Le jury du prix Renaudot 2026 a dévoilé, jeudi 3 septembre, sa première sélection. Parmi les auteurs retenus dans la catégorie « romans » figurent Hemley Boum, Ananda Devi, Osvalde Lewat et Thélyson Orélien, avec quatre ouvrages parus à l’occasion de la rentrée littéraire.
Les quatre auteurs côtoient dans la sélection du Renaudot plusieurs autres noms de la rentrée littéraire, parmi lesquels Boris Bergmann, Jean-Marie Blas de Roblès, François-Henri Désérable, Philippe Jaenada, Serge Joncour, Abdellah Taïa ou encore Sergueï Shikalov.
Cette édition marque le centenaire du prix Renaudot, créé en 1926. La deuxième sélection sera annoncée le 7 octobre, avant la liste des finalistes le 28 octobre. La proclamation du lauréat ou de la lauréate est prévue le 3 novembre chez Drouant, à Paris, traditionnellement après l’annonce du prix Goncourt.
Parmi les auteurs retenus par le Renaudot, Ananda Devi et Thélyson Orélien figurent également dans la première sélection du prix Goncourt 2026, dévoilée la veille par l’Académie Goncourt.


















































Dans vos écrits, les paysages ne sont jamais neutres : ils deviennent des personnages, des témoins. Quelle part de votre expérience personnelle nourrit cette géographie intérieure ? Est-ce une mémoire intime ou une cartographie collective ?
Jean-Pierre Noël Batoum ne nous caresse pas dans le sens du poil. Il nous met face à nous-mêmes. Il parle de la médiocratie comme d’une sorcière qui se nourrit du sang des enfants. Il parle de ces hommes et femmes obscurs qui planifient le malheur du peuple. Il parle de cette fatigue qu’on connaît tous, ce découragement qu’on respire sans même s’en rendre compte.
De son côté, en plus des passages poétiques qui participent à l’identité de l’œuvre, Na Hassi nous livre également un récit dans lequel elle met l’accent sur une pratique culturelle. Il est notamment question du déroulement de la présentation des condoléances dans certaines régions centrales malgaches. L’auteure a opté pour l’anaphore (Reprise du même mot au début de phrases successives d’après Larousse) pour suggérer toute la profondeur de chaque passage de ce dialogue, un symbole de solidarité malgache : « un échange de kabary. Sur la vie et la mort. Sur la précarité du souffle humain. Sur le fihavanana. Sur la consolation des vivants. Sur la paix de l’âme des vivants. Sur la paix de l’âme des défunts. Sur l’importance du soutien mutuel. Sur le pouvoir et le droit du Divin de reprendre à tout moment le souffle qu’il a donné […] Sur leur souhait de bien vouloir rester, mais que leur devoir envers les leurs les en empêchent. ».


Washington Black saison 1 est une mini-série de huit épisodes qui suit le destin de George Washington « Wash » Black, un garçon de onze ans, doté d’un esprit scientifique exceptionnel, né esclave dans une plantation de canne à sucre à la Barbade. 













Quatrième de couverture :
Quatrième de couverture :

L’Afrique au creux des lettres