par Radio France Internationale (RFI). L’enregistrement est en cours à Dakar, avec une équipe de comédiens en situation réelle et une captation sonore immersive.

Le roman, qui a marqué les débuts littéraires de l’auteur sénégalais, se déroule dans la ville fictive de Kalep, au Sahel, sous l’emprise de milices islamistes. À travers ce huis clos étouffant, Mohamed Mbougar Sarr dépeint la résistance de femmes et d’hommes confrontés à la terreur et à l’arbitraire. L’adaptation sonore ambitionne de rester fidèle à cette intensité narrative.

Le projet est porté par l’association Making Waves et réalisé par Tidiane Thiam, qui travaille sur cette version depuis quatre ans. Le podcast comprendra dix épisodes de quinze minutes, diffusés en français, en hassanya et en wolof.

Les traductions sont assurées par l’écrivain Boubacar Boris Diop, avec le soutien de l’Institut Panos Afrique de l’Ouest.

La diffusion de l’adaptation de Terre ceinte est prévue prochainement sur les antennes de RFI.

Source : RFI.fr

22 mai 2025 0 Commentaires
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Flash Info Boualem Sansal reçoit le Prix mondial Cino Del Duca 2025
ActualitéAfrique du NordEuropeFlash Info

⚡️Flash Info : Boualem Sansal reçoit le Prix mondial Cino Del Duca 2025

par La redaction 22 mai 2025
Rédigé par La redaction

L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal a été désigné lauréat du Prix mondial Cino Del Duca 2025, doté de 200 000 euros, a annoncé l’Institut de France le 21 mai. Cette distinction récompense l’ensemble de son œuvre et son engagement pour une parole libre et humaniste.

Âgé de 76 ans, Boualem Sansal est actuellement incarcéré en Algérie. Arrêté en novembre 2024 à l’aéroport d’Alger, il a été condamné le 25 mars 2025 à cinq ans de prison pour « atteinte à l’unité nationale », à la suite de déclarations sur les frontières entre l’Algérie et le Maroc. Son procès en appel est prévu le 24 juin.

Le jury, présidé par Amin Maalouf, secrétaire perpétuel de l’Académie française, a salué « la force d’un écrivain qui, par-delà les frontières et les censures, continue de faire entendre une parole libre, profondément humaniste et résolument nécessaire ».

Boualem Sansal a débuté sa carrière littéraire en 1999 avec Le Serment des barbares. Son œuvre, souvent censurée en Algérie, dénonce les dérives autoritaires et religieuses. En 2015, son roman 2084 : la fin du monde a reçu le Grand Prix du roman de l’Académie française.

Le Prix mondial Cino Del Duca, créé en 1969, est l’une des plus importantes récompenses littéraires internationales. Il sera remis le 18 juin sous la Coupole de l’Institut de France.

Source : lepoint.fr

22 mai 2025 0 Commentaires
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Muna Kalati lance une application éducative dédiée aux livres pour enfants africains
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Muna Kalati lance une application éducative dédiée aux livres pour enfants africains

par La redaction 19 mai 2025
Rédigé par La redaction

Muna Kalati, une organisation panafricaine engagée dans la promotion de livres pour enfants africains, a récemment lancé une application mobile dédiée à la promotion de la lecture et de l’apprentissage chez les enfants africains.

Depuis plusieurs décennies, les enfants africains sont exposés majoritairement à des livres produits hors du continent, souvent déconnectés de leur environnement culturel. Cette réalité limite leur identification aux personnages, leur compréhension du monde et leur développement créatif. Des initiatives comme celle de Muna Kalati contribuent à rééquilibrer cette dynamique, en valorisant les productions locales et en renforçant la présence des récits africains dans le quotidien des jeunes lecteurs.

Disponible sur le Google Play Store depuis mars 2025, l’application Muna Kalati pour les livres pour enfants africains propose une bibliothèque numérique riche de plus de 250 livres numériques, livres audio et animations éducatives, tous centrés sur des histoires, personnages et valeurs africains. Chaque contenu est soigneusement sélectionné pour refléter les histoires, les valeurs et les identités africaines. Des contes traditionnels aux récits contemporains, l’objectif est de renforcer l’identité culturelle et de nourrir la créativité des jeunes lecteurs.

L’application est conçue pour une utilisation simple et intuitive, adaptée aux enfants comme aux adultes. Elle permet la lecture en ligne ou hors ligne des livres, l’écoute de livres audio, ainsi que le visionnage d’animations éducatives. Certains contenus sont disponibles en plusieurs langues africaines telles que le twi, le swahili et le yoruba, renforçant l’accessibilité culturelle et linguistique.

L’offre de contenus couvre plusieurs genres littéraires adaptés aux âges variés, allant des livres d’images pour les tout-petits aux récits plus longs pour les lecteurs avancés. Elle comprend également des thématiques comme l’environnement, la vie quotidienne en Afrique, l’histoire du continent ou encore l’égalité de genre.

Un marché numérique pour les créateurs de livres pour enfants africains

Au-delà de sa fonction pédagogique, l’application Muna Kalati se distingue en tant que place de marché numérique entièrement dédiée aux contenus éducatifs afrocentrés. Grâce à un portail éditeur intégré, les auteurs et éditeurs africains peuvent désormais proposer et vendre leurs livres numériques directement aux familles, éducateurs et écoles à travers le continent.

Le portail éditeur de Muna Kalati permet aux auteurs et éditeurs intéressés de s’inscrire gratuitement. Après validation de leur profil et signature d’un accord de distribution, ils peuvent téléverser leurs œuvres (livres numériques, livres audio, animations). Le modèle économique repose sur le partage des revenus issus des ventes. Cette ouverture concerne non seulement les professionnels basés en Afrique, mais aussi les membres de la diaspora souhaitant contribuer à la diffusion de la littérature jeunesse africaine.

Christian Elongué, directeur exécutif de Muna Kalati, souligne l’importance de cette application dédiée à la littérature jeunesse africaine : « Pour trop longtemps, les enfants africains ont consommé des contenus éducatifs qui ne reflètent pas leur patrimoine, leurs réalités ou leurs aspirations. Cette application offre non seulement une visibilité aux histoires africaines, mais aussi un outil pratique pour favoriser une éducation inclusive et des écosystèmes éditoriaux durables à travers le continent. »

Depuis sa création, Muna Kalati s’engage à promouvoir la lecture et la littérature jeunesse en Afrique. L’organisation a déjà touché plus de 11 000 enfants dans cinq pays africains, notamment le Cameroun, le Nigeria, le Ghana, le Togo et le Rwanda, grâce à ses événements littéraires et à un réseau de plus de 1 200 éditeurs africains.

Cette application représente une avancée significative pour l’édition numérique jeunesse en Afrique. Elle donne également l’opportunité aux créateurs de contenus éducatifs africains de partager leurs œuvres avec un public plus large.

En créant une plateforme centralisée pour les livres pour enfants africains, Muna Kalati espère contribuer à l’amélioration de l’alphabétisation en Afrique et à la valorisation des langues et cultures locales. L’application s’inscrit ainsi dans une vision à long terme d’une éducation plus inclusive, connectée et représentative.

Pour plus d’informations ou pour télécharger l’application, rendez-vous sur le site officiel de Muna Kalati ou sur le Google Play Store.

19 mai 2025 0 Commentaires
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BCA African Business Book of the Year 2025 : la sélection finale en compétition pour 10 000 $
ActualitéAfriqueÉconomie et FinanceEssaisSociété

BCA African Business Book of the Year 2025 : la sélection finale en compétition pour 10 000 $

par La redaction 19 mai 2025
Rédigé par La redaction

Le 15 mai 2025, le Business Council for Africa a présenté à Londres les dix finalistes de la troisième édition du Prix “BCA African Business Book of the Year”, qui distingue chaque année des livres récents consacrés à l’activité économique sur le continent.

Créé en partenariat avec le média African Business et Brand Communications, le prix “BCA African Business Book of the Year” récompense des livres écrits par des auteurs africains, qui proposent des analyses des dynamiques économiques dans divers secteurs.

Pour cette édition 2025, dix livres ont été retenus. Ils explorent des sujets tels que l’industrialisation, les réformes financières, les infrastructures, le leadership, la mobilité ou encore l’innovation numérique. Certains prennent la forme de récits personnels, d’autres s’appuient sur des études de marché ou des données historiques. L’un revient sur la gestion du COVID-19 à l’échelle africaine, un autre sur l’émergence de l’humour en ligne comme levier économique.

Quatre livres sont signés par des autrices. C’est la première fois que la sélection du “BCA African Business Book of the Year” en compte autant depuis sa création. Plusieurs publications sont également issues d’auteurs originaires d’Afrique de l’Ouest, en particulier du Nigeria.

Les dix livres finalistes pour 2025

  • A West African Entrepreneur’s Challenging Path to Financial Freedom – Ike Onyema Obi et Janine de Nyssche
  • Africonomics: A History of Western Ignorance and African Economics – Bronwen Everill
  • Essentials of Leadership in Africa – Bella L. Galperin et Caren B. Scheepers
  • In Her Hands: Shaping the Future of Manufacturing in Africa – Demi Samande
  • Africa’s Global Infrastructures – Jana Honke, Eric Cezne, Yifan Yang
  • How Nigeria’s Comedy Skit-Makers Are Redefining Africa’s Digital Content Landscape – Bell Ihua, Ph.D.
  • The Traveller: Crossing Borders and Connecting Africa – Thebe Ikalafeng
  • All Hands on Deck for Capital Markets Reform – Arunma Oteh
  • Riding the Storm: The Untold Story of Africa’s Response to the COVID-19 Pandemic – Toni Kan
  • The Rise of Gas – Charles A. Osezua

Le jury du prix BCA African Business Book of the Year

Le jury du prix BCA African Business Book of the Year 2025 est présidé par Arnold Ekpe, président du Business Council for Africa. Il est accompagné de Chris Ogbechie, Moky Makura, Terhas Berhe, Omar Ben Yedder et Anver Versi. Tous sont issus du monde des affaires, de la presse et de l’enseignement supérieur.

Pour Arnold Ekpe, la production de livres économiques reste encore en deçà du potentiel économique du continent. Il rappelle que

Beaucoup d’excellentes entreprises africaines émergent, mais peu d’histoires sont racontées dans des livres. 

Les lauréats seront dévoilés le 4 juillet 2025, à Londres à l’Institute of Directors. Le premier prix recevra 10 000 dollars. Les deuxième et troisième seront récompensés respectivement de 5 000 et 2 500 dollars.

Lors de l’édition précédente, trois livres avaient été primés : How Africa Trades de David Luke, Africa is Not a Country de Dipo Faloyin et Ethiopian Airlines: The African Aviation Powerhouse de Jozef Mols.

19 mai 2025 0 Commentaires
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⚡️Flash Info : Zebra Comics s’associe au géant chinois COL Group
AfriqueAfrique CentraleAsieFlash Info

⚡️Flash Info : Zebra Comics s’associe au géant chinois COL Group

par La redaction 15 mai 2025
Rédigé par La redaction

La maison d’édition camerounaise Zebra Comics PLC a annoncé un partenariat stratégique avec COL Group Co., Ltd. (中文在线), l’une des principales plateformes chinoises de littérature numérique et de publication en ligne. Cette collaboration vise à enrichir l’offre de Zebra Comics Global en intégrant du contenu asiatique de premier plan, tout en renforçant la visibilité des créations africaines à l’échelle mondiale .

Fondé en 2000 à Pékin, COL Group est un acteur majeur de l’édition numérique, opérant des plateformes telles que 17K.com et 4YT.NET, avec un catalogue de plus de 5,6 millions d’œuvres numériques. L’entreprise est également active dans la production de séries courtes, l’exploitation de licences et le développement d’outils d’intelligence artificielle pour la création de contenus.

L’entreprise a établi des partenariats avec des acteurs majeurs de l’industrie, notamment ONO/Média Participations (France) et DC/Warner Bros Discovery (États-Unis), avec qui elle a collaboré sur l’anthologie Joker: The World. Dans ce projet, Zebra Comics a développé une histoire originale intitulée Black Therapy, se déroulant au Cameroun et mettant en scène le Joker dans un contexte africain. L’objectif affiché est de promouvoir les voix africaines dans le paysage mondial de la bande dessinée, tout en diversifiant les contenus proposés aux lecteurs.

Zebra Comics aspire aussi à se diversifier dans l’animation 2D/3D et le développement de jeux vidéo, avec pour objectif de valoriser les cultures, histoires et traditions africaines à travers différents médias.

Pour plus d’informations, visitez leur site officiel : zebra-comics.com.

Source : Zebra Comics

15 mai 2025 0 Commentaires
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Ama Dadson nommée ambassadrice audio de la Frankfurter Buchmesse 2025
AfriqueAfrique de l'OuestEuropeÉvénementsFlash Info

⚡️Flash Info : Ama Dadson nommée ambassadrice audio de la Frankfurter Buchmesse 2025

par La redaction 15 mai 2025
Rédigé par La redaction

La Foire du livre de Francfort (Frankfurter Buchmesse) a annoncé la nomination d’Ama Dadson en tant qu’ambassadrice audio pour l’édition 2025 de la foire.

Fondatrice de la plateforme AkooBooks Audio, pionnière dans la production et la diffusion de livres audio africains, la Ghanéenne participera notamment à la session inaugurale « The Hof » du 22 mai, intitulée Beyond the Book – Grow Your Business with Audio, Film & Games. À cette occasion, elle échangera en direct avec des professionnels de l’édition et du divertissement autour des opportunités offertes par les contenus audio.

Depuis 2020, « The Hof » réunit des professionnels de l’édition, des auteurs et des passionnés de littérature du monde entier autour d’interviews en direct, de discussions thématiques et de rencontres informelles, dans une atmosphère détendue avec musique live.

Source : Frankfurter Buchmesse

15 mai 2025 0 Commentaires
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Flash Info Gift Nyoni remporte le prix Afritondo 2025 pour sa nouvelle Heat
AfriqueAfrique de l'OuestFlash Info

⚡️Flash Info : Gift Nyoni remporte le prix Afritondo 2025 pour sa nouvelle « Heat »

par La redaction 14 mai 2025
Rédigé par La redaction

Le 9 mai 2025, l’écrivain zimbabwéen Gift Nyoni a été désigné lauréat du prix Afritondo Short Story Prize pour sa nouvelle intitulée Heat. Cette distinction, dotée de 1 000 dollars américains, récompense chaque année une œuvre de fiction courte rédigée en anglais par un auteur africain ou afrodescendant. L’édition 2025 avait pour thème « les masques », invitant les participants à explorer les dimensions spirituelles, culturelles et sociales de ce motif.

La nouvelle de Gift Nyoni a été sélectionnée parmi plus de 500 candidatures provenant de 34 pays. Elle figurait aux côtés de quatre autres textes finalistes : The Twenty-Eighth Day d’Efua Boadu (Ghana/Royaume-Uni), Bible Blues d’Emelda Nyaradzai Gwitimah (Zimbabwe/Canada), Mrs Coker and the Headless Masquerade de Mustapha Enesi (Nigeria) et To my right, the ocean, to my left, the hills de Zoe Ngombane (Afrique du Sud). Tous les textes présélectionnés seront publiés dans une anthologie à paraître.

Le jury de cette édition du prix Afritondo était composé de l’écrivain rwandais-namibien Rémy Ngamije, de la poétesse ghanéenne Ama Asantewa Diaka et du romancier nigérian Umar Turaki.

Source : Afritondo

14 mai 2025 0 Commentaires
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Flash Info Le roman Akata Warrior de Nnedi Okorafor apparaît dans la série Netflix Forever
Afrique de l'OuestAmérique du NordCinémaFantasyFlash InfoScience-fiction

⚡️Flash Info : Le roman « Akata Warrior » de Nnedi Okorafor apparaît dans la série Netflix Forever

par La redaction 14 mai 2025
Rédigé par La redaction

Le roman Akata Warrior de l’autrice nigériano-américaine Nnedi Okorafor figure dans un épisode de la nouvelle série Netflix Forever. Dans l’épisode 5, intitulé The Vineyard, le personnage de Keisha est montré en train de lire le livre. L’autrice a exprimé sa surprise et sa joie sur les réseaux sociaux en découvrant cette inclusion.

 

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Akata Warrior est le deuxième tome de la trilogie Nsibidi Scripts, qui suit les aventures de Sunny Nwazue, une adolescente nigériano-américaine dotée de pouvoirs mystiques. Cette série littéraire, saluée pour son exploration de l’africanjujuism et de l’africanfuturism, a reçu plusieurs distinctions, dont le prix Locus du meilleur roman pour jeunes adultes.

La série Forever, disponible sur Netflix, met en scène des personnages adolescents confrontés à divers défis personnels. L’apparition du roman de Nnedi Okorafor dans la série souligne l’influence croissante de la littérature africaine et afrodescendante dans les médias contemporains.

Source : Instagram de Nnedi Okorafor

14 mai 2025 0 Commentaires
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Kamel Daoud -Flash Info
Flash Info

⚡️Flash Info : Kamel Daoud dénonce une « persécution judiciaire »

par La redaction 14 mai 2025
Rédigé par La redaction

L’écrivain franco-algérien Kamel Daoud, lauréat du prix Goncourt 2024 pour son roman Houris (Gallimard), fait face à une procédure judiciaire en France. Saâda Arbane, une femme algérienne, l’accuse d’avoir utilisé sans son consentement des éléments de sa vie personnelle pour créer le personnage principal de son ouvrage. Elle affirme que des détails intimes, confiés à la psychiatre Aïcha Dehdouh — épouse de l’auteur — lors de séances de thérapie, ont été repris dans le roman.

Une première audience de procédure s’est tenue le mercredi 7 mai au tribunal judiciaire de Paris. La prochaine est fixée au 10 septembre 2025. D’ici là, Kamel Daoud et son éditeur doivent soumettre leurs conclusions au plus tard une semaine avant l’audience. La plaignante réclame 200 000 euros de dommages et intérêts ainsi que la publication d’un éventuel jugement de condamnation.

Parallèlement, en Algérie, deux mandats d’arrêt internationaux ont été émis contre l’écrivain, qui conteste ces poursuites qu’il juge motivées politiquement. Le roman Houris, qui évoque la guerre civile algérienne des années 1990, est interdit dans le pays.

Kamel Daoud nie toute atteinte à la vie privée, affirmant que son œuvre est une fiction inspirée d’une histoire largement connue en Algérie. Il dénonce une tentative de le faire taire en raison des thèmes sensibles abordés dans son livre.

Sources : TV5Monde

14 mai 2025 0 Commentaires
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Comme jours d’après déluge, d’Éric Digbé, ou « Le Deuil du sens »
Afrique de l'OuestNotes de lecturePoésieReviews

« Comme jours d’après déluge », d’Éric Digbé, ou « Le Deuil du sens »

par Charles Gueboguo 13 mai 2025
Rédigé par Charles Gueboguo

« Le Deuil du sens ». Une lecture analytique de Comme jours d’après déluge, un poème d’Éric Digbé, publié chez La Case des Lucioles, collection « Errements », Abidjan, 2025.

Le long poème s’ouvre comme une veillée funèbre pour l’alphabet. Le souffle des voyelles est étouffé par le poids du sens : « /arraché toutes les voyelles de l’alphabet/ ».  Après la prise de conscience du deuil, le poète sème des voyelles dans le texte du vivant, en pleurant. Comme dans la terre, Éric Digbé, trace ses mots. De ces sillons, les consonnes poussent pour lamenter le verbe. L’auteur se métamorphose ainsi en paysan des lettres : « /je me demande encore comment on laboure l’alphabet/pour faire germer poème / ».

Pour saisir le sens de l’après-vie, Éric Digbé choisit le parti du labour comme une parodie d’un champ labouré à l’envers : « /mettre la grammaire avant les bœufs/ ». On y voit un retournement de sens, où le rythme et les sons funéraires créent un espace de résistance symbolique contre la douleur de la séparation. Il le fait par le biais de la convocation des métaphores agraires et les rituels : « /ancêtre septième/je participerai à ta mort prochaine/avec cola et croix de cauris/ ». Le sacré chrétien (croix) se mêle au rite Mona/Wan où la cola (et les cauris) jouent le rôle de monnaie pour les morts. Il en ressort que labourer l’alphabet pour lui devient un acte à la fois sacré et sacrilège.

Pour donner du corps à sa métaphore agraire, Éric Digbé revisite, entre autres, La Fontaine. Le « labour » de Digbé renverse la fable du laboureur en faisant hériter aux enfants (les mots) d’un champ de cendres. En effet, la récolte de ce geste poétique est un silence qui brûle. L’auteur nous fait assister, in fine, à l’avortement du signe, pendant et après les moments de deuil : « fausse couche ». Il fait de son poème lui-même une sorte de cadavre linguistique qui résonne comme une fausse croche. En musique, on parle d’une note morte.

Mais, les morts ne meurent pas comme le souligne Birago Diop. Cependant, Éric Digbé, nous rappellent que les morts, en réalité, sont les vivants qui répètent, dans les actes funéraires, leurs propres adieux à la terre. Or, si dans la théorie de la communication, le message, c’est aussi le massage, ce qui est joué en masse dans les rites funéraires devient ce qu’il appelle le verbe « s’infinir ». Littéralement : entrer dans l’infini, finir de l’intérieur, c’est-à-dire à partir du vivant comme posture poétique.

 

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Si la fin marque souvent la mort, alors « s’infinir » chez Digbé serait le fait d’échapper à la mort par la dilatation du verbe finir. Le préfixe « in » ici perd son sens premier de la négation, comme dans les mots « invisible » ou « indolore », pour s’ouvrir, et se dissoudre dans le vivant. En effet, avec cette proposition du poète, on aurait pu se limiter ou s’arrêter à la dimension du supin latin, infinitum (in+fini = non fini ou sans fin). Cependant, l’ajout du « se » dans « s’infinir », bien plus qu’un pronom réfléchi, devient un opérateur de subjectivation. Le pronominal « se » indique que le sujet agit sur lui-même de l’intérieur. Ce n’est pas un « je » qui décide de s’infinir, mais plutôt un mouvement intérieur, presque/parfois involontaire.

L’invocation des instances ancestrales, des masques, des rites et des danses mortuaires, tout le long du poème, donne à voir une forme de débordement. On constate qu’en accord avec certaines pensées spirituelles africaines (comme dans la philosophie du chi chez les Yorubas), le vivant ne se termine jamais vraiment. Il se transforme, circule, revient. La mort devient l’expression d’une trace mouvante dans la mémoire collective. La danse rituelle qu’Éric Digbé convoque,/zikè likè/ : un pas en avant, un pas en arrière, révèle une danse des vivants sur la tombe du (non-) sens de la mort. Cette danse de la résilience face au deuil a pour but d’accoucher d’une nouvelle marge, comme une soif de re-commencement.

Ce que communiquer le deuil veut dire : la langue mona comme verbe

Dans Comme d’après jours de déluge, les longs fragments de la langue mona que l’auteur y insère fonctionnent comme des balles non extraites, logées dans la chair du français hérité de la colonisation. Éric Digbé comprend que l’expression de la douleur est polluée lorsque retranscrite dans une langue qui ne sait pas faire corps avec une culture. Pleurer en français devient ainsi impossible. Voilà pourquoi, là où d’autres, tels Senghor ou Kourouma, ont choisi de sublimer les langues africaines en les francisant, Éric Digbé, lui, s’inscrit dans une dynamique néo-oraliste. Il pare son poème des champs lexicaux du mona pour en faire une sépulture vibrante. Ces fragments du mona sont autant de greffes poétiques opérées sur un corps linguistique décharné. Son poème devient alors un tissu composite : français (gâté) vs mona (vivant).

Cependant, le geste poétique d’Éric Digbé se caractérise par un refus : celui de réduire l’expression du deuil à un exercice de traduction du mona vers le français. Cette posture repose sur l’objection qui veut que toute traduction soit une trahison non seulement des siens, mais de soi. En effet, la traduction implique un renoncement tacite à la singularité de l’identité. Dès lors, le poète récuse le fait que ce soit toujours à un « nous », sociologiquement majoritaire, que revienne l’unique charge de s’adapter à un « eux », politiquement dominant. Cette remise en question d’un rapport unilatéral, permet d’esquisser chez l’auteur l’hypothèse d’un positionnement bidirectionnelle dans la prise de langue du deuil. J’appelle cela la communicatio poeisis : un échange de munitions à travers la création des verbes.

Ainsi, pour revenir à la production du sens du deuil chez l’auteur, lorsque s’opère la communicatio poeisis, il naît un lien véritable : une communauté d’âmes par la forme. Ce qui permet de postuler que pour lui, dire le deuil, c’est avant tout communiquer. C’est-à-dire, s’armer ensemble pour désarmer les forces de l’indicible dans lequel nous plonge l’expérience de la séparation. Dans la poétique digbéenne, dire la séparation permet d’engendrer un geste de création partagée dans une expérience commune, voire universelle. Dans cette logique, le verbe du deuil devient un acte poïétique, c’est-à-dire une création qui s’arrache de la perte. Cette création est à la fois un acte de présence et de connaissance politique. Car, notre devenir-Monde sur terre doit poursuivre sa course par-delà les griffures de la douleur.

Charles Gueboguo, écrivain et comparatiste

13 mai 2025 2 Commentaires
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La 4ᵉ édition du festival international de littérature de Dakar (FILID) ouvre bientôt ses portes
ActualitéAfrique de l'OuestÉvénements

La 4ᵉ édition du festival international de littérature de Dakar (FILID) ouvre bientôt ses portes

par La redaction 12 mai 2025
Rédigé par La redaction

Du 21 au 24 mai 2025, la capitale sénégalaise accueillera la 4ᵉ édition du festival international de littérature de Dakar (FILID). Cet événement, devenu un rendez-vous régulier pour les professionnels du livre et les amateurs de littérature, mettra cette année l’accent sur le thème : « Le développement de la culture : la place du livre ».

L’objectif de ce thème est d’examiner la place qu’occupe le livre dans la culture sénégalaise. Cette édition s’inscrit aussi dans un contexte plus large, marqué par la préparation d’un forum du livre prévu en juin, à l’initiative des nouvelles autorités. Le FILID 2025 offrira ainsi un espace de réflexion collective autour des enjeux liés à la lecture et à la littérature.

Le FILID 2025 se déroulera sur plusieurs jours, dans différents lieux de Dakar, avec une programmation destinée à favoriser les interactions entre acteurs du livre et grand public.

La leçon inaugurale de la 4ᵉ édition du festival international de littérature de Dakar confiée à Alpha Amadou Sy

L’ouverture officielle du 4ᵉ édition du festival international de littérature de Dakar aura lieu au Grand théâtre national de Dakar. La leçon inaugurale sera donnée par Alpha Amadou Sy, président de la Communauté africaine de culture, section Sénégal (CacSen). Philosophe de formation et engagé dans les milieux intellectuels, il interviendra pour lancer l’ouverture de cette quatrième édition.

Le programme de la 4ᵉ édition du festival international de littérature de Dakar inclura également une initiative en direction des jeunes publics. Un concours de poésie opposera deux établissements scolaires. Les élèves du lycée Limamoulaye de Guédiawaye seront confrontés à ceux de l’école privée les Cours Sainte-Marie de Hann Maristes.

Ce concours s’inscrit dans la dynamique du festival, qui cherche à faire participer les élèves et étudiants aux activités culturelles autour du livre. Il constitue aussi une opportunité de valoriser les expressions littéraires dans le milieu scolaire.

Trois prix littéraires annoncés au FILID

La 4ᵉ édition du festival international de littérature de Dakar sera également l’occasion de révéler les nominés de trois grands prix littéraires, lors de la cérémonie d’ouverture :

  • Prix international Cheikh Hamidou Kane du Roman
  • Prix Abdoulaye Racine Senghor du roman sénégalais
  • Prix de la poésie Annette Mbaye D’Erneville

Ces prix portent les noms de trois personnalités importantes de la littérature et de la culture sénégalaise. Les lauréats seront annoncés le samedi 24 mai 2025, jour de clôture du festival.

12 mai 2025 4 Commentaires
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14ᵉ édition du Salon du Livre d’Abidjan
ActualitéÉvénements

Live Update-Salon International du Livre d’Abidjan(SILA) 2025

par La redaction 8 mai 2025
Rédigé par La redaction

Le SILA, créé en 1999, s’est imposé au fil du temps comme l’événement littéraire incontournable en Afrique de l’Ouest. En 2024, il a enregistré 125 072 visiteurs, 80 exposants, 233 séances de dédicaces, 5 630 livres vendus, pour un chiffre d’affaires compris entre 18,73 et 41 millions FCFA.

📅 Informations officielles

  • Dates : Du mardi 6 au samedi 10 mai 2025
  • Lieu : Parc des Expositions d’Abidjan, Port-Bouët
  • Thème : « Livre Racines »
  • Auteure à l’honneur : Marguerite Abouet, célébrant les 20 ans de sa bande dessinée Aya de Yopougon
  • Pays et régions invités d’honneur : Haïti, Guadeloupe, Martinique, Guyane française, Saint-Martin
  • Région ivoirienne à l’honneur : Cavally, avec des concours de poésie et des animations culturelles

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Gala "SILA LEGENDS"

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15:00
Les stands du SILA

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17:39:25
La 15eme édition du SILA
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[RETOUR SUR LA JOURNÉE 4 – SILA 15] Ce vendredi 9 mai 2025
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17:47:03
[JOURNÉE 4 – CAVALLY À L’HONNEUR]
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17:50:57
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8 mai 2025 0 Commentaires
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Gaël Octavia, lauréate du Prix Goncourt de la nouvelle 2025
ActualitéCaraïbesEuropeÉvénementsFiction

Gaël Octavia, lauréate du Prix Goncourt de la nouvelle 2025

par La redaction 7 mai 2025
Rédigé par La redaction

Gaël Octavia, écrivaine martiniquaise, a remporté le prix Goncourt de la nouvelle 2025 pour son recueil L’étrangeté de Mathilde T. et autres nouvelles, publié dans la collection Continents noirs chez Gallimard. Ce recueil de seize nouvelles met en scène des héroïnes, où l’étrangeté se manifeste dans des objets du quotidien transformés en éléments fantastiques.

Avec cette distinction, Gaël Octavia rejoint les écrivains martiniquais récompensés par l’Académie Goncourt, aux côtés de Patrick Chamoiseau, couronné en 1992 pour Texaco. Ce prix confirme la place croissante des auteurs caribéens dans les grandes instances littéraires françaises.

Gaël Octavia, de la science à la fiction 

Née le 29 décembre 1977 à Fort-de-France, Gaël Octavia est autrice, dramaturge, réalisatrice et artiste. Elle a étudié l’ingénierie à Paris avant de se consacrer aux arts et à l’écriture. Après avoir exercé comme journaliste scientifique puis responsable de communication à la Fondation Sciences Mathématiques de Paris, elle se tourne vers la fiction de manière autodidacte.

Ses textes abordent des thèmes universels comme l’exclusion, la migration ou l’identité. Elle inscrit ses récits dans une réalité martiniquaise marquée par la complexité sociale et culturelle.

Elle a publié plusieurs ouvrages salués par la critique, dont La fin de Mame Baby (Gallimard, 2017), qui a reçu une mention spéciale du jury du prix Wepler, et La bonne histoire de Madeleine Démétrius (Gallimard, 2020), qui explore les relations féminines et déconstruit le mythe de la femme « potomitan », figure centrale dans les sociétés antillaises.

Un attachement fort au genre de la nouvelle

Au micro d’Afrolivresque, lors du Salon du livre africain de Paris en mars dernier, Gaël Octavia partageait son regard sur ce court format :

De manière générale, je dirai que les recueils de nouvelles sont sous-côtés. La nouvelle est un genre que j’apprécie beaucoup. Je trouve qu’on promeut assez peu, en France, ce genre littéraire alors qu’il est tout aussi noble que le roman.”

Avant ce prix, Gaël Octavia s’était déjà fait remarquer avec La fin de Mame Baby (Gallimard, 2017), distingué par une mention spéciale du prix Wepler.

7 mai 2025 0 Commentaires
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Percival Everett remporte le Prix Pulitzer 2025 dans la catégorie Fiction
ActualitéAfrique du NordÉvénementsFiction

Percival Everett remporte le Prix Pulitzer 2025 dans la catégorie Fiction

par La redaction 6 mai 2025
Rédigé par La redaction

L’auteur américain Percival Everett, connu pour ses récits hybrides et incisifs, vient d’être récompensé ce lundi par le Prix Pulitzer 2025 dans la catégorie fiction pour son roman James.

James est une réécriture des Aventures de Huckleberry Finn de Mark Twain, racontée cette fois du point de vue de Jim, l’esclave en fuite. Le roman donne une voix et une profondeur psychologique à ce personnage longtemps relégué au second plan, et explore sa vie intérieure, ses stratégies de survie face au racisme quotidien, et sa quête de liberté et de famille.

Publié en mars 2024, James a reçu un accueil critique exceptionnel, et a également remporté le National Book Award, le Kirkus Prize et la Carnegie Medal for Excellence in Fiction. Il a aussi figuré parmi les finalistes du Booker Prize et du PEN/Faulkner Award.

Percival Everett est reconnu comme l’une des voix les plus originales de la littérature américaine contemporaine, avec une œuvre qui traverse les genres, de la satire au western, en passant par la prose expérimentale. Son roman Erasure a d’ailleurs été adapté en 2023 dans le film oscarisé American Fiction.

Créé en 1917 à l’initiative du magnat de la presse Joseph Pulitzer, le prix récompense chaque année l’excellence dans 23 catégories. Il est considéré comme l’une des distinctions les plus prestigieuses aux États-Unis dans le journalisme, la littérature, le théâtre et la musique. Pour les catégories littéraires, seuls les citoyens américains sont éligibles, à l’exception du prix d’Histoire, ouvert à tous les auteurs traitant de l’histoire des États-Unis.  Il est doté d’une récompense financière de 15 000 dollars.

Le processus de sélection du prix Pulitzer mobilise plus de 100 jurés répartis en 22 jurys, qui proposent chacun trois finalistes par catégorie. Le comité du prix Pulitzer choisit ensuite le lauréat parmi ces finalistes. Plus de 2 500 candidatures sont examinées chaque année, et la remise des prix a traditionnellement lieu au printemps.

6 mai 2025 0 Commentaires
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Henri N’Koumo, lauréat du Prix Jean-Marie Adiaffi 2025
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Côte d’Ivoire : Henri N’Koumo, lauréat du Prix Jean-Marie Adiaffi 2025

par La redaction 6 mai 2025
Rédigé par La redaction

Henri N’Koumo a remporté en 2025 la première édition du Prix Jean-Marie Adiaffi avec La promesse entêtée de l’ombre, une pièce de théâtre publiée en 2024 aux éditions Les Classiques Ivoiriens. 

Le Prix Jean-Marie Adiaffi, organisé par l’association Les Amis du Livre, distingue une œuvre de littérature ivoirienne contemporaine. Il rend hommage à Jean-Marie Adiaffi, auteur et figure intellectuelle engagée. Le montant du Prix Jean-Marie Adiaffi 2025, attribué à Henri N’Koumo, est de 1 million de francs CFA. Cette récompense lui a été remise en même temps que le trophée du lauréat.

Henri N’Koumo est écrivain, poète et critique littéraire. Il est né en 1965 à Bingerville, en Côte d’Ivoire. Il publie ses premiers textes dans Fraternité Matin alors qu’il est encore étudiant. En 1990, il reçoit le prix international de la nouvelle organisé par Radio France Afrique pour son texte « M’Amante ».

Il est également l’auteur du recueil Zakwato / Morsures d’Éburnie, coécrit en 2009 avec le journaliste Azo Vauguy. Son parcours mêle engagement poétique et réflexion sur l’histoire récente de la Côte d’Ivoire. En 2010, il coordonne Des paroles de Côte d’Ivoire pour Haïti, une anthologie de solidarité après le séisme ayant frappé Haïti.

Henri N’Koumo occupe aussi des fonctions dans le secteur public. Il a été directeur du Livre, des arts plastiques et visuels au ministère de la Culture et de la Francophonie. Il travaille à la promotion de la lecture, à la reconnaissance des écrivains ivoiriens et à la structuration du secteur littéraire.

Pour sa première édition, le Prix Jean-Marie Adiaffi a rassemblé 68 livres en compétition.  Un comité de cinq grands lecteurs a examiné l’ensemble des textes en deux étapes. Il a d’abord établi une liste de dix finalistes. Ensuite, un jury final composé de personnalités issues du monde littéraire ivoirien a procédé à l’évaluation.

6 mai 2025 0 Commentaires
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SILA 2025 : Marguerite Abouet à l’honneur du Salon International du Livre d’Abidjan
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SILA 2025 : Marguerite Abouet à l’honneur du Salon International du Livre d’Abidjan

par La redaction 5 mai 2025
Rédigé par La redaction

Du 6 au 10 mai 2025, le Parc des Expositions d’Abidjan accueille la 15ᵉ édition du Salon International du Livre d’Abidjan (SILA). Cette année, la scénariste et auteure Marguerite Abouet est l’invitée d’honneur principale. Réputée pour la bande dessinée Aya de Yopougon, elle sera au centre d’un programme riche en rencontres, en célébrations et en découvertes. Le SILA 2025 mettra également à l’honneur la région du Cavally, ainsi que les littératures caribéennes à travers une sélection de territoires francophones invités.

Une réception officielle la veille de l’ouverture du SILA 2025

Marguerite Abouet sera reçue officiellement le 5 mai 2025 à l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody. Cette réception, prévue la veille de l’ouverture du salon, marque le lancement symbolique de cette édition. Tout au long de la semaine, le SILA 2025 célébrera les 20 ans de Aya de Yopougon. Cette série, vendue à plus d’un million d’exemplaires, a marqué une génération de lecteurs par son ton accessible et son authenticité. 

Des rencontres thématiques, des séances de dédicaces, ainsi que des panels dédiés permettront au public d’échanger directement avec l’auteure. Marguerite Abouet participera également à des discussions avec des professionnels du livre et des jeunes auteurs.

Le Cavally, la Caraïbe francophone et les territoires des Outre-mer français à l’honneur

Comme à chaque édition, le Salon International du Livre d’Abidjan consacre un espace à une région de Côte d’Ivoire. Pour l’édition 2025, c’est la région du Cavally qui est mise à l’honneur. Située à l’ouest du pays, elle sera représentée à travers des expositions, un concours de poésie et diverses animations culturelles. Ces activités ont pour but de faire connaître au public les richesses culturelles et patrimoniales de cette région.

Le SILA 2025 accueille aussi plusieurs territoires francophones caribéens et d’Outre-mer en tant qu’invités d’honneur. Il s’agit de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane, de Saint-Martin et d’Haïti. Ces délégations seront présentes à travers des stands dédiés, des animations, des échanges avec le public, et des rencontres avec des auteurs et éditeurs. Leur participation s’inscrit pleinement dans le thème “Livre Racines”, qui encourage une exploration des traditions orales et écrites du continent africain et de la Caraïbe.

Les prix littéraires du SILA 2025

Le SILA 2025 récompense chaque année des textes, des auteurs et des maisons d’édition. Ces distinctions, soutenues par le Ministère de la Culture et de la Francophonie en collaboration avec l’ASSEDI (Association des éditeurs de Côte d’Ivoire), seront à nouveau remises lors de cette édition. Elles sont réparties en quatre grandes catégories :

  • Grand Prix National Bernard B. Dadié de Littérature : doté de 3 000 000 francs CFA, il récompense une œuvre littéraire récente d’un auteur ivoirien ;
  • Prix National Bernard B. Dadié du Jeune Écrivain : doté de 1 000 000 francs CFA, il distingue un auteur ivoirien émergent ;
  • Prix National Jeanne de Cavally pour la Littérature Enfantine : doté de 1 000 000 francs CFA, il valorise un livre pour enfants récemment publié ;
  • Prix National SILA de l’Édition : également doté de 1 000 000 francs CFA, il salue le travail éditorial, l’innovation et l’engagement d’un éditeur ou d’une maison d’édition.

Les cérémonies de remise de prix auront lieu pendant le salon. Le programme détaillé, les horaires des animations, la liste des auteurs invités ainsi que les activités prévues dans le cadre du SILA 2025 seront régulièrement mis à jour sur la page officielle du salon.

5 mai 2025 0 Commentaires
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Canada Canisia Lubrin remporte 150 000 dollars avec le Carol Shields Prize for Fiction 2025 pour « Code noir »
ActualitéAmérique du NordCaraïbes

Carol Shields Prize for Fiction 2025: Canisia Lubrin remporte 150 000$

par La redaction 5 mai 2025
Rédigé par La redaction

La poétesse et écrivaine canado-saint-lucienne Canisia Lubrin a remporté le prestigieux prix littéraire Carol Shields Prize for Fiction 2025 pour son premier ouvrage de fiction, Code Noir (Knopf Canada / Soft Skull Press). L’annonce a été faite lors d’une cérémonie au Chicago History Museum le 1ᵉʳ mai 2025.

Née à Sainte-Lucie et résidant à Whitby, en Ontario, Canisia Lubrin est déjà reconnue pour ses recueils de poésie, Voodoo Hypothesis et The Dyzgraphxst. Son travail a été récompensé par plusieurs prix, dont le Griffin Poetry Prize et le Windham-Campbell Prize for Poetry. Avec Code Noir, Canisia Lubrin signe sa première incursion dans la fiction.

Le Carol Shields Prize for Fiction

Le Carol Shields Prize for Fiction est un prix littéraire anglophone majeur, créé pour célébrer la créativité et l’excellence dans la fiction écrite par des femmes et des auteur·rice·s non binaires aux États-Unis et au Canada. Il s’agit du prix littéraire en anglais le plus doté au monde réservé à ces catégories d’auteur·rice·s, avec une récompense de 150 000 dollars américains pour la lauréate ou le lauréat, ainsi qu’un séjour de cinq nuits au Fogo Island Inn à Terre-Neuve.

Le prix Carol Shields Prize for Fiction a été fondé pour répondre à la sous-représentation des femmes dans les prix littéraires majeurs, comme l’ont montré diverses études et statistiques. Il porte le nom de Carol Shields, romancière canado-américaine reconnue notamment pour The Stone Diaries, lauréate du prix Pulitzer et du Governor General’s Award.

Une fiction ambitieuse structurée autour du « Code noir » de 1685

Code Noir rassemble 59 récits courts. L’ensemble s’inspire directement du « Code noir » promulgué en 1685 par Louis XIV, qui définissait les conditions de l’esclavage dans les colonies françaises. Canisia Lubrin reprend la structure du texte original pour proposer 59 fictions interconnectées, allant du réalisme contemporain à la dystopie, de la fantasy futuriste à la fiction historique.

Chaque histoire explore des fragments de l’expérience noire à travers le temps et l’espace. L’ensemble déconstruit et réimagine les héritages de l’esclavage, du colonialisme et de la violence. Le livre se distingue par son style littéraire audacieux, mêlant poésie, réalisme magique et méditation politique. Les textes sont accompagnés de dessins en noir et blanc de l’artiste Torkwase Dyson, et d’une préface de Christina Sharpe.

Réception critique et impact

Le jury du prix Carol Shields Prize for Fiction a salué l’originalité et la puissance de ce recueil de 59 récits, qui revisitent l’héritage du « Code noir » et interrogent les traces de l’esclavage, du colonialisme et de la violence à travers des formes narratives variées. Canisia Lubrin, déjà reconnue pour ses œuvres poétiques, signe ici son premier livre de fiction.

Selon leur déclaration, « la prose polyphonique de Canisia Lubrin invite à s’immerger à la fois dans le réel et le spéculatif, dans l’intime et les grands moments de l’Histoire. ».

La victoire de Canisia Lubrin a été obtenue face à des finalistes de renom, dont Dominique Fortier (Shadows), Miranda July (All Fours), Sarah Manguso (Liars) et Aube Rey Lescure (River East, River West). Chacune de ces finalistes a reçu 12 500 $ US.

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Métadonnées et intelligence artificielle
ActualitéProfessionnelsTechnologie

Métadonnées et IA : le duo invisible qui peut décider du destin d’un livre

par Acèle Nadale 5 mai 2025
Rédigé par Acèle Nadale

Les habitudes des lecteurs changent. De plus en plus, les lecteurs s’en remettent à leur téléphone ou à une intelligence artificielle pour obtenir des recommandations. La manière dont un ouvrage est décrit devient presque aussi importante que le contenu lui-même. Pour le lecteur, plus besoin de connaître un titre ou un auteur. Une simple question suffit. Mais pour que la réponse soit pertinente, encore faut-il que le livre demandé soit “trouvable”. C’est là qu’interviennent les métadonnées.

Métadonnées : qu’est-ce que c’est exactement ?

Les métadonnées décrivent un livre de manière standardisée : titre, nom de l’auteur ou de l’autrice, langue, catégorie, résumé, mots-clés, thème abordé, pays ou région d’intérêt. Ces éléments sont utilisés par les moteurs de recherche, les bases de données, et de plus en plus souvent par les intelligences artificielles. Ils permettent aux systèmes numériques de classer, relier, retrouver et proposer les livres de manière ciblée aux lecteurs.
Plus les métadonnées sont claires, précises et structurées, plus elles rendent le livre « lisible » par les machines. Et plus elles sont complètes, plus elles ouvrent de portes vers la découvrabilité.

Avec l’essor des moteurs IA dans les catalogues en ligne, sur les sites de bibliothèques ou même dans les boutiques d’ebooks, la qualité des métadonnées devient une condition de visibilité. Les livres mal référencés risquent de rester invisibles, même s’ils sont brillants.

À l’inverse, un livre avec des métadonnées bien structurées (titres alternatifs, résumés clairs, sujets bien balisés, nom de l’auteur correctement orthographié) pourra remonter dans les résultats, être recommandé, et donc trouvé.

Quand une fiche bien remplie change tout

Prenons l’exemple du roman Les Impatientes de Djaïli Amadou Amal. Si ce livre dispose de métadonnées précises comme le genre littéraire, les thématiques (comme le mariage forcé, la condition des femmes, région d’origine de l’autrice, langue originale), une IA comme ChatGPT ou un moteur alimenté par un assistant vocal peut le recommander à une personne qui demande : « Peux-tu me suggérer un roman poignant sur la condition féminine en Afrique centrale ? » Ou encore : « J’aimerais lire un livre écrit par une femme africaine francophone traitant des faits sociaux dans sa région. »

Sans métadonnées de qualité, l’IA aura plus de mal à faire le lien entre la demande de l’utilisateur et le contenu du livre. Elle ne saura pas nécessairement que le livre de Djaïli Amadou Amal correspond exactement à cette requête.

Certes, certaines plateformes automatisent déjà l’analyse des textes pour générer des métadonnées. Mais ces outils n’ont pas toujours la finesse culturelle ou linguistique pour qualifier un livre africain écrit en français, en wolof ou en swahili.

Quand les métadonnées deviennent une passerelle culturelle

Grâce à des métadonnées précises, l'IA peut répondre aux demandes des lecteurs, même les plus spécifiques.

La plupart des systèmes d’analyse automatique s’appuient sur des modèles qui reconnaissent les structures narratives, les genres ou les thèmes fréquemment rencontrés dans les grandes productions éditoriales, souvent issues de contextes occidentaux. Lorsqu’ils sont confrontés à des récits construits différemment, par exemple, un roman entrecoupé de proverbes, de chants ou de passages en langue locale, leur capacité de compréhension diminue.

Un livre évoquant la mémoire collective d’un village, les dynamiques familiales propres à une société matrilinéaire ou les réalités sociales d’un quartier de Cotonou peut contenir des références, des noms ou des tournures qui échappent totalement aux algorithmes. Ce n’est pas une question de qualité littéraire, mais de décodage. L’outil ne sait tout simplement pas quoi faire d’une parole poétique en wolof ou d’un récit initiatique structuré selon des logiques orales.

Dans ce contexte, les métadonnées servent de pont. Elles permettent de formuler, avec des mots que la machine reconnaît, ce que contient réellement le livre. Sans cette médiation humaine, l’intelligence artificielle risque de passer à côté de ce qui fait la richesse du texte. D’où l’importance, pour les éditeurs comme pour les auteurs, de décrire précisément les thématiques, les références culturelles et les contextes locaux de leurs livres, non pas en simplifiant, mais en traduisant l’essentiel dans un langage que la machine pourra comprendre et traiter.

Le travail des éditeurs, des bibliothécaires ou même des auteurs reste donc important pour produire des métadonnées utiles et pertinentes.

Où et comment renseigner les métadonnées d’un livre

Créer des métadonnées, c’est bien plus qu’une simple tâche administrative sur une plateforme de vente. Il s’agit d’un processus qui demande attention, cohérence et connaissance des outils disponibles. Que l’on soit éditeur structuré ou auteur indépendant, les étapes sont similaires, mais les moyens diffèrent.

Pour les éditeurs

Les éditeurs renseignent les métadonnées à l’aide de formulaires structurés, conçus pour centraliser toutes les informations nécessaires avant la publication et la diffusion du livre. Ces formulaires sont généralement intégrés aux logiciels de gestion de catalogue, aux plateformes de distribution ou aux interfaces des diffuseurs. Ils sont conçus pour guider étape par étape le renseignement des informations requises avant la mise en ligne, l’impression ou l’envoi aux libraires.

Ce travail se fait généralement en amont, en coordination avec les équipes éditoriales, fabrication et diffusion. Certains éditeurs disposent de leur propre système, d’autres utilisent des plateformes mutualisées. Même si l’interface varie d’un outil à l’autre, le principe reste le même. L’ensemble des informations sera transmis aux bases de données utilisées par les librairies, bibliothèques et plateformes en ligne.

Pour les auteurs autoédités

Lorsqu’un auteur publie son livre sur une plateforme d’autoédition, il est guidé étape par étape pour remplir les informations demandées. Ce sont ces champs qui constituent les métadonnées. Il faut les remplir avec soin. Il est essentiel de rédiger un résumé clair, d’identifier quelques mots-clés précis (lieu, époque, thème) et de choisir une ou deux catégories pertinentes, sans chercher à tout cocher.

Ce travail peut sembler secondaire, mais en réalité, il conditionne la capacité du livre à apparaître dans les bons résultats de recherche, y compris ceux générés par des outils d’intelligence artificielle.

Fiche pratique – Renseigner les métadonnées quand on est auteur autoédité

Renseigner les métadonnées de son livre ne demande pas d’être expert. Mais cela suppose de se poser les bonnes questions au bon moment. Avant de valider la publication de votre livre sur une plateforme d’autoédition, prenez le temps de vérifier ces éléments essentiels. Ils peuvent faire toute la différence pour que votre livre soit bien référencé et visible. Voici une check-list simple, à garder sous les yeux avant de finaliser la publication.

Résumé

  • Est-il clair, structuré et sans détours
  • Fait-il apparaître les thèmes principaux du livre ?
  • Contient-il quelques mots ou expressions que vos lecteurs pourraient utiliser dans une recherche ?

Mots-clés

  • Correspondent-ils au contenu réel de votre livre ?
  • Incluent-ils des éléments concrets (lieu, époque, genre, sujet traité) ?
  • Évitent-ils les termes trop vagues ou trop génériques (ex. : “roman”, “livre”, “histoire”) ?

Catégories

  • Avez-vous choisi une ou deux catégories précises qui correspondent vraiment à votre livre ?
  • Avez-vous évité de cocher plusieurs cases par sécurité, au risque de brouiller le classement ?

Informations générales

  • Le nom de l’auteur est-il orthographié de manière uniforme sur tous les supports ?
  • La langue du livre est-elle bien renseignée ?
  • Le titre est-il fidèle au contenu, sans surcharge de sous-titres ou de mots-clés ?

📍 Astuce : relisez votre fiche comme si vous étiez un lecteur qui ne connaît pas encore votre livre. Est-ce qu’elle donne envie d’en savoir plus ? Est-ce qu’elle est suffisamment précise pour qu’une recherche automatique le fasse apparaître ?

5 mai 2025 0 Commentaires
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The Next Big Story Prize : Gagnez 100 000 $ Avec Le Prix
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The Next Big Story Prize : Gagnez 100 000 $ Avec Le Prix

par La redaction 2 mai 2025
Rédigé par La redaction

Vous résidez aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Canada ou en Australie ? Vous avez plus de 18 ans et écrivez en anglais ? Le prix littéraire The Next Big Story Prize, lancé par l’école d’écriture The Novelry, pourrait changer votre vie d’auteur.

Un concours littéraire inédit avec 100 000 $ à la clé

The Novelry, célèbre école d’écriture en ligne, vient de lancer un concours exceptionnel : The Next Big Story Prize. L’objectif ? Découvrir de nouvelles voix dans la fiction et offrir une chance unique à un écrivain débutant de remporter la somme de 100 000 $ ou 75 000 £ pour le début d’un roman prometteur.

Aucune expérience préalable n’est nécessaire : ce concours s’adresse à tous ceux qui ont une grande idée de fiction et l’envie de raconter une histoire. Il vous suffit d’avoir plus de 18 ans et de résider dans l’un des quatre pays éligibles (USA, UK, Canada, Australie). Pour participer, il suffit de soumettre les trois premières pages d’un roman inédit, en anglais. L’inscription est possible dès le 1er mai 2025.

 

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Un jury prestigieux pour The Next Big Story Prize

Le jury de The Next Big Story Prize rassemble des personnalités reconnues du monde littéraire et artistique, dont :

Les textes seront évalués par un panel de personnalités reconnues du monde littéraire et artistique, dont :

  • Tayari Jones (An American Marriage)
  • Emma Roberts (actrice, productrice, co-fondatrice de Belletrist)
  • Julia Quinn (créatrice de la saga Bridgerton)
  • Yann Martel (L’Histoire de Pi)
  • Carley Fortune, Zibby Owens, Zosia Mamet, Kimmy Nwokorie, Jackie Oshry, Brady Lockerby

Le choix final du lauréat tiendra compte du vote du public et de la décision du jury. Ce panel d’experts s’engage à sélectionner une œuvre qui se distingue par la qualité de son écriture, la force de ses personnages et l’originalité de son intrigue.

Un tremplin pour votre carrière d’écrivain

Le lauréat recevra non seulement 100 000 $ pour développer son projet, mais bénéficiera aussi d’un accompagnement personnalisé par The Novelry pendant un an, afin de transformer son idée en roman abouti. Huit autres finalistes auront accès gratuitement au programme “Finished Novel Course” de l’école.

Comment participer ?

  • Écrivez le début d’un roman : Soumettez les trois premières pages (jusqu’à 1 500 mots) d’une œuvre de fiction inédite, en anglais.
  • Inscription : Rendez-vous sur la page officielle du concours pour déposer votre texte.
  • Dates : Consultez le site pour les dates d’ouverture et de clôture des inscriptions.

Pourquoi tenter votre chance ?

Ce concours offre une visibilité internationale, un soutien professionnel et une récompense financière inédite dans le monde de l’édition pour un auteur non publié. C’est une occasion rare de voir son talent reconnu par des figures majeures de la littérature et du divertissement.

Le Next Big Story writing contest est une célébration du storytelling à l’ancienne, avec des personnages inoubliables et des intrigues palpitantes. Quelque part, un écrivain va voir sa vie changer.

Tayari Jones, membre du jury

C’est le moment de sortir votre idée du tiroir !
Pour plus d’informations et pour participer, rendez-vous sur :
https://www.thenovelry.com/prize

Si vous rêvez de percer dans l’édition anglophone, c’est le moment de vous lancer !

Bonne chance à tous les futurs auteurs !

2 mai 2025 0 Commentaires
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France : Armand Gauz et Elara Bertho font scène commune pour Une histoire panafricaine le 11 juin à Paris
ActualitéAfrique AustraleAfrique de l'OuestAmérique du NordEuropeÉvénementsPolitiqueSociété

Armand Gauz Et Elara Bertho Sur Scène Avec « Une Histoire Panafricaine » Le 11 Juin à Paris

par La redaction 2 mai 2025
Rédigé par La redaction

Le 11 juin 2025 à 19h, au Studio Pierre Cardin du Théâtre de la Concorde à Paris, Armand Gauz et Elara Bertho présenteront Une histoire panafricaine, une conférence performée qui revisite un épisode peu raconté de l’histoire du panafricanisme. 

En 1968, alors que les projecteurs du monde sont braqués sur les États-Unis, deux figures majeures de la scène culturelle et politique prennent une décision inattendue. Miriam Makeba, immense chanteuse sud-africaine, et Stokely Carmichael, leader charismatique du mouvement Black Power, s’installent à Conakry, capitale de la Guinée. Ce choix marque le début d’une nouvelle phase de leur engagement, loin des caméras et des récits officiels. Ensemble, ils s’intègrent à un réseau panafricain actif, aux côtés de Sékou Touré et de Kwame Nkrumah.

Revisiter un pan de l’histoire africaine contemporaine

Le format choisi pour Une histoire panafricaine s’éloigne de la conférence académique classique. Ici, l’histoire se raconte à deux voix. Armand Gauz, romancier et photographe, et Elara Bertho, chercheuse au CNRS spécialisée dans les littératures ouest-africaines et le panafricanisme, dialoguent sur scène pour faire résonner ces trajectoires militantes restées en marge des récits dominants. Leur approche repose sur une complémentarité entre la rigueur de la recherche académique et la force évocatrice de la création littéraire. 

Armand Gauz, romancier reconnu pour Debout-payé et Black Manoo, prête son regard d’écrivain à cette fresque politique, tandis qu’Elara Bertho s’appuie sur ses recherches autour des archives théâtrales guinéennes et des reconfigurations mémorielles en Afrique de l’Ouest.

À travers cette performance, c’est tout un maillage de solidarités qui se dessine, de Conakry à Alger, de Lagos à Tripoli, en passant par New York. 

Le duo invite le public à redécouvrir la richesse des circulations panafricaines, portées par la voix et l’action de ceux qui ont cru à une Afrique unie et indépendante. La conférence performée Une histoire panafricaine se tiendra le mercredi 11 juin 2025 à 19h, au Studio Pierre Cardin du Théâtre de la Concorde à Paris en France. Elle offre une occasion rare de découvrir autrement l’héritage panafricain à travers deux figures majeures du XXe siècle.

Réservation et plus d’info : https://theatredelaconcorde.paris/evenements/une-histoire-panafricaine-par-armand-gauz-et-elara-bertho/

 

2 mai 2025 0 Commentaires
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15 000 € à gagner candidatez au Prix des cinq continents de la Francophonie avant le 31 juillet 2025
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15 000 € à gagner : candidatez au Prix des cinq continents de la Francophonie avant le 31 juillet 2025

par La redaction 25 avril 2025
Rédigé par La redaction

Chaque année depuis 2001, le Prix des cinq continents de la Francophonie met en avant la richesse littéraire en langue française à travers le monde. Créé par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), ce prix littéraire prestigieux récompense une œuvre de fiction narrative – roman, récit ou recueil de nouvelles – écrite en français. 

Appel à candidatures pour l’édition 2026 du Prix des cinq continents de la Francophonie

Pour l’édition 2026 du Prix des cinq continents de la Francophonie, l’appel à candidatures est ouvert jusqu’au 31 juillet 2025. Les éditeurs francophones peuvent soumettre jusqu’à deux textes, à condition qu’ils aient été publiés à compte d’éditeur entre le 1er juillet 2024 et le 30 juin 2025. Les soumissions se font exclusivement via la plateforme officielle de l’OIF.

Le Prix est attribué au cours du premier trimestre de l’année suivante. Chaque éditeur dont un livre est primé s’engage à apposer un bandeau rouge distinctif mentionnant le prix. Il doit également, dans la mesure du possible, faciliter la cession de droits ou la coédition dans le pays d’origine de l’auteur ou dans un autre pays du Sud.

Le Prix des cinq continents de la Francophonie s’inscrit dans une démarche de promotion de la diversité culturelle en langue française. Il contribue au dialogue entre les cultures et s’aligne sur les priorités institutionnelles de l’OIF, notamment l’engagement envers la jeunesse.

Six comités de lecture pour la présélection

Dix œuvres sont présélectionnées chaque année par six comités de lecture répartis dans différentes régions de l’espace francophone :

  • L’association Culture elongo (Brazzaville, Congo)
  • L’association Camp littéraire Félix (Canada)
  • L’association des Écrivains du Sénégal (Dakar, Sénégal)
  • L’association Passa Porta Fr (Bruxelles, Belgique)
  • L’association du Prix du Jeune écrivain (Muret, France)
  • Le comité de lecture Vietnam

Les textes retenus sont ensuite soumis à un jury international, actuellement présidé par Fawzia Zouari. Ce jury est composé de personnalités issues du milieu littéraire francophone.

Un jury international pour la décision finale

Le ou la lauréat(e) et la mention spéciale sont choisis par un jury international, présidé par Fawzia Zouari (Tunisie-France), Présidente du Parlement des écrivaines francophones.

Ce jury est composé de :

  • Monique Proulx (Canada-Québec)
  • Liliana Lazar (Roumanie)
  • Mohamed Mbougar Sarr (Sénégal)
  • Sami Tchak (Togo)
  • Michel Choueiri (Liban), pour l’Association internationale des Libraires francophones
  • Aquil Gopee (Maurice), pour le Prix du Jeune écrivain
  • Eric Chacour (Égypte-Québec), lauréat du Prix 2024
  • Khalid Lyamlahy (Maroc), mention spéciale du Prix 2024

Récompenses et accompagnement

Le Prix des cinq continents s’accompagne d’une dotation de 15 000 euros pour la personne lauréate. Une mention spéciale, si elle est attribuée, est dotée de 5 000 euros. Pendant une année, l’auteur ou l’autrice primé(e) bénéficie d’un accompagnement promotionnel, avec une participation à de nombreux événements littéraires : salons, foires internationales, rencontres professionnelles.

Les dernières éditions ont récompensé des auteurs aux parcours variés. En 2025, Hemley Boum a été distinguée pour Le rêve du pêcheur, publié chez Gallimard. En 2024, c’était Ce que je sais de toi d’Eric Chacour, aux Éditions Alto. En 2023, Monique Proulx avait remporté le prix avec Enlève la nuit, paru aux Éditions du Boréal.

Pour plus d’infos, visiter le site du prix : https://www.francophonie.org/prix-des-5-continents-2025-2026-appel-aux-editeurs-7960

 

25 avril 2025 0 Commentaires
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Afrotoon : appel à projets pour les créateurs de webtoon africain
ActualitéAfriqueBandes dessinéesMétiersProfessionnels

Afrotoon : appel à projets pour les créateurs de webtoon africain

par La redaction 23 avril 2025
Rédigé par La redaction

Les éditions Dupuis et la plateforme ONO Afrique lancent un appel à projets intitulé « Afrotoon », ouvert du 18 mars au 18 mai 2025. Cette initiative s’adresse aux scénaristes et illustrateurs africains francophones, qu’ils soient débutants ou expérimentés, souhaitant proposer des séries webtoon originales.​

Les candidats doivent être âgés d’au moins 18 ans et soumettre des projets inédits en langue française. Les créations déjà partagées sur des plateformes ou réseaux sociaux restent éligibles. Les candidatures, individuelles ou en binôme/trio, sont à envoyer par email à l’adresse afrotoon@ono.live avec pour objet « Candidature Afrotoon » avant le 18 mai 2025.​

Un comité composé de membres des éditions Dupuis, d’Ellipse Studio et de la plateforme ONO Afrique évaluera les candidatures. Les projets sélectionnés seront développés en vue d’une publication. Les résultats seront communiqués en juin 2025, et les candidats non retenus recevront un retour sur leur dossier.​ Les participants conservent leurs droits de propriété intellectuelle et, en cas de sélection, un contrat d’édition leur sera proposé.

ONO Afrique, une plateforme dédiée à la création numérique sur le continent africain

​La plateforme ONO Afrique est une initiative du groupe Média-Participations, acteur européen de l’édition et de l’audiovisuel. Propriétaire des éditions Dupuis, Dargaud et Le Lombard, le groupe développe également des initiatives dans l’animation et le numérique. 

Avec le lancement de la plateforme ONO Afrique, le groupe Média-Participations soutient l’émergence de nouveaux formats de lecture, comme le webtoon, sur le continent africain. Ce dispositif accompagne la création locale et favorise la diffusion de contenus culturels adaptés aux usages mobiles.

ONO Afrique met en avant des séries africaines issues de créations locales et de collaborations avec des structures africaines, telles que Zebra Comics, un studio camerounais spécialisé dans la création de webtoons.

Le webtoon, un format numérique en pleine expansion

Le webtoon est un format de bande dessinée conçu pour une lecture verticale, principalement sur smartphone. Né en Corée du Sud dans les années 2000, il s’est rapidement imposé comme un mode de diffusion adapté aux usages numériques. Contrairement aux bandes dessinées imprimées, les épisodes de webtoon sont publiés en ligne, souvent sous forme de séries à suivre. 

Le format webtoon connaît une croissance rapide à l’échelle internationale, notamment grâce à sa lecture optimisée pour les écrans de téléphone. En Afrique, ce mode de narration séduit un public jeune et connecté et offre aux créateurs de nouvelles possibilités de diffusion. Plusieurs initiatives locales émergent pour structurer ce secteur en plein essor.

Pour plus d’informations sur l’appel à projets, consultez le site officiel des éditions Dupuis : https://dupuis.com/afrotoon/

23 avril 2025 0 Commentaires
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Nigéria Zaria accueille une nouvelle édition du Zazzau Books & Arts Festival les 26 et 27 avril 2025
ActualitéAfrique de l'OuestÉvénements

Nigéria : Zaria accueille une nouvelle édition du Zazzau Books & Arts Festival les 26 et 27 avril 2025

par La redaction 23 avril 2025
Rédigé par La redaction

Les 26 et 27 avril 2025, Zaria accueille une nouvelle édition du Zazzau Books & Arts Festival (ZaBAF), événement littéraire et artistique organisé par Bookish Alchemy. Située dans l’État de Kaduna, au nord du Nigeria, Zaria est le centre historique de l’émirat de Zazzau. Le festival célèbre cette région à travers une programmation portée par le thème 2025 « Legacy Reimagined » (Héritage réinventé).

Zaria, une ville culturelle au passé vivant

Fondée au XVIe siècle, Zaria est l’une des plus anciennes cités du nord nigérian. Elle fut un centre majeur des royaumes haoussa. Les murs de la vieille ville, la mosquée centrale ou encore le palais émiral témoignent de cette richesse historique. Chaque année, le Durbar, festival de cavalerie haut en couleurs, attire visiteurs et curieux.
Dans ce décor chargé de mémoire, le Zazzau Books & Arts Festival propose lectures, visites et performances. Grâce à un partenariat avec l’émirat de Zazzau, certains lieux d’ordinaire fermés au public, comme des sections du palais ou des musées récemment ouverts par l’émir Mallam Ahmed Nuhu Bamalli, seront exceptionnellement accessibles.

Porte d'entrée du palais de l’Émirat de Zazzau qui accueille le Zazzau Books & Arts Festival

Porte d’entrée du palais de l’Émirat de Zazzau – CC BY-SA 2.0

Festival traditionnel Durbar à Zaria, Nigeria

Festival traditionnel Durbar à Zaria, Nigeria

Le Zazzau Books & Arts Festival porté par Bookish Alchemy

Le Zazzau Books & Arts Festival est coordonné par Bookish Alchemy, une entreprise culturelle fondée par Maryam Shehu. Après une première carrière dans le textile, elle se consacre aujourd’hui à la littérature africaine via une librairie en ligne et l’organisation d’événements, dont le Hausa International Book and Arts Festival.
Avec ZaBAF, elle choisit de mettre en valeur la création littéraire dans le nord du Nigeria. L’événement s’inscrit dans une volonté de décentraliser les initiatives culturelles, souvent concentrées à Lagos ou Abuja.
Le thème de cette édition, Legacy Reimagined, oriente les activités proposées : discussions, ateliers d’écriture, lectures publiques, séances de traduction. Pendant deux jours, les langues et les récits de la région sont à l’honneur.
Des auteurs haoussa, anglophones et d’autres horizons se succèdent sur scène. Un prix récompensera également des textes en langues locales. Avec l’Université Ahmadu Bello à proximité, de nombreux étudiants prennent part aux activités.

Une bibliothèque communautaire en projet

Cette édition marquera aussi l’annonce d’un projet de bibliothèque gratuite à Zaria. Porté par Bookish Alchemy, avec le soutien de partenaires locaux et internationaux, ce futur espace sera dédié à la lecture pour les enfants et les jeunes, notamment ceux issus de milieux défavorisés. Pensée comme un lieu accessible et accueillant, la bibliothèque prolongera l’esprit du Zazzau Books & Arts Festival, à savoir créer des passerelles entre la littérature, le territoire et le public.

23 avril 2025 0 Commentaires
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Commonwealth Short Story Prize 2025 la sélection africaine
ActualitéAfrique

Commonwealth Short Story Prize 2025 : la sélection africaine

par La redaction 22 avril 2025
Rédigé par La redaction

Le Commonwealth Short Story Prize 2025 a annoncé le 19 avril dernier sa liste restreinte. Un jury international a sélectionné 25 écrivains parmi près de 8 000 candidatures, un nombre record et près de dix pour cent supérieur à 2024. 

Les auteurs de la liste restreinte de cette année sont issus de 18 pays du Commonwealth, dont Antigua-et-Barbuda et Sainte-Lucie pour la toute première fois. Âgés de 21 à 75 ans, tous, sauf un, n’ont jamais été présélectionnés auparavant.

Les africains dans la liste restreinte du Commonwealth Short Story Prize 2025

Six auteurs africains y figurent cette année dans la liste restreinte du Commonwealth Short Story Prize 2025. Ils viennent du Ghana, du Kenya, de l’île Maurice, du Nigéria, d’Afrique du Sud et de l’Ouganda. Leurs textes abordent des sujets variés comme la maternité, la migration, la mémoire ou encore les tensions familiales. Tous seront publiés dans adda, le magazine littéraire en ligne de la Commonwealth Foundation.

Les finalistes africains du Commonwealth Short Story Prize 2025 sont :

  • Priscilla Ametorpe Goka (Ghana) – The Flute Player

  • Dorechi (Kenya) – A Room Full of Teddy Bears

  • Vashish Jaunky (Maurice) – The Sun isn’t Dead Yet, traduit par Edwige-Renée Dro

  • Olákìtán T. Aládéṣuyì (Nigéria) – The mothers

  • Stephen M. Finn (Afrique du Sud) – Broken String

  • Joshua Lubwama (Ouganda) – Mothers Not Appearing in Search

Ces nouvelles figurent parmi les vingt-cinq retenues à l’échelle du Commonwealth.

Le président du jury, l’écrivain et réalisateur Dr Vilsoni Hereniko, originaire de Rotuma (Fidji), a déclaré :

Une belle histoire nous touche, nous pousse à réfléchir et peut parfois nous transformer. Cette sélection de 25 nouvelles, choisies parmi près de 8 000, montre pourquoi il est important de continuer à soutenir et promouvoir le genre de la nouvelle. 

L’histoire du Commonwealth Short Story Prize

Créé en 2012 par la Commonwealth Foundation, le Commonwealth Short Story Prize récompense chaque année des nouvelles inédites rédigées en anglais. Il  a remplacé en 2012 deux concours littéraires antérieurs : le Commonwealth Short Story Competition et le Commonwealth Book Prize. Cette refonte a renforcé l’approche régionale et élargi les critères d’éligibilité. Le concours est ouvert aux écrivains âgés de 18 ans et plus, ressortissants des pays membres du Commonwealth. Les jurés changent chaque année et incluent régulièrement des professionnels du continent africain.

Depuis 2014, les textes traduits vers l’anglais sont acceptés. Cette évolution permet à des auteurs non anglophones, d’accéder au concours. Le montant du prix a également augmenté, passant de 1 000 à 2 500 £ pour les lauréats régionaux, et à 5 000 £ pour le lauréat global.

La sélection s’organise par région : Afrique, Asie, Canada et Europe, Caraïbes, Pacifique. Cinq lauréats régionaux sont désignés. Chacun reçoit 2 500 £. Parmi eux, un lauréat global est ensuite choisi et remporte 5 000 £.

Le prix accorde une attention particulière aux auteurs émergents. Il soutient ceux qui disposent de peu d’opportunités de publication dans leur pays. La publication dans adda, permet ainsi de franchir une première étape vers la reconnaissance professionnelle. Chaque texte retenu compte entre 2 000 et 5 000 mots. Le nom des lauréats régionaux sera annoncé le 14 mai, suivi de l’annonce du lauréat global le 25 juin 2025.

22 avril 2025 0 Commentaires
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Je lis un livre péi une semaine pour faire vivre la littérature réunionnaise
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Je lis un livre péi : une semaine pour faire vivre la littérature réunionnaise

par La redaction 22 avril 2025
Rédigé par La redaction

À La Réunion, le livre péi désigne les publications conçues, éditées ou écrites localement. Chaque année, autour du 23 avril, Journée mondiale du livre, l’association La Réunion des Livres organise une semaine dédiée à cette production. L’opération “Je lis un livre péi” invite le public à découvrir ces livres dans des médiathèques, des librairies, des écoles et d’autres lieux culturels de l’île.

Pour sa 9ᵉ édition, qui s’est tenue du 19 au 26 avril 2025, plus de 40 structures partenaires ont accueilli une centaine d’auteurs. Lectures, spectacles, ateliers et rencontres ont ponctué la semaine, soutenue par la Région Réunion, le Département et la Direction des affaires culturelles.

Deux samedis ont été inclus afin de faciliter l’accès aux animations, notamment pour les familles. Le programme, varié et accessible, proposait également un concert BD et des ateliers culinaires. Dans chaque lieu, l’échange direct avec les auteurs restait au centre de l’expérience.

Cette opération soutient la filière du livre péi en renforçant la visibilité des créateurs et des éditeurs locaux. Les librairies indépendantes y jouent un rôle actif. La production adulte reste la plus importante, mais plusieurs titres jeunesse inspirés de la musique traditionnelle, comme le Maloya ou le Séga, rencontrent un franc succès.

Une distinction dans la filière du livre péi portée par la Ville de Saint-Paul

Depuis 2024, le prix In bébèt livr récompense deux titres chaque année. Granmoun pour les publications adultes, Marmay pour celles destinées à la jeunesse. Les lauréats sont annoncés lors du Salon du livre péi en mai.

Les ouvrages primés sont choisis par les bibliothécaires de Saint-Paul. Les auteurs sélectionnés reçoivent une dotation et participent ensuite à des rencontres littéraires sur l’île.

22 avril 2025 0 Commentaires
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Tunisie : La Foire internationale du livre de Tunis du 25 avril au 4 mai 2025
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Tunisie : La Foire internationale du livre de Tunis du 25 avril au 4 mai 2025

par La redaction 21 avril 2025
Rédigé par La redaction

Du 25 avril au 4 mai 2025, la Foire internationale du livre de Tunis revient pour sa 39ᵉ édition, fidèle à son rendez-vous annuel au Parc des expositions du Kram. Organisée sous l’égide du Ministère des Affaires culturelles, cette manifestation culturelle s’articule autour du thème « Nous lisons pour construire ».

Une édition marquée par une forte participation nationale et internationale

La Foire internationale du livre de Tunis 2025 rassemblera 313 exposants venant de 29 pays, dont 147 éditeurs tunisiens. L’Égypte, la Syrie, le Liban, le Maroc, la Turquie ou encore les Émirats arabes unis compteront parmi les pays les plus représentés après la Tunisie. Des participants originaires du Venezuela et de Roumanie feront également leur première apparition.

Plus de 110 000 titres seront disponibles à la vente ou à la consultation, dans une grande diversité de genres. Des distributeurs, des librairies, des institutions publiques tunisiennes (environ une trentaine) ainsi que des organisations internationales actives dans le secteur du livre seront aussi présents.

La programmation prévoit aussi l’intervention de 183 personnalités du monde littéraire, originaires de Tunisie, du monde arabe, d’Europe, d’Asie, d’Afrique subsaharienne et d’Amérique latine.

La Chine, invitée d’honneur de la Foire internationale du livre de Tunis 2025

La Chine est le pays invité d’honneur de la Foire internationale du livre de Tunis 2025. Son pavillon de 500 m² accueillera une délégation de 100 personnalités culturelles et 40 maisons d’édition chinoises. Plusieurs rencontres seront consacrées à la littérature et à la culture chinoises.
Durant la foire, des accords de traduction et de coopération entre éditeurs tunisiens et chinois seront signés. Cette collaboration s’étendra également au domaine artistique, avec une exposition de Lin Yu au Musée d’Art moderne et contemporain (MACAM) de Tunis, du 26 avril au 8 mai 2025.

Jeunesse et technologies : des animations adaptées aux attentes actuelles

L’édition 2025 intègre un large programme à destination du jeune public. 255 animations seront proposées dans 8 pavillons thématiques, animés par 50 établissements tunisiens et étrangers. Les activités prévues incluent des ateliers de calligraphie, de théâtre, de musique, mais aussi des initiations à l’intelligence artificielle et aux technologies numériques.
Certaines animations seront délocalisées à la Cité de la Culture de Tunis, notamment au Théâtre de l’Opéra et au Centre national du cinéma, afin de permettre une plus grande accessibilité aux familles éloignées du Kram.

Prix littéraires : huit distinctions prévues

La remise des prix littéraires aura lieu le 30 avril 2025 à 15 h. La shortlist des titres retenus sera annoncée dès le 26 avril. Huit prix seront remis : six pour la création littéraire, la traduction et la recherche, deux pour le secteur éditorial. Le nombre de candidatures reçues est de 126 cette année, contre 84 en 2024. L’identité du jury sera dévoilée lors de la cérémonie.
L’édition 2025 de la Foire internationale du livre de Tunis inclut également une série de rencontres et de colloques liés à la Palestine, avec la participation d’auteurs et d’éditeurs palestiniens. Un espace hommage sera consacré au caricaturiste Aly Abid, en reconnaissance de sa contribution artistique et de son engagement pour les grandes causes sociales.

21 avril 2025 0 Commentaires
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Guinée Conakry À 11 ans, M'Boh Mariame Kourouma voit son livre commandé à 5 000 exemplaires par l’État
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Guinée Conakry : À 11 ans, M’Boh Mariame Kourouma voit son livre commandé à 5 000 exemplaires par l’État

par La redaction 21 avril 2025
Rédigé par La redaction

À seulement 11 ans, M’Boh Mariame Kourouma publie son premier livre. Née en 2013 à Conakry, elle étudie au Groupe Scolaire Phénix International de Sonfonia. C’est dans le cadre de l’initiative “Conakry, Capitale mondiale du livre” que sa passion pour la lecture et l’écriture commence. Un petit point de lecture installé dans son école devient son lieu favori.

C’est en classe de CE2 qu’elle rédige ses premiers textes. Elle imagine alors des histoires inspirées de son environnement et des récits qu’elle découvre avec la lecture. Elle les rassemble dans un manuscrit intitulé Les Contes de M’Boh, qui sera ensuite publié en France par les Éditions l’Harmattan.

M’Boh Mariame Kourouma présente son livre au Salon du Livre Africain de Paris

En 2025, M’Boh Mariame Kourouma devient la plus jeune participante du Salon du Livre Africain de Paris. Invitée par les Éditions l’Harmattan, elle se rend à l’événement, accompagnée de son père. Sur place, elle présente son livre au public. En deux jours, elle vend plus de 100 exemplaires, ce qui attire l’attention des professionnels du livre.
Son déplacement est soutenu par plusieurs personnalités, dont M. Xavier des Éditions l’Harmattan France, le Ministre de l’Économie et des Finances, Mourana Soumah, ainsi que M. Sansy Kaba Diakité, éditeur, fondateur des 72h du livre et directeur de l’Harmattan Guinée.

Une dédicace prévue à Conakry et une distribution nationale dans les écoles

Le vendredi 25 avril 2025, une dédicace officielle est prévue au Centre Culturel Franco-Guinéen à Conakry. Ce moment marque la sortie nationale du livre Les Contes de M’Boh. L’État guinéen, par l’intermédiaire du Président Mamadi Doumbouya, commande 5 000 exemplaires pour les distribuer aux enfants du pays.
Pour M’Boh Mariame Kourouma, c’est une étape importante. Son livre sera diffusé dans plusieurs écoles guinéennes, à la suite de cette commande publique.

Des récits courts, porteurs de valeurs

Dans Les Contes de M’Boh, on trouve des histoires simples, accessibles, parfois drôles, souvent pleines de sens. Chaque conte met en scène des situations familières ou imaginées, racontées avec des mots simples et une attention particulière aux valeurs transmises.

L’expérience de M’Boh Mariame Kourouma montre ce que peut permettre un environnement scolaire qui valorise la lecture. Un point de lecture bien intégré, un cahier, un environnement attentif suffisent parfois à faire émerger des talents. Ceci nous rappelle que les politiques de promotion du livre peuvent produire des effets concrets dès le plus jeune âge.  L’écriture permet à ces jeunes de mieux s’exprimer, de structurer leur pensée et d’échanger avec d’autres.

Ce projet montre aussi qu’il est possible, pour des enfants, de trouver leur place dans des espaces souvent réservés aux adultes, à condition qu’ils soient encouragés et bien accompagnés.

21 avril 2025 0 Commentaires
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Sénégal Un club de lecture ouvre ses portes au Camp pénal de Dakar
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Sénégal : Un club de lecture ouvre ses portes au Camp pénal de Dakar

par La redaction 21 avril 2025
Rédigé par La redaction

Le 22 mars dernier, le Camp pénal de Dakar a accueilli une initiative peu commune dans un établissement de détention, à savoir un club de lecture réservé aux détenus. Cette activité, organisée par le service socio-éducatif de la prison, prévoit des rencontres mensuelles autour des livres, dans l’objectif de créer un espace d’échange, de réflexion et de dialogue.

Pour cette première rencontre, les participants ont lu Riwan, ou le chemin du sable, troisième tome de la trilogie autobiographique de Ken Bugul, également connue sous le nom de Mariétou Mbaye. L’autrice a fait le déplacement pour échanger directement avec les détenus, accompagnée de plusieurs universitaires. Dans la cour de la prison, transformée pour l’occasion en salle de lecture à ciel ouvert, les mots ont circulé avec gravité, mais aussi avec espoir.

Réapprendre à faire société à travers la lecture

Derrière les murs du Camp pénal de Dakar, cette initiative a été appréciée. L’établissement accueille des personnes condamnées avec un reliquat de peine supérieur à un an. C’est dans ce contexte que le directeur, Cheikh Diouf, a souligné l’importance de ces moments de lecture partagée. Pour lui, ils permettent aux pensionnaires de mieux vivre leur incarcération et d’envisager plus sereinement leur avenir en dehors de la prison.

Chaque séance du club devient un rendez-vous avec soi-même et avec le monde. Elle permet de renouer avec une forme d’humanité parfois mise à mal par les circonstances. À travers les mots des écrivains, les participants sont invités à réfléchir, mais aussi à se projeter dans une vie après la détention.

Une parole libérée entre les murs du Camp pénal de Dakar

Ken Bugul a partagé son expérience et sa vision de la lecture comme outil de libération intérieure. Selon elle, lire, c’est accepter de voir les difficultés en face. Ce n’est pas une échappatoire, mais un miroir. L’échange avec les détenus a montré combien cette idée résonne. L’un d’eux a pris la parole pour espérer que le club devienne un tremplin, une occasion de “briller une fois sortis”, transformant ainsi le temps d’incarcération en période de préparation active.

Dans cette atmosphère à la fois studieuse et humaine au Camp pénal de Dakar, la littérature a cessé d’être un simple texte pour devenir un lien. Un lien entre le dedans et le dehors, entre le passé et l’avenir.

L’initiative du club de lecture arrive après une mutinerie survenue en juin 2024 au Camp pénal. Cet épisode avait mis en lumière des tensions internes liées aux conditions de détention. Depuis, l’administration pénitentiaire a renforcé les activités socioculturelles dans plusieurs établissements.

21 avril 2025 0 Commentaires
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Lancement de la Fédération des Écrivains du Niger en avril 2025
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Lancement de la Fédération des Écrivains du Niger en avril 2025

par La redaction 19 mars 2025
Rédigé par La redaction

Le 23 février 2025, plusieurs écrivains nigériens se sont réunis à Niamey pour poser les bases de la Fédération des Écrivains du Niger (FEN). Cette initiative est menée par Boubé Hama, écrivain et acteur du milieu littéraire nigérien, aux côtés de l’écrivaine Fatima Diawara. L’objectif de cette fédération est de renforcer la collaboration entre écrivains nigériens, de défendre leurs droits et de promouvoir la littérature nigérienne.

Lors de cette réunion, les participants ont évoqué les difficultés rencontrées par les écrivains nigériens. L’accès limité aux plateformes de publication, le manque de reconnaissance, l’absence de soutien financier et la difficulté à atteindre un large public figurent parmi les principaux défis soulevés. La Fédération des Écrivains du Niger ambitionne d’apporter une réponse concrète à ces obstacles, offrant aux auteurs un espace de travail collaboratif et un réseau de solidarité.

Un cadre structuré en préparation pour la Fédération des Écrivains du Niger

La rencontre a été facilitée par Abdou Badjé Ibrahima, surnommé Écrivain du Sahel, qui a rappelé l’importance de défendre les droits des auteurs et de favoriser la tenue d’événements littéraires.
Une assemblée générale constitutive et élective est prévue en avril 2025, comme l’a annoncé Boubé Hama sur les réseaux sociaux. Cette étape permettra d’adopter un cadre de fonctionnement et de désigner les responsables de la fédération.

Un long chemin vers l’unité des écrivains nigériens

Les associations professionnelles d’auteurs assurent aussi la gestion collective des droits d’auteur, défendent les intérêts des créateurs et facilitent l’accès aux cadres juridiques adaptés. Elles interviennent dans la sensibilisation aux droits de propriété intellectuelle, la régulation des redevances et la représentation des auteurs auprès des instances nationales et internationales. En Afrique, leur travail est entravé par des défis structurels, notamment le manque de ressources, les failles dans l’application des lois et la diffusion non autorisée des œuvres sur les plateformes numériques. Certaines initiatives régionales cherchent à améliorer ces conditions en harmonisant les réglementations et en renforçant la formation des acteurs du secteur.

L’idée de regrouper les écrivains nigériens ne date pas d’hier. Depuis les années 1970, plusieurs tentatives ont vu le jour. En 1975, l’Association des Écrivains Nigériens (AEN) a été créée avec l’ambition de structurer le milieu littéraire national. Toutefois, la dispersion des membres et le manque de ressources ont conduit à son essoufflement.

En 2000, la Société des Gens de Lettres du Niger (SLN) a tenté de relancer la dynamique. Malgré une volonté de redynamisation, cette structure a également rencontré des difficultés organisationnelles et un manque de mobilisation.

C’est dans ce contexte que la création de la Fédération des Écrivains du Niger prend tout son sens. Avec une vision renouvelée et une volonté affirmée de construire un cadre solide pour les écrivains, cette fédération pourrait bien marquer un tournant dans l’histoire littéraire du Niger.

Cette fédération doit offrir aux écrivains un cadre structuré pour collaborer et accroître la visibilité de la littérature nigérienne. L’assemblée constitutive d’avril 2025 sera une étape décisive pour concrétiser ce projet et structurer durablement le milieu littéraire nigérien.

19 mars 2025 0 Commentaires
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Bénin Retour sur les Rencontres Internationales de la Bande Dessinée 2025
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Bénin : Retour sur les Rencontres Internationales de la Bande Dessinée 2025

par La redaction 17 mars 2025
Rédigé par La redaction

Du 10 au 16 mars 2025, Cotonou a accueilli la troisième édition des Rencontres Internationales de la Bande Dessinée (RIBD 2025). Organisé dans le cadre du mois de la Francophonie, cet événement a réuni auteurs, illustrateurs, éditeurs, enseignants et élèves autour d’un même objectif : renforcer la place de la bande dessinée comme outil pédagogique et média d’expression culturelle en Afrique.

Placé sous le thème « Rues en bulles : quand la bande dessinée francophone réinvente nos villes et leurs utopies », l’événement a exploré le potentiel éducatif et créatif de la bande dessinée à travers des conférences, des expositions et des ateliers scolaires. Cette édition a également permis l’accompagnement de nouveaux talents et la promotion de publications inédites.

La bande dessinée, un outil pédagogique au service des élèves

L’éducation a occupé une place importante dans cette édition 2025 des Rencontres Internationales de la Bande Dessinée. Plusieurs activités ont permis de sensibiliser les jeunes à la création graphique et de favoriser leur participation active à la production de bandes dessinées.

À l’école primaire Mènontin de Cotonou, des élèves ont bénéficié d’un atelier de création, animé par la comédienne et autrice burkinabé Roukiata Ouédraogo. Cette initiative s’est conclue par un concours de bande dessinée, dont les lauréats ont pu voir leurs travaux publiés dans une série intitulée « Histoires Cotonoises ».

Une réflexion sur la BD comme média d’expression culturelle

Rencontres Internationales de la Bande Dessinée avec Roukiata Ouédraogo (droite)

Roukiata Ouédraogo (droite) – Photo 24haubenin

Le 13 mars, une conférence inaugurale a réuni un large public autour du thème « Raconter l’Afrique en français : Bande dessinée, identité et mémoire collectives ». Animée par Roukiata Ouédraogo, cette discussion a mis en lumière le rôle de la BD dans la transmission des récits africains et la construction d’une mémoire collective francophone.

Par ailleurs, le projet « Ressources éducatives » a présenté le premier volume de la seconde collection de BD produite dans son cadre. Baptisée « Aventures cotonoises », cette publication met en scène Cotonou comme un espace narratif dynamique qui mélange des scènes du quotidien et des récits imaginaires.

Les talents béninois au cœur des Rencontres Internationales de la Bande Dessinée 2025

Au-delà des échanges professionnels, l’édition 2025 a permis de mettre en avant la bande dessinée béninoise et ses créateurs. De jeunes auteurs béninois, aux côtés de professionnels du secteur tels que Anna Gomis, Simon de Saint-Dzokotoé, Constantin Adadja, Gilchrist Domingo, Joël Houssounou et Sonia Couao-Zotti, ont participé à des discussions et des présentations autour de leurs travaux.

L’événement a également constitué une opportunité pour de nouveaux talents. Onze illustrateurs, qui n’avaient encore jamais été publiés, ont bénéficié d’un accompagnement pour produire et diffuser leurs premières bandes dessinées.

L’exposition « Tchitchavi, nouvelle vague », inaugurée le 13 mars à la médiathèque de l’Institut français du Bénin, a permis aux visiteurs de découvrir les tendances actuelles et les nouveaux talents de la BD béninoise.

Les Rencontres Internationales de la Bande Dessinée sont organisées dans le cadre du projet « Ressources éducatives », financé par l’Agence française de développement (AFD) et mis en œuvre par l’Institut français. Avec cette troisième édition, les Rencontres Internationales de la Bande Dessinée ont confirmé le dynamisme de la BD en Afrique francophone. En encourageant l’édition, la formation et la diffusion, cet événement continue de poser les bases d’un secteur en pleine expansion.

 

17 mars 2025 0 Commentaires
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Astrid Roemer et Gaëlle Bélem sur la liste longue de l'International Booker Prize 2025
ActualitéCaraïbesEurope

Astrid Roemer et Gaëlle Bélem sur la liste longue de l’International Booker Prize 2025

par La redaction 28 février 2025
Rédigé par La redaction

L’International Booker Prize 2025 a dévoilé sa liste longue. Parmi les auteurs sélectionnés, deux autrices se démarquent par leur parcours. Gaëlle Bélem, première écrivaine réunionnaise sélectionnée, et Astrid Roemer, voix majeure de la littérature surinamaise. Avec une majorité d’éditeurs indépendants représentés, cette sélection 2025 confirme l’intérêt grandissant pour des récits issus de territoires longtemps marginalisés sur la scène littéraire mondiale.

Gaëlle Bélem

Née le 14 novembre 1984 à Saint-Benoît, La Réunion, Gaëlle Bélem est professeure d’histoire-géographie et écrivaine. Elle a publié deux romans : Un monstre est là, derrière la porte (Gallimard, 2020) et Le fruit le plus rare (Gallimard, 2023).

Elle figure pour la première fois sur la liste longue de l’International Booker Prize 2025 avec There’s a Monster Behind the Door. C’est la traduction anglaise de son premier roman Un monstre est là, derrière la porte, publié initialement en 2020 chez Gallimard.

Le roman de Gaëlle Bélem a été traduit par Karen Fleetwood et Laëtitia Saint-Loubert et publié chez Bullaun Press, une maison d’édition irlandaise basée à Sligo. Il s’agit de la première fois qu’un livre publié par un éditeur irlandais figure sur la liste longue de l’International Booker Prize.

L’édition originale en français a remporté le Grand Prix du roman métis et le prix André-Dubreuil de la Société des gens de lettres pour un premier roman. Elle a également été finaliste du Prix des cinq continents de la francophonie en 2020.

Le jury salue une traduction qui restitue avec force une époque, un lieu et une identité, et une prose qui « palpite de verve, d’humour et de douleur ».

Au cœur du roman, la famille Dessaintes, l’une des plus célèbres de La Réunion. Ambitieux, courageux et fantasques, ils sont aussi perçus comme profondément instables et dangereux. Pourtant, au sein de ce clan imprévisible naît une fille bien décidée à se frayer un chemin vers son propre destin.

Astrid Roemer

L’écrivaine surinamo-néerlandaise Astrid Roemer rejoint également la liste longue avec On a Woman’s Madness (Sur la folie d’une femme). Née au Suriname, Roemer a émigré aux Pays-Bas en 1966 à l’âge de 19 ans. Elle se définit comme une écrivaine cosmopolite, explorant des thèmes tels que la race, le genre, la famille et l’identité.

Astrid Roemer a reçu plusieurs distinctions pour son travail, notamment le Prix P.C. Hooft en 2016 et le Prix de la littérature néerlandaise en 2021. On a Woman’s Madness était également finaliste du National Book Award for Translated Literature en 2024. Cette nomination à l’International Booker Prize représente une reconnaissance importante pour la littérature surinamaise et pour l’œuvre d’Astrid Roemer en particulier.

On a Woman’s Madness (titre original en néerlandais : Over de gekte van een vrouw) a été publié initialement en néerlandais en 1982 et a été traduit en anglais par Lucy Scott. C’est un classique de la littérature queer, marquant le plus long écart (43 ans) entre sa publication originale et sa nomination à l’International Booker Prize.

La traduction anglaise de Lucy Scott, publiée par Tilted Axis Press en juillet 2024, est saluée pour son talent artistique et son empathie, recréant avec justesse le langage riche et la compréhension profonde des personnages et de l’histoire du roman.

L’International Booker Prize 2025

L’International Booker Prize est un prix littéraire annuel qui récompense la meilleure œuvre de fiction traduite en anglais et publiée au Royaume-Uni ou en Irlande. Le prix de 50 000 £ est partagé équitablement entre l’auteur et le traducteur. La liste longue de 2025 comprend 13 ouvrages sélectionnés parmi 154 soumissions, un record depuis la création du prix dans son format actuel en 2016.

Cette année, des œuvres issues de 10 langues figurent dans la sélection, avec une première pour le kannada et le roumain. 11 éditeurs indépendants représentent 12 des titres sur la liste longue, un record pour le prix.

Le jury de l’International Booker Prize 2025 réunit des personnalités aux parcours variés. Il est présidé par l’écrivain Roddy Doyle, lauréat du prix en 1993. Parmi les membres figurent Ayọ̀bámi Adébáyọ̀, autrice dont le roman a été finaliste en 2023, et Sarah Jessica Parker, actrice et éditrice à la tête de SJP Lit, qui valorise des voix internationales et sous-représentées. L’écrivain et critique Chris Power, ancien animateur de l’émission Open Book sur BBC Radio 4, ainsi que Kiley Reid, dont le premier roman a été finaliste en 2020, complètent le jury

La liste restreinte de l’International Booker Prize 2025 sera annoncée le 8 avril 2025, et le lauréat sera révélé lors d’une cérémonie au Tate Modern de Londres le 20 mai 2025.​

28 février 2025 0 Commentaires
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Nadia Odunayo créatrice solo de StoryGraph, l’app aux 3,8M d’utilisateurs
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Nadia Odunayo : créatrice solo de The StoryGraph, l’app aux 3,8M d’utilisateurs

par Acèle Nadale 28 février 2025
Rédigé par Acèle Nadale

L’univers de la tech a longtemps été un club fermé. Les grandes figures qui dominent le secteur sont souvent les mêmes : des hommes, majoritairement blancs, issus de prestigieuses écoles d’ingénieurs ou de business. Pourtant, dans l’ombre des géants de la Silicon Valley, des femmes noires tracent leur propre route. Elles innovent, codent, créent, malgré un écosystème qui leur offre peu de place. Parmi elles, Nadia Odunayo s’impose comme un modèle inspirant. Son nom ne figure peut-être pas encore dans les classements des grands médias économiques, mais son impact est bien réel.

Nadia Odunayo est une entrepreneuse britannique d’origine nigériane. Elle a étudié la philosophie, la politique et l’économie au University College d’Oxford, où elle a cofondé une publication numérique de nouvelles. Elle est la fondatrice et PDG de The StoryGraph, une plateforme de suivi de lecture qui s’impose comme une alternative à Goodreads grâce à ses recommandations intelligentes de livres et son expérience sans publicité.

Elle a conçu et développé la plateforme seule, tout en gérant d’autres aspects de l’entreprise. Malgré la croissance rapide de The StoryGraph, Nadia reste la seule développeuse. Elle supervise aussi les opérations quotidiennes et interagit directement avec les utilisateurs.

En 2020, une série de tweets viraux a entraîné une augmentation massive des inscriptions, mettant à l’épreuve l’infrastructure de la plateforme. Nadia a travaillé sans relâche pour adapter le site à cette nouvelle demande, démontrant sa détermination et sa capacité à gérer seule les défis techniques. 

De la finance à la tech : le parcours atypique de Nadia Odunayo

Nadia Odunayo ne se destinait pas à une carrière dans la technologie. Initialement attirée par la finance, elle change d’orientation après avoir remporté un concours de programmation. Cette réussite l’amène à intégrer la Makers Academy de Londres, où elle se forme au développement logiciel. 

Elle rejoint ensuite Pivotal Labs en tant qu’ingénieure, avant de co-fonder Ignition Works, une société de conseil en logiciels. Son parcours la conduit également chez CodeNewbie, où elle occupe le poste de directrice technique.

Lectrice passionnée, elle lance The StoryGraph en 2019. D’abord un projet personnel, The StoryGraph est vite devenu une plateforme prisée par des millions d’utilisateurs à travers le monde.

The StoryGraph : une alternative moderne et intuitive

The StoryGraph se distingue par une approche axée sur l’expérience utilisateur et la personnalisation. Contrairement à Goodreads, la plateforme propose des recommandations basées sur les habitudes de lecture, permettant aux utilisateurs de découvrir des titres adaptés à leurs préférences. 

Elle offre également un suivi détaillé selon l’ambiance et le rythme des livres, une interface épurée et sans publicité, ainsi qu’une communauté qui favorise des échanges plus réfléchis.

Cette vision séduit un large public. Début 2025, The StoryGraph compte 3,8 millions d’utilisateurs, une croissance entièrement organique. Nadia Odunayo, toujours impliquée dans le développement du produit, veille à ce que chaque amélioration réponde aux attentes des lecteurs.

Seule contre les géants de la tech

Quand Nadia Odunayo se lance dans la création de The StoryGraph, elle ne bénéficie pas d’un réseau d’investisseurs ou d’un incubateur prestigieux. Elle ne lève pas de fonds, ne s’associe pas à une équipe de développeurs chevronnés. Elle code seule, finance son projet avec ses propres économies, et construit brique par brique une alternative à Goodreads, propriété d’Amazon.

Dans un monde où la majorité des startups tech cherchent à lever des millions dès les premières phases de développement, sa démarche est radicale. Elle prouve qu’il est possible d’innover sans suivre le modèle dominant, en restant indépendante et en écoutant avant tout les besoins des utilisateurs.

Au-delà de son travail sur The StoryGraph, Nadia Odunayo consacre une partie de son temps libre à la danse, une passion qui équilibre sa vie d’entrepreneure.

28 février 2025 0 Commentaires
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Nnedi Okorafor est l'éditrice invitée de l’anthologie The Best American Science Fiction and Fantasy 2025
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Nnedi Okorafor est l’éditrice invitée de l’anthologie The Best American Science Fiction and Fantasy 2025

par La redaction 26 février 2025
Rédigé par La redaction

L’anthologie The Best American Science Fiction and Fantasy accueillera en 2025 une éditrice invitée de premier plan : Nnedi Okorafor. Récompensée à de multiples reprises pour ses récits de science-fiction et de fantasy, l’écrivaine nigériano-américaine est notamment connue pour sa trilogie Binti et son récent roman Death of the Author. Aux côtés de John Joseph Adams, éditeur de la série, elle sélectionnera vingt nouvelles marquantes publiées en 2024. Ce choix mettra en avant le dynamisme et l’évolution de la fiction spéculative nord-américaine.

L’anthologieThe Best American Science Fiction and Fantasy devenue une référence

La collection Best American, dont fait partie cette anthologie, existe depuis 1915 et réunit chaque année les meilleurs récits publiés aux États-Unis. Depuis 2015, The Best American Science Fiction and Fantasy se consacre aux littératures de l’imaginaire et s’est imposée comme une ressource incontournable du genre. Publiée par Mariner Books (HarperCollins), chaque édition rassemble des histoires courtes qui illustrent les multiples facettes de la science-fiction et de la fantasy contemporaines.

Chaque volume suit un processus de sélection rigoureux. John Joseph Adams effectue une première présélection d’environ 80 nouvelles, réparties en parts égales entre science-fiction et fantasy. Ces textes proviennent de magazines, revues, anthologies ou sites web nord-américains. 

Nnedi Okorafor lira ensuite ces histoires de manière anonyme, sans connaître le nom des auteurs ni leur publication d’origine. Cette méthode garantit une sélection impartiale et aboutit à un choix final de vingt nouvelles, dont une dizaine pour chaque genre.

Une sélection qui reflète l’évolution du genre

The Best American Science Fiction and Fantasy 2025 paraîtra le 21 octobre 2025. Comme chaque année, seuls les textes publiés l’année précédente seront éligibles. Le recueil rassemblera ainsi des nouvelles de 2024 écrites par des auteurs américains ou canadiens.

Les textes finalistes non retenus apparaîtront en annexe sous la mention « honorable mentions ». Cette sélection complémentaire mettra en avant la diversité et la qualité des contributions de l’année.

En tant qu’éditrice invitée, Nnedi Okorafor rejoint une liste prestigieuse d’auteurs et autrices ayant dirigé des éditions précédentes de l’anthologie, parmi lesquels R. F. Kuang, Veronica Roth, N. K. Jemisin et Carmen Maria Machado. 

26 février 2025 0 Commentaires
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Festival des littératures Atlantide 2025 : les littératures du monde se donnent rendez-vous à Nantes
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Festival des littératures Atlantide 2025 : les littératures du monde se donnent rendez-vous à Nantes

par La redaction 25 février 2025
Rédigé par La redaction

Du 6 au 9 mars 2025, la ville de Nantes en France deviendra une fois encore le carrefour des littératures du monde avec la 13ᵉ édition du Festival des littératures Atlantide. Depuis 2013, cet événement rassemble des écrivains de tous horizons pour un dialogue ouvert sur la création, les imaginaires et les enjeux de notre époque. Porté par la Cité des Congrès et le Lieu Unique, et dirigé artistiquement par Alain Mabanckou depuis 2016, le festival se distingue par sa diversité et son ouverture aux langues et cultures du monde entier.

Une édition sous le signe de la liberté et de la diversité

Avec près de soixante auteurs issus de 25 pays, le Festival des littératures Atlantide 2025 promet une programmation riche et engagée. Il mettra cette année l’accent sur « la liberté des expressions et des imaginaires », un thème qui résonne particulièrement à une époque où les voix dissidentes sont parfois muselées.

Le public nantais aura l’occasion de rencontrer des figures littéraires majeures comme l’écrivaine mauricienne Ananda Devi, la Canadienne Nancy Huston, la Camerounaise Hemley Boum, ainsi que l’Algérien Kamel Daoud et l’Américaine Barbara Chase-Riboud. Des auteurs d’autres horizons seront également présents, à l’image de la Russe Vera Bogdanova, du Nigérian Abubakar Adam Ibrahim et de l’Indien Aravind Jayan. Alain Mabanckou, hôte d’honneur du festival, accompagnera les discussions et rencontres qui animeront ces quatre jours.

Chaque édition du festival des littératures Atlantide attire un large public, avide de dialogues littéraires. Ici, une rencontre lors d’une précédente édition du festival. © Stefan Menoret.

Chaque édition du festival des littératures Atlantide attire un large public, avide de dialogues littéraires. Ici, une rencontre lors d’une précédente édition du festival. © Stefan Menoret.

Des temps forts pour interroger le pouvoir des mots

Le Festival des littératures Atlantide s’ouvrira le vendredi 7 mars avec une conférence inaugurale de Nancy Huston intitulée Armes lourdes, plumes légères, où elle explorera le rôle de la littérature face aux violences de l’Histoire. Cette intervention, présentée par Alain Mabanckou, donnera le ton des débats à venir.

Le samedi 8 mars, une soirée contre la censure mettra en avant des œuvres interdites, avec des lectures assurées par des autrices exilées comme Chahla Chafiq (Iran) et Somaia Ramish (Afghanistan). Organisé en partenariat avec le PEN Club français, cet événement rappellera l’importance de la liberté d’écrire dans un monde où certains textes restent interdits.

Autres moments marquants : une rencontre réunissant l’écrivain brésilien Bernardo Carvalho, la journaliste Rokhaya Diallo et l’auteur italien Wu Ming 2, qui questionneront l’impact de la littérature face à la montée des extrêmes. Une lecture dessinée se tiendra à la Libre Usine, mêlant performance artistique et récit. Enfin, une grande lecture de clôture viendra refermer le festival en beauté.

Un Festival des littératures Atlantide pour tous les publics

Fidèle à son esprit de transmission, Atlantide proposera des rencontres adaptées à tous les âges. Une journée scolaire sera consacrée aux échanges entre auteurs et élèves, de l’école primaire au collège, afin de leur faire découvrir la richesse des littératures du monde.

Le 6 mars, une journée professionnelle réunira éditeurs, médiateurs et organisateurs pour discuter du rôle des modérateurs dans les rencontres littéraires.

Le Festival des littératures Atlantide sera aussi l’occasion de remettre le Prix Bermond-Boquié de la Bibliothèque municipale de Nantes. Cette récompense, attribuée par de jeunes lecteurs nantais, distingue un roman jeunesse. La remise du prix aura lieu le dimanche 9 mars au Lieu Unique, lors de la journée de clôture.

Le festival littéraire Atlantide reste un événement entièrement gratuit, accessible à tous, dans la limite des places disponibles. La plupart des rencontres auront lieu au Lieu Unique, quartier général du festival, mais des événements se dérouleront également dans d’autres lieux de la ville.

Cette édition marque aussi une évolution visuelle avec un nouveau logo : un « petit poulpe-livre ». Cette créature onirique, mêlant livre ouvert et animal marin, symbolise une littérature multiple, vivante et en mouvement.

Le programme détaillé des rencontres, conversations et lectures de l’édition 2025 : https://www.atlantide-festival.org/programmation-2025/

25 février 2025 0 Commentaires
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États généraux sur la condition de l'écrivain en Côte d'Ivoire : un cadre de réflexion pour l’avenir de la littérature en Côte d’Ivoire
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États généraux sur la condition de l’écrivain en Côte d’Ivoire : un cadre de réflexion pour l’avenir de la littérature en Côte d’Ivoire

par La redaction 24 février 2025
Rédigé par La redaction

Le 22 février 2025, l’Association des Écrivains de Côte d’Ivoire (AECI) a organisé une Journée d’ateliers et de restitution à l’Institut Pédagogique National de l’Enseignement Technique et Professionnel (IPNEPT) de Cocody. Cet événement, inscrit dans le cadre des États généraux sur la condition de l’écrivain en Côte d’Ivoire, a réuni auteurs, éditeurs, libraires et autres professionnels du livre autour des enjeux du secteur. Il s’agissait d’examiner les réalités du métier d’écrivain en Côte d’Ivoire et d’identifier des pistes d’amélioration pour favoriser son développement.

Un état des lieux sans concession

Dès l’ouverture des travaux à 8h30 des États généraux sur la condition de l’écrivain en Côte d’Ivoire, la présidente de l’AECI a rappelé les difficultés majeures rencontrées par les écrivains ivoiriens. Parmi les points soulevés, figurent l’absence de revenus stables, l’accès limité aux maisons d’édition, la faible reconnaissance institutionnelle et la protection insuffisante des droits d’auteur.

Le magistrat Fodjo Kadjo Abo, parrain de l’événement, a souligné l’importance de ces assises pour garantir aux écrivains un cadre professionnel plus structuré. La conférence inaugurale, animée par le professeur Josué Guébo, ancien président de l’AECI, a ensuite apporté un éclairage approfondi sur le thème « Être écrivain en Côte d’Ivoire : réalités, défis et opportunités », posant ainsi les bases du débat.

Des ateliers pour repenser l’écosystème du livre

La journée des États généraux sur la condition de l’écrivain en Côte d’Ivoire s’est poursuivie avec plusieurs ateliers réunissant écrivains, éditeurs, libraires et autres professionnels du secteur. Chaque groupe de travail a exploré une thématique spécifique. Les discussions ont porté sur la reconnaissance du statut d’écrivain, les conditions d’édition et de diffusion des livres, la gestion des droits d’auteur et les stratégies pour promouvoir la littérature ivoirienne.

Les débats ont permis de dresser un diagnostic précis des difficultés actuelles, tout en mettant en avant des solutions adaptées aux réalités du pays. Les intervenants ont insisté sur l’importance d’un cadre juridique clair, d’une meilleure protection des écrivains face aux défis du marché.

Des recommandations des États généraux sur la condition de l’écrivain en Côte d’Ivoire pour un secteur plus dynamique

Après une pause déjeuner, la restitution des travaux s’est tenue à partir de 14h00. Parmi les propositions formulées, figurent la mise en place d’un statut officiel pour les écrivains et le renforcement des dispositifs de protection des droits d’auteur. La facilitation de l’accès à l’édition et une meilleure diffusion des livres à l’échelle nationale et internationale ont également été évoquées. 

À l’issue de cette journée des États généraux sur la condition de l’écrivain en Côte d’Ivoire, l’AECI a annoncé qu’un rapport officiel reprenant l’ensemble des recommandations serait rédigé et soumis aux autorités compétentes, ainsi qu’aux partenaires du secteur. L’association espère que ces propositions permettront de poser les bases d’une industrie du livre plus compétitive et pérenne en Côte d’Ivoire.

Créée en 1986, l’Association des Écrivains de Côte d’Ivoire rassemble plus de 500 membres engagés pour la défense des intérêts des écrivains et le rayonnement de la littérature ivoirienne.

Pour plus d’informations sur les États généraux de l’écrivain ivoirien, rendez-vous sur www.aeci.ci.

24 février 2025 0 Commentaires
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Côte d’Ivoire : L’Université de Bondoukou inaugure sa bibliothèque principale
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Côte d’Ivoire : L’université de Bondoukou inaugure sa bibliothèque principale

par La redaction 20 février 2025
Rédigé par La redaction

Dans de nombreuses universités africaines, l’accès à une bibliothèque bien équipée reste un défi. Manque d’espace, ressources limitées et infrastructures vieillissantes compliquent l’apprentissage. Le 13 février 2025, l’Université de Bondoukou a ouvert les portes de sa bibliothèque principale.

La communauté académique présente à ’inauguration de la bibliothèque de l’université de Bondoukou

Cette nouvelle infrastructure, capable d’accueillir jusqu’à 9 000 étudiants, vient renforcer les conditions d’apprentissage au sein de cet établissement en pleine expansion. Dotée de plus de 37 000 ressources physiques et numériques, elle offre un cadre moderne et accessible pour la recherche et l’étude.

L’événement s’est déroulé dans la salle de conférence de 600 places de l’Université de Bondoukou, en présence du président de l’institution, le Professeur Ouattara Djakalia. Aux côtés des enseignants-chercheurs, du personnel administratif et des étudiants, le Directeur du Centre des Œuvres Universitaires, Dr Cissé Abdoulaye, a également pris part à cette cérémonie.

Dans son discours, le Professeur Ouattara Djakalia a insisté sur l’importance de cet espace pour les étudiants, les invitant à en faire un lieu privilégié de travail et de recherche. Il a également encouragé la lecture, soulignant ses bienfaits sur la concentration et l’expression écrite.

Un espace d’étude adapté aux besoins des étudiants

Avec ses deux niveaux, la bibliothèque offre des espaces variés adaptés aux besoins des étudiants : salles de lecture, espaces de travail individuels et collaboratifs, ainsi que des salles informatiques.

Ouverte 7 jours sur 7, elle met à la disposition des étudiants un large éventail de ressources académiques couvrant plusieurs disciplines.

Cette infrastructure vient répondre à un besoin croissant, dans un contexte où l’Université de Bondoukou, ouverte depuis octobre 2023, continue d’accueillir de nouveaux étudiants. Elle prévoit d’atteindre une capacité de 20 000 apprenants dans les années à venir.

Un projet inscrit dans la décentralisation universitaire

L’Université de Bondoukou, dernière-née des neuf universités publiques de Côte d’Ivoire, s’inscrit dans le Programme de Décentralisation des Universités (PDU) lancé par le gouvernement.

Ce programme permet de désengorger les universités existantes, d’absorber le flux croissant de bacheliers et de renforcer l’accès à l’enseignement supérieur sur l’ensemble du territoire. Il contribue également au développement des régions en proposant des formations adaptées aux réalités locales.

Située dans le nord-est du pays, l’université occupe un campus de 305 hectares et propose des formations dans divers domaines scientifiques, culturels et professionnels. Elle est également la première université publique ivoirienne à dispenser des cours en architecture.

Avec cette nouvelle bibliothèque, l’Université de Bondoukou fait un pas de plus vers l’excellence.

20 février 2025 0 Commentaires
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Festival du Livre et de l'Oralité de Mbandaka un espace d’échange pour les jeunes lecteurs
ActualitéAfrique CentraleÉvénements

Festival du Livre et de l’Oralité de Mbandaka : un espace d’échange pour les jeunes lecteurs

par La redaction 19 février 2025
Rédigé par La redaction

Les 15 et 16 février 2025, la ville de Mbandaka, en République Démocratique du Congo, a accueilli la troisième édition du Festival du Livre et de l’Oralité de Mbandaka (FELIOMBA). Cet événement, initié par l’écrivaine Stéphanie Boale Monfrey, avait pour thème : « La littérature pour penser et se construire ». Pendant deux jours, jeunes et passionnés de lecture se sont réunis autour du livre et de l’oralité, dans un cadre propice à l’échange et à l’apprentissage.

Un engagement en faveur de la lecture à Mbandaka

À travers le FELIOMBA, Stéphanie Boale Monfrey poursuit l’objectif d’encourager la culture du livre et de favoriser l’accès à la lecture pour la jeunesse de Mbandaka et des environs. Depuis plusieurs années, elle s’investit activement dans ce domaine, notamment avec la création d’une bibliothèque accessible à tous. 

Le Festival du Livre et de l’Oralité de Mbandaka a bénéficié du soutien de plusieurs partenaires, dont l’Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF) et Richelieu International Europe. L’association BOKOLISI asbl a également contribué à la réussite de cette édition.

Une continuité dans la promotion de la littérature et de l’oralité

Depuis sa première édition en février 2023, le Festival du Livre et de l’Oralité de Mbandaka s’est imposé comme un rendez-vous pour les passionnés de lecture et d’oralité à Mbandaka. Le premier festival, organisé sous le thème « La littérature, un levier de développement », avait déjà marqué les esprits en mettant en avant l’importance de la lecture dans l’épanouissement des jeunes. Avec le temps, l’événement s’est structuré et renforcé, gagnant en notoriété et en impact.

Mbandaka, capitale de la province de l’Équateur en République démocratique du Congo, est une ville d’environ 470 307 habitants en 2023. Située sur les rives du fleuve Congo, elle représente un pôle culturel et économique important pour la région. 

Stéphanie Boale Monfrey, une écrivaine engagée

Née à Mbandaka, Stéphanie Boale Monfrey est une figure connue du paysage littéraire congolais. Après des études en journalisme à l’Institut des Sciences et Techniques de l’Information (ISTI/IFASIC) à Kinshasa, elle a travaillé au sein du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) à Bangui, en République Centrafricaine. Aujourd’hui installée à Bruxelles, elle continue de promouvoir la littérature francophone et lingalaphone à travers BUKU, un espace culturel dédié aux livres en Belgique et en RDC.

Son engagement en faveur de la lecture et de la transmission orale se traduit par des actions concrètes, dont le Festival du Livre et de l’Oralité de Mbandaka est une illustration. En encourageant la jeunesse à lire et à écouter, elle contribue à faire de la littérature un véritable outil de construction individuelle et collective.

19 février 2025 0 Commentaires
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Appel à candidatures – Prix de la traduction Ibn Khaldoun-Senghor 2025 (10 000 € à la clé)
ActualitéAfrique du NordEuropeMétiersProfessionnels

Appel à candidatures – Prix de la traduction Ibn Khaldoun-Senghor 2025 (10 000 € à la clé)

par La redaction 18 février 2025
Rédigé par La redaction

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (ALECSO) annoncent l’ouverture des candidatures pour le Prix de la traduction Ibn Khaldoun-Senghor 2025. Le lauréat ou la lauréate du Prix de la traduction Ibn Khaldoun-Senghor recevra une récompense de 10 000 euros. 

Un prix pour l’excellence et le dialogue interculturel

Le Prix de la traduction Ibn Khaldoun-Léopold Sédar Senghor a été créé en 2008 par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et l’Organisation arabe pour l’Éducation, la Culture et les Sciences (ALECSO).

Ce prix distingue les traducteurs et traductrices pour leur contribution à la circulation des savoirs et au dialogue entre les mondes arabe et francophone. Il récompense l’excellence dans la traduction d’ouvrages littéraires ou en sciences humaines et sociales entre le français et l’arabe, dans les deux sens. Il a aussi pour ambition d’encourager le dialogue interculturel et la diversité linguistique entre l’espace francophone et le monde arabe.

Conditions de participation au Prix de la traduction Ibn Khaldoun-Senghor 2025

Les candidatures peuvent être déposées par :

  • Des traducteurs et traductrices individuels
  • Des universités et instituts d’enseignement supérieur
  • Des centres de recherche
  • Des associations et unions nationales
  • Des maisons d’édition

L’ouvrage présenté doit être une première traduction publiée par une maison d’édition et datant de moins de trois ans. L’autoédition et les manuscrits ne sont pas acceptés. Un seul ouvrage peut être soumis par candidat.

Modalités de candidature 

Les dossiers de candidature au Prix de la traduction Ibn Khaldoun-Senghor 2025 doivent être envoyés avant le 30 juin 2025. L’appel à candidatures et les documents nécessaires sont disponibles sur le site de l’OIF.

Les candidatures doivent être transmises par voie électronique aux adresses suivantes :

📧 OIF : claudia.pietri@francophonie.org
📧 ALECSO : alecso@alecso.org.tn

18 février 2025 0 Commentaires
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Côte d’Ivoire Vallesse Éditions reçoit un financement de 800 millions de FCFA
ActualitéAfrique de l'OuestIndustrie

Côte d’Ivoire : Vallesse Éditions reçoit un financement de 800 millions de FCFA

par La redaction 17 février 2025
Rédigé par La redaction

Le secteur de l’édition requiert des investissements conséquents pour assurer la production et la distribution des livres à grande échelle. En Côte d’Ivoire, un nouvel accord de financement vient renforcer cette dynamique. Le 11 février 2025, l’accord de 800 millions de FCFA a été signé entre Vallesse Éditions et CDC-CI Capital, une filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations de Côte d’Ivoire. 

Ce fonds permettra à la maison d’édition dirigée par Fidèle Diomandé de renforcer ses capacités humaines, matérielles et logistiques, d’augmenter son espace de stockage et de financer la production de manuels scolaires.

Un soutien stratégique pour l’éducation en Côte d’Ivoire

Ce financement s’inscrit dans une dynamique de renforcement du système éducatif ivoirien. En produisant davantage de manuels scolaires et en facilitant leur accessibilité à travers le pays, Vallesse Éditions contribuera à améliorer l’apprentissage des élèves et à faciliter l’accès aux livres scolaires à travers le pays.

Arthur Coulibaly, directeur général de CDC-CI Capital, a souligné l’importance de cet investissement, qui soutient une femme entrepreneure et un acteur majeur de l’édition en Côte d’Ivoire. Cette initiative s’accorde également avec la volonté de CDC-CI Capital d’accompagner les entreprises locales dans des secteurs essentiels à la croissance économique et sociale.

Vallesse Éditions, un acteur reconnu dans l’édition ivoirienne

Fondée en 2005 par Fidèle Diomandé, Vallesse Éditions s’est imposée dans l’édition de littérature générale, jeunesse et parascolaire, avec 165 publications déjà agréées ou recommandées pour l’enseignement.

Elle propose plusieurs collections, dont Lire pour demain, En route pour le BAC, Succès au BEPC et Yenian, Regard sur la vie. La maison d’édition a été récompensée à plusieurs reprises, notamment par le Prix SILA de l’Édition et le Prix Jeanne de Cavally en 2018.

En plus de son activité éditoriale, Vallesse Éditions organise le concours littéraire Manuscrit d’Or, destiné à mettre en avant de nouveaux talents. 

CDC-CI Capital, un levier de financement pour les entreprises ivoiriennes

CDC-CI Capital est une filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations de Côte d’Ivoire, créée pour soutenir le développement des entreprises à travers des financements adaptés. Son action s’inscrit dans le cadre du Projet des Chaînes de Valeurs Compétitives pour l’Emploi et la Transformation Économique (PCCET), financé par la Banque mondiale.

Dotée d’une enveloppe de 38 milliards de FCFA, CDC-CI Capital finance aussi bien les start-ups et PME que les grandes entreprises engagées dans des projets écologiques. Récemment, un accord de trois milliards de FCFA a été signé avec NSIA Banque pour accélérer l’inclusion financière et soutenir des investissements verts.

Grâce à ce nouveau partenariat avec Vallesse Éditions, CDC-CI Capital renforce son engagement en faveur de l’éducation et de l’édition en Côte d’Ivoire.

17 février 2025 2 Commentaires
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Appel à candidatures pour une étude sur la filière du livre en Afrique francophone
ActualitéAfriqueProfessionnels

Appel à candidatures pour une étude sur la filière du livre en Afrique francophone

par La redaction 16 février 2025
Rédigé par La redaction

Le Salon international du livre d’Abidjan (SILA), en partenariat avec l’ambassade de France en Côte d’Ivoire, lance un appel à candidatures pour une étude approfondie sur la filière du livre en Afrique subsaharienne francophone. 

Profil recherché

L’appel à candidatures pour l’étude sur la filière du livre en Afrique francophone s’adresse aux spécialistes du secteur du livre ayant une solide expérience en recherche et en analyse de marché. Les critères de sélection incluent :

  • Une expertise confirmée dans l’industrie du livre
  • Une connaissance approfondie des politiques culturelles du livre en Afrique
  • Une expérience avérée en recherche et analyse du marché du livre
  • D’excellentes compétences rédactionnelles en français

Comment postuler ?

Les candidats intéressés doivent soumettre leur dossier de candidature avant le 7 mars 2025. 

Télécharger les termes de référence et le formulaire de candidature ici : https://institutfrancais.ci/appelsprojets/

Les dossiers doivent être envoyés par mail à :
📩 silacotedivoire@gmail.com
📩 scac.abidjan-amba@diplomatie.gouv.fr
Objet du mail : « Candidature Étude Livre en Afrique subsaharienne francophone »

Seuls les candidats présélectionnés pour l’étude sur la filière du livre en Afrique francophone seront contactés. 

16 février 2025 0 Commentaires
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Le Cameroun et le Brésil à l'honneur du Salon du Livre Africain de Paris 2025
ActualitéAfriqueEuropeÉvénementsIndustrie

Salon du Livre Africain de Paris 2025 : Le Cameroun et le Brésil à l’honneur

par La redaction 15 février 2025
Rédigé par La redaction

La 4ᵉ édition du Salon du Livre Africain de Paris se tiendra du 14 au 16 mars 2025 à la Halle des Blancs Manteaux, en plein cœur du 4ᵉ arrondissement. Cette année, le Salon du Livre Africain de Paris 2025 mettra en avant deux pays, le Cameroun, invité d’honneur, et le Brésil, invité spécial.

Un thème en résonance avec les pays à l’honneur au Salon du Livre Africain de Paris 2025

Le thème du Salon du Livre Africain de Paris 2025, « Voyage(s) en diaspora(s) », résonne particulièrement avec les cultures des pays invités. Le Cameroun, pays d’écrivains influents comme Mongo Beti, Hemley Boum, Djaili Amadou Amal ou encore Patrice Nganang, porte une tradition littéraire marquée par une forte production éditoriale sur le continent et à l’international. Le Brésil, quant à lui, partage avec l’Afrique des liens historiques profonds et une scène littéraire nourrie par des écrivains d’ascendance africaine, à l’image de Conceição Evaristo et Itamar Vieira Junior.

Ce dialogue entre l’Afrique et ses diasporas lors du Salon du Livre Africain de Paris 2025 promet d’enrichir les débats et les rencontres avec les lecteurs, auteurs, éditeurs et professionnels du livre attendus au salon.

Deux distinctions littéraires attribuées

Comme chaque année, le Salon récompensera des œuvres marquantes à travers deux distinctions littéraires :

  • Le Grand Prix Afrique, anciennement Grand Prix Littéraire d’Afrique Noire, qui valorise les écrivains africains francophones depuis 1961.
  • Le Prix Beaux Livres de la Maison de l’Afrique, lancé en 2024, qui met à l’honneur les beaux livres publiés en 2023 et 2024 sur l’Afrique.

Des partenariats pour renforcer les échanges

Le Salon du Livre Africain de Paris poursuit son ouverture sur le continent avec deux collaborations majeures. D’une part, son partenariat avec le Salon International du Livre d’Abidjan (SILA), qui s’étend de 2023 à 2025 grâce au soutien de l’Institut Français et de l’Agence Française de Développement (AFD). Il a également renouvelé pour la troisième année consécutive son partenariat avec les « 72 heures du livre » de Conakry, en collaboration avec l’Institut Français et la Ville de Paris.

Le programme détaillé du Salon du Livre Africain de Paris 2025 sera disponible en ligne à partir du 28 février 2025, date à laquelle les inscriptions aux conférences seront également ouvertes. Toutes les informations seront accessibles sur le site officiel : salondulivreafricaindeparis.com.

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La Réunion : La ville de Saint-Pierre ouvre les candidatures pour le Prix Littéraire Athéna 2025
ActualitéCaraïbesÉvénementsProfessionnels

La Réunion : La ville de Saint-Pierre ouvre les candidatures pour le Prix Littéraire Athéna 2025

par La redaction 14 février 2025
Rédigé par La redaction

Souvent surnommée la « capitale du Sud » de La Réunion, la ville de Saint-Pierre est reconnue pour son dynamisme culturel et son engagement dans la promotion de la lecture et de l’écriture. C’est dans cette même dynamique qu’elle a lancé le Prix Littéraire Athéna. Le thème du Prix Littéraire Athéna 2025 est « Pensée, Littérature, Éloquence ».

Créé en 2017 et doté de 2000 euros cette année, le prix littéraire Athéna distingue un roman en français ou traduit en français, sélectionné par un jury composé de membres institutionnels et de professionnels du livre. Il s’inscrit dans la continuité du Salon du Livre Athéna créé en 2013, un événement organisé tous les deux ans. Ce salon francophone réunit des auteurs, des éditeurs et des professionnels du livre autour de rencontres et d’échanges avec le public.

Le Salon du Livre Athéna se déroule généralement sur quatre jours. Il investit des lieux emblématiques tels que les Jardins de la Plage, la médiathèque et l’hôtel de ville. Il propose une variété d’activités, notamment des conférences, des tables rondes, des séances de dédicaces, des spectacles et des lectures.

En plus des rencontres littéraires, le salon propose des événements tels que la brocante de livres, organisée traditionnellement le dimanche sur le boulevard Hubert Delisle.

Conditions de participation et calendrier du Prix Littéraire Athéna

Le Prix Littéraire Athéna est ouvert aux écrivains âgés d’au moins 16 ans, dont le roman a été publié entre le 1ᵉʳ février 2023 et le 31 mars 2025. Les candidatures doivent respecter les critères précisés dans le règlement, accessible sur le site officiel de la ville de Saint-Pierre.

Après une première sélection, le jury, qui comprend des membres institutionnels et des professionnels du livre, retiendra cinq ouvrages finalistes avant de désigner le lauréat. Ce dernier sera dévoilé lors de la cérémonie d’ouverture du salon prévue le 8 octobre 2025.

Les éditeurs ou auteurs souhaitant participer peuvent consulter le règlement complet sur le site officiel de la ville de Saint-Pierre.
Ils doivent envoyer 5 exemplaires de chaque titre proposé, accompagnés du formulaire de candidature rempli et signé, à l’adresse suivante :
Médiathèque de Saint-Pierre
Ruelle du Collège Arthur
BP 396
97458 Saint-Pierre cedex
Mention : PRIX ATHENA 2025

Les envois doivent être effectués par voie postale en recommandé avec accusé de réception avant le 7 avril 2025 (cachet de la poste faisant foi). Les dossiers déposés en main propre ou envoyés par courriel ne seront pas acceptés.

Pour toute question ou demande d’information supplémentaire, vous pouvez contacter les organisateurs à l’adresse suivante : salondulivreathena@saintpierre.re.

Retour sur l’édition 2023 du Salon du Livre Athéna

Lors de la cérémonie d’ouverture de l’édition 2023 du salon, le maire de Saint-Pierre, Michel Fontaine, a exprimé sa gratitude envers les participants et les organisateurs. Il en a profité pour remercier tout particulièrement les quelque 250 participants, romanciers, philosophes, essayistes, libraires, éditeurs ainsi que les équipes administratives qui portent haut les couleurs de la culture dans la “capitale du Sud. »

La thématique de cette édition était « Engagement, Liberté et Vérité ». Parmi les invités de renom figuraient Frédéric Lenoir, Franck Thilliez, Michel Onfray, Cynthia Fleury et le lauréat du prix Goncourt, Mohamed Mbougar Sarr. Au total, plus d’une centaine d’auteurs ont participé à des séances de dédicaces, des conférences et des tables rondes.

En amont du salon, du 27 septembre au 4 octobre, des animations intitulées « Athéna D’ABORD dans les quartiers » ont été organisées dans les bibliothèques et divers quartiers de Saint-Pierre. Le salon s’est clôturé par un concert gratuit du groupe Ousanousava sur la place du Rotary.

Le Prix Littéraire Athéna 2023 a été décerné à Priya Hein pour son roman Riambel, qui explore les réalités de la société coloniale mauricienne.

14 février 2025 2 Commentaires
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Le Sénégal organise un Forum national sur le livre et la lecture en juin 2025
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Le Sénégal organise un Forum national sur le livre et la lecture en juin 2025

par La redaction 13 février 2025
Rédigé par La redaction

Le Sénégal prépare un grand rendez-vous pour le monde littéraire du pays. À la fin du mois de juin 2025, un Forum national sur le livre et la lecture réunira écrivains, éditeurs, bibliothécaires et acteurs du secteur. Annoncée lors du Conseil des ministres du 5 février 2025, cette initiative traduit une volonté politique forte de dynamiser la culture du livre et de renforcer son rôle dans l’éducation et la transmission des savoirs.

Un engagement en faveur du livre et de la lecture

Les politiques culturelles jouent un rôle fondamental dans le développement des sociétés. Elles favorisent l’accès au savoir, préservent le patrimoine et stimulent la création artistique. En Afrique, où les défis liés à l’édition, à la distribution et à l’accessibilité des livres restent nombreux, un engagement politique fort en faveur de la lecture est essentiel. Il est encourageant de constater que le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, accorde une importance stratégique au livre dans son programme politique.

En faisant du Forum national sur le livre et la lecture un événement majeur, il envoie un signal fort quant à la nécessité de bâtir une société dans laquelle la culture et l’éducation occupent une place centrale. Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a aussi insisté sur l’importance de développer la lecture au sein du système éducatif et universitaire. L’objectif est d’encourager les jeunes générations à lire davantage et d’améliorer l’accès aux ressources littéraires. 

Le soutien aux écrivains, la modernisation des infrastructures et l’essor du livre numérique sont autant de leviers pour dynamiser le secteur. Le numérique y jouera un rôle central, avec le développement du livre numérique, qui pourrait offrir un accès élargi aux contenus pédagogiques et culturels.

Soutien renforcé à l’édition et aux écrivains avec le Forum national sur le livre et la lecture

Un autre point clé a été abordé avec le fonds d’aide à l’édition, créé en 2004 et opérationnel depuis 2009. Doté d’un budget annuel de 600 millions de FCFA, il constitue un soutien important pour les éditeurs et les auteurs sénégalais. Le président Bassirou Diomaye Faye a exprimé sa volonté de renforcer ce dispositif afin de dynamiser davantage le secteur.

Dans la même dynamique, les associations d’écrivains seront plus impliquées dans les politiques culturelles du pays. Qualifiées d’organisations d’utilité publique, elles joueront un rôle clé dans la promotion du livre et dans l’accompagnement des auteurs.

Avec ce Forum national sur le livre et la lecture, le Sénégal pose les bases d’une politique plus structurée en faveur du livre. Il pourrait marquer une avancée significative dans la structuration des politiques culturelles du pays. Cette initiative sénégalaise pourrait inspirer d’autres pays du continent à développer des stratégies similaires pour soutenir le secteur du livre.

13 février 2025 2 Commentaires
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L’Afrique du Sud à l’honneur à la Foire internationale du livre de La Havane 2025
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L’Afrique du Sud à l’honneur à la Foire internationale du livre de La Havane 2025

par La redaction 12 février 2025
Rédigé par La redaction

Du 13 au 23 février 2025, la 33ᵉ édition de la Foire internationale du livre de La Havane (FILH) fera de la capitale cubaine un carrefour littéraire d’envergure internationale. Cette année, l’Afrique du Sud sera mise à l’honneur sous le thème « Un pays entier en livres ». L’événement coïncidera avec le 130ᵉ anniversaire de la mort au combat du héros national cubain, José Martí.

Un hommage aux liens entre Cuba et l’Afrique du Sud

Chaque année, la Foire internationale du livre de La Havane met en avant un pays dont la culture et la littérature enrichissent le dialogue entre les nations. C’est au tour de l’Afrique du Sud d’être sous les projecteurs pour cette édition, avec la présence d’une quinzaine d’auteurs.

L’Afrique du Sud et Cuba partagent une histoire de solidarité, notamment durant la lutte contre l’apartheid. Pendant des décennies, Cuba a soutenu les mouvements de libération sud-africains face à l’apartheid et cette solidarité trouve aujourd’hui une nouvelle expression dans la culture.

L’héritage de figures emblématiques comme Nelson Mandela et Desmond Tutu, qui ont marqué l’histoire mondiale, trouvera un écho particulier dans cet événement.

Une célébration de la littérature cubaine et internationale

L’édition 2025 de la Foire internationale du livre de La Havane coïncidera également avec le 25ᵉ anniversaire du Système d’éditions territoriales (SET), un réseau de maisons d’édition cubaines fondé par Fidel Castro Ruz. Depuis sa création, le SET a permis la publication de plus de 5 500 auteurs cubains et la production de plus de cinq millions et demi d’exemplaires.

La Foire internationale du livre de La Havane 2025 rendra hommage à deux personnalités marquantes de la culture cubaine. Francisca López Civeira, historienne et professeure, sera saluée pour ses travaux consacrés à l’histoire de Cuba. Virgilio López Lemus, poète, essayiste et chercheur, sera également reconnu pour son apport à la littérature et à la critique littéraire.

La FILH 2025 proposera une série d’activités professionnelles et culturelles permettant aux visiteurs de découvrir les tendances du monde littéraire et éditorial. Parmi les événements phares figurent :

  • La Foire professionnelle du livre, réunissant éditeurs, auteurs et distributeurs.
  • L’Atelier national des libraires, consacré aux enjeux du métier.
  • La Rencontre des éditeurs littéraires et des traducteurs, favorisant les collaborations internationales.
  • La Rencontre sur les politiques publiques en faveur de la lecture, dédiée aux stratégies de promotion du livre.

D’autres événements viendront enrichir cette édition, notamment des colloques sur les sciences sociales, la santé et l’environnement, ainsi que des rencontres de jeunes écrivains ibéro-américains et de promoteurs de poésie. Des espaces spécifiques permettront d’offrir une expérience plus immersive aux visiteurs :

  • Le Pavillon des enfants « Trésor de Papier », destiné aux plus jeunes.
  • Le projet « Cuba numérique », consacré aux nouvelles technologies dans le domaine du livre.
  • Le Forum des affaires

Un cadre emblématique pour la Foire internationale du livre de La Havane

Havana: parc historique militaire Morro-Cabaña où se tiendra la Foire internationale du livre de La Havane

Havana: parc historique militaire Morro-Cabaña

La Foire internationale du livre de La Havane se tiendra au parc historique militaire Morro-Cabaña, un site emblématique surplombant la baie de La Havane.  Le Parc Historique Militaire Morro-Cabaña, situé à l’entrée de la baie de La Havane, est un ensemble de forteresses historiques comprenant le Château des Trois Rois du Morro et la Forteresse de San Carlos de la Cabaña. Ces structures emblématiques offrent une vue imprenable sur la ville et la mer.

Après son passage dans la capitale, la foire s’étendra aux provinces cubaines, jusqu’à Santiago de Cuba, pour permettre à un large public de découvrir les nouveautés littéraires.

Depuis sa création en 1982, la FILH s’est imposée comme l’événement culturel le plus important de Cuba, attirant chaque année des milliers de visiteurs. 

Près de 1 300 nouveaux titres, en formats papier et numérique, seront présentés lors de la FILH 2025. Avec la participation d’une quarantaine de pays d’Amérique latine, des Caraïbes, d’Europe et d’Afrique, l’événement s’annonce comme un grand rendez-vous pour les passionnés de littérature.

12 février 2025 0 Commentaires
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Ivana Akotowaa Ofori, curatrice du festival du livre africain de Berlin 2025 - African Book Festival 2025
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Ivana Akotowaa Ofori, curatrice du festival du livre africain de Berlin 2025

par La redaction 11 février 2025
Rédigé par La redaction

Le festival du livre africain de Berlin revient du 18 au 20 juillet 2025 à Alte Münze, au cœur de la capitale allemande. Cette 7ᵉ édition, placée sous le thème « In Other Wor(l)ds », mettra à l’honneur la littérature ghanéenne sous la direction d’Ivana Akotowaa Ofori, écrivaine et artiste spoken word originaire du Ghana. 

Ivana Akotowaa Ofori, une voix montante de la littérature ghanéenne

Formée à l’atelier d’écriture Clarion West, Ivana Akotowaa Ofori s’est rapidement imposée sur la scène littéraire. Ses textes figurent dans des anthologies comme Africa Risen de Tor.com, Daring Shifts de Clinamen Editions et African Ghost Short Stories de Flame Tree Publishing. Elle a également écrit pour des plateformes comme Jalada Africa et AFREADA et elle a été présélectionnée pour la bourse d’écriture Miles Morland et les Nommo Awards. Résidant à Accra, elle s’inspire de la culture Akan et s’identifie à l’araignée, un symbole de sagesse et de narration.

Son premier livre, The Year of Return, publié en 2024 par Android Press (USA) et Smartline Publishers (Ghana), a été salué par la critique et figure parmi les 100 livres africains remarquables de 2024 selon Brittle Paper. Ce récit mystique fait écho à l’initiative gouvernementale ghanéenne du même nom, commémorant les 400 ans du début de la traite transatlantique.

Une édition tournée vers la fiction spéculative

Le festival du livre africain de Berlin (African Book Festival Berlin) est un événement annuel dédié à la littérature africaine et afro-diasporique, se tenant à Berlin depuis 2018. Organisé par l’association InterKontinental e.V., le festival veut combler le manque de littérature africaine sur les étagères allemandes et offrir une plateforme aux voix africaines contemporaines.  Chaque édition est généralement confiée à un curateur ou une curatrice originaire du continent africain.

L’édition 2025 s’intéressera particulièrement aux littératures de l’imaginaire, en mettant en avant la fantasy, la science-fiction et l’horreur africaines. Ces genres, souvent associés à des mondes inventés, permettent aussi d’explorer des thématiques profondes comme le post-colonialisme, le genre et les défis environnementaux. Ivana Akotowaa Ofori souligne d’ailleurs ce lien entre les récits contemporains et les traditions africaines :

Une grande partie des récits traditionnels africains sont, d’une certaine manière, de la fantasy, que ce soit à travers nos contes populaires ou nos créatures. Nous revenons essentiellement à ces (in)connus autres mondes. 

Le programme détaillé du festival sera dévoilé prochainement, mais les visiteurs peuvent s’attendre à des discussions avec des auteurs, des performances et des explorations de récits africains aux frontières du réel et de l’imaginaire.

11 février 2025 4 Commentaires
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[Vidéo] Bénin : Les "Rendez-vous littéraires de Kpomassè" investissent les collèges
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[Vidéo] Bénin : Les « Rendez-vous littéraires de Kpomassè » investissent les collèges

par La redaction 10 février 2025
Rédigé par La redaction

À Kpomassè, commune béninoise située dans le département de l’Atlantique, une initiative culturelle prend racine. Favoriser la lecture et encourager la rencontre entre les jeunes et les auteurs, tel est l’enjeu des “Rendez-vous littéraires de Kpomassè”.

Inscrite dans le projet culturel Transversal, cette initiative portée par les associations Sudcréa et La Fabrique Francophone, avec le soutien d’EDeC Bénin, s’adresse aux adolescents scolarisés de la commune. Pendant trois ans, ces rencontres littéraires se déploieront à travers différents arrondissements et proposeront des ateliers interactifs, clubs de lecture et formation pédagogique pour les enseignants.

Un programme pensé pour éveiller la curiosité des jeunes lecteurs

Entre 2024 et 2026, neuf événements seront organisés à Kpomassè. Chaque rencontre s’articule autour de plusieurs temps forts :

  • Un stand littéraire où les élèves découvrent et consultent des livres sur place
  • Une rencontre avec un auteur invité
  • Des ateliers de lecture spontanée
  • Un dialogue interactif autour du processus créatif et de l’écriture

Le 30 janvier 2025, le Collège d’Enseignement Général (CEG) Agbanto a accueilli l’une de ces rencontres, marquée par la présence de l’écrivain Claude Balogun, auteur du roman Le Pacte. Pour 80 % des élèves présents, c’était la première occasion de dialoguer directement avec un auteur, une expérience qui a suscité un fort enthousiasme et une forte demande pour de nouvelles éditions. Cette démarche immersive séduit particulièrement les élèves de 6ᵉ et 5ᵉ.

Une approche pédagogique en plusieurs étapes

Afin d’inscrire les « Rendez-vous littéraires de Kpomassè »  dans un cadre d’apprentissage durable, le projet repose sur un parcours structuré en quatre phases.

Tout commence en classe, où les enseignants de français préparent les élèves à la rencontre avec l’auteur à travers des lectures et des échanges sur son œuvre. Vient ensuite le moment clé, la discussion avec l’écrivain, une occasion rare pour les élèves de poser leurs questions et de mieux comprendre le travail d’écriture.

Après cette immersion, ils retranscrivent leur expérience sous différentes formes, que ce soit à travers des textes, des dessins ou d’autres créations. Enfin, leurs productions seront mises en avant sur la plateforme Artirium. Ce dispositif favorise une appropriation progressive du livre, non seulement comme un objet d’apprentissage, mais aussi comme un vecteur de créativité.

Les prochaines étapes du projet « Rendez-vous littéraires de Kpomassè »

Après un premier lancement réussi, une deuxième vague de rencontres est prévue en mars 2025. Cette fois, les collèges de Dédomè, Atchakanmè et Aganmalomey accueilleront l’initiative.

Avec les « Rendez-vous littéraires de Kpomassè », Kpomassè tisse un lien durable entre les jeunes et le livre et instaure ainsi peu à peu une culture de la lecture ancrée dans le quotidien scolaire des jeunes béninois.

10 février 2025 0 Commentaires
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Côte d’Ivoire : Premier Festival de Lecture de Bangolo
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Côte d’Ivoire : Premier Festival de Lecture de Bangolo

par La redaction 5 février 2025
Rédigé par La redaction

Du 8 février au 15 mars 2025, la ville de Bangolo, en Côte d’Ivoire, vibrera au rythme de la lecture avec la première édition du Festival de Lecture (FESTILEC). Cet événement, placé sous le thème « La lecture, première amie de la réussite scolaire », ambitionne d’encourager les jeunes à développer leur goût pour la lecture et à en faire un atout pour leur éducation.

Une Initiative pour Promouvoir la Lecture

Le Festival de Lecture FESTILEC est organisé dans le but de valoriser la bibliothèque communautaire de Bangolo, un espace essentiel pour l’accès à la connaissance et la culture. Soutenu par des cadres et des acteurs de la société civile, ce festival s’inscrit dans une dynamique de promotion de la paix et de la cohésion sociale dans cette région de la Côte d’Ivoire. En incitant les jeunes à la lecture, les organisateurs souhaitent leur offrir une alternative éducative aux tentations de l’oisiveté et des comportements à risque.

Des Compétitions et Activités pour Stimuler l’Engagement des Élèves

Le festival de lecture prévoit d’accueillir des élèves issus de 11 établissements secondaires de la commune de Bangolo. Plusieurs activités éducatives et ludiques rythmeront l’événement, parmi lesquelles :

  • Concours de lecture expressive : Les participants seront évalués sur leur capacité à lire avec fluidité et émotion.
  • Mise en scène de contes : Les élèves devront interpréter de manière créative des récits imposés.
  • Déclamation de textes poétiques : Un exercice de diction et d’éloquence qui permettra de mettre en avant la beauté des mots et des rimes.

Une Marraine Engagée pour l’Éducation

Cette première édition du festival de lecture sera placée sous le parrainage de Mme Gniondé Laurence, cadre du département de Bangolo. Engagée pour l’éducation et la réussite scolaire, elle entend encourager particulièrement les jeunes filles à s’investir dans leur parcours académique et à voir la lecture comme un levier de développement personnel.

La ville de Bangolo

Située dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, dans la région du Guémon, Bangolo est une ville marquée par une riche culture locale. Elle est le chef-lieu du département de Bangolo, au sein du district des Montagnes. En 2021, la population de la sous-préfecture de Bangolo était estimée à 56 415 habitants. 

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Nincemon Fallé, lauréat de la résidence d'écriture francophone Afriques-Haïti 2025
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Nincemon Fallé, lauréat de la résidence d’écriture francophone Afriques-Haïti 2025

par La redaction 5 février 2025
Rédigé par La redaction

Les résidences d’écriture offrent aux auteurs un cadre structuré pour se consacrer pleinement à leurs projets, favorisant ainsi un temps de réflexion et d’expérimentation. C’est dans cette dynamique que Nincemon Fallé, jeune romancier ivoirien de 23 ans, a été désigné lauréat de la résidence d’écriture francophone Afriques-Haïti 2025. La résidence se déroulera du 1ᵉʳ février au 30 avril 2025.

Parcours de Nincemon Fallé

En 2018, Nincemon Fallé a entrepris simultanément des études en Lettres modernes et un BTS en Communication visuelle, ce qui l’a conduit à une carrière de directeur artistique tout en poursuivant l’écriture. Son premier roman, Ces soleils ardents, inspiré de son expérience universitaire, a été récompensé par le prix Voix d’Afriques 2024 et le Prix littéraire de la Vocation 2024.

La résidence d’écriture francophone Afriques-Haïti

Cette résidence, organisée par ALCA Nouvelle-Aquitaine en France en partenariat avec l’Institut des Afriques et la Villa Saint-Louis Ndar au Sénégal, a pour objectifs de soutenir la création littéraire francophone et de promouvoir la diffusion de cette littérature. Elle permet aussi de faciliter la circulation internationale des auteurs et leur mise en réseau avec les acteurs clés du secteur.

Le lauréat de la résidence d’écriture francophone Afriques-Haïti bénéficie d’un séjour réparti entre Saint-Louis au Sénégal et des villes de la région Nouvelle-Aquitaine, telles que La Rochelle, Lormont et Limoges, selon le type de projet littéraire. La résidence dure 12 semaines, du 1ᵉʳ février au 30 avril 2025. Le lauréat s’engage à participer à des rencontres publiques, à travailler sur son projet d’écriture, et à informer les partenaires de l’avancement de son projet.

Le projet de Nincemon Fallé en résidence

Pendant la résidence d’écriture francophone Afriques-Haïti 2025, Nincemon Fallé a pour projet principal de travailler à l’écriture du premier tome d’une trilogie de high fantasy intitulée Etiofari. Ce projet est décrit comme une grande saga épique qui convoque la spiritualité et l’histoire de l’Afrique à une échelle inédite, se situant entre les références de Ségou et Qui a peur de la mort ?

L’histoire suit trois frères aux destins entrelacés sur le continent d’Etiofari, où trois empires sont en guerre froide. Le peuple Elowu, autrefois réduit en esclavage et libéré par un héros surnommé le « Roi sans royaume », s’exile sur une île qui sombre plus tard dans le chaos. Une prophétie lie les trois frères : l’un sauvera le monde, l’un le détruira, et l’un tuera les deux autres.

5 février 2025 0 Commentaires
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Canada : Didier Leclair et Sherman Sezibera finalistes du Prix Alain-Thomas 2025
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Prix Alain-Thomas 2025 du Canada : Didier Leclair et Sherman Sezibera finalistes

par La redaction 4 février 2025
Rédigé par La redaction

Le 3 février 2025, le Salon du livre de Toronto a annoncé les finalistes du prix littéraire Alain-Thomas 2025. Parmi les œuvres sélectionnées figurent Le prince africain, le traducteur et le nazi de Didier Leclair et La cité de Kali de Sherman Sezibera. Ces deux romans ont été publiés respectivement par les Éditions David et les Éditions Terre d’Accueil.

Didier Leclair, finaliste Prix Alain-Thomas 2025

Didier Leclair, finaliste Prix Alain-Thomas 2025

Didier Leclair, de son vrai nom Didier Kabagema, est un écrivain franco-canadien né à Montréal en 1967. Il a passé son enfance en Afrique, où ses parents d’origine rwandaise ont travaillé dans plusieurs pays francophones. À l’âge de 18 ans, il est retourné au Canada pour poursuivre ses études à l’Université Laurentienne de Sudbury et au Collège universitaire Glendon à Toronto. Il s’est installé à Toronto, où il a travaillé comme journaliste pour la télévision française de l’Ontario (TFO) et comme reporter à Radio-Canada. Aujourd’hui, il se consacre principalement à l’écriture, la traduction et la correction d’épreuves.

Ses écrits abordent souvent des thèmes tels que l’identité, la culture, l’immigration et les expériences personnelles. Il est influencé par divers auteurs, notamment Fernando Pessoa, Jean-Claude Charles et James Baldwin.

Didier Leclair a remporté plusieurs distinctions littéraires :

  • Prix littéraire Trillium 2001 pour son premier roman, Toronto, je t’aime.
  • Finaliste du Prix du Gouverneur général 2004 pour Ce pays qui est le mien.
  • Finaliste du Toronto Book Award 2019 pour Ce pays qui est le mien.
  • Prix Christine Dumitriu Van Saanen 2016 pour Pour l’amour de Dimitri.

Son roman Le prince africain, le traducteur et le nazi est décrite comme une chasse à l’homme haletante.

Quatrième de couverture :
Paris, 1941, sous l’Occupation allemande.
Antonio Jose Henrique Dos Santos Mbwafu, prince héritier du royaume Kongo (dans l’Angola colonisé par les Portugais), se livre à un trafic de diamants qui transite entre son pays et la France. À Paris, il est secondé par son traducteur et interprète de swahili, Jean de Dieu, et son chauffeur Hans. Il décide de faire un voyage à Lisbonne dans le but de récupérer les sacs de café que son père, le roi Pedro VII, lui a envoyés afin de les vendre. Dans ces sacs, il y a des diamants…
Les activités du Prince Antonio ont attiré l’attention du major Baumeister, un tortionnaire de la Gestapo qui cherche à s’approprier les pierres précieuses. Dès lors, s’organise une captivante chasse à l’homme dans Paris, un duel opposant le nazi aux amis du Prince, Sarah sa copine polonaise juive, Jean de Dieu le dandy, Jenny la Chinoise qui fume des cigarettes à la menthe, Armando le Brésilien propriétaire de café, et d’autres personnages aussi colorés.

Dans ce roman d’espionnage fascinant, Didier Leclair fait voir l’Occupation de Paris durant la Deuxième Guerre mondiale d’un point de vue original, celui des Noirs et des colonisés qui ont eux aussi refusé d’accepter le nazisme.

 

Sherman Sezibera, finaliste du Prix Alain-Thomas 2025

Sherman Sezibera, finaliste du Prix Alain-Thomas 2025

Sherman Sezibera est un écrivain, journaliste, scénariste et producteur de théâtre franco-canadien d’origine rwandaise. Né au Rwanda, il a immigré au Canada en 1994 à l’âge de neuf an. Très jeune, il s’intéresse à la littérature, ce qui l’a conduit à poursuivre une carrière dans l’écriture.
Il a également effectué des pèlerinages dans les montagnes de l’Himalaya et a visité plusieurs temples en Inde et au Népal, ce qui a influencé sa spiritualité et son approche de l’écriture. En plus d’être écrivain, Sherman Sezibera est professeur de yoga certifié et a enseigné cet art de vivre à travers le Canada, l’Europe et l’Asie.
Son premier livre, Être autiste et réussir sa vie (2018) publié aux éditions du CRAM, explore les défis et les réussites des personnes autistes.
La cité de Kali, son deuxième roman, publié par les Éditions Terre d’Accueil, est une fable qui suit deux jeunes rescapés du génocide rwandais, Lulu et Salif, dans un voyage initiatique où ils affrontent Kali, déesse du temps et de l’illusion. Le roman a été sélectionné pour inaugurer le club de lecture inclusif du Salon du Livre de Toronto qui a été lancé le 27 novembre 2024.

 

Quatrième de couverture :
À la suite des attaques qui ont décimé une partie du village de Giciye, Lulu et Salif, deux jeunes rescapés décident de porter les cendres des victimes dans la hutte des ancêtres malgré les nombreuses mises en garde des autres survivants concernant ce lieu réservé aux initiés et d’où on ne sort jamais.
Commencera alors pour eux un voyage dans la cité de Kali, un monde parallèle qui les poussera à mener une quête identitaire et personnelle. La cité de Kali est un roman aux allures de fable dans lequel les protagonistes Lulu et Salif devront affronter Kali, déesse du temps et de l’illusion afin de transcender la Peur et découvrir leur véritable identité. Réussiront-ils à puiser suffisamment de force en eux pour dépasser la haine, retrouver l’espoir et laisser grandir l’amour ?

Le Prix Alain-Thomas

Le Prix Alain-Thomas a été créé en 1993 sous le nom de Grand prix du Salon du livre de Toronto afin de récompenser l’excellence littéraire en Ontario français. En 1999, il a été renommé Prix Christine-Dumitriu-van-Saanen en hommage à la fondatrice du Salon du livre de Toronto. En 2021, il a pris son nom actuel pour honorer la mémoire d’Alain Thomas, qui a longtemps présidé le comité du prix et contribué activement à la promotion de la littérature franco-ontarienne.

Le Prix Alain-Thomas est une distinction littéraire qui récompense l’excellence littéraire en Ontario français. Doté d’une bourse de 2 000 $, il est conjointement offert par l’Association des auteures et des auteurs de l’Ontario français et le Salon du livre de Toronto.

Le prix Prix Alain-Thomas prend en compte plusieurs genres littéraires pour récompenser l’excellence littéraire en Ontario français. Les genres admissibles incluent le Roman, la Poésie, les Essais et le Théâtre. En revanche, les livres publiés à compte d’auteur, les rééditions, les éditions critiques, les thèses, les études académiques, les ouvrages pédagogiques, les traductions et les livres électroniques ne sont pas admissibles.

Le jury du Prix Alain-Thomas est composé de trois membres représentatifs de la diversité franco-ontarienne.

Le gagnant Prix Alain-Thomas sera dévoilé le 27 février 2025 lors de l’ouverture officielle du Salon du livre de Toronto, à l’Université de l’Ontario français.

4 février 2025 0 Commentaires
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Tchad Le Dr Korom Acyl Dagache remporte le Prix du Meilleur Livre Économique de la CEMAC
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Tchad : Le Dr Korom Acyl Dagache remporte le Prix du Meilleur Livre Économique de la CEMAC 2024

par La redaction 4 février 2025
Rédigé par La redaction

Le Prix du Meilleur Livre Économique de la CEMAC 2024 a été remis à Dr Korom Acyl Dagache lors d’une cérémonie tenue le 31 janvier 2025 à N’Djamena dans la salle 4 du Centre d’Études et de Formation pour le Développement (CEFOD). Le prix a été décerné par l’Organisation Panafricaine de Coopération et de Développement Économique (OPCDE), représentée par son point focal au Tchad, Mme Yadang Baldi.

Chaque année, les prix littéraires récompensent des plumes talentueuses, souvent dans le domaine de la fiction, de l’essai ou de la biographie. Mais loin des romans souvent récompensés, d’autres ouvrages se penchent sur l’économie, décryptent les finances publiques et suggèrent des solutions pour le développement. Ces travaux, bien que moins médiatisés, jouent un rôle clé dans la compréhension des enjeux économiques et l’élaboration de stratégies adaptées aux réalités régionales. C’est dans cette perspective que s’inscrit le Prix du Meilleur Livre Économique de la CEMAC.

Mme Yadang Baïdi Bénédicte, coordonnatrice générale du prix, a souligné l’importance du travail de l’auteur. Dr Korom Acyl Dagache a exprimé sa gratitude envers les lecteurs et les partenaires ayant contribué à cette reconnaissance. Il a également salué le soutien du Dr Aboubakar Nacanabo, Ministre de l’Économie et des Finances du Burkina Faso, qui a préfacé l’ouvrage.

Dr Korom Acyl Dagache

Dr Korom Acyl Dagache est un économiste et expert en fiscalité tchadien, né le 1er janvier 1984 à N’Djamena. Il est titulaire de plusieurs diplômes, notamment le cycle B et A des Écoles Nationales d’Administration et de Magistrature (ENAM) du Tchad et du Cameroun, option impôts. Il est aussi titulaire d’une licence en politique fiscale et d’un master en économie obtenu à l’Université de Yaoundé II (SOA). Il a par ailleurs obtenu un doctorat en gouvernance et intégration régionale, option finances publiques, avec mention très honorable à l’Université Panafricaine en 2022.

Dr Korom Acyl Dagache a commencé sa carrière dans la fonction publique tchadienne en 2006 en tant que contrôleur principal des impôts et des douanes. Il a occupé diverses fonctions au sein de la Direction générale des services des impôts du Tchad pendant dix-huit ans. Depuis 2021, il est membre du Conseil d’Administration de l’Institut Panafricain pour le Développement (IPD) et acteur de la société civile.

Son livre, La mobilisation des recettes fiscales non pétrolières : cas de l’impôt sur les sociétés au Tchad et au Cameroun, a été publié en 2022 aux éditions Plumes d’Afrique. Issu de sa thèse de doctorat, il propose des solutions pour renforcer les capacités fiscales des pays de la CEMAC et parle de l’importance de la diversification des recettes fiscales pour un développement économique durable.

Le livre a suscité un grand intérêt, avec plus de 1 000 lecteurs, et est considéré comme une référence importante pour les décideurs et chercheurs en économie et fiscalité en Afrique centrale.

Le Prix du Meilleur Livre Économique de la CEMAC

Le prix du Meilleur Livre Économique de la CEMAC a été créé pour encourager et reconnaître les recherches et analyses économiques qui contribuent à la compréhension des défis et des opportunités économiques dans la région CEMAC. En mettant en avant des travaux de qualité, il veut aussi stimuler le débat économique et inspirer des politiques efficaces pour atteindre les objectifs de développement de la CEMAC.

La CEMAC est une organisation régionale qui regroupe plusieurs pays d’Afrique centrale, notamment le Cameroun, la République centrafricaine, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad. L’économie de cette région est principalement basée sur l’exploitation des ressources naturelles, telles que le pétrole, les minéraux et les produits agricoles. 

Les distinctions littéraires économiques en Afrique sont encore peu nombreuses, mais elles occupent une place essentielle pour la réflexion et l’élaboration de politiques publiques. Le Prix du Meilleur Livre Économique de la CEMAC s’inscrit dans cette démarche en mettant en avant des travaux qui analysent les dynamiques économiques de la région. En récompensant des auteurs dont les recherches apportent des éléments concrets de compréhension et d’action, ce prix valorise une expertise utile aux décideurs comme aux chercheurs.

4 février 2025 0 Commentaires
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Yambo Ouologuem, la blessure Un documentaire sélectionné pour le FESPACO 2025
ActualitéAfrique de l'OuestCinémaVidéos

[Vidéo] « Yambo Ouologuem, la blessure » : Un documentaire sélectionné pour le FESPACO 2025

par La redaction 3 février 2025
Rédigé par La redaction

Le documentaire Yambo Ouologuem, la blessure, réalisé par le journaliste sénégalais Kalidou Sy, a été sélectionné pour la 29ᵉ édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), qui se tiendra du 22 février au 1ᵉʳ mars 2025.

Ce documentaire d’une durée de 75 minutes explore la vie et l’œuvre de l’écrivain malien Yambo Ouologuem. Tourné en France, au Mali, aux États-Unis et au Canada, le film retrace le parcours de Ouologuem, de son ascension littéraire fulgurante à sa chute brutale suite aux accusations de plagiat qui ont terni sa réputation.

Le film Yambo Ouologuem, la blessure a été inscrit dans la section Diversités du FESPACO 2025, une catégorie non compétitive dédiée aux œuvres qui explorent la diversité culturelle et les identités africaines.

Une œuvre marquante et controversée

Né en 1940 à Mopti, au Mali, Yambo Ouologuem est surtout connu pour son roman Le Devoir de violence, publié en 1968. Le Devoir de violence est un roman majeur de la littérature africaine, salué pour sa dénonciation de la violence et de la corruption dans l’Afrique postcoloniale. 

Le livre, qui lui vaut le prix Renaudot, fait de Yambo Ouologuem le premier écrivain africain à recevoir cette distinction. Cependant, le succès de l’œuvre est terni par des accusations de plagiat, qui l’éloignent rapidement de la scène littéraire. Après cette polémique, l’auteur se retire à Sévaré, au Mali, où il mène une vie recluse jusqu’à sa mort en 2017.

Kalidou Sy : Le journaliste derrière le projet Yambo Ouologuem, la blessure

Kalidou Sy, réalisateur de Yambo Ouologuem, la blessure

Kalidou Sy, réalisateur de « Yambo Ouologuem, la blessure »

Kalidou Sy, réalisateur et journaliste sénégalais, a toujours été passionné par la culture et la littérature africaines. Né en France de parents originaires du Fouta, une région du Sénégal, il se tourne d’abord vers des études en psychologie et en histoire, avant de s’engager dans des études de journalisme. En 2016, il obtient son diplôme de l’École de Journalisme de Toulouse. 

Depuis, il est correspondant pour France 24 au Burkina Faso, où il couvre les événements majeurs de la région du Sahel. Parallèlement, Kalidou Sy enseigne la Littérature comparée et la Sémiotique à l’Université Gaston Berger du Sénégal. 

À travers ce documentaire, il exprime son désir de redonner de la visibilité à Yambo Ouologuem et de raviver l’intérêt pour son œuvre.

L’héritage de Yambo Ouologuem : Une inspiration pour d’autres écrivains

L’œuvre de Yambo Ouologuem continue d’influencer la littérature africaine et a inspiré plusieurs écrivains contemporains. En 2021, l’écrivain sénégalais Mohamed Mbougar Sarr publie La plus secrète mémoire des hommes, un roman qui s’inspire largement de la vie de Yambo Ouologuem. 

Le livre raconte l’histoire de T.C. Elimane, un écrivain malien fictif, dont la carrière et les défis rappellent ceux d’Ouologuem. Le roman aborde des thèmes de plagiat, de reconnaissance littéraire et de l’oubli, et a été récompensé par le prix Goncourt.

3 février 2025 0 Commentaires
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Cameroun Appel à contributions - « Les grandes figures féminines dans les littératures et les bandes dessinées africaines »
ActualitéAfrique CentraleBandes dessinéesÉvénementsProfessionnelsSociété

Cameroun : Appel à contributions – « Les grandes figures féminines dans les littératures et les bandes dessinées africaines »

par La redaction 3 février 2025
Rédigé par La redaction

L’Université de Douala au Cameroun annonce un appel à communication pour le symposium « Les grandes figures féminines dans les littératures et les bandes dessinées africaines », qui se tiendra les 8 et 9 avril 2025. 

Cet événement s’inscrit dans la deuxième édition des « Journées de la bande dessinée » et cherche à explorer la place des femmes dans les littératures africaines, qu’elles soient orales ou écrites, ainsi que dans la bande dessinée contemporaine.

Aujourd’hui, alors que la production littéraire et les bandes dessinées africaines connaissent un essor considérable en Afrique, un nombre croissant de créateurs, qu’ils soient romanciers, scénaristes ou illustrateurs, font apparaître des héroïnes issues de diverses époques et contextes.

Cependant, malgré cette évolution, il persiste encore des lacunes significatives dans la manière dont les grandes figures féminines sont représentées.

Objectifs du Symposium sur les figures féminines dans les bandes dessinées africaines

Ce symposium ambitionne de répondre à cette lacune en mettant en avant la diversité et l’importance des figures féminines dans les littératures et les bandes dessinées africaines. Il s’agit d’aborder cette question sous plusieurs angles :

  • Réexaminer les représentations féminines dans les récits traditionnels et modernes, et explorer les stéréotypes récurrents qui enferment les femmes dans des rôles limités.
  • Valoriser les héroïnes africaines historiques et contemporaines, souvent invisibilisées dans les récits historiques ou laissées dans l’ombre des luttes politiques et sociales.
  • Explorer les contributions féministes et décoloniales pour repenser la place des femmes dans l’imaginaire collectif africain, à la croisée des oppressions de genre, de race et de classe.

Modalités de soumission

Les propositions de communication, d’environ 300 mots, doivent être envoyées à l’adresse suivante : bdfiguresfeminines@yahoo.com. Chaque proposition doit inclure les informations suivantes :

  • Le titre de la communication
  • Le nom de l’auteur
  • L’affiliation institutionnelle
  • Une adresse électronique

Calendrier

  • 17 janvier 2025 : Lancement de l’appel à communication
  • 28 février 2025 : Date limite de réception des propositions
  • 5 mars 2025 : Notification aux auteurs des propositions retenues

Pour toute information complémentaire, consultez l’appel à communication sur le site officiel de l’Université de Douala ou contactez l’adresse email mentionnée ci-dessus.

Source : Fabula

3 février 2025 1 Commenter
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Cassava Republic acquiert le roman sur Bessie Coleman, première femme noire pilote au monde
ActualitéAfrique de l'OuestFictionIndustrie

Cassava Republic acquiert le roman sur Bessie Coleman, première femme noire pilote au monde

par La redaction 3 février 2025
Rédigé par La redaction

Cassava Republic, la maison d’édition nigériane reconnue pour son engagement envers la littérature africaine, a récemment annoncé l’acquisition des droits du roman A Pair of Wings de Carole Hopson. Le roman raconte l’histoire de Bessie Coleman, la première femme noire à obtenir une licence de pilote en 1921, bien avant Amelia Earhart. 

We are excited to introduce Carole Hopson, author of the electrifying forthcoming novel, A Pair of Wings!

Coming out May 2025, A Pair of Wings is an adventurous fiction novel inspired by the remarkable true life of pioneer aviatrix Bessie Coleman, a Black woman who learned to- pic.twitter.com/nZ6a4212ww

— Cassava Republic (@CassavaRepublic) January 29, 2025

Le roman, initialement autoédité aux États-Unis, suscite désormais un grand intérêt et sera publié en mai 2025 dans une nouvelle version. Les droits pour le Royaume-Uni et le Commonwealth (hors Canada) ont été obtenus par Boluwatito Sanusi, assistante éditoriale chez Cassava Republic, auprès de Henry Holt & Company.

Une histoire de ténacité et de courage

Bessie Coleman - 1923

Bessie Coleman – 1923

À travers le récit de A Pair of Wings, Carole Hopson rend hommage à Bessie Coleman, cette figure historique qui a surmonté de nombreux obstacles pour réaliser son rêve d’aviatrice. Ce roman est aussi un message sur la persévérance et l’audace face à l’adversité. Dans ses propres mots, Carole Hopson a déclaré : 

Bessie Coleman a montré qu’avec de la ténacité, on peut surmonter l’insurmontable.

En tant que pilote elle-même, Carole Hopson apporte une expertise authentique au récit. Commandante de bord pour United Airlines, elle fait partager son expérience et son savoir-faire technique dans une narration qui va au-delà de la simple biographie.

Le livre a été décrit par l’éditeur comme « une célébration électrisante de l’ambition » et la prose de Carole Hopson, selon Jessica Friedman, son agent littéraire, « donne vie à cette figure inspirante avec une expertise inégalée ».

Carole Hopson, une passion pour l’aviation

Avant de se consacrer pleinement à l’aviation, Carole Hopson a mené une carrière de vingt ans en tant que journaliste et cadre exécutif dans des entreprises de renom telles que la National Football League, Foot Locker et L’Oréal. 

Passionnée d’aviation depuis son enfance, elle a décidé de quitter sa carrière dans le secteur corporatif en 2000 pour devenir pilote. Elle a obtenu sa licence de pilote de ligne peu avant les événements du 11 septembre 2001, qui ont temporairement mis un frein à ses ambitions. Après une pause pour fonder une famille, elle a fait son retour dans le secteur de l’aviation et a obtenu le poste de capitaine sur un Boeing 737 à 54 ans.

Une fondatrice engagée pour la diversité dans l’aviation

En parallèle de sa carrière, Carole Hopson a fondé la Jet Black Foundation, une organisation à but non lucratif qui œuvre à l’envoi de 100 femmes noires à l’école de pilotage d’ici à 2035. L’objectif de cette initiative est de diversifier l’industrie de l’aviation et d’offrir davantage de représentation pour les femmes noires, un groupe encore sous-représenté dans ce secteur. À travers cette fondation, Carole Hopson encourage les jeunes femmes à poursuivre leurs rêves dans un domaine traditionnellement dominé par les hommes.

3 février 2025 0 Commentaires
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Yasmina Khadra, lauréat du prix Pepe Carvalho 2025 pour l'ensemble de son œuvre
ActualitéAfrique du NordEurope

Yasmina Khadra, lauréat du prix Pepe Carvalho 2025 pour l’ensemble de son œuvre

par La redaction 30 janvier 2025
Rédigé par La redaction

L’écrivain algérien Yasmina Khadra, de son vrai nom Mohammed Moulessehoul, a été honoré du prestigieux prix Pepe Carvalho 2025 pour l’ensemble de son œuvre dans le domaine du roman noir.

La remise officielle du prix Pepe Carvalho 2025 aura lieu le 13 février 2025 au Saló de Cent de la mairie de Barcelone, dans le cadre du festival BCNegra, qui se tiendra du 10 au 16 février. Le lendemain, Yasmina Khadra participera à une discussion avec le journaliste culturel Óscar López. 

Créé en 2005, le festival BCNegra est un événement majeur du roman noir en Europe. Il rassemble chaque année à Barcelone des écrivains et des lecteurs passionnés du genre.

Le jury du prix Pepe Carvalho 2025, présidé par Carlos Zanón, a salué son courage et sa lucidité, et a souligné que ses romans posent des dilemmes moraux, divertissent et invitent à la réflexion, avec une poétique littéraire qui transcende les modes et les tendances.

Le prix Pepe Carvalho, créé en 2006 en hommage à l’écrivain espagnol Manuel Vázquez Montalbán, distingue chaque année un auteur de roman noir pour l’ensemble de son œuvre. Yasmina Khadra rejoint ainsi un cercle prestigieux d’écrivains ayant reçu cette distinction.

Sur sa page Facebook, l’auteur a exprimé sa fierté de rejoindre la famille de grands romanciers du prix Pepe Carvalho 2025 tels que Michael Connelly, James Ellroy, Joyce Carol Oates, Leonardo Padura, Denis Lehane, Andrea Camilleri, Petros Màrkaris, Ian Rankin, P. D. James, Henning Mankell et Alicia Giménez Bartlett.

Né en 1955 à Kenadsa, dans le Sahara algérien, Yasmina Khadra a suivi une formation militaire avant de se consacrer à la littérature. Pour éviter la censure, il a adopté le pseudonyme de sa femme. Ses expériences en tant que soldat dans les années 1990 ont profondément influencé son œuvre, qui aborde des thèmes tels que le terrorisme, la corruption, le colonialisme et les inégalités sociales. Ses romans, traduits en plus de quarante langues, incluent des titres emblématiques tels que Les Hirondelles de Kaboul, L’Attentat et Les Vertueux. 

30 janvier 2025 0 Commentaires
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Yam, l’illustratrice qui fait rimer art et amour
EuropeMétiersPortraitsProfessionnels

Yam, l’illustratrice qui fait rimer art et amour

par La redaction 30 janvier 2025
Rédigé par La redaction

Derrière le pseudonyme Yam se cache une illustratrice et peintre dont le trait fin et expressif a conquis une communauté engagée sur les réseaux sociaux. Passionnée par la bande dessinée, les histoires d’amour et l’art du storytelling, elle partage régulièrement ses créations sur Instagram (@yam_illustratrice) et dans son portfolio en ligne. Portrait d’une créatrice qui a su transformer sa passion en un langage artistique identifiable.

Une signature tout en douceur

Yam, de son vrai nom Fanie Hocher, est une illustratrice et peintre autodidacte française. Elle  se définit comme une créatrice de contenus capable de partager, à travers ses dessins et ses montages vidéos, une vision sensible de la vie quotidienne. Son port d’attache, Bordeaux, lui procure la sérénité nécessaire pour façonner ses projets. Elle reste toutefois en mouvement, toujours prête à se rendre à Paris pour retrouver sa famille ou se lancer dans de nouvelles collaborations.

Depuis l’enfance, elle nourrit une passion pour la narration et la bande dessinée. Cet intérêt précoce l’a amenée à créer des personnages, à imaginer des scénarios originaux et à griffonner en marge de ses cahiers. Peu à peu, son univers s’est élargi pour englober d’autres thèmes, notamment les histoires d’amour, le développement personnel et la confiance en soi. Au fil du temps, elle a su cultiver une forme d’expression qui lie ces sujets au plaisir du dessin.

Ce qui distingue Yam, c’est son aptitude à insuffler une réelle émotion à travers ses illustrations. Elle propose des récits illustrés inspirés du quotidien et des émotions humaines. Ses personnages — souvent inspirés du quotidien — évoluent dans un univers doux et épuré, qui laisse place à une narration simple, mais percutante. 

Un style minimaliste au service de l’émotion

Quelques illutrations de Yam

Quelques illutrations de Yam

Au cœur de sa démarche se trouve le désir de « partager de l’amour » à travers des récits et des illustrations. Pour y parvenir, Yam aime miser sur une esthétique épurée et des traits clairs. La simplicité de ses couleurs et la douceur de ses personnages instaurent une atmosphère chaleureuse, proche de la vie de tous les jours. 

Dans le même temps, elle recourt à la spontanéité pour donner à chaque image un élan sincère et toucher son public. Ses stories Instagram, ses réels et ses posts véhiculent régulièrement des messages de bienveillance et de positivité.

Yam s’attarde sur des détails subtils, des gestes anodins qui racontent pourtant beaucoup. Son travail varie entre illustration numérique et peinture traditionnelle. En combinant une approche graphique minimaliste avec un travail minutieux sur les expressions et les postures, Yam parvient à transmettre des sentiments en quelques coups de crayon. 

Son portfolio, déjà riche en planches illustrées et en peintures, confirme sa volonté de s’adresser à différents publics. Il regroupe des planches évoquant aussi bien le couple et la complicité que l’importance de prendre soin de soi. 

Des outils variés pour de multiples projets

La créatrice travaille principalement sur iPad, en associant plusieurs applications telles que Sketchbook, Canva et CapCut. Son savoir-faire lui permet de concevoir des illustrations adaptées à différents supports : publications pour les réseaux sociaux, affiches pour des événements, visuels promotionnels ou encore capsules vidéos. 

Quand des marques ou des associations (souvent liées au bien-être, aux relations amoureuses ou à la solidarité) sollicitent son talent, Yam propose des créations qui intègrent sa patte graphique : silhouettes libres, expressions marquées et formats optimisés pour la diffusion en ligne.

Un lien fort avec sa communauté

Avec plus de 26 000 abonnés sur Instagram, Yam a su bâtir une relation de confiance avec un public en quête de douceur et de représentations sincères. Sa « voix » repose sur sa capacité à traduire des sentiments que beaucoup partagent sans toujours pouvoir les formuler. 

Cette proximité est renforcée par un ton direct, chaleureux et dépourvu d’artifices superflus. Son univers graphique parle de couples, de complicité, de bien-être, mais également de moments contemplatifs, parfois centrés sur la mer ou des paysages imaginaires.

Aucun artifice inutile ne vient alourdir son propos, et c’est précisément ce qui plaît : sa communauté apprécie la transparence de ses contenus, l’absence de filtres excessifs, et la sincérité qui s’en dégage.

Parallèlement à ses collaborations, Yam initie les enfants à l’art-thérapie et leur enseigne différentes techniques artistiques sous forme de jeux. 

Elle envisage de créer un livre graphique et de développer encore davantage les thèmes qui l’animent. 

Contacts : 

Instagram : @yam_illustratrice

Email : yamartpro@gmail.com

Portfolio : PorteFolio .pdf

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Foire du livre du Caire 2025 un rendez-vous littéraire en pleine effervescence
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Foire internationale du livre du Caire 2025 : un rendez-vous littéraire en pleine effervescence

par La redaction 30 janvier 2025
Rédigé par La redaction

La 56ᵉ édition de la Foire internationale du livre du Caire 2025 est en cours depuis le 23 janvier et se poursuivra jusqu’au 5 février au Centre international des expositions d’Égypte.

Ce rendez-vous littéraire, parmi les plus importants de l’Afrique et du Moyen-Orient, accueille chaque année près de deux millions de visiteurs. Pour cette édition, 80 pays sont représentés, dont 10 pour la première fois. L’événement réunit 1 345 maisons d’édition et plus de 6 150 exposants. Le thème retenu de cette édition est « Au commencement était le Verbe » et le Sultanat d’Oman a été désigné invité d’honneur.

Le programme de la Foire internationale du livre du Caire 2025

La Foire internationale du livre du Caire 2025 propose un programme composé de plus de 600 activités. Conférences littéraires, débats de société et ateliers éducatifs jalonnent cet événement. L’accent est mis sur la diversité des contenus présentés. 

La Bibliothèque Nationale Roi Fahd participe en exposant des manuscrits, ouvrages et documents iconographiques illustrant l’histoire et le patrimoine culturel du Royaume. L’Algérie est également représentée par une quarantaine d’éditeurs qui présentent un catalogue de 414 titres. De son côté, le Qatar renforce sa présence à travers plusieurs pavillons.

L’édition 2025 bénéficie d’une forte mobilisation, notamment grâce aux retours positifs des visiteurs et participants. De nombreux visiteurs partagent leurs impressions et expériences. Le pavillon du Qatar, en particulier, attire un grand nombre de visiteurs.

Forte mobilisation à la foire internationale du livre du Caire 2025

Forte mobilisation à la foire internationale du livre du Caire 2025

De nouvelles perspectives pour les éditions 2026 et 2027

Lors d’une conférence de presse tenue le 12 janvier 2025, le ministre égyptien de la Culture, Ahmed Heno, a annoncé une évolution notable dans la structuration de la Foire internationale du livre du Caire. Pour la première fois, deux pays ont été désignés simultanément comme invités d’honneur pour les éditions futures. 

En 2026, la Roumanie sera mise à l’honneur à la Foire internationale du livre du Caire à l’occasion du 120ᵉ anniversaire des relations diplomatiques entre la Roumanie et l’Égypte. Une exposition commune avec l’Université de Bucarest est prévue. En 2027, le Qatar succédera à la Roumanie et mettra en place une présentation immersive de son patrimoine artisanal grâce à des dispositifs numériques interactifs.

Foire internationale du livre du Caire en cours au Centre international des expositions d’Égypte

Le Centre international des expositions d’Égypte où se déroule la Foire internationale du livre du Caire

Cette initiative introduit de nouvelles approches culturelles et facilite les échanges entre les acteurs du monde du livre. Selon le président de l’Autorité générale du livre, la Foire du livre du Caire est une véritable plateforme de dialogue culturel, qui accueille des visiteurs de l’Égypte, du monde arabe et d’ailleurs.

30 janvier 2025 0 Commentaires
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La première édition du Prix du Roman Métis des Étudiants a récompensé Gaëlle Bélem pour son roman "Le fruit le plus rare ou la vie d'Edmond Albius".
ActualitéCaraïbes

Le premier Prix du Roman Métis des Étudiants 2024 revient à Gaëlle Bélem

par La redaction 29 janvier 2025
Rédigé par La redaction

La première édition du Prix du Roman Métis des Étudiants, initiée en 2024 par l’Université de La Réunion, a récompensé Gaëlle Bélem pour son roman Le fruit le plus rare ou la vie d’Edmond Albius, publié aux éditions Gallimard. L’annonce officielle a eu lieu le 29 janvier 2025 au Campus du Moufia à Saint-Denis, lors d’une réunion du jury suivie d’une conférence de presse.

Créé en partenariat avec la Direction des Affaires Culturelles et la Ville de Saint-Denis, ce prix s’inscrit dans la lignée du Grand Prix du Roman Métis et du Prix du Roman Métis des Lycéens, respectivement instaurés en 2010 et 2011. Il rassemble des étudiants de l’Université de La Réunion autour de débats et d’un processus de sélection rigoureux. Pour cette première édition, 80 étudiants de diverses filières ont pris part à l’initiative, dont 50 ont participé au vote final pour désigner le lauréat.

Trois ouvrages étaient en compétition de cette première édition du Prix du Roman Métis des Étudiants :

  • Le fruit le plus rare ou la vie d’Edmond Albius de Gaëlle Bélem
  • Ce que je sais de toi d’Éric Chacour
  • De ruines et de gloire d’Akli Tadjer

Gaëlle Bélem, parcours et engagement 

Née en 1984 à Saint-Benoît, Gaëlle Bélem s’est intéressée à l’écriture dès l’adolescence. Après des études à Toulouse et Paris, elle a suivi un parcours universitaire à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et à l’École Pratique des Hautes Études. Devenue enseignante en histoire et géographie, elle a exercé en France métropolitaine avant de revenir à La Réunion.

Son premier ouvrage, Un monstre est là, derrière la porte, paru en 2020, lui a valu plusieurs distinctions, dont le Grand Prix du Roman Métis et le Prix André Dubreuil du Premier Roman de la Société des Gens de Lettres. Son dernier ouvrage, Le fruit le plus rare ou la vie d’Edmond Albius, retrace l’histoire d’Edmond Albius, esclave réunionnais à l’origine de la pollinisation manuelle de la vanille. 

Un prix littéraire ancré dans la francophonie

Le Prix du Roman Métis des Étudiants fait partie d’une initiative plus large destinée à encourager la lecture et l’analyse critique chez les jeunes.  La remise du prix a eu lieu en présence des représentants des organisateurs, La Réunion des Livres et de l’Université de La Réunion. L’événement a bénéficié du soutien de la Direction des Affaires Culturelles de La Réunion et de la Ville de Saint-Denis.

29 janvier 2025 0 Commentaires
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"Mamba & Mambacita Forever" est un ouvrage consacré aux fresques murales qui honore la mémoire de Kobe Bryant et de sa fille Gianna.
ActualitéAmérique du NordArt et Culture

Vanessa Bryant annonce la publication de « Mamba & Mambacita Forever »

par La redaction 29 janvier 2025
Rédigé par La redaction

Vanessa Bryant publiera le 19 août 2025 Mamba & Mambacita Forever, un ouvrage consacré aux fresques murales qui honore la mémoire de Kobe Bryant et de leur fille Gianna. Tous deux ont perdu la vie dans un accident d’hélicoptère en 2020, qui a également coûté la vie à sept autres personnes. Ce livre présentera plus de 100 fresques murales réalisées à travers le monde pour honorer leur souvenir.

Mamba & Mambacita Forever : un projet artistique et mémoriel

Les photographies du livre ont été réalisées par Andrew D. Bernstein, photographe officiel des Lakers et collaborateur de Kobe Bryant sur son ouvrage de 2018, The Mamba Mentality: How I Play. 

Ce livre a pour objectif d’immortaliser ces œuvres éphémères et de retracer les histoires derrière chaque dessin. Sean McDonald, directeur de MCD Books, qui publie le livre, a déclaré que : 

Ce livre est véritablement magnifique, et c’est une fois de plus un grand plaisir – et un véritable honneur – de pouvoir le publier.

L’ouvrage sera publié sous le label Mamba & Mambacita Sports Foundation, une organisation créée par Vanessa Bryant pour favoriser l’accès au sport des jeunes défavorisés. L’intégralité des bénéfices de la vente du livre sera reversée à cette fondation.

Une fresque emblématique en couverture

La couverture de Mamba & Mambacita Forever présente une fresque réalisée par l’artiste Efren Andaluz, alias Andaluz The Artist, à Costa Mesa, en Californie. L’œuvre représentant Kobe et Gianna, Kobe portant Gianna sur ses épaules, est devenue un lieu de recueillement pour les fans.

Andaluz The Artist, déjà auteur d’une fresque similaire en face du Barclays Center à Brooklyn, a été sollicité par Andrew Dorsey, copropriétaire du restaurant SOCIAL à Costa Mesa, pour créer cette œuvre hommage.

En apprenant que sa fresque avait été choisie pour la couverture, l’artiste a partagé sa réaction sur Instagram :

Wow, ma fresque est sur la couverture du livre sur Kobe et Gigi que Vanessa Bryant publie. Je suis vraiment reconnaissant envers la famille Bryant, @kobemural, l’organisation des Lakers et tous mes supporters. Vraiment béni. Louez Dieu, car il est celui qui entend les prières. »

 

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Un livre très attendu par les fans

La sortie de Mamba & Mambacita Forever coïncide avec le Kobe Bryant Day, célébré chaque année le 24 août (en référence aux maillots n°8 et 24 de Kobe), ainsi qu’avec le 47ᵉ anniversaire de Kobe, né le 23 août.

Le projet @kobemural sur Instagram a répertorié plus de 600 fresques à travers le monde et montre l’étendue des hommages rendus à Kobe et Gianna. Sur les réseaux sociaux, l’annonce du livre a été accueillie avec enthousiasme, de nombreux internautes saluant cette initiative qui perpétue leur mémoire.

Les précommandes de Mamba & Mambacita Forever sont déjà ouvertes sur les principales plateformes de vente en ligne.

29 janvier 2025 0 Commentaires
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Wole Soyinka reçoit le “Lifetime Achievement Award” à Sharjah
ActualitéAfrique de l'OuestAsie

Wole Soyinka reçoit le “Lifetime Achievement Award” à Sharjah

par La redaction 29 janvier 2025
Rédigé par La redaction

Le professeur Wole Soyinka, premier lauréat africain du prix Nobel de littérature en 1986, a reçu le Lifetime Achievement Award (Prix pour l’ensemble de sa carrière) lors de l’édition inaugurale du Festival de Littérature Africaine de Sharjah. Le festival s’est déroulé du 24 au 27 janvier 2025 à Sharjah, aux Émirats arabes unis. La distinction a été remise par Sheikha Bodour Al Qasimi, présidente de la Sharjah Book Authority.

La remise du Lifetime Achievement Award à Wole Soyinka a marqué un moment fort de ce festival inaugural. L’événement a réuni des figures majeures de la littérature africaine. Parmi les participants figuraient des écrivains de renom tels que Abdulrazak Gurnah, lauréat du prix Nobel en 2021, ainsi qu’Alain Mabanckou, Jennifer Makumbi et Nnedi Okorafor. Des poètes et autres artistes africains ont également pris part à l’événement.

Le Lifetime Achievement Award a été décerné à Wole Soyinka en reconnaissance de ses contributions exceptionnelles à la littérature africaine et mondiale. Auteur de pièces de théâtre, de poèmes et d’essais, Soyinka est une figure incontournable de la scène littéraire internationale.

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La première rentrée littéraire du Sénégal prévue pour le 17 avril 2025
ActualitéAfrique de l'OuestProfessionnels

La toute première rentrée littéraire du Sénégal prévue pour avril 2025

par La redaction 28 janvier 2025
Rédigé par La redaction

La Maison de la Culture Douta Seck, située au cœur de Dakar, accueillera le jeudi 17 avril 2025 la toute première édition de la Rentrée Littéraire du Sénégal. Organisée par l’Association Sénégalaise des Éditeurs (ASE), cette journée sera placée sous le Haut Patronage du président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, et la tutelle du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture.

Une tradition mondiale qui inspire

Les rentrées littéraires sont des moments attendus dans de nombreux pays, où elles mettent en avant les nouveautés dans l’édition et stimulent les débats autour du livre.

En France par exemple, la rentrée littéraire, initiée dans les années 1970, donne lieu chaque automne à la parution de centaines de romans en seulement quelques mois, devenant un rendez-vous majeur pour les lecteurs et les éditeurs. Au Canada, le phénomène est aussi bien ancré, particulièrement au Québec, où l’automne marque la sortie de nombreuses publications.

En Afrique, des initiatives similaires se développent progressivement. Le Mali, par exemple, organise depuis 2008 sa propre Rentrée Littéraire à Bamako.

En lançant la Rentrée littéraire du Sénégal, ce pays d’Afrique l’Ouest s’inscrit ainsi dans une dynamique internationale tout en affirmant sa singularité et son engagement envers une édition authentiquement sénégalaise.

« Souveraineté littéraire » : un thème porteur de sens

La première édition de la Rentrée Littéraire du Sénégal s’articulera autour du thème central : « Souveraineté littéraire : possibilités et perspectives ». L’objectif ici est de réaffirmer l’importance du livre dans le développement culturel et économique du Sénégal.

Une leçon inaugurale sur le thème central marquera l’ouverture de l’événement. Ensuite, des discussions porteront sur des sujets comme la critique littéraire, l’édition scolaire, le rôle des langues nationales dans le paysage littéraire, ou encore les dynamiques liées aux contrats d’édition. Ce programme ambitionne aussi de sensibiliser le public et de renforcer les liens entre les acteurs de la chaîne du livre.

La Maison de la Culture Douta Seck

C’est dans le cadre de la Maison de la Culture Douta Seck que se tiendra la toute première rentrée littéraire du Sénégal. Située dans le quartier de la Médina, à Dakar, cette institution culturelle, inaugurée en 1997 par le président Abdou Diouf, est inscrite depuis 2004 sur la liste nationale des sites et monuments historiques. Répartie sur une superficie de 15 000 m², elle est un espace pour la recherche, la création et la diffusion des arts au Sénégal.

Avec cet événement, l’Association Sénégalaise des Éditeurs cherche aussi à renforcer la présence du livre sénégalais sur le plan international. Elle regroupe la majorité des maisons d’édition sénégalaises.

28 janvier 2025 1 Commenter
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Offres d'emploi dans le secteur du livre
ActualitéAfriqueEuropeIndustrieMétiers

Offres d’emploi dans le secteur du livre : YouScribe recrute en France et en Afrique

par La redaction 28 janvier 2025
Rédigé par La redaction

En ce début d’année, l’idée de réorienter sa carrière séduit de nombreuses personnes. Aujourd’hui, les offres d’emploi dans le secteur du livre reflètent une réalité globale : d’un côté, des métiers traditionnels comme libraire, éditeur ou bibliothécaire restent essentiels dans de nombreux pays ; de l’autre, l’essor du numérique et des plateformes de diffusion internationale ouvre de nouvelles perspectives, notamment dans les domaines de l’édition numérique, du marketing ou de la gestion des droits à l’étranger.

Si vous aspirez à évoluer dans l’univers du livre et de la lecture numérique, YouScribe propose plusieurs postes. L’entreprise recherche des profils variés pour renforcer ses équipes en France, au Maroc et en Afrique sub-saharienne.

YouScribe est une plateforme numérique qui offre une vaste bibliothèque de contenus variés, qui inclue des livres, des documents éducatifs et des magazines. Accessible sur abonnement, elle permet de lire en ligne ou hors ligne, via une application disponible sur différents supports.

Les offres d’emploi dans le secteur du livre chez YouScribe

  1. Business Operation Manager (CDI, Paris, au plus tôt)
    Gestion des opérations pour améliorer la performance globale de l’entreprise.
  2. Business Developer France (Stage, Paris, début mars 2025)
    Développement commercial et gestion des partenariats en France.
  3. Business Developer Maroc (CDI, Maroc, au plus tôt)
    Expansion des activités commerciales sur le marché marocain.
  4. Chef de projet marketing B2B (CDI, Maroc, au plus tôt)
    Conception et gestion de projets marketing à destination des entreprises.
  5. Chargé(e) de marketing opérationnel & partenariats (CDI, Afrique, au plus tôt)
    Coordination des actions marketing et gestion des collaborations stratégiques.
  6. Chargé(e) des relations éditeurs Afrique (CDI, Afrique sub-saharienne, au plus tôt)
    Développement et entretien des relations avec les éditeurs partenaires.

Pour plus de détails sur ces offres d’emploi dans le secteur du livre, rendez-vous sur la page officielle : YouScribe – Rejoignez-nous.

Modalités de candidature

Envoyez votre CV et lettre de motivation à l’adresse suivante : jobs@youscribe.com. Mentionnez impérativement le titre du poste dans l’objet du mail.

28 janvier 2025 0 Commentaires
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Espagne : Ken Bugul reçoit le titre de Docteur Honoris Causa à l’Université de La Laguna
ActualitéAfrique de l'OuestEuropeÉvénementsSociété

Espagne : Ken Bugul reçoit le titre de Docteur Honoris Causa à l’Université de La Laguna

par La redaction 24 janvier 2025
Rédigé par La redaction

Ken Bugul, de son vrai nom Mariétou Mbaye Biléoma, a été distinguée le 18 janvier 2025 par l’Université de La Laguna à Tenerife, en Espagne. Lors d’une cérémonie solennelle dans le Paraninfo de l’établissement, elle a reçu le titre de Docteur Honoris Causa. Cette distinction consacre une carrière littéraire et militante marquée par un engagement indéfectible pour les droits des femmes et la promotion des cultures africaines. Ce nouvel honneur s’ajoute à une carrière déjà jalonnée de distinctions prestigieuses, dont le Grand Prix littéraire d’Afrique Noire en 2000 pour son roman Riwan ou le Chemin de Sable.

Qui est Ken Bugul ?

Née en 1947 au Sénégal, Ken Bugul a grandi dans une famille polygame, son père étant un marabout âgé de 85 ans à sa naissance. Après ses premières études dans son village natal, elle a poursuivi sa formation au lycée Malick Sy de Thiès, avant de rejoindre Dakar, puis la Belgique grâce à une bourse d’études. Ces multiples parcours ont façonné sa réflexion sur les questions d’identité et de différence culturelle, thèmes omniprésents dans son œuvre.

Son pseudonyme, qui signifie en wolof « celle que personne ne veut », porte un regard à la fois lucide et engagé sur sa propre trajectoire. Depuis Le Baobab Fou en 1982, son premier roman, Ken Bugul a exploré avec franchise des thématiques variées telles que l’exil, la féminité, l’islam et les relations Nord-Sud. Son écriture, marquée par un humour subtil et une profondeur sincère, a captivé un lectorat bien au-delà des frontières africaines.

Un engagement littéraire et humanitaire remarquable

Au-delà de la littérature, Ken Bugul s’est engagée activement pour les droits des femmes et la planification familiale, notamment au sein de l’ONG International Planned Parenthood Federation entre 1986 et 1993. À travers ses interventions en Afrique et ailleurs, elle a mis en avant l’écriture comme moyen de guérison et d’expression, un outil puissant dans les communautés fragiles.
Lors de son allocution à l’Université de La Laguna, elle a décrit l’écriture comme une nécessité vitale, un espace de réflexion et de militantisme, en particulier pour les femmes souvent réduites au silence.

Une distinction méritée

Espagne : Ken Bugul reçoit le titre de Docteur Honoris Causa à l’Université de La Laguna

Ken Bugul reçoit le titre de Docteur Honoris Causa à l’Université de La Laguna

Le titre de Docteur Honoris Causa ne se décerne pas à la légère. Il repose sur des critères rigoureux tels que l’excellence artistique ou scientifique, l’impact sociétal et la reconnaissance par les pairs. Avec son parcours, Ken Bugul incarne ces exigences. Son œuvre, traduite dans plusieurs langues, et son engagement pour la paix et contre les inégalités, lui valent une place de choix dans la littérature africaine contemporaine.

Elle a d’ailleurs profité de son discours pour exprimer son admiration envers des auteurs hispanophones tels que Miguel de Unamuno et Federico García Lorca. Elle a aussi souligné les réalités complexes du monde actuel, notamment les menaces environnementales et les replis identitaires. Pour conclure, elle a évoqué Dolores Ibárruri, militante antifasciste espagnole, en lançant avec conviction : « No pasarán. »

Ken Bugul, à 78 ans, reste une figure majeure de la scène littéraire africaine et mondiale. Installée aujourd’hui au Sénégal, elle continue de défendre ces valeurs, faisant écho à ses combats dans ses discours et ses textes et inspire ainsi une nouvelle génération d’auteurs et de militants.

24 janvier 2025 0 Commentaires
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Maroc : Ananda Devi à l’honneur du Festival du Livre Africain de Marrakech 2025
ActualitéAfriqueAfrique du NordÉvénementsIndustrie

Maroc : Ananda Devi à l’honneur du Festival du Livre Africain de Marrakech 2025

par La redaction 23 janvier 2025
Rédigé par La redaction

La troisième édition du Festival du Livre Africain de Marrakech 2025 (FLAM) se tiendra du 30 janvier au 2 février 2025 au Centre culturel Les Étoiles de Jamaâ el-Fna.

Cet événement majeur de la scène littéraire africaine réunira des auteurs, artistes et penseurs venus de trois continents pour célébrer la richesse et la diversité des littératures africaines et afrodescendantes. Ananda Devi, écrivaine mauricienne renommée, prononcera la leçon inaugurale du festival, marquant le début de quatre jours d’échanges littéraires et artistiques.

Les femmes au cœur du Festival du Livre Africain de Marrakech 2025

Un accent particulier sera mis sur les voix féminines lors de cette édition. En Afrique et au sein de ses diasporas, elles jouent un rôle essentiel dans la transmission des mémoires et la réinvention des récits.

Parmi les invités d’honneur, Christiane Taubira, ancienne ministre française de la Justice, interviendra en tant que grande témoin pour partager son regard unique sur les thématiques abordées.

Une vision portée par Fatimata Wane et Hanane Essaydi

Le FLAM est le fruit de l’engagement de Fatimata Wane, journaliste et défenseure des cultures africaines, et de Hanane Essaydi, une actrice clé de la promotion culturelle au Maroc. Grâce à leur leadership, le festival est devenu en trois ans un espace incontournable pour valoriser les récits du continent africain et de sa diaspora.

Dans son mot d’ouverture sur le site du festival, Fatimata Wane rappelle l’importance de cet événement : « Depuis sa création, le FLAM a toujours été une invitation ouverte à toutes et à tous, une plateforme sans barrières destinée à faire résonner la richesse de nos diversités culturelles. »

Hanane Essaydi souligne également la mission du festival : « Le FLAM est une fête de la création, mais aussi une ode à la mémoire et à l’engagement. »

Des temps forts littéraires et culturels

Le festival rassemblera une cinquantaine d’auteurs et artistes issus de plus de vingt pays. La programmation proposera des moments d’échange variés, allant des cafés littéraires et conférences aux séances de lecture et de signatures. Les visiteurs pourront également assister à des projections de films, à des ateliers jeunesse et à des performances artistiques nocturnes.

L’affiche officielle du Festival du Livre Africain de Marrakech 2025, créée par l’artiste marocaine Najia Mehadji, accompagnera une exposition de créations contemporaines africaines et diasporiques de l’artiste haïtienne Marie-Denise Douyon.

Engagement envers la jeunesse : le Prix littéraire des lycéens de Marrakech

Depuis 2024, le festival soutient activement le Prix littéraire des lycéens de Marrakech, une initiative qui a pour ambition de rapprocher les jeunes de la lecture. Cette année encore, plus de deux cents élèves participeront en sélectionnant une œuvre marocaine contemporaine. La cérémonie de clôture, moment central du prix, réunira les jeunes lecteurs, les écrivains et les éditeurs dans un cadre d’échanges constructifs.

Le programme du Festival du Livre Africain de Marrakech 2025

 

 

23 janvier 2025 0 Commentaires
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La Bibliothèque Nationale de Tunisie s’engage pour une lecture inclusive avec « Ouï-lire »
ActualitéAfrique du NordIndustrie

La Bibliothèque Nationale de Tunisie s’engage pour une lecture inclusive avec « Ouï-lire »

par La redaction 23 janvier 2025
Rédigé par La redaction

Le vendredi 10 janvier 2025, la Bibliothèque Nationale de Tunisie (BNT), en partenariat avec la Fondation Abdelwaheb Ben Ayed (FABA), a inauguré la troisième édition du projet « Ouï-lire ». Ce programme ambitieux promeut les livres audio pour offrir une lecture accessible à tous, notamment aux personnes en situation de handicap visuel.

Depuis son lancement en 2021, « Ouï-lire » s’est distingué par sa capacité à rassembler des acteurs du monde culturel et artistique autour d’un objectif commun de rendre la littérature inclusive et immersive. Ce projet repose sur la participation d’artistes professionnels et amateurs, des comédiens de théâtre, formés aux techniques de narration et de voix-off.

Un projet inclusif à la Bibliothèque Nationale de Tunisie

Initiée pour répondre aux besoins d’accessibilité culturelle, l’initiative « Ouï-lire » propose une expérience de lecture adaptée et engageante grâce au format sonore. Les passionnés de lecture, qu’ils soient malvoyants ou empêchés de lire des textes imprimés, peuvent ainsi redécouvrir le plaisir des livres.

Pour soutenir ce projet, la Fondation Abdelwaheb Ben Ayed accompagne la Bibliothèque Nationale de Tunisie dans le développement d’un studio audio spécialement conçu pour produire des enregistrements de qualité professionnelle. Ces livres, disponibles en arabe et en français, couvrent des thématiques variées telles que la littérature, les sciences et les arts.

Une plateforme numérique pour élargir l’accès

Cette troisième édition s’inscrit également dans une stratégie globale de transformation numérique menée par la BNT. Celle-ci comprend la création d’une plateforme multilingue regroupant divers contenus éducatifs et culturels. Les utilisateurs peuvent désormais accéder à :

  • Une base de données documentaire et numérique centralisée.
  • Un portail dédié au Musée du Patrimoine Écrit (MPE), valorisant les trésors littéraires tunisiens.
  • Une bibliothèque de livres audio issus du projet « Ouï-lire », accessibles de manière simple et intuitive.

Le projet « Ouï-lire » continue ainsi d’élargir l’accès à la lecture dans la Bibliothèque Nationale de Tunisie pour un public varié, tout en valorisant le patrimoine culturel tunisien. Grâce au soutien de la Fondation Abdelwaheb Ben Ayed et aux moyens modernes mis en place, ce projet apporte une réponse concrète aux besoins d’accessibilité et d’inclusivité dans le domaine littéraire.

23 janvier 2025 0 Commentaires
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"Children of Blood and Bone" : Chiwetel Ejiofor, Viola Davis, Regina King, Idris Elba et Thuso Mbedu réunis dans l'adaptation du best-seller
ActualitéAfrique de l'OuestAmérique du NordCinémaFantasy

« Children of Blood and Bone » : Chiwetel Ejiofor, Viola Davis, Regina King, Idris Elba et Thuso Mbedu réunis dans l’adaptation du best-seller

par Acèle Nadale 23 janvier 2025
Rédigé par Acèle Nadale

L’adaptation cinématographique du best-seller Children of Blood and Bone, écrit par Tomi Adeyemi, prend forme avec l’annonce d’un casting impressionnant. Le cinéma s’apprête à donner vie à l’univers magique de Children of Blood and Bone, le best-seller de Tomi Adeyemi qui a captivé des millions de lecteurs. Avec un casting hollywoodien d’exception et la réalisatrice Gina Prince-Bythewood aux commandes, ce projet s’annonce comme l’un des événements cinématographiques les plus attendus de 2027.

Un casting d’exception

  • Dans le rôle de Zélie Adebola, l’héroïne principale de l’histoire, on retrouvera l’actrice sud-africaine Thuso Mbedu, connue pour sa performance dans The Woman King.
  • Amandla Stenberg, l’actrice révélée par The Hunger Games et plus récemment dans The Acolyte, interprétera Amari, la princesse d’Orïsha
  • Damson Idris, l’acteur de Snowfall, jouera le rôle d’Inan, le prince d’Orïsha et frère d’Amari
  • Tosin Cole, célèbre pour son rôle dans Doctor Who interprètera Tzain, le frère protecteur de Zélie
  • Viola Davis, incarnera Mama Agba, la mentor des jeunes filles du village d’Eloirin
  • Cynthia Erivo, star de Wicked, sera également de la partie, dans le rôle d’Admiral Kaea, chef de l’armée d’Inan
  • Idris Elba, acteur apprécié pour son rôle dans Luther, interprétera Lekan, le dernier grand prêtre des maji
  • Lashana Lynch, qui a marqué les esprits dans Captain Marvel, jouera Jumoke, la mère de Zélie et Tzain
  • Chiwetel Ejiofor, oscarisé pour son rôle dans 12 Years a Slave, jouera King Saran, le roi tyrannique et père d’Amari et Inan
  • Regina King prêtera ses traits à la reine Nehanda

Gina Prince-Bythewood derrière la caméra

La réalisation de Children of Blood and Bone a été confiée à Gina Prince-Bythewood, une réalisatrice reconnue pour son travail sur le film The Woman King. Après son succès avec The Woman King, Prince-Bythewood apportera son expertise à ce projet ambitieux. Son approche centrée sur les personnages et sa maîtrise des récits épiques devraient permettre au film de rendre justice à l’œuvre de Tomi Adeyemi. Le tournage commencera prochainement en Afrique du Sud et le film est prévu pour une sortie en salles le 15 janvier 2027.

Tomi Adeyemi : l’auteur à l’origine du phénomène

Le roman Children of Blood and Bone a connu un immense succès à sa sortie, propulsant Tomi Adeyemi sur la scène littéraire internationale. Ce succès est d’autant plus impressionnant que Tomi Adeyemi, qui est d’origine nigériane, a su puiser dans son héritage culturel pour créer un monde imaginaire riche et fascinant, inspiré des traditions africaines. Son livre a été un véritable phénomène, et l’adaptation cinématographique devrait permettre de rendre cette histoire accessible à un public encore plus large.

Sur son compte Instagram, Tomi Adeyemi a partagé une vidéo pour annoncer le casting. Ce moment de partage avec sa communauté a rapidement suscité l’engouement des fans, qui se sont réjouis de découvrir les visages qui incarneront les personnages de l’univers de Children of Blood and Bone. La vidéo reflétait la joie palpable de Tomi Adeyemi, visiblement émue de voir son œuvre prendre vie à l’écran.

 

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Ce premier roman, dont le montant du contrat d’édition s’élevait à 1 million de dollars, a captivé des millions de lecteurs à travers le monde. Le tournage débutera bientôt en Afrique du Sud, et l’ensemble du projet bénéficie d’une grande attention tant pour son casting que pour la fidélité de l’adaptation au matériau original. Avec une équipe aussi talentueuse, le film suscite déjà de grandes attentes et sera sans doute un événement majeur du cinéma fantastique à venir. La sortie est prévue pour le 15 janvier 2027.

23 janvier 2025 0 Commentaires
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Premier Forum des éditeurs jeunesse d'Afrique : inscriptions ouvertes jusqu'au 1er février 2025
ActualitéAfriqueÉvénementsProfessionnels

Togo : Premier Forum des éditeurs jeunesse d’Afrique – inscriptions ouvertes jusqu’au 1er février 2025

par La redaction 21 janvier 2025
Rédigé par La redaction

L’édition jeunesse africaine connaît un développement remarquable depuis une décennie. De nombreuses maisons d’édition locales enrichissent désormais le paysage littéraire du continent avec des créations originales. Dans ce contexte dynamique, un nouvel événement professionnel voit le jour. Le Forum des éditeurs jeunesse d’Afrique (FEJA) lancera sa première édition à Lomé, au Togo, du 6 au 8 mars 2025.

Cette rencontre professionnelle continentale rassemblera des éditeurs spécialisés en littérature jeunesse. Des professionnels de dix pays africains ont déjà confirmé leur participation, notamment de Côte d’Ivoire, de Guinée et du Maroc. D’autres viendront de l’Ile Maurice, du Cameroun, du Gabon, du Nigeria, du Ghana, du Bénin et du Kenya.

Le Forum des éditeurs jeunesse d’Afrique propose trois jours d’échanges professionnels autour de la production éditoriale pour la jeunesse. Les participants pourront ainsi découvrir les créations issues des différents pays et établir des liens entre les zones linguistiques. Le programme prévoit également des sessions dédiées aux cessions de droits et aux projets de coédition.

Le networking au cœur des objectifs du Forum des éditeurs jeunesse d’Afrique

Le Forum des éditeurs jeunesse d’Afrique met l’accent sur le networking et les échanges entre professionnels. Les participants pourront partager leurs connaissances sur les tendances des marchés africains. Une attention particulière sera portée aux connexions entre les différentes zones linguistiques pour faciliter la traduction et la circulation des œuvres. Les éditeurs auront également l’opportunité d’initier des projets de coédition.

Une organisation multipartite

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) apporte son soutien total à ce Forum des éditeurs jeunesse d’Afrique. L’événement est organisé par l’association Lire au Togo, présidée par Simon de Saint-Dzokotoe, avec la coordination internationale d’Agnès Debiage (ADCF Africa).

Informations pratiques 

Les inscriptions au Forum des éditeurs jeunesse d’Afrique restent ouvertes jusqu’au 1ᵉʳ février 2025. Les éditeurs souhaitant participer au Forum des éditeurs jeunesse d’Afrique doivent s’inscrire avant le 1ᵉʳ février 2025 à l’adresse suivante : adcfconsulting@gmail.com

21 janvier 2025 0 Commentaires
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"Une si longue lettre" en sélection officielle au FESPACO 2025
ActualitéAfrique de l'OuestCinémaIndustrieSociété

« Une si longue lettre » en sélection officielle au FESPACO 2025

par La redaction 20 janvier 2025
Rédigé par La redaction

La 29e édition du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou accueillera l’adaptation très attendue du classique de la littérature africaine Une si longue lettre de Mariama Bâ. En effet, la réalisatrice sénégalaise Angèle Diabang présentera son premier long-métrage de fiction dans la section officielle « Perspectives ».

Une si longue lettre : du roman culte au cinéma

Le projet d' »Une si longue lettre » trouve ses racines dans l’expérience personnelle d’Angèle Diabang. Elle découvre d’abord l’œuvre pendant sa scolarité. Puis, touchée par la force du récit, elle décide de le porter à l’écran.

La réalisatrice estime que cette œuvre, qui traite de la condition féminine et de l’émancipation, garde toute sa pertinence aujourd’hui. Par ailleurs, elle souhaite transmettre les messages du roman aux nouvelles générations à travers le médium du cinéma. Elle a aussi voulu avec ce long métrage renouveler l’approche du texte en mettant l’accent sur la solidarité féminine plutôt que sur la seule question de la polygamie.

Angèle Diabang, une réalisatrice engagée dans le cinéma africain

Après une formation internationale entre le Sénégal, la France et l’Allemagne, Angèle Diabang trace son chemin dans le cinéma africain. D’abord monteuse, elle passe derrière la caméra en 2005. Son parcours est ensuite jalonné de réussites, notamment avec le documentaire « Sénégalaises et Islam » (2007). Sa société de production Karoninka, créée en 2006, devient un tremplin pour les jeunes talents du cinéma. Son engagement se manifeste également dans la composition de ses équipes, constituées majoritairement de femmes. Plusieurs distinctions jalonnent son parcours, dont le Poulain de bronze au FESPACO 2019.

FESPACO 2025 : une édition sous le signe de l’identité culturelle

Le festival, qui se déroulera du 22 février au 1ᵉʳ mars à Ouagadougou au Burkina Faso, rassemblera 235 films venus de 48 pays. Cette année, le FESPACO a choisi comme focus les « identités culturelles » du cinéma africain. Un colloque de deux jours permettra d’approfondir cette thématique. Il est à noter que deux nouvelles récompenses feront leur apparition : le « Prix Thomas Sankara du panafricanisme » et le « prix du public ». La République du Tchad, invitée d’honneur, enrichira cette programmation déjà dense.
« Une si longue lettre » rejoint les 34 films soutenus par l’Organisation internationale de la Francophonie. Cette adaptation contemporaine ouvre ainsi un nouveau chapitre dans l’histoire de ce texte fondamental de la littérature africaine.

20 janvier 2025 0 Commentaires
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Le Sixième Festival International de Littérature Créole en Haïti du 21 au 25 janvier
ÉvénementsProfessionnels

Le Sixième Festival International de Littérature Créole en Haïti du 21 au 25 janvier

par La redaction 20 janvier 2025
Rédigé par La redaction

Le Sixième Festival International de Littérature Créole en Haïti (FEL), événement important dans le paysage culturel haïtien, se tient du 21 au 26 janvier 2025 dans plusieurs villes du pays, dont Port-au-Prince, Les Gonaïves, Cap-Haïtien et Saint-Marc. Cet événement est une occasion de célébrer la richesse de la langue créole et de réfléchir à son rôle dans la culture et la société haïtienne, tout en réunissant écrivains, chercheurs et passionnés de littérature.

Une édition engagée du Festival International de Littérature Créole

Le thème choisi pour cette édition est « Pou yon kreyolofoni syantifik ak yon kreyolofi literè fètefouni », ce qui peut se traduire par « Pour une créolophonie scientifique et littéraire bien établie ». Cette réflexion s’inscrit dans une volonté de valoriser la langue au-delà des frontières du quotidien et de lui donner un rôle central dans des domaines souvent réservés à d’autres langues tels que la littérature et la science.

Cette édition du Festival International de Littérature Créole met à l’honneur trois écrivains : Michel Ducasse de l’Île Maurice, ainsi que Serge Madhère et Lyonel Desmarattes d’Haïti. Ces auteurs, reconnus pour leur contribution à la littérature créole, seront au centre des échanges et des discussions tout au long du festival.

La place du créole dans l’histoire et la culture haïtienne

Le créole est une langue née de la résistance des esclaves africains contre l’oppression coloniale. Cette langue, qui a su se transmettre de génération en génération, incarne la résilience et l’unité du peuple haïtien. La reconnaissance officielle du créole comme langue nationale en 1987 a marqué une étape importante dans son intégration dans les institutions haïtiennes, bien que le français demeure la langue dominante dans les sphères administratives et officielles. Malgré cette dualité linguistique, le créole reste une langue vivante, utilisée quotidiennement par la majorité de la population.

La littérature en créole : un domaine en pleine affirmation

Historiquement, la littérature en créole a été marginalisée au profit de la littérature en français, langue prestigieuse associée aux élites du pays. Cependant, des œuvres marquantes comme le poème Choucoune d’Oswald Durand (1884) ou le roman Dézafi de Frankétienne (1975) ont contribué à faire évoluer cette perception. Ces œuvres ont permis au créole de prendre une place plus importante dans le domaine littéraire, en abordant des questions sociales, politiques et culturelles propres à la réalité haïtienne.

Aujourd’hui, la littérature en créole est de plus en plus reconnue comme un volet essentiel de la production littéraire haïtienne. Elle permet aux écrivains de s’exprimer librement sur des sujets variés, allant des inégalités sociales à la question de l’identité nationale. Le Sixième Festival International de Littérature Créole est l’une des nombreuses initiatives qui participent à l’affirmation du créole comme une langue littéraire légitime.

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Emberlucoquer - mot de la semaine
Le mot de la semaine

Emberlucoquer : mot de la semaine

par Chrystelle Ngoulou 20 janvier 2025
Rédigé par Chrystelle Ngoulou

Le mot de la semaine du 20 au 26 janvier 2025 est Emberlucoquer

Le verbe « emberlucoquer » est un terme familier et désuet de la langue française. Il s’agit d’un verbe pronominal, généralement utilisé sous la forme « s’emberlucoquer ».

S’emberlucoquer signifie s’entêter sur une idée, s’obstiner à penser quelque chose, ou se cramponner à une opinion de manière aveugle et irréfléchie. C’est l’action de se coiffer d’une opinion au point d’en être préoccupé de façon excessive, ce qui altère le jugement, comme si l’on avait la berlue (une vision trouble).

Exemple : « Il s’emberlucoquait de ses croyances absurdes, refusant toute discussion. »

20 janvier 2025 0 Commentaires
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Nigéria Un contrat d’édition de 5 millions de nairas entre l’auteur Obinna Udenwe et l’éditeur indépendant Purple Shelves.
ActualitéAfrique de l'OuestFictionLittérature

Nigéria : Un contrat de 5 millions de nairas entre l’auteur Obinna Udenwe et l’éditeur Purple Shelves

par La redaction 18 janvier 2025
Rédigé par La redaction

La maison d’édition “Purple Shelves Literary Services » est ravie d’annoncer l’acquisition des droits de publication du dernier roman d’Obinna Udenwe, Years of Shame.  Un accord éditorial de 5 millions de nairas avec Purple Shelves a été conclu. Ce contrat est l’un des plus significatifs dans l’histoire récente de l’édition au Nigeria.

Purple-Shelves and Obinna Udenwe

Originaire d’Abakaliki dans l’État d’Ebonyi, Obinna Udenwe est ingénieur civil de formation. C’est son père qui a nourri sa passion pour la littérature en lui transmettant une riche collection de livres. Son premier roman Satans & Shaitans, publié en 2014, explore les tensions religieuses et politiques du Nigeria. Plus tard, en 2020, Obinna Udenwe publie Colours of Hatred, une œuvre sur le pouvoir et la manipulation qui lui permet de remporter le prestigieux prix Chinua Achebe en 2021.

Il poursuit son exploration de la société nigériane avec Years of Shame dont la sortie est prévue en février 2025. Le roman raconte l’histoire de Patrice Ikebe, qui se déroule dans le sud du Nigéria. C’est un homme dont la défiance et l’orgueil mal placés l’ont conduit à faire le ukpa ji-ukpa nwa, un serment rituel redouté de perte de richesses et d’enfants. Le roman dévoile les effets dévastateurs de cette décision, qui s’étendent sur plusieurs générations et culminent dans un règlement de compte déchirant pour ses descendants. Avec une narration brillante et des personnages inoubliables, Obinna Udenwe propose une exploration émouvante de la honte, de la perte et de l’emprise implacable de la tradition.

Obinna Udenwe s’investit aussi dans la promotion de la littérature. Il a cofondé « The Village Square Journal », une revue dédiée à la littérature contemporaine. Il a aussi créé l’Abakaliki Elite Book Club et est membre de l’Association des auteurs nigérians.

Source : Brittle Paper & Purple Shelves

18 janvier 2025 0 Commentaires
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