Plusieurs appels et opportunités pour les professionnels africains du livre et des industries créatives. Les dates, critères d’éligibilité et modalités présentés ci-dessous ont été vérifiés à partir des pages des organisateurs ou de sources institutionnelles. Les candidats sont néanmoins invités à consulter les appels complets avant de déposer leur dossier, les conditions pouvant être modifiées ou précisées par les structures concernées.
Appel à propositions d’événements — New York Black and African Literature Festival (NYBALF)
Ce festival dirigé par le poète nigérian Efe Paul Azino, fondateur du Lagos International Poetry Festival, réunit à Harlem, à New York, des écrivains et des artistes d’Afrique et des diasporas noires. Pour sa deuxième édition, du 18 au 20 septembre 2026 sur le thème « The Village in the Book » (Le village dans le livre), il lance un appel à propositions d’événements. L’appel est ouvert aux écrivains, artistes, chercheurs, éditeurs, libraires, interprètes, enseignants, étudiants, organisateurs, collectifs et acteurs communautaires. Les propositions peuvent prendre la forme de tables rondes, lectures, ateliers, performances, rencontres autour du livre, programmes pour les jeunes ou les communautés, séances consacrées à l’édition, à la traduction ou aux pratiques d’écriture. Le festival accepte également des formats interdisciplinaires associant la littérature à la musique, au cinéma, aux arts visuels, au théâtre, à la mode, aux archives, à la gastronomie ou aux questions de société.
Date limite de candidature : 7 août 2026.
Pour en savoir plus : https://www.blackandafricanlitfestny.com/nybalf-2026
Prix Aminata Sow Fall du jeune écrivain : un million de francs CFA et l’édition du manuscrit
La Direction du livre et de la promotion de la lecture du Sénégal a lancé le Prix Aminata Sow Fall du jeune écrivain, en collaboration avec l’Organisation internationale de la Francophonie. Ce concours d’écriture est organisé en prélude à la 18e édition de la Foire internationale du livre et du matériel didactique de Dakar, la FILDAK, annoncée du 15 au 19 octobre 2026. Le prix est ouvert aux écrivains sénégalais ainsi qu’aux auteurs étrangers résidant au Sénégal. Les candidats doivent être âgés de 35 ans au maximum et ne peuvent soumettre qu’un seul manuscrit.
Le texte doit être déposé auprès du commissariat de la FILDAK, installé à la Direction du livre et de la promotion de la lecture. Les œuvres seront notamment évaluées en fonction de la qualité de la langue et de leur créativité. La sélection sera effectuée par un jury national composé de professeurs de français, d’écrivains et d’experts de la lecture.
Le lauréat recevra une dotation de 1 million de francs CFA. Son manuscrit sera également édité et promu par la Direction du livre et de la promotion de la lecture. La remise de la récompense doit avoir lieu pendant la FILDAK.
Date limite de candidature : 4 septembre 2026.
Pour en savoir plus ICI
Timbuktoo Launchpad : un appel pour les startups africaines de la CreativeTech
Le Programme des Nations unies pour le développement a ouvert les candidatures au volet CreativeTech de timbuktoo Launchpad, un programme panafricain d’incubation destiné aux entreprises technologiques des industries créatives. Contrairement aux deux opportunités précédentes, cet appel ne constitue pas un prix littéraire et ne s’adresse pas exclusivement aux écrivains. Il concerne les startups développant des solutions technologiques dans la création de contenus numériques, l’animation, le jeu vidéo, la musique, le cinéma, le design, les technologies immersives, les plateformes de creator economy ou les outils créatifs utilisant l’intelligence artificielle.
Les entreprises candidates doivent être établies en Afrique ou proposer une solution destinée aux marchés africains. Elles doivent disposer d’un prototype ou d’un produit minimum viable, être portées par une équipe fondatrice engagée et présenter un potentiel de développement et de changement d’échelle. Les startups sélectionnées bénéficieront notamment d’un programme structuré d’incubation, d’un accès à des mentors et à des experts, d’outils numériques de suivi, d’un accompagnement à la préparation aux investissements et d’une intégration dans un réseau panafricain de fondateurs, d’incubateurs et de partenaires.
Le PNUD encourage particulièrement les candidatures des entreprises dirigées par des femmes, des jeunes entrepreneurs et des fondateurs issus de communautés insuffisamment représentées.
Candidatures examinées en continu. La première cohorte doit commencer en septembre 2026, puis de nouvelles cohortes doivent être constituées tous les trois mois.
Pour en savoir plus ICI












Dans vos écrits, les paysages ne sont jamais neutres : ils deviennent des personnages, des témoins. Quelle part de votre expérience personnelle nourrit cette géographie intérieure ? Est-ce une mémoire intime ou une cartographie collective ?
Jean-Pierre Noël Batoum ne nous caresse pas dans le sens du poil. Il nous met face à nous-mêmes. Il parle de la médiocratie comme d’une sorcière qui se nourrit du sang des enfants. Il parle de ces hommes et femmes obscurs qui planifient le malheur du peuple. Il parle de cette fatigue qu’on connaît tous, ce découragement qu’on respire sans même s’en rendre compte.
De son côté, en plus des passages poétiques qui participent à l’identité de l’œuvre, Na Hassi nous livre également un récit dans lequel elle met l’accent sur une pratique culturelle. Il est notamment question du déroulement de la présentation des condoléances dans certaines régions centrales malgaches. L’auteure a opté pour l’anaphore (Reprise du même mot au début de phrases successives d’après Larousse) pour suggérer toute la profondeur de chaque passage de ce dialogue, un symbole de solidarité malgache : « un échange de kabary. Sur la vie et la mort. Sur la précarité du souffle humain. Sur le fihavanana. Sur la consolation des vivants. Sur la paix de l’âme des vivants. Sur la paix de l’âme des défunts. Sur l’importance du soutien mutuel. Sur le pouvoir et le droit du Divin de reprendre à tout moment le souffle qu’il a donné […] Sur leur souhait de bien vouloir rester, mais que leur devoir envers les leurs les en empêchent. ».


Washington Black saison 1 est une mini-série de huit épisodes qui suit le destin de George Washington « Wash » Black, un garçon de onze ans, doté d’un esprit scientifique exceptionnel, né esclave dans une plantation de canne à sucre à la Barbade. 













Quatrième de couverture :
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L’Afrique au creux des lettres